Pape • Immigration • Manifestation : N. Dupont-Aignan invité d'Ali Badou • France Inter • 23/09/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 2:11OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, il y a aussi des gens qui risquent la mort quand ils sont dans leur pays et qui migrent vers l'Europe.
- 3:20RelanceRéponse directe
Quelle est la question que vous poseriez lors d'un référendum sur cette question ?
- 5:16FerméeRéponse partielle
Le principe vous choque ? Le montant également ?
- 7:46FerméeÉludée
Est-ce qu'on arrête toute l'immigration ?
- 8:51FerméeRéponse directe
Combien de lois ont été votées sur l'immigration ?
- 10:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en pensez, votre réaction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32InvitéChiffre
« On a eu 28 000 morts, 28 000 morts en Méditerranée depuis 10 ans. »
- 1:55InvitéFait
« On n'a jamais autant accueilli de migrants. »
- 1:58InvitéFait
« Et il n'y a jamais eu autant de morts. »
- 3:33InvitéFait
« Emmanuel Macron est le président qui a le plus favorisé l'immigration. »
- 3:37InvitéChiffre
« Il y a eu 300 000 entrées légales, 150 000 demandeurs d'asile. »
- 5:20InvitéFait
« En Italie, les déboutés du droit d'asile devront verser une caution de 5 000 euros. »
- 10:07InvitéChiffre
« L'Afrique va passer d'un milliard 5 à deux milliards 5 d'habitants en 30 ans. »
Temps de parole
- Invité70 %
- Invité 211 %
- ?10 %
- Présentateur8 %
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Et à 7h47, notre invité avec Ali Badou est le président de Debout la France, député de l'Essonne. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Madame.
Nous ne pouvons plus assister aux tragédies des naufrages provoqués par des trafics audieux et le fanatisme de l'indifférence. Les personnes qui risquent de se noyer doivent être secourues. C'est un devoir d'humanité. Qui dit ça
?
Le pape, il a raison là-dessus.
Vous êtes d'accord avec lui ?
Oui. On doit bien évidemment sauver les migrants.
Mais
ce que je dis simplement, c'est qu'il dit ça depuis longtemps. Il n
'est
pas le seul. Mais on a eu 28 000 morts, 28 000 morts en Méditerranée depuis 10 ans.
Et
il faudrait s'interroger
sur
la cause de cela. La cause de cela, c'est qu'on n'a pas traité
d
'abord le mal développement en Afrique.
On
n'a pas traité la lutte contre les mafias.
Et
l'absence de fermeté face à l'arrivée des migrants, l'accueil permanent, l'appel d'air permanent fait qu'il n'y en a toujours plus qui arrive. Et donc, la fausse générosité,
la
fausse humanité...
C
'est le pape qui a
une fausse
générosité
? Non,
je parle en général des autorités là. Le pape, il est dans ses principes.
D
'ailleurs, il a dit aussi, n'oubliez jamais, que les migrants devaient respecter les pays d'accueil. Et il ne le faut pas.
Et
il a dit aussi, et Jean-Paul II a dit aussi, que le premier droit, c'était de pouvoir vivre dans la dignité dans son pays d'origine. Donc, méfions-nous de l'instrumentalisation des déclarations du pape. Par qui ? Par l'ensemble des pro-migrationnistes qui dirigent le pays aujourd'hui. Et donc,
par
faiblesse, en fait, on a nourri la mort en Méditerranée. Et quand je regarde ce qu'a fait l'Australie,
qui
a été beaucoup plus ferme, et bien il n
'y
a pas autant de morts. Il n'y
a
pas eu 28 000 morts. Et ça veut dire quoi ? Cela veut dire qu'il faut un plan équilibré. Il faut bien sûr sauver les migrants. Mais il faut les raccompagner. Et il faut que l'Europe, à un moment, dise stop. Parce qu'en fait, on n'a jamais autant accueilli de migrants. Et il n'y a jamais eu autant de morts. Et vu la situation démographique de l'Afrique, on ne
va
pas déverser un continent dans un autre. Ça ne marche pas. Et donc, il faut trouver d'autres solutions. Tout en gardant, bien sûr, un principe d'humanité.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, il y a aussi des gens qui risquent la mort quand ils sont dans leur pays et qui migrent vers l'Europe. Mais qui
peuvent s
'arrêter avant. Excusez-moi. Quant au Soudan, en Érythrée, il y
a
des drames.
Et
on est tous conscients.
Il
y a beaucoup de pays avant la France.
Et
c'est curieux.
Ces
pays, on ne leur demande jamais de faire leur devoir. Je pense à l'Arabie Saoudite. Je pense à tous ces pays qui n'accueillent personne.
Il y a aussi des pays européens. Il y
a
l'Italie qui va
être obligé. Mais
ce que je veux vous dire, c'est que l'Europe a accueilli sa part. Il y
a
un article ce matin dans le Figaro où je vous recommande que la France est un des pays les plus généreux que les Français payent des milliards d'euros pour accueillir. Et
que ça ne marche pas. L'aide médicale d'État, c'est
un milliard d
'euros.
Non,
mais il n
'y a
pas que ça. Il y a le logement.
Il
y a 50 000 personnes logées. Olivier Marlex a fait de très justes déclarations. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, on n'a jamais autant accueilli.
On
n'a jamais autant déstabilisé nos sociétés. On n'a pas les moyens d'accueillir. On met les migrants dans des ghettos et on prive les pays d'origine de leur développement. Est-ce qu'à un moment, on a le droit dans notre pays de dire, il y
a
une autre solution ? Et pour cela, de faire un référendum ? Les Français doivent trancher cette question. Est-ce qu'ils veulent continuer sur cette ligne ? Ou est-ce qu'ils veulent stopper les migrations ? Quelle est la question que vous poseriez lors d'un référendum sur cette question qui, de toute façon, ne pourrait pas se produire à moins d'une révision de la Constitution ? Mais
il
faudra réviser la Constitution, vous savez. Non,
mais
quelle est la question
que vous poseriez ? Très simple,
est-ce que vous voulez continuer à accueillir avec un record en 2022 ? Emmanuel Macron est le président qui a le plus favorisé l'immigration. Il
y
a eu 300 000 entrées légales, 150 000 demandeurs d'asile.
Avouez que la question est compliquée.
C'est très simple. Oui ou non ? Est-ce qu'on stoppe l'immigration ou pas ? Est-ce qu'on se donne les moyens, pour avoir plusieurs questions, de développer l'Afrique par un vrai projet européen ? Et là, l'Europe servira à quelque chose. C'est-à-dire de se donner vraiment les moyens d'assurer un développement, notamment en payant les matières premières au juste prix. Parce qu'à ce moment-là, vous fixeriez les agriculteurs africains. On ne va pas déménager l'Afrique en Europe. On atteint
la limite. Il n'en est pas question. La plupart des réfugiés
sont en Afrique. Nicolas Dupont
-Aignan, quand vous dites qu'il faut stopper... C'est pas vrai ce que
vous dites. On a cette
année, en 2023... Non mais parce qu'on raconte
n'importe quoi. En 2023, nous allons atteindre, en Europe,
vous
savez le chiffre
? Près
d'un million de demandeurs d'asile. Jamais, à part 2015, on n'a été aussi haut. Et je ne parle pas de l'immigration légale, qui se chiffre à plusieurs millions. Vous le voyez bien, nos sociétés et la France n'ont plus les moyens,
n
'ont pas les moyens d'accueillir. Et ceux qui se servent de cette main-d'oeuvre bon marché, pour faire baisser les salaires, pour mettre sous pression les salariés, alors qu'il
y
a tant de chômeurs dans notre pays, sont d'une certaine manière aliments de ces mafias. Bon, on ne va pas débattre, mais il y a beaucoup plus de réfugiés qui sont en Afrique, justement, ou en Turquie, par
exemple, qu'en Europe. Ça veut dire qu'il
en faut encore plus ? Non,
ça
veut
dire que ce n'est pas en Europe qu'ils sont les plus nombreux. Ça veut dire qu'on déménage l'Afrique ? Est
-ce que la vraie question, ce n
'est
pas un jour de se dire
qu
'est-ce qu'on change dans notre politique africaine ? Qu'est-ce qu'on change pour lutter contre les mafias
? Qu
'est-ce qu'on change pour éviter qu
'il
y
ait
28 000 morts dans les 10 prochaines années ?
Parce que ça n'a pas marché. Une solution, par exemple. L'accueil n'a
pas marché. Nicolas Dupont-Union, en Italie, les déboutés du droit d'asile devront verser une caution de 5 000 euros, sous peine d'être envoyés en centre de rétention le temps de l'examen de leur recours qui peut durer jusqu'à 18 mois au minimum. Indignation du quotidien de gauche La Repubblica qui parle de rançon pour qualifier cette décision du gouvernement Mélanie. 5 000 euros qui sont censés couvrir les frais de logement et la nourriture pendant un mois et le coût du rapatriement en cas de rejet définitif de la demande. Est-ce que le principe vous choque ? Le montant également ? Le principe ne le choque pas
puisqu
'il débourse beaucoup plus pour passer et qu'il le donne à des mafias. Mais ça ne sera pas efficace. La seule solution, c'est des centres de rétention comme le font les autres pays du monde. Le Marat. Tous les pays du monde défendent leurs frontières, sauf l'Europe. Donc la seule solution, sauver, raccompagner, bloquer les bateaux, avoir une vraie politique de coopération avec les pays d'origine. C'est tout. C'est la gauche qui a refusé d'aider la Tunisie et qui a abouti à ce drame au Parlement européen, qui a abouti à ce drame parce que c'est les Tunisiens qui ont lâché les bateaux puisqu'il n
'y a
pas 200 bateaux qui partent comme ça par hasard. Donc, tant qu'on ne traitera pas la cause des phénomènes, on sera dans la gesticulation et dans le drame. Vous en voulez davantage aux Européens qu'aux présidents tunisiens
? Bien
évidemment. J'en
veux
beaucoup à Mme von der Leyen qui a d'ailleurs le 15
septembre,
15 septembre dans son discours dit qu'elle avait besoin de main d'oeuvre immigrée. Ce sont des immigrationnistes.
Ils
sont en train de déstabiliser l'Europe. Ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. Ils n'offrent pas de belles conditions
d'accueil. Nicolas Dupont-Aignan. Ce sont
des hypocrites, des tartuffes.
Nicolas Dupont-Aignan. Ce sont des faux
générosités.
Ce n'est pas Mme von
der Leyen qui décide.
La
politique, elle se décide au niveau des 27. C'est les chefs d'État qui décident
à l'unanimité. Il y a beaucoup de désaccords,
vous le savez bien. Et Emmanuel Macron a lâché le président de Frontex, qui était un Français, qui avait une politique ferme. Mme von der
Leyen... Il l'a lâché.
Il l'a lâché, c'est-à
-dire
qu'il l'a demandé de démissionner. Et il a été remplacé par quelqu'un qui ne joue pas le rôle que Frontex devrait jouer. La commissaire suédoise est une immigrationniste bien connue. Les intérêts financiers... Immigrationniste, le mot fait irruption dans le débat public. Qu'est-ce qu'il veut dire exactement ? Ce sont des gens qui considèrent que l'Europe a besoin de millions de migrants.
Le mot vient de l'extrême droite.
Et
ce faisant,
qu'importe, arrêtez avec tous ces trucs.
Tout vous s'en fiche.
Vous savez, il y a 80% des Français qui en ont assez sur ce thème. Regardez tous les sondages. Faisons un référendum. Tranchons la question. C'est quand même curieux que...
Pardon, mais on n'a pas bien compris votre question. Est-ce qu'on arrête
toute l'immigration ?
C
'est ça que vous voulez dire ? Zéro immigration,
zéro...
Mais est-ce que vous ne croyez pas d'abord qu'il faut assimiler et intégrer ceux qui sont sous les ponts, portent de la chapelle, ceux qui sont dans les foyers...
Mais ce n'est pas la question Nicolas Dupont-Aignan. La question qu'on pose aux Français, c'est voulez-vous
une immigration zéro ?
Pas d'étudiants, pas de travailleurs étrangers
? Puisque vous savez qu'il y
a
des étudiants qui viennent. Il n
'y
aura jamais d
'immigration zéro. C'est la majorité des titres délivrés, d'ailleurs. En
revanche... Non, ce n
'est
pas la majorité. En
revanche,
il faut un changement radical car la société française et les Français s'appauvrissent. Les étrangers qui respectent nos lois, qui sont rentrés régulièrement sur le sol français, s'appauvrissent, que la société française n'a plus les moyens d'accueillir et qu'en plus on rend les gens malheureux. On crée des fractures
et
on ne sert pas les pays de départ.
Et
c'est le seul domaine
où
une petite élite, une oligarchie, dirige à la place du peuple. Jamais les Français n'ont été consultés. Mais consultons les Français. Pourquoi ceux qui prôlent
la politique ont si peur des Français ? Les Français sont consultés à chaque élection,
les présidents qui se présentent ont à chaque fois
un programme sur l'immigration. En attendant, ils n'ont jamais
été consultés par référendum. C'est curieux cette peur de la démocratie. Mais
vous êtes
député Nicolas Dupont-Aignan et depuis longtemps, combien de lois ont été votées sur l'immigration ? Mais des nombreuses
lois... Les
représentants du peuple
ne
cessent
de voter
des lois sur l
'immigration. Et vous
savez pourquoi ?
Ah
mais c'est à vous de répondre
aux questions.
Je vais vous répondre, parce que depuis le traité d'Amsterdam, 1998, contre lequel j'ai voté, on a délégué en fait la politique migratoire à l'Union Européenne et on a supprimé nos frontières nationales. Nous sommes la seule zone du monde, du monde, vous allez au Maroc,
en
Algérie... C'est très contestable. Et même Jacques Attali, récemment, dans une émission, c'est à vous, a dit, à la surprise de tous les bobos de l'émission, a dit,
l
'Europe est pas soir, ça ne peut pas durer.
C'est la seule zone du monde... Et Jacques Attali disait qu'il fallait
justement ouvrir les frontières par principe d'humanité. Non, non, il n'a pas dit ça. Donc
c'est la seule
zone du monde qui ne contrôle pas ses frontières nationales, qui n'a pas de politique coordonnée. Nous sommes face à un défi, je l'ai écrit 100 fois, chaque campagne présidentielle, du développement africain. L'Afrique va passer d'un milliard 5 à deux milliards 5 d'habitants en 30 ans. Imaginez comment on va gérer ça. Sachant que les pays, sur le chemin, refusent toute immigration. L'Algérie refuse toute immigration. C'est curieux d'ailleurs. Tous ceux qui adorent l'Algérie, l'Algérie, vous savez, ne se laisse pas faire.
Et
pourquoi
la France se laisserait faire en permanence ?
Il nous reste très peu de temps, on va peut-être passer à un autre sujet. Le Conseil d'État considère que le Rassemblement National est d'extrême droite, mais pas vous, pas debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Qu'est-ce que vous en pensez, votre
réaction ?
Moi, je l'ai toujours dit, puisque je suis gaulliste et c'est mon histoire. Maintenant, je pense que le Rassemblement National a eu une histoire, mais qu'aujourd'hui, tout le monde sait qu'il n
'est
pas d'extrême droite. Le Conseil d'État est très militant, on les connaît. Ce n
'est
pas ça qui va changer quelque chose qui compte, vous savez.
En France aujourd
'hui,
si
vous voulez un peu d'ordre, un peu de justice sociale,
vous
êtes d'extrême droite, ça ne trompe plus personne. Et heureusement, les Français regardent maintenant les projets, les personnalités, et s'aperçoivent que la réalité est bien différente d'une certaine, là aussi, magistrature. Mais l'ancien énarque que vous êtes ne respecte donc pas la plus haute juridiction de France ? Le Conseil d'État a été très politisé et on sait ce qu'il est. Bon.
Et je considère
que la souveraineté du peuple l'emporte sur les
juges. C'était très
très rapidement.
L'emporte sur les juges, heureusement.
Il ne
reste
vraiment qu'un seconde, 80 manifestations contre les violences policières. Aujourd'hui, les violences policières, ça n'existe pas d'après vous ?
Il y a eu des bavures. Mais dire que la violence policière est systémique, qu'il y
a
un racisme systémique, alors qu'il y a à peu près 20 policiers par jour blessés en mission, les gendarmes, c'est indigne. Liberté de manifestation, mais c'est indigne. Et ce qui est encore plus indigne et qui déconsidère les magistrats de France, c'est qu'un syndicat de la magistrature participe à cela. Il sort du champ républicain. J'espère que le garde des Sceaux prendra des mesures, parce que c'est très grave, parce que ça déconsidère les magistrats.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'être venu sur France
Inter. Merci de votre invitation. Le journal
à suivre.