Nathalie Arthaud face aux Outre-mer
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
On va parler de l'actualité : mouvement lycéen à La Réunion, Guadeloupe, Mayotte...
- 2:24OuverteRéponse directe
Les revendications des lycéens : insalubrité, manque de profs, horaires contraignants...
- 3:06OuverteRéponse directe
La situation scolaire est pire Outre-mer qu'en métropole ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Faut-il bloquer les lycées en métropole pour faire bouger les choses ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Vous parlez de mépris colonial : Paris décide pour des territoires à des milliers de km...
- 10:55OuverteRéponse directe
L'indépendance règle-t-elle tout pour les territoires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:43Fait
« la préoccupation du gouvernement et de la bourgeoisie française, c'est en effet de défendre ses intérêts, ces intérêts politiques, ces intérêts stratégiques, géopolitiques »
- 5:54Chiffre
« il y a un budget qui est sanctuarisé, c'est le budget de l'armée avec plus de 6,7 milliards »
- 12:22Fait
« même les pays qui ont une indépendance, comment dire formelle, il restent quand même dominé par les grandes puissances impérialistes »
Temps de parole
- ?100 %
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Bienvenue face aux outresem. 30 minutes d'entretien avec une personnalité politique nationale pour la confronter aux réalités de ces territoires. Bonjour Nathalie Arta. Bonjour. Professeur, militante, communiste, internationaliste et révolutionnaire. Vous êtes porte-parole de lutte ouvrière depuis maintenant 17 ans et pour la 4e fois candidate à l'élection présidentielle. Il y a 2 semaines à Paris, alors que tous les yeux étaient tournés vers le pape et Céline Dion, vous faisiez votre premier meeting de campagne dans lequel vous évoquiez, sans vraiment les nommer, les territoires d'outre mer. Tous les partis politiques du Rassemblement national à la France insoumise raisonnent de la même façon. Ils sont tous à nous chanter la grandeur
de la France présente sur cinq continents, à nous saouler de souverainisme et de protectionnisme. Souverainisme et protectionnisme mais aussi autodétermination, vie chère, éducation, insécurité et immigration. Nathalie Artau, vous voilà face aux autres mères. Alors, on va parler déjà de l'actualité. La France fait face en ce moment à un important mouvement de la part des lycéens. Vous êtes euh vous-même enseignante, vous étiez mobilisé euh ce mardi à Paris. Nathalie RTO ? Oui. Et c'est vraiment avec euh joie que j'apprends qu'il y a eu aussi des manifestations lycéennes importantes. Euh donc à la Réunion euh en Guadeloupe à Mayotte. Alors à Mayotte, j'ai bien compris qu'il y avait même un lycée qui
se disait précurseur de cette de cette mobilisation et oui, je m'en réjouis parce que je suis profondément convaincu que euh le ventre de la révolte peut souffler euh peut souffler loin et dès le plus jeune âge et dès le plus jeune âge et il peut traverser des océans, des mers et que on a besoin de cette révolte parce que en effet le monde marche sur la tête. Voilà, justement, si on rappelle les revendications de de ces jeunes, c'est euh tout simplement de meilleures conditions pour euh pour apprendre. Il dénonce l'insalubrité, le manque de professeur. Vous êtes bien parlé pour enfin vous savez très bien cette situation des horaires contraignants et
euh il réclame aussi la fin de parcours sup. ce mouvement, il trouve un écho outreem, on l'a dit et je vous propose d'écouter ce témoignage. On n'est pas du tout sur le même climat qu'en métropole et que ici il fait 40°grés que on a rien pour étudier dans de bonnes conditions. Alors déjà les conditions en métropole sont déplorables avec les gens qui n'ont pas de plafond dans leur salle, il y a des fuites d'eau dans les lycées et cetera mais en Guyenne, on crève de chaud quasiment toute l'année. Alors, on vient d'entendre Lilou Jeanbrousi la représentante des élèves dans son lycée, le lycée Bert Juminer à Saint-Laurent du Maroni. Donc, c'est dans l'Ouest Guyané. Euh Nathalie Artau, euh on en parlait brièvement, la situation dans les classes en général, elle est bien pire
outreem que dans l'hexagone. Ah, je n'en doute pas. Je n'en doute pas. Et je pense aussi à Mayotte, hein, puisque on a vu l'exemple plus marquant. Alors, c'est l'exemple le plus marquant parce que y compris tous les jeunes n'arrivent même pas à être scolarisés en fait hein. Ce sont des équipes. Enfin bon, voilà, c'est indigne en fait. C'est indigne. Moi ce qui me choque, c'est qu'on a effectivement un gouvernement qui s'énorgueille d'être présent hein, que la France donc est présente sur les cinq continents, mais en fait il ne se donne absolument pas les moyens que la population, que la jeunesse puisse vivre dignement. Voilà, c'est c'est des sous-élèves dans ces dans ces territoires. D'abord, je tiens à dire qu'en fait la préoccupation du gouvernement et de la
bourgeoisie française, c'est en effet de défendre ses intérêts, ces intérêts politiques, ces intérêts stratégiques, géopolitiques, hein. Ça les intéresse d'être présent dans l'océan, dans l'océan Indien, ça les intéresse d'être présent dans le Pacifique avec la Nouvelle Calédonie, Kanaki, voilà, dans cette rivalité qui oppose en effet les États-Unis d'un côté, la Chine de l'autre. Voilà, c'est c'est un moyen de de peser en plus que de d'être de contrôler quand même le nickel. Donc il y a des intérêts effectivement des des intérêts sonnants et trébuchchants, j'ai envie de dire. Mais par contre la population locale alors là, ils en ont absolument rien à faire. Et alors la jeunesse c'est d'abord Paris, ensuite les régions et encore ensuite les jeunes
de ces territoires outreemont délaissés. Même Paris, c'est pas Paris parce que en fait même à Paris, il y a des exploités, des exploiteurs, il y a des pauvres, il y a des très très riches. La société est divisée en classe sociale dans le monde entier, partout. Euh c'est vrai ici, c'est vrai dans voilà et en Outre mer évidemment aussi. Et ce qu'on voit, c'est une société qui ne marche exclusivement euh bien que pour effectivement la classe capitaliste. C'est ça. Et dans les outres mères euh la situation est encore plus dure pour tous ceux qui appartiennent aux classes populaires. et vous en tant que qu'enseignante, est-ce qu'il faut que les lycées de l'hexagone soient bloqués, qu'il y ait des marches à Paris, peut-être même sur les Champs-Élysées pour qu'on s'intéresse enfin à la
situation des classes de Mayotte peut-être en priorité, mais aussi de Guyane, de Walis et Futona et cetera. Bah, je crois qu'on en a la preuve. On a la preuve que cette, vous savez, moi je suis enseignante, j'ai fait beaucoup de mobilisation, beaucoup de grèves pour demander des moyens régulièrement, hein. Il y a des grèves d'enseignant euh y compris en en outreem. Qu'est-ce qu'on obtient ? Donc il faut en effet euh mettre encore plus de poids dans ce dans ce dans ce bras de fer et j'espère que le poids de la jeunesse contrat contrat pour forcer le gouvernement à ce que il détache en qu'il trouve quand même les moyens financiers. C'est quand même frappant de voir que dans le budget qui est en train d'être d'être décidé là, il y a un budget qui est sanctuarisé, c'est le
budget de l'armée avec plus de 6,7 milliards, hein. Et puis finalement l'éducation continue d'être mise au régime sec. Donc là, il faut que ça change et ça ne changera en effet qu'avec le rapport de force. Donc voilà, moi je voulais aussi qui qui d'autre doit s'ajouter à ce rapport de force ? Ça peut pas juste être les jeunes. Exactement. D'abord, ce que je voulais dire, c'est que je suis convaincu que les jeunes sortent à cause évidemment de leurs conditions d'enseignement. Ils voi bien que ils sont méprisés, qu'ils sont relégués, ils sont laissés pour compte, ils le sentent. Mais je pense qu'il y a quelque chose aussi de plus profond. Il voit aussi les injustices, les inégalités dans cette société. Il voit la misère autour d'eux. Il voi comment vivent leurs parents, la galère que
c'est aujourd'hui de de joindre les debouts. Donc je crois que c'est cet ensemble là. il voit le réchauffement climatique là, il parlait de 40 des 40°gr et et puis cette évolution guerrière. Donc je crois qu'il y a aussi cette conscience qui s'exprime pas forcément mais mais qui est présente dans dans la jeunesse. Et évidemment face à ça, je pense en effet qu'il faudrait que l'ensemble du monde du travail joigne aussi sa colère, joigne sa révolte, joigne ses revendications si on veut vraiment pouvoir faire en sorte que les choses changent. Mais pour l'école Outre mer, il y a déjà un retard. On parlait enfin vous parliez même de la situation à Mayotte avec 70 % des écoles euh qui fonctionnent avec un système de rotation. Ça veut dire que certains élèves ont des on cours le
matin puis laissent leur place à d'autres élèves l'après-midi. Euh il y a déjà ce retard out cette situation serait inconcevable dans l'hexagone. Comment comment ça se fait ? Pourquoi est-ce que personne ne s'en est occupé inquiété avant ? Mais parce qu'on a un gouvernement et une classe dirigeante, une classe patronale dirigeante qui euh se moqua et perdument de la situation de la vie des classes populaires, hein. C'est vrai que là vous me parlez euh de Mayotte, mais on pourrait parler de la scène Saint-Den aussi, hein. Moi, je travaille en scène Saint-Denis et on a déjà cette inégalité et cette injustice où on voit très bien que les moyens dans les quartiers populaires sont bien inférieurs que ceux mis au centre de Paris. Et c'est bien sûr encore plus marqué à Point à Pitre, à Fort de
France. Bien sûr, mais encore une fois, c'est comme pour tout hein, vous savez. Moi, moi je suis révolté de voir la situation euh du réseau d'eau euh en Guadeloupe, c'est un cercle vicieux parce que c'est en train de précarité, insécurité et cetera. Moi, je suis quand même convaincu que jamais jamais dans aucun département de l'hexagone, on aurait accepté de n'avoir de l'eau que quelques heures par jour pendant des années et des années. Jamais, jamais. Donc oui, là on a en plus vis-à-vis de de ces territoires d'outre mer, ben un mépris colonial, je dirait en fait. Alors, c'est intéressant que vous parlez de d'un mépris colonial. On l'a entendu tout au début de de cette émission, ils sont là à nous saouler de
souverainisme et de protectionnisme. C'est vous qui l'avez dit. Selon vous, c'est vraiment Paris qui décide pour des territoires qui sont à des milliers de kilomètres. Euh ça ça suffit cette situation Nathalie ? Ah ben moi ça me révolte. Euh je euh que euh des femmes et des hommes soient euh euh que le que que la la leur sort euh soit décidé dans des métropoles à 7000 km ou à 17000 km pour euh la Nouvelle-Calédonie, je je trouve ça euh Oui. révoltant. Révoltant. Donc évidem, moi je suis solidaire, j'ai été solidaire avec le mouvement de révolte des Canaques de de cette jeunesse notamment des Canac en juin 2000 mai
juin je crois 2000 2024 euh et euh et je pense que ça compte et que c'est comme cela en effet qu'ils se feront respecter en réalité et ça sera pas des bidouillages statutaires ou quand on est pauvre, quand on fait partie du monde du travail, vous savez, il y a une règle, c'est que si on veut peut voir son sort s'améliorer, ben il faut se battre. Il faut se battre vo là les les gens se se sont battus et le le problème calédonien, ça date pas de 2024. Le le il y a il y a quand même un mouvement depuis de nombreuses années. Il y a eu plusieurs générations de politique également, plusieurs négociations euh d'effets dramatiques aussi avec des attentats, les émeutes récemment. Pourquoi rien ne bouge ? Ça ça ça la révolte populaire ne suffit pas entre guillemets.
Elle en tout cas elle fait avancer les choses, ça c'est sûr. Cette révolte là, elle a quand même elle a fait reculer le gouvernement. Alors il a essayé de sur effectivement l'élargissement du corps électoral. Alors il a remis ça hein sur sur la table. il a resservi le même plat mais quand même ça ça a enrayé au moins ce coup-là et donc ça compte évidemment et moi je suis convaincu que c'est que c'est la bonne voie en effet et et c'est vrai que je suis candidate à l'élection présidentielle précisément pour réaffirmer le fait que les femmes et les hommes qui appartiennent aux classes populaires qui qui n'ont que que que leurs bras que que leur leur force de travail leur cerveau pour vivre he qui ne sont pas des rentiers et qui ne
vivent pas sur un tas d'actions et bien je suis convaincu que enfin je suis connete pour dire que voilà ensemble nous constituons une force sociale une force sociale capable en effet de se faire respecter à condition de se mobiliser d'être uni et de de se battre pour nos intérêts. Pour en revenir à la Nouvelle-Caédonie, vous avez affirmé cite il revient bien au Canac dans la Nouvelle Caédonie et la Terre et le pays de décider de le ravenir. Vous avez dénoncé la politique française sur place. continuité d'une politique coloniale, un gouvernement qui a créé une situation de guerre civile et cetera. C'était lors d'un meeting euh le 14 février 2026. Euh mais vous avez également dit que bon voilà le le l'indépendance ça règlerait pas tout.
C'est d'abord euh voilà, on parle de lutte des classes, mais si si demain la Nouvelle Calédonie, la Kanaki est indépendante, qu'est-ce que ça change ? D'abord, moi je je soutiendrais, si c'était la volonté du peuple Canac, euh d'avoir l'indépendance, je soutiendrai euh ce mouvement de façon inconditionnelle. Voilà. Mais ce que je tiens aussi à dire à tous ceux qui sont opprimés, tous les femmes et les hommes de de Nouvelle-Calédonie, c'est que pour véritablement changer leur sort, il faudra plus qu'arracher l'indépendance parce qu'en réalité même les pays qui ont une indépendance, comment dire formelle,
il restent quand même dominé par les grandes puissances impérialistes et je pense que y compris pris les indépendantistes aux Antilles, ils ont quand même sous les yeux ce qui se passe en Haïti par exemple, ils ont sous les yeux ce qui se passe à Cuba et je pense qu'ils peuvent constater que les grandes puissances impérialistes à commencer par les États-Unis ont fait payer très très cher la volonté enfin la l'indépendance conquise par le peuple d'Haïti qui a été le premier. Et avec quelle audace ? Avec quelle audace ce peuple noir a a-t-il revendiqué euh le droit de se euh de se diriger, de se gouverner ? Mais regardez comment il l'a payé cher. Il l'a payé
cher euh la France hein euh d'ailleurs, le le les colons français et euh puis ensuite les États-Unis lui ont fait payer cher et Cuba c'est pareil. Donc en réalité l'indépendance si vous voulez ça ne peut que pas une étape un premier pas qui qui peut pas se concevoir d'ailleurs euh comme euh comme comme suffisant du tout du tout parce que vous savez on est quand même dans un monde où ceux qui imposent leur lois c'est quand même les grands groupes pétroliers hein c'est quand même les grands groupes du transport maritime. DMA, CGM qui impose sa loi à la fois aux Antilles, à la fois à Mayotte, partout en fait. C'est Carrefour, ce sont c'est les groupes financier, ce sont ce sont eux qui imposent leur loi. Et ça, on peut avoir une indépendance politique,
on reste toujours sur la sous la dépendance de ces grands groupes. La situation de ces personnes-là ne serait pas forcément améliorée. En tout cas, ce sont d'après vos mots au Canac de décider. Euh ça me fait penser au cas de Mayotte. Est-ce que votre argument tient pour votre argument pour les indépendants canag vaut pour celui des Maoré qui pour le coup on choisi à l'époque de rester en France et qui bon voilà dernier département de France et veulent rester mordicus dans la France et affirment la souveraineté française dans leur bassin géographique avec notamment la l'immigration comorienne. Mais encore une fois c'est au nous on est pour l'autodétermination des peuples. Donc c'est c'est évidemment à à eux de choisir. Je tiens quand même. Alors bien sûr, ils peuvent se dire
notre situation est finalement plus favorable que la situation de ceux qui sont qui vivent encore euh qui qui qui vivent au com parce que effectivement euh là il y a il y a un peu au moins des hôpitaux. Voilà, il y a déjà il y a déjà ça mais en même temps, on peut que constater que franchement Mayotte est traité mais alors de façon indigne en fait, ça reste le département le plus pauvre de français. Je vois que vous savez moi ce qui me frappe là dernièrement il y a encore un très très grave problème avec l'eau. Alors je crois qu'il y a une usine de dessement dont le projet est en cours depuis 2016. Ça fait 10 ans. 10 ans. Vous rendez compte ? passage du cyclone
va certainement pas améliorer la situation et oui mais c'est quand même aussi parce qu'on laisse Vincy Bouig enfin tous ces grands groupes faire quand même ce qu'ils veulent et que jamais il y a une volonté vraiment de mettre les moyens pour changer cela parce qu'encore une fois ces femmes et ses hommes sont traités comme la dernière roue du carros. Ouais, c'est ça la réalité. Alors bon moi ça ça me révolte. Mais pour revenir sur euh sur les les la question de de l'indépendance, moi ce que je dis euh aux femmes et aux hommes de ces pays-là, c'est que si s'ils veulent se battre, s'ils arrivent effectivement à conquérir cette indépendance, s'il la souhaitent, il faut pas qu'il s'arrête là et qu'il y a un combat en effet à mener avec les peuples du monde entier, y compris avec
la classe ouvrière d'ici une un combat à mener contre les groupes capitalistes, leur domination contre en fait l'ordre impérialiste, c'estàd contre le capitalisme. Moi, je suis je suis communiste et je suis convaincu que tant que les travailleurs ne revendiquent pas le pouvoir, le pouvoir de diriger la société, de la diriger économiquement et politiquement, et bien exploités ils sont exploités ils resteront. Mais il y aura toujours des des ingérences même étrangères si c'est pas la France, si indépendance il y a en Calédonie ou ailleurs. On a parlé d'ingérence chinoise, russe et cetera. Donc c'est c'est je veux pas être pessimiste mais c'est un cercle sans fin. le monde est impérialiste. Donc effectivement, moi je suis convaincu que la perspective c'est en effet de le
renverser cet ordre impérialiste et que les travailleurs sérigent en classe dominante et à la place de ce monde he qui ne marche que par le rapport de force que par la concurrence la guerre économique et bien qui mettent en place un système de coopération entre les peuples. Parce que ce que je tiens à dire, c'est que que ce soit en Nouvelle-Calédonie, Kanaki ou que ce soit à Mayotte avec justement les Comoriens et avec tous ceux qui peuvent venir même d'Afrique de l'Ouest, ce que je tiens à dire c'est que nous nous sommes convaincus à lui ouvrir que les peuples, y compris les peuples d'origine diverse peuvent vivre ensemble et que ça peut être une richesse en réalité et que cette richesse et cette cette vie commune, on ne pourra en effet vraiment
la concevoir que quand on aura mis fin à toutes ces La vie commune, elle est un peu mal embarquée, on va dire, entre maillot et com. Vous je vous avais dit une phrase, c'était en dans l'émission Outre mer 2022. Si j'étais comorienne et que j'avais la possibilité d'aller en coissais à Mayotte, je le ferais. Euh bon, bien sûr, ça n'a pas dû plaire à la population locale. Si vous étiez Maorise, quelle quelle aurait été votre réaction à Natalie Arto ? Mais d'abord, vous savez, il y a beaucoup de Maores qui rêvent d'aller à la Réunion. Il y a beaucoup de maores qui rêvent même de venir à Paris et est-ce qu'elles le peuvent ? Ben non. Et quand elles arrivent à la Réunion, qu'est-ce qui se passe ? Et bien, il y a aussi du racisme contre elles. Donc, si vous voulez, c'est sans fin toutes ces
histoires-là. On ne fait que dresser les peuples, les uns contre les autres. Et là, en l'occurrence entre Lescor et Mayotte, on dresse le même peuple des cousins, des grandes tantes. Et une bannière différente française d'un côté et de l'autre. Parce que c'est toujours la même chose. C'est toujours la même chose si vous voulez partout. Mais mais ici ici ici aussi dans l'hexagone, on nous fait croire quoi ? On nous fait croire qu'il faut se partager la misère. On nous fait croire que la couverture est trop petite. On nous fait croire qu'il y a trop de mangeur autour de la table. Il faut forcément en éliminer quelques-uns. Alors même que la France et le monde en l'occurrence regorge de richesse, de richesse inouies. On a jamais eu autant de richesse, autant de possibilités d'en produire.
La situation est déjà délicate à Mayotte. Il y a une surpopulation, euh des écoles surpeuplées, un manque d'infrastructure, on l'a dit, département le plus pauvre de France. Euh dans un territoire qui en plus est meurtri par Shido, euh bon ça fait beaucoup pour euh pour les Maoré, mais le but c'est pas d'éliminer des miséreux, c'est de combattre la misère. Et bien sûr que la France, elle aurait de quoi reconstruire à un tout autre niveau de ce qu'elle fait aujourd'hui. C'est vraiment c'est d'une lenteur inouie, hein. Alors leurs intérêts, hein, là oui, c'est bon ça, ça fonctionne. Je suis convaincu que le patronat local, le plus gros, ah lui, il a dû avoir les subventions, hein. Mais les femmes et les hommes pour avoir des routes qui se tiennent, bah là non,
avoir de l'eau, non. Donc euh euh encore une fois, nous notre perspective hein, c'est que de de communiste révolutionnaire, c'est qu'il faut combattre la misère. La misère, elle est elle est euh fabriquée par cette cette par ce grand patronat, par la classe capitaliste. Notre chemin et notre ligne politique, elle est clair. Il faut le combattre. On va parler justement euh de ça. Vous parlez de la misère Sarme avec Vicher. Outreem. C'est euh c'est c'est un enjeu presque éternel malheureusement dans ces territoire. Euh avant d'en parler, je vous propose d'écouter euh cet extrait euh qui devrait euh quand même vous plaire. Monsieur Bernard Aot, au nom de la République française, nous vous élevons à la dignité
de grands officiers de la Légion d'honneur. Donc voilà, petite extrait de Emmanuel Macron qui remet la légion d'honneur donc à Bernard Aot, chef d'entreprise Martiniquet qui est souvent pointé du doigt quand on parle de la vie chère et des monopoles aux Antilles. Nathalie Artau, vous au pouvoir, vous vous la retirez cette légion d'honneur. Ah ben je fais pas que retirer sa légion d'honneur, hein. Je pense que je lui retire même le pouvoir sur ses grandes entreprises. Oui. Bah plusieurs parce que vous voyez justement ça fait partie des fortunes donc mais il y a des pointes aussi de Rénal et puis un certain nombre d'autres. Euh ça fait partie de ces fortunes qui sont directement héritières du système colonial quand même hein. Ce
sont les fait les mêmes dont les ancêtres utiliser le fouet hein pour euh euh effectivement euh euh exploiter euh le travail forcé euh des des femmes et des hommes de Martinique, de Guadeloupe, de de Mayotte et bien voilà. Alors maintenant ils sont richissimes. Alors ils ont un pouvoir énorme. Alors ils contrôlent l'import export, ils contrôlent les concessions automobiles si j'ai bien compris [grognement] aussi. Bon ben de la grande distribution des soins, de la boulangerie, du bricolage, du sport euh des Romes et cetera et cetera. Bon, le roi des Antilles si j'ai bien compris mais aussi une mayotte hein, mais aussi une mayotte. Il contrôle Carrefour également Nouvelle-Calédonie. Et ailleurs vous vous lui demandez quelle contribution pour lutter contre la
lichère à Bernardot et et aux autres. Ah bah quelle contribution ? Moi, je je le je leur confisquerai la propriété sur ces sur ces entreprises. Moi je suis communiste. Je pense que la perspective c'est que effectivement ce soit les travailleuses et les travailleurs qui gèrent ces grands groupes, ces grandes multinationales qui, écoutez, à la fois ce sont des dizaines de milliers d'emplois mais c'est aussi tout ce qu'on consomme au jour le jour. Donc vous vous rendez compte, c'est une poignée de femmes et d'hommes qui finalement euh gouverne nos nos vies au quotidien et qui sont récompensés visiblement même par le président de la République. Ah ben oui, mais ça parce que voilà, bien sûr tous les présidents de la République gouvernent pour cette classe capitaliste qui domine. Donc oui, euh
lors de votre premier meeting, donc il y a de semaines, vous préconisiez, je cite, de réquisitionner les profits. ce que vous venez de me dire de donc des grands capitalistes et pas seulement la taxation mais une expropriation de la bourgeoisie pour prendre le contrôle de ces multinationales. La réalité Nathalie Arta c'est que vraisemblablement vous n'allez pas être élu présidente de la République. Alors comment est-ce qu'on fait concrètement ? C'est le moment de la grande révolution le la révolution complète. En tout cas ce qui est certain que ça ne se fera pas avec un changement de président de la République et ça ne se fera pas avec des lois. Voilà, ça se fera au travers de lutte sociale. Moi, en 2009, j'avais été très impressionnée par la lutte contre la profitation qui a
qui avait été très puissante en Guadeloupe, en Martinique, un peu aussi euh à la Réunion. Euh j'avais été très impressionné à la fois par l'organisation, par cette volonté justement cette combativité, cette volonté de s'organiser aussi, comment les femmes avaient pris aussi un grand rôle, avait cherché à contrôler les prix justement dans les magasins et à obliger les les grands groupes en tout cas à dévoiler un peu leur marges, leurs profits. J'avais été impressionné par cette volonté aussi de de de contrôler les négociations. Ça m'avait beaucoup plu quand ils avaient, vous savez, sonorisé euh la salle de négociation et toute la population. Donc c'est ce genre de mobilisation et de mouvement euh qui peuvent en effet euh enclencher un mouvement de contestation pour qu'on
prenne d'abord sur les profits de AOT des pointes et et puis qu'on sort hein. Il y a aussi quand même la bourgeousie française hein. Il faut quand même aussi euh Outreem aussi eu ça en 2017 en Guyane récemment en 2024 en Martinique. Donc les mouvements sociaux, les les révoltes, la population qui qui se réveille et qui conteste, elles sont là les révoltes sociales vraisemblablement. Rien ne change dans ces territoires et on l'a dit, la vie chère, c'est un problème presque éternel. Ça ça ne suffit pas d'aller dans la rue, de de d'aller chez le préfet et cetera et cetera. Ces révoltes sont toujours quand même euh le le moyen de se faire davantage respecter. C'est toujours le moyen de faire avancer ses intérêts. Alors évidemment quand on arrête de se
battre, le balancier repart dans l'autre sens. Mais c'est toujours cette cette possibilitélà. Mais c'est la raison pour laquelle je dis il va pas falloir seulement se contenter de prime ou d'augmentation de salaires ou il va falloir demander un contrôle sur les prix sur les marges qu'on leur demande hein à ces grands groupes d'ouvrir leur comptabilité qu'on regarde combien mais et qu'on l'impose et que les travailleurs l'imposent combien il touchent de l'État combien il quel quels sont les cadeaux hein qu'il qu'il reçoivent et puis quelles sont leurs marges parce que là voilà on va de mensonge en mensonge. Donc je pense que dans ces mobilisations, si les travailleurs en effet arrivent à prendre conscience de leurs forces, et bien il faut en effet qu'il montent leur
revendication jusqu'à celle-ci de de regarder les comptes les comptabilités et je suis convaincu que tôt ou tard ça donnera l'envie au travailleurs d'aller plus loin et de dire bah finalement toutes ces entreprises c'est à nous les diriger quelque chose pour pour les travailleurs. Vous avez parlé d'une augmentation du SMIC encore plus outreem en fonction de l'indexation. C'est toujours valable ça ? Ça ça pourrait être possible de la part d'un gouvernement. Mais moi je je dis que à moins de 2200 € net, on n pas une vie digne de ce siècle et que c'est c'est pas admissible, c'est inacceptable, mais c'est un objectif de combat. En fait, je sais très bien que
pour avoir 2200 € pour le SMIC, pour y compris les allocations et et les pensions de retraite, et bien c'est un combat. Il va falloir qu'on aille reprendre dans les profits, qu'on aille reprendre dans les fortunes des aotes, des des dépintes, des des de rénales. Donc ça va aussi pour retirer l'indexation des fonctionnaires outreem qui peut-être créer une inégalité entre certains ou pas du tout. Bah écoutez euh les l'inégalité, on peut très vite la régler en faisant l'indexation pour tout le monde, vous voyez ? C'est-à-dire moi, je suis pour l'égalité mais par le haut. Vous savez, les capitalistes, les actionnaires, ils savent très bien faire ça, hein, y compris les PDG. Alors, les PDG, voilà, moi je suis payé, alors certains expliquent oui, moi je suis
payé 500000 € mais vous comprenez sur le marché des PDG, il y en a un autre, il est payé 600000, 700000. Voyez, eux, ils égalisent toujours par le haut. Et bien nous, il faut qu'on a ce réflexe aussi égaliser par le haut. Et bien on l'entend bien égalisé par le haut. On revient une dernière petite question sur la présidentielle. Est-ce que vous avez obtenu vos 500 signatures c en cours et est-ce que vous prévoyez de faire peut-être une tournée ultramarine pour aller à la rencontre de de ces électeurs ? Alors bah les parrainages non ce ne sont pas enfin c'est au quotidien on cherche des engagements au race que vous savez que tout ça c'est très réglementé et ça se passe en fait en février février mars he mais là pour l'instant bah oui c'est un combat on va voir les
maires surtout des petites communes et on leur dit bah voilà le pluralisme c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est vous qui devez l'assurer et pour la fois consécutive voilà donc on espère mais rien n'est gagné et en tout cas on se répand et j'espère qu'on aura aussi d'ailleurs des maires de de de la Réunion de Guadeloupe, de Martini qui est-ce d'aller d'aller les voir ces maères, ces électeurs outre maire ? Alors, je prévois en effet de d'aller aux Antill donc Guadeloupe et Martinique en début janvier, donc normalement le 4, 5, 6 et 7 janvier, je commencerai l'année 2027 euh avec les travailleuses et les travailleurs des Antilles. Et bien, c'est noté, le rendez-vous est pris. Merci beaucoup Nathalie Artau,
porte-parole de Lut ouvrière, candidate à l'élection présidentielle. Merci encore d'avoir accepté notre invitation et nous avoir éclairé sur votre vision de ces territoires. Vous étiez aujourd'hui face aux autres mères.
Nathalie Arthaud