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interviewLCP - Assemblée nationale· 13 février 2024 164 min

Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale - 13/02/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Assemblée nationale on va parler de la fin du droit du sol à Mayotte et du retour d'Élizabeth borne en tant que députée sur les bans de l'Assemblée à tout de [Musique] [Musique] suite bienvenue pour les questions au Gouvernement sur LCP je vous accompagne jusqu'à la séance à suivre à 15h en direct et en intégralité sur la chaîne parlementaire vous le voyez ça c'est affiché en bas de l'écran le décompte est lancé c'est parti donc pour les questions d'actualité alors ce matin Elisabeth borne a fait son grand retour à l'Assemblée en tant que député l'ancienne Première ministre a reçu une standing ovation à la réunion du groupe Renaissance elle s'est exprimée devant la majorité je suis désormais pleinement l'une des vôtres a dit l'ancien chef du gouvernement loin de ce consensus et bien il y a la suppression du droit du sol à Mayotte annoncé par le ministre de l'Intérieur qui divise le débat aura lieu avant l'été dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale alors pour tout comprendre de cette actualité parlementaire nous retrouverons Elsa mondingava et Marco Pomier qui se trouvent salle des quatre colonnes et puis Clément mie qui lui est déjà dans les tribunes de l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour le menu des questions au gouvernement et puis à partir de 14h45 nous vous ferons vivre l'arrivée du premier ministre gabiralatal ainsi que de tous les membres du gouvernement ce sera cours d'honneur l'entrée principale du palais Bourbon on va retrouver tout de suite Elsa mondingava qui se trouve salle des quatre colonnes els c'est le grand retour pour les exmembres du gouvernement à l'Assemblée oui on peut penser à ellisabeth Borne Olivier verrant Olivier du SOP Clément B ce que je peux vous dire c'est qu'avec les journalistes il jouent un peu au jeu du chat et de la souris celle qu'on aurait voulu apercevoir c'est ellisabeth borne pour l'instant on l'a juste vu en voiture évidemment ils seront tous à la séance de question au gouvernement il y en aura même qui seront à notre pendant notre émission certains décident de parler à la presse d'autres se de se faire discret mais ils sont bien de retour ces députés ces ministres redevenus des député oui je pense que les caméras évidemment ne manqueront pas de nous montrer ces anciens ministres anciens secrétaires d'État qui font leur retour cet après-midi sur les bancs de l'Assemblée nationale Clément merrique vous vous êtes déjà dans les tribunes il n'y a pas encore de députés dites-nous quel sera le thème principal de cette séance de question ben c'est une séance qui va d'abord être marquée Brigitte par un hommage rendu à l'ancien garde d' saau Robert Badinter hommage rendu par la présidente de l'Assemblée yel brun pivé elle-même ancienne avocate et puis pour ce qui est des des questions posées par les députés il sera beaucoup questions de Mayotte et de cet objectif affiché par le gouvernement de supprimer le doit droit du sol dans ce département français pas moins de trois questions seront posées sur ce sujet notamment par la présidente du groupe rassemblement national Marine Le Pen mais également par le député LFI jeanug gratenon et par la députée liotte de Mayotte Estelle yousoufa merci Clément Amrique et on vous retrouvera un petit peu plus tard dans cette émission pour d'autres questions au Gouvernement j'accueille à présent mes invités sur ce plateau Estelle yououfa bonjour et merci d'être avec nous vous êtes député liotte de Mayotte vous allez pouvoir nous parler de la situation sur place et de l'annonce du ministre de l'Intérieur dans quelques instants et face à vous et bien Alexis corbierre bonjour et bienvenue vous êtes député la France insoumise de sa SaintDenis alors Gérald dar a voulu frapper fort puisqu'il a annoncé ce weekend rétablir pour rétablir le calme à Mayotte la suppression du droit du sol dans ce 101e département français une décision son très commenté Marco Pomier vous êtes avec nous salle des quatre colonnes cette mesure s'accompagne d'autres annonces oui Brigitte he parmi les mesures annoncé la mise en place d'un rideau de fer autour de l'île pour empêcher notamment le passage des quissa quissa ces bateaux de pêcheurs utilisés par les passeurs autre mesure le lancement de l'opération wambutchu 2 qui vise à expulser les étrangers en situation irrégulière à détruire les bidonvillees il y aura aussi des interpellations massives dans les prochains jours pour lutter contre la la délinquence a annoncé le ministre de l'Intérieur et puis vous l'avez dit Brigitte la mesure la plus importante c'est la fin du droit du sol à Mayotte il ne sera plus possible de devenir français si on n'est pas soi-même enfant de parents français a déclaré Gérald haranin la suppression du droit du sol qui permettra la fin du visa territorialisé un dispositif qui a empêché jusqu'à maintenant les détenteurs d'un titre de séjour à Mayotte de rejoindre la métropole merci Marco bomier pour ces précisions Estelle Youssoufa est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la situation réellement aujourd'hui à mayottte vous y étiez il y a combien de temps qu'est-ce que vous avez vu je suis arrivé lundi matin à Paris puisque j'ai participé aux négociations dimanche avec le gouvernement et les forces vives et les élus locaux la situation à Mayotte c'est 22 jours de blocage total de paralysie une très grande violence parce que ce mouvement social qui est totalement légitime qui réclame la la paix et la sécurité sert de de prétexte pour les bandes violentes pour semer encore plus le chaos il y a eu cette nuit encore un mort un homme qui a été assassiné dans son jardin par un jeune qui passait par là qui l'a poignardé c'estè victime de la violence aveugle qui secou Maillotte et c'est la motivation principale du blocage mais il faut entendre que même si le blocage c'est la mort de notre économie c'est un énorme risque sanitaire puisque les les déchets ne sont plus ramassés il y a des risques de choléra à Mayotte malgré ça la population euh lance cet appel désespéré à l'aide pour qu'on alors il y a la fin du droit du sol qui est quand même une annonce très forte qui a été faite par le gouvernement comment c'est accueilli par la population est-ce que ça va permettre justement de lever ses blocages euh vous avez raison de parler des autres mesures parce qu'en fait c'est un plan qui est assez complexe que propose le gouvernement euh Mayotte a entendu beaucoup de promesses et donc nous on attend des engagements fermes et donc écrits ça a été la demande du mouvement des force vives qui ont demandé que ce qu'a annoncé le ministre d'armanin soit couché par écrit et ça devrait l'être d'ici ce soir en principe selonagement on verra bien et puis ensuite les forces vives pourront en parler avec la base et décider ou non de la lever des barrages mais il y a il y a beaucoup d'épuisement sur place et en même temps beaucoup de détermination parce que c'est vraiment un un un appel au secours de la dernière chose de la dernière TER parce que en fait soit on sort une trouve une sortie politique par le haut soit c'est le chaos total à Mayotte et surtout des violences meurtrières parce qu'on est déjà dans un climat insurrectionnel donc faut trouver des solutions politiques Alexy Corbier comment vous réagissez à ce plan qui a été annoncé et particulièrement à cette mesure forte qui est la la suppression du droit du sol à mayott pour rétablir justement le calme et la sérénité B déjà une pensée pour les habitants de Mayotte il y a une situation qui est terrible et qui dure depuis trop longtemps déjà une situation de pauvreté c'est la France je le rappelle c'est un département français et on a l'impression qu'il y a depuis trop longtemps de la part des politiques publiques un sentiment que c'est une zone reléguée qui est fond du problème tout le monde n'a pas accès à l'eau aujourd'hui je des enfants le rapport à l'école à l'éducation enc toute une série de choses que n'importe où en France on n'accepterait pas et que depuis trop longtemps sont sur place donc face à ça je dois dire que l'annonce spectaculaire on peut parler un mot sur la forme qui est assez étonnante de la part du ministre de l'intérieur parce que le même jour je crois le ministre le Premier ministre donnait une longue interview dans le Parisien où il balayait beaucoup de sujets cette question là n'était même pas évoquée et on a un ministre de l'Intérieur qui arrive sur place et qui dit au nom du Président de la République on va remettre en cause le droit du sol moi déjà je crois que ça n'est pas une réponse qui va changer efficacement la situation sur place d'ors et déjà ma collègue yousoufa me corrigera depuis 2018 me semble-t-il il y a déjà une modification qui fait qu'il faut qu'il a au moins lorsqu'un enfant nî territoire un des deux parents qui soit en situation régulière donc il ne suffit pas et qui vivent depuis un certain nombre de temps sur et ça n'a pas changé me semble-t-il depuis 6 ans la situation ce qui est déjà un peu dérogatoire si je peux dire par rapport aux conditions mais justement est-ce qu'il fallait pas aller plus loin que cette dérogation 201 est-ce que cela a eu un effet je ne crois pas en fait en fait je vais je vais expliciter parce que la question du droit du sol elle est complexe si on connaît pas le le droit migratoire à Mayotte en fait aujourd'hui à Mayotte il y a plus de 11000 naissances parents 90 % des parturiantes sont des mères étrangères ces enfants parce qu'ils sont n en grande majorité des Commores ces enfants parce qu'ils sont nés sur le sol français sont protégés jusqu'à leur 18 ans ou où ils peuvent demander la nationalité par cette protection leurs parents sont automatiquement régularisés c'est ça l'appel d'air que provoque la question du droit du sol c'est-à-dire que 90 % des papiers qui sont distribué à Mayotte le au titre de de titre de séjour d'un parent parent enfant français oui mais pardon mais en fait c'est ça le cœur du donc en fait la la la loi Tani à laquelle vous faites référence en fait elle protège déjà ces 90 % des des droits des étrangers et donc ça leur donne un séjour pendant au moins 18 ans à partir du moment où on dit il y aura pas de droit du sol à maotte il y a plus raison de traverser la mer pour avoir le droit du sol puisque c'est l'objectif principal de celles et ceux qui viennent pour accoucher parce que je rappelle que tous les jours on a des centaines de migrants qui arrivent par bateau beaucoup de femmes enceintes qui viennent spécifiquement pour accoucher est-ce que ça va attraité deot moi je ne veux pas vous êtes sur le terrain mais il y a combien de gens aujourd'hui qui sont de nationalité étrangère 50 % des plus% ne compte pas on ne compte pas les mineurs je vous pose une question parce que vous connaissez mieux que moi c'est 300000 personnes oui au moins oui d'accord donc vous pointez le fait 300000 personnes que ça concerne 10000 11000 naissance donc parents parents par donc c'est pas le fond du problème par an ben ouientend bien oui ça fait non non mais c'est c'est 10000 c'est ens plus pas ça n'est pas le fond du problème ça mais madame mais ça non ça n'est pas le fond du problème et je ne crois pas que la situation de pauvreté des gens qui fuient les commordes NOTAM viennent uniquement dans l'objectif de naître sur place c'est plus et vous le savez bien c'est plus compliqué que ça c'est les déséquilibres y compris de la région la situation d'inégalité que y compris la France dans l'idée qu'elle se fait dans son rapport au monde doit aider à ce que des populations est-ce que la franceillir autant de personnes décomort sachant que maintenant la moitié de la population ma pourquoi évacuer une question fondamentale c'est que dans un département français les/ de des Français vivent sous le seil de pauvreté pourquoi là-bas les Français n'ont même pas accès à l'eau c'esti des problèmes qui me semblent être au cœur des préoccupations parce que le développement ça fait 20 ans que la France finance le développement des Comores pays le plus corrompu qui envoie sur sa population donc en fait à un moment on va arrêter d'essayer de sauver les voisins on va je vais terminer mon propos je vous ai pas interrompu le sujet ce n'est pas le sujet ce n'est pas d'aider à développer un pays qui a pris son indépendance parce qu'on a essayé ça ne fonctionne pas à un moment il va falloir tirer les leçons du de nos échecs en politique publique c'est 150 millions hein que verse la France depuis les accords de 2019 pour aider les Comores qui contre leur signature ont dit on va lutter contre l'immigration clandestine et les Comor n'ont rien fait et elles ne feront jamais rien puisque les Commores revendiquent mayott et que ce qu'il se passe à mayott c'est la Rev rendication par les Comor notre voisin qui instrumentalise les flux migratoires pour déstabiliser le territoire c'est ça ce qu'il se passe à Mayotte et on le voit ce d'autant plus que maintenant il y a une nouvelle route migratoire qui est ouverte organisée par des Comoriens depuis la Tanzanie et on voit arriver un flot de migrants qui arrivent d'Afrique des grands et donc cette question du Dr du sol elle est fondamentale parce que elle dit à tout nos voisins 500 km pour l'Afrique 60 pour les Comores ce n'est pas la peine de venir vous n'accéereez jamais à la nationalité à SAF RP rien je le répète l'argument a été donné je sais pas pourquoi vous n'y répondez pas depuis 2018 on a dur les conditions d'acquisition de nationalité française et ça n'a rien changé donc ça ne règlera rien et je m'étonne que vousmême qui êtesl terrain vous je n'ai rien compris à vous qu'est-ce que ça va changer effectivement si 201 communication je vais vous dire nationale à la veille des élections européennes dans le but manifestement de parler comme le rassemblement national de remettre en cause des droits fondamentaux comme français c'est-à-dire que si on remet en cause l'égalité des droits sur l'ensemble du territoire national on rentre dans une spirale folle dangereuseal la population de Mayot n gagnera rien elle devrait au contraire moi je pense que c'est honteux de vous écouter dire ça parce qu'en fait les droits fondamentaux à Mayotte le droit à la sécurité le droit àer venir le droit à avoir l'eau le droit à avoir l'éducation ou la santé ne sont pas assurés et là vous êtes en train de me parler du droit des étrangers c'est pas mon sujet et c'est pour ça non non le la question et C important que votre collègue parle de l'ensemble du la première la première demande des maorises et des Maoris c'est la sécurité c'est un droit et donc que vous amenez le débatoption qui est une des mesures pour aller vous affronter avec le r j'ai pas terminé depuis depuis depuis le début vous allez sur le terrain d'aller sur le RN d'aller sur le débat du droit du sol alors qu' emble de mesur moi je suis désolée Mayot va pas servir de punching B à ce que vous régliez vos comptes avec le n'a pas changé les choses est-ce que c expadame je vous parle accès à l'eau je vous parle accès à la sécurité je va vous dire madame vous savez quoi s'amuse avec la population de Mayot vous devriez vous dire le collectif citoyen qui mobilise me sembleil le patron localement les partis politiques les syndicats ne récl pas cette mesure de du droit du sol les revendications locale qui crée la situation que vous connaissez c'est des questions aussi de développement la population elle veut que leurs enfants puissent aller à l'école veut que les gens soient en sécurité pour quelle raison là-bas le ministre de l'Intérieur fait une communication qui prendra du temps à réaliser qui va agiter sans permettre que tout le monde chaque Français sur place puiss au moins avoir accès à l'eau comme parlementaire vous moi tous exigeons cela nous avons déjà exigé par le passé c'est ça que je suis en train de vous dire Madame c'est que quand vous dites je comprends très bien que la population de Mayot doit pas servir de de de punching ball vous voyez c'est là-dessus c'est la priorité et cette priorité là n'existe pas dans la communation gver point de vue on va poursuivre ce débat dans un petit instant mais on va faire intervenir Ludovic mendz pour la majorité puisqu'il est député renaissance de la Moselle et il est avec vous Marco Pomier oui Ludovic mendz entre l'extrême droite et le gouvernement il n'y a plus de différence de nature mais de degrés c'est ce que dit Olivier fort le premier secrétaire du Parti socialiste qu'est-ce que vous lui répondez qu'il fait une erreur fondamentale et manifeste parce que je crois que on répond pas au rassemblement national mais on répond à la au besoin et à la demande en fait des Maoris et des maoraaises et des élus maorés et maoraaises j'ai eu la chance de me déplacer en 2019 sur Mayotte et je pe assurer que c'est ce qu'on entendait de la part des maurés qui ne supporent plus la situation dans laquelle ils sont et puis après la gauche caviier on a la gauche flnichard il a besoin de trouver des phrases polémiques pour pouvoir exister et c'est malheureux d'en arriver là alors Alexis corbierre en parlait en plateau le droit du sol il a déjà été restreint à Mayot en 2018 pourtant les problèmes ils demeurent alors est-ce que c'est pas démagogique et inefficace comme le dit certains à gauche c'est pas la seule et unique solution proposée aujourd'hui c'està dire que ça fait du bruit parce que c'est un droit qui est comparé à au reste de la France est différent d'ailleurs je rappelle qu'en Alsace Mosel moi qui suis niséland on a aussi des particularismes locaux avec un droit local qui est spécifique à notre territoire mais il y a plusieurs choses qui ont été mis en place un meilleur accompagnement au logement à l'éducation sur le travail je rappelle qu'on a presque 70 % de la population qui est en grande difficulté par rapport au travail une 50 % qui est en difficulté par rapport au logement donc c'estes réalité que nous allons que nous connaissons et que auquel nous allons répondre en fait ne répondra pas que par la partie droit du sol le droit du sol c'est une annonce complémentaire parce qu'aujourd'hui on le sait malheureusement on a certaines personnes qui arrivent des Comores qui naissent en France qui ont la nationalité française mais qui n'ont pas vocation être sur le territoire national parce qui sont rentrés de façon irrégulière et illégale merci beaucoup Ludovic Menes pour cette réaction merci à vous merci estfin on voit bien votre désaccord avec Alexis Corbier vous connaissez-vous la situation sur placeacord c'est des contrevérités en fait continuer à me sortir des des des euh des mots clés pour des éléments de langage pour expliquer que nous-même à Maillotte on a rien compris hein en fait nous on ne sait pas qu'il y a des bébés papiers à Mayotte et que en fait la loi tan elle est inefficace parce qu'elle est très limitée comme limitation du droit du sol c'est-à-dire qu'il faut quand même regarder les choses en face la la elle n'a fait que multiplier les faux mariages les fausses reconnaissance de paternité donc en fait il faut une solution radicale et j'entends bien je comprends parfaitement que le droit du sol qui est sur notre pays depuis plusieurs siècles est quelque chose de fondamental je dis que il ne faut pas rester aveugle à notre géographie et à la situation dans laquelle on est on est un territoire français qui est revendiqué un voisin qui envoie toute sa population accoucher et utiliser le droit du sol contre Mayotte il n'y a pas de politique publique que vous et moi appelons de nos vœux c'est-à-dire construire des écoles c'est-à-dire avoir des hôpitaux c'est-à-dire avoir une piste longue c'est-à-dire avoir de l'eau potable si on ne sait pas se compter il n'est plus possible d'organiser la moindre politique publique à Mayotte parce qu'on ne connaît pas la population parce qu'elle croit tous les jours non seulement parce qu'elle arrive par bateau mais aussi parce qu'elle vient accoucher dans nos hôpitaux donc moi je veux bien entendre que vous ayez des comptes à régler avec le RN que vous soyez dans une politique politicienne en train de dire si on abolit le droit du sol à maotte on l'abolit dans tout le pays ce qui est pas du tout la proposition qui est faite je dis simplement ne pas perdre de vue la situation à maotte et elle est urgentissime c'est une question de vie ou de mort à maotte soit on trouve une sortie politique par avec des solutions exceptionnelle à crise exceptionnelle soit on continue à débattre pour rien et là on perd le territoire et vraiment je pèse mes mots parce que la population elle est totalement à bout il y a déjà des morts à Mayotte Alexis corb est-ce qu'il peut y avoir une situation exceptionnelle qui nécessite du droit du sol à Mayotte sans que ce soit étendu à l'ensemble du territoire comme on peut l'entendre évidemment puisque tout le monde s'en par du débat public ce que je réclame moi c'est que la situation exceptionnelle elle est actuellement et qu'on revienne à la loi à la norme à l'égalité des droits pour les habitants sur place je veux pas ça fait 20 ans ça fait 20 Anson la crise j'entends bien mais je veux dire ça fait même 7 ans que Monsieur Macron est en responsabilité ça fait même ce que c'est qu'on ne peut pas appliquer les politiques publiques parce qu'il y a une trop population qui arrive des Crom d'ors déjà on peut quand même c'est un peu le le point desaccord qu'on a entre nous je veux pas que les difficultés vous avez pointé qui est réel ne servent aussi de prétexte à ne pas voir le désengagement de l'État et le rapport particulier que nous avons eu avec ce territoire deuxièmement je je je je considère que c'est quasi ça n'arrivera pas cette modification du droit du sol les çaarvera pas parce que vous vous y opposez vous par parce que tout une Sion opposera il faut les 2/ers du Congrès c'est extrêmement compliqué et c'est pour ça que Madame yousoufa mais bon je veux pas franchement la contrevere n'est pas avec vous mais ça va amuser le débat politique pendant des mois et Monsieur Darmanin le sait alors que fondamentalement sur place on pourrait créer les conditions d'un retour à la norme par des moyens exceptionnels qui nous sépare je vais vous dire je sais comme vous comptez je suis sur les mêmes bancs que vous dans l'hémicyces je sais parfaitement que si ça passe ça passera à la pince à épiler voie par voie avec les voix du rassemblement national qui fait d'énormes scores à Mayotte à un moment il va falloir que qui peut le plus peut le moins qui qui à minima serve leurs électeurs qui sont derrière ces mesures juste qu'on soit bien clair mais en fait fondamentalement c'est c'est c'est ce qui nous différencie moi je suis pas dans ce débat national parce que mon territoire est en train d'agoniser et en fait j'entends bien je suis pas du tout sourde à à ce qu'il se passe dans le reste du pays je comprends et c'est normal chacun est à sa place je dis simplement attention parce que à instrumentaliser ce qu'il se passe à Mayotte comme beaucoup de partis le font pour aller servir à agenda national en oubliant le territoire et la population en question c'est malhonnête et c'est dangereux une question Estelle Youfa on nous dit que c'est une mesure d'urgence parce que il y a urgence à Mayotte pour autant le temps que ce soit voté dans les mêmes termes assemblée de Sénat qu'on réunisse effectivement les 3/5e du congrès ou un référendum ça va être très long c'est pour ça que la la deuxième partie des annonces qui ont été faites par le ministre daranin sont très importantes ou en bouchou 2 et un déploiement des forces de l'ordre pour ramener le calme et faire que le mouvement social qui attend ses engagements fermes puisse lever les barrages et laisser les forces de l'ordre opérer c'est urgentissime parce que on a encore quelqu'un qui a été assassiné cette nuit les bandes violentes incendie pis ravage le territoire nuit et jour on a besoin vraiment que on puisse sortir de ce mouvement social on n pas parlé d'économie mais nous on n arrive plus à travailler il y a il y a beaucoup de chômage technique les entreprises sont à genoux on est vraiment dans une situation d'urgence et la question du droit du sol est une solution pérenne c'est-à-dire qu'elle est évidemment pas immédiate elle ne répond pas à l'urgence dans laquelle on est mais en fait elle elle permettra de renverser la vapeur qui est à l'œuvre depuis plusieurs années à Mayotte et qui doit trouver une issue durable alors on va retrouver Elsa mondingav salle des qure colonnes Elsa un texte de loi a été annoncé pour l'été mais le chemin vers un changement de la Constitution sera long et sinueux oui vous en parliez en plateau justement ça peut sembler simple vouloir changer la Constitution mais c'est assez difficile que ce soit par un référendum ou par un congrès la réunion des sénateurs et des députés il faut avant tout que l'Assemblée et le Sénat valident un texte un texte dans les mêmes termes et pour ça évidemment c'est assez compliqué quand on sait que le Sénat est majoritairement à droite et qu'ici à l'Assemblée le gouvernement ne dispose pas de majorité absolue alors on sait que la gauche de toute façon all est contre ce projet de suppression du droit du sol à Mayotte le rassemblement national lui est pour mais voudrait l'étendre à tout le territoire français que fera la droite il faudrait qu'elle vote un texte avec juste cette disposition là en profitera-t-elle pour faire d'autres mesures sur l'immigration notamment un député aler me disait ce matin si on vote ce sera pas gratos sachant que c'est pas la seule réforme constitutionnelle prévue hein il y en a une sur l'inscription de l'IVG dans la constitution ou encore sur la Nouvelle-Calédonie et bien une nouvelle sur Mayotte qui ne sera pas forcément facile pour aboutir alors si elsamondangava vous nous parlez d'une éventuelle surenchère des républicains on va voir ce que dit Yan Bouar qui est député LR les républicains du Territoire de Belfort et qu'on retrouve au micro de Marco Pomier oui Yanne Boucard à droite vous réclamiez depuis longtemps la fin du droit du sol à Mayotte mais est-ce que vous allez un peu surenchérir demander d'autres mesures au gouvernement pour voter la fin du droit du sol à Mayotte notamment dans la Constitution il faut aller très loin pour accompagner Mayotte faut bien se rendre contre de la situation actuelle à Mayotte 75 % des naissances le sont d'une MRE étrangère les maoraais voient leur bus scolaire à il y a des écoles qui sont fermées l'accès à l'eau potable et restreint quasiment un jour sur deux il faut que la République réaffirme son attachement fort à Mayotte comme les Maor ont rattaché leur attach leurach on rappelit pardon leur attachement à la République effectivement par la suppression du droit du sol à maotte mais pas seulement il faut avancer sur la question des droits sociaux il faut avancer sur la question sur la question de l'attachement de la République à Mayotte donc votre vote sera conditionné à ces autres mesures si jamais on allit jusqu'à la constitutionnalisation du droit de du sol à Mayotte il faudra aller très loin parce qu'aujourd'hui Mayot territoire quasiment oublié par la République et notre collègue Mansour camardine député républicain le rappelle avec force il défend avec force les droits des maorés et je crois qu'il faut qu'on aille très loin aujourd'hui pour protéger nos concitoyens maorés comment on le ferait si cette situation va li dans l'Hexagone plus globalement chez les républicains vous proposez un référendum d'initiative partagée un RIP sur l'immigration alors vous souhaitez soumettre aux Français des mesures censurées par le Conseil constitutionnel fin janvier hors cette demande de RIP elle doit être validée par le Conseil constitutionnel lui-même qu'est-ce qui vous laisse penser que cette fois ça pourrait passer parce qu'on a un sujet démocratique devant nous on a une loi immigration qui a été très largement approuvée dans cet hémicycle elle était largement publicitée par les Français elle été aujourd'hui sensuré en grande partie par le Conseil constitutionnel nous républicain on propose de revenir devant le peuple français avec ce référendum d'initiative partagée pour que les Français décident et puisse se prononcer pour la première fois sur ce sujet majeur quià l'immigration merci beaucoup Yan Bouard merci à vous merci Marco Pomier Corbière est-ce que vous pensez que c'est constitutionnel de vouloir supprimer le droit du sol à Mayotte sans l'étendre évidemment au reste de la de la France et notamment à l'Hexagone bah ça né ça divise les constitutionnalistes moi je pense queement on peut modifier la Constitution moi je suis pour une 6e république vous savez je suis pour que ce que le peuple a fait les représentants du peuple peuvent le défire je suis pas pour qu'il y ait des choses qui soient impossi mais ce sera très compliqué à raison vous aurez enfin moi j'approuve que ce soit compliqué parce que je pense qu'on touche là quelque chose de fondamental nation civique nation nique droit du sol droit du sang c'est un débat philosophique profond donc je me suis exprimé moi je ne crois plus que ce soit la solution mais il va soit que s'il y a les 2 tiers me semble-t-il dans congrès qui sont réunis là-dessus ça peut avoir lieu mais ce serait dangereux ce serait ça modifierait là encore je le répète quelque chose qui est selon moi un des grands principes de la République on voit bien que la question de l'immigration hystérise l'assemblée même au-delà est-ce que la gauche n'a pas une part de responsabilité on vous a souvent accusé à gauche de laxisme en matière d'immigration mais vous voyez c'est l'argument bon premièrement moi je pense que souvent la préoccupation que je vois moi je suisu de Sani c'est la question sociale et souvent la question d'immigration sert un peu d'écran à ne pas parler question social les inégalités on n parle pas par contre le problème c'est l'étranger c'est l'immigré c'est le machin bon on n finit plus et je pense que aujourd'hui c'est quelque chose qui est utilisé dans le débat politique deuxèmement vous dites la gauche c'est un peu facile depuis quand la gauche ça fait longtemps qu'elle a pas été en responsabilité tous ceux qui utilisent ce genre de de vocabulaire que vous utilisez pour le le reprendreand était de gauche c'était pas c'était il y a pas si longtemps benah je pense que notamment non mais je pense que notamment un des grands échecs de François Hollande me semble-t-il qui a créé les conditions qu'il ne puisse même pas se représenter c'est qu'il a fait le choix de mettre monsieur Vals comme premier ministre qui était très dur sur ces sujets qui disait justement exactement les propos que vous reprenez ça n finit le laxisme jeisêtre dur et tout ça c'est effondré en vérité et il n'a rien produit et donc ce que je crains c'est qu'on entretienne les Français dans une discussion sans fin sur ce sujet là parce qu'on sera jamais assez dur faudra toujours fermer puis un premier tour de puis un deuxième tour de barbelé et puis après parce que ce ça à quoi on a affaire et je conclu là-dessus c'est que au-delà de ce qu'on pense des politiques d'immigration aujourd'hui notre monde en raison des changements climatiques des guerres des traités de libre échange la planète est dans une situation de grand danger on nous dit 100 à 150 millions de gens sontêre migrants qu'est-ce qu'on fait est-ce qu'on considère qu'il est possible en raison Dee politique dure dans lequel on va utiliser l'armée et puis je ne sais trop quel prétexte non ce qu'il faut c'est ça peut sembler fou mais ça me semble êtreité c'est la question sociale qu'il faut traiter question inégalités plan on va ce point de vu là dommage d'interrompre monsieur Corbier quand il nous explique faut abolir les frontières parce que là en fait on voyait le vrai où vous alliez moi je trouve ça un peu non non parce que j'étais j'étais fasciné parce que je pense qu'il faut l'assumer devant moi une maoraise où il y a la moitié de la population qui est étrangère et où le le l'acceptabilité est largement franchie vous étiez sur le point d'expliquer compte tenu des grands flum hidratoire il va falloir se poser la question de de est-ce qu'on remet pas en cause le le le le la question de l'accueil et comment est-ce qu'on y réfléchit et est-ce que il faut pas tout de suite baisser le pantalon et surtout ne pas défendre nos frontières moi je pense qu'il faut complètement laiss je vous laisse l'image du pantalon je vais vous dire une chose vous sa je vous dire non mais pour que ce soit clair moi je suis pour créer les conditions que les n'ai pas envie de quitter leur pays voilà et pour qu'il puissent travailler vivre dans le Pay c'est pas possible parce que là moi je vous parle pas de grand principe je vous parle de de non mais moi c'est pas des grands principes agriculture locale paysans d'un pays puisse vivre de son travail parle du réel moi je vous parle pas de de saan je vous parle de mon voisin qui est à 60 km qui est un pays qui est un pays effondré qui est au fin fond de tous les classements de pauvreté de corruption et en fait vous pouvez développer toute l'aide possible ça fait 20 ans que la France aide les Comores et il y a pas l'ombre du début d'un développement et on n'arrive pas à yououot sur le calendrier ça ne changera rien alors un mot sur le calendrier on nous promet un texte avant l'été vous pensez que ça peut être voté quand et que ça peut changer les choses à quel moment alors je ne sais pas parce que c'est le gouvernement qui sera à l'initiative de cette loi par contre j'attends de la partie gauche de l'hémicycle qu'elle soit à nos côtés sur la loi Mayotte dont j'espère qu'elle comportera les dossiers de la convergence sociale pour arriver enfin à l'égalité sociale à Mayotte je rappelle que seul un mot de la droite aussi forme de seulement la moitié non mais je je parle à mon interlocuteur seulement la moitié de des prestations sociales existant dans le pays sont appliqué à mayott et quand elles existent elles sont à la moitié du niveau national alors que par exemple un panier alimentaire le même il est 167% plus cher vous rejoignez au moins sur la question sociale c'est déjà j'essie de dire que effectivement les questions de la loi maotte qui qui est aussi promise par le gouvernement il y a des gros chantiers il y a la piste longue pour des enclavés mayott il y a des routes il y a un deuxème hôpital il y a un centre de rét un deuxè centre de rétention mais un centre pénitentiaire pour les mineurs puisqu'on a une violence des mineurs qui est absolument in contrôlable à Mayotte il y a des questions structurantes qui permettront de d'enfin construire ce département vous espérez changement de la Constitution mais vous n'avez pas le calendrier précis pour l'instant avant l'été un Tex t pas partie de l'exécutif je ne sais pas je ne suis pas dans la majorité de Mayot et vous nous aviez dit que vous étiez hier sur place et au discussions oui mais en fait en fait lors des discussions le le ministre de l'Intérieur dimanche a parlé à Mayotte d'un agenda une loi Mayotte dans le premier semestre et révision constitutionnelle dans le premier semestre je suis comme vous c'est-à-dire que je n'ai que ce qui est rendu dans le sens où nous notre agenda parlementaire il y a pas de loi Mayotte annoncé dans les prochaines semaines de 1 de deux révisions constitutionnelles et un petit peu embouteillage je pense qu'il faut tous qu'on se prenne un appartement à Versailles parce que c'est révision constitutionnelleg pour pour la NouvelleCalédonie maintenant Mayotte donc il y a quand même un agenda constitutionnel qui est extrêmement chargé donc on suivra ce calendrier évidemment de près on va passer au bruit de couloir à présent dans cette émission la première ministre ellisabeth borne a fait son retour à l'Assemblée après son départ du gouvernement en tant que simple député elle amava à la réunion de groupe elle a reçu une standing ovation oui une standingovation pour l'ancienne premierre ministre je vous rappelle elle a été élu député mais elle n'a jamais siégé ici à l'assemblé puisqu'elle a été première ministre elle a dit son émotion de retrouver le groupe Renaissance elle a promis d'être assidu constructive fidèle au dépassement proposé par Emmanuel Macron c'est pas la seule à faire son retour à l'Assemblée puisque les ministres qui n'appartiennent plus au gouvernement certains sont également redevenus députés on peut penser Olivier verérrand Olivier du sopt Olivier bche Clément Baune et certains ont décidé de ne pas parler aux journalistes d'autres sont d'accord pour donner des interviews il y en aura peut-être certainement dans cette émission et ils vont évidemment assister à cette séance de question au gouvernement pu sur le ban des ministres mais bien dans les micycles effectivement merci elsamondava à suivre évidemment Elisabeth Band qui sera juste derrière les membres du gouvernement dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale cet après-midi en tant que député vous verrez bien sûr l'image dans quelques instants sur LCP merci Youssouf d'avoir été avec nous merci Alexis corbierre pour ce débat enflammé moins passionnant on va tout de suite retrouver le focus dans cette émission et le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaire arrive en première lecture à l'Assemblée après un passage au Sénat le texte a été remagé en commission la semaine dernière alors à quoi faut-il s'attendre on en parle avec la rapporteur la député renaissance du Nord Brigitte LZO qui est au micro de Marco Pomier oui Brigitte LZO pour commencer est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu'est une dérive sectaire et ses conséquences alors les dérives sectaires sont un peu difficiles à à caractériser néanmoins on se retrouve toujours dans le même contexte euh d'isolement de la personne et de façon à avoir une emprise sur cette personne et pouvoir faire passer des idées plus ou moins honorables on arrive à mesurer le phénomène alors en terme de de quantité oui puisque vous savez que laamilude reçoit tous les signalements français et on voit une une explosion des du nombre de cas de signalement en particulier après la la crise sanitaire et en particulier autour des sujets santé en commission vous avez réétabli plusieurs articles qui avaient été supprimés par par le Sénat des articles qui instaurent notamment deux nouveaux délits dans le code pénal mais qui inquiète le Conseil d'État sur la liberté d'expression est-ce que ces délits ne vont pas menacer la liberté d'expression sur les pratiques thérapeutiques sur les débats scientifiques par exemple alors je voudrais d'abord rappeler ce qu'est ce délit c'est un dél de qui pénalise l'incitation à l'abandon de soin et c'est vraiment caractérisé et très cadré donc le risque d'altération de la liberté individuelle n'est pas du tout entamé puisque je vous le répète il est très borné cet article et surtout il avait été supprimé au Sénat comme vous l'avez remarqué mais on l'a réétabli en commission réécrit avec justement une un équilibre entre la liberté individuelle et la liberté des personnes de dire non alors la commission des lois au Sénat et certains députés de l'opposition ici à l'Assemblée parl d'un texte quand même qui se focalise uniquement sur la réponse pénale il y a des peines il y a des sanctions mais pas de prévention dis-til qu'est-ce que vous leur le répondez alors je leur réponds que des peines il y en a mais insuffisamment à mon avis sur environ 4000 signalements à la mi vilude on a 15 15 condamnations par an donc vous y vous voyez bien le le déséquilibre entre ces deux chiffres et en terme de prévention et bien ce que je fais là actuellement le fait que ce sujet soit porté dans l'hémicycle il a été au Sénat il est très médiatisé et c'est bien ça permet aussi d'avoir cette action de prévention auprès du grand public et si il ne s devait servir qu'à ça j'en serai ravi merci beaucoup Brigitte leszau et on va parler de ce projet loi sur les dérives sectaires cet après-midi dans l'hémicycle juste questions au Gouvernement bienvenue à vous si vous nous rejoignez sur LCP pour cette séance de questions au Gouvernement vous allez pouvoir suivre en direct et en intégralité à partir de 15h cet après-midi on parlera aussi de la situation à Mayotte avec un texte annoncé d'ici l'été la suppression droit du sol il faudra en passer par une révision constitutionnelle on en débattra avec mes invités dans un instant en plateau et puis prêtez l'œil cet après-midi dans l'émyle de l'Assemblée nationale vous pourrez apercevoir ellisabeth borne sur le banc des députés derrière les membres du gouvernement elle sera bien placée pas très loin du centre vous la verrez ainsi que tous les anciens ministres qui ont quitté le gouvernement et qui font leur retour aujourd'hui même à l'Assemblée nationale pour cette séance de question au gouvernement dans cette émission vous allez retrouver comme d'habitude Elsa mondingava et Marco Pomier qui se trouve sal des qure et Clément merriic dans l'émithicle de l'Assemblée nationale pour les questions au Gouvernement et puis sachez que nous vous fons vivre la en direct de du Premier ministre Gabriel Attal et puis de l'ensemble du gouvernement ce sera à partir de 14h45 par la cour d'honneur Clément merric justement vous êtes dans les tribunes quel est le thème principal de cette séance cet après-midi avant de vous parler du thème Brigitte je vais vous parler de ce début de séance qui va être marqué par un hommage rendu à l'ancien garde des saau ancien avocat Robert Badinter hommage rendu par la présid présidente de l'Assemblée ilelle brun Pivet elle-même ancienne avocate et puis vous l'avez dit tous les yeux seront tournés non pas vers le ban des ministres mais vers celui des députés avec le retour d'Élisabeth borne et de plusieurs anciens ministres en tant que député ici à l'Assemblée nationale pour ce qui est des questions et bien le principal thème aborder ce sera celui de Mayotte avec cet objectif affiché par le gouvernement de supprimer le droit du sol dans ce département français pas moins de trois questions seront posées sur Mayotte notamment par Marine Le Pen la présidente du groupe rassemblement national mais aussi par est yousoufa député de Mayotte membre du groupe lyott et par jean-hug Ratenon pour la France insoumise oui Estelle yousoufa qui était justement sur notre plateau il y a quelques instants pour parler de la suppression du droit du sol à Mayotte Clément merrique il y aura bien d'autres thèmes qui seront abordés aussi cet après-midi oui oui des thèmes qui on des thèmes qui ont été débattus dans l'actualité de ces derniers jours par exemple la contamination de l'eau potable au péface CES polluant éternels ce sera une question de Michel Salah pour LFI la crise que que traverse pardon les producteurs bio question du groupe horizon par la voix de Béatrice béami enfin Brigitte LZO qui était à nos côtés il y a un instant posera une question sur cette loi de lutte contre les dérives sectaires dont elle est rapporteur et dont l'examen débute juste après la séance de question gouvernement merci Clément merriic et je vous présente mes invités pour cette deuxème partie de question gouvernement Louis Marguerite bonjour merci d'être avec nous vous êtes député renaissance de soné Loire et face à vous Sophie taay et polian bonjour bienvenue vous êtes député écologiste du valde Marne alors avant de parler des questions au gouvernement on va parler des questions des citoyens vous savez que sur LCP nous leur donnons la parole pour savoir quelle question il poseraient s'ils étaient dans l'hémicycle à la place des députés cet après-midi je propose d'écouter un un agriculteur ou plutôt un éleveur laitier qui manifestait ce matin devant l'Assemblée nationale la séance est [Musique] ouverte bonjour Stéphan F Simon je suis agriculteur producteur de lait dans les Ardennes je voudrais poser une question à Monsieur fenou je voudrais qu'il nous explique concrètement comment il va faire pour déterminer le prix de revient le coût de revien d'un litre de lait départ de ferme alors question Louis Marguerite comment on fait pour régler ce problème entre le coout de revient et le prix de vente puisque on voit bien les éleveurs laitiers ne s'y retrouvent pas aujourd'hui oui c'est d'ailleurs le cœur de tout le débat que nous avons eu depuis depuis 15 jours 3 semaines enfin depuis que le début de de la crise agricole c'est ce qu'on a voulu et de façon imparfaite on en est conscient ce qu'on a voulu régler avec la loi égalim 1 puis la loi ligalim 2 en définissant ce qu'on appelle un coût matière donc concrètement le coût effectivement qui sert le coût nécessaire pour fabriquer de la viande enfin tous les produits produits agricoles dont nous avons besoin et qui doit être au cœur des négociations commerciales qui sont encadré par cette loigalim 2 dont on sait qu'elle est imparfaitement appliquée sur tout le territoire et c'est ce que le ministre Bruno Le Maire a annoncé c'estàd c'estd un renforcement très fort des contrôles là les les négociations entre industriel entre producteurs et entre grandes chaînes de distribution se sont achevé donc on va vérifier très précisément si il y a bien ce respect de ce de ce coup matière et effectivement et de le sanctionner et de le publier d'ailleurs aussi lorsque ce n'est pas le cas donc c'est évidemment au cœur de du débat que nous avons eu il faut qu'on ait un prix descent pour nos producteurs partout sur le territoire oui c'est vrai qu'on parle d'eveur laitier mais ça concerne tous les agriculteurs qui ne s'y retrouvent pas avec des prix trop bas achetés par les les intermédiaires et puis après revendu en en grande distribution est-ce que les contrôles nombreux contrôles annoncés par Bruno LEM vont changer quelque chose ou est-ce que vous demandez davantage de transparence sur l'ensemble de ces prix et de ces marges nous demandons la limitation des marge il y en a assez que des multinationales de l'agroalimentaire ou de la grande distribution fassent des profits colossaux sur le dos des consommateurs et surtout des agriculteurs des agricultrices je discutais il y a quelques instants avec le député jumelle en Normandie qui me racontait à quel point il y avait un nombre d'ateliers létier dans sa circonscription qui avait fermé ces derniers mois en raison d'un trop faible prix d'achat par Lactalis entre autres donc ce sont des des des énormes entreprises qui font des profits colossaux ça suffit ça suffit et je dirais aussi que la question de la répartition des aides notamment des aides européennes qui doit maintenant aller aux petites exploitations elles sont auourdui sont les plus grandes qui capent une majeure partie des aides de la PAC souvent on parle des agriculteurs et des agricultrices mais on le sait ça fait partie des professions parmi lesquelles les inégalités sont les plus importantes et aujourd'hui ce sont ceux qui s'entirent le mieux qui ont accès aux aides donc on est là dans dans un dans une absurdité et nous ce que nous demandons c'est que ce ne soit pas l'écologie qui soit sacrifié pour préserver les marches de ces grandes entreprises on ne peut pas opposer les droits droit de la nature les droits des agriculteurs au contraire il faut les associer ensemble pour faire en sorte que nous ayons tous c tout accès à une agriculture des produits de qualité et que ce ne soit plus la grande distribution l'industrie agroalimentaire qui s'enrichisse sur notre dos alors justement la question de de l'écologie de l'agroécologie on va en parler en débattre dans un tout petit instant après avoir entendu cette question de Michel Salah député la France insoumise du gare qui compte interpeller plus précisément le gouvernement cet après-midi sur les faces ces polluants éternels on le retrouve au micro d'elsamand angava oui vous allez parler pollution et stratégie du gouvernement contre les PFAC et polluants éternels qu'attendez-vous du gouvernement parce que j'attends c'est une action urgente parce que je quand je vois sur ma circonscription et sur ma région des problèmes de de pollution par l'péface il faut absolument que le le le gouvernement agisse en Occitanie même le directeur de la RS nous dit en tout cas à a é intervenu pour dire qu'il y avait un véritable problème en Occitanie dans mon département j'ai une ville où les les taux de sont énormes donc et et qui pollu d'autres d'autres Bours de de de la du département et c'est pour ça que je pense qu'il faut que le gouvernement agisse le plus rapidement possible et n'attendent pas les directives européennes qui vont commencer à s'en occuper à partir de 202 suite nous on pense qu'on peut pas attendre et vous allez parler aussi et c'est d'actualité avec la crise agricole de la mise en posuse du plan écitau pour vous ça revient un peu c'est c'est dans le même domaine mais oui parce qu'on parle de la santé des des Français et donc la santé des Français c'est les particules face qui vont dans l'eau et c'est les pesticides qui vont dans les aliments et qui vont aussi dans l'eau donc le plan écophyo bon il on en a parlé parce qu'il y a eu cette crise extraordinaire des agriculteurs on a parlé revenus on a parlé échange internationaux et je me demande pourquoi on on met l'accent sur le plan écofito en disant on l'arrête je pense que ça va surtout profiter à certains agriculteurs mais pas à tous les agriculteurs et là arrêter le le plan écofyo c'est une très ma c'est une très mauvaise chose on n atteindra pas les - 50 % à 2030 sur la baisse des pesticides et bien on écoutera donc la réponse du gouvernement sur ces deux thème à la fois l'pface et puis ce plan écofito l'pface ces polluant éternelsis est-ce qu'il faut accélérer et les interdire plus rapidement que le calendrier qui est proposé aujourd'hui il y a eu un très bon rapport de cy cil le député qui a a dit qu'il y avait urgence et notamment dans les emballages alimentaires non mais c'est d'abord au cœur du débat que nous avons évidemment et nous on souhaite c'est ne pas opposer systématiquement agriculture avec avec avec écologie avec environnement c'est c'est difficile je dis pas que c'est Simp non non non c'est pas vrai vrai d'abord on n pas dit on seit on a dit qu'on le mettait sur pause le glyphosate par exemple je prends cet exemple parce qu'il a beaucoup agric est surpose parce que il faut qu'on puiss proposer des alternatives crédibles à nos à nos agriculteurs c'est le cas d'ailleurs aussi sur le machines agricoles c'est c'est vrai aussi on dit sur le GNR l'idée c'était de se dire bah au fond ils nutiliseront dans les 5 10 prochaines années plus de véhicules diesel en fait c'estes modèle n'existe pas il y a très peu de tracteur électrique voilà donc le sujet c'est de regarder à chaque fois sur tous les différents plans comment on peut avoir des alternatives crédiible qui soit aussi dans des gammes de prix et accessibles c'est le cas par exemple du glyphosate bien sûr mais je dis pas c'est simple le c'est un déser si vous pas par exemple vous si vous déservez pas sachant qu'elle est par ailleurs évidemment contrôler ces différence si vous épendez si vous si vous fa si vous faites à la main et cetera mais néanmoins si vous le faites pas et bien si vous êtes obligé de le faire à la main ça nécessite des coûts des coûts des coûts de salariux et cetera donc tout ça il faut qu'on regarde très précisément c'est le sens de l'histoire et les agriculteurs sont d'accord avec ça seulement il faut que ce soit un rit qui soit compatible avec leurs exploitations est-ce que le plan écofyo n'avait pas un rythme compatible aujourd'hui pour les agriculteurs il demandait cette suspension alors elle est en vigueur encore pendant 10 jours vous pensez que c'est un coup d'arrêt vous en fait monsieur dit sens de l'histoire mais mais la temporalité c'est pas l'histoire c'est pas le temps long on est là face à une augmentation très importante des des cas de cancer parmi les agriculteurs et les agricultrices il y a 15 nouvelles maladies professionnelles les lymphôes et cetera qui ont été inscrites dans les tableaux de la sécurité sociale enfin on parle de de de vies qui sont aujourd'hui mises en danger moi je trouve que vous parlez avec énormément de de désenvol pardonnez-moi donc les aujourd'hui les pesticides notre agriculture elle est shoter aux pesticides et le problème c'est pas de remplacer une molécule par une autre le problème c'est de sortir de ce modèle parce que ce modèle non seulement il détruit la nature mais en plus il appauvrit les sol il fait il provoque un effondrement de la biodiversité et tout ça au bout d'un moment en fait cela va à l'encontre de nos intérêts à tous et toutes c'est-à-dire au fait qu'en France on puisse produire l'alimentation dont nous avons besoin donc aujourd'hui il faut arrê il faut changer de modèle aller vers une agriculture paysane qui peut produire tout ce dont les Françaises et les Français ont besoin sur notre territoire arrêter également bien sûr ces folies libre échangistes qui nous mettent face à des concurrences hallucinante pour des des coups de production que que nous ne pourrons pas avec notre modèle social concurrencer donc laissons maintenant l'agriculture et arrêtez de l'opposer à la nature parce que parce que en fait vous prenez une très grave responsabilité monsieur pardonnez moi de vous le dire mais vous savez on s'est dit aussi que pour des raisons on avait on avait rien pour remplacer la miante ah bah ouais c'est vrai mais il fallait quand même arrêter avec la miante il fallait arrêter parce que c'est des cancers c'est des gens qui meurent donc vous vous dites qu'il faut il faut ces alternatives je je veux juste un mot parce que Elisabeth borne est sur les le les marches du du Palais Bourbon et elle est en fait à l'entrée des membres du gouvernement et et du Premier ministre alors qu'elle fait son grand retour aujourd'hui en tant que député voilà les premières images en en intégralité et en exclusivité pour pour LCP pour la Chaîne Parlementaire Élisabeth Band qui arrive donc à l'Assemblée on poursuit ce débat évidemment avec vous Sophie taille etepan et avec vous Louis Marguerite sur ce plan écofyo et sur cette c'est c'est vrai qu'on a l'impression que on renforce le modèle existant alors qu'il faut en changer radicalement non non honnêtement enfin moi je suis Luu d'un département agricole un département rural et les agriculteurs beaucoup ne demandent que ça d'illeurs la plupart ne demandent que ça ils disent mais moi si j'avais un alternative qui effectivement me mettrait pas en certains d'ailleurs effectivement ont eu certains de leurs famille leurs ancêtres effectivement qui pour exactement les raisons que vous dites moi j'entends ce principe là et je suis prêt à le partager enfin on le partage seulement ils disent mais si vous si vous me supprimez le glypho tout de suite je parle pas dans 50 10 que fais-je et et vous honnêtement le se point d'accord le seul point d'accord que j'ai avec vous c'est enfin il y en a peut-être d'autres mais c'est de dire que les associations sont extrêmement hétérogènes elles sont pas du tout aussi elles sont pas du tout aussi caricaturelles qu'on peut imaginer sur le sur le fait qu'il y a des Paron des grosses exploitations qui qui captent tout parce que il y il y a une multitude de scénarios et ce que nous ce que nous disent les agriculteurs c'est je suis prêt pardon nentends pas très bien ce que disent les agriculteurs c'est moi je suis prêt à changer mais donnez-nous une alternative un peu crédible aidez-nous à cela que ce soit pour les véhicules que ce soit pour les déserbant c'est juste ça qu'ils nous disent alors on va passer à présent à un autre débat puisque la question de la suppression du sol à Mayotte occupera aussi une partie de la séance cet après-midi c'est Kevin mauvieux député RN de l'URE qui va poser la question pour le groupe rassemblement national puisque c'est Marine Le Pen qui prendra la parole à sa place dans l'hémicycle tout à l'heure on le retrouve au micro de Marco Pomier oui Brigit il y a un peu de Cohu dans cette salle des quatre colonnes parce que d'ancien ministres viennent dans cette salle des quatre colonnes pour rejoindre la l'hémicycle Kevin mauvieux Marine Le Pen va donc interpeller le Premier ministre sur la fin du droit du sol à Mayotte ça fait longtemps que vous réclamiez cette mesure au rassemblement national vous en êtes satisfait bah on en est satisfait oui parce que c'est nécessaire pour Mayotte qui croule sous l'immigration depuis des années maintenant ça fait plus de 20 ans que qu'on réclame la la fin du droit du sol en réalité en France hein dans son intégralité euh maintenant effectivement on se satisfait que la mesure soit annoncée on attend quand même qu'elle soit vraiment actée parce que pour l'instant on a affaire qu'à des annonces euh et ça arrive un peu tard euh on est quand même à Mayotte dans une situation où la majorité des personnes qui sont situées sur Mayotte sont d'origine étrangère sont étrangers il y a moins de français que d'étranger à Mayotte donc on a attendu beaucoup trop longtemps et euh et ce qu'on demande c'est que ce droit du sol cette fin du droit du sol elle interviennent immédiatement et partout mais est-ce que c'est pas une mesure démagogique comme le disent certains gauches rappelons quand même que le droit du sol il avait déjà été restreint à Mayotte en 2018 et pourtant les problèmes sont toujours là alors est-ce que ça va être efficace est-ce que cette mesure peut porter ses fruits mais cette mesure elle peut porter ses fruits et tout a été dit dans votre question en 2018 le droit du sol a été restreint il a pas été interdit il a été restreint quand on dit que c'est restreint ça veut dire que ça continue quand même c'est à la discrétion de certains qui décid en réalité l'application ou non du droit du sol alors après c'est pas suffisant il faut d'autres mesures mesure à côté il faut la fin du droit du sol il faut la fin du regroupement familial il faut mettre en place un système qui permette de d'expulser déjà automatiquement d'éloigner du territoire automatiquement toute personne qui n'a pas la nationalité française et mettre en place un système pour éviter les reconnaissances illégales de paternité ça c'est une proposition de loi que Marine Le Pen a fait il y a déjà quelques années et qui contenait plein de mesures d'urgence pour maot et qui viendrait se combiner à la fin du droit du sol merci beaucoup Kevine muieux Louis Marguerite en proposant la fin du droit du sol à Mayotte est-ce que vous n'ouvrez pas la porte à toutes les surenchères voit bien que le rassemblement national maintenant soiterait que ce soit la fin du droit du sol partout sur le le territoire non mais après le rassembl rassemblement national découvre l'agriculture découvre les institutions européennes on a le rassem National qui découvre la situation de Mayot donc donc encore une fois on a aucune le à recevoir de du rassembl nationale sur mais bien sûr mais déjà un à situation très exceptionnelle c'est même pas exceptionnel c'est très exceptionnel moi j'ai eu l'occasion d'y aller il y a quelques années dans le cadre d'une de mes fonctions précédentes et à l'époque c'était déjà difficile cé déjà difficile je rappelle il y a plus 30 % et sans doute plus de la la population qui est en situation irrégulière 50 % de population d'origine d'origine étrangère et et encore une fois 70 % enfin les statistiques sont absolument hors norme par rapport à à d'autres endroits du territoire métropolitain on ne se rend pas compte en fait quand on est en métropole et encore une fois c'est pas un jugement que de le dire donc à situation exceptionnelle je pense qu'il faut réponse exceptionnelle personne ne pense d'ailleurs que cette seule mesure suffira à régler et d'ailleurs c'est une batterie de mesure qui a été anné sécité rappelle Mayot c'est dans l'archipel des Commores c'est à quelques heures de bateau de la première île qui est la l'île d'anjoint dans des situations extrêmement complexes donc donc nous nous pensons qu'il faut effectivement agir je rappelle c'est aussi une une une réforme constitutionnelle faudra faire si on va sur cette mesure je pense qu' situation exceptionnelle et oui il faut des réponses exceptionnelle Sophie tailler poon réponse exceptionnelle c'est ce que demande en fait la majorité c'est ce que demandent les Maorais sur place les déput Mayotte est-ce que pour vous c'est la seule solution alors en en réalité moi je considère que quand on est dans une situation de crise c'est justement le moment où il faut se référer aux principes et donc les principes de notre République et c'est la façon dont elle s'est bâtie en 1889 ça m'étonne pas que le frond national soit contre le droit du sol il est antirépublicain historiquement donc oui il est contre les fondements de la République et ce droit du sol il est fondamental dans la République française donc quand on est dans une crise comme celle de Mayotte parce que personne ne peut nier qu'il y a là une crise qu'est-ce qu'on fait soit on prend les principes on les jette à la poubelle soit au contraire on se dit que ces principes là il faut absolument les considérer comme tels et ne pas y toucher mais ça veut pas dire ne rien faire et vous le disiez la situation de Mayotte Mayotte n'est pas un département français comme les autres de par sa situation géographique et de par son histoire c'estes liens avec les autres îles des Comores est ce qu'il crée la situation particulière c'est effectivement cette grande proximité géographique avec les autres îles du Comor et ces différences gigantesques de niveau de vie et avec des personnes qui ont le sentiment d'appartenir finalement quand même à une même communauté c'est cet archipel donc nous avons là une situation extrêmement je dirais complexe lié à l'histoire de la décolonisation donc il ne faut surtout pas jeter nos principes à la poubelle les principes qui font la République française mais il faut aller sur le terrain discuter rétablir je dirais aussi une relation avec les autres îles des ce qui demande sur le terrain avec les autres Mor parce que on voit bien que là en fait il y a un problème qui dure depuis 50 ans c'est la façon Mayotte a accédé à son indépendance c'est la façon dont les autres îles du du Comore ont voulu leur indépendance et pas Mayotte en fait c'est là que se que se joue le problème et moi je crois que si nous jetons notre principe à la poubelle on aura tout perdu on aura perdu les principes qui font notre République et on aura pas résolu le problème parce que je crois que ce n'est pas le droit du sol c'est beaucoup aussi ce n'est pas seulement la nationalité c'est beaucoup aussi l'accès à des richesses qui sont à 70 km en bateau qui qui qui est le la difficulté donc il faut un une coopération renforcé il faut résoudre ce problème qui date d'il y a 50 ans he 74 et et sinon on on en sortira pas on a essayé en 2018 moi je je je m'en souviens F et par contre il faut aussi et ça ça concerne tous les départements d'outrem tous les territoires d'outrem avoir une grande politique d'égalité parce que l'accès à l'eau les services publics sont sont en grande difficulté et et là il faut investir ul lebivre cas suret aprsmidi dansy de l'emée nationale puisque pas moins de TR questions seront posé par des députés au membres du gouvernement on va retrouver un député qui est un ancien ministre qui revient aujourd'hui député renaissance du Hain ancien ministre délégué au Commerce extérieur Olivier be qui fait son retour à l'Assemblée oui vous aviez déjà étép vous aviez été ministre après alors dans quel état d'esprit on est quand on revient ici au Palais Bourbon mais écoutez d'abord on est très heureux parce que c'est toujours un honneur de servir la nation en tant que député et on est concentré sur le sur le travail nous avons réalisé un certain nombre de choses au gouvernement néanmoins on a encore aujourd'hui 7 % de chômage on a également près de 100 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté avec malheureusement beaucoup de personnes qui ont du mal à joindre les debouts du fait de l'inflation et puis nous avons des grands défis de transformation de notre pays donc nous sommes là pour servir euh et l'esprit au travail alors on dit parfois que cette transition entre ministre et députés peut être un peu compliqué quand on est ministre on a une équipe bon ici on a deux collaborateurs est-ce que c'est vrai que c'est un passage qui peut être un peu difficile alors il y a quelques questions logistiques à à régler quand vous arrivez ici il faut récupérer un ordinateur une imprimante il faut faire les contrats de travail pour ses collaborateurs mais enfin ça fait partie si vous voulez de l'installation je l'avais fait dans le mandat précédent donc ce n'est pas un problème il faut les régler très vite pour pouvoir être également très vite opérationnel hâte de retrouver l'hémicycle et sa majorité pas absolue oui hâte de retrouver l'hémicycle et surtout hâte aussi de retrouver la circonscription le terrain pour se replonger dans les problèmes quotidiens de nos concitoyens et essayer d'apporter les meilleures solutions après voilà 19 mois passer au gouvernement à représenter la France à l'international j'ai j'ai fait à peu près 61 pays en 18 mois pour porter nos entreprises dans les différents continents pour booster ce ce commerce extérieur avec de bons résultats maintenant il faut aussi retrouver le terrain pour être au contact de nos concitoyens merci beaucoup Olivier BCH et vous me disiez que vous alliez retrouver vos députés collègues alsaciens ce sera votre place dans l'hémicycle tout à fait merci elsava Olivier Beig qui revient donc cet après-midi mais aussi ellisabeth bande que vous allez pouvoir apercevoir sur les bancs des députés cette fois et non sur les bandes des ministres puisque l'ex Premier ministre revient aujourd'hui même il y aura aussi Olivier verrand Olivier du sopt bien d'autres députés qui font leur retour ici à l'Assemblée nationale aujourd'hui alors beaucoup d'ambiance aujourd'hui non seulement parce qu'il y a cette actualité mais aussi parce que c'est les vacances scolaires et qu'il y a donc beaucoup d'enfants qui sont venus assister à cette séance de questions au gouvernement on peut les apercevoir ici Salle des pas perdu où ils viennent assister à ce cérémonial derrière moi et que vous allez pouvoir voir dans quelques inst c'està-dire l'arrivée de la présidente de l'Assemblée nationale sous les tambours de la Garde Républicaine Marco bomier on vous retrouve pour les questions au Gouvernement de quoi on va parler cet après-midi rapidement et bien écoutez Brigitte on va beaucoup parler de Mayotte et de l'objectif du gouvernement de mettre fin au droit du sol dans ce département français autre sujet la crise agricole au programme notamment la rediscussion du plan écofyo ou encore la crise des producteurs bio une séance qui débutera par un hommage à Robert Badinter l'ancien garde d' saau de François mitteran un hommage rendu par yel brun pivé la présidente de l'Assemblée nationale effectivement cette séance va par un hommage alors qu'un hommage national sera lui rendu demain à Robert Badinter ancien garde des saau sous François mitteran à qui l'on doit l'abolliition de la peine de mort el monagava vous êtes sal DESC de colonnes quelle est l'ambiance et bien écoutez beaucoup beaucoup de journalistes présents ici ils sont tous à la fut tous espèrent avoir une image d'éliisabeth borne ce sera pas pour maintenant puisqu'elle est passer vous l'avez vu cours d'honneur mais on a vu passer les anciens ministres Olivier dusop Clément bonne ou encore Olivier bescht vous le savez c'est le retour des membres du gouvernement qui ne sont plus au gouvernement et pour la plupart ils redeviennent députés voilàendez déjà les tambours de la garde républicaine qui retentisent dans cette salle des PASAT perdus la présidente de l'Assemblée nationale va la traverser dans quelques instants pour présider cette séance de question au [Musique] gouvernement la présidente de l'Assemblée nationale qui a donc traverser cette salle des pas perdus qui rejoint l'émissy qui monte au perchoir pour présider cette S de questions au gouvernement où il y aura de nombreuses questions sur la situation à Mayotte après l'annonce de la suppression du droit mais aussi des questions sur la crise agricole très bonne séance à tous on se retrouve juste après ouverte mesdames et messieurs les membres du gouvernement mesdames et messieurs les députés dans cet hémicycle où retentit sa voix en une séance inoubliable de septembre 1981 c'est avec une profonde tristesse et une indicible émotion que je veux évoquer devant vous la mémoire du grand républicain qui vient de nous quitter Robert Badinter pourtant semblait immortel depuis plus d'un demi-siècle nous l'avons vu agir inlassablement l'avocat pénaliste le conseiller très écouté de François miteran le garde des saau portant l'AR oratoire à son degré suprême mais aussi le président du Conseil constitutionnel le sénateur et le président d'honneur du mouvement pour l'abolition universelle de la peine de mort sa force de conviction son engagement son sens aigu de la justice et du droit vous les connaissez avec finesse avec avec élégance il les incarnait à la manière d'un sage fidèle aux principes indifférent aux outrages homme de culture amoureux des livres et des anciens manuscrits Robert Badinter puisait dans l'histoire les modèles exigeants qu'il se donnit de Victor Hugo il aimait à citer cette phrase le droit qu'on ne peut retirer à personne c'est le droit de devenir meilleur aussi considérait-il avec Hugo la peine de mort comme le signe spécial et éternel de la barbarie lui qui ne voulait plus d'une justice qui tue s'illustra aussi par d'autres avancées comme la fin des juridictions d'exception l'abrogation de la loi de 1942 qui discriminait l'homosexualité le régime indemnitaire des victimes d'accidents de la route ou encore l'ouverture de recours individuel devant la Cour européenne des droits de l'homme dans tous ces combats le souci d'une pleine justice orientait et déterminait l'action publique humaniste avec Hugo il était socialiste à la façon de jores qui disait la République a vaincu parce qu'elle est dans la direction des auteurs et que l'homme ne peut s'élever sans monter vers elle ceux qui depuis un siècle ont mis très leur idéal ont été justifiés par l'histoire oui Robert Badinter allait à l'idéal par les chemin de Crète enfant de la République dont la famille avait fui la Bessarabie et ses persécutions il savait la puissance émancipatrice de l'universalisme républicain et à son tour la fait vivre à nous de continuer son œuvre à nous de suivre son magnifique exemple Hugo joress l'attend aujourd'hui au temple des grands homme ce panthéon où je le souhaite Robert Badinter les rejoindra un jour à son épouse ellisabeth à ses enfants à ses amis et à ses proches au nom de la représentation national et en mon nom personnel j'adresse nos condoléances attristées mesdames et messieurs les membres du gouvernement mesdames et messieurs les députés en mémoire de Robert badinterre et en son hommage je vous demande de bien vouloir observer une minute de silence je vous [Applaudissements] remercie je vous remercie l'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement la parole pour le groupe démocrate est à Madame jeuneviève [Applaudissements] d'ieux merci madame la Présidente Monsieur le Ministre des Affaires étrangères chers collègues l'heure est grave le 24 février prochain sera un sinistre anniversaire le deuxè de l'agression militaire de la Russie contre un État souverain l'Ukraine et nous ne pouvons que saluer le courage et l'engagement de l'armée ukrainienne et la résistance du peuple rainien malgré le manque de munition et de matériel malgré les décisions du Congrès américain qui pour l'instant refuse le soutien supplémentaire à l'Ukraine demandé par le président Biden oui les Ukrainiens résiste la Russie elle s'est placée en économie de guerre affiche un T de croissance de 3 % contourne les sanctions économiques grâce à de nouvelles voies commerciales pour son gaz et son pétrole vers la Chine et vers l'Inde en particulier les sites de désinformation russes inondent les réseaux sociaux 193 viennent d'être identifié en France le président Poutine réécrit inlassablement l'histoire en affirmant encore dans une interview récente que c'est bien l'Ukraine qui a déclenché la guerre que ce teritoire fait historiquement partie de la Russie qu'il est prêt à une solution diplomatique mais qui n'abandonnera jamais ses ambitions dans ces territoire et pendant ce temps le candidat Trump stigmatise les membres de l'OTAN remet en cause le principe de solidarité qui prévaut dans l'alliance et encourage Poutine à attaquer tout membre de l'OTAN qui ne prait pas sa part alors oui plus que jamais nous avons besoin d'une Europe unie forte dans ses actes et dans ses paroles ma question est simple monsieur le ministre où en est la diplomatie européenne et comment l'Europe se prépareelle à toute éventualité béliqueuse à son encontre merci beaucoup madame la députée la parole est à Monsieur Stéphane sjourné ministre de l'Europe et des Affaires étrangères merci madame la présidente madame la ministre les Ukrainiens avec notre soutien M résistance hroïque depuis maintenant près de 2 ans vous l'avez rappelé malgré les frappes visant délibérément les civil malgré les crimes notamment commis par la la Russie leur détermination intacte et je voudrais ici rassurer la représentation nationale notre détermination l' tout autant soutenir l'Ukraine c'est défendre une cause juste celle d'un pays agressé dans sa souveraineté vous l'avez dit celle d'une ocratie violentée par une autocratie au rêve d'Empire la France et vous le savez a joué un rôle majeur dans l'accord européen du 1er février que nous avons conclu pour obtenir 50 milliards d'euros pour la reconstruction et le soutien financier à l'Ukraine nous avons également un accord qui doit suivre au mois de mars sur le volet militaire et nous y travaillons en ce moment ce défi du soutien de l'Ukraine l'Europe doit le relever les déclarations d'ailleurs que vous évoquez de Donald Trump doivent nous en persuader chaque minute compte pour notamment préparer le choc que constiturer pour les Européens le scénario que décrit le candidat à l'investiture des républicains aux États-Unis je terminerai en évoquant le péril auquel vous avez évoqué également sur la désinformation la Russie va mal elle veut nous persuader du contraire elle veut nous décourager en affirmant que le temps joue pour elle c'est faux ces élites fuitient ces investissements s'effondrent et nos économies européennes sont beaucoup plus puissantes il y a quelques semaines vous le savez et à quelques mois notamment des élections européennes nous avons démasquer un réseau de 193 portails de désinformation russse attestant aussi de l'efficacité du dispositif d'alerte et je me félicite que nous ayons pu avec mes collègues polonais é allement dénoncer ce phénomène en tout cas la Russie cherche clairement à déstabiliser nos démocraties et nous mon merci Monsieur le [Musique] [Applaudissements] Ministre la parole est à madame la Présidente Le Pen pour le rassemblement national merci madame la Présidente ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre quelle grande nation laisserait un morceau de son territoire subir une crise migratoire sécuritaire et donc sociale aussi grave que que celle que vivent nos compatriotes maorè sans réagir avec vigueur dans ce domaine comme dans tant d'autres vous n'avez cherché qu'à gagner du temps un exemple à loi programme que vous avez évoqué dans votre discours de politique générale nous a déjà été vendu par messieur le Cornu puis caranco puis viget Monsieur le Premier Ministre annoncer n'est pas faire et communiqué non plus d'ailleurs n'est pas faire l'opération ambouchou malgré l'investissement des forces de l'ORD sur le terrain n'a en rien enrayé la criminalité dans ce département certes je ne peux que me féliciter de la fin du droit du sol à Mayotte mesure que je préconise depuis longtemps et qu'il est même nécessaire d'étendre à la France entière en revanche sans une politique globale cette mesure aura un effet limité pour répondre à l'enfer que vivent les Français de l'île au parfum il faut non seulement mettre fin fin au droit du sol mais aussi entamer un bras de fer diplomatique d'une fermeté absolue vis-à-vis des comordes largement responsable de la situation je ne peux d'ailleurs que déplorer que les seuls étrangers renvoyés de maot le soit vers la métropole il faut bien sûr mettre en place la priorité nationale et étant donné le chaos qui règne je vous appelle à nouveau à instaurer l'état d'urgence dans ce département et à y renforcer la chaîne pénale avec juges qui rendent la au nom du peuple français et non au nom de leur idéologie immigrationniste à laquelle les Français et en premier lieu les Maorais sont massivement opposés Monsieur le Premier Ministre pour rendre la situation à Mayotte vivable il n'y a qu'une solution le retour de l'État dans toutes ces dimensions y êtes-vous prêt je vous remercie madame la Présidente la parole est à Monsieur le Premier [Musique] Ministre merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la Présidente Le Pen j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises depuis ma nomination de m'exprimer sur la situation de Mayotte encore ici même la semaine dernière en indiquant que si un département hexagone connaissait la situation que connaît Mayotte aujourd'hui on en entendrait parler matin midi et soir dans tous les médias nationaux et ça n'est pas une situation que nous découvrons c'est une situation qui vient de loin sur laquelle nous sommes intervenus depuis 2017 avec un réinvestissement massif de nos moyens et avec des décisions extrêmement claires extrêmement fortes qui ont été prises depuis 2017 nous avons doubler les effectifs de police et de gendarmerie à Mayotte nous avons mené l'opération ou dont vous avez eu l'air d'estimer qu'elle n'avait produit absolument aucun effet nous avons mobilisé h unités de force mobile et nous avons arrêté plus de 60 chefs de bande qui opéraient sur l'île et nous continuons nous continuons avec l'ouverture de deux nouvelle brigade de gendarmerie nous continuons avec la préparation d'une opération wambouu 2 autour de trois objectifs lutter contre la délinquence contre l'habitat insalubre et contre l'immigration irrégulière pour les services publics nous avons agi pour répondre présent avec 240 millions d'euros pour moderniser le centre hospitalier de mamouzu avec la construction d'un second centre hospitalier à combagnie avec 520 millions d'euros pour les collèges et les lycées de Mayotte ça ce sont des actes car Madame Le Pen les polémiques n'ont jamais construit ni un hôpital ni une école ni une unité de police ou de gendarmerie face à la crise de l'eau nous répondons aussi présent elle vient elle aussi de loin elle est extraordinairement complexe mais nous répondons présent avec des mesures d'urgence des mesures de distribution mais aussi évidemment en augmentant nos capacités de dessalement d'eau de mer et les systèmes d'irrigation et d'accès à l'eau à maotte et face à la crise migratoire Madame Le Pen ne vous en déplaise nous répondons aussi présent nous agissons sans trembler sans refuser aucune mesure à priori nous avons réalisé des investissements comme aucun autre gouvernement précédemment aucune autre majorité des avions de surveillance des drones les déboutés de l'asile font systématiquement l'objet de décision d'élooignement je veux être très clair sur ce sujet-là tous les déboutés de l'asile devront être renvoyés dans leur pays d'origine depuis 5 ans ce sont plus de 110000 personnes qui ont été expulsées de maotte ce sont des faits ce sont des actes aujourd'hui nous renforçons encore notre action avec la refonte du plan chicandra un plan interministériel qui permettra d'agir plus plus fort encore d'être plus efficace pour lutter contre l'immigration illégale nous prendrons également de nouvelles mesures oui dans le projet de loi d'urgence pour Mayotte que j'ai effectivement annoncé dans ma déclaration de politique générale et qui sera présentée avant l'été par le ministre Gérald armanin et la ministre délégué chargé des outr-em madame gevennou mais aujourd'hui la situation à Mayotte nécessite que nous allions plus loin encore la moitié de la population à Mayotte est étrangère et moitié des étrangers de Mayotte est en situation irrégulère au moins la moitié à ces constats s'ajoute aujourd'hui une réalité depuis quelques mois l'immigration a changer de nature à une immigration comorienne c'est'est ajouté une immigration venue de l'Afrique des grands lacs à Mayotte cette situation il faut le dire est une menace grave pour lîle une menace pour sa stabilité une menace pour la paix civile et donc je le dis une menace pour la République dans son ensemble parce que Mayotte c'est la République face à de tel danger il y a ceux qui jettent des anathèmes en permanence ceux qui expliquent qu'ils ont la science infuse qu'il saurent répondre à tous les problèmes par magie et il y a ceux qui proposent des solutions même quand c'est difficile même quand ça prend du temps oui la situation est grave elle implique des mesures fortes des mesures radicales les aménagements au droit du sol qui ont été réalisés par le passé à l'évidence ne suffisent plus c'est pourquoi vous le savez il a été décidé par le président de la République de proposer la fin du droit du sol à Mayotte c'est une mesure nécessaire une mesure attendue par les Maorais par les élus une mesure qui doit nous permettre d'avancer cette annonce n'arrive pas seule nous allons également réduire drastiquement le nombre de titres de séjour à alloué et appliquer immédiatement les restrictions du regroupement familial prévu dans la loi immigration ces décisions doivent nous permettre aussi je le dis de finir le démantèlement du camp de Cavani qui progresse il a commencé il progresse un nouveau départ de débout de l'asile vers leur pays d'origine est prévu dans les prochains jours mais ce démantellement vous le savez est freiné par la situation actuelle de blocage de lîle je souhaite que les opérations puissent reprendre s'accélérer et que nous mettions un terme au plus vite au camp de Cavani Madame Le Pen je le disais face aux anathèmes face aux criti stériles face à ceux qui manifestement ne cherchent pas à trouver des solution et refuse de voir celles qui sont proposé nous serons toujours du côté des actes nous serons toujours du côté des Maorais nous serons toujours du côté de la République je vous remercie monsieur le Premier [Musique] ministre la parole est à madame la Présidente Chatelin pour le groupe écologiste merci madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre 9 millions 9 millions c'est le nombre de voix gagné entre le prer et le second tour de la présidentielle par Emmanuel Macron 9 millions d'électeurs notamment écologistes et de gauche qui ont permis à human Maron d'être locataire de l'Élysée et vous de Matignon 9 millions de citoyens et de citoyennes qui se sont levés qui se sont déplacés qui se sont mobilisés de nouveau pour faire barrage à l'extrême droite pour dire non au racisme dire non à l'antisémitisme non à l'obsession identitaire d'une France ethniquement homogène non à la menace fasciste 9 millions de personnes qui ont fait primer leur attachement à la République sur leur conviction politique et pourtant i dernier le président de la République a déclaré qu'il est tout à fait normal d'avoir des discussions avec le rassemblement national dans l'objectif de constituer texte par texte des majorités qui peuvent parfois être complété ou grossis par leur voix Monsieur le Premier Ministre chaque semaine IC cède alors répondez que répondez-vous aux électeurs qui comme moi se sont mobilisés uniquement pour faire barrage à l'extrême droite et on fait élir Emmanuel Macron je vouserci merci madame la Présidente la parole est à Monsieur le Premier [Applaudissements] Ministre merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la présidente châelin depuis ma nomination au gouvernement j'ai toujours assumé d'abord de travailler avec le Parlement d'associer les parlementaires aux différents chantiers dont j'avais la responsabilité au gouvernement je l'ai fait dans chacune de mes fonctions je l'ai fait notamment quand j'étais ministre des comptes publiques dans le cadre des dialogues de Bery et j'ai assumé pour associer le Parlement à la préparation du budget avoir des échanges avec le Parlement de le faire de la même manière que nous l'avons dans cette hémicycle c'est-à-dire de r aux interpellations aux questions aux amendements qui viennent des uns et des autres j'avoue madame la Présidente avoir du mal comprendre ce que vous me demandez est-ce que vous me demande lorsune question au gouvernement est posée par un groupe politique avec lequel je suis en radical désaccord de ne pas leur répondre est-ce que vous demandez à mes ministres lorsqu'un amendement est proposé par un groupe parlementaire avec lequel je suis en radical désaccord de ne pas leur répondre madame la Présidente Chatelin ça n'est pas ma conception de la démocratie parlementaire ni du respect qui est dû au parlementair et madame la Présidente Chatelin j'ai d'autant plus de mal à comprendre votre vos critique et ce sur quoi vous m'interpellez aujourd'hui que j'ai observé comme chacun ici comme beaucoup en dehors de cet hémicycle un certain nombre de faits depuis maintenant plusieurs plusieurs années sur quelle voie comptez-vous lorsque vous présenteer des motions de censure pour faire tomber le gouvernement madame la Présidente Chatelin sur quelle voie comptez-vous quand vous déposez des amendements et que vous souhaitez qu'il soit adopté madame la Présidente Chatelin nous le voyons à chaque motion de censure nous le voyons régulièrement dans cette hémicycle force de faire l'appel du pied à l'extrême droite vous en devenez leur marche-pied c'est ça la réalité ça n'est pas la position de ce gouvernement je vous remercie monsieur le Premier ministre madame la Présidente chatela ma question monsieur le Premier ministre était pourtant simple allez-vous continuer en trahissant tout ce que vous avez dit aux 9 millions d'électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron à faire passer des lois qui reprennent le programme de jean-marine Le Pen allez-vous continuer à vous associer politiquement à C qui dit qu'elle assumit tout de l'héritage du Front national allez-vous continuer à tendre la main à celle qui dans cet hémicycle vient encore de critiquer les juges allez-vous faire un pacte politique avec ce groupe qui siège au Parlement européen avec l'fd qui élaborer un plan de remigration des personnes étrangères ou allemandes d'origine étrangère la question est simple vous avez un choix ici vous avez 11 députés républicains vous pouvez travailler avec nous mais la vérité c'est que les écologistes et la gauche nous sommes aujourd'hui seuls à faire barrage au rassemblement national merci beaucoup madame la Présidente merci Monsieur le Premier Ministre madame la Présidente châelin je le constate je le redis que dans une question au gouvernement vous semblez vous boucher le nez en parlant du rassemblement national mais que ça ne vous empêche pas de leur faire les yeux dou quand il s'agit d'obtenir leur voix pour essayer de faire tomber le gouvernement et madame la Présidente l j'ai le souvenir j'ai le souvenir de quelques votes sur des amendements ou sur des motions de censure et de quelques prises de parole de député de votre groupe ou de l'anupes qui ont dit nous étions si près du but mais c'était qui le nous le nous c'était vous et eux avec nous il n'y a pas de nous et eux c'est ça la vraie différence entre vous et nous merci beaucoup monsieur le Premier ministre [Applaudissements] la parole s'il vous plaît un peu de silence s'il vous plaît la parole est à Madame Estelle Youssoufa pour le groupe [Applaudissements] lot merci madame la Présidente mes chers collègues ma question s'adresse au ministre d'armanin maotte agonise maotte qui pleure Mohammad à sinani poignardé en plein cœur cette nuit à tingoni un père de famille éè victime de la violence aveugle qui ravage notre île Mayotte qui réclame àord et àit la sécurité maotte qui réclame son droit à vivre je veux vous rappeler ici que l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dispose que les droits naturels et imprescriptibles de l'homme sont la liberté la propriété la sûreté et la résistance à l'oppression qui se soucie de notre droit à la sûreté à la sécurité à maotte nous vos concitoyens risquons notre vie en allant à l'école en allant faire nos courses en allant à l'hôpital en allant travailler nous sommes prisonniers chez nous nos enfants vont à l'école sous protection de la gendarmerie quand les cours ne sont pas annulés à cause des émeutes comme c'est le cas aujourd'hui parlons de la liberté de circulation qui est elle aussi protégée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 17 89 à Mayotte nous ne circulons plus ni le jour ni la nuit par crainte des embuscades des bandes violentes qui ravag qui pillent qui détruisent et incendienters entiers qui sèment la mort à coup de machette je vous le dis ici trop c'est trop c'est invivable Mayotte entame son 22e jour de blocage l'île est toujours paralysée par le mouvement social légitime qui demande la paix et la sécurité à Mayotte Mayotte qui attend votre engagement écrit quand allez-vous nous répondre quelle mesure prenez-vous pour ramener la paix et les sécurité à Mayotte quand est-ce que les renforts arrivent je vous remercie je vous remercie madame la députée la parole est à Madame gevenou ministre en charge des outr Maes madame la députée Youssoufa tout d'abord je vous prie d'excuser le ministre de l'Intérieur qui vous le savez est très concerné par les problèmes de Mayotte il était lui-même dimanche à Mayotte et nous avons passé toute la jour on est ensemble à rencontrer notamment le collectif des forces vivre et à écouter les maorés vous m'interrogez madame la députée sur les moyens qui ont été déployés et qui vont être déployés à Mayotte pour venir au renfort de la situation depuis 2017 les effectifs de police et de gendarmerie vous le savez ont doublé l'opération chicandra lancée en 2019 a permis de doubler les interceptions en mer et d'expulser 90000 étrangers en situation irrégul en 3 ans en début d'année 2023 le lancement de l'opération wambouchou a donné lieu à un déploiement inédit de moyens pour lutter contre la violence et la criminalité avec l'arrestation de 60 chefs de bande cela permis aussi de lutter contre l'habitat indigne avec le décasage de 700 cases et de lutter contre l'immigration clandestine en faisant en sorte que des moyens inédits soi déployés 661 ont été interceptés 592 passeurs interpellés et 25000 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits à la frontière alors maintenant madame la députée yousoufa vous avez raison nous devons aller beaucoup plus loin protéger Mayot d'une pression migratoire qui nous engageront une opération wambouchou 2 le ministre de l'Intérieur dimanche est d'ailleurs venu immédiatement avec 15 gendarmes du GIGN pour frêter mains fortte aux forces de l'ordre déjà en place et permettre des actions ciblé et rapide un escadron guépard sera également envoyé dans les prochaines semaines enfin un rideau de fer sera également constituer en déployant en mer des moyens renforcés de la Marine nationale des drones et des radars de nouvelle génération pour le courrier sur lequel vous m'interroger madame la députée il sera adressé comme nous nous étions engagés ce soir à Mayotte merci madame la [Musique] ministre madameou je vous remercie madame la ministre il urgence Mayotte est en train de mourir notre économie est à genoux nous n'en pouvons plus merci beaucoup madame la députée la parole est à madame Cécile RAC pour le groupe Renaissance merci madame la Présidente chers collègues ma question s à madame la ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse madame la ministre permettez-moi tout d'abord de vous souhaiter une pleine et entière réussite dans les fonctions qui sont désormais les vôtres à la tête de ce beau ministère un certain nombre de chantiers ont été ouverts par vos prédécesseurs je pense par exemple à l'amélioration de la formation des enseignants au développement de la mixité sociale et scolaire à l'approfondissement de l'école inclusive encore à la restauration de l'autorité des enseignants dans leur classes conformément à ses engagements depuis 2017 cette majorité sera à vos côtés et au côté de tous les acteurs de la communauté éducative pour soutenir tous les projets qui permettront de faire perdurer la promesse républicaine de l'égalité des chances dans nos écoles pour la réussite de chacun nen déplaise à nos opposants c'est grâce au travail de cette majorité que le dédoublement des classes a été mis en place dans les zones d'éducation prioritaires que nos enseignants ont bénéficié d'une revalorisation importante que la prise en des élèves en situation de handicap est en constante amélioration que nos directrices et directeurs d'école bénéficient de meilleures conditions de travail ou que les équipes pédagogiques aient des moyens pour leur projet grâce au dispositif notre école faisons-la ensemble madame la ministre nous devons impérativement poursuivre nos actions pour que nos établissements scolaires et nos personnels éducatifs dont je veux ici saluer l'engagement bénéficie de toute la place qu'il mérite dans notre société pour cela il faut être à l'écoute des acteurs du terrain qui font souvent remonter certaines problématiqu qui perdurent je parle ici entre autres des classes surchargées de la formation continue parfois insuffisante ou inadaptée des enseignants ou du manque d'ESH madame la ministre pour nos élèves pour nos personnels éducatifs pour nos écoles publiques il faut avancer sur ces questions pouvez-vous nous détailler votre feuille de route et votre méthode pour relever ces défis prioritaires afin que notre école reste un lieu d'épanouissement où nos élèves préparent leur avenir ainsi que l'avenir de notre pays je vous remercie merci beaucoup ma cher collègu la parole est à Madame Nicole beloubet ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse madame la madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée RIAC merci pour votre question j'y répondrai en précisant que lorsque le Premier ministre et le président de la République ont fait le choix de me nommer comme ministre de l'éducation nationale ce qui est une très grande responsabilité autant qu'un honneur la feuille de route était très claire il s'agit de contribuer à la réussite de notre école républicaine comme vous l'avez dit dans la ligée de ce qu'on fait mes prédécesseurs depuis 2017 jeux m'inscrire dans cette logique là et pour cela car évidemment ce n'est pas en une minute que j'ai le temps de vous dire l'emble de la feuille de route que je développerai dans cette ligne là je veux développer deux objectifs et une méthode le premier des objectifs consiste à améliorer la réussite scolaire nous en avons besoin nous le savons l'investissement de l'ensemble de des responsables éducatifs des professeurs des cadres des inspecteurs cet investissement là n'a pas encore suffi à nous donner des résultats satisfaisants lors des études PISA c'est la raison pour laquelle le choc des savoirs sera mise en place à la rentrée 2024 j'ai dit et je redis ici devant vous que j'exclus évidemment tout triis social par l'échec et que je souhaite absolument que l'ensemble de nos enfants de nos élèves puissent au mieux maîtriser les apprentissages fondamentaux cela suppose aussi madame la députée que nous puissions complètement revoir la formation initiale des enseignants et travailler sur la formation continue pour offrir de nouvelles opportunités à nos enseignants si le premier objectif est celui de la réussite des élèves le second porte sur le vivre ensemble à l'école nous devons là protéger les élèves et les enseignants qui s'investissent autant pour l'école de la République et j'y veillerai personnellement enfin la méthode est importante elle repose sur deux mots le dialogue avec les organisations syndicales et le contact avec le terrain je sais madame la députée pouvoir compter sur vous et sur vos merci madame la ministre la parole est à monsieur Alexandre portier pour le groupe républicain merci madame la Présidente ma question s'adresse à madame la ministre de l'Éducation nationale 5 ministres oui c ministres différents en moins de 20 mois ce n'est plus une valse ministérielle c'est tout simplement un naufrage votre nomination madame la ministre n'est pas une solution c'est un symptôme le symptôme d'un gouvernement sans cap s boussole pour notre école et pire encore surtout sans colonne vertébrale n'est-ce pas vous madame la ministre qui en 2016 qualifi de farib la restauration de l'autorité et le port de l'uniforme n'est-ce pas vous madame la minist qui avait inventé le dél de blasphème en lâchant publiquement la jeune mil qui était la proie des islamistes sur les réseaux sociaux et maintenant madame la ministre vous venez nous expliquer votreille de route t que c'est notamment la mise en place de l'uniforme et la défense de la laïcité mais de qui se moque-t-on au fond la vraie question c'est est-ce que vous êtes vraiment ministre de l'éducation nationale est-ce que c'est vous ou Gabriel Atal est-ce que c'est vous ou Emmanuel Macron en 2016 vous parliez de supprimer le ministère de l'Éducation nationale vous avez déjà commencé en supprimant celui de l'enseignement professionnel d'où ma question qu'allez-vous faire de l'éducation nationale madame l'exgarde des saau êtes-vous là aujourd'hui pour prononcer sa liquidation judiciaire je vous remercie je vous remerci la parole est à Madame Nicole beloubet ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député portier je ne suis pas sûr monsieur le député car j'ai eu l'occasion de vous lire récemment je ne suis pas sûr que les attaques personnelles d'autant qu'elles ne sont pas exact soit servent notre démocratie je n'en suis pas certaine mais passons sur ces éléments là et venons-en au fond j'ai monsieur le députéredi ici devant vous deux objectifs la réussite des élèves et le vivre ensemble dans nos écoles cela signifie que je souhaite vraiment porter ha la protection de nos personnels enseignants notamment celle des chef d'établissement qui tous les jours lutte pour faire vivre les principes de la République dans notre école parmi ces principes ceux de la laïcité auquel je suis profondément attaché et depuis longtemps car il s'agit vraiment de la réussite de la mixité et de la réussite de notre République en général voilà Monsieur le Député ce que je souhaitais vous répondre je vous remercie madame la ministre monsieur portier madame la ministre il n'y a là aucune attaque personnelle juste des verbtim juste des choses que vous avez dites la différence entre vous et moi c'est que j'assume totalement ce que j'écris et on vous attend sur le fond quand vous voulez je vous remercie madame la [Applaudissements] ministre monsieur le député je souhaite vraiment redire ici que pour que nous puissions réussir la maîtrise des apprentissages fondamentaux ce qui est la base pour l'ensemble de nos élèves il faut respecter quatre principes dans les établissements et j'y veillerai l'établissement de règles clair pour tous le respect de ces règles c'est absolument essentiel il faut également que nous puissions assurer la protection de l'ensemble des acteurs éducatifs et des élèves lorsqu'ils en ont besoin et il faut enfin que nous soyons à la base de la restauration de l'autorité une autorité proportionnée et bien comprise voilà Monsieur le Député ce que je souhaitais dire et je m'y attacherai vraiment avec la représentation nationale je vous remercie madame la ministre la parole est à Monsieur jeanh gratenon pour le groupe la France insoumise merci madame la Présidente Monsieur le Ministre la situation à Mayotte n'est pas nouvelle de sarzi à Macron au passant par Hollande tous les présidents le savaient tous les rcent gouvernement savait là où la justice fait défaut la violence trouve son chemin trouve son terro c'est le cas de Mayotte qui se trouve dans une situation d'abandon total par la République malgré de nombreuses allertes et propositions depuis 2017 les appels à l'action SEM avoir été ignorés laissant une population entière dans un désarroi profond pourtant depuis plusieurs années les élus de Mayotte alertent sur une situation explosive liée aux enfants abandonnés 4 à 5000 enfants dont les parents ont été reconduits à la frontière où sont décédés en mer vivent dans la rue sous des abris de fortune dans la boue dès 2018 Jean-Luc Mélanchon avait suggér suggérer que l'hexagone prenne sa part de responsabilité en en accueillant immédiatement les 4 à 5000 mineurs isolés en détresse totale 6 ans plus tard ces mêmes mineurs abandonnés âgés de 10 à 20 ans ne constiue-t-il pas le gros des troupes des bandes responsa de l'insécurité qui règne à maot parallèlement il a été demandé que l'État mette en œuvre le plan d'investissement de 1,8 milliards d'euros sur 10 ans proposé par les élus de Mayotte pour assurer les besoins vitaux en terme de logement d'eau potable d'éducation de transport de santé deande qui n'a toujours pas trouvé é pire l'état organise le transfert des violences de mayott vers la Réunion monsieur le ministre vous savez très bien que la fin du droit du sol n'arrêtera pas le flux migratoire maintenant soit 6 ans plus tard êtes-vous prêt à entendre raison et à agir en conséquence je vous remercie la parole est à Madame Marie gevou ministre en charge des [Musique] outrmèes monsieur le député Ratenon vous avez raison de rappeler la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouve Mayotte Mayotte qui vit depuis plusieurs mois des crises extrêmement difficiles et successives première c'est la crise de la sécurité le Premier ministre en a REP parlé la seconde c'est la crise de l'eau qui est liée au réchauffement climatique et la troisième une crise démographique et migratoire qui s'explique par la proximité de Mayotte avec les Comores et par un niveau de vie bien plus attractif que les autres pays de la zone pour les maorés et les maoraaises cette situation est insupportable et au fond monsieur le député Ratenon permettez-moi de vous dire que dans votre question me surprend et m'inquiète parce qu'elle me semble n'yit une part de la réalité de notre point de vue soit on fait l'autruche soit on agit et c'est bien l'action aujourd'hui que le gouvernement a décidé de mener dimanche lorsque nous étions avec le ministre de l'Intérieur à Mayotte nous avons entendu pendant 4 heur les collectifs des forces vives ils ont des spécificités très claires et très clairement exprimées avec un certain nombre de revendications nous avons su les entendre et avec l'implication personnelle du président de la République avec l'implication de de Darmanin nous avons pris en place une batterie de mesure dont notamment la suppression du droit d'sol pour couper l'attractivité de l'immigration irrégulière que vous êtes manifestement monsieur Ratenon le seul à ne pas voir la restriction de 90 % des titres de séjour sera également prévu en nous appuyant à la fois sur les mesures du projet de loi immigration mais aussi sur de nouvelles dispositions qui viendront à être débatttu devant vous mesdames et messieurs les députés dans le cadre un projet de loi de maotte enfin la préparation d'une opération wambouchou 2 que j'ai eu l'occasion de décrire à notre collègue yououa et devant vous permettra également de continuer à lutter contre la délinquence l'immigration irrégulière et l'habitat insalubre ce sont près de 25000 étrangers qui ont été déjà reconduits à la frontière merci Madame la Ministre la parole est à Madame Marie Noël btistel pour le groupe socialiste merci merci beaucoup madame la Présidente ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie et des finances voilà près de 15 ans que pèse sur la France le contentieux européen sur la mise en concurrence de nos concessions hydroélectriques alors que nous n'avons toujours pas statué sur le mode de gestion futur de ces ouvrages dans l'attente les parlementaires ont décidé par la loi depuis 2019 la mise en place de deux dispositifs le premier concerne les autorisations d'augmentation de puissance des centrales hydroélectriques existantes depuis depuis plus de 4 ans au moins se dossiers sont à l'examen dans vos service sans qu'aucun nit obtenu à ce stade votre aval lorsque l'on connaî nos besoins en terme de capacité de production nouvellement notamment renouvelable on peut s'interroger de cette inertie préjudiciable à la souverineté énergétique de la France qu'on appelle tous de nos vœux monsieur le ministre allez-vous enfin valiser ces autorisations le deuxième dispositif concerne le versement au collectivité des redevances d les glissants issu des concessions à terme échu à leur grande surprise les élus locaux ont constaté une baisse drastique de ces produits de redevance pour cette année alors j'ai vérifié et vous avez effectivement ponctionné une part importante du montant de ces redevance pour financer le bouclier tarifaire considérant qu'il ne fait fallait pas habituer les collectivités à percevoir ses revenus auquels je me permets de le rappeler elles ont droit pensez-vous vraiment que les collectivité territoriale et tellement de March financière qu'il faillent encore leur en retirer que l'on parle de souverain énergé d'énergie renouvelable ou de moyens financiers pour les collectivités l'hydroélectricité et la solution alors quelle réponse concrète monsieur le ministre pouvez-v m'apporter sur C des points très précis merci ch collèg la parole est à Madame Olivia grégard ministre en charge des entreprises du tourisme et de la consommation merci madame la Présidente Mesdames Messieurs lesputés trouver madame la députée bâtistelle et si ça n'est pas partagé c'est pas grave madame la députée bâtistelle j'ai l'honneur de vous répondre en l'absence de Bruno Le Maire sachez que le ministre lescur aurait souhaité vous répondre il est en ce moment même au Sénat il se toit néanmoins à votre disposition pour échanger à la suite des questions d'actualité au Gouvernement vous le savez les énergies fossiles sont une part importante de notre énergétique et elle représente aujourd'hui encore 60 % de consommation énergétique notre dépendance elle est réelle elle est considérable et nous sommes nombreux à y travailler afin de la réduire c'est une vulnérabilité d'abord climatique vous le savez sont autant d'émissions qui aggrav fortement la situation c'est une vulnérabilité géopolitique comme nous l'avons vu depuis l'invasion russe en Ukraine et comme nous le verrons peut-être en cas d'escalade au Proche Orient elle complique les rapports de force elle entraîne des difficultés majeures d'approvisionnement c'est une vulnérabilité économique non non monsieur Pradier j'ai beau être une femme je sais lire les fiches alors on va continuer madame btistel il faut qu'on fasse passer notre part d'électricité dans le mix énergétique de 27 à 55 % en 2050 c'est pourquoi c'est bien l'objectif que nous avons et que nous déployons je vous le rappelle dans l'esprit du discours de Belfort don je vous rappelle les objectifs une relance de la production nucléaire la construction de 6 Pr questionit avo une répse bien Madame B s'il vous plaît taz-vous je vous demande de vous taire de laisser madame la ministre répondre à Madame btistelle pas à Monsieur pradiier donc s'il vous plaît madame la ministre je vous remercie je crois que dans cette ambiance plus qu'électrique et pas nécessairement hydraulique mais aussi électrique je vous suggère madame btistelle que nous échangions avec Monsieur r Lesur très prochainement sur ce sujet précis je vous remercie ça suffit s'il vous plaît madame la ministre un peu de silence un peu de calme la parole est à Monsieur Robin pour Madame B allez-y allez-y oui merci madame la Présidente parce que j'ai évidemment obtenu aucune réponse et je déplore je je n'en veux pas Madame la Ministre Grégoire de ne pas pouir répondre à question je sais que sur les bancs il y a des ministres notamment monsieur le Premier ministre il sera en capacité de me répondre il ne l'a pas souhaité et comme d'habitude nous n'avons pas de réponse sur ces enjeux qui sont extrêmement importants à la fois sur les cè la parole la parole est à Monsieur Robin Reda pour le groupe Renaissance merci madame la Présidente mes chers collègues ma question s'adresse à Monsieur Stanislas Guerini ministre de la transformation et de la fonction publique monsieur le ministre permettez-moi d'abord de vous féliciter pour le renouvellement de vos fonction c'est une marque de confiance celle que le Président de la République que le premier ministre place en vous pour relever un défi majeur bâtir la fonction publique de demain et redonner l'envie d'embrasser les carrières du service depuis 20 mois à la tête de votre ministère vous avez mené des chantiers majeurs sur la rémunération sur la protection des agences sur sur l'égalité professionnelle sur la planification écologique de l'État ou encore récemment sur la reconnaissance de nos secrétaires de mairie mais la perte d'attractivité des métiers du service public doit nous alerter aujourd'hui nous comptons six candidats pour un poste lors des concours de la fonction publique ilils étaient deux fois plus il y a 15 ans pour relever ce défi de l'attractivité nous devons nous appuyer sur des agents publics motivé motivé par leur fiche de poste mais aussi motivé par leur fiche de paye la fonction publique doit aussi attirer et garder les meilleurs car oui vouloir les meilleurs pour l'État pour l'hôpital pour nos collectivités locales c'est vouloir le meilleur pour les Français la fonction publique devrait être ce grand édifice avec des portes d'entrée des ascenseurs des passerelles des portes de sortie aussi alors qu'elle est trop souvent un couloir qui fige les trajectoires de vie lors de son discours de politique général monsieur le Premier ministre a annoncé loi sur la fonction publique la performance et la rémunération mérite au cœur de ce projet car en matière de service public les Français méritent d'en avoir pour leur argent mais nos agents publics méritent aussi d'en avoir pour leur talent et votre chantier le ministre s'inscrira finalement dans les pas de Maurice Torz qui est en 1946 oui je sais ça c'est du dépassement vous voulez déjà reconnaître la valeur réelle et inégale des agents monsieur le ministre quelle sera votre méthode pour associer syndicat agents employeurs territoriaux notamment nos maires qui attendent beaucoup de cette transformation je vous remercie monsieur le député la parole est à Monsieur Stanislas Guerini ministre en charge de la transformation et de la fonction publique merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Robin r depuis 20 mois je me suis engagé totalement pour la fonction publique et je vous remercie vous avez rappelé un certain nombre d'avancé beaucoup trouve leur sources dans l'action de mes prédécesseurs et de cette majorité depuis 2017 mais depuis 20 mois je vais à la rencontre des agents publics sur le terrain à la rencontre des employeurs des élus locaux qui sont aussi des employeurs territoriauxx à la rencontre des directeurs et des directrices d'hôpitaux à la rencontre des agents et de celles et ceux qui font la publique et ce sont eux qui parlent de mérit j'entends des maires qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas promouvoir leurs propres agents en fonction de leur mérit parce que parfois la règle ça n'est que l'ancienneté et qu' a des règles de promotion national qui les empêchent de faire ça entend des chefs de service d'administration déconcentré qui ne comprennent pas pourquoi ils peuvent pas plus facilement verser des primes à des agents méritants ou récompenser des collectifs de travail qui réussissent j'entends des directeurs et des directrices d'hôpitaux qui ne comprennent pas pourquoi ils passent à côté de recrutement de gens méritants qui ont une expérience avant de rejoindre la fonction publique parce qu'on n'est pas capable de suffisamment valoriser l'ancienneté parfois de gens qui ont 10 ans 20 ans d'expérience en tant qu'infirmier libéral par exemple sur le terrain j'entends vous le savez savez des secrétaires de mairie qui ne comprennent pas pourquoi elles sont assignées à une catégorie qui est liée à un diplôme qu'elles avaient il y a 20 ans quand elles sont rentrées dans la fonction publique j'entends parfois des apprentis qui ont réussi qui ont été méritants qui ont réussi pendant 2 ans dans un contrat d'apprentissage qui veulent rejoindre la fonction publique et qui ne comprennent pas pourquoi on peut pas plus facilement les titulariser et bien voilà Mesdames et Messieurs les Députés ce qu'il nous faut changer dans la fonction publique il faut mettre du mérite à tous les étages dans la fonction publique c'est ça que je souhaite vous proposer de porter ensemble et de le faire dans la concertation je le ferai en concertant les syndicats je les ai appelé dans les premières heures qui ont suivi ma nomination je le ferai avec tous les acteurs de la fonction publique pour bâtir un projet de loi pour l'efficacité de notre fonction ministre je vous remercie la parole est à Monsieur Hubert brigand pour le groupe les républicain bien madame la Présidente ma question s'adresse à Madame Rachid adati ministre de la Culture candidate à la maie et je vais essayer de retirer un peu d'électricité dans l'hémicycle Madame Dati nous a annoncé le printemps de la ruralité bien sûr ce titre m'a interloqué puisque la ruralité c'est mon cheval de bataille si j'ai bien compris C des rencontres entre les services de ministère et la population alors je connais madame Rachid adati pour l'avoir rencontré une fois il y a une quinzaine d'années est venu m'expliquer que pour réorganiser efficacement la justice en France fallait supprimer les tribunaux ruraux pour concentrer tout dans les grandes villes pour plus d'efficacité de justice de rapidité donc en réalité de réorganisation on a plutôt désorganisé alors je la retrouve ici au ministère de la Culture on retrouve d'ailleurs aussi issu du ministère de la Justice madame Boubet j'espère que c'est pas un recyclage je met 203 bien alors la le ministère de la Culture j'ai cru comprendre j'ai cru comprendre que Madame Dati avait un programme je l'espère pour la culture en milieu rural je rappelle quand même que les élus locaux départementaux ou municipaux ont déjà fait beaucoup pour la culture en milieu rural j'ai cru comprendre aussi qu'elle était pour la culture pour tous pas seulement dans les 2 ans à venir pour la culture à Paris mais aussi pour la province alors j'attends de voir plus en détail quelle sera ses propositions nous on aime bien la culture classique traditionnelle le rap un peu aussi mais pas que le rap donc l'égal d'accès à la culture madame datil le veut moi aussi ma question est la suivante compte tenu oui mais vous avez eu une bonne explication qui mène la question compte tenu de la situation financière de la France plus de 3000 milliards de têtes avec quel moyen comp-elle faire une bonne diffusion merci beaucoup la parole est àameach ministre de la cureés mer madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Brig en tout cas une chose est sûr si vous voulez être soutenu et subventionné pour devenir humoriste je suis prête il y a de quoi faire mme si je vous trouve pas très drôle je ce que vous n'avez pas vous parlez de la réforme de la carte judiciaire j'ai juste mis en œuvre ce que tout le monde ce que tous les députés qui sont autour de vous ont souhaité sur la réforme de la carte judiciaire moi je suis une responsable politique qui met en œuvre ce sur quoi je m'engage sur le printemps de la ruralité vous le prenez avec beaucoup de mépris et de et d'ironie pas moi parce que les mesures que je souhaite mettre en uvre monsieur le député brigand c'est le programme est républicain si je suis ministre de la Culture et que j'ai souhaité évidemment m'intéresser à la ruralité c'est parce qu'il y a 22 millions d'habitants en ruralité qui n'ont pas accès à la culture dans les mêmes conditions et ça je dois je dois le rappeler plusieurs choses plusieurs choses premier enjeu que m'ont demander les les maires ruraux notamment chez Laur vanquier soutenu par Laurent vquier que m'ont-ils demandé qu'il y ait une ingénierie culturelle dédi en soutien à ces élus ruraux je le feraiis je vous le dis deuxème enjeu deuxème enjeu quel est quel est l'autre enjeu est-ce que tous ces habitants ont accès à la culture dans les mêmes conditions non aujourd'hui est-ce qu'il est facile en milieu rural d'aller voir un spectacle d'aller à un concert ça n'est pas si facile il y a un problème de mobilité des spectateurs mais aussi un problème de mobilité des œuvres c'est pour cela que j'ai lancé une consultation eng à laquelle vous êtes invité à répondre de manière très sérieuse monsieur Brigan et je pense que vos électeurs serai très intéressés de savoir ce que vous allez proposer autre chose les Dra vont me faire remonter les propositions ainsi qu'une mission par merci beaucoup madame la ministre la parole est à madameine LEB pour le groupe GDR merci madame la présidente madame la ministre de la Santé deours deénér ministre a déclaré que la santé mentale des jeunes devait faire l'objet d'une prise en charge renforcée et pourtant l'accès à l'accompagnement psychologique et psychiatrique des enfants et l'un des parents pauvres de votre politique de santé les centres médico-psychologiques de l'enfant et de l'adolescence sont débordés il faut attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous dans son dernier baromètre santé publique France indique que les plus que les jeunes âgés de 18 à 24 ans sont ceux qui tentent le plus de mettre fin à leur jour dans cette tranche d'âge nombre de tentatives de suicide déclaré a doublé entre 2017 et 2021 et un enfant sur 5 présente des symptômes dépressifs à la Réunion ou près d'un tiers de la population a moins de 20 ans les difficultés qui rongent de l'Intérieur notre jeunesse sont colossales qu'il s'ag violences intrafamiliales des addictions ou encore du niveau de chômage malgré la bonne volonté et l'implication de tous les acteurs l'absence de moyens financiers met à mal tout projet de développement d'une offre adaptée le taux de tentative de suicide des jeunes réunionnés est le plus élevé de France et représente la première cause de mortalité des 24 ans sur notre territoire un même jeune peut faire jusqu'à 10 tentatives avant de se voir proposer une première consultation généralement 6 mois après le numéro vert la plateforme knae le dispositif mon soutien PSI sont loin d'être suffisants après un signalement ces jeunes ont besoin de se sentir écouter accompagner professionnel ce n'est le rôle ni de l'enseignant ni du CPE madame la ministre face à ce triste constat quel moyen concret comptez-vous débloquer pour garantir l'accompagement complet des jeunes en situation de détresse psychologique la jeunesse appelle à l'aide écoutezla parquez des enfants dans des hôtels abandonner du jour au lendemain les jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfance ou encore laisser prospérer le harcèlement scolaire ne doivent pas être vos uniques cheets d'armes je vous remercie merci beaucoup mes chers collègu la parole est à Madame Sarah ministre en charge de l'enfance de la jeunesse et des familles [Applaudissements] merci madame la Présidente Mesdames Messieurs les Députés madame la députée Karine Lebon il n'y a pas de santé sans santé mentale il n'y a pas d'enfance et d'émancipation sans accompagnement des enfants évidemment des jeunes madame la députée plus que jamais puisque le Premier ministre l'a annoncé l'a dit l'accompagnement des enfants l'accompagnement des jeunes sera et est notre priorité depuis 2017 madame la députée les enjeux les enjeux sont posés sous l'autorité de la la ministre Catherine Vautrin en accompagnement avec le ministre de la Santé nous mobiliserons l'ensemble des moyens nécessaires pour permettre dès le plus jeune âge de détecter plus tôt de lutter contre les addictions pour les écrans de permettre d'entendre ces paroles parce que oui madame la députée quand on parle de santé mentale en réalité on parle de quoi de dépression de perte de chance on parle malheureusement même de suicide de plus en plus jeune madame la députée le Premier ministre l'a rappelé récemment quand on dit que c'est une cause essentielle ce sera installation dans chaque département de de maison de l'adolescent ce sera le renforcement également de la prévention de la détection avec le renforcement de la médecine scolaire au plus proche pour permettre de détecter madame la députée on sait aussi dire quand ça pas suffisamment bien marcher et nous corrigeons c'est le la volonté qui est la notôtre avec mon chèque PSI pour relancer bien sûr un certain nombre de réponses et des remboursements beaucoup plus rapides et beaucoup plus précoce madame la députée nous luttons aussi en s'appuyant sur les professionnels et en complément de la feuille nationale la stratégie de lutte contre la prévention du suicide l'ensemble du gouvernement quel que soit le moment et le lieu sera mobilisé pour lutter contre cette difficulté forte qu'aujourd'hui touche autant les parents que les enfants madame la députée en complément notre méthode est simple le regard territoire par territoire vous avez parlé de la Réunion et de nos autres mèes et en réalité les inégalités sont réelles dans nos oututres mèes et sur l'ensemble de l'hexagone c'est grâce à la mobilisation des équipes éducatives de santé évidemment en accompagnement parents qu'on trouvera et qu'on permettra à chaque enfant d'avoir un certain nombre de Chan nécessaires madame la députée on sera à vos côté merci beaucoup madame la ministre madame [Musique] Lebon merci madame la ministre en la matière vous avez une obligation de résultat le nombre de tentatives de suicide déclaré a doublé entre 2017 et 2021 je vous remercie ma chère collègu la parole est à madame Béatrice bam pour le groupe horizon merci madame la Présidente ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'Agriculture monsieur le ministre il y a une semaine devant notre institution les agriculteurs de la filière bio exprimaient leur désarroi une profonde demande de reconnaissance dans de nombreux départements ils alertent leurs parlementaires et leurs élus locaux c'est au sujet de ces femmes et de ces hommes de leur situation et de leurs inquiétudes que je souhaite monsieur le ministre attirer votre attention je le fais avec à l'esprit les riches échanges que j'ai eu hier matin dans une exploitation vandéenne sans opposer les modèles ni les pratiques le message qui est porté est celui d'une profession qui a besoin d'être entendu et prise en compte nous parlons là de 14 % des exploitations agricoles et de 11 % de la surface agricole de notre pays depuis 2021 force de constater que le marché du bio subit un sérieux recul qu'il est fragilisé à l'instart de nombreuses autres filières et que c'est toute la chaîne qui empatit aujourd'hui des exploitants C aide à la décertification je rappelle que pour que chaque hectare décertifié ce sont des millions d'euros d'aides public qui sont perdus et gâchés aujourd'hui la crainte de la filière est aussi l'incapacité de transmettre l'exploitation et de renouveler les génération des mesures sont avancées la prolongation du crédit d'IMP bio après 2025 une demande de soutien concernant la communication sur les produits bio le respect des lois égalie mais notamment des 20 % dans la restauration hors domicile c'est un enjeu fort pour que la France atteigne les objectifs qu'elle s'est fixé à l'horizon 2027 c'est également défi puissant pour l'aménagement de nos territoires la qualité de nos ressources et le maintien des paysages agricoles monsieur le ministre vous avez entamé des discussions avec les représentants de la filière bio pouvez-vous informer les représentants nationaux que nous sommes de ces échanges travaillez-vous un plan de soutien spécifique permettant de redonner des perspectives long je vouscie merci beaucoup ch collè la parole est à Monsieur ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire merci beaucoup madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée bam merci de votre question c'est vra bio pardon une crise très grave c'est vrai qu'elle date de 2021 sans doute au effets de réorganisation de la consommation au moment du covid nous avons d'abord une crise de la demande et nous devons trailler sur de piliers leier pilier de répondre à l'urgence pour éviter ce que vous avez très justement rappelé les déconversions 100 millions d'euros en 2023 pour accompagner la filière au travers d'un fond d'urgence 50 millions annoncés par le Premier ministre il y a une dizaine de jours pour là aussi accompagner l'urgence des exploitations agricoles deuxième sujet je voudrais dire que ces mesures viennent s'additionner aux mesures de filière ces fonds viennent s'additionner à ce qu'on a fait sur la viticulture à ce qu'on a fait sur l'élevage ça vient pas se soustraire et donc c'est tout cela qu'on met en plus pour la filière viticolle 3ème élément de la réponse c'est de maintenir les outils qui ont fonctionné je pense à l' aux outils fiscaux qui sont prolongés effectivement jusqu'en 2025 je sais la demande pour après 23 24 25 en passant de 3500 à 4500 € de défiscalisation ça c'est un élément qui est très important et puis nous devons travailler sur la demande pour travailler sur la demande c'est l'organisation de la filière c'est le fond avenir bio qui va se voir dotter en année de croisière jusqu'en 2027 de 18 millions d'euros c'est pour organiser les filière et travailler sur le sujet avec elle pour qu'on ait des filières qui puissent mieux répondre aux besoins du marché aussi l'Agence Bio qui s'est vu doté de moyen beaucoup plus important en terme de communication une campagne de communication va d'ailleurs se dérouler durant le salon pour stimuler la demande et puis je termine par un sujet qui est très important c'est le respect des lois égalimes les lois égalimes d'abord l'état c'était sous l'égide de la première ministre ellisabeth borne on a dit qu'on tiendrait les engagements qui sont ce de l'État dans égalim c'est plus de 120 millions d'EUR qui vont êtreinjectés mais il faut qu'on travaille avec les collectivités locales je leur donne pas la leçon pour qu'on fasse en sorte qu'on respecte égalim si nous respections égalim nous aurions de quoi compenser la perte de consommation dans le privé je vous remercie monsieur le ministre la parole est à Monsieur François piicmal pour le groupe la France insoumise madame la Présidente Monsieur le Ministre des Affaires étrangères venez me chercher j'ai tellement peur s'il vous plaît venez voici les derniers mots d'in Rajab au secouriste qu'elle a réussi à appeler voici les derniers mots d'une fillette de 6 ans seule coincé par un déluge de feu au milieu des corps de sa famille tué par l'armée israélienne quelques jours plus tôt la Cour internationale de Justice disait craindre un risque génocidaire à Gaza depuis cette date netanahou devrait avoir reculé et les actions de son gouvernement avoir été sanctionné pourtant la situation n'a cessé de s'aggraver un blocus humanire renforcé entraînant une pénurie massive de matériel médical et de doré alimentaires une nouvelle opération de nettoyage ethnique à Rafa où sont pris au piège 1,4 million de Palestiniens combien de temps encore monsieur le ministre allons-nous rester silencieux face au DRAM qui se déroule sous nos yeux combien d'ind Rajab appelleront à l'aide en 20 la France doit appuyer la Cour internationale de justice ésolution de cesser le feu immédiat à l'ONU cessz aussi les ventes d'armes à Israël au Parlement européen Manon qui représente la France insoumise a déposé une résolution allant dans ce sens monsieur le ministre allez-vous la et rejoindre l'Espagne la Belgique l'Irlande les Pays-Bas le Haut représentant aux Affaires étrangères de l'UE qui se sont engagés dans cette voix monsieur le ministre dans sa chanson la branche d'olivier par au début des bombardement la chanteuse palestinienne Eliana avait ses mots dans la terre de la paix la paix est morte et le monde dort sur un enfant blessé aujourd'hui le monde dort sur in Rajab et plus de 5000 enfants palestiniens morts à Gaza il est temps que le monde se réveille et notre pays en particulier la France en portant haut sa branche d'olivier la parole est à Monsieur Stéphane séjourné ministre de l'Europe et des Affaires étrangères merci Madame la la présidente monsieur monsieur le député je vais vous répondre de manière très claire la catastrophe humanitaire qui se déroule aujourd'hui à Gaza doit cesser et une offensive israélienne Arafat créerait une situation intenable d'une dimension nouvelle totalement injustifiable comme j'ai d'ailleurs eu l'occasion de le faire et de m'exprimer devant vous les frappes israéliennes ces derniers jours à Arafat nous l'avons dit publiquement sont d'une extrême préoccupation je l'avais d'ailleurs dit pour ma part directement au responsaes politique israélien dit à Benjamin netanahou lors que je lorsque je l'ai rencontré directement les Israéliens connaissent notre position sur le sujet afin d'éviter un désastre nous réitérons notre appel à un arrêt des combats Israël doit prendre des mesures concrètes pour protéger la vie des populations civiles à Gaza en parallèle nous nous mobilisons également pour évacuer nos ressortissants vous le savez avec des personnes ayant travaillé pour la France et des Français et hier 42 personnes ont pu quitter la bande de Gaza l'avenir de la bande de Gaza et de ses habitants pourra s'inscrire uniquement dans la perspective d'un État palestinien vivant en paix et en sécurité au côté d'Israël la position constante de la France la détermination d'ailleurs de la France est totale en témoigne les sanctions annoncées ce jour par le gouvernement français contre 28 colons violents c'est pourquoi un cesser le feu est indispensable pour la libération d'ailleurs des otages comme pour permettre d'acheminer davantage d'aide à la population CIV la France sera toujours du côté de ceux qui souffrent monsieur le député merci beaucoup monsieur le ministre la parole est à Madame Caroline janvier pour le raissance merci madame la Présidente ma question s'adresse à la ministre déléguée en charge de l'enfance de la jeunesse et de la famille madame la ministre 56 minutes par jour pour les enfants de 2 ans 27 heur par semaine pour les 7 12 ans 37 heur par semaine pour les 13 19 ans voilà le temps passer devant les écrans de nos enfants de nos jeunes on est bien au-delà des recommandations de l'OMS et les effets sur leur santé sont connus sur l'attention sur les apprentissages sur le langage sur le sommeil l'alimentation mais aussi sur la santé mentale avec notamment des risques accrus de dépression c'est un défi majeur de santé publique il nous faut agir madame la ministre c'est la raison pour laquelle dès 2021 avec mon groupe parlementaire Renaissance nous avons travaillé sur une mobilisation intitulée le mal du siècle ce qui a abouti le 7 mars 2023 à l'adoption à l'unanimité par cette assemblée de ma proposition de loi sur la surexposition aux écrans des enfants une PPL qui est axé sur deux sujets d'une part la sensibilisation des parents et d'autre part la formation de l'ensemble des professionnels en contact avec les enfants mais cette proposition de loi madame la ministre est en attente depuis près d'un an d'un débat au Sénat et c'est la raison pour laquelle je voudrais vous interroger sur la possibilité de l'inscrire sur du temps gouvernemental et de vous interroger également sur les autres mesures vous en avez déjà cité un certain nombre que le gouvernement entend prendre mettre en œuvre je vous remercie je vous remercie madame la députée la parole est à Madame Sarah ministre en charge de l'enfance de la jeunesse et des familles merci beaucoup madame la Présidente Mesdames Messieurs les Députés madame la députée Caroline janvier je vais reprendre les chiffres que vous avez donné parce que c'est absolument essentiel vous l'avez rappelé 56 minutes pour les enfants de moins de 2 ans 1h 20 pour les enfants entre 3 ans et 3 ans et demi 1h30 pour les enfants de plus de 5 ans oui madame la députée aujourd'hui plus que jamais c'est un sujet absolument essentiel et l'excès d'écran madame la députée et vous l'avez rappelé et aujourd'hui peut devenir une une menace et c'est pour cela madame les députés que comme vous l'avez rappelé les parents les professeurs les professionnels de santé les chercheurs ont tous tiré la sonnette d'alarme c'est grâce également aux travaux aux travaux des parlementaires et d'ailleurs je rends hommage au rapport que vous avez rendu au nom de la commission des affaires sociales ainsi qu'à la loi qui a été portée par le président marcangéi sur la majorité numérique à 15 ans ou encore les travaux de la majorité porté par entre autres le Bruno Bruno le président sudert sur les propositions de loi nous a permis aujourd'hui conformément au Cap donné par le Premier ministre et bien de vouloir reprendre le contrôle ça c'est l'essentiel et la majorité travaille depuis 2017 madame la députée vous l'avez dit les écrans sont multiples téléphones ordinateur télé et aujourd'hui les conséquences de cet excès d'exposition est dramatique pour nos enfants c'est pour cela madame la députée que le Président de la République a installé une commission qui a été installée le 10 janvier avec la présidence de Servane mouton qui est neuropsychiatre et Amina benaya qui est addictologue et dès le mois de mars nous aurons des conclusions un constat partagé sur l'impact des écrans sur la santé physique et mentale des évaluations sur les efficacité des dispositifs une nouvelle doctrine de régulation en fonction de l'âge et des natures des contenus des outils adaptés et Madame la Députée c'est avec vous avec les parlementaires qu'on apportera les réponses nécessaires parce que plus que jamais il y a un sujet d'égalité d'égalité des chances quand on sait la perte de chance que ça peut être quand on est trop exposé et les écarts en fonction des situations soit socio-professionnelles soit en réalité territorial madame la députée nous sommes et nous serons au rendez-vous parce que c'est une priorité pour nos enfants prévenir informer et accompagn je vous remercie merci beaucoup madame la ministre la parole est à Monsieur Stéphane rambau pour le rassemblement national merci madame la Présidente Monsieur le Ministre de l'Intérieur et des outremaires par circulaire du 5 février vous venez d'adresser au préfet des instructions précises dans le but de mettre en œuvre le nouvel article 4 135-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le czda pour faciliter la régularisation des étrangers en situation irrégulière dans les métiers en tension effectivement ils pourront désormais déposer en préfecture des demandes d'admissionentiment de leurs employeurs trois éléments se font jour à la lecture de cette circulaire même si l'étranger fait l'objet d'une no qtf il sera éligible à la régularisation si ce tour de passe-pe vise à permettre de faire baisser le stock des OQTF je pense que vous êtes sur la bonne voie mais je ne saurais y souscrire car j'appelle ça de la tromperie en effet la circulaire conclut que même si l'étranger ne remplit pas les conditions le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire dans ce domaine c'est donc la porte ouverte à un nombre plétorique de régularisation les préfets devent en rendre compte dans 3 mois mais dès à présent je ne peut que vous mettre en garde contre une telle pratique enfin si la circulaire ne manque pas de rappeler que les Algériens ne sont pas soumis au césda mais à l'accord de 68 elles soulignne qu'ils pourront tout de même bénéficier d'une régularisation toujours au titre du pouvoir discrétionnaire du préfet ceci n'est pas acceptable une telle politique soutenu par le texte de vote circulaire ne manquera pas de provoquer un déferlement de régularisation au titre des m en tenstion j'aimerit donc connaître les véritables motifs de cette mobilisation des préfets et cette hâte à faire appliquer ce dispositif bien je vous remercie la parole est à Madame gevou ministre en charge des outrmes merci monsieur le député rambau il me semble que sur les métiers en tenstion vous n'avez pas en tête les mesures qui avaient été prises par le vote de la loi du projet de loi immigration les métiers en tenstion le fait de pouvoir permettre à des travailleurs de travailler en étant en situation régulière étent concerné des étrangers dans des filières extrêmement précises avec des conditions de séjour extrêmement précises en étant extrêmement encadré le préfet n'a pas de pouvoir discrétionnaire comme vous le dites il a Laib d'examiner au vu de la situation de l'étranger la possibilité de lui retirer ce titre et cette condition et donc il y a bien un contrôle de l'État sur ces situations et en aucun cas laissz aller que vous semblez décrire monsieur le député je vous remercie madame la ministre la parole est à Madame Brigitte LZ pour le groupe Renaissance merci Mame la présidente question s'adresse à monsieur le ministre Frédéric Valtou et je suis très heureuse de lui poser sa première question monsieur le ministre depuis plusieurs jours la sphère complostiste s'agite autour du projet de loi visant à lutter contre les der sectaes dont nous allons débattre tout à l'heure elle s'agit pour faire ce qu'elle sait faire de mieux désinformer a et surtout dire n'importe quoi avec ce texte on m'accuse de tous les mots d'enfreindre la libreté liberté d'expression de mettre à mal la liberté de conscience de cadenasser le débat scientifique on se demande si ces personnes ont réellement voté lu le texte c'est pourtant simple nous créons un délit de placement en état de suggestion et un délit de provocation à l'abandon des soins point un article strictement encadré et borné dans le respect de notre État de droit merci ce projet de loi initié par son face à un phénomène sectaire devenu incontrôlable j'en veux pour preuve les chiffres de l'AM vilude plus 86 % de signalement dont 40 % dans le domaine de la santé face à cela seulement 15 condamnations j'ai bien dit 15 condamnations l'année dernière non il n'est pas question de faire de la police de la pensée ou de créer un délit d'opinion mais oui que cela PL ou non nous protégerons les victimes en prenant toutes nos responsabilités bien mais chers collègues nous parlons ici d'un enjeu de santé publique qui dépasse largement nos horizons politique car derrière ces mensonges cess son d'être naïf derrière ces mensonges se cache se cachent des charlatans qui tue alors qui est liberticide ce qui manipule les citoyens ou les en les emmenant parfois jusqu'à la mort merci beaucoup mes chers collègues la parole est à Monsieur Frédéric Valtou ministre en charge de la santé et de la prévention madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée Brigitte liziot merci de votre question et je voudrais en profiter pour suer votre engagement sur ce sujet sujet compliqué et condamner aussi les attaques totalement surréalistes et violentes dont effectivement vous faites l'objet contenu cet engagement depuis quelques semaines comme vous l'avez rappelé le le nombre de signalement de dérivvees sectaire en santé à la mission de lutte contre les dérivfes sectair fait l'objet d'une hausse vertiginieuse je veux citer les chiffres ils sont passés de 214 en 2015 à 892 en 2021 en 2021 cette augmentation par 4 atteste que la santé est utilisée comme une porte d'entrée pour les charlatans et les pratiques sectaire ces soins non conventionnels comme ils sont appelés peuvent coûter des vies pour lutter contre cela là il est indispensable de garantir aux patients une information médicale éclairée en s'appuyant sur des Don sur des données scientifiques la sécurité des patients est notre priorité cette sécurité est notre seule boussole dans les débats qui doivent avoir lieu aujourd'hui c'est pourquoi dès juin 2023 le gouvernement s'était saisi du sujet en lançant un comité d'appui à l'encadrement de ces pratiques le projet de loi de lutte contre les dérive sectaire dont l'examen vous l'avez rappelé dans cette assemblée débute tout à l'heure apporte de nouvelles réponses notamment en réprimant dans certains cas précis la provocation à s'abstenir de suivre un traitement le texte pourra alors être utilement complété en ce sens lors des débats qui se tiendront tout à l'heure je fais confiance au parlementaires pour aller dans ce sens et dans le sens que vous avez décrit je fais confiance aux professionnels de santé nombreux à sêtre exprimer sur ce sujet et à dire leur attente sur la question je fais confiance aux scientifiques que les choses soient claires vous me trouverez toujours du côté de ceux qui défendent la rationalité scientifique je vous remercie beaucoup je vous remercie monsieur le ministre la parole est à Monsieur Michel Salah pour le groupe la France insoumise merci merci Madame la la présidente monsieur le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires la presse a révélé une contamination record au polluant éternel à Salindre commune de 3500 habitants dans le gare les niveaux de contamination sont extraordinairement élevés et constitueraient même un record mondial trois fois plus de de gllyoblastome qu'ailleurs les personnes atteintes de ce cancer de que ce cancer RAR du cerveau ont une espérance de vie d'un an en France 900 sites sont contaminés dont 108 sont des hot spots de contamination où la concentration des faces dangereuse pour la santé ce sont des perturbateurs endocriniens ils provoquent des cancers de la thyroïde des reins des maladies cardiovasculaires et ont un impact sur la fertilité les députés et lesfill d'occitan vous ont déjà alerté suite aux propos de Monsieur Jaffre directeur de la RS Occitanie concernant la potabilité de l'eau notamment du fait de concentration élevée en pas mais votre gouvernement veut attendre pour surveiller les taux de pass dans l'eau or il faut agir maintenant et anticiper la réglementation européenne riche qui n'entrera pas en vigueur avant 2008 28 pardon au mieux mais votre majorité porte également des amendements pour repousser les normes des rejets en France tout cela est irresponsable à cela s'ajoute concernant les pollutions votre volonté d'une pose du plan écofyo accompagné d'une remise en cause de l'indicateur nu donc de l'objectif de réduction des usages des pesticides de 50 % d'ici 2030 la santé de nos concitoyens est un enjeu et l'opacité inquiétante dont les pouvoirs public font preuve concernant la contamination face n'est pas rassurante pour la population exact monsieur monsieur le ministre que comptez-vous mettre en œuvre immédiatement afin de réduire les concentrations de PHAs dans les eaux françaises quelle alternative à l'eau du robinet l'état s'engage-t-il à mettre en place pour garantir un approvisionnement non toxique aux populations merci merci beaucoup la parole est à Monsieur Marc fen ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire merci beaucoup madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Salah vous évoquez deux sujets je vais essayer de répondre sur les deux sujets le premier c'est sujet des pfas collègue christophhe Béchu était retenu ailleurs et ne pouvait pas répondre à votre question vous avez raison c'est un sujet très sérieux c'est un sujet très grave don c'est saisi le gouvernement pardon de vous le dire puisque dès le mois de janvier 2023 le gouvernement a mis en place un plan d'action d'abord pour déterminer un peu mieux la connaissance sur ces produits parce qu'on sait certains sur lequel on a de la connaissance et d'autres sur lequel on a moins de connaissance y compris pour les détecter deuxième élément c'est pour travailler au niveau européen vous avez pour élargir et d'avoir une interdiction très large de ces produits au niveau européen c'est le sujet qui vient pr prolonger d'ailleurs les travaux qui ont été menés par votre collègue Cyril Isaac sibil sur ce sujet très important si je peux cont si je peux répondre ça je veux pas vous embêter hein mais j'ai essayé de répondre à la question sérieuse de Monsieur Salah sur le sujet 3è élément il y a eu un plan ministériel au mois de janvier on va déployer un plan interministériel parce qu'on a tout un sujet de dépollution un sujet de connaissance qu'on doit encore approfondir et ça concerne tant les sujets agricoles que les sujets de la transition écologique que les sujets de la santé et donc on est tout à faité sur le sujet et je vous assure qu'on ne veut pas perdre de temps mais nous avons besoin d'avoir des décisions au niveau européen quant au sujet écofito le premier le Premier ministre l' il y a quelques jours quand on dit qu'on fait une pause on fait aucune pause sur la question de la recherche je dis sous l'œil de ma collègue Miss de la recherche il y a aucune pause sur le sujet il y a aucun retour il y a aucun retour sur les questions des interdictions qui ont été produites y compris au niveau européen comme au niveau nation simplement monsieur Salah il faut reconnaître que nous avons des interrogations hier nous tenions un comité cofito nous avons interrogations sur les indicateurs pourquoi nous avons des des interrogations parce que parfois elles ne prennent pas assez en compte la notion de risque je suis sûr qu'on peut partager la notion de risque et de quand trajectoire qu'on veut faire au niveau européen ça serait mieux qu'au niveau européen on est le même indicateur sinon on va mélanger les choux et les carottes pardon de vous le dire ainsi et il faut aussi qu'on ait des indicateurs qui soient comparable entre pays européens je vous remercie monsieur le ministre la parole est à Madame pour le rassemblement national merci madame la Présidente ma question s'adresse au ministre délégué de la santé au lendemain de la journée internationale dédiée à l'épilepsie je veux tout d'abord avoir une pensée pour ces 600000 Français atteints de troubles épileptiques dont près de 50 % sont âgés de moins de 20 ans il est nécessaire de revenir sur la prise de la dépaquine pour les femmes enceintes rappelons que Sanofi et l'État ont été condamné pour avoir manqué à leur devoir de vigilance et d'information en réponse à cela les crédits ont été alloués pour indemniser les victimes et accord via l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux nous pouvons constater un écart important entre les prévisions de données épidémiologiques et le nombre de dossiers déposés à l'ONIAM 850 dossiers avaient été déposés au milieu de l'année 2022 dans son rapport de 2018 l'Agence nationale de sécurité du du médicament et des produits de santé relevait d'ailleurs qu'entre 2150 et 4100 enfants souffriraient de malformation et qu'entre 16600 et 3400 connaîtrai des troubles neurodéveloppementaux suite à la prise d'un traitement à la dépquine ajoutons à cela le fait que contrairement au délaiis annoncé de 6 mois pour les traitements d'un dossier par l'ONIAM le délai moyen de la procédure est est de 32 mois en cas d'acceptation et de 34 mois en cas de rejet de de plus actuellement seulement neu membres du collège d'experts sont chargés des traitements des dossiers en conclusion peut-on sincèrement dire que l'État met les moyens nécessaires pour dédommager et accompagner les victimes et leurs familles manifestement pas c'est pourquoi monsieur le ministre je vous demande de vous emparer de ce sujet et de revoir la stratégie actuelle il faut adapter les moyens mieux informer les victimes et simplifier les démarches il en va de la reconnaissance des victimes et de la responsabilité de l'État je vous remercie merci beaucoup la parole est à Monsieur Frédéric Valtou ministre de la santé et de la prévention oui madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés madame la députée Christine Loire vous avez raison au lendemain de la journée internationale de l'épilepsie de mettre la lumière sur effectivement cette maladie qui touche comme vous l'avez rappelé je veux aussi à mon tour rappeler les chiffres pour que chacun mesure l'importance 600000 de nos concitoyens dont la moitié sont âgés de moins de de 20 ans c'est une pathologie complexe dont la forme et le traitement sont différents pour chacun rendant le diagnostique tout aussi difficile et je pense que vous en avez parfaitement conscience en ce sens la Haute Autorité de Santé a actualisé en 2020 ses recommandation de bonnes pratique et de prise de de bonnes pratique de prise en charge pardon et cela pour mieux faire prendre en compte les recommandations permettra de pour permettre de renforcer le suivi de ces diminuer les rances diagnostique et améliorer le suivi thérapeuque l'enjeu face à cette maladie est aussi de est aussi de simplifier le parcours des patients et leur vie quotidienne ainsi que celle de leurs proches mais aussi des professionnels qui les prennent en charge c'est une des boussoles de mon action répondre aux besoins renforcer la prévention améliorer la qualité et la pertinence des parcours est une meilleureop et une meilleure coopération entre les professionnels notamment pour les patients atteints d'une d'une pathologie chronique sont au cœur de l'action que je souhaite mener je vais regarder effectivement les nominations à l'ONIAM de manière à voir que certain que les circuits de prise en charge des dossiers soient bien efficac mais en tous les cas croyez bien que je je ne méconnais pas l'importance de cette pathologie et la nécessité de continuer à s'y atteler à à bout de bras à plein bras avec pleine énergie pardon merci tout à l'URE je vous remercie monsieur le ministre la séance des questions gouvernement est terminée la séance est suspendue et c'est la fin des questions au Gouvernement bienvenue sur LCP bienvenue pour ce débrief nous sommes en direct ici de la salle des pas perdus à quelques mètres de l'hémicycle de l'Assemblée nationale où vient de s'achever cette séance on a beaucoup parlé de la situation à Mayotte après l'annonce de la fin du droit du sol vous entendrez le Premier ministre qui s'est exprimé dans l'hémicycle cet après-midi on va avoir aussi des députés au micro d'elsamondangava et de Marco pommier et puis en plateau mes invités je vous les présente Jérémy patri lus bonjour vous êtes député horizon du Calvados et face à vous Joë Mélin bonjour vous êtes député rassemblement national desour des bouches du rô pour le compte-rendu de cette séance on retrouve tout de suite Elsa mondingav premier pardon Marco vous avez suivi cette séance vous depuis les tribunes Marco et donc vous retenez un échange entre la présidente du groupe écologiste cyiel châelin et le Premier ministre Gabriel hatal oui Brigitte une ambiance plutôt électrique lors de cet échange Cyriel châelin a interpellé le Premier ministre sur les propos du président de la République Emmanuel Macron qui a déclaré qu'il était normal d'avoir des discussions avec le rassemblement national pour tenir des majorités sur les textes 9 millions d'électeurs se sentent trahis d'après la présidente du groupe écologiste ils ont voté Macron pour faire barrage à l'extrême droite allez-v continuer à faire voter des lois qui reprennent le programme de Jean Marine Le Pen un jeune mot qui a plutôt amusé la présidente du rassemblement national mais pas le premier ministre prqué au viv Gabriel Atal lui a répondu dans un certain brois vous semblez vous boucher le nez en parlant du rassemblemental mais ça ne vous empêche pas de leur faire les yeux doux quand il s'agit d'obtenir leur voix référence à ces motions de censure voté par le rassemblement national et par la gauche pour tenter de faire tomber le gouvernement merci Marco Pomier pour le compte-rendu de cette séance je vous fais réagir Jérémy patrius la présidente cyiel châelin accuse la majorité de faire monter finalement le rassemblement national de reprendre même certaines thèse du rassemblement national j'imagine que c'est le le lien avec la fin du droit du sol à Mayotte et puis surtout Gabriel a dit qu'il était prêt à parler avec le rassemblement national moi écoutez je suis élu d'un territoire qui vote Marine Le Pen et pourtant les habitants de ma circonscription m'ont élu comme député je pense que il faut respecter ces Français qui votent aujourd'hui pour la rassemblément nationale il faut combattre politiquement on na pas les mêmes solutions on n'a pas les mêmes propositions mais je pense que cette stigmatisation cette moralisation cette culpabilisation ne fonctionne pas c'est pas comme ça qu'on empêche le rassemblement national dere pays il faut projet contre projet idée contre idée mais je considère que il ne faut pas stigmatiser c'est pas comme ça qu'on fait avancer le pays et je crois surtout que c'est un mépris un mépris social pour ces millions de Français notamment des territoires ruraux qui aujourd'hui considèrent que Marine Le Pen le rassemblement national pourrait être la solution en gros vous tendez la main au électeurs mais pas au RN c'est pas de tendre la main aux électeurs c'est ne pas leur dire écoutez votre compte pas vous avez élu des députés à l'Assemblée nationale mais on ne les respecte pas on ne les écoute pas les propositions qu'ils font on les balaye d'un rever de main c'est des députés comme les autres il faut les combattre des idées il faut les combattre sur le plan des propositions mais je pense que ce mépris n'est plus supportable aujourd'hui pour Cyriel châelin Joë Mélin vous n'êtes pas entré dans l'arc républicain elle ne comprend pas qu'on puisse dialoguer avec le rassemblement national je ne sais pas si elle comprend grand-chose entre nous on va se le dire simplement ce qui se passe c'est très simple on nous a concédé au bout d'un certain temps que nous posions les bonnes questions en nous disant vous avez les mauvaises réponses aujourd'hui et bien tout le monde s'aperçoit mais à l'ône des faits et on parle de Mayotte par exemple dans le cas de présence du du droit du sol maintenant ce sont les faits qui nous donnent raison alors les électeurs disent puisqu'ils ont posé la bonne question et qu'ils ont la bonne réponse et bien allons-y et à partir de là oui effectivement madame Chapelin n'a rien compris à ce qui se passe en ce moment il y a victoire idéologique du Ren dans le pays non je le crois pas on pourra parler de Mayotte on a pas attendu la situation actuelle on pourra en parler Géral Darmanin il allé h fois il y a eu le plan l'opération bomouchou c'est pas parfait il y a encore bien sûr une situation qui est difficile voire même catastrophique mais on peut pas dire que rien n'a été fait il faut aller plus loin et donc je pense qu'effectivement on peut pas dire que nous avons exactement les mêmes les mêmes solutions les mêmes propositions une question quand même sur Robert B d'Inter unage national lui sera rendu demain la famille a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas que le rassemblement national y soit Marine Le Pen euh a a acté le fait que elle ne souhaitait pas euh euh y aller elle ne souhaitait pas que la famille voit le rassemblement national à cet hommage ça veut dire quand même qu'il y a des freins encore au rassemblement national je ne crois pas qu'il faut le lire comme ça il faut simplement une famille est en deuil elle a des souhaits ça se respecte ça n'a pas été le cas la semaine dernière à l'hommage aux victimes du 7 octobre nous sommes respectueux des demandes des familles surtout dans les moments graves donc vous ne vous y rendrez pas c'est ce qu'a dit Marine Le Pen effectivement c'est c'est qui a été acté à ce jour vous que c'est pas votre place est-ce que ça veut dire que la la peine de mort vous pourriez revenir dessus est-ce qu'il faut y voir un lien avec le fond du sujet je crois qu'il n'y a aucun lien à faire il y a une sensibilité de la famille du défunt c'est à respecter c'est toujours comme ça que ça se passe d'autres partis politiques ne l'ont pas respecté je crois que ça a beaucoup choqué les Français on va retrouver un revenant ici dans cette assemblée après avoir quitter le le gouvernement il est au micro d'Els mondangava c'est l'ancien ministre des Transports oui alors qu'est-ce que ça fait quand on a été ministre qu'on devient député c'est une transition qui est peut-être un peu difficile ou ça va non c'est une adaptation parce que je découvre l'autre côté de l'hémicycle dans les questions gouvernement donc j'ai été sagement à l'écoute aujourd'hui peut-être des questions au Gouvernement un peu plus tard mais c'est important pour moi aussi de me familiariser avec les exercices de l'Assemblée nationale j'ai été élu député il y a un an et demi j'ai pas encore eu l'occasion de siéger j'en profite pour saluer le travail de ma suppléante et maintenant je prends le relais et alors quelle est l'ambiance commence d'ê de l'autre côté on entend un peu plus encore le broua on se rend compte aussi de l'énorme espace que représente l'hémicycle et puis c'est bien aussi de savoir un peu plus auprès des députés des différents groupes je suis à côté du groupe socialiste aussi de d'entendre les commentaires voilà donc j'ai une vision maintenant un peu plus complète sur cet exercice démocratique et alors quels sont vos objectifs en matière de travail parlementaire où allez-vous siéger peut-être en matière politique aussi est-ce que vous voulez structurer faire partie d'un courant dans la majorité je veux être un parlement engagé efficace à 100 % c'est l'engagement que j'avais pris d'ailleurs auprès de mes électeurs ça arrive maintenant au cours du mandat je siègerai en commission des lois qui une commission législative importante très active très chargée me dit-on aussi donc je suis content d'avoir cette activité je siègerai aussi en commission des affaires européennes parce que je veux justement garder ces thématiques majeures qui me tiennent à cœur l'Europe la question écologique la question des institutions et les grandes questions liberté publique aussi en commission des lois faire un peu de politique aussi faire un peu de politique bien sûr on est l'assemblée pour faire de la politique plus que jamais donc moi il était clair qu' me lançant aux élections il y a un an et demi c'était pour m'inscrire dans un parcours politique le Parlement en fait partie donc je suis heureux aussi de pouvoir compléter j'ai eu la chance d'être ministre pendant 3 ans et demi deux responsabilités ministérielles essentielles et aujourd'hui de m'engager vraiment comme parlementaire de Paris merci beaucoup Clément bonne donc nouveau député même si vous aviez été élu il y a 18 mois et de la politique il y en a eu cet après-midi dans l'émissle Assemblée nationale avec pas moins de trois questions posées sur la situation à Mayotte et la fin du droit du sol annoncé par le ministre de l'Intérieur question de Marine Le Pen la présidente du groupe rassemblement national on va écouter la réponse que lui a faite le Premier ministre Gabriel vous le savez il a été décidé par le Président de la République de proposer la fin du droit du sol à maotte c'est une mesure nécessaire une mesure attendue par les Maor par les élus une mesure qui doit nous permettre d'avancer cette annonce n'arrive pas seu nous allons également réduire drastiquement le nombre de titres de séjour alloués et appliquer immédiatement les restrictions du regroupement familial prévu dans la loi immigration ces décisions doivent nous permettre aussi je le dis de finir le démantèlement du camp de Cavani qui progresse il a commencé il progresse un nouveau départ de déboutter de l'asile vers leur pays d'origine est prévu dans les prochains jours mais ce démantellement vous le savez est freiné par la situation actuel de blocage de lîle je souhaite que les opérations puissent reprendre s'accélérer et que nous n mettions à terme au plus vite au camp de Cavani Madame Le Pen je le disais face aux anathèmes face aux critiques stériles face à ceux qui manifestement ne cherchent pas à trouver des solutions et refusent de voir celles qui sont proposées nous serons toujours du côté des actes nous serons toujours du côté des Maorais nous serons toujours du côté de la République Joël Mélin vous avez entendu les annonces du Premier ministre alors il y aura non seulement la fin du droit du sol à Mayotte mais il y a aussi une baisse des titres de séjour il y a cette lutte contre la la délinquence beaucoup de mesures qui sont prises est-ce que vous saluez aujourd'hui l'action du gouvernement mais j'ai juste envie de dire c'est un petit peu la moindre des choses pour être allé à Mayotte depuis 2016 et avoir vu entre autres le banga de Kaweni c'est-à-dire ces ces maisons de de T pour avoir vu déjà à l'époque c'était l'époque des de la pénurie des sag-femmes c'était à ce titre-là que en tant que député européen je m'étais rendu sur place il y avait déjà des blocages de route il y avait déjà des bandes qui attaquaient il y avait déjà des enfants qui allaient à l'école à mi-emps parce qu'il y a tellement d'enfants sur place qu'il faut on fait tourner les classes pour des enfants dans la journée il y avait déjà une insécurité importante il y avait déjà les réserves d'eau puis qu'il y a pas de source les réserves d'eau qui étaient pollué et la violence était déjà totale au-delà de l'arrivée des coissa avec des femmes qui étaient en limite d'accouchement condition aujourd'hui nous sommes 8 ans après on a a dit beaucoup de choses il y a eu l'opération warchou rien n'a véritablement bougé et on est maintenant face à une immigration complémentaire que m'avait déjà présenté mes confrère médecin à l'hôpital de mamouzu qui était l'immigration des Grands Lacs à l'époque c'était que pour les les grands brûlés et maintenant ce sont des comorien qui instalent un véritable trafic de de l'Éthiopie alors l'annonce nouvelle c'est la fin du droit du sol ça ça va véritablement changer les choses et bien à tout le moins faire en sorte que au niveau des naissances sur place et du droit du sol cela change ça résoudra pas totalement loin de là cette nouvelle filière dont je vous ai parlé pratiqué par les Comoriens à partir de l'Éthiopie ou la Somalie via la Tanzanie et les Grands Lacs via la Tanzanie on est dans une situation qui n'a pas du tout été arrêtée et j'ajoute quand même que le président Macron n'a jamais fait en sorte de faire plier le président des Comores bien au contraire alors c'est vrai que Mar Pen vous demande d'aller encore plus loin elle a parler dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale de priorité nationale de bras de fer véritablement engagé avec les mort et d'un état d'urgence sur place est-ce que c'est suffisant finalement ce qui a été annoncé ce que je veux juste dire d'abord c'est que c'est une responsabilité collective le Premier ministre l'a dit s'il y avait la même crise sociale sanitaire sécuritaire humanitaire migratoire dans un département de métropole on en parlerait effectivement matin midi et soir il faut le dire parce que c'est aussi de sursaut nationale ensuite on ne peut pas dire que rien n'a été fait je l'ai déjà dit mais Gérard daranin s'est rendu huit fois à Mayotte à chaque fois en proposant des solutions il a annoncé en juin quand il y était la création d'une nouvelle prison la création d'un centre de rétention administrative la création d'infrastructure médicale la destruction de logement insalubre il y a beaucoup à faire Mayotte a été depuis des décennies délaissé et donc il faut réarmer aussi ce département il faut des moyens forts mais je pense que l'abandon du droit du sol limitation du regroupement familial la baisse des titres de séjour vont dans le bon sens c'est constitutionnel cette révision du droit du sol dans un département français donc pas sur l'ensemble du territoire naaliste oui vous demandez du coup cette suppression du droit du sol partout sur le territoire national évidemment il y a longtemps quand j'étais allée là-bas j'étais revenu en ayant fait une conférence qui était Mayotte aujourd'hui l'Europe demain à l'époque je je dépendais de de du Parlement européen oui nous y sommes quand vous voyez oui mais vous pensez que la situation des Comor va arriver en dans dansagon regardez les campements que nous avons partout en France regardez les problèmes que nous avons avec tous ces mineurs isolés comment faisons-nous je crois que les faits nous ont donné raison à tout le MO ils nous ont pas donné tort donc ils nous ont donné raison le problème de Mayotte monsieur Macron est au pouvoir en direct depuis 2017 j'étais là-bas à cette période pourquoi n'a-t-il rien fait 8 ans de perdu sur un tout petit territoire qui disait déjà nous avons officiellement 200000 250000 habitants en fait nous sommes 400000 et du même coup les dotations n'étaient pas en face c'était la pauvreté assurée 80 % de la population était sous de pauvreté bien sûr qu'il faut vous vous demandez évidemment de l'ensemble du territoire mais est-ce que vous le voterez tel quel si on ne vous propose un texte que sur la situation de Mayotte est-ce que vous pensez qu'on peut arriver régler cette situation par un texte de loi texte de loi ce sera déjà mieux que rien du tout puisque là vous voterez pour la suppression de droit du sol uniquement àot nous la demandons depuis très longtemps donc nous aurions du mal à ne pas la voter vous pensez qu'il peut y avoir une majorité 35e au Congrès pour j'entendais à l'heure notre collègue yououfa qui qui depuis l'Assemblée nationale depuis des mois alerte sur la situation de manière d'ailleurs transpartisane en disant il y a urgence à agir elle l'a encore fait tout à l'heure avec une question au gouvernement comme un cri d'alerte et que j'espère peut être aussi un cri d'espoir pour redonner à nos compatriotes de Mayotte un espoir aussi pour l'avenir merci Jérémy patrius merci Madame mlin Joë Mélin d'avoir été avec nous pour cette émission merci de nous avoir suivi merci à à Marco Pomier ela Mondin Gava et Clément mer qui nous ont accompagné tout au long de cette émission on se retrouve bien sûr demain pour une nouvelle séance de gouver un pe avant [Musique] 14h dans le Sonon des députésвые завым газомтами для разгона мингов то есть они не рассвали

Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale - 13/02/2024 — Yaël Braun-Pivet · Pourquijevote