Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 juillet 2025 25 min

Jean-Raymond Hugonet : « Il n’y a que F. Bayrou en France qui pense que ce conclave n’a pas échoué »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jean Gonet, vous êtes sénateur à parentaler de leson. On va revenir sur ces sujets, mais d'abord on regarde ensemble les unes de la presse régionale et on commence par la une du journal du centre. Va-ton manquer d'eau, canicule et sécheresse ?

Un cercle vicieux, c'est la une du journal. La deuxième une, c'est celle de Corse Matin, la cigarette mise au banc. Plage, parc, abribus à bord des écoles.

Depuis hier, il est interdit de fumer dans les lieux public. L'objectif de cette mesure du gouvernement, c'est de renforcer la lutte contre le tabac et la protection des plus jeunes. Et puis la une de Mid Lib surpopulation, chaleur, violence, prison, ville-neuve, bou, détenu, avocat, médecin chef dénonce les conditions d'enfermement.

Les surveillants appellent un blocage des lieux. De quelle îne ? Ah ben ça sera le midi libre ce matin.

Les prisons qui sont un vrai sujet euh dans notre pays. Je suis sénateur de Nisson comme vous le savez et nous avons la une des plus grandes si ce n'est la plus grande centrale en Europe qui est de Florim et Rogis. Euh l'univers carcéral est est terrible.

Il est dans un état en France, dans notre pays, dans un état plus que moyen et et lamentable dans certains endroits. On sait qu'il n'y a pas assez de place de prison. À chaque élection, quelle qu'elle soit, on parle de construction et on voit qu'on est toujours dans la difficulté.

C'est un vrai vrai sujet et il est urgent urgent que l'on passe au concret. Voilà. et et le Sénat hier a voté un texte, un texte qui vient d'horizon à l'Assemblée nationale pour favoriser l'exécution des courtes peines de prison.

Il y a moins d'aménagement de peine et plus d'incarcération. Est-ce que compte tenu de l'état de nos prisons et de la surpopulation carcérale, il est opportun de voter un tel texte ? Écoutez, moi j'ai beaucoup de respect pour le travail parlementaire euh bien sûr par nature.

Euh avouons qu'en ce moment le travail parlementaire, toutes ces PPL qui se succèdent, je ne sais pas si vraiment les Français pensent qu'elles pourront être suivies des faits. Euh le fond, je je ne conteste pas que ça parte d'un bon intérêt, mais vous avez fait la preuve vous-même. On a ce problème de place.

On est là, on voit passer des PPL. Tant que ça ne sera pas là-dessus un projet de loi emmené par un gouvernement avec une majorité. J'ai bien per que prépare Gérald Armanin sur ce Oui.

Que prépare Gérald Armin. Mais ensuite, il faudra une majorité pour le voter. Voyez ce que je veux dire ?

On sent bien qu'en ce moment aucun Pensez qu'il l'ura pas. Je pense qu'il devrait l'avoir et je l'espère en tout cas parce que c'est un travail encore une fois fondamental dont nous avons besoin. Autre actualité au Parlement, c'était hier à l'Assemblée le rejet de la motion de censure.

Elle a été déposée par les socialistes. François Barrouille, il y a échappé, c'est la 8e fois. Est-ce que vous avez compris la stratégie du PS ?

Il y a bien longtemps que je ne comprends plus la stratégie du PS. Si toutefois il y en a une, ce que l'on peut comprendre, c'est qu'Olivier Fort qui a été réélu de justesse avec des des des problèmes en interne que l'on sait, a besoin d'asseoir, a besoin un peu, excusez-moi et encore avec beaucoup de respect pour pour chacun et chacune, mais de faire de un petit buzz de com enfin ça fait pit tout le monde savait que ça n'irait pas au bout. Il fallait un petit peu faire un voilà oui de la communication je pense mais c'est un épiphénomène.

Le sujet va être le rendez-vous maintenant du budget du vote du PLF 2026. Là ça va être une autre paire de manches et la prestation du Premier ministre sur les retraites de l'autre jour était assez je l'ai trouvé encore une fois avec respect pour le premier ministre mais assez pathétique. Il n'y a que lui en France qui pense que ce conclave n'a pas échoué.

Oui, le conclave a échoué. Oui, nous sommes dans l'impasse et vous en espérez plus rien vous aujourd'hui de ce du conclave. Ah non plus rien. le départ parce que entre les grenelles entre les ceci les ro de machin non non non un peu de sérieux c'est voilà c'est c'est c'est un échec et encore une fois qu'il ait essayé de faire quelque chose pourquoi pas mais c'était déjà mal engagé dès le départ et vous l'avez dit le rendez-vous ce sera au budget c'est ce que dit le RN est-ce que les Républicain ils pourraient ils doivent censurer le gouvernement au moment du budget déjà je ne sais pas si les choses se passent comme cela avant de censurer Il faut savoir pourquoi on censure et s'il y a un budget, il faut connaître la nature du budget.

Bien évidemment, au sein de la commission des finances du Sénat, nous nous travaillons déjà sur ces sujets et je vois devant nous un espèce de mur qui va être s'il n'y a pas encore une fois une majorité qui va être très difficile à franchir pour le gouvernement et François Baïou notamment et le Sénat d'ailleurs qui prépare un peu son budget en tout cas les mesures qu'il juge nécessaires. Ça devrait être présenté avant l'été. Est-ce que si François Bairou suit pas vos recommandations là, ce sera sans sûr ?

Alors, on va c'est c'est pas un dictat. Le travail qui se fait dans cette maison est sérieux sous la responsabilité de notre président Gérard Larch et du rapporteur général en l'occurrence Jean-François Husson. Donc il s'agit pas de préparer un contrebudget, il s'agit de dire clairement sur des thématiques qui sont précises où nous en sommes et et arrêter encore une fois ce qui est un réflexe premier en France des gouvernements successifs de dire bah si nous avons des besoins, nous allons encore une fois taxer.

Il est très clair que si on nous propose quelque chose qui va être encore de taxer les Français de façon mais c'est ça devient cafen sincèrement. On est champion du monde des taxes mais si on en rajoute encore là je pense que les LR se fâcheront. Voilà.

Se fâcheront ça veut dire censure si jamais il y a des taxe ou des hausses d'impôts. Voilà. Moi je comme vous l'avez rappelé je suis apparenté LR.

J'ai beaucoup de respect pour et je suis très bien dans le groupe LR. Bruno Rotaillot donnera les indications. Il y a un parti qui travaille l'Oqué aussi.

Voilà je pense que on prendra la bonne décision à ce moment-là quand on aura connaissance exactement des chiffres. Et justement, on va parler de Bruno Roto. Il a une tribune de Marine Le Pen qui est publiée dans le Figaro qui s'intitule immigration la politique fiction.

Bruno Retaillot, son bilan en la matière est loin d'être bon. C'est ce qu'elle dit. Bruno Retaillot qui continue à être la cible favorite du RN.

Ça peut lui ? Ben, excusez-moi, je suis pas jésuite, mais je vais je vais vous poser une question. Ne pensez-vous pas que si madame Le Pen attaque Bruno Rotaillot, c'est que quelque part Bruno Rotaillot chatouille un petit peu le rassemblement national.

Pourquoi ? Parce que Bruno Rotaillot le dit à sa façon et nous partageons ce qu'il dit. Il dit les choses clairement.

Maintenant, avouez quand même que depuis qu'il est au gouvernement, il ne va pas d'un coup de baguette magique ou d'un claquement de doigt changer les choses. Donc les chiffres qui arrivent forcément madame Le Pen essae de surfer sur ces chiffres qui je pense alors selon qu'ils soi présentés par les uns par les autres seront pas tout à fait les mêmes. Mais clairement aujourd'hui l'immigration en France n'est pas stoppée.

Et de quelle immigration parle-t-on ? Parce que je rappelle quand même pour ceux qui sont de farouches partisans, de mettre les étrangers dehors que dans nos restaurants si nous n'avions pas d'étranger ou pour ramasser nos poubelles ou pour faire des travaux pénibles sous le soleil s'il n'y avait pas d'étranger, il y aurait pas grand-chose qui se ferait en France. Voyez ?

Donc il s'agit là encore d'avoir de la mesure mais de ne pas nier des chiffres et des situations qui sont catastrophiques. Voilà Bruno Retaillot fait tout ce qu'il faut et pour qui le connaît et je le connais un petit peu, aller lui chercher des responsabilités alors qu'il est au gouvernement et qu'il essaie de faire d'inverser une tendance lourde dans notre pays. Voilà, faut être un peu sérieux et là-dessus Marine Le Penit mieux de voilà de de calmer le jeu.

Allez, on va parler de la réforme de l'audiovisuel public. Verra-t-elle le jour cette réforme ? Des mois, voire des années que vous travaillez dessus est toujours pas d'issu.

Les députés devaient s'en emparrer euh cette semaine, mais l'examen a tourné court. On voit ça avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour Steve.

Bonjour Ran. Bonjour monsieur le sénateur. Bonjour.

Estive la réforme de l'audiovisuel public souhaitée par Rachida Adati devait être examinée lundi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Mais avec cette réforme, décidément rien ne se passe comme prévu. Une motion de rejet a été adoptée par les députés.

À croire que c'est une réforme maudite. On va en parler, rendez-vous compte. C'est une réforme qu'on peut faire remonter à 2015.

Orien, année où un rapport du Sénat préconise la création d'une holding publique pour piloter les grandes entités de l'audiovisuel. Objectif renforcer leur efficacité, mutualiser les moyens dans un secteur de plus en plus concurrentiel. La réforme sera portée d'abord par Fran Ester en 2019, mais elle connaît un coup d'arrêt à cause du Covid.

En 2023, c'est autour du sénateur centrice Laurent Lafond de dessiner les contours d'une nouvelle réforme. Dans cette dernière dernière version, elle prévoit le rapprochement de France Télévision, Radio France et LINA dans une holding baptisée France média. Mais Patatra Orian Patatra dissolution de l'Assemblée nationale en juin de l'année dernière puis quelques mois plus tard censure du gouvernement Barnier.

Que deviendra la réforme ? Se demandent les observateurs. Rachidati arrive ru valois en janvier 2024.

Il a fallu attendre donc ce lundi pour que le texte soit inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Écoutez, le débat sur l'audiovisuel public ne peut pas être la chasse gardée de quelques-uns. L'audiovisuel public, c'est bien plus que cela.

Et face au bouleversement du monde, avoir un audiovisuel public très fort, c'est aussi un enjeu de souveraineté. C'est aussi un enjeu de culture et de démocratie. Mais les députés ne pas examiné.

Ouais. Non, car les écologistes ont déposé ce qu'on appelle une motion de rejet. En gros, on refuse ne serait-ce que ce de se pencher sur le texte de l'examiner.

Écoutez les arguments de Sophie Tailler Poignant. Madame la ministre, si nous défendons cette motion de rejet, c'est parce que oui, nous doutons de la sincérité du gouvernement. Ce texte sous couvert de modernisation de l'audiovisuel public acte en réalité son affaiblissement et le met en danger de mort.

Il prétend le renforcer alors qu'il le démantelle. Il fém de louer son indépendance mais il en organise la soumission au pouvoir politique. Motion de rejet adoptée grâce au voix du RN qui a dit vouloir contrer l'obstruction de la gauche qui a qui avait déposé des milliers d'abendements.

Rian et maintenant le texte repart au Sénat pour une deuxième lecture. Quand sera-t-il examiné ? Vous allez nous dire dans un instant, monsieur le sénateur, il va falloir faire vite.

La session extraordinaire se termine le 11 juillet, elle reprend au mois de septembre et puis et puis ce sera ensuite autour et bien des débats budgétaires qui s'annoncent d'ors et déjà périeux pour le gouvernement. Bref, que deviendra cette réforme ? Que deviendra Rachid Aidati ?

Ce demande ses partisans pour la mairie de Paris. Toujours beaucoup d'inconnus évidemment. Monsieur le sénateur, vous confirmez que le texte sera examiné cette semaine en commission ?

La Oui. Alors cette semaine en commission et la semaine prochaine euh dans l'hémicycle puisque a priori ça serait jeudi et vendredi prochain. Donc en toute fin de session, vous vous conse voilà toute fin de session puisque nous terminons euh vendredi 11 à 1 à minuit.

Il a fallu faire de la place. J'imagine que il y avait déjà des choses de prévu. Il a fallu faire de la place.

Vous avez subi des pressions de Rashid Adati des pressions en tout cas des des sollicitations on peut dire. Alors là, une première chose, moi je l'ai dit tout à l'heure, je suis assez indépendant, libre de ma parole, de mes faits, de mes gestes depuis un certain temps maintenant. Personne ne va me mettre la pression. des sollicitations.

Voilà, des sollicitations. Non, euh ce qu'il faut ce qu'il faut voir, vous sa vous le savez très bien, dans ce domaine-là, le Sénat sans faire un jure à nos collègues de l'Assemblée nationale, mais le Sénat a un coup d'avance sur l'audiovisuel et grâce à Jean-Pierre Leleu, à André Gatolin notamment, Catherine Morin de Sailli depuis 2015, on dit des choses dans cette maison qui ont été je pense des avancées. La réforme Rester tout à l'heure dans ce que vous présentiez reprenait majoritairement ce que le Sénat avait dit.

Il manquait juste une date Steve dans votre présentation. Juin 2022, je l'ai amené parce que c'est pas mon livre de je fais mais presque on avait produit ce rapport avec Roger Caroucci. Nous nous ce que ce que nous préconisions c'est une fusion.

Et là c'est pas une fusion là il pas question. C'est une étape c'est une holding. Tout le monde sait que c'est un sas pour que ça soit une fusion.

Ça va pas assez loin pour moi. Ça va pas assez loin. J'ai été rapporteur du texte et je voterai ce texte.

Il y a aucun sujet. Mais pour moi, voyez- que on se hâte avec lenteur dans notre pays. Il a fallu cinq ministres cinq pour faire bouger quelque chose qui est un espèce.

C'est on a l'éducation nationale et l'audiovisuel public dans notre dans notre pays. Rachid Adati, qu'on l'aime, qu'on ne l'aime pas. Je suis pas voyez ce que je veux dire.

Donc c'est pas un spectacle mais c'est exceptionnel. J'ai connu cinq ministres, quatre non alors madame Nissen euh n'a pas ne s'est pas occupé du sujet. Franck Rester dès qu'il s'en est occupé et en tant que connaisseur le Covid nous a-t-on dit euh il a été évincé.

Ensuite on a Roseline Bachelot qui a fait en fin de parcours un petit morceau de loi très important sur le piratage qui est un vrai sujet. Ensuite on a eu Rima Abdou Balac qui était absolument contre tout cela. Monsieur Hugonet, on a vu les dates, on voit vous vous égraz un peu les nom des ministres de la culture, mais il y a pas un problème avec cette réforme ?

Je parlais de réforme maudite. Oui. Elle fait pas consensus visiblement.

Le problème, c'est que les politiques sont tétanisés devant cette réforme parce que forcément il y a des grèves. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'est l'audiovisuel public qui n'appartient à personne si ce n'est au pays.

Voilà, aujourd'hui, c'est une maison qu'il faut réformer en profondeur. Certains s'y opposent parce qu'encore une fois dans notre pays la résistance au changement est majeure. C'est une évidence qu'il faut faire évoluer les choses.

Juste ça veut dire des économies. Est-ce que ça veut dire moins d'émission, moins de salariés, moins de chaînes ? Ça ça veut dire c'est l'argument de dire on profiterait de cette réforme pour mettre l'audiovisuel au pince et allalo.

Qui peut dire aujourd'hui que l'audiovisuel est au pincé et allo avec plus de 4 milliards d'euros de voilà ? Est-ce que est à dire que dans les efforts, le premier ministre a dit tout le monde devra faire des efforts, j'attends de voir. Mais qui peut passer au travers des efforts ? l'audiovisuel serait dans une bulle qui ne sur laquelle voyez quand on va être devant les chiffres et croyez-moi ça va faire mal, bien évidemment, il y aura peut-être une incidence budgétaire mais c'est pas le fond de la réforme.

Alors le fond de la réforme précisément pourquoi cette réforme finalement sur le fond parle d'une BBC à la française. On voit les audiences de Radio France qui sont plutôt bonnes, les même très bonnes pour France inter France télé, ça marche aussi plutôt bien. Expliquez-nous voilà le le le le fond de l'affaire et la motivation principale de cette réforme.

On remet on passez-moi l'expression, on remet le couvert à chaque fois. Le meilleur exemple et c'est là où Rachid Adati a quand même un un certain génie. Il se trouve que quand je parlais de cette réforme, j'étais administrateur de Radio France.

Ça commence à faire un bail et j'entendais Laurence Cohen qui me disait Laurence Blog pardon, excusez-moi. C'est une France. Non, monsieur Cohen c'est c'est un autre sujet.

Laurence Bloc disait "Oh là là, surtout pas surtout pas c'était elle me regardait, on s'apprécie donc mais elle me dit "Mais pourquoi vous défendez ça, monsieur le sénateur ?" 1 an et demi après, 1 an et demi après, Rachid Adati lui confie une mission et aujourd'hui il y a pas mieux que Laurence Bloc pour vous expliquer pourquoi il y a besoin de cette réforme. Voyez ce que je veux dire ?

Et donc pourquoi ? Pourquoi selon vous ? C'est une question de qualité, c'est pour monter en gamme.

Nous avons en France nous avons en France un audiovisuel qui avance la bride sur le coup qui avance la bride sur le coup. Je ne parle même pas du volet d'orientation politique. Je vais pas me lancer là-dedans ce matin.

Pour moi, c'est une évidence si vous voulez, mais c'est c'est vraiment contestable tout ça avec l'argent du contribuable. Et puis de l'autre côté, nous avons un audiovisuel privé auquel on organise un concours de un concours d'obstacles alors que ce sont des entreprises qui font vivre du monde et que jusqu'à plus en plein formé en France, personne ne vous met un fusil sur la temp pour savoir si vous allez regarder telle ou telle chaîne. Voyez ce que je veux dire ?

Donc le l'audiovisuel public est un piderme, c'est très clair. Il y a des doublons partout partout hein si on parle de notamment de l'audiovisuel extérieur. Voilà, il y a des grandes qualités dans le service public. avouons quand même ou mais je j'entends que certains voilà sep euh antennes de de radio, le nombre de chaînes, tout ça peut être revu à l'évidence pour donner plus de force et pas pour diminuer le service public mais pour lui donner beaucoup plus de force parce qu'aujourd'hui il est espèce c'est un espèce une espèce de dilution.

Voilà. Alors, dans la radio par exemple, si vous me permettez 2 secondes, mais euh on met toujours en avant les résultats fantastiques. Si Bill fait un excellent travail au sein de Radio France, personne ne peut le contester, sauf que ils sont en position dominante.

À chaque fois que des créneaux se libèrent, ils ont le droit de préemption dessus. Donc avoir des résultats quand on est en position dominante, je crois que ça représente plus de 30 % quand même des antennes. Il faut légèrement se calmer quand on voit que le privé lui tire la langue.

Les opposants à cette réforme redoutent une mise au pas de l'audiovisuel public. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais c'est caricatural.

C'est entre la mise au pas et le respect de ce que doit être l'audiovisuel public. Voyez, il y a certainement un un un milieu à trouver, une une convergence. Je ne doute pas ceux qui ceux qui veulent faire croire que dans notre pays, il y aurait un p un un un un un politique puissant qui mettrait qui étrindrait d'une main de fer euh un audiovisuel.

Non non, ça sincèrement quand on voit l'état du monde et des quelques sujets que nous avons sur la table, on en a on parlera peut-être avec Boem sans sale. Voyez, il y a des pays où on respecte pas. Oui.

Allez dire que la France n'est pas un pays démocratique et qu'on serait au bord d'avoir la PAV. Non non, calmons-nous, calmons-nous. Un mot sur Boem Sans Sal.

Vous trouvez que l'État que le gouvernement fait suffisamment pour Boem Sans sal ? Comme toujours, c'est des choses qui sont déchirantes parce que ce sont des êtres humains qu'il s'appellent Boem Sansal ou monsieur je crois qu'actuellement il doit y avoir si je enfin j'ai pas fait forcément le décomte mais cinq ou six otages français qui sont détenus que ça soit en Algérie, que ça soit en Iran, en Afghanistan euh ou en Azerbaïdjan enfin bref ce sont des Français qui sont retenus en otage dans des pays qui ne sont pas démocratiques. Qui peut être insensible à ça ?

Je pense que l'État, il y a des choses que qui sont qui sont faites et je ne doute pas que l'État, quels que soient les gouvernements, fait le maximum. Sauf que quand on est dans ces dans des positions pareilles, la diplomatie, l'état du monde, les relations, les conflits font que les choses, même si c'est un être humain, ne sont pas forcément des fois prioritaires et sont difficiles. Faire libérer des otages, ce n'est pas simple là-dessus, je peux vous garantir, mais bien évidemment qu'on a une pensée pour Golem sans sal et qu'on espère tous.

Et Christophe Gless qui était également retenu en Algérie et Jacques Paris, bien sûr, le journaliste et et bon voilà. Merci Steve, à tout à l'heure. On parlera de la désunion de la gauche tout à l'heure.

Ce sera à suivre dans le club. On va parler de la canicule. C'est l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale.

On retrouve Jacques Paquier. Bonjour Jacques. Merci beaucoup d'être avec nous.

Jacques, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Et Jacques, vous voulez revenir sur cette vague de chaleur et les moyens qu'ont les communes pour y faire face. Oui, absolument.

Monsieur Hugony, bonjour. Vous avez longtemps été maire de l'imour en ess conseiller municipal. On on le sait.

Agnè Panier Runacher le disait tout à l'heure à dans le reportage, il y a les deux piliers à la fois la réduction de l'empreinte carbone et l'adaptation aux élévations notamment de la température. En tant qu'ancien maire, en tant que que en tant qu'élu toujours local, comment vous voyez le le rôle des des maires ? On parle souvent des des de l'état des écoles totalement. inadapté euh euh en au à ces températures.

Alors, écoutez, ça c'est un sujet qui me fait bondir et d'abord bonjour cher monsieur, c'est un sujet qui me fait bondir. Pourquoi ? Parce que c'est caricatural de notre pays.

Euh deux choses, la politique et le bon sens qui font mauvais ménage en ce moment. 1, la politique c'est quoi ? Tous les politiques sont terrorisés.

Madame Panier Ruunaché, monsieur le premier ministre sont et madame Borne ministre de l'éducation nationale sont terrorisés. Pourquoi ? Parce qu'en 2003, on a vu un ministre qui s'appelait monsieur Mati, voyez en polo dans son jardin dire "Non, non, dormez bien brave gens, il se passe rien." Et le lendemain, il y avait des morts.

Donc les politiques, cette image là, elle a été terrible pour monsieur Mata qui qui a dû démissionner et puis pour les politiques. La réalité c'est quoi ? On attend rien de l'éducation nationale.

On l'a vu au moment du Covid où ils étaient incapables de nous donner des instructions claires. Donc qu'est-ce qui se passe dans le meilleur des cas ? Qui a la clé de l'école ?

À qui appartient l'école ? C'est au maire qui est encore une fois au centre des du du problème. Donc dans une entente bien comprise entre un maire et un préfet qui est le représentant de l'État dans un département, on doit être capable de prendre des décisions.

Ça se passe bien dans la plupart des cas. On essaie de le monter en épingle. Pourquoi des préfets prennent des décisions différentes ?

Parce que nous avons des départements différents. Voilà, tout simplement. Les conditions sont pas les mêmes.

Vous parliez des écoles dans un état lamentable. Elles ne sont pas toutes dans un état lamentable dans notre pays, hein. Le maire que j'étais il y a même pas une petite dizaine d'années, nous avons un programme, nous avons conduit un programme de réhabilitation des deux groupes scolaires qui sont aujourd'hui isolés, accessibles.

On l'a conduit avec de l'argent de l'État, du département de la région et de la commune. Cet argent-là, soitdite en passant, c'est l'argent du contribuable avant tout quand même. on a fait le travail pour justement parce que l'école est une priorité mais ouvrir une école et de la responsabilité du maire.

Quelqu'un qui me dira le contraire et ben je suis désolé celui qui a la clé c'est le maire. Ensuite il doit concerter avec le les équipes pédagogiques et la plupart du temps, ça se passe très bien. Alors justement vous parliez de vous parliez d'argent, monsieur Hugonet, vous êtes à la fois membre de la commission des finances et vice-président de la délégation sénatoriale à la prospective.

Je voulais vous poser la question. Tout ça demande de l'argent, donc adapter les écoles enfin et de la stabilité juridique accessoirement. Mais est-ce qu'il vous semble pas en tant que membre de la commission des finances qui qu'il est urgent de prioriser davantage le le les dépenses pour pour maintenir les fonds nécessaires à tous les travaux, aux subventions nécessaires à cette transition écologique dans un contexte très contraint ? prioriser l'avantage.

Bien écoutez ce que ce que vous on s'est pas concerté mais ce que vous expliquez est l'exactien de ce que doit faire un maire et son équipe municipale. Vous avez un budget qui lui est contraint. Pourquoi ?

Parce qu'on doit le voter en équilibre, ce qui n'est pas le cas de l'État. Et dans ce ce financement contraint, nous devons faire des choix. Ce qu'il faut expliquer aux françaises et aux Français, c'est que bien évidemment tous ces objectifs sont importants.

Celui du climat, celui voilà de la transition énergétique. Tous ces objectifs sont importants, mais on ne pourra pas tout faire en même temps à la vitesse du son. On doit donc faire des arbitrages, procéder à des arbitrages.

C'est ce que fait un un bureau municipal et un conseil municipal ensuite en disant "Bien écoutez, nous vous proposons c'est la raison pour laquelle il y a moins de 10 ans, j'avais proposé au conseil municipal préalablement alors qu'on a besoin de construire euh d'autres bâtiments, de dire il est prioritaire de réhabiliter nos groupes scolaires." Voilà, ce sont des choix politiques et ça on doit le faire. Mais ce qu'il faut dire aux français, c'est qu'on ne pourra pas avancer au niveau national sur tous les sujets en même temps et à la même vitesse.

C'est impossible financièrement. Merci Jacques Paquier. On regarde la du journal du Grand Paris logement le plan de relance régional présenté à Valérie Lettard, la ministre du logement.

Merci beaucoup Jacques, merci d'avoir été avec nous et merci Jean-Hugonet de nous avoir accompagné pendant cette première demi-heure. On suivra donc l'examen de la réforme de l'audiovisuel public dans les derniers jours de séance jeudi et vendredi prochain et on verra quelle issue à ce texte au Sénat ça devrait pas trop poser de problème je ne pense pas. Évidemment ça merci à vous.

Dans 20 minutes dans le club des territoires, on reviendra sur la vague de chaleur qui traverse le pays. D'abord on va accueillir notre invité, c'est le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvé qui nous rejoint. Ah. [Musique]