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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 31 mars 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEurope & internationalInstitutions & élections

Marc Fesneau : « Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    On commence par la flambée des prix du carburant, Marc Fénaud.

  • 0:35OuverteRéponse directe

    70 millions pour les secteurs en difficulté, c'est le plan gouvernemental pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs. Est-ce qu'il faut des aides pour les particuliers à date ?

  • 1:10RelanceRéponse directe

    La vérité oblige à dire aussi que nous n'avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient.

  • 1:45OuverteRéponse partielle

    Ce qui ferait que ça ne dure pas, c'est les élections américaines ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas un risque de voir une résurgence de la crise des Gilets jaunes ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut des aides supplémentaires pour les agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Marc FénaudFait
    « nous n'avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient »
  • 1:25Marc FénaudFait
    « l'échec qu'on fait aujourd'hui c'est de la dette de demain, parce que c'est à crédit tout ça »
  • 1:45Marc FénaudFait
    « ce qui pèse c'est l'opinion américaine, ce qui pèse c'est est-ce que le président Trump aura envie de faire cesser la guerre »
  • 3:00Marc FénaudFait
    « la tentation populiste qui est de dire il suffit de faire des chèques »
  • 3:30Marc FénaudFait
    « Le GNR est déjà défiscalisé »
  • 5:20Marc FénaudChiffre
    « 4 centimes pour une hausse de 60 centimes par litre de GNR, dit la FNSEA »
  • 7:30Marc FénaudFait
    « l'État est au rendez-vous »
  • 9:00Marc FénaudFait
    « la dette c'est les Français qui la payent, ils la payent dans leur taux d'intérêt »
  • 10:00Marc FénaudFait
    « il faut arrêter de dire il suffit de... Il n'y a qu'à faux con sortir de l'Europe »
  • 12:00Marc FénaudPromesse
    « le meilleur timing, c'est que tout ça chemine jusqu'à l'été et qu'à l'automne, on puisse rentrer dans la question des convergences »
  • 16:30Marc FénaudFait
    « l'objectif, c'est de pouvoir légiférer. C'est-à-dire que des textes aillent au bout »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

– Bonjour Marc Fénaud. – Bonjour. – Merci beaucoup d'être notre invité.

Vous êtes députés de l'Ordre et chers présidents du groupe Les vice-président du Modem. Merci beaucoup d'être notre invité. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche.

Bonjour Christelle. Bonjour Marc Fénaud. On commence par la flambée des prix du carburant, Marc Fénaud.

Vous l'avez vu, les mobilisations qui se poursuivent dans plusieurs endroits du pays. 70 millions pour les secteurs en difficulté. C'est le plan gouvernemental pour les agriculteurs pour les pêcheurs pour les transporteurs est ce qu'il faut des aides pour les particuliers à date à mon avis non alors sachant qu'il ya déjà des aides puisqu'elle avait les éléments de la prime sur l'énergie qui touche un certain nombre de foyers qui était prévu avant oui qu'ils étaient prévus avant mais qui est un dispositif qui existe et qui permet aux foyers les plus modestes d'ailleurs c'est l'intérêt de la mesure c'est qu'elle est ciblée qui permet aux foyers les plus modestes de pouvoir passer ce Même si on peut toujours dire que ce n'est pas suffisant, la vérité oblige à dire aussi que nous n'avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient.

D'ailleurs j'entends dans la classe politique un peu de responsabilité, ce qui est rassurant, parce que l'échec qu'on fait aujourd'hui c'est de la dette de demain, parce que c'est à crédit tout ça. Et à la fin c'est les Français qui paieront, parce que la dette c'est les Français qui la payent, ils la payent dans leur taux d'intérêt, ils la payent tous les jours, les entreprises les payent quand il y a trop de dettes pour un pays. Donc pour l'instant je pense qu'il y a un certain nombre de mesures qui sont posées sur la table ciblée, la vraie question c'est est-ce que ça dure 15 jours ou est-ce que ça dure 3 mois ou plus ?

Donc si ça dure il faudra revoir le temps ? Si ça dure se posera une question d'un choc un peu plus systémique. Ce n'est pas la première fois qu'on voit des fluctuations des prix du pétrole et donc des fluctuations à la pompe, la question c'est est-ce que ça va durer ou pas ?

Qu'est-ce qui ferait que ça ne dure pas parce que visiblement il y a des dommages à long terme ? Ce qui ferait que ça ne dure pas malheureusement d'une certaine façon c'est les élections américaines, c'est-à-dire que monsieur Trump ait envie de mettre un terme à Seneca parce que son intérêt à lui manifestement même si...

Mais il y a d'ores et déjà des dégâts majeurs sur les sites pétroliers, sur les termes...

Oui non mais l'essentiel non c'est plutôt sur les terminaux gazier mais c'est pas l'essentiel de la production uniquement et c'est surtout la circulation des pétroliers qui pose problème plus le stress qu'il y a parce que vous savez que les marchés sont pas toujours rationnels et donc ce qui pèse c'est l'opinion américaine, ce qui pèse c'est est-ce que le président Trump aura envie de faire cesser la guerre qu'il a lui-même déclenchée d'ailleurs en s'aventurant dans quelque chose dont il ne connaissait ni le début ni la fin, on sait pas ce qu'on appelle être les buts de guerre du président Trump et donc quand on n'a pas de but de guerre voilà où on en est, c'est-à-dire qu'on voit flamber les choses, ça s'enflamme, ça s'enflamme, ça s'enflamme et on sait pas où on s'arrête. Pour revenir à la France, vous disiez il ne faut pas faire d'échec, on n'a plus les moyens mais la colère gronde et puis on voit qu'elle est alimentée par le Rassemblement national et par LFI, est-ce qu'il n'y a pas un risque à la fois de voir une résurgence de la crise des jaunes ? Certains appellent à retourner dans la rue et est-ce qu'il n'y a pas un risque d'avoir un impact sur la future élection présidentielle – La question n'est pas de céder à toutes les tentations populistes, j'entends bien ce que… – Vous c'êtes des tentations populistes ? – La tentation populiste qui est de dire il suffit de faire des chèques et deuxième tentation populiste de dire l'État se met de l'argent sur le dos, de côté sur le dos des citoyens.

D'abord l'État c'est nous, les recettes de l'État c'est nous mais les dépenses de l'État c'est nous. L'État ça a un nom et un visage, c'est les policiers, heureusement c Ceux qui disent ça aujourd'hui, ils préparent des lendemains qui déchantent terriblement parce qu'on sait ce que ça produit que d'avoir un pays qui est surendetté Il y a une ribambelle d'exemples en Europe et en dehors de l'Europe quand les prêteurs disent maintenant ça suffit, on ne vous prête plus. Mais le RN, par exemple, ils disent qu'il y a des économies à faire ailleurs.

Ils disent qu'il faut baisser la contribution à l'Union européenne, qu'il faut baisser les agences de l'État. Quand vous dites « je baisse la contribution », il faut aller au bout. Ça s'appelle le Frexit.

Mais on a le droit de le défendre. Mais il ne faut pas faire sans se cacher. Quand vous êtes dans un immeuble et que vous payez des charges de copropriété, et que vous dites je ne paie plus les charges de copropriété, qu'est-ce que vous croyez qui se passe à la fin ?

Bon, donc il faut arrêter de dire il suffit de...

Il n'y a qu'à faux con sortir de l'Europe, il n'y a qu'à faux con. Qu'il y ait des économies à faire dans ce pays ? Ce n'est pas un sujet qui est tout à fait nouveau et vous ne le trouverez pas, le mouvement démocrate, en défaut de cette question.

Mais pas de façon folle et de façon irréelle ou irréaliste. Christelle, sur les aides aux agriculteurs. Oui, même les catégories professionnelles qui sont aidées trouvent que ça n'est pas assez. 4 centimes pour une hausse de 60 centimes par litre de GNR, dit la FNSEA.

Est-ce qu'ils ont raison de dire qu'on ne les aime pas suffisamment ? D'abord, il faut rappeler que le GNR est un carburant qui est très défiscalisé. Le prix du GNR, c'est du gazole.

Le prix du GNR agricole n'est pas le prix du gazole que nous avons chacun dans nos voitures. Le sujet du monde agricole me semble-t-il en ce moment, et je le dis avec prudence, c'est qu'il y a un effet ciseau qui est assez puissant parce que non seulement le coût de production augmente, notamment à cause du carburant, et c'est le moment où les agriculteurs sont dans leur champ. Et par ailleurs, les prix des céréales en particulier ne sont pas à la hausse, ils sont plutôt à la baisse, ils sont plutôt historiquement bas.

À cela s'ajoute, et je sais que la ministre est sur ce front-là aussi, à cela s'ajoute la question du mécanisme d'ajustement aux frontières pour qu'il faut augmenter les engrais azotés, et ça pour le coup c'est très lourd aussi dans la charge. Donc il faut qu'on essaye de jouer sur plusieurs leviers. Le premier levier est le plus efficace peut-être, l'un des leviers efficaces, c'est sans doute de travailler sur cette question, il n'y a pas besoin de rajouter une taxe, de cette question la taxe sur les engrais azotés, parce qu'engrais azotés, plus carburant, plus prix bas, là c'est un coctel. – Mais juste pour qu'on soit clair, Marc Fénaud, puisque vous avez été ministre de l'Agriculture, vous connaissez par cœur ce sujet, est-ce qu'il faut des aides supplémentaires pour les agriculteurs – Le GNR est déjà défiscalisé, donc à la fin, une fois que c'est défiscalisé, après c'est le prix du carburant, donc c'est une aide au carburant, ce n'est pas du tout une question de taxes.

Deux, c'est le même problème que pour d'autres catégories, c'est qu'est-ce qu'on fait dans la limite des moyens qui sont les nôtres. C'est une catégorie qui est aidée, mais je pense que si on veut aider les agriculteurs, la question c'est d'abord la question sur les engrais, parce qu'il y a des tas d'autres charges qui pèsent sur la production et qui permettent aux agriculteurs de passer ce cap. – Juste un mot sur les agriculteurs, plus largement parce qu'il y a le congrès de la FNSEA qui commence aujourd'hui, c'est le principal syndicat agricole.

Les agriculteurs, en plus de la flambée des prix du carburant, ils connaissent des crises, de la viticulture, des mauvaises récoltes de blé, des maladies, des épisotis, est-ce que aujourd'hui vous comprenez que la colère ne retombe pas ? Est-ce que l'État les soutient suffisamment ? Non mais l'État les a soutenus.

Alors évidemment je suis mal passé pour le dire puisque j'en ai été un des acteurs. Mais continuement, je prends sur la question de la viticulture qui est un secteur qui est très en difficulté. Mais sur le gel, sur les questions de la distillation dans des régions que vous connaissez bien, l'État est au rendez-vous.

Après, on a un sujet structurel. Le problème, c'est qu'on règle trop, sans doute, c'est normal, l'urgence, sans se préoccuper du moyen et long terme. Parce que la question de la viticulture, c'est la réorientation de la consommation.

La question de la viticulture, c'est l'adaptation des règlements climatiques. Les questions d donc de sécheresse, les questions de gel tardif enfin pas de gel tardif parce que les gels ne sont pas plus tardifs qu'avant c'est plutôt que la végétation est en avance et c'est que là que le gel produit des effets plus graves et donc on a besoin de travailler là dessus et moi c'est tout le sens de la planification qui avait été menée initiée dans le deuxième quinquennat du président de la république si on n'arrive pas à mener la planification qui permettait à ces agricultures en particulier dans le sud mais pas que dans le sud dans les zones intermédiaires comme les miennes de faire face au dérèglement climatique on n'y arrivera pas et on passera notre vie à répondre de crise en crise sans arriver il faut tout remettre sur la table réunir tous les acteurs mais c'est oui je pense qu'il faut continuer de se dire on prend filière par filière quels sont les besoins quelles sont les attentes quelles sont les orientations et regarder lucidement ce que va produire le dérèglement climatique le dérèglement climatique c'est une réalité concrète pour le monde agricole en particulier et donc il faut l'anticiper et pas simplement être en curatif ou être en préventif et en préventif c'est l'évolution du modèle puisqu'on parle d'agriculture l'ANSES a réveillé cette semaine la dangerosité du cadmium l'agence indique qu'il faudrait même éviter de manger des pommes de terre des pâtes du pain enfin la base de l'alimentation des français est-ce que vous étiez au courant de la dangerosité de ce produit non parce qu'en fait à la vérité on savait qu'il y avait des études dessus parce qu'il y avait des inquiétudes ou des interrogations moi j'invite à toujours écouter ce que dit la science ce que dit l'ANSES c'est alors c'est plutôt des doses ça dépend de la quantité qu'on mange le sujet de ces produits là c'est... mais c'est des produits qu'on mange régulièrement oui mais ça dépend de la quantité qu'on mange et donc j'invite à suivre l'ANSES il faut toujours suivre l'ANSES parce que c'est pas à la carte l'ANSES parce que certains disent quand l'ANSES dit ça je suis pas d'accord et quand l'ANSES dit ça je suis d'accord c'est pas nous qui décidons les scientifiques faut au fond écouter ce qu'ils disent et après il faut trouver une trajectoire de réduction le canyon il est d'abord il est naturellement présent et deuxièmement ça c'est une chose et la deuxième chose c'est qu'il est dans les engrais phosphatés et la question c'est de trouver une trajectoire de réduction de la part du canyon dans les engrais phosphatés et ça il y a des travaux à mener maintenant que nous avons sur la table le rapport de l'ANSES mais ne rien faire quand on sait c'est un problème mais faire quand on sait pas je pense que c'est un problème donc là il faudrait un projet de loi pour indiquer une traile il n'y a pas besoin de projet mais il faut arrêter de faire des lois dans ce pays honnêtement des lois il y en a assez je pense qu'il y en a trop même donc le sujet n'est pas un projet de loi une trajectoire de réduction mais comment on impose une mais c'est des normes les normes c'est pas les lois c'est pas aux parlementaires de fixer le taux du cadmium dans les phosphates pardon si on commence à fixer le taux du cadmium on va aussi fixer le taux de cadmium dans le chocolat non ça n'est pas un travail de parlementaire c'est un travail de réglementation allez on passe aux questions politiques après les municipalités faire un bon travail de parlementaire sur la présidentielle publication ce matin du baromètre au doxa mensuel public sénat la presse régionale qui donne édouard philippe vainqueur face à jordan bardella au second tour de la présidentielle est ce qu'il est aujourd'hui édouard philippe le meilleur candidat de votre camp mais j'invite à la prudence sur les sondages un an avant parce que je voudrais pas vous faire l'offense de vous citer les sondages de peut-être les sondages de 2006, certainement les sondages de 2016, c'est-à-dire un an avant les échéances qui nous annonçaient Urbi et Torbi que celui-là avait gagné, celui-là a été éliminé.

Et puis des gens qui n'étaient même pas testés. Je ne suis pas sûr que le président Macron était vraiment très testé au mois de mars 2016. Donc, à date...

C'est une surprise pour personne de dire qu'Edouard Philippe, je vais répondre à l'action, qu'Edouard Philippe est dans le jeu des candidats, un de ceux qui est Il a été pour un ministre du premier gouvernement d'Emmanuel Macron. On sait les capacités et les qualités qui sont les siennes. Attention aussi à ne pas saturer l'espace de il a gagné et voilà, il suffit que les gens votent. – Est-ce qu'il pourrait lui arriver ce qui est arrivé à son mentor Alain Juppé ? – Alors maintenant la ritournelle c'est il ne faudrait pas que ça finisse comme Alain Juppé, mais ce n'est pas Alain Juppé, il y a des tas de gens qui devaient gagner et pas seulement des gens qui étaient de l'obédience du pays, ce qu'ils devaient gagner, qui ont perdu. – Mais est-ce que vous pourriez vous ranger derrière Edorphine ? – La deuxième question c'est, je trouve qu'on parle beaucoup des personnalités, j'aimerais savoir quel est le projet et le programme.

Parce que le sujet n'est pas le sondage, parce que là on teste plutôt ce que les gens perçoivent des qualités d'une personnalité. Est-ce que c'est étonnant que les gens perçoivent des qualités chez Édouard Philippe ? Ça ne vous étonne pas, vous ?

Je n'ai pas découvert ça dans un sondage. La question c'est quel est le programme, et quel est le programme qui est susceptible de rassembler les Français très haut au premier tour et très haut au deuxième tour ? C'est ça la question.

Et donc moi j'invite à ce qu'avant qu'on commence, on est beaucoup dans le casting là, c'est alors on teste tout le monde, alors il y a 28 000 hypothèses, c'est formidable pour les sondeurs ce que j'aimerais c'est qu'on parle un peu du fond c'est à dire edouard philippe dit qui va produire un projet il produit un projet que d'autres produisent un projet pour ce qui est de la famille centriste que d'une certaine façon je représente je pense qu'à nous mêmes nous nous aussi, nous devons produire un projet. Qu'est-ce qu'on dit sur la question du modèle social ? Qu'est-ce qu'on dit sur la question de la défense ?

Qu'est-ce qu'on dit sur la question de la souveraineté ? De la transition écologique, etc. – Quand vous dites que la famille centriste, c'est quoi ?

Un projet commun avec l'UDI et le modem – En tout cas, Udé et Modem, oui, je pense en particulier à ces deux formations. Je pense que ces deux familles de pensée doivent parler. Alors je parle beaucoup, comme vous le savez, avec Hervé Marseille et ça ne date pas de dimanche dernier ni dimanche d'avant.

Mais je pense que le moment est venu de se reconnaître entre nous, si je peux dire. Et la meilleure façon de se reconnaître entre nous, c'est de se reconnaître au travers d'un projet. De dire devant l'opinion ce que nous pensons de ce que sont les attentes et les besoins du pays.

Souvent un projet c'est incarné aussi par une personnalité. D'abord le projet. J'entends bien, mais est-ce que ça veut dire qu'une personnalité modem pourrait porter ce projet ?

Je refuse de rentrer dans la logique qui consiste à dire je rajoute des petits chevaux dans une course...

Mais pardon, vous allez travailler comment le projet allait Vous, vous travaillez avec Hervé Marseille, le patron de l'UDI, pour créer un projet. Mais est-ce que vous allez travailler un projet avec Gabriel Attal ? Est-ce que vous allez travailler un projet avec Edouard Philippe ?

Est-ce que vous allez travailler un projet avec Bruno Retailleau Dès lors qu'on...

Non, mais tous ces gens-là ne disent pas la même chose. Comment avoir un projet commun dans la droite ou du centre ? D'abord, avant d'avoir un projet commun, il faudrait savoir ce que chacun pense.

Donc là, vous parlez d'un projet modem ou d'un projet Oui voilà c'est ce que je dis pourquoi parce que comme vous savez j'ai beaucoup de respect pour Bruno Retailleau je le connais depuis très longtemps mais j'ai l'impression que sur plein de sujets nous ne sommes pas d'accord bon mais je ne sais pas faire offense à qui que ce soit que dire que Bruno Retailleau et les LR fassent leurs projets que nous fassions notre projet que d'autres fassent leurs projets et à partir de là nous verrons s'il y a des points de convergence possibles devant les français je pense que la pire des choses c'est c'est de dire on pense tous pareil au fond deux CNAFO à à glucksmann c'est pareil non mais à quoi c'est pas pareil parce que ça c'est quelque chose où on sait par principe comment aux français c'est-à-dire que ça peut pas être aussi comment dire large que ça à quoi sert d'avoir un projet ça ressemble à une auberge espagnole – À quoi sert d'avoir un projet si vous n'avez pas un candidat pour le défendre ? J'essaie de comprendre. – Ça sert d'avoir un projet, on verra.

Mais la question… Nous avions un candidat en 2017 qui n'était pas du MoDem. Comment s'appelait-il ? Emmanuel Macron.

François Bayrou a fait le choix à l'époque de dire « nous pouvons trouver au travers du projet que porte Emmanuel Macron un candidat qui est susceptible de correspondre aux idées que nous avons sur un certain nombre de sujets, l'Europe en particulier la question sociale, la question économique. – Il avait demandé la proportionnelle. – Non mais d'accord, il y avait un certain nombre de sujets.

Que tout n'ait pas été réussi, si vous voulez me faire dire ça, très bien. Mais moi je ne suis pas de ceux qui viennent en en permanence, dire je n'ai pas vu d'héritage, je ne sais pas de qui je suis l'héritier. Je vois bien ce que nous avons fait. – Mais oui mais les projets vont acter des divergences, alors des convergences forcément dans le bloc central mais aussi des divergences.

Comment après vous allez trouver un projet commun après c'est le sujet qu'on a devant nous mais dès, commençons par étapes si on pouvait d'abord les uns et les autres travailler sur ce que nous voulons pour le pays ce que nous sentons être nécessaire pour le pays après on verra les conversations Et vous soutiendrez le candidat qui portera le mieux votre projet – Oui, ça me paraît assez de bon sens que de soutenir celui d'où on se sent le plus proche. – Quel est le bon timing pour vous ? Présentation des projets ? – Il y a les timings théoriques et puis les timings réels, c'est-à-dire que le meilleur timing, c'est que tout ça chemine jusqu'à l'été et qu'à l'automne, on puisse rentrer dans la question des convergences et du ou de la candidate.

Bon, il me semble que c'est ça le meilleur timing. Est-ce qu'il y a des événements extérieurs qui viennent ralentir ou accélérer ? Peut-être, parce que la vie politique invite à la modestie et donc n'a pas à se dire le 15 octobre, j'ai décidé, j'aurai le candidat.

Ne nous énervons pas, nous mettons pas la question. – Mais vous avez vu ces 90 parlementaires et pas que, il y avait aussi Maude Bréjean, la ministre qui ont signé cet appel commun pour un candidat de la droite – Est-ce que pour vous, il faut un candidat commun de la droite et du centre ? – Mais j'aimerais bien savoir ce qu'est la droite et j'aimerais bien savoir ce que dit le centre.

Parce que la droite, j'entends, et il a le droit de le dire lui aussi, Laurent Wauquiez dire la droite c'est d'Édouard Philippe à Saracnafo. – Édouard Philippe à Saracnafo, ben c'est sans nous, avec Sarah Knafo. Voilà, c'est pas compliqué.

Donc, il faut arrêter. La droite et le centre, c'est la façon de dire que c'est la droite, pour moi. Si on dit...

S'il y a quelque chose qui s'appelle le centre, c'est parce que la droite, c'est la droite, le centre, c'est le le centre et la gauche, c'est la gauche. Il faut arrêter cette confusion des esprits. La question n'est pas d'avoir un candidat unique de la droite et du centre, la question c'est d'avoir un candidat qui soit capable, modéré, du camp de ceux qui peuvent gouverner sans mettre le pays en ébullition, en chaos ?

On fait un rassemblement national ? Ce camp il va d'où ? Je ne le détermine pas tant que je ne regarde pas le projet.

Si on est sur ce qu'a été la droite du temps de Jacques – Vous parlez de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau ? – Manifestement non, de ce que je lis là. Et en plus, je pense que les électeurs ont besoin de s'y retrouver.

Il y a un électorat de gauche. Si vous lui dites qu'il est droite, l'électorat de gauche n'ira pas voter. Il y a un électorat de droite.

Si vous lui dites qu'il va avec Glucksmann, il dit « moi je ne suis pas… – Je suis d'accord avec Gérald Darmanin qui, dans une interview accordée aux Parisiens ce week-end, dit justement il faut aller chercher les électeurs de gauche qui sont déçus par la ligne de vie. – Mais je suis totalement d'accord avec ce que dit Gérald Darmanin, y compris sur l'idée de la modestie, y compris d'aller chercher des gens dans les milieux populaires, y compris le sentiment qu'ont les gens, qu'on les méprise à tous les échelons où ils sont. Je suis complètement d'accord avec le diagnostic, mais je ne partage pas ce que vous dites, parce que je ne suis pas sûr que ce soit ce que dit Gérald Darmanin.

Aller chercher les électeurs, c'est pas leur dire « ceci est un candidat de gauche ou un candidat de droite quand il est l'inverse ». C'est-à-dire qu'il ne faut pas tromper les électeurs. La question, c'est de parler aux électeurs, pas de leur vendre un espèce de concept de « c'est la droite et le centre » ou « c'est la gauche et le centre » ou « c'est la gauche, la droite et le centre ».

Si c'est la gauche, la droite et le centre, vous ouvrez un boulevard à Mélenchon et à Le Pen. – Et quand vous lisez Bruno Retailleau qui dit que jamais un macroniste ne gagnera la présidentielle, est-ce que vous… – Je dis que jamais quelqu'un de droite ne peut gagner sans des gens qui ont soutenu Emmanuel Macron et j'en suis, voilà. Mais on peut chacun dire… – Donc il ne gagnera pas sans macroniste ? – C'est comme si je disais jamais un Retailliste ou un Filloniste ne gagnera la présidence, ne sera que… Je ne soutiendrai personne.

Si personne ne soutient personne mais dans la clarté à ce moment là quelle est l'option à ce moment là pour gagner quand on est à droite si ça peut pas être quelqu'un du camp des modérés manifestement si vous dites donc brune retahier ne peut pas gagner pour vous ? Non, je n'ai pas dit ça. Tu ne peux pas gagner seul ?

Mais oui. Personne ne peut gagner seul dans ce pays. La question, c'est...

Il y a des forces qui sont des forces, comment dirais-je, qui viennent, on l'a vu encore aux élections municipales, qui ont décidé de faire éclater le pays, c'est-à-dire qu'ils viennent fracturer ce pays. Il y a des forces dont je crois fait partie Bruno Retailleau qui ne veulent pas fracturer le pays, qui ont des convictions fortes mais qui ne veulent pas fracturer le pays. Est-ce que ces forces-là au premier ou au deuxième tour peuvent se réunir ?

C'est la question qui il sera devant nous, mais si on commence à dire pas les macronistes, pas les gens de gauche, avec elle-goire on est élu, quelqu'un peut m'expliquer comment ça se passe, comment ça se passe une présidentielle ? Au premier tour, on gagne dans un espace qu'on fabrique, à droite, à gauche ou au centre, et au deuxième, on rassemble par par-delà ces clivages, par-delà les clivages. Si vous commencez à dire je ne veux pas de ces gens-là, je ne veux pas de ces gens-là, vous ne rassemblerez rien du tout.

Vous rassemblerez vous-même ce qui est un petit rassemblement. Est-ce que vous demandez aux Républicains des clarifications vis-à-vis de leur positionnement par rapport au RN – Du pas d'ordre à donner aux Républicains, que chacun fasse son travail. – Il est clair pour vous leur positionnement ? – Je n'ai pas l'impression, mais personne n'est très au clair sur les grandes orientations.

Quel est le projet des… – Mais par rapport au RN, est-ce que pour vous, vous jugez de la ligne de république – Oui, je trouve que le petit jeu qui a consisté pour le Parti socialiste, singulièrement M. Faure, à s'exonérer de ses accords avec Alephi en disant « regardez partout des accords avec l'ERN », non, les LR n'ont pas fait d'accord avec l'ERN. Donc pour le coup, reconnaissons, et d'ailleurs les électeurs c'est une leçon aussi pour les LR les électeurs l'ont reconnu ils ont vu qu'il n'y avait pas d'accord contre nature et quand il n'y a pas d'accord contre nature les gens sont capables de voter pour des gens dans des positions d'équipe dans beaucoup de gilles, je pense à Besançon, je pense à Clermont-Ferrand, c'est la droite avec le centre très présent.

Très présent. Et donc les choix qui ont été faits sont des choix qui, devant les électeurs, ne les trompaient pas. Et donc non, pour le coup, oui.

Il y a les les choses ont été très claires aux municipales. La question, c'est quel est le projet qu'on porte et quels sont les projets que nous portons, nous, les uns et les autres, sur l'Europe. Peut-être que là, il y a des liens. – Est-ce que pour vous, ces municipales, elles ont été un échec pour le Modem Non.

Honnêtement, on a 50 % d'élus de plus et les municipaux de plus. Après, il y a la défaite de François Béraud, c'est ça dont vous voulez me parler, j'imagine. La défaite à Jean la défaite de Jean Dionis mais c'est des terres qui sont des terres difficiles Jean Dionis, c'était son deuxième mandat Geneviève d'Ariosec qui n'a pas réussi à reconquérir Monde Marseille là pour le coup on peut rentrer dans toutes les situations mais je veux bien le faire Geneviève d'Ariosec essayait de reconquérir une ville avec un adjoint qui, au fond, avait trahi ce qu'avait été sa parole et son engagement.

Donc pour vous, c'est pas un échec ? Non, c'est pas un échec. Alors après qu'on ait eu des échecs...

C'est juste pour Pau, c'est un échec. Mais une défaite, ça peut pas être une victoire. Donc une défaite, évidemment, c'est forcément une difficulté.

Ça s'explique aussi dans le cadre d'une triangulaire. Peau est une ville de gauche, il y a un candidat d'extrême droite qui s'est maintenu. Une partie des voix de droite, sans doute, ont été sur ce candidat aussi parce qu'il y a des vieilles querelles autour de ça.

Après chacun...

C'est terrible dans cette affaire, c'est que chacun reconnaît que Bayrou avait totalement transformé cette ville et que cette ville qui était totalement en décrépitude et endormie a été totalement réveillée. Est-ce qu'il paye quelque part son passage à Matignon aussi à travers cette défaite ? Il n'y a pas de déshonneur à payer quelque chose qui a été de dire la vérité aux Français parce qu'un jour ça nous rattrapera en particulier sur les sujets de la dette.

Mais quand vous décidez de gouverner, vous prenez le risque de l'impopularité. Parce que si vous gouvernez avec simplement l'envie d'être populaire, en fait vous gouvernez pas. Vous gaudillez, vous naviguez à vue.

François Bayrou sur cette question en particulier de la dette, ça fait 25 ans, 30 ans qu'il dit la même chose. Que nous allons avoir devant nous un mur qui va être un mur très difficile. Que si nous ne redressons pas brutalement un peu les choses, brutalement on va se retrouver face à un mur de dette qui sera infranchissable.

On le voit monter et puis à un moment ça devient infranchissable. Et donc que ça peut avoir peser, c'est pu peser dans les élections de Pau, oui. Mais est-ce que c'est un déshonneur de défendre ses convictions ?

La réponse est non. Comment il va depuis sa défaite ? Écoutez, il va, je l'ai au téléphone.

On a des réunions statutaires ce soir et demain. Il y participe ? Il va y participer ?

Oui, oui. Il va reprendre sa place à la date du Modem ? Mais il peut encore rester président du Modem ?

C'est une plaisanterie. Si à chaque fois que vous avez un écueil électoral ou une défaite électorale, vous remettez en cause le processus qui vous a amené démocratiquement à être élu, alors à ce moment-là on n'est plus dans un système tout à fait classique. Un dernier mot sur Modem, il y a le procès en appel en septembre dans l'affaire des assistants parlementaires européens, ça vous inquiète ?

Je constate qu'en premier s'est reconnu la bonne foi de François Bayrou, me semble-t-il, dans ses attendus. – Dernière question sur la niche parlementaire, enfin la niche modem, qui a été votée à l'Assemblée nationale, souvent les autres groupes politiques, que ce soit le le RN, LFI, le Parti socialiste, l'ILR, font de ces niches une espèce de marqueur politique. Ils racontent un peu ce qu'ils sont.

Vous, vous avez choisi de faire différemment ? Pour quelles raisons ? Parce qu'on a décidé de ne pas raconter et de de blablater, mais de faire dans le concret.

C'est la différence. Je ne vais pas donner de leçons. Mais au fond, quand vous regarderez tous les textes qui ont été mis dans les niches, combien ont été au bout de leur processus parlementaire ?

Le taux. – Donc là, c'était ça l – L'objectif, quand on est parlementaire et qu'on a un temps de législation, l'objectif c'est de pouvoir légiférer. C'est-à-dire que des textes aillent au bout.

Il y a des gens qui nous écoutent peut-être qui sont dans les sujets d'indivision successorale. Ils ne peuvent pas, parce qu'il y a des querelles familiale accéder à l'héritage. C'est réglé par la loi, et ça a été salué d'ailleurs par Gérald Darmanin, qui a été porté par Louise Morel et Nicolas Turquois.

Il y a des sujets d'inondation. C'était un texte qui venait du Sénat, avec Jean-Yves Roux et un certain nombre sur rapin je crois il ya un certain nombre de ceux de ses collègues à ce texte il va répondre concrètement à ce qu'on dit depuis trois ans qui est que quand il y a des inondations on peut pas curer les fossés parce qu'il y avait un permis de procédure alors qu'on est dans l'urgence bah moi j'ai considéré nous avons considéré et je pense que si on veut donner le sentiment aux français qu'on est utile on a considéré que c'était pas inutile d'avoir des textes qui permettent de répondre au sujet quotidien des français on avait un sujet sur les services d'incendie et de secours porté par jean-carle grellier dans notre groupe bon ça permet d'améliorer l'attractivité des métiers de médecins des sapeurs-pompiers ça c'est utile je me fiche de savoir si c'est clivant ou pas clivant la question c'est utile peu utile voilà et c'est une niche où j'ai trouvé que dans l'assemblée nationale il faut en remercier d'ailleurs les autres collègues des autres groupes il y avait un ton qui était le ton de parlementaires qui débattait qui n'était pas d'accord mais qui essayait de faire avancer les textes je pense que c'est bien en plus en écho sénat assemblée je trouve que c'est encore mieux Merci beaucoup merci Marc Fénaud la une de la dépêche risquons nous la panne sèche

Marc Fesneau : « Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain » — Marc Fesneau · Pourquijevote