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interviewSénat (sur YouTube)· 15 mai 2025 104 min

Fabriquer en France : est-ce encore possible ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur le ministre, mes chers collègues, je vous remercie de votre présence ce matin. Le thème que nous allons aborder n'est ni la réindustrialisation de la France qui fait objet de nombreux travaux parlementaires, ni la compétitivité des entreprises. Il y aurait beaucoup à dire pourtant sur les facteurs pénalisants nos entreprises, des normes nationales ou européennes trop nombreuses et des impôts trop lourds.

Notre sujet est aujourd'hui le fabriquer en France. On peut se demander si c'est encore possible aujourd'hui. Cette table ronde s'inscrit dans le cadre de la mission d'information qui était confié à nos collègues Anne-Marie Nédelec et Franck Ménonville.

Les Français disent aimer acheter des produits fabriqués en France. Pourtant, selon une enquête réalisée en octobre 2023 pour CCI France, le critère du pays de fabrication n'occupe que la 4e place dans les éléments guidant l'acte d'achat d'un produit, loin derrière le prix, la qualité et la durée de vie. La notion d'un produit fabriqué en France est elle-même complexe.

Si les labels pululent, le scepticisme des consommateurs est important. 35 % d'entre eux déclarent ne pas être convaincus que les produits sont vraiment fabriqués en France. En effet, le fabriqué en France n'est pas un label.

Aucun bureau officiel ne tamponne cette mention, pas même les pouvoirs publics. Il est laissé libre d'utilisation par quiconque souhaitant déclarer que le son produit l'it. Néanmoins, les Douanes et la DGCCRF effectuent des contrôles et peuvent sanctionner une qualification abusive de fabriqué en France.

Ce sujet est évidemment pris a évidemment pris une autre dimension depuis la guerre commerciale enclenchée par l'administration Trump. L'enjeu pour l'Europe est vital et nécessite une réponse à très court terme. Nos entreprises vont-elles survivre à la réorientation des flux commerciaux du commerce en ligne puisque les colis de moins de 150 € sont exemptés de tout droit de douane et qu'il est plus cher d'expédier un collier en Chine que l'inverse.

Je rappelle que la plateforme chinoise Shine est devenue le premier commerçant de France en terme de volume de vente sans créer un seul emploi. Or, derrière la notion de fabricant en France, il y a des usines qui font vivre nos compatriotes et nos territoires. Pour aborder ce sujet, nous entendrons tout d'abord monsieur Arnaud Monbourg, ancien ministre et désormais entrepreneur.

Monsieur le ministre, je vous ai auditionné la semaine dernière dans le cadre de la commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques. Vous avez récemment participé au salon du Madine France afin de promouvoir du miel français. Lorsque vous étiez à Ber, vous faites la une du Parisien brandissant une en marinière, un appareil électroménager français.

On s'en souvient tous. C'est cette une est restée dans les mémoires. Quel enseignement tirez-vous de votre expérience ministérielle de la relance du fabricant en France ?

Et comment abordez-vous ce sujet depuis que vous êtes vous-même entrepreneur ? Nous devions également entendre monsieur Yve Gegot mais qui sera absent ce matin et qui a présenté ses excuses. Et nous donnerons la parole également à madame Anaïs Voilis, docteur en géographie, chercheuse associée à l'Institut des administrations des entreprises de Poitier.

Madame, vous aviez contribué aux travaux de la délégation sur le commerce extérieur. Vous avez développé une expertise sur le thème de la réindustrialisation en publiant récemment un ouvrage qui appelle à une révolution industrielle. Comment selon vous peut-on favoriser le fabriquer en France ?

Quelles sont les conditions économiques à réunir pour véritablement produire en France ? Je vais vous laisser chacun la parole pour un propos liminaire d'une dizaine de minutes. Puis nous aurons un temps d'échange avec mes collègues de la délégation.

Je rappelle que cette table ronde est ouverte à la presse, retransmise en direct sur le site internet du Sénat puis en vidéo à la demande. Monsieur le ministre Montbourg, je vous laisse immédiatement la parole en vous remerciant encore tous les deux de votre présence ce matin. Monsieur le président, mesdames et messieurs sénateurs, monsieurs les rapporteurs, d'abord merci de vous intéresser à ce sujet difficile sur lequel de nombreux gouvernements ont ont buté.

Vous avez souligné euh le le bilan qu'il faut faire aujourd'hui depuis, j'allais dire que sont entrés dans les têtes cette prise de conscience collective que un pays qui ne produit pas est dans la main de tous ceux qui produisent à sa place et donc il perd sa liberté, il n'assure pas ses fins de mois. C'est exactement ce qui est en train de se passer pour notre pays et dans une situation de dépendance coupable, fautive et dangereuse. C'est une des raisons pour lesquelles lorsqu'il m'a été donné d'être au gouvernement, je me suis permis bien sûr d'alerter la conscience de nos compatriotes par des mesures d'expression, j'allais dire hors piste, hors des chemins battus, si vous me permettez cette cette euphémisme, mais surtout c'était une politique.

Qu'est-ce que le médine France ? préserver le plus possible l'appareil productif quand il est menacé. Donc c'est déjà garder tout ce qu'on est en train de perdre.

Donc c'est toute la politique de protection contre les risques de perte d'outils de travail dans le cadre des restructurations qui sont évidemment la vie naturelle d'un tissu économique. Il y a des entreprises qui meurent, des entreprises qui renaissent, des entreprises qui survivent. Bref, c'est un peu l'hôpital des entreprises qu'il faut rendre performant.

J'ai toujours dit dans le vocabulaire des libéraux à l'époque, il disait, il faisait sorte d'apologie du laisser faire. Les entreprises tombent, c'est pas très grave, c'est qu'elles ne sont mal gérées et donc c'est qu'elles devait mourir. C'est un peu comme si on disait à un malade se présentant à la porte d'un hôpital, "Vous êtes malade, vous devez mourir car vous n'avez aucune chance." Bien sûr que si.

Il y a euh donc tout un processus que nous avons à l'époque euh j'allais dire élaboré euh permettant de sauver un grand nombre d'outils de travail qui étaient menacés. Cette politique là, si vous souhaitez qu'on fasse un focus sur ce sujet-là, puisque nous vivons exactement la même période aujourd'hui de défaisance que les niveaux de faillite ont même dépassé ceux que j'avais à affronter en 2012-23, on est à 67000 faillites, pas loin de 70000. L'époque on était à 61000.

Je rappelle que normalement on est à 45000 quand tout va bien hein. Donc on a 20000 faillite de trop. Donc quand je dis faillite c'est procédure collective hein.

Tout compris. Je compte pas les mandats de conciliation. Je parle la statistique judiciaire constatée par Altar généralement et tous les cabinets qui s'occupent de de surveiller ces indicateurs.

Première première politique, travailler à sauver les outils de travail. En gros, vous avez une perte de ressources, on partage la charge. Le banquier prend sa perte, l'actionnaire se fait rincer un bout, les salariés acceptent des départs et l'État abandonne des créances.

On récupère l'outil de travail et on repart. Nous avons systématisé ça y compris puisqueà l'époque il n'existait que le Syri qui s'occupait des entreprises de plus 400 euh euh 400 salariés. Donc il y avait les gros sujets à Ber tout le reste tout le monde s'en fichait.

Donc, on a inventé les commissaires au redressement productif qui se sont occupés dans tous vos territoires, département euh et d'ailleurs beaucoup aujourd'hui m'en parlent encore. Je parle pas seulement d'élus mais d'entrepreneurs ou de gens du tissu économique disent "Ah, vous avez sauvé ça. Ah tiens, vous êtes là pour telle réunion.

Je vous rappelle que vous m'avez aidé. Ah enfin bon, donc ça a marqué et d'une certaine manière cette politique s'est plus ou moins maintenue. Pourquoi ?

Bah parce qu'on a acquis un savoir-faire. Je rappelle que quand on a besoin d'argent frais pour relancer un outil de travail, on a besoin quand même de besoins en fond de roulement. Les banques ne sont pas au rendez-vous.

Donc qu'est-ce que j'ai fait à l'époque ? J'avais inventé ce qu'on avait appelé le fond de résistance économique. C'est-à-dire c'est l'État qui fait la banque, c'est le ministre qui fait la banque sous signature du premier ministre.

C'est le FDES qui était une ligne à l'époque qui a servi à la reconstruction du pays, qui a servi à mobiliser des fonds qu'on prêtent aux entreprises, aux grosses entreprises en difficulté. Donc aujourd'hui, vous avez encore cette ligne qui fonctionne. Le ministre de l'industrie aujourd'hui, j'ai vu ses statistiques, tout ça est rendu public au journal officiel et vous devez certainement chaque année dans la loi de finance donner des autorisations parlementaires pour abonder cette ligne.

C'est une ligne qui se substitue au secteur bancaire qui est défaillant dans le secteur de la restructuration. Il n'y a pas de banque de la restructuration. Je rappelle que si la BPI n'a pas dans ses statuts l'obligation de financer les restructurations, elle avait au moins dans ses statuts l'obligation de d'abonder des fonds de retournement, c'estàdire qui permettai d'apporter des fonds propres à des entreprises qui étaient en difficulté.

Donc premier volet, deuxème volet, c'était on a perdu des tailles importantes de de pens entiers de l'industrie. Comment on fait pour les remonter ? Donc ça c'était ce que j'avais appelé les plans industriels.

Tout le monde a dit "Mais qu'est-ce que c'est ? C'est le retour du gos plan. Je écoutez les plans pompidolien et golis n'ont pas si mal marché à part le plan calcul.

Tout le reste a fonctionné. Le spatial, le nucléaire, le la l'aéronautique, tout ça a fonctionné. Donc je vois pas pourquoi on se priverait.

Deuxièmement, c'était des plans euh et je disais à tous les libéraux qui qui ont toujours tenu quand même la drage et haute au gouver à tous les gouvernements quels qu'ils soient quand ils voulaient intervenir dans l'économie nous disait de quoi vous occupez vous ne saurez jamais faire. Je dis mais c'est pas nous qui faisons. Ce sont les entreprises, les filières qui eux-mêmes montaient avec nous les plans industriels.

C'est eux qui vont les piloter. C'est pas nous. C'est pas les fonctionnaires qui vont le faire, qui sont moins bons que les entrepreneurs sur ce sujet bien sûr.

Bon, donc cette planification-là euh c'était euh euh 34 points industriels, excusez-moi. En 2000 en 2013, on a monté avec Renault et Stellantis au plus haut niveau, c'était Carlos Gone et Philippe Varin, un plan pour le véhicule à 2 L thermique. Parce que moi, j'ai jamais cru que le tout électrique était une bonne politique.

D'abord, ça pose des questions sur, j'allais dire la pertinence de de la compétitivité sur le terrain de la décarbonation. On peut se poser des question, je vous laisse le soin d'analyser ça. Vous êtes meilleur que que moi sur le sujet.

Et par ailleurs, on se posait à l'époque la question de savoir comment on allait réduire notre dépendance au fossiles déjà. Donc aujourd'hui, vous avez les véhicules entre 5 et 6 L au 100, on n'est jamais vraiment descendu en dessous. Mais à l'époque, il nous demandaiit de financer la RD parce qu'ils avaient pas les moyens les constructeurs français de de financer RD.

Le véhicule donc on a toppé les deux grandes entreprises constructeur automobile ont toppé et on finançait une partie de la RD. C'était un dépans industriel de véhicule à 2 L. Le véhicule devait sortir pour 2020. 2020, on aurait eu pendant le confinement des petits véhicules sous marque différentes parce que on avait mais franchement sur le plan mondial, je pense qu'on pouvait changer la suite des choses.

Donc vous voyez bon alors tout ça a été abandonné par mon honorable successeur dont vous connaissez le nom à l'époque, monsieur monsieur Macron. Euh c'est bien dommage parce que cette planification, elle avait un but, c'est qu'au moins elle donnait un cap, elle disait comment on allait faire le made in France et il y avait 34 produits. Alors je les ai rendus publs à l'époque, vous les trouverez sur le sur mon site internet de l'entreprise que dont je suis dirigeant, les équipes du Mine France.

Ce sont des plans qui sont tout à fait intéressants parce que vous voyez, il y a des choses qui ont été faites mais il y en a beaucoup qui ont été abandonnés. Euh j'avais un plan sur les dirigeables pour porter Mais qui a fait les dirigeables ? Nous avec Airbus, c'était pas rien quand même.

Qui a fait les dirigeables ? Bah les autres pays, pas nous. Voilà.

C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a une nouvelle génération technologique, des nouveaux usages sociétaux et que il y a des produits à mettre en face, il va bien falloir monter les boîtes qui vont devant. Il faut bien les créer ces entreprises. Donc faut bien les financer, faut bien mettre les ressources technologiques, les ressources humaines.

Donc c'est des entreprises qui peuvent le faire. Je rappelle qu'il y avait un des plans c'était un cloud souverain où j'avais mis ensemble OVH et Athos, monsieur Breton et monsieur Claba. À l'époque, il s'entendaiit pas trop, c'était le mastodonte et le petit pousset.

Mais quand même, j'aurais dit bossez ensemble, faites-nous un cloud souverain. Bon bah le club souverain, on le cherche encore hein. Il est il est quand même poussif 10 ans après.

Donc vous voyez que la planification ça sert à avoir des visions de long terme. Donc ça c'était et puis troisièmement c'était l'environnement de la naissance du naissin. J'allais dire c'est ce que d'autres ont appelé plus tard la start-up nation à condition que on ait les moyens de financer les développements les différentes phases de développement des entreprises.

Euh on finance très bien en France le le capital risque on ne finance pas le développement. Il y a pas d'épargne qui est fléché vers l'économie française. Donc ça c'est des sujets stratégiques sur le retour de France.

Après vous dites comment se fait-il qu'il y a pas de label et cetera que le consommateur est perdu. Pourquoi ? C'était votre question monsieur le président.

Je réponds avant de conclure c'est la parole à euh Anaïs Voy Gilis. Je vais vous dire euh aujourd'hui la Commission européenne considère qu'une politique de labellisation des origines des produits est un obstacle au commerce. C'est-à-dire qu'informer le consommateur sur les origines d'un produit est un obstacle à la concurrence.

Donc c'està dire que la boîte noire doit subsister sinon vous portez atteinte à la concurrence libre et non faussée. Donc évidemment, à chaque fois que je me souviens, j'ai essayé d'ouvrir les négociations avec mon collègue qui était le vice-chancelier à l'époque d'Allemagne allemand leur disant les amis moi je veux la politique du madein made in Italie, Germanie, France et cetera, Spain et cetera. Dit ah mon cher Arnaud, c'est difficile parce que je ne veux pas qu'on sache que les porches sont fabriquées à Bratislava.

Ah ça c'est une autre stratégie en effet. Donc on n' jamais pu trouver solution sur donc de compromis politique en Europe. Et j'ai ouvert le dossier, je me souviens, je me souviens de la rencontre.

On est même allé à Airbus ensemble avec le le ministre de l'économie, il s'appelait Sigmar Gabriel. C un SPD qui était le vice-censelier de madame Merkel. Et on n jamais réussi à trouver un accord.

Voilà, je vous le dis. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Bah aujourd'hui, si juridiquement le gouvernement actuel décidait de dire bah écoutez, je vais mettre sur tous les produits les origines, ils l'ont fait à notre demande sur le miel.

Pourquoi ? Parce que le miel c'est un produit qui est contrairement à ce qu'on croit stratégique puisque c'est ce qui permet de garantir le niveau de pollinisation de l'agriculture, excusez-moi, du peu. Pourquoi ?

Parce que quand vous avez pas d'abeilles, parce que vous tuez les gardiens des abeilles qui s'appellent les apiculteurs, bien vous affaiblissez votre niveau de pollinisation, donc de reproduction naturelle des plantes. Bon, excusez-moi, c'est la rentabilité agricole repose sur les abeilles. Donc si vous n'avez plus d'abeilles, bah vous n'avez plus de rentabilité agricole, enfin de rendement agricole.

Et donc là-dessus, on a obtenu avec les syndicats agricoles que le gouvernement, je me souviens, j'étais venu à une commission d'enquête il y a peut-être 5 ans 6 ans, que les origines des mélanges de miel par les Packers soit sur les les potau. Bon, très bien. Bah, on peut faire ça sur toute l'économie, c'est pas mais il a fallu aller négocier avec la commission sur des motifs sanitaires.

Voilà. Donc miel de Roumanie mélangé au miel de Chine mélangé. Alors vous avez Ukraine, Roumanie, vous avez le monde entier dans le potin.

Mais au moins, c'est c'est inscrit. Ce qui permet aux apiculteurs français de défendre leur travail. Mais on en est seulement là sur quelques produits.

Vous avez la viande, vous avez sur des questions sanitaires, mais sur les questions de l'ensemble de l'économie, si un gouvernement français décidait aujourd'hui de fixer un label, ce que j'ai essayé de faire, bah vous avez une plainte euh devant la Commission européenne et nous serons donc euh condamnés. Je vais vous dire, il faut vivre avec les condamnations européennes. Vous savez, c'est presque comme euh la plante en plastique dans l'aquarium pour les poissons.

C'est pas très grave. Il faut vivre avec les D des accords en Europe parce que là nous nous avons besoin maintenant de mettre j'allais dire de l'ordre dans le désordre économique. C'est la politique du renard dans le poulailler.

Donc évidemment le excusez-moi monsieur dit la DGCCRF et les douanes font des contrôles. Ils font des contrôles sur quoi ? sur l'application du droit européen qui dit que la dernière opération y compris d'emballage marginal et anecdotique sur un produit fait en France justifie le made in France.

C'est ce que nous on appelle les militants du made in France. Anaïs en fait partie go également euh le francoage, il y a le green vashing et bien moi nous luttons contre le franco laavage c'est tous les gars qui font faire en Chine et qui mettent du tricolore. Donc maintenant moi j'en ai assez qu'on utilise le drapeau français de cette manière.

Donc moi, je demande au Sénat, vous êtes là pour ça, comme je demande à vos collègues parlementaires députés de la représentation euh l'Assemblée nationale de prendre la loi, de la voter, d'imposer sur tous les produits l'origine des produits, je vais vous dire ça pour une fois les entrepreneurs seront ravis d'avoir une norme qui leur impose parce que ils aimeraient et là vous allez voir, ça va faire le ménage. Donc je vous demande de le faire et comme je disais à tous ces fonctionnaires de Bercy qui à chaque fois je leur proposais une solution me disaient "Ah ben ça c'est pas possible, la commission est contre, qu'est-ce qui va se passer ?" Je leur disais vous avez attrapé la Bruxellose, vous êtes malade.

Euh bah si vous demandez l'autorisation à l'Europe, vous ne l'aurez pas, mais faites-le et on plaidera. Et vous verrez, il y a beaucoup de choses qui passent comme ça parce que finalement c'est le bon sens, l'origine des produits. Aujourd'hui, vous savez, on a vécu, je je je vais me faire un peu puisque Yv Gegoo et moi, nous sommes membres du conseil d'administration d'un label qui est privé qui s'appelle origine France Garantie.

Il y a quand même 1000 entreprises qui sont rassemblées dont les miennes qui défendent les origines par un label. Donc on est obligé de payer Veritas AFNOR donc des contrôles sur nos propres produits pour qu'il certifi qu'on a plus de 50 % de fabriqués en France. C'est nous qui payons pour avoir le droit de dire notre origine.

Franchement, on ferait mieux de faire payer ceux qui dissimulent plutôt que ceux qui sont sincères. Donc franchement, on est dans un monde à l'envers où nous marchons comme certains agriculteurs l'ont fait savoir sur la tête. Merci mesdames et messieurs sénateurs.

Monsieur le président. Merci monsieur le ministre. On est en train de se faire la réflexion que quand on auditionné Stéphane Manigo sur le le fait maison, c'est exactement le même principe et le même fonctionnement.

C'est un petit peu on marche un peu sur la tête. Merci beaucoup monsieur le ministre. Madame Voilis, je vous laisse la parole.

Merci. Bonjour à tous. Alors, je m'excuserai, je vais pas faire les formalités d'usage, je vous saluer les uns et les autres puisque je me tromperai assurément dans l'ordre et donc ça serait plus gênant qu'autre chose.

Euh alors oui, c'est vrai, on marche sur la tête et on on le dit très régulièrement et je crois que c'est un constat qui est partagé largement par tous les Français. Et pour autant, je crois que dans ce pays, on doit dire depuis des années qu'on marche sur la tête, qu'on a trop de fiscalité, qu'il faut simplifier, que rien ne va et qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qui a changé ?

Concrètement, les rapports sont piles et l'action publique ne suit pas. Donc je je je on peut on peut s'en étonner et se demander comment est-ce que à partir de la connaissance qui je pense est largement partagée, reconnu, on arrive à passer du discours aux actions et donc à une transformation en tout cas un impact concret sur nos politiques et la vie de chacun. Sur la question du du fabricant en France.

Bon, monsieur Mondbour a dit déjà énormément de choses. Donc j'ai essayé d'être complémentaire. Je pense qu'il y a parfois la tentation peut-être de de vouloir le limiter à un outil marketing ou s'idé ou se dire que c'est quelque chose une sorte de de marqueur identitaire et peut-être que dans certaines catégories ou franches de la population, c'est vu comme un marqueur identitaire.

Mais globalement, il y a beaucoup plus de choses à dire et en tirer. Première chose, c'est que le fait de fabriquer en France est un outil au service de l'indépendance du pays, au service de la souveraineté. Et la souveraineté n'est rien d'autre que la liberté. en tout cas se laisser les marges de manœuvre pour continuer de choisir ce qu'on veut en tant que société.

Et à partir du moment où les chaînes de valeur se sont largement internationalisées et où le tissu industriel français s'est largement détricoté, on a perdu des marges de manœuvre qu'on est en train de payer très cher aujourd'hui à chaque mouvement géopolitique, à chaque crise environnementale et on sait que dans les années à venir, elles vont être amenées à se multiplier que ce qu'on a connu au moment de la pandémie avec des images très frappantes et certainement très blessantes. D'autant plus pour un pays comme la France qui se perçoit encore comme une puissance mondiale, une grande puissance mondiale. l'image de ne pas avoir de masque, les batailles pour accéder aux masques sur les tarmaces d'aéroport, le fait que les principes actifs ne soient plus produits en France, que les respirateurs manquent au moment d'une d'une pandémie ou encore que les médecins soient en surblouse avec des sacs poubelles, ce qui est quand même le symbole d'un état qui n'a plus les moyens de ses ambitions.

Et et tout ça, c'est aussi avoir en tête quand on parle de fabriqué en France, c'est-à-dire que je crois que plus qu'aujourd'hui, l'heure des choix a sonné. On doit se poser la question de collectivement qu'est-ce que qu'on veut construire et où est-ce qu'on met les moyens puisque assurément nous n'aurons pas les moyens de tout faire. L'autre chose, c'est que cette reconfiguration des chaînes de valeur se fait autour de la Chine qui a une politique industrielle très claire, qui est assumée, qui c'est autour d'objectifs définis clairement avec la politique Made in China 2025 et la sélection des secteurs où la Chine ne souhaitait plus dépendre d'eux.

Et c'est aussi ce qui se joue dans la guerre économique avec les États-Unis autour de sujets comme les semi-conducteurs. C'est pour ça que une île comme Taiïwan est en risque euh d'un point de vue géopolitique parce que la Chine aujourd'hui et cherche à maîtriser ces technologies pour des questions d'indépendance. Elle a aussi cherché à maîtriser l'approvisionnement en matière première critique à travers les nouvelles routes de la soie.

Et quand on regarde ce qui est en train de se passer avec Donald Trump, tout le débat sur les matières premières critiques en Ukraine ou la volonté de s'approprier le Groenland, c'est tout simplement une bataille autour des matières premières critiques. Alors, on cera se dire que Trump n'est pas le plus grand défenseur de l'environnement. En tout cas, je pense qu'il a très bien compris que le futur c'était la qui maîtriserait le mieux ses matières premières dans un monde aux ressources qu'on s'est désormais fini.

Et l'Europe à partir de là, on se qu' qu'on n'a pas de n'a pas de politique aussi forte, aussi ambitieuse. Alors, je dis pas que une ambition, c'est d'aller s'approprier les ressources des autres, mais en tout cas, c'est prendre conscience des dépendances et mettre en place des politiques beaucoup plus euh ambitieuses que ce que nous faisons et sans tenir à des choix clairs. Fabrique en France, il a des questions de cohésion et de création de valeur.

Aujourd'hui, l'affaiblissement du tissu industriel, c'est moins de création d'emploi, moins de création de valeur sur le territoire. La création de valeur, c'est la fiscalité qui est générée par les entreprises sur le territoire, par les emplois des personnes qui travaillent en France dans ces entreprise, tous les emplois directs et induits, mais aussi la fiscalité qui est liée à leur consommation puisque mécaniquement des gens qui travaillent dans l'industrie euh ou déjà qui ont un emploi puisqu'on a quand même un système un phénomène de de chômage élevé ont une capacité de consommer plus importante et donc ont une fiscalité euh génère une fiscalité plus importante et a des enjeux de transition écologique. Le problème de la situation actuelle, c'est qu'on parle de réindustrialisation avec deux sujets qui se passent.

Réindustrialisation est très lié à la question du fabricant en France ou on pour même dire qu' sont désomanimes. On a un problème de demande. Les Français la consommation est à ton en France.

En plus, on a dopé artificiellement la consommation puisque quand on a ouvert découvert de nouveaux lieux de fabrication à bas prix, on a aussi permis de maintenir artificiellement un pouvoir d'achat. Et on ne se pose pas la question aujourd'hui de la structuration du pouvoir d'achat et je suis pas expert du sujet mais je vous inviterai tous à regarder le poids du logement dans le panier moyen des Français et si vous voulez gagner des marges de manœuvre pour acheter des produits, mieux disant puisque il y a une question de prix qui se pose et bien alléger la question du poids du logement dans l'enveloppe de chacun est un moyen aussi de regagner des marges de manœuvre sans forcément aller toucher des questions de fiscalité. Question de la demande qui se joue dans un contexte où la demande européenne est à ton où la demande chinoise est à tô mais le marché américain est en train de se fermer aux acteurs chinois.

Donc les entreprises chinoises ont cherché des nouveaux relais de croissance là où les marchés restent largement ouverts, donc a priori vers l'Union européenne. L'autre chose est que euh il y a une volonté très forte de réindustrialiser de toutes les grandes nations, les États-Unis, la Corée, le Japon, d'autres pays européens. Euh la Chine veut maintenir sa base industrielle et la Chine a des surcapacités de production mondiale dans un certain nombre de domaines critiques.

L'acier, la production de panneaux solaires, la production de batterie pour véhicules électriques. Et donc quand vous posez la question de la réindustrialisation, si vous posez pas la question des équilibres intraeuropéens, donc notamment avec l'Allemagne et la question des équilibres mondiaux, votre politique industrielle, elle sera toujours elle sortera toujours à des pays qui ont la capacité de faire du dumping et donc de vous envahir avec des produits à Bakou. la Chine aujourd'hui et vous trouverez des industriels beaucoup plus qualifiés que moi, notamment tous les industriels qui produisent en France et qui produisent en Chine qui vous diront qu'aujourd'hui il voi des produits chinois arriver à des prix inférieurs à leur coût de production en Chine.

Donc ça veut bien dire qu'il y a un dumping et la réponse de l'Union européenne qui est aujourd'hui une taxe par exemple plus importante sur les véhicules électriques est insuffisante. Le mécanisme d'om carbone aux frontières qui est une un bon début n'est pas suffisant puisqu'il est largement contournable. Et la dernière chose c'est qu'on s'impose des normes.

Les normes font partie de l'acceptabilité de l'industrie et du bon vivre en bon vivre en France et en Europe avec des normes environnementales sociales et élevées. Mais trouvons-nous normal d'importer des produits qui ne sont pas produits dans les mêmes conditions puisque là vous créez un déficit de compétitivité, un biais de compétitivité. et la réciprocité.

Lon tout le monde parle de simplification, il y a une mesure qui serait assez simple. Une bonne norme, c'est une norme qu'on applique aux autres. Si vous la appliquez pas aux autres et qu'on se l'impose à nous et que c'est un impact sur notre tissu industriel, pourquoi on la maintient ?

Si on estime qu'elle a un enjeu environnemental qui s'inscrit dans nos objectifs environnementaux qui sont clés au regard du contexte climatique, pourquoi n'exigons-nous pas des gens qui importent des produits sur le territoire européen qu'ils se mettent au même standard ? C'est des débats qui font mal, hein. La même manière quand on quand on refuse de produire certains produits sur notre territoire pour des notions environnementales, est-il normal de continuer à importer ces produits ?

C'est sujet des révoltes agricoles, je vous rappelle. Sujet maintenant là. Bravo !

Et donc si je continue avec quelques quelques points, bon, il y a il y a je pense le fabricant en France a une image euh très a une image positive, une image de qualité, une image de savoir-faire. Mais à désindustrialiser notre pays, nous avons perdu les savoir-fairs. Nous savons plus produire, nous savons plus gérer la masse.

Et en face, nous avons des massodondes comme la Chine qui savent gérer la masse. Et la masse, c'est le standard universel de l'industrie massifier la production pour abaisser les coûts unitaires. Donc quand vous savez produire en masse des produits de qualité et que vous avez les compétences, réinverser la tendance.

Et je dis pas que mon discours n'est pas dire que c'est impossible, mais mon discours est dire qu'il faut prendre conscience que la marche à gravir pour refabriquer en France et dans le contexte européen va être très importante et que c'est pas seulement des lois, c'est aussi une volonté à un moment collective de se mettre en mouvement derrière une industrie et je suis pas convaincu que globalement si d'un côté et on a plein de marqueurs qui le montrent, les gens sont très sensibles au fabriquer en France, n'achètent pas forcément au premier lieu pour des questions de pouvoir d'achat, mais il y a aussi des questions de qualité. J'ai énormément de respect pour les les entrepreneurs français, mais il y a un vrai sujet de de qualité des des produits. Certains sont de très haute qualité mais d'autres peineent aussi à rivaliser.

Et quand vous avez un consommateur français qui a fait le choix d'acheter un produit plus cher parce que fabriqué en France et qui fait un vrai geste vers vers ce produit et que le produit est décevant, c'est toute la filière qui est empathie. Donc, il y a aussi l'enjeu de monter le niveau de jeu collectivement au niveau des entreprises et de respecter euh les consommateurs. Et et dans les entreprise, il y a encore même si les choses jouent et on les gens qui nous écouteront pourront arguer que j'ai un propos caricatural, mais pendant très longtemps, on se disait les gens achèteront bien ce qu'on a envie de leur vendre.

Et aujourd'hui dans un système de compétition mondiale, il y a un niveau de jeu à augmenter et si vous voulez faire remonter des filières sur le tissu enfin des des filières industrielles en France, vous avez besoin d'un d'un tissu industriel solide qui est un peu le parent pauvre des politiques actuelles. Tissu industriel solide. Pourquoi ?

Parce que aujourd'hui toute personne qui a voulu remonter une filière, que ça soit fabriquer des montres, de l'électroménager et cetera, se heurte à la difficulté à trouver un sous-traitant. Et quand on trouve des sous-traitants, on se rend compte aussi que ces sous-traitants peuvent être dans une situation économique fragile. Et donc, quand vous allez baser sur un seul sous-traitant la création d'une d'un nouveau produit sur le territoire avec une fragilité économique, ça vous engage pas forcément à le faire.

Et derrière, on a besoin d'avoir de ce que c'est sous-traitant une visibilité. Et c'est aussi pour ça que les grands donneurs d'ordre doivent jouer aussi leur rôle en faveur du tissu industriel. Et je pense que autant euh on a peut-être le le le le le le le gouvernement monsieur Monbourg mieux que moi, ont très peu de relation avec toutes les myiades de PME qui existent en France.

En tempant, je pense que les grands donneurs d'ordre français sont très régulièrement reçus que ça soit à l'Élysée ou dans les différents bureaux des ministres et qu'ils sont bien content d'avoir l'appui de la France quand il s'agit d'assurer le parapluI diplomatique et autre chose. Donc à un moment il y a une responsabilité de ces donneur d'or dans la désindustrialisation de la France pour de bonnes ou de mauvaises raisons avec le soutien d'un pays parce que dans les années 2000 délocalisé c'était quand même monnaie courante et tout le monde se disait si vous voulez survivre et ben il faut aller ailleurs. C'était toute la modularisation de la production qui a été aussi largement mobilisée à l'échelle américaine, mais on ne peut pas renforcer le tissu industriel français sans avoir des donne des grands donneurs d'ordre qui jouent le le rôle donner de la visibilité aux sous-traitants parce que c'est aussi ce qui va leur permettre d'investir dans de nouvelles machines pour permettre l'émergence de ces filières.

Donc il y a un vrai enjeu de de fonctionner en écosystème et de réflexion globale. Et après, il y a tout un tas de faiblesses sur pourquoi le le le le le fabricant France ne fonctionne pas. Il y a des c'est une notion qui est floue mais in France bon dernière transformation substantielle il y a une multiplication des labels.

Vous avez des labels comme origine France Garantie, vous avez des labels sectoriels. On on s'y retrouve plus. Vous avez vous allez dans une fais l'expérience avant de venir, je suis allé dans un magasin, j'aurais voulu m'acheter des ampoules.

Et ben, j'ai pas été déçu he entre imaginer en France, designer en France, le petit drapeau en France français mais fabriqué fabriqué en Chine et tout. Il y en a pour tous les goûts. Le consommateur ne peut pas s'y retrouver surtout quand il est heurté à une multitude de choix.

Il y a un manque de visibilité de de de l'offre du fabricant en en France. C'est en fait c'est c'est du fait de marques plus petites, parfois vous avez du mal aussi à savoir où vous allez trouver le fabricant en France. Il y a une question de différentiel de coût et de prix.

Même si je pense que c'est quelque chose qu'on peut relativiser le différentiel de prix. On va pas comparer un une des opérateurs comme le Steve Français au 1083 avec un Chine parce que le modèle de Chine, on en veut pas en France. On on on devrait même pas en vouloir à l'échelle mondiale.

Alors, je veux bien qu'on parle de de pouvoir d'achat. Je pense que la la question du pouvoir d'achat ne se joue même pas là. C'est juste la la volonté de consommer très librement et de renouveler très régulièrement sa garde-robe sans tenir compte des conséquences sociales environnementales de de ces choix.

Et là, je pense qu'il y a un appel très clair à faire au consommateur. Donc, je vous ai parlé de la de la de la fragilité du du tissu industriel. Bon, il y a il y a il y a et il y a un certain nombre de choses que je pense qu'on peut mettre en place.

Euh la première, c'est des labels, peut-être réduire le nombre de labels mais avoir des labels publics clairs avec des critères lisibles. Que la commande publique joue son rôle. On a trop régulièrement des cas où on entend parler que la commande publique n'a pas joué son rôle et je vous garantis que nos voisins européens s'encombrent moins de règles sur est-ce que je respecte parfaitement les traités ou pas à l'échelle européenne.

Une fiscalité qui doit peut-être jouer en faveur de la relocalisation. Qu'est-ce qu'on veut ? Est-ce que Alors on parle toujours de fiscalité autour de l'industrie.

Moi j'ai envie de dire si on met pas la fiscalité adaptée à l'industrie, c'est peut-être parce qu'on a pas envie d'avoir d'industrie sur le territoire français. Un moment il y a un moment il faut si on veut quelque chose, on s'en donne les moyens et ça on le fait à l'échelle individuelle. Donc on peut très bien le faire à l'échelle à l'échelle collective et on pourrait imaginer plein de choses.

Pourquoi pas créer des zones franches où on implante des industries qui sont critiques pour notre souveraineté. On peut très bien définir des objectifs ou qui sont critiques pour des questions environnementales ou des des des des enjeux d'emploi. On met les critères qu'on veut.

Très certainement des campagnes pour alors on va pas revenir sur nos nos emplettes sont nos emplois mais on a vu des campagnes faites de la par la DEM sur la question de la sobriété. Pourquoi pas faire des campagnes sur la sobriété, mais aussi la valeur pour l'impact social et environnemental de l' du fabriqué en France et du fait d'acheter en France. Il y a la question de la mobilisation aussi de la grande distribution pour justement avoir des commandes plus massives pour les fabriquants français et aussi donner accès une visibilité à ces produits au français.

Il y a tout l'enjeu autour des de l'Union européenne sur la question de la traçabilité des produits et de la transparence. Je suis désolé, ne pas savoir d'où vient un produit, c'est pas favoriser une concurrence libre non foncée. Donc savoir d'où vient un produit, avoir une connaissance même des étapes clés de la chaîne de valeur me semble pas antinomique avec les les les règlements européens.

Euh on préimagine un bail Européan Act. Alors l'Union européenne veut faire quelque chose avec la commande publique dans le cadre du clean industrial Deal. C'est très bien et moi je salue le Clean Industrial Deal.

Je pense juste que c'est des corrélés du temps industriel. Les entreprises européennes sont en train de crever. Quand ça arrivera, ça sera mis en œuvre, il y aura plus rien.

Donc on sera on pourra se saluer d'avoir mis quelque chose mais qui ne servira du coup à rien puisqu'il n'y aura plus rien. Donc commande BU européenne BU European Act. Je vais pas détailler là-dessus mais je vous renvoie un rapport qu'on a fait avec Carbon 4AT et Infance sur le potentiel et l'influence d'un BU European Act sur des filières type assier ciment.

Donc des filières d'industrie lourde. Je pourrais vous le partager. On pourrait aussi imaginer un label européen.

Vous avez des pays he peut s'inspirer de ce qu'a fait ce que font les États-Unis, ce que fait le Japon et la Corée en terme de de label territorio, ce que fait le Brésil ou l'Afrique du Sud en terme de contenu local. Et la dernière chose c'est on parle beaucoup de la mobilisation de l'épargne qu'on parle de mobiliser l'épargne des Français depuis ma naissance. Alors à chaque fois que je dis ça, les gens trouvent que je suis fortement désagréable puisque c'est un peu jeuniste, mais vous inquiétez pas, comme tout le monde, je vieillis.

Donc bientôt cet argument n'aura plus de valeur, mais j'en profite encore un peu puisque c'est le privilège de la de la jeunesse, ça passe trop vite. Mais il y a un outil euh on parle donc de l'épargne et dans l'épargne, vous avez l'épargne salariale qui est un outil qu'on pourrait mobiliser. L'épargne salariale, elle est gérée par des fonds type enfin des gestionnaires d'actifs type Natix 6 ou Amundi qui propose des dispositifs.

Aujourd'hui, dans les dispositifs, on on met des valeurs qui ne sont pas forcément des valeurs françaises ou européennes mais des valeurs américaines. On pourrait très bien imaginer des dispositifs qui sont uniquement vers l'industrie française. Alors en incluant le luxe, en incluant des valeurs côtés non côté.

Si on regarde l'industrie manu l'industrie dans les valeurs côté française 440 plus euh le SBF 120, on se rend compte que elle surperforme par rapport aux valeurs du du service. Alors, c'est tiré massivement par le luxe, mais vous pourriez faire du panachage avec des valeurs du luxe du non côté et mettre une obligation au gestionnaire d'actifs de le proposer comme on l'a fait sur l'économie sociale et solidaire. Et imaginez aussi une un un critère incitatif soit de la part de l'État, soit de la part des entreprises avec un amendement plus fort par exemple pour puisque si tout les entreprises font des amendements des abondements euh quand vous avez déposé de l'épargne sur un dispositif PE ou perco, vous pourriez imaginer un amendement plus fort quand faire ce ce dispositif qui soutiendrait le tissu industriel puisqu'il y a un véritable enjeu de financement et il n'y a pas de raison que le fruit du travail des Français ne profite pas en premier lieu aux industries françaises ou européennes.

Je pense que tout le monde s'accordera là-dessus et je dernière chose en parle du manque de lisibilité du critère des critères du main in France. Mais alors, je vous encourage à essayer de comprendre comment fonctionnent les supports de d'épargne salariale. Vous savez jamais vraiment sur quoi vous mettez votre argent.

Donc un petit peu de transparence pour dire vous soutenez plus telle valeur environnementale ou plutôt des sujets d'emploi et cetera aurez quelques vertus. Voilà. C'est tout ce que j'avais à déclarer.

Merci. Merci sincèrement à tous les deux. La langue de bois n'est pas de mise et c'est ce qui nous va très bien franchement.

Je vais donner la parole à nos deux rapporteurs Anne-Marie Nédlec et Franck Ménonville qui ont quelques questions à votre égard et ensuite chaque collègue ici présent pourra également poser une question. Merci. Oui, merci monsieur le président.

Je crois que beaucoup de choses ont déjà été balayées, voir des réponses déjà apportées depuis qu'on a commencé donc euh ce travail, je vais être très synthétique puisque monsieur le président me l'a fait rapport avant. Euh voilà, donc il y a pour moi, il y avait trois enjeux. Le premier, on a parlé d'ailleurs des trois hein, c'est effectivement la définition parce que vous avez tous les deux parlé monsieur le ministre, madame de ce foisonnement de certification de label sans parler de toutes les petites choses qui peuvent indiquer au consommateurs de façon directe ou indirecte que c'est sûrement fabriqué en France.

Voilà. Donc comment se mettre d'accord sur une définition claire qui soit aussi une garantie de lisibilité pour le pour le consommateur ? Alors vous avez dit le code des douanes européen c'est ne semble pas satisfaisant si j'ai bien compris.

Bon euh la DGCCRF bah c'est un petit peu la géométrie variable aussi et puis aussi comment le contrôler c'est-à-dire à partir du moment où on aurait pu se mettre d'accord sur une marque hein peu importe mais qui garantisse vraiment au consommateurs que lorsque ce cycle ou cela va être est imposé c'est vraiment du fabriquer en France et dans quelles conditions mais comment contrôler puisque au cours de nos auditions alors on nous a donné mou exemple de de fraude de contrefaçon de détournement du système du francollavage comme vous vous appelez et cetera. Le deuxième enjeu c'est effectivement réindustrialisation et souveraineté. Alors là, on s'aperçoit que entre les paroles et les actes, il y a une très grande différence.

Et comment euh parce que la commande publique est aussi au centre de ce débat-là et comment favoriser en quelque sorte la commande publique dans le respect des règles de bonne pratique mais sans être trop naïf non plus puisqu'on voit bien qu'aujourd'hui beaucoup s'affranchissent. Alors, j'ai compris qu'il fallait y aller et puis qu'ensuite on plaiderait, hein. Oui, pourquoi pas ?

C'est c'est le le problème qu'on a. Et puis enfin par rapport au consommateur puisqueon voit bien quand on interview les gens, on est le consommateur semble un peu tiraillé re oui, il a quand même bien une conscience de l'empreinte carbone, de la souveraineté, du médeine France, mais en même temps euh bah le prix très attractif, vous l'avez dit madame, le renouvellement très rapide hein, on est dans une civilisation malheureusement du jetable encore. Donc on voit bien qu'il y a aujourd'hui un petit peu une une pas une contradiction mais un tiraillement entre ces deux choses-là.

La tentation du je table de renouveler les choses rapidement, d'acheter au moins cher et en même temps de se dire bah il faut quand même préserver les emplois, il faut la planète et cetera. Voilà donc c'est un petit peu ces ces enjeux là qui nous qui nous préoccupent. Monsieur le président, monsieur madame, monsieur le ministre, euh peut-être quelques éléments pour déjà vous vous dire que c'est vraiment un plaisir de de vous auditionner et et un plaisir qui est le nôtre aussi de travailler depuis quelques semaines sur cette dans cette mission d'information sur le fabriquet France.

On en découvre tous les jours. Vous vous nous avez aussi encore illustré un certain nombre de de de de de difficultés que rencontré. Moi, je voudrais peut-être revenir sur quelques éléments.

Notamment, monsieur le ministre, sur notamment au regard de votre expérience. Quels sont les les principaux éléments d'une politique publique réaffirmée et et permettant de mieux protéger et protéger plus efficacement la marque France. ma collègue l'évoquait, le francoavage, mais la le foisonnement des des labelles, le contournement aussi des le conournement des utilisations de symboles qui euh finalement au quotidien euh trompe le consommateur.

Et par ailleurs, considérez-vous que l'arsenal législatif, vous l'avez déjà un peu évoqué, actuel et complet pour pour protéger l'utilisation trompeuse de l'appellation et des symboles français qui identifient la France et qui surtout trompe le consommateur. Moi, je voudrais peut-être aussi revenir sur les plateformes avec leurs effets finalement dévastateurs et qui brouillent complètement l'origine des produits. Comment s'assurer de la prenance des produits vendus sur les plateformes ?

Je voudrais évoquer quelques chiffres. Le commerce en ligne explose passant en 20 ans, entre 2005 et 2025 de de 8 à 175 milliards d'euros. La France a reçu en 2024 1,5 milliards de colis majoritairement originaires de la Chine, 95 à 11 % des colis. trois fois plus qu'en 2022 quand je j'illustre cette explosion, les industries textiles, les cosmétiques, les jouets sont principalement pénalisés, les fraudes sont massives et notamment les allégations mensongères sur les provences.

Les douanes sont débordées. Comment améliorer le contrôle ? Comment améliorer cette traçabilité ?

Et lors de nos auditions, on a découvert que un seul contrôleur était mobilisé pour contrôler Amazon. Donc autant dire qu'il n'y a pas de contrôle. Voilà.

Après, je voudrais revenir aussi sur la commande publique. Comment encourager l'achat local par la commande publique. Je voudrais illustrer aussi vous dire que début juin, notre mission ira en Italie.

Non pas que nous souhaitons faire l'apologie de la de la de la politique de madame Mélonie, mais effectivement on veut aussi s'inspirer d'un certain nombre de pays européens puisque en France on nous dit très très souvent et et régulièrement c'est pas possible le droit européen et bien les Allemands roulent la police allemande roule en BMW et en Mercedes. les Italiens font la promotion de leurs produits et nous on est d'une très grande naïveté sur ce sur cette approche. Donc comment développer l'achat local dans ce contexte ?

Et puis et puis là aussi on nous parle de dans comment mieux mieux mobiliser la commande publique. Et monsieur le ministre, on nous parle aussi, on nous a parlé, je l'ai vécu aussi sur le terrain dans cette commande publique. on massifie de plus en plus, on regroupe de plus en plus donc permettant de d'être d'avoir des des achats moins moins localisé et et finalement là aussi avec des des capacités de performance de coût d'achat qui sont pas forcément au rendez-vous.

Quelle est votre appréciation sur ces différents points ? Merci beaucoup. Merci à tous les deux.

Je voulais juste rajouter comment est-ce qu'on peut encore expliquer à nos concitoyens que l'impôt qu'ils payent sert à acheter des produits qui ne font pas fonctionner la France. Écoutez, j'aborderai deux points je laisserai madame Vogilis sur sa lancée puisque a parfaitement et j'approuve en tout point sans retire un seul mot de ce qu'elle a exposé. Nous sommes parfaitement en ligne et donc je laisserai exposer sa enfin la position de tous ceux qui se battent pour ça euh sur la question des plateformes.

Moi je vais aborder deux sujets. Origine France Garantie parce que je suis membre du conseil d'administration, c'est monsieur Gego qui aurait pu le dire mais enfin on va dire de la même manière. Nous sommes parfaitement en accord.

Puis la question de la commande publique est un sujet sensible et je voudrais qu'on avance un peu sur ce sujet avec vous puisque vous êtes vous-même des élus locaux hein puisque vous êtes des sénateurs, vous représentez des territoires, vous connaissez parfaitement la mécanique de la commande publique locale. Alors sur le label maintenant il va falloir agir parce que ça fait 10 ans qu'on blabl partout et cetera. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ?

Il faut sortir une loi qui impose la connaissance par le consommateur de l'origine du produit. Bon alors nous, on l'a fait de façon privée. C'est le principal label origine Francegarantiste, une garantie des origines.

Ça veut pas dire que nous sommes des intégristes. Ça veut pas dire que 100 % comme les chaînes de valeur sont éclatées sur le plan mondial, pas dire que 100 % du produit est fait en France. Mais comment fonctionne le label ?

Nous nous avons dit et c'est comme ça qu'a monté origine France Garantie par IPGO il y a 15 ans et moi je trouve que c'est tout à fait performant efficace et acceptable par les entreprises. Faut que la majorité de la valeur du produit soit fait en France. Alors c'est quoi la majorité de la valeur ?

Bah écoutez, je prends un pot de miel. Qu'est-ce que fait qu'est-ce que fait la FNOR quand je lui ai demandé de certifier mes pots de miel ? Je lui ai dit "Bah voilà, il y a le verre, il y a le capuchon, l'étiquette et le produit.

Quelle est la répartition de la valeur ? Prix du verre, prix du capuchon, prix de l'étiquette, prix du contenu. Quelle est la partie qui est faite ? parce qu'on a pas d'usine de verre performante ou capable de répondre à nos à mon à mon distributeur.

Donc, ils sont allés chercher, je crois que c'est plus le cas maintenant, mais au début sont allés chercher les pots en Italie et le capuchon est effectivement fait en France et le miel effectivement français. Donc on est arrivé à 78 ou 19 % de valeur franc. Mais ça c'est une c'est une vérification qui est sur facture qui est absolument vérifiable et qui est objective.

Alors vous avez quand on tombe à 49 % c'est fini, on est plus France. Donc ça oblige finalement les producteurs qui veulent bénéficier du drapeau à faire un tout petit effort. Exemple la Toyota euh la Toyota euh Yaris qui est fabriquée à Valencienne, c'est les les quand on assemble, ça n'est pas forcément la valeur est fabriquée sur le sol français mais eux ont travaillé à voir le label contrairement à des constructeurs français qui ont mis du temps avant de s'y mettre.

Maintenant ça va mieux. Renault si hésite et cetera mais on été les premiers. a adhérer à origine France Garantie.

Donc eux, ils ont fait un tout petit effort sur leur fournisseur en disant bah on va augmenter pièce par pièce pour avoir une majorité faite en France. Donc non seulement ils ont les emplois de l'assemblage mais ils ont soutenu le la sous-traitance. Quand on a demande, moi je me souviens avoir à Versiy convoqué tous les formidables acheteurs du CAC 40 et les patrons avec en leur disant "Écoutez 16 % de vos achats euh sont destinés à la Plaque France, au territoire français.

C'est pas suffisant." Alors depuis comme tous ces gens du CACAR, on a tout vendu. Alstipord et cetera, on a tout la FARE et cetera.

On a plus on a plus de levier puisque on a même les grands groupes, on je vous parle même pas du du désastre véia Suèze. Donc vous voyez quand même les dégâts 10 ans après hein quand même Alcatel et cetera. Bon ben donc là je leur avais dit euh 16 % c'est pas bien, moi je veux 25, c'est un effort.

Bon oui mais c'est trop cher là. Bah faites un effort, faut vous devez ça à la France que disait madame Bis tout à l'heure. Vous devez ça à la France que on vous donc si vous voulez il y a pas d'accord.

Donc ils sont venus, sont repartis, on a jamais entendu parler après. Pourquoi ? Bah parce que c'est un travail permanent de lutte avec les grandes entreprises leur disant occupez-vous des PME.

Ça c'est pas de la commande publique hein, c'est de la commande privée. Mais c'est l'essentiel de du marché. Alors maintenant, j' reviens à la commande publique.

En France, on a deux particularités. C'est qu'on a un achat public qui est éclaté, c'est-à-dire décentralisé, très déconcentré. Donc, vous avez une multiplication d'acteurs acheteurs, collectivité locale, sous-préfecture, euh comment s'appelle ? hôpitaux, établissement public, interc.

Bon bref, qui est d'ailleurs à l'image du puzzle administratif local qui n'est toujours pas résolu, qu'il va falloir résoudre un jour ou l'autre. Euh et donc vous avez des acheteurs partout. Bon, donc en France, il y a 120000 acheteurs.

Ça c'est la première partie. En Allemagne, il y en a 3000. Donc les 3000 acheteurs, vous pouvez les réunir dans une pièce en leur disant "Vous achetez s'il vous plaît comme ça, vous allez faire comme ça.

Ministre de l'économie peut réunir les 3000 acheteurs en leur disant "Bah maintenant, vous avez un ordre de mission patriotique, débrouillez-vous." Voilà, nous impossible. Deuxème sujet, la commande publique est sous pression pénale.

Donc évidemment, tout le monde tremble. Aïe aïe aïe aïe aïe aïe. Bon, donc le sujet c'est est-ce que on peut avoir évidemment une régulation qui ne mette pas en cause la responsabilité pénale des acheteurs qui du coup se réfugie derrière des des des espèces de de règles de droit qui d'ailleurs n'existent pas.

Le droit européen n'a jamais empêché la commande patriotique. La preuve c'est que les autres pays européens la pratiquent et la pratiquent avec beaucoup de fermeté. Alors, la première mesure, c'est réduire le nombre d'acheteurs et former le petit nombre d'acheteurs à acheter selon des les règles, à utiliser les règles pour qu'elles soient effectivement satisfaisantes.

Ça a été le cas avec l'UGAP. On a demandé à l'UGAP de faire ce travail là. enfin l'UGAP euh qui est qui je n'est pas sous injonction du ministère de l'économie mais ministère du budget.

Grave erreur. Pourquoi ? Parce que le ministère du budget ça veut dire qu'on cherche à baisser les prix.

Donc c'est une politique d'achat toujours au moins 10 ans. Tandis que s'il était sous le contrôle du ministère de l'industrie ou de la euh de de l'économie, ce serait pas favorisé le consommateur qui est l'État mais le ou les collectifs locales mais le producteur. Donc c'est c'est ce sujet est très important.

Moi, j'avais demandé dans un dans dans les répartitions de de tutelles sur les services, j'avais demandé lui j'avais demandé la commande publique qui m'a été refusé parce que Bercy a ses vieilles habitudes. Euh je l'avais demandé justement pour pouvoir avoir autorité sur le patron de LUGAP qui pour moi n'est pas un patriote. Il ne fait pas le travail de préférence collective de notre plaque de notre plaque industrielle de notre territoire industriel.

Donc on a un problème. Pourquoi ? Parce que c'est pas son boulot.

Lui, on lui dit moins cher, moins cher, moins cher, moins cher. Donc et moi je lui disait c'est pas le problème, c'est pas le problème. Problème c'est le producteur, le producteur, la France, la France que la France rien que la France.

Bon donc on voit bien que les injonctions contradictoires doivent être traitées. Donc ça c'est le catalogue sur la base duquel mais LUGAP c'est peu par rapport à la commande publique hein. C'est peut-être je crois c'est 10 ou 15 % mais tout le reste donc il y a trop d'acheteurs.

Donc il faut que un moment ou un autre on décide de concentrer l'achat. Il faut un acheteur par région pour toutes les collectivités locales et qui fait le boulot, une agence technique de commande publique et qui avec des gens surperformants qui connaissent tout le droit par cœur et qui d'ailleurs ça libérera des postes pour remettre sur le terrain tout un tas d'autres agents de la fonction publique territoriale qui font de l'achat toute la journée. Ils ont peut-être voilà et qui permettrait d'améliorer les résultats de la commande publique vers la France, vers nous-même.

Ça permettrait au président de pouvoir dire nos impôts servent à nos emplois. Une structuration régionale. Bah régionale, ça existe dans certains endroits.

Vous avez par exemple dans des régions comme Laakitaen je crois chez vous je crois vous avez déjà des des des mais c'est mais c'est volontaire si vous voulez. À la limite il faut une agence technique d'achat qui est qu'est-ce que ça peut faire la puissance publique ? les puissances publiques.

De toute façon, c'est des règles applicables donc locales, régional, départemental et état. On se met tous ensemble. D'ailleurs, il y a des agences techniques.

Le Cema, c'est une agence technique, c'est les anciens services de l'équipement qui sont au service des collectivités locales sur l'urbanisme, les ponts, les routes, les inondations et et tout le monde travaille ensemble. L'État, les collectivités locales. Donc sur un territoire, sur l'achat public, tout le monde se met ensemble.

Je vais vous donner un exemple parce que et je vais m'arrêter là. L'affaire Carlide sont les poches de sang. Intéressant poche de sang.

Euh la PHP, c'est-à-dire les hôpitaux de Paris euh fait des appels d'offre et sur les poches de sang euh euh Carl 400 emplois à nouveau dans les Haut de France dans le nord. Bon euh depuis des années, Carlit travaillait avec les APHP, puis il y a eu un appel d'offre et les Allemands ont gagné au centimes, mieux disant. Donc Carly est en redressement judiciaire, fait faillite évidemment mais là on se dit on peut pas perdre cet outil et donc le ministère de l'industrie se porte au secours.

Alors entre-temps, il y en a un qui a repris qui a refait faillite qui a pas obtenu les marchés de la PHP qu' renouvelé puis un trè puis et cetera et donc l'état un moment dit on peut pas perdre Carline, c'est pas possible. Donc je vais mettre 20 millions dans Carline avec le repreneur pour qu'il refasse des poches de sang. Mais mais est-ce que les acheteurs de la PHP ont fait le travail pour assurer on ne demandait pas mettre de l'argent dans Carly de l'argent public.

On demandait juste à la PHP d'abandonner son centime compétitif avec les poches allemandes. Mais vous n'avez pas autorité sur l'acheteur à PHP parce que c'est il est sous autorité. Alors il y a la RS, il y a le patron de la PHP, c'est un état dans l'État.

Donc il y a pas d'autorité. Donc vous sortez l'achat et vous mettez des agences où vous mettez tous les services publics, toute la commande publique, les collectivités locales, voilà une mesure, une proposition. Et alors déjà, vous allez libérer du temps de travail et vous allez concentrer tout ça et vous allez avoir des acheteurs qui sont des cadors de l'achat et qui savent utiliser les règles et qui obéissent à leur mission.

Leur mission c'est la France. Voilà. Donc vous faites des UGAP locales en mieux parce que l'UGAP pour moi ça ne marche pas hein franchement. des pulls pour les pompiers et les gendarmes tricotés en Chine.

Et pour l'armée, c'est un scandale. Voilà. Mais c'est tout.

Moi, je vous le dis, ça suffit maintenant. Donc maintenant, prenez cette affaire en main. Il y a pas de gouvernement en France.

Mais il au moins un parlement, il y a pas de gouvernement. Il est bloqué, il fait rien. Bon bah, vous faites des commissions d'enquête, bah faites des propositions de loi parce qu'apparemment elle passe quand il y a des majorités.

Allez-y, c'est le moment. Prenez le pouvoir. Ça dort.

Ça fait 10 ans que ça dure. Merci beaucoup. Madame Villis, je rebondir sur sur l'UGAP, c'est pas dans les questions mais qui du pour le coup, je pense qu'il y a un petit un sujet à enfin quand on parle de commande publique et de d'aller vers en général, on demande aux gens d'être référencé sur l'UGAP, je pense qu'il y a aussi des sujets de prix et de d'interroger peut-être si quand on passe par ce type de plateforme, le bon prix est pratiqué, il y a une certaine tendance Et alors déjà, est-ce que on devrait pas encourager le référencement de plus d'entreprises françaises avec une prime pour les entreprises fabriquants en France ?

En tout cas, pour des questions de durabilité, d'empreinte carbone, vous pouvez mettre le critère que vous voulez. Et par ailleurs, je pense que quand il s'agit de commande publique, il faut bien veiller à ce que parce que c'est un acteur public, vous avez le même jeu, hein, quand les entreprises quand vous êtes sur des projets où on sait que les entreprises ont demandé des subventions, les prestataires de ces entreprises ont parfois tendance à augmenter les devis en se disant voilà donc il y a il y a il y a parce que là pour le coup, il y a une déperdition d'argent public et en terme d'efficacité et de moyen dépensé. Donc je je suis pas convaincu qu'aujourd'hui la structure actuelle avec ce référencement soit vraiment favorable au Mine France et aux finances de l'État.

Euh après sur les les différentes questions, il y a euh moi je crois je crois beaucoup alors c'est difficile he de faire prendre conscience de quand que les gens fassent le lien quand ils sont devant un un un un rayon de se dire que s'ils prennent un produit fabriqué en France, ils vont contribuer plus à l'emploi euh et donc d'une certaine manière au financement du système auquel dont ils bénéficient tous hein à travers les infrastructures, le modèle social français et cetera. Et c'est d'autant plus dur parce que je me donneris un exemple. Euh vous pourrez vous dire que tous les syndicats salariés et patronau mais surtout salariés dans l'exemple que je vais donner s'intéresse et sont particulièrement sensibles au fait de consommer des produits fabriqués en France.

Faut savoir que les syndicats distribuent chaque année à travers les CSE des cartes cadeaux. En tout cas, les CSE distribuent des cartes cadeaux. Euh voilà, vous avez vous avez très certainement reçu la carte la carte française euh et qui vous aura très certainement expliqué le nombre de fois où euh et bien la réponse qu'on leur fait c'est le pouvoir d'achat qui prime sur le fait de soutenir l'économie française et d'une bonne idée qui fut peine à s'imposer en France alors qu'on pourrait se dire que ce sont les premiers concernés et peut-être les premiers les plus sensibles à ce à ce à ce sujet-là.

Donc il y a il y a il y a la question de comment on se mobilise collectivement et je crois vraiment au fait de de faire des des campagnes assez simples. On a on fait bien des potes postes télé pour tout et pour rien avec un certain nombre de numéros verts et je je rigole parce que je pense qu'il y a une personne qui écoute l'audition aujourd'hui qui m'a parlé très récemment de l'arbre des numéros verts. Donc ça me fait rire tout seul, excusez-moi.

L'arme des numéros vert mais en tout cas on fait des campagnes pour tout et pour rien. On pourrait très bien faire une campagne où on explique l'intérêt de consommer en France, l'impact environnemental, l'impact social. Et ce qu'on demande aux gens, c'est pas d'acheter demain 100 100 % 100 % de produits fabriqués en France.

Si vous êtes à 5 %, c'est passé à 10. Si vous êtes à 10, c'est de passé à 15. Et tout ça aura un effet d'entraînement sur le tissu productif.

Je pense que tous les gens qui s'intéressent à ce sujet sont bien conscients des enjeux euh de pouvoir d'achat et de toute la complexité qu'il y a à faire évoluer des des pratiques d'achat. Ce qu'on ce qui déjà si les gens s'intéressent au sujet et prennent conscience de l'impact qu'ils peuvent avoir avec leur choix, ça sera un un premier pas et et ça peut être fait de différentes manières. Alors, on pense intuitivement à la consommation de biens courants, que ça soit du textile, que ça soit de l'électroménager, mais c'est valable pour tous les les éléments de de de sa vie.

En fait, une maison, pensez à avoir des fenêtres qui sont fabriquées en France, exiger de vos fournisseurs qu'il qu'il prennent une part de produits plus importantes en France. Euh l'autre chose, c'est peut-être avoir des des instruments publics euh une TVA différenciée sur euh des alors on il y a des réflexion sur le on parle beaucoup sur le reconditionné mais sur en fonction de la durabilité des produits euh de leur impact sur euh sur le territoire. Alors, il faut voir ce qui peut être fait euh dans le le cadre européen, même si on peut tenter de s'en affranchir.

Je pense malheureusement que euh si on peut le contourner ou c'est adapté, je doute de voir dans la classe politique des gens qui auraient le courage de dire peut-être à part vous cher Arnaud, mais c'est une flagornerie. Euh je pense malheureusement que si on avait des des responsables politiques capables de de s'en affranchir et de dire j'accepte de payer les amendes européennes, on les aurait découvert depuis bien longtemps et que même tous ceux qui nous font des discours largement anti-européens euh se comporteront très certainement comme leur modèle européen qui est Victor Orban, qui est très fort pour critiquer l'Europe mais venir chercher tous les subsides qu'il faut à Bruxelles. Euh et vous avez la question des crédits d'impôts aujourd'hui. les crédits d'impôts sont aveugles à l'origine des produits.

Il y a des choses qui ont tenté d'être faites dans le cadre de la loi de industrie verte avec c'est le le le triple le triple alors qui est compliqué hein si comment exclure la Chine sans exclure la Pologne quand on regarde le mix énergétique polonais mais en tout cas que le crédit d'impôt et conscience enfin ne soit plus aveugle à l'origine des produits me semble me semblerait permettre de gagner en efficacité sur cette dépense publique. sur la question des plateformes, je pense qu'il faut être assez ferme. Taxer massivement, voir interdire quand on a des éléments qui sont ça contrevient à des du droit français.

Alors ce qui est compliqué hein, c'est que si vous dites "J'interdis Chine" parce que ils font par exemple travailler les igour risquer d'interdire un certain nombre de biens qui entrent sur le territoire français dont des biens tels que les téléphones mobiles ou autres, je pense que on s'expose donc la la la le bon positionnement de la mesure est pas est pas est pas est pas est pas simple, mais il y a il y a un taux de consommation qui qui n'est de toute manière pas compatible en fait avec nos objectifs environnementaux. C'est c'est très clair. Et puis on est en train de détruire les en fait, on détruit des filières françaises du textile mais on détruit toutes les filières notamment vous avez des filières en dehors d'Europe de récupération de ces vêtements qui sont en train d'être pourris complètement parce qu'elles sont submergées par le nombre de vêtements avec des fibres de mauvaise qualité.

Donc il y a il y a aucun aucun bon sens économique à les maintenir. Et puis après, il y a aussi tout ce qu'on pourrait faire plus en France avec des questions de prix. Et je pense que la robotisation, même si on peut dire qu'elle n'est pas simple dans le dans le domaine du textile avec notamment tout ce qui est tricotage 3D peut permettre d'abaisser les coûts de production sur le territoire et donc pas d'aller de devenir compétitif à Chine mais parce que je crois que fondamentalement c'est pas un modèle qui est viable et qui aujourd'hui il y a quand même beaucoup plus de enfin beaucoup plus de facilité à accéder à des vêtements à bon prix et de qualité notamment avec tout ce qui se fait sur la la seconde main et que par ailleurs on le cache très souvent devant du pouvoir derrière des questions de pouvoir d'achat, mais je vous assure que quelqu'un qui n'a pas de pouvoir d'achat n'achète pas 50 pièces par mois sur un site comme Chine.

Des gens qui renouvellent très très peu leur garde-robe et qui vont plutôt aller chercher de la de la durabilité ou en tout cas quand ils prennent une pièce à Bakou c'est qu'ils n'ont vraiment pas d'autres choix mais ils vont pas prendre 15 pantalons. Si vous avez les moyens d'en acheter 15, bah vous avez peut-être les moyens d'en acheter qu'un mais qui sera qui tiendra plus longtemps ou en tout cas qui aura un impact plus plus important. Sur la question des douanes, je pense qu'il faut leur donner des moyens d'assurer leur mission et c'est c'est encore une fois c'est une question de choix.

On peut pas tout faire. Et dans le contexte de finance publique actuelle, on doit se dire là où est-ce qu'on doit doit mettre des moyens parce que c'est important pour notre tissu industriel, parce que c'est cohérent avec nos politiques publiques, quel soi industrielle ou environnementales et parce que ça permet aussi peut-être de faire rentrer quelques deniers dans les caisses de l'État. Et ça, il y a il y a il y a il y a une multiplication de de contrôle dans tous les sens.

Peut-être qu'il faut réduire et les mettre là où ça a du sens. Et la dernière chose, c'est peut-être sur l'initiative privée, donc sur la commande publique, il y a qu'est-ce qu'on les les tous les les les critères que vous pouvez que vous pouvez mettre dans les appels d'offre. Aujourd'hui, le critère prix hein pour la commande publique comme pour le particulier prime comme pour les entreprises.

Et du côté privé, il y a une initiative moi que je trouve très intéressante, c'est tout ce que fait la région Bretagne portée notamment par Loï Enaf qui est le le PDG de de l'entreprise ENAF mais qui est aussi conseiller régional sur la relocalisation par les achats et les achats des entreprises, c'est-à-dire prendre les achats des entreprises, regarder ce qui pourrait être euh approvisionné en Bretagne ou en France. et essayer aussi de connecter des entreprises bretonnes avec enfin des des des sous-traitants bretons avec des entreprises qui ont des des thématique d'achat. Il y a aussi un un sujet, c'est que il y a une faible connaissance du tissu industriel quand vous cherchez un sous-traitant, c'est la croix et la bannière.

Vous allez à chaîn, vous allez trouver tout ce que vous voulez. Vous voulez trouver un sous-traitant en France, c'est compliqué. et puis de sources sûr d'expérience de différents entrepreneurs.

Vous allez à Chenzen, vous êtes reçu comme un roi, vous l'aller voir à un sous-traitant français, vous vous débrouillez pour aller jusqu'à son usine et ça ça joue quand même. Quand vous trouvez pas et que ça vient directement à vous avec une grande facilité, et ben forcément, vous allez choisir celui qui est moins cher, qui vous garantit du volume et qui vous sert comme si vous étiez la 8e merveille du monde. H et ça c'est la dernière chose, c'est peut-être je passer un article là la là la là la là la il y a pas longtemps quand est-ce que la France a arrêté de s'aimer ?

Je pense que dans la question du sens ou de renouer avec ce qu'on fait la question de la fierté de la production française et donc de de vouloir soutenir quelque chose parce qu'on y croit et on croit un projet de de société. Et ça c'est un travail éminemment politique. C'est qu'est-ce que la classe politique nous nous offre ? en terme de sens et en terme de projet.

Et on peut débattre de mesures techniques, ce qu'on fait dans les rapports de modification parce que quand on parle de simplification hein, c'est d'aller abattre euh critères de choses et autres. Mais ce qu'on attend aussi, c'est de renouer avec du sens, c'est une vision et une vision qui donne envie de faire des choses ensemble malgré nos désaccords. Et aujourd'hui, je crois que vous on donne surtout envie aux gens de pas faire ensemble et d'aller s'enterrer chez soi en attendant que les choses aillent mieux.

C'était la note positive. Pour finir, je voudrais rebondir un instant un instant sur problème stratégique quand même parce que on a on a la gestion des règles, nous sommes au Parlement, mais il y a il y a aussi les les grands choix sur lesquels il faut quand même qu'on se on se dise des choses, si vous me le permettez. Euh le monde est en train de rétrécir le prix mondial qui est la dictature de la mondialisation.

C'est-à-dire, on s'aligne sur le mo-disant euh productif, social, environnemental qui a détruit l'industrie, une grande partie de l'industrie occidentale et qui a produit euh la rébellion dans les urnes du populisme. Quand on regarde les conséquences d'appauvrissement des classes populaires moyennes aux États-Unis et en Europe, on comprend ce qui est en train de se passer. Donc cette rébellion là, elle a un sens, elle a un objectif, c'est-à-dire mettre fin à la mondialisation qui a mis en concurrence des classes ouvrières syndiquées depuis un siècle avec les nouveaux esclaves du capitalisme sauvage asiatique.

En gros, je résume, mais enfin, on n'est pas très loin de la vérité. Conséquence, [Musique] euh qu'est-ce qu'on doit faire nous les Européens ? continuer à dire au reste du monde ouvrez-vous nous restons ouverts dans ce monde qui se rétrécit et se referme ou est-ce que on doit dire vous vous fermez bah nous aussi le sujet d'ailleurs n'est pas tellement la riposte vis-à-vis des États-Unis et la retenue dont a fait preuve l'Union européenne me paraît intelligente.

Le sujet c'est la Chine comme l'indiquait madame Bogilis. La Chine aujourd'hui est en train parce qu'elle n'a pas de marché intérieur et des capacités de production qui sont excédentaire puisque c'est une économie structurellement extraverti va chercher les zones du monde qui ont du pouvoir d'achat et une ouverture qui lui facilite la tâche. Exactement.

Donc la cible, c'est nous. Nous sommes les prochaines victimes de l'industrie chinoise. Donc on n' pas d'autre choix que non pas prendre des mesures telles que celles qui ont déjà été prises par l'Union européenne, c'est-à-dire des droits de douane 37 % sur les véhicules électriques.

Vous inquiétez pas, ils bougeront pas les prix, ils vont absorber les 37 % puisque ils pratiquent le dumping social. L'exemple du textile avec Chine est l'avant signe coureur sur des produits de consommation courant de ce qui nous attend. On a déjà perdu le textile il y a 20 ans, donc ça a pas trop de dégâts aujourd'hui.

Vous avez les industriels qui essayent de remonter qui qui ont qui sont les survivors, hein, les les survivants de la mondialisation textile asiatique qui disent "Mais qu'est-ce que vous faites ?" Rien. Bon, mais ce qui se passe sur le textile va se produire sur nos industries à tenur technologique puisque nous sommes maintenant en retard.

C'est nous le pays en voie de développement et c'est eux le pays développé. Voilà. Donc on n pas 36 solutions quand on est un pays en voie de développement et d'ailleurs c'est pas moi qui le dit, c'est monsieur Baou qui devenu premier ministre quand il était commissaire au plan, il a fait un rapport sur la bataille du commerce extérieur où il écrit que par certains aspects, l'économie française présente des signes d'une économie en voie de développement et je malheureusement nous devons le reconnaître et ouvrir les yeux et ne pas se raconter d'histoire.

Donc cette reconstruction là, bah elle se passera si nous sommes capables d'établir des barrières protectionniste qui nous permettent de le refaire. Le Japon a construit son industrie comme ça, la Chine a construit son industrie comme ça. Les Américains ont une tradition protectionniste pour préserve l'industrie.

Les seuls qui n'en ont pas une, ce sont nous, les Européens. Donc euh ça veut dire que politiquement, il va falloir qu'on se mette dans le crâne, qu'on va être obligé euh de d'affronter non pas les États-Unis, encore une fois, ce ne sont pas nos adversaires, mais nous allons devoir nous, si j'ose dire, euh faire du Trump vis-à-vis des Chinois, c'est-à-dire taxer les autres plutôt que taxer nous-mêmes. C'est ce que fait monsieur Trump.

Monsieur Trump, il est, excusez-moi, c'est une politique purement nationaliste et qui a le mérite d'être très clair. C'est plutôt que pour réparer les déficits budgétaires qui ont permis de relancer l'économie mondiale trois fois. Alors, il y a eu la récession, le Covid et puis maintenant, il dit "Bah, écoutez, c'est vous qui allez payer parce que moi j'ai déjà tout payé.

Enfin, moi les États-Unis, moi c'est ça son raisonnement. Donc je taxe les autres parce que moi je peux plus payer et je vais pas taxer les Américains pour rembourser ce qui vous a servi à relancer l'économie mondial. Je me souviens parfaitement de la discussion que nous avions à Washington à la Maison Blanche avec le président de l'époque, monsieur Hollande et Barack Obama qui disait "Qu'est-ce que vous faites ?

Vous faites de l'austérité budgétaire et moi je relance. Euh eux sont sortis de la récession en 2 ans et nous 10 ans après, on s'est encore traîné des taux de croissance qui ne ressemble pas et on n'a pas reconstitué notre potentiel industriel économique qu'on a perdu en 2008, 10 ans après. Donc vous voyez euh les Américains, ils nous envoient la facture.

Et et si en plus on se laisse faire de l'autre côté par l'autre empire montant, ben je crois qu'il restera il nous restera comme l'écrit Michel Welbec dans la carte et le territoire, des stations de ski s'il y a encore de la neige et 10000 musées pour amuser les touristes qui viendront regarder et et il y aura des emplois de de services mal payés pour pour les gens les Français qui chercheront à finir la fin de mois comme ils pourront. Merci. J'ai toute petite précision de Franck Ménonville et après je donne la parole à Michel Canévet et Pierre Cepers.

Oui, monsieur le ministre, je voudrais rebondir sur vos derniers propos et notamment vous évoquiez le l'impasse finalement de au niveau automobile de de l'effet taxation. Donc vous seriez plutôt sur une protection au travers des normes plutôt que de taxes ou quel est le tous les moyens sont bons pour se préserver parce que là on a un problème. Il va falloir que les normes ça va être difficile parce que leur leur véhicules bah vous allez chercher des normes en fait.

En fait il va falloir simplement on avait fait à l'époque avec le Japon et la Corée sur les on avait fait des quotas d'importation. Bah, on leur met les quotas d'importation en Europe disant "Écoutez euh désolé." Alors, évidemment, il y aura des mesures de rétorsion sur l'automobile allemande, mais c'est tout le débat d'ailleurs sur l'automobile allemande.

Donc, les Allemands ne veulent pas le faire, mais les Allemands, ils sont en train de descendre comme nous et ils ont perdu 40 % de part de marché sur Volkswagen et Mercedes en Chine en un an. En 1 an. Donc euh ils vont aller produire en Chine peut-être, mais euh qui voudra de Mercedes fabriqué en Chine réimporter en Europe avec des chômeurs qui pourront pas les acheter, y compris les chômeurs allemands, ils ont fait un plan à Volkswagen de 30000 licenciements.

Euh donc il y a 15 millions d'emplois qui sont menacés en Europe dans l'industrie automobile. Donc là, on arrive à des sujets extrêmement graves. Le patron de Stellantis qui est parti monsieur Tavares avait averti donc nous on fixe des normes sur nous alors que on ferait mieux de mettre des taxes sur les autres.

Voilà. Et les taxes, c'est pas 37 % hein. Ça ça devra être des taxes du niveau de Trump, c'est-à-dire 100 120.

Et là, on commencera à à respirer. Voilà, il va falloir vivre maintenant dans un monde où finalement nos propres marchés vont devoir avoir une capacité de production en rapport avec euh la capacité de consommation. Voilà, c'est c'est et donc l'Allemagne et son appareil industriel, il y a deux pays dans le monde qui sont des économies ultra extraverties, c'est l'Allemagne et la Chine.

Et des pays qui ont deux déficits jumeaux, c'est-à-dire le déficit du commerce extérieur et le déficit du euh de de public, c'est les États-Unis et la France. Alors, vous voyez à peu près donc la divergence au sein de l'Union européenne sur les orientations stratégiques. Nous, on s'en sortira pas si on n pas une politique à la Trump.

Mais les Allemands ne veulent pas pour l'instant. Mais le temps passe. Madame Vanerle qui est allemande, je le rappelle, qui pilote la Commission européenne comme si c'était l'Allemagne nous pose un certain nombre de problèmes stratégiques de survie européenne.

Donc il y a un moment où on atteint donc on peut parler tout un tas de choses mais ça c'est le cœur du problème qui va toucher les Français dans les mois, pas les années, les mois à venir. Donc là, il y a il y a si j'ose dire le feu et il va falloir que nous nous en occupions tous. C'est je me permets de de répéter ce message sur le président.

Je crois que vous l'avez déjà entendu la semaine dernière mais je le redis devant vos collègues sénateurs. Le sujet est extrêmement grave et je crois que monsieur Dufour a eu des proposs de même nature. Donc nous sommes tous d'accord.

Donc là ça c'est le sujet du du gouvernement et du parlement français. Merci monsieur le ministre. Un tir groupé de questions.

Michel Canvet, Pierre Cupers, Michel Massé, Guillaume Gontard. Merci monsieur le président. J'apprécie beaucoup votre enthousiasme et votre volontarisme, monsieur le ministre, et puis j'apprécie également vos propositions.

Euh, chère madame, vous évoquez tout à l'heure si vous pouvez vous présenter quand vous prenez la part Michel Canevette, sénateur du Finistère, hein. Vous évoquiez tout à l'heure les masques. La dernière la dernière des quatre usines de masques qui avait ouvert en Bretagne depuis 2020 vient de déposer le bilan effectivement.

Alors en Bretagne, nous avons euh une une association qui s'appelle Produit Bretagne qui regroupe 500 entreprises qui ont un label assez sérieux. Est-ce que vous pensez que l'on peut quand même conserver ces labels régionaux, même si je comprends bien que vous souhaitez qu'il y ait un la national beaucoup plus fort ? Est-ce que vous pensez qu'on peut garder ces ces labels ?

Ils existent aussi dans le domaine agroalimentaire pour ce qui concerne les appellations d'origine contrôlé ou les entités territoriales. Est-ce que ce ne serait pas quelque chose que l'on pourrait également développer euh dans notre pays euh qui permett de signifier l'enracinement des entreprises et et et effectivement et je partage par ailleurs votre sentiment sur la nécessité de d'être beaucoup plus actif sur le sujet parce que la situation de nos comptes publics fait qu'on ne pourra pas continuer à dépenser de l'argent pour soutenir l'industrialisation. Donc ça veut dire qu'il faut que on lève les normes, les contraintes qui pèsent sur les entreprises actuelles.

Oui, merci président. Alors Pierre Cupers, sénateur de la Sénémarne, agriculteur en exercice. Le thème président est bien choisi et les intervenants le sont aussi.

Je regrette l'absence de Div qui aurait pu nous parler de son expérience qui est lui-même Sénémarnais. Alors fabriqué en France. Oui, bien sûr, c'est possible.

Faut-il encore pouvoir vendre, faut-il encore pouvoir exporter. Et ça a été tout le sujet. Et je partage la façon avec laquelle vous avez dit l'un et l'autre la situation.

Si vous le permettez, président, j'ai trois sujets. Le premier, oui, court euh court mais enfin euh qui peuvent vous intéresser et vous donner des éléments sur l'exportation. Euh je suis allé il y a quelques semaines, quelques mois en déplacement pour le Sénat en Égypte. en mission et j'ai pu rencontrer le président Alciss et j'ai pu déjeuner avec lui une dizaine de personnes autour de la table et j'ai rappelé au président combien ce pays était incroyable puisqu'il vivait sur moins de 5 % de son territoire et je lui dis moyen en quoi vous êtes devenu le plus gros importateur de blé au monde.

Vous importez 12 millions de tonnes. Il me dit oui c'est exact. Je dis ce qui est exact aussi président c'est que vous n'apportez de France que 426000 tonnes.

C'est-à-dire c'est rien, c'est même pas l'épaisseur du trait. Alors, il me prend mon poignet, j'étais assis à côté de lui et il me dit "Voyez, vous avez le meilleur blé du monde." Il me le répète trois fois pour que je comprenne bien, comme un pharaon qui veut vous faire comprendre ce qui se passe.

J'ai dit "Oui, et alors président ? Et alors ? Vous êtes beaucoup trop cher.

Vous êtes beaucoup trop cher. Nous, on achète du blé en Russie, on achète du blé en Ukraine, en Roumanie, on l'achète en dessous du cours mondial. Il est subventionné par les États mais il est trop cher parce que vous êtes trop cher.

Vous avez trop de charges, vous avez trop de contraintes, vous vous imposez trop de difficultés qu'on ne trouve pas chez les autres. Moyen quoi on ne peut pas être vos clients. Le deuxième sujet, c'est un accord que le président de la République qui lui appartient à lui seul et encore, c'est de dire "On va fournir des obus en Ukraine et et des munitions." Très bien.

Mais on ne peut pas les fournir totalement. loin de loin de là. Alors, on va vous autoriser à importer à exporter plutôt vers la France, vers l'Europe du sucre.

Et un accord a été pris entre le président de la République et les Ukrainiens pour importer 200000 tonnes de sucre. Aujourd'hui, nous sommes à près de 800000 tonnes d'importation à droit zé du sucre qui arrive en France à droit zéro. Nous fermons une usine en Cémarne, une sucrerie qui ne va pas ouvrir soupe sur loin pour différentes raisons.

Mais le marché est tel que aujourd'hui nous allons perdre nos outils industriels. Alors on peut fabriquer en France bien évidemment on a toutes les capacités de faire. Et puis pour faire court parce que j'ai promis, nous avions mardi mon cher président, mardi après-midi, nous avons auditionné le ministre de de la l'enseignement supérieur et de la recherche.

Et je lui disais, "Monsieur le ministre, c'est incroyable parce que au niveau satellitaire, au niveau de la recherche, euh moi je suis dans une zone qu'on peut dire à moitié blanche où je reçois mon internet que la moitié du temps." Alors, je suis depuis des mois, depuis de nombreux mois à la recherche d'une solution pour pouvoir travailler comme tout le monde. Je n'y arrive pas et j'ai fini par aboutir.

On m'a dit "Mais tu sais pas, tu commandes un truc là, ça s'appelle Starlink". Alors, par internet, j'ai pu passer à un moment donné, j'ai commandé 8 jours après, j'ai eu une boîte qui est arrivée, hein, chez moi, j'ai ouvert mon carton et une demi-heure après, j'ai branché un câble et j'ai posé mon antenne sur ma pelouse pour essayer et j'ai augmenté ma puissance de 25 fois. Alors, j'ai demandé au ministre, mais où en sommes-nous ?

Et pourquoi moi je suis obligé d'aller aux États-Unis pour ça ? Parce queil y a les satellites à basse attitude et cetera. Bon, il me dit "Oui, on a loupé le créneau et on n pas vu clair mais" me dit-il, il y aura des solutions mais on ne rattrapera jamais celle-là.

Vous vous rendez compte ? Donc ma question c'est la la situation dans laquelle on s'est mis la la situation de dépendance. On dépend du reste du monde pour tout alimentaire, énergie.

Voilà, on est dans une situation où on se crée nous-même nos propres contraintes. On a justement retour d'Égypte, je suis je suis rapporteur d'une d'un projet de loi qui est la loi du plomboville pour réduire et supprimer un certain nombre de contraintes et de contraintes et d'entraves au métier d'agriculteur. Les abeilles sont un merveilleux véhicule.

Mais il y a aussi d'autres phénomènes qui font que aujourd'hui l'agriculture française se met dans une situation se met dans une situation de non concurrence par rapport à l'ensemble du monde puisqu'on s'interdit nous-même un certain nombre de choses que les autres s'autorisent parce qu'il n'y a pas de danger, il y a rien du tout. Bon voilà, on est dans cette situation là. Alors oui, on peut produire en France, on doit produire en France parce qu'on est les meilleurs, parce qu'on est bon, mais on ne sait pas aujourd'hui euh se donner les moyens de pouvoir vendre, commercialiser et puis de continuer à produire, on va de être de plus en plus dépendant.

Voilà. Donc, on peut avoir toutes les bonnes volontés, mais qu'est-ce qu'on fait ? Comment on fait ?

Voilà, c'est une disposition politique et j'entendais un de vos an prédécesseurs que je suis allé voir à Ber il y a quelques années qui me disait Pierre, pourquoi produire chez nous ce que l'on peut pourquoi produire chez nous ? J'ai terminé pourquoi produire chez nous ce que l'on peut trouver ailleurs beaucoup moins cher ? Ça c'est un état d'esprit qui fait et c'est à Berci en disant pourquoi produire chez nous ce qu'on peut acheter moins cher ailleurs ?

Merci Pierre. Michel Massé Michel Massé sénateur du Lotégaron. Je resterai que quelques minutes parce qu'on a d'autres travaux qui qui se poursuivent euh assez brièvement.

Bon, d'abord merci pour vos interventions, monsieur le ministre, madame. Moi à chaque fois c'est un plaisir de vous entendre mais à chaque fois que je vous entends, c'est je me dis mais qu'est-ce qu'on fait quoi ? Quelle est ma part ? ce que vous dites est superbe.

Tous les exemples qu'on a, tout le monde en a sur son territoire, tout le monde en connaît. On peut continuer à ressortir des exemples, encore des exemples. Et ben oui, il faut du courage à un moment donné.

Il faut qu'effectivement collectivement collectivement on porte des lois, des propositions de loi parce qu'effectivement cette situation n'est pas tenonnable. Alors euh ce ce pouvoir d'achat qui est qui est une des priorités peut-être des des Français aujourd'hui, le souhait de produire en France et celui de légiférer. Voilà à peu près.

Vous avez développé un petit peu et mon collègue vient de le faire aussi le dossier de l'exportation qui n'a pas été évoqué mais c'est aussi une nécessité pour des entreprises. Il y a un dossier que qui n'a pas été abordé non plus, celui de l'énergie française en fait, qui est quand même un levier important du coup derrière pour le prix de revient et l'économie de manière plus générale. Là aussi, il y a une réflexion, il y a une réflexion à avoir.

Moi, j'ai noté qu'il y a quelque chose à faire qui peut être facile. L'agence technique, la commande publique, c'est quelque chose qu'on peut mettre facilement en place au niveau des territoires. le levier que vous avez évoqué en disant qu'aujourd'hui le foncier et l'immobilier n'est plus supportable alors que c'est le le pouvoir d'achat de la consommation qui est le plus pénalisé aujourd'hui ou lequel on va mettre au rabé alors qu'on a un immobilier qui continue à augmenter des proportions énormes.

Donc en tout cas merci pour tout ça. Je prépare rester beaucoup plus longtemps mais euh euh en tout cas ça m'interroge sur mon rôle de parlementaire et puis euh effectivement s'il faut affronter l'Europe ou d'autres et ben on doit le faire tous ensemble. Des commentaires ?

Madame, monsieur le ministre, je me permettrai de répondre sur un certain nombre de points pour être concret et vous donner peut-être des des chemins de de pour l'action. Bon euh vous vous prenez un secteur dans le vous prenez n'importe quel secteur économique, l'aquaculture, le logement, la construction, l'agriculture même sectoriel. Vous allez et vous vous mettez à écouter tous les professionnels.

Mais vous les mais c'est un boulot de titan, donc faut vous répartir le travail. Voilà de de un couple de sénateurs ou de députés qui se met sur un secteur disant qu'est-ce qu'on enlève comme norme ? Parce que si vous attendez j'enlève une norme quand j'en rajoute une ça on en a c'est c'est dire que qu'est-ce qu'on abroge ?

En fait c'est une loi d'abrogation. Bah déjà faites ça parce que le parlement il a la charge du de de de des textes législatifs quand même. Donc vous prenez un secteur, moi je l'avais fait dans l'industrie parce que à l'époque il y avait le président de la République qui demandé le choc de simplification.

Je vous explique ce qui s'est passé et pourquoi il y a pas de simplification. à l'époque, on a dit simplification monsieur les ministres, allez chercher les informations. Je dis très bien, on a fait remonter des préfets, des dri de nos nos soldats hein sur le terrain disant ça marche pas.

Des organisations professionnelles, MEDF, CPME et même des syndicats qui participaient à ce travail. On a sorti 500 mesures et après on est parti à l'interministériel. Bon, déjà l'interministériel c'est dirigé par qui ?

Bah par le conseiller simplification du premier ministre. Quel âge a-t-il ? 27 ans.

Qu'est-ce qu'il connaît ? Rien. Mais c'est lui.

Et les ministres ne peuvent pas participer à la réunion interministérielle. Donc en fait, c'est les technos qui eux-mêmes entre eux dans les administrations décident de ce qu'on abroche ou n'abroche pas. Où est le politique là-dedans ?

Il y en a pas. Bon bah, prenez ce dossier en main, il faut que ça vienne du Parlement et vous faites des lois d'abrogation secteur par secteur et vous êtes Mais moi je peux vous en parler mais dans tous les secteurs où j'ai des entreprises mais c'est incroyable le pays est vitrifié, bloqué. Il y a pas notre ami le sénateur de Saint-Emar le dit sur le l'agriculture.

On peut plus travailler. Il y a toujours à demander l'autorisation. C'est même plus un régime pour moi libéral, c'est-à-dire libéral politique.

Euh c'est-à-dire qu'en fait tout ce qui n'est pas interdit doit être autorisé. Maintenant tout le monde pense que si on n pas l'autorisation, on fait rien. Bon ça les lois d'abrogation, vous pouvez le faire vous-même et franchement qui sera contre ?

Mais reprenez le secteur du logement, vous allez voir et libéraliser le droit de construire ne serait-ce que parce que les architectes vous expliquent qu'aujourd'hui on peut plus rien faire. C'est pour ça que les villes se ressemblent toutes parce que tout est normalisé. Mais qui fabrique ça ?

B abrogez-les. C'est vous qui avez la le pouvoir de de dédicter des normes et le pouvoir souverain. Donc allez-y, occupez-vous de ça.

Ça, c'est pour vous, monsieur le sénateur. Autre chose, l'agence technique, on peut le faire de façon volontaire. Ça a été fait dans cette région mais ça atteint certaines limites.

Si vous retirez à tous l'État, les collectivités locales, tout le monde le droit de choisir son acheteur, de faire son truc dans son coin et que ce pouvoirlà est transféré, bah c'est pour une fois on retire des compétences et les collectivités locales, ils vont pas se plaindre. pour une fois, c'est des charges en moins et transférer avec les salariés d'ailleurs ou certains sélectionnés par sous l'autorité du préfet mais pour un établissement public qui sera un établissement public des collectivités locales euh et euh et de l'État ensemble dans chaque région, je peux vous dire ça va tout changer mais ça faut une loi pour ça parce que ça touche aux compétences et à la distribution des compétences. Donc ça vous pouvez le faire.

Voilà. Après la question de la fiscalité, les charges qui pèsent sur il y a 70 milliards de trop par rapport à l'Allemagne sur le secteur productif qui pèse. Le gouvernement depuis quelques années a préféré baisser l'impôt sur les sociétés qui est un impôt sur le solde, c'est sur un revenu.

Je préférerais à la limite quand décharge les impôts sur la production, c'està-dire que même quand vous n'avez pas gagné de votre vie, vous payez déjà un impôt. C'est pas ce qui manque quand même. Bon ben c'est là que il faut transférer une partie de la fiscalité, les mettre sur les revenus.

Quand on a gagné sa vie, c'est plus facile de payer un impôt s'il est pas confiscatoire bien sûr que quand on n pas encore gagné sa vie. Franchement là aussi fait la liste, ça a été fait par au moins trois signes tank sur le sujet. la fabrique de l'industrie, enfin je vous les connaissez tous.

Euh le MEDF a ses positions, mais il y a pas que le MEDF, il y a aussi des capitaines d'industrie qui ont travaillé sur le sujet indépendamment des positions des organisations professionnelles, patronales. Franchement, il y a de quoi faire et moi je soutiens ce projet. Je pense que taxer la production ça n'est pas tenable.

Enfin, et de manière générale, alors ça c'est pour c'est le c'est pour votre tout dou liste. Qu'est-ce que je peux faire ? poser cette question, je vous donne des idées.

Mais de manière générale, c'est une mobilisation nationale autour de la reconstruction de notre appareil productif agricole et industriel qu'il faut prononcer, sinon on n'y arrivera pas. C'est-à-dire que tout doit être organisé non pas autour du consommateur mais du producteur. Donc le consommateur, il est beaucoup plus nombreux, il est beaucoup plus puissant mais le producteur il est isolé, il est seul et il est mal représenté.

Donc il faut organiser aujourd'hui maintenant une France autour de nos aptitudes à produire pour nous-mêmes déjà nos propres besoins déjà pour nous-mêmes avant d'aller chercher ailleurs. Et ça c'est une mobilisation nationale que les gouvernements devraient euh organiser et donc ça ça suppose que tout le monde s'en occupe. C'est pour ça que je prends beaucoup de temps à venir et si j'ose dire évangéliser à la question du du produire en France parce que ça repose sur la responsabilité de tout le monde, du citoyen, du consommateur, du producteur, de l'élu, du parlementaire, du ministre, tout le monde tout le monde est responsable à sa manière avec ses propres moyens et là où il se trouve dans la société.

Excusez-moi d'avoir été long. très très rapidement parce queon a déjà abordé beaucoup de choses. Je je sais pas si on peut on peut discuter des droits douanes et du bon niveau de droits douanes et il y a certainement un axe là-dessus mais je crois que aujourd'hui au regarde de notre situation dans laquelle nous sommes et des montants d'aide publique que nous mettons sur la table pour attirer des capitaux étrangers que ça soit en France et en Allemagne que ce sont les deux pays qui qui ont vraiment une politique très tournée vers fait d'attirer des capitaux étrangers.

Il y a deux sujets qui pourraient être intéressants à étudier qui sont un les transferts de technologie. quand on a voulu la Chine s'est développée parce qu'il y a eu des transferts de technologies et aujourd'hui on souhaite développer ou rattraper un retard notamment dans les technologies clé de la transition énergétique et la question de transfert de technologie pourrait se poser de la même manière qu'on pourrait demander à la Chine de s'implanter sur le territoire français si elle souhaite vendre des produits en France comme elle l'a exigé des entreprises européennes avec certainement de plus de conditionnalité dans les aides publiques, plus de transparence dans les mécanismes les mécanismes d'aide. Aujourd'hui, nous sommes dépendants de la Chine mais la Chine est dépendante de l'Europe d'une certaine manière pour ces exportations.

Elle a une tassement de sa demande interne, elle a des capacités de production largement importantes et donc elle a besoin de pouvoir exporter. Et donc il y a aussi des rapports de force qu' qu'on peut assumer. Autre chose, moi je j'entends beaucoup hein sur euh on en arrivé là, on s'est mis dans cette situation, on ne sait plus quoi faire mais on l'a collectivement choisi.

Dire le fait de ne plus produire en France, ça a été une politique choisie par Non mais un discours je dire la petite on met on met tout sur Serge Chouru que qui a pas la paternité entreprise sans sans sans usine là aussi ce sont des Américains qui ont la paternité. On va regarder des entreprises comme Nike, elles se sont fondées sans détenir les outils de production. Dans les années 90 était courant de se dire que il fallait fin des années 90 début des années 2000 que s'il vous voulez réussir, il fallait se détourner du territoire français.

Les entreprises l'ont fait mais ne me ne dites ne me laissez pas croire que l'ensemble des élites de ce pays n'ont pas été convaincus par ce projet. Quelles ont été combien de politiques si s posé ? Alors, c'est facile d'aller sur un piquet de grève dire ne fermez pas cette usine aujourd'hui tout le monde parle l'industrie.

Combien de personnes s'intéressent vraiment aux usines ? Combien de personnes sont allé voir des usines et se demandent comment fonctionne, quelle est la complexité d'un outil industriel et sa diversité. Prenez une entreprise de la chimie, c'est pas la même chose qu'une entreprise qui fait du sucre.

C'est pas la même chose qu'une entreprise qui fait des voitures et c'est pas les mêmes compétences, c'est pas les mêmes besoins en terme de de ressources. Alors, je veux bien qu'on parle d'industrie, mais qu'on s'y intéresse réellement et qu'on arrête les discours parce qu'on en parle beaucoup, on se gargarise de beaucoup de choses et je crois qu'on connaît largement les outils et elles sont à la main du politique. Alors, on peut se dire les entreprises font pas le job mais on peut mettre des normes et des règles pour inciter.

Les consommateurs font pas le boulot, mais on a des moyens avec la fiscalité d'orienter. Moi est-ce que collectivement on a envie de le faire ou est-ce qu'on continue à se regarder en se disant on se désindustrialise et puis dans 10 ans on se retrouvera en disant il faut faire du m in France c'est vachement c'est vachement chouette et on sera tous avec des marinières mais qui seront même plus fabriqués en France et la troisième chose c'est que il faut avoir conscience et je pense que tout le monde a de la complexité de la situation qui est oblige à faire des choix. On est endetté, on ne veut préserver le pouvoir d'achat, on faire la transition écologique, on veut réindustrialiser, c'est presque intenable.

Donc il faut faire il faut faire des choix et dans un pays corporatif faire des choix c'est pas évident parce que je crois qu'on est infiniment corporatif. Et quand vous allez aller voir sur la simplification parce que la règle qui va pas l'agriculteur, elle va aller bien au producteur de fleurs. Mais celle qui va au producteur de fleurs, elle ira peut-être pas à l'industriel de la l'industriel de la chimie.

Donc il y a des choix de société à faire et il faut affumer la confrontation. La confrontation, elle est pas forcément mauvaise, mais aujourd'hui, on est dans un tel contexte, on veut on veut le consensus toujours. Bah le consensus, ça fait du consensus à minima.

Il faut accepter de la la confrontation et il faut accepter de venir avec ses exigences maximales. Et c'est là qu'on pourra avoir un débat qui tombera peut-être pas sur le le le plus bas, mais j'insiste vraiment sur la responsabilité collective et que chacun assume. Et moi, je veux dire, vous allez vous dire, j'ai un titre aujourd'hui d'universitaire, j'ai fait le choix, j'ai fait une thèse sur l'industrie, j'ai fait le choix d'aller travailler dans l'industrie parce que je voulais que mon discours soit lié avec des à des actes.

Je commencais à travailler sur la décarbonation et ben je suis allée travailler et je travaille aujourd'hui dans un des 50 sites les plus émetteurs de France pour essayer de voir comment concrètement faut faire la décarbonation que au-delà des propos et de mon un peu d'honneur de leçon que j'ai aujourd'hui, que j'aille me coller aussi à la réalité parce que la réalité bah rapport de force et je suis content quand j'ai avancé de 50 cm aujourd'hui et quand j'ai pas reculé d'un m et donc au-delà des discours et ben qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on sort de là en se disant quel est notre bouquet d'action et comment vous allez tendre la main à vous partenaires politiques qui n'ont pas la même couleur de vous pour aller avancer et avoir un début de réponse pour notre industrie parce qu'elle le mérite bien et c'est pas les industriel qui le mérite bien derrière, ce sont les Français qui travaillent dans ces industries et qui contribuent au rayonnement de la France et donc à notre souveraineté. Merci. C'est peut-être aussi euh ce qui fait l'originalité de la délégation aux entreprises que je défends bien évidemment étant le président, c'est qu'on passe énormément de temps sur le terrain à la rencontre des chefs d'entreprise à visiter des entreprises euh très régulièrement de jours on fait un Tour de France. dernièrement, on était dans le Pas de calé et là on va aller bientôt dans le Loiré fait toute la France comme ça on peut venir chez vous à un moment de jours visiter à la rencontre on passe des journées complètes à rencontrer les entreprises tout aussi différentes les unes que les autres et c'est ce qui fait peut-être que nos propositions quelquefois défrisent un peu toute cette administration et même nos collègues on a du mal des fois à faire passer les choses. une demande de d'intervention de Jean-Luc Brou.

Jeis vous dire aussi, c'est qu'il y a deux choses qu'il faut pas qu'on oublie aujourd'hui dans nos différents métiers. Moi, j'ai eu la chance d'avoir une entreprise du BTP et dans l'industrie que j'ai bien vendu à EDF d'Alkia, donc tout va bien. Mais j'ai eu la chance aussi d'avoir une femme beaucoup plus intelligente que moi qui avait fait des grosses études et dans notre région, on avait décidé de sauver l'industrie confection Poitier Saint-Ignan, voyez Beauval, on est à 100 km l'un de l'autre. 500 emplois dans une commune de 3000 habitants dans la confection en 90. et on s'était mis en tête de sauver enfin mon épouse s'était mis en tête de sauver la confection.

Donc on avait racheté deux trois entreprises après les dépôts de bilan dans de mauvaise conditions parce que à ce moment-là, on aurait pu les racheter pour zéro avec les bâtiments. Alors que moi, j'ai racheté les bâtiments en même temps et je les ai payé et on s'est loupé. Parce qu'il y a deux choses, monsieur le ministre, un veuil chis, il y a deux choses, c'est qu'il faut pas oublier aujourd'hui, ça c'est ma ma passion, c'est la formation des apprentis et l'apprentissage des métiers.

Si demain matin on veut continuer dans le bâtiment, dans l'énergie, dans l'industrie, c'est de former des jeunes qui savent travailler. Moi, j'ai commencer à 13 ans et demi. Mon père m'a dit "Allez, tu vas à l'appremprentissage, ça m'a pas empêché d'avoir une boutique climat élect qui pèse aujourd'hui quand même 80 millions d'eur d'affaires.

Mais si j'avais pas appris un métier, j'y ne serais jamais arrivé. La confection, on s'est loupée, vous avez raison. Et c'est dramatique parce que mon épouse me disait à cette époque-là, tu verras, on reviendra dans ce métier.

Et aujourd'hui, c'est vrai qu'on a l'impression qu'on revient dans ce métier grâce au mieré, grâce à toutes ces toutes ces ces choses qui nous apportent de un allègement de main d'œuvre. Mais il est trop tard. Il est beaucoup trop tard.

Et moi je vous le dis aujourd'hui, je le dis à mes collègues, mais je suis sûr qu'ils sont tous d'accord, c'est demain matin continuer à brandir l'étendard de l'apprentissage. Sans apprenti, on réindustrialisera pas, on remettra pas les métiers en service. Merci Jean-Luc.

Moi, je tiens sincèrement, monsieur le ministre, madame Voy à vous remercier déjà pour votre présence ce matin et et la liberté de ton temps que vous avez utilisé qui nous voit très très bien. Euh c'est un peu l'ADN de notre délégation également. Merci chers collègues.

Euh la coïncidence fait que j'ai rendez-vous tout à l'heure avec ceux qui le veulent de la délégation et de la commission des affaires européennes avec le commissaire européen Arthur Magras qui est notamment responsable de la protection des consommateurs et donc il y a un certain nombre de messages qu'on a pu capter et qu'on fera passer avec force notamment de nouveau monsieur le ministre. Merci beaucoup.