Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat· 6 mai 2022 2 min

"Non, dans l’union de la gauche il n’y a pas de sortie de l’Europe", assure Sandrine Rousseau

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Notamment, vous remettez en cause la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz. Vous refusez la mise en concurrence du transport ferroviaire. Vous êtes un peu l'émule de Mme Thatcher également qui disait « I want my money back » parce que vous estimez que finalement la France donne plus à l'Europe qu'elle n'en reçoit aujourd'hui parce qu'effectivement elle donne beaucoup aux pays de l'Est. Mais on va vers un frexit rampant. Ce sont les positions de M. Mélenchon.

0:27
Sandrine Rousseau

Ce n'est pas dans l'accord. On peut avoir tous les excès possibles, mais vraiment je suis épatée par vos questions. Donc non, dans l'accord il n'y a pas le fait que l'on sorte de l'Europe. Que par ailleurs, oui, la non mise en concurrence du ferroviaire. Oui, je reviens sur la désobéissance. La non mise en concurrence du ferroviaire est quelque chose qui préserve les services publics et qui permet d'avoir un service de qualité, c'est-à-dire que ça permet de garder des lignes qui ne sont pas rentables mais qui servent aux personnes dans les territoires. Donc c'est absolument indispensable. Sur la désobéissance, nous sommes en désobéissance aujourd'hui.

Parce que le traité européen nous impose d'être à 3% de déficit et à 80% de notre PIB en matière de dette extérieure. Donc aujourd'hui et depuis la crise du Covid, nous sommes en désobéissance. Donc en fait, cette espèce de...

1:16
Présentateur

C'est une désobéissance collective avec l'accord de la Commission.

1:18
Sandrine Rousseau

Oui, très bien. Mais dans ces cas-là, ça veut dire qu'il nous faut revoir les traités puisque les traités ne sont plus adaptés à la situation. Et je vais vous donner un scoop. Et en tant qu'économiste, nous ne reviendrons pas à 80% du PIB en matière de dette de manière rapide. Donc de toute façon, il va nous falloir revoir ces traités. Eh bien, revoyons-les pour instaurer une Europe sociale. Je rappelle qu'Emmanuel Macron, quand il a pris la présidence de l'Europe, a dit qu'il travaillerait pour avoir un salaire minimum dans toute l'Europe, ce qu'il n'a pas fait.

Et donc cette Europe sociale qui est toujours à la traîne, qui n'arrive jamais à être mise en œuvre, eh bien aujourd'hui, cette renégociation des traités nous permettrait de le faire.

1:59
Présentateur

Alors, est-ce que nous...