Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 10 novembre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Budget de la Sécu : "Ça peut passer", estime Roland Lescure, ministre de l’Économie, qui espère encore un vote dans les délais

Source d'origine 5 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse partielle

    Qui va payer les retraités, les plus riches, les bénéficiaires du RSA ?

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Ce budget permettra-t-il de résorber la dette ou parle-t-on de Rustine en attendant 2027 ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Comment vous le vivez ? C'est la victoire de la méthode Le Corneux ou juste un répit avant la chute ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous assumez cette suspension de la réforme des retraites ?

  • 3:35FerméeÉludée

    Est-ce que vous dites aux macronistes, votez la suspension mercredi ?

  • 4:31FerméeRéponse directe

    Vous pensez que ça peut passer dans les temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55PrésentateurFait
    « Samedi soir, à l'Assemblée Roland Lescure, la partie recette du budget de la Sécurité sociale a été adoptée de justesse avec les voix du PS. 176 voix contre 161. »
  • 3:22PrésentateurFait
    « On va avoir la suspension de la réforme du retraite. »
  • 3:55PrésentateurPromesse
    « Cette réforme, elle sera suspendue, si c'est voté mercredi. »
  • 6:01PrésentateurChiffre
    « Là, ce qu'on proposait dans le budget, c'est une non-indexation à l'inflation qui va être inférieure à 1%. Donc on disait, les retraites pourraient ne pas être revalorisées de 0,9%. »
  • 7:52PrésentateurChiffre
    « La France doit avoir un budget qui doit être équilibré, avec un déficit. On visait 4-7, ce sera peut-être un peu plus, mais il faut rester le plus proche de 4-7 que possible. 4,7% du PIB. »
  • 8:06PrésentateurFait
    « C'est ce qui nous amène vers 3%. C'est ce qui permet de stabiliser la dette. »
  • 10:52PrésentateurChiffre
    « On est au-delà de 11 milliards d'impôts en plus par rapport à l'année dernière. »
  • 17:06PrésentateurChiffre
    « En 2024, c'est 515 000 départs négociés entre l'employeur et le salarié. 10 milliards d'euros par an environ. »
  • 19:30PrésentateurFait
    « Il y a quatre filières aujourd'hui qui sont extrêmement à risque : le bovin, les poulets, le sucre, l'éthanol. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Présentateur 218 %
  • ?8 %
  • Locuteur 67 %

≈ 43 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

France

0:02
Présentateur

Info. Bonjour Roland Lescure.

0:05
Locuteur

Bonjour,

0:05
Présentateur

bonjour à tous les deux. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info. Le budget poursuit son chemin à l'Assemblée, largement remaniée par les oppositions. Qui va payer les retraités, les plus riches, les bénéficiaires du RSA ? Ce budget permettra-t-il de résorber la dette ou parle-t-on de Rustine en attendant 2027 ? Mais d'abord, Roland Lescure, après-demain, vous fêterez vos 30 jours à Bercy, dans le gouvernement Le Corneux 2. Vous tenez pour l'instant. Écoutez l'insoumis Emmanuel Bompard.

0:33
Locuteur

Il

0:34
Locuteur 4

me semble évident qu'avant Noël, sans doute au début du mois de décembre, il y aura une nouvelle motion de censure parce que tout le monde aura sous les yeux, à ce moment-là, la réalité de ce que sont le budget de l'État et le budget de la Sécurité sociale.

0:46
Locuteur

C

0:46
Présentateur

'était sur France Inter. Samedi soir, à l'Assemblée Roland Lescure, la partie recette du budget de la Sécurité sociale a été adoptée de justesse avec les voix du PS. 176 voix contre 161. Comment vous le vivez ? C'est la victoire de la méthode Le Corneux ou juste un répit avant la chute

1:03
Locuteur

? C

1:04
Présentateur

'est une haie de plus. On le voit bien dans votre extrait. Il y en a qui ont la censure automatique,

1:08
Locuteur

les

1:09
Présentateur

insoumis, mais aussi les membres du Rassemblement national qui ont voté contre cette partie recette et d'autres qui souhaitent que le débat se poursuive, qui ne sont pas nécessairement d'accord sur tout. Ils sont même en désaccord sur pas mal de choses. Mais au fond, ils souhaitent que la France ait un budget, ils souhaitent qu'on avance en responsabilité, ils souhaitent avoir des victoires.

1:26
Locuteur

Et

1:26
Présentateur

d'autres, du coup, ont des défaites. Entre ceux qui souhaitent avancer pour améliorer, même si c'est à la marge, la vie des gens, et ceux qui souhaitent le chaos, moi je fais mon choix.

1:36
Locuteur

Alors,

1:36
Présentateur

je salue la responsabilité des groupes parlementaires, vous avez dit les socialistes, mais aussi les membres de notre groupe, Ensemble pour la République, Modem.

1:43
Locuteur 6

Justement, le RN dénonce un socialo-macronisme,

1:46
Locuteur

et

1:46
Locuteur 6

la France insoumise parle aussi d'un changement d'alliance, c'est ça ? Il y

1:49
Locuteur

a

1:49
Locuteur 6

une nouvelle alliance entre vous

1:50
Locuteur

? Ah oui, il y a une

1:50
Présentateur

nouvelle alliance, oui, je vous le confirme, entre ceux que vous venez de mentionner. Entre le Rassemblement national et la France insoumise veulent une seule chose,

1:58
Locuteur

c

1:58
Présentateur

'est qu'on ne passe pas Noël, Manuel Bompard l'a dit clairement, et qu'on puisse avoir des élections anticipées, qu'on puisse avoir un budget voté, passé par ordonnance dans l'urgence, alors que nous, on souhaite travailler avec des gens dont on n'est pas alliés. C

2:13
Locuteur

'est-à-dire le socialo

2:14
Présentateur

-macronisme ?

2:15
Locuteur

Non,

2:15
Présentateur

de la droite républicaine au parti socialiste, il y a des gens qui souhaitent aujourd'hui faire des compromis. La droite, elle n'a pas donné ses voix à l'adoption de ce budget, le

2:23
Locuteur

parti d'horizon non

2:24
Présentateur

plus. Elle s'est abstenue.

2:25
Locuteur

Donc c'est une nouvelle

2:26
Présentateur

alliance, il ne reste plus rien de l'ancienne coalition ?

2:28
Locuteur

Non, ce n

2:29
Présentateur

'est pas vrai, on voit sur différents votes

2:30
Locuteur

des

2:31
Présentateur

alliances, puisque vous utilisez ce mot, variables. Mais la seule constante,

2:35
Locuteur

c

2:36
Présentateur

'est qu'il y en a deux qui votent des hausses d'impôts, des baisses d'impôts, peu importe du moment que ça fait le chaos, et d'autres qui sont prêts à travailler ensemble.

2:43
Locuteur 6

Sur ce chaos,

2:43
Locuteur

il

2:43
Locuteur 6

y a ce que Jean-René Cazeneuve, le député macroniste, a appelé sur France Info ce week-end, le bloc de la raison, vous reprenez cette expression

2:48
Locuteur

?

2:49
Présentateur

En tout cas, ceux qui souhaitent avancer, ceux qui souhaitent que la France ait un budget, c'est vraiment une faille profonde

2:56
Locuteur

entre

2:57
Présentateur

des parlementaires, et ils sont nombreux, puisque vous l'avez dit, à 15 voix près, ça ne passait pas qu'ils souhaitent le chaos, et ceux qui souhaitent avancer dans toutes les démocraties du monde,

3:06
Locuteur

on

3:06
Présentateur

est capable de le faire. Et en France, on est en train d'apprendre, en marchant, à le faire. Et moi, j'en suis

3:12
Locuteur

franchement

3:13
Présentateur

assez heureux, parce que ça fait un an que je plaidais pour ça. Là, on passe de la théorie à la pratique. On est capable d'avancer, de voter des choses avec lesquelles on n

3:21
Locuteur

'est

3:21
Présentateur

pas nécessairement en accord. On va avoir la suspension de la réforme

3:24
Locuteur

du retraite. Exactement, c'est une

3:25
Présentateur

première, vous le disiez, la suspension de la réforme du retraite, justement, elle sera débattue mercredi. Est-ce que vous assumez, vous, cette suspension ? Et est-ce que vous dites aux macronistes, votez la suspension mercredi ? Deux choses, j'ai soutenu la réforme Borne. J'étais au gouvernement à l'époque, je pense à mes collègues parlementaires qui ont vu leur permanence dégradée, qui se sont fait insulter sur les réseaux sociaux. Ça a été un moment très difficile.

3:51
Locuteur

Tout ça pour ça ?

3:52
Présentateur

Non, pas tout ça pour ça, parce que, d'abord, il en reste quelque chose. Cette réforme, elle sera suspendue, si c'est voté mercredi. Et si on ne trouve pas mieux, que ce soit d'ici 2027 ou après l'élection de 2027, elle s'appliquera à nouveau. Mais deux, surtout, c'est le prix du compromis. C'est exactement ce que je

4:08
Locuteur

disais tout à l'heure. Mais donc, est-ce que les

4:09
Présentateur

macronistes doivent voter cette suspension ? Donc, si on suit votre logique

4:11
Locuteur

?

4:11
Présentateur

Je pense que chacun votera en son âme en conscience. Ce vers quoi on dirige, je suis des débats au sein du groupe. C'est plutôt une abstention. C'est difficile de voter pour la suspension d'une réforme que vous avez même voté avec tous les risques que je mentionnais tout à l'heure.

4:25
Locuteur 6

Mais le timing est particulièrement serré. Donc, c'est mercredi à partir de 15h. Et là, il reste 380 amendements à examiner. Vous pensez que ça peut passer dans les temps ?

4:32
Présentateur

Bien sûr que ça peut passer. Et en fait, la ministre Amélie de Montchalin l'a déjà dit. Si ça ne passe pas, on transmettra au Sénat. Parce que vous savez qu'après l'Assemblée, ces textes vont au Sénat. Les amendements qui auront été votés

4:43
Locuteur

par l'Assemblée nationale.

4:44
Présentateur

C'est important. Donc, on est dans une logique où on souhaite

4:46
Locuteur

qu

4:47
Présentateur

'il ne finait. Moi, j'ai parlé de course de haies. Vous le disiez, ça fait un mois que je suis nommé. C'est la cinquième semaine. Un centimètre haies,

4:54
Locuteur

c

4:54
Présentateur

'est dix haies. Donc, on est à la moitié. Il y aura encore l'examen au Sénat. Il y aura le retour à l'Assemblée. Avec, au milieu, ce qu'on appelle une commission mixte paritaire. Où les sénateurs et les députés vont essayer de se mettre d'accord. Ce n

5:04
Locuteur

'est

5:04
Présentateur

pas un processus facile. Mais là encore, il y a ceux qui font des refus d'obstacles. Et qui, à chaque haie, essayent de nous faire trébucher. Il y a ceux qui souhaitent avancer. Et moi, je salue ceux qui avancent. Et j'espère qu'on va continuer à avancer jusqu'au bout.

5:17
Locuteur

Roland

5:18
Présentateur

Lescure, plusieurs rassemblements de retraités ont eu lieu en fin de semaine contre le projet du gouvernement. Écoutez, un retraité, il était devant le Sénat à Paris.

5:27
Locuteur

Quand

5:27
Locuteur 5

on parle de revalorisation des salaires, nous,

5:30
Locuteur

on

5:30
Locuteur 5

va parler de revalorisation des pensions. Qui, elles, ne suivent pas le

5:35
Présentateur

coup de la vie.

5:35
Locuteur

Alors,

5:36
Présentateur

le Premier ministre a dit qu'il était prêt à renoncer au gel de ses pensions. Ainsi qu'au gel des minimas sociaux. Est-ce que vous nous le confirmez ce matin ? Il n

5:43
Locuteur

'y

5:43
Présentateur

aura pas de gel des pensions ? Alors, deux mots sur ce que je viens d'entendre quand même. Parce que les retraites, elles ont été complètement indexées à l'inflation suite au choc en Ukraine. Il n

5:50
Locuteur

'y a

5:50
Présentateur

pas un salaire qui a été indexé automatiquement. Je dis ça pour éclairer les efforts qu'on a fait. Et j'allais dire, c'est normal, ils le méritaient bien. Tu as été coûteux. Pour nos retraités, et ça a évidemment coûté beaucoup d'argent. Et aujourd'hui ? Là, ce qu'on proposait dans le budget, c'est une non-indexation à l'inflation qui va être inférieure à 1%. Donc on disait, les retraites pourraient ne pas être revalorisées de 0,9%. Le Premier ministre a été très clair. Il souhaite que le débat ait lieu. Il est prêt à discuter de tous les amendements qui viseront à dégeler le gel. Est-ce que cela concernera tous les retraités ? Est-ce qu'on peut envisager que

6:24
Locuteur

ce sont les petites retraites ?

6:26
Locuteur 6

C'est combien une petite pension

6:28
Locuteur

?

6:28
Présentateur

Exactement. Ça, c'est le débat qu'on va avoir au Parlement, que les parlementaires vont avoir.

6:32
Locuteur

Mais dites-nous pour vous, c'est combien

6:34
Présentateur

? Non, moi, je ne

6:35
Locuteur

veux

6:35
Présentateur

pas rentrer là-dedans.

6:36
Locuteur

Si, c'est

6:36
Présentateur

important. Non, mais oui, c'est important. Mais je me souviens du débat qu'on a eu en 2017, quand on avait introduit une CSG en hausse pour les retraités, sauf les petites

6:44
Locuteur

retraites.

6:44
Présentateur

On avait eu un fortuné. Alors ça, c'est encore pire. Quand on commence à parler des retraités fortunés, on ne sait vraiment plus de qui on parle.

6:50
Locuteur 6

Mais on attend quand même du ministère d'économie qui nous dit combien une petite pension. c'est très important pour les gens qui nous écoutent.

6:54
Présentateur

Oui, mais si vous voulez, aujourd'hui,

6:56
Locuteur

on

6:57
Présentateur

parle d'une inflation à 0,9%. Et on parle de gens qui ont été, dans l'ensemble, revalorisés de manière importante. Donc moi, la question,

7:05
Locuteur

c

7:05
Présentateur

'est est-ce qu'on est prêt à envisager que certains fassent un effort ? Est-ce que c'est ce qu'on appelle en décile, donc en pourcentage, les sept premiers déciles, les huit premiers déciles ? On verra, ça c

7:15
Locuteur

'est le Parlement. Mais ce n'est pas ce qu'a dit le

7:16
Présentateur

Premier ministre. Le

7:17
Locuteur

Premier ministre a dit qu'il était prêt à débattre de tout. C'est-à-dire qu'il était

7:19
Présentateur

prêt à

7:20
Locuteur

renoncer à ce gel des pensions.

7:22
Présentateur

Et vous, aujourd'hui, vous nous dites

7:23
Locuteur

que peut-être que ce sera

7:24
Présentateur

seulement les petites pensions,

7:25
Locuteur

finalement. Non, non,

7:26
Présentateur

non. Ce qu'il a dit exactement, c'est que je suis prêt

7:28
Locuteur

à

7:29
Présentateur

ouvrir le débat sur tous les amendements concernant le dégel du gel. Et ça, ça peut se traduire

7:34
Locuteur

par

7:35
Présentateur

un retour sur toute l'indexation de tous les retraités. Il faut juste savoir que ça aura un coût et que, je le dis à chaque fois, face à chaque plus, il faudra un moins. Aujourd'hui,

7:45
Locuteur

je

7:45
Présentateur

pense que vos auditeurs, ils entendent des milliards qui volent. Moi, la seule chose que je veux leur dire, mais assez solennellement aujourd'hui,

7:52
Locuteur

c

7:53
Présentateur

'est que la France doit avoir un budget

7:54
Locuteur

qui

7:55
Présentateur

doit être équilibré, avec un déficit.

7:57
Locuteur

On

7:58
Présentateur

visait 4-7, ce sera peut-être un peu plus, mais il faut rester le plus proche de 4

8:01
Locuteur

-7 que possible. 4,7% du

8:02
Présentateur

PIB. 4,7% du PIB. Pourquoi ? Parce que c'est ce qui nous amène vers 3%. C'est ce qui permet de stabiliser la dette. Et surtout, il ne

8:10
Locuteur

faut

8:10
Présentateur

pas casser la croissance. Moi, je vois les milliards qui volent, et notamment des impôts. Attention, on a une économie française qui résiste. On a de l'emploi qui résiste. Ne

8:20
Locuteur

cassons pas ça. On entend ce que vous dites, mais vous savez ce qu

8:22
Présentateur

'ils entendent, les Français, ils entendent des pensions de retraite, ils entendent aussi primes de Noël rabotées pour les allocataires du RSA, pour ceux qui n'auraient pas d'enfants. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s'est dit, alors ouvert à la suspension de cette mesure qui a été très critiquée, si de nouvelles recettes étaient trouvées. Vous-même,

8:41
Locuteur

vous

8:41
Présentateur

avez dit, mercredi, on propose de recentrer le dispositif sur ceux qui croient encore au Père Noël, c'est-à-dire les enfants. Donc, quand on n'a pas d'enfants, on sera punis. En tout cas, c'est ce qui est dans le budget. Mais je ne voudrais pas donner l'impression

8:52
Locuteur

qu

8:52
Présentateur

'on cherche des cibles pour torturer les catégories les unes après les autres. Ce qu'on a essayé de faire dans ce budget, c'est d'avoir des efforts partagés par tous et toutes. Donc, on s'est posé la question d'un certain nombre de prestations qui coûtent des centaines de millions d'euros. Et on s'est dit, peut-être que la prime de Noël, comme son nom l'indique, elle peut être réservée à ceux qui ont des enfants. Ça ne veut pas dire qu'on va tout couper.

9:15
Locuteur

Ça veut dire

9:16
Présentateur

que vous allez diminuer ou supprimer à ceux qui n'ont pas d'enfants. Alors, c'est ce qui est dans le budget.

9:19
Locuteur 6

Je rappelle que c'était écrit en 1998 et qu'il

9:21
Locuteur

y a

9:21
Locuteur 6

à peu près 2 millions de ménages qui l'atourent.

9:23
Présentateur

Et qu'elle a été élargie à ceux qui n'ont pas d'enfants il y a un peu moins de temps. Et donc ça, vous allez revenir dessus. Non, c'est ce qui est dans le budget.

9:30
Locuteur

Et

9:30
Présentateur

Jean-Pierre Ferrandou l'a dit, ce débat aura lieu.

9:32
Locuteur

Mais quelle est votre position ? Moi, ma position, c

9:35
Présentateur

'est de dire,

9:36
Locuteur

si

9:36
Présentateur

on veut

9:37
Locuteur

ne

9:38
Présentateur

pas reculer pour mieux sauter. C

9:40
Locuteur

'est

9:40
Présentateur

-à

9:40
Locuteur

-dire,

9:40
Présentateur

si on ne veut pas attendre des années avant de faire un rétablissement des finances publiques, qui du coup sera beaucoup plus douloureux si on le fait plus tard, il faut commencer maintenant. On a un budget qui vise à faire des efforts

9:50
Locuteur

limités un

9:53
Présentateur

peu à tout le monde. Avec des efforts quand même particulièrement accrus pour les plus aisés, on y reviendra peut-être. Et là, on est face à un réflexe, j'allais dire traditionnel et un peu bien français, qui est que derrière chaque économie,

10:05
Locuteur

il

10:06
Présentateur

y a une population qui est directement concernée, qui s'élève contre ça. On peut tout supprimer.

10:11
Locuteur

On

10:11
Présentateur

peut tout taxer. On peut se retrouver avec un déficit

10:13
Locuteur

qui dérape. Vous parlez aux

10:14
Présentateur

Français les moins

10:14
Locuteur

rires. Mais merci, on a déjà

10:15
Présentateur

essayé ça. On a déjà essayé le déficit qui dérape. Au fond, ce seront les générations futures qui paieront. Donc, il faut rester

10:22
Locuteur

raisonnable.

10:24
Présentateur

Ça

10:24
Locuteur

veut dire

10:24
Présentateur

quoi ?

10:25
Locuteur

Il est vraiment

10:25
Présentateur

équilibré ce budget, pardon Roland Lescure, parce que vous nous dites qu

10:27
Locuteur

'il

10:27
Présentateur

faut que chacun paye un peu. C'était le grand enjeu de ce budget, la question de la justice fiscale. Mais vous vous êtes opposé à la taxe Zuckman, même dans sa version allégée. Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui, nous faire un premier bilan, combien d'impôts supplémentaires ont été votés pour les plus hauts revenus et pour les entreprises déjà ? Quand on fait

10:44
Locuteur

la

10:45
Présentateur

somme

10:45
Locuteur

de

10:46
Présentateur

ce qui concerne les plus aisés, CSG patrimoine, contributions différentielles sur le revenu, etc. et les grandes entreprises, on est au-delà de 11 milliards d'impôts en plus par rapport à l'année dernière. Je vous rappelle qu'on avait déjà taxé une partie de ces populations.

11:01
Locuteur

Donc vous dites

11:02
Présentateur

11 milliards sur les plus riches, sur les plus grandes entreprises ? Oui. Et sur les classes moyennes et les classes populaires ?

11:06
Locuteur

On

11:06
Présentateur

est nettement en dessous à ce stade. À combien ? Non mais franchement, le débat n'est pas terminé. On n'a pas terminé encore les impôts discutés dans le projet de loi de finances. Mais pour

11:15
Locuteur

l'instant. Donc

11:15
Présentateur

ça va continuer jeudi. Donc moi je ne

11:18
Locuteur

veux

11:18
Présentateur

pas...

11:18
Locuteur

Aujourd

11:19
Présentateur

'hui,

11:19
Locuteur

ce

11:20
Présentateur

qu

11:20
Locuteur

'on

11:20
Présentateur

sait, c'est que

11:21
Locuteur

dans

11:22
Présentateur

le projet de loi de finances, tel qu'il est avancé, il y a des dizaines de milliards d'impôts dont une bonne partie est totalement inopérante. Mais elle a quand même été votée. Plus de 30 milliards sur les multinationales, c'est totalement inconventionnel, c'est contraire à tous les accords internationaux de la France, mais elle a été votée. Donc on a eu

11:37
Locuteur

une

11:37
Présentateur

tendance à multiplier les impôts. Et moi je dis, attention, 30 milliards d'impôts et 30 milliards de dépenses en plus, ça ne bouge pas le déficit, mais ça asphyxie la croissance. On a une économie française qui résiste, qui fait mieux que l'Allemagne,

11:51
Locuteur

qui

11:51
Présentateur

fait mieux que l'Italie, qui fait mieux que la moyenne de l'Europe. Restons prudents là-dessus, parce qu'in fine c'est ça qui permettra de sauver le modèle social. C'est l'activité économique.

12:00
Locuteur

En

12:01
Locuteur 6

un mot avant le fil info, si le budget ne passe pas,

12:03
Locuteur

est

12:03
Locuteur 6

-ce que vous vous préparez, vous à le passer par ordonnance

12:05
Présentateur

? Non, on ne se met pas du tout dans cette logique-là, parce que,

12:08
Locuteur

d

12:09
Présentateur

'abord, on croit à la responsabilité d'une majorité des parlementaires qui souhaitent avancer, et on croit au débat parlementaire. On est dans un film un peu nouveau, avec une méthode nouvelle, un scénario inédit. Moi je ne

12:19
Locuteur

vais

12:19
Présentateur

pas vous écrire la fin avant qu'elle ait lieu, mais l'objectif, évidemment, il est qu'on ait un budget, et un budget de la Sécu, qui soit voté par une majorité des parlementaires

12:27
Locuteur

français. Est-ce que

12:27
Présentateur

vous appelez solennellement les socialistes à s'abstenir sur ce budget, parce que vous avez besoin de l'abstention, notamment des socialistes ? Est-ce que vous leur dites, après tout ce qu

12:34
Locuteur

'on

12:34
Présentateur

vous a donné

12:34
Locuteur

?

12:35
Présentateur

Non, mais si je les appelais aujourd'hui, ils me diraient, on verra à quoi ressemblera le budget, et franchement, je les comprendrais. Et c'est la même chose pour les membres de nos groupes. Donc vous ne leur demandez pas de s'abstenir

12:43
Locuteur

?

12:44
Présentateur

Vous

12:45
Locuteur

n'estimez pas avoir fait

12:45
Présentateur

suffisamment

12:46
Locuteur

d'efforts pour convaincre les socialistes ?

12:47
Présentateur

Non, mais j'espère qu'on aura un budget in fine qui permettra un vote, peut-être même pourquoi pas un vote positif des socialistes, un vote positif... Non, je suis déterminé. Il faut vraiment, aujourd'hui, il

12:59
Locuteur

y

12:59
Présentateur

a des gens de bonne volonté qui cherchent à avancer, on a tous un rôle à jouer là-dedans, et j'essaye modestement de jouer le mien, en rappelant le cadre. Mais oui, l'objectif, il est qu'on ait un budget voté pour la France, parce qu'au fond, ça concerne tout le monde. L'économie française, c'est de l'emploi, l'économie française, c

13:15
Locuteur

'est

13:15
Présentateur

de la compétitivité,

13:16
Locuteur

les

13:17
Présentateur

comptes publics, c'est quand même l'avenir de nos enfants. Tout ça, on doit être positif, déterminé, optimiste certes, mais déterminé pour que ça arrive.

13:26
Locuteur

Le

13:26
Présentateur

830 France Info, Agathe Lambret, Paul

13:29
Locuteur 4

Larouturou.

13:30
Locuteur

Avec

13:31
Présentateur

Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, c'est une petite bombe que lâche Bruno Le Maire, ancien ministre de l'économie.

13:39
Locuteur 6

Une lettre d'alerte révélée dans l'émission C'est dans l'air hier, sur la dérive des comptes publics envoyés par votre prédécesseur, M. Lescure, Bruno Le Maire, à au président Macron, en avril 2024, une lettre qui fait suite à d'autres courriers et dans laquelle Bruno Le Maire plaide pour des mesures de redressement via une loi de finances rectificative.

13:56
Locuteur 3

On l'écoute.

13:57
Locuteur

Quand

13:57
Locuteur 3

vous avez beaucoup discuté, que vous avez à plusieurs reprises en Conseil des ministres dit qu'il fallait réagir, qu'il fallait que les ministres soutiennent, et que vous voyez tout autour de la table

14:06
Locuteur

des

14:07
Locuteur 3

sourires narquois, les gens causent toujours, à un moment donné, vous prenez votre plume.

14:12
Locuteur

Je

14:13
Locuteur 6

rappelle que vous avez un Conseil des ministres à 10 heures. Est-ce que vous ressentez la même chose ? Est-ce que le président a ignoré ses requêtes ? N'est-il pas irresponsable

14:20
Présentateur

? Non, je pense que Bruno Le Maire, à l'époque, ce n'était pas un secret. Il alertait sur la situation. Il l'a fait publiquement. Moi, je me souviens aussi, puisque j'étais à ses côtés à Bercy à l'époque, qu'on avait beaucoup protégé pendant la Covid, qu'on protégeait beaucoup pendant la guerre en Ukraine, et qu'à chaque fois qu'on arrivait à l'Assemblée, on avait des

14:38
Locuteur

questions...

14:38
Présentateur

C'est la période de l'argent magique. Non, mais on avait des questions au gouvernement, où on nous reprojait de ne pas en faire assez. Donc c'était de la faute des oppositions, parce que ce

14:46
Locuteur

n'est pas ce que dit Bruno Le Maire. Je peux vous dire,

14:48
Présentateur

je

14:48
Locuteur

peux vous dire, sur tous les

14:49
Présentateur

bancs,

14:50
Locuteur

vous

14:52
Présentateur

n'en faites pas assez pour les boulangers, vous n'en faites pas assez pour les ménages, la facture énergétique est en train d'exploser. Au Royaume-Uni, la facture, elle a quadruplé. Nous, on a eu une hausse de l'inflation énergétique de l'ordre de 15%. On a protégé comme jamais auparavant. Et moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui...

15:10
Locuteur

Là,

15:10
Présentateur

on vous parle de la dérive des comptes

15:11
Locuteur

publics, Roland Lesqueur, on

15:12
Présentateur

ne

15:13
Locuteur

vous

15:13
Présentateur

parle pas de... Et il y

15:13
Locuteur

a

15:13
Présentateur

eu des commissions d'enquête, on les a vues d'ailleurs dans le reportage d'hier, il y

15:17
Locuteur

a

15:17
Présentateur

eu plein de... Vous

15:18
Locuteur 6

l

15:18
Locuteur

'avez

15:18
Locuteur 6

regardé le reportage, et surtout,

15:19
Locuteur

est-ce

15:19
Locuteur 6

que vous l'avez lue, cette lettre,

15:20
Présentateur

à l'époque

15:20
Locuteur

?

15:21
Présentateur

Non, je ne l'ai pas lue à l'époque. Elle portait bien son nom, elle était secrète, mais j

15:24
Locuteur

'ai

15:24
Présentateur

eu des échanges avec Bruno Le Maire, c'était mon ministre de tutelle,

15:26
Locuteur

sur le risque qu'il

15:28
Présentateur

voyait. Aujourd'hui, moi, ce qui m'intéresse franchement, on a eu des commissions d'enquête, on a eu des reportages, on sait à peu près tout ce qui s'est passé à l'époque. Ce qui m'intéresse surtout maintenant, c'est ceux qui critiquent Bruno Le Maire comme étant l'homme des mille milliards. Est-ce qu'aujourd'hui, ils sont prêts à faire les efforts ? Est-ce que c'est trop facile ? L'histoire du bouc émissaire, là, tout ça, c'est la faute d'un tel ou d'un tel, et aujourd'hui, on n'est responsable de rien. Non, aujourd'hui, ceux qui sont responsables... Bruno Le Maire, il n'est plus en politique. Ceux qui sont responsables aujourd'hui, ils siègent à l'Assemblée nationale.

15:58
Locuteur

Et à l'Élysée, il n'est pas responsable, le Président de la République, de ce déficit ?

16:00
Présentateur

Évidemment, le Président de la République, je peux vous dire, il soutient les efforts qu

16:03
Locuteur

'on

16:03
Présentateur

tient aujourd'hui pour faire adopter un budget de responsabilité qui va nous ramener vers la voie d'une dette qui se stabilise. Mais donc,

16:11
Locuteur

aucune responsabilité,

16:12
Présentateur

Roland Lescure, ni le Président de la République, ni Gabriel Attal, qui était Premier ministre à l'époque, ne sont responsables de cette dérive. Ce n

16:18
Locuteur

'est

16:18
Présentateur

pas ce que dit Bruno Le Maire. Il dit, je les ai alertés, il dit qu'il avait des sourires narquois quand il mettait en garde la

16:23
Locuteur

situation.

16:23
Présentateur

Moi, j'étais au Conseil

16:24
Locuteur

des ministres à l'époque,

16:25
Présentateur

j'étais ministre auprès de Bruno Le Maire, je me sens

16:27
Locuteur

aussi

16:28
Présentateur

responsable que lui,

16:31
Locuteur

il

16:31
Présentateur

assume et que tous les autres, de la situation dans laquelle on est. Je veux juste rappeler

16:36
Locuteur

qu

16:37
Présentateur

'on n'était pas les seuls et qu'à l'époque, on avait beaucoup protégé les Français et je pense que les gens nous reconnaissent que ça a été utile et que maintenant, il faut sortir de là. Et que ceux qui sont encore au pouvoir, y compris l'Assemblée nationale, j'espère qu'ils se souviennent de ça plutôt que de pointer du doigt des responsabilités passées qui, au fond, apportent peu aujourd'hui. Aujourd'hui, il faut qu'on avance. Roland Lescure, parmi les pistes que vous explorez pour faire des économies, il y a celle des ruptures conventionnelles. Elles augmentent chaque année. En 2024, c'est 515 000 départs négociés entre l'employeur et le salarié. 10 milliards d'euros par an environ.

Est-ce que c'est trop ? Vous dites, c'est fini maintenant, cet âge d'or des ruptures conventionnelles ?

17:15
Locuteur

C'est 25

17:16
Présentateur

% de la dépense totale. Moi, j'ai 59 ans. Autour de moi, je vois des amis qui négocient des ruptures conventionnelles qui, en fait, correspondent à des pré-retraites déguisées. C'est souvent à l'initiative de l'employeur. C'est parfois l'initiative partagée, on va dire ça comme ça. La CGT dit beaucoup plus à l'initiative de l'employeur. En tout cas, plutôt là encore que de se renvoyer la balle, on peut reconnaître qu'il y

17:39
Locuteur

a

17:39
Présentateur

un sujet et on peut faire en sorte que les partenaires sociaux nous fassent des propositions pour améliorer la situation.

17:47
Locuteur

il

17:47
Présentateur

n'y a pas d'euro magique. Chaque euro doit compter aujourd'hui. Quelle solution ? Créer un nouveau régime spécial ? Non, c'est

17:53
Locuteur

sûr.

17:53
Présentateur

Allonger le délai de carence avant lequel on peut toucher l

17:56
Locuteur

'indemnité chômage ? Il y a

17:56
Présentateur

plusieurs paramètres qui peuvent être touchés. Le délai, le taux d'indemnisation. Moi, je ne me mets pas à la place des partenaires sociaux dont c'est le rôle de négocier tout ça. Mais en tout cas, reconnaître ensemble qu'il y

18:08
Locuteur

a

18:08
Présentateur

un sujet,

18:09
Locuteur

qu

18:09
Présentateur

'on a un dispositif qui est utile parce qu'il permet

18:13
Locuteur

dans

18:13
Présentateur

des conditions particulières d'avoir une séparation je dirais moins coûteuse que des plans sociaux ou des ruptures plus rigides. Maintenant, attention, on a un chômage qui est au plus bas historique, on a un chômage des jeunes qu'on n

18:29
Locuteur

'a

18:29
Présentateur

jamais connus en France au plus bas depuis toujours. Il faut garder cette flexibilité, je sais que le mot ne plaît pas, mais qui a permis aujourd'hui de faire en sorte que le chômage soit au plus bas en limitant les euros parce que chaque euro aujourd'hui doit compter, chaque euro doit être efficace.

18:44
Locuteur 6

Dossier brûlant dont on va parler jusqu'au salon de

18:46
Locuteur

l

18:46
Locuteur 6

'agriculture en février, l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur, donc les pays d'Amérique latine, ce qu'on appelle l'accord Mercosur. Jeudi soir, le chef de l'État qui a toujours critiqué cet accord le trouve, je cite, plutôt positif. Quelques heures plus tard, sa ministre de l'agriculture tweet le compte n'y est pas. Et pour finir, hier, le président a

19:00
Locuteur

fait

19:00
Locuteur 6

une conférence de presse pour dire qu'il reste vigilant. On n'y comprend absolument plus rien alors que la FNSA, le syndicat agricole, appelle à manifester mercredi. Expliquez-nous, monsieur, le ministre de l'économie, ce volte-face.

19:11
Présentateur

Alors, il n

19:12
Locuteur

'y a

19:12
Présentateur

pas de volte-face. Si vous écoutez l'ensemble...

19:13
Locuteur

On a tout

19:14
Locuteur 6

écouté, il y a un

19:14
Locuteur

énorme volte-face. L'ensemble de l'extrait du

19:16
Présentateur

président rappelle qu'il y

19:17
Locuteur

a

19:17
Présentateur

des filières à risque. Essayons

19:19
Locuteur

d'être clair

19:19
Présentateur

et simple.

19:21
Locuteur 6

Reconnaissez que le président est

19:21
Locuteur

complètement assez invirachuel sur la question. Ce qui m

19:23
Présentateur

'intéresse, c'est qu'est-ce qu'il y

19:24
Locuteur

a

19:24
Présentateur

dans ce traité. Il y a quatre filières aujourd'hui qui sont extrêmement à risque.

19:28
Locuteur

Le

19:29
Présentateur

bovin, les poulets, le sucre, l'éthanol. Elles sont extrêmement à risque

19:33
Locuteur

et

19:34
Présentateur

tous les traités du monde, fustiles, positifs,

19:36
Locuteur

ne

19:37
Présentateur

doivent pas nous conduire à sacrifier ces filières. Et donc, on négocie ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde qui font que si ces marchés sont bouleversés, on les protégera. Et surtout,

19:46
Locuteur

des

19:47
Présentateur

clauses de réciprocité qui font que

19:51
Locuteur

un

19:51
Présentateur

steak

19:52
Locuteur

français

19:53
Présentateur

consommé en France,

19:55
Locuteur

il

19:55
Présentateur

n

19:55
Locuteur

'y

19:55
Présentateur

a pas de raison qu'il soit plus contraint dans sa production de meilleure qualité, certes du coup, mais qu'un steak argenté, d'un bœuf élevé en Argentine.

20:06
Locuteur

Mais on n'y est pas pour l'instant. Et par ailleurs,

20:07
Présentateur

la clause de sauvegarde, elle existe depuis 2019, non ?

20:10
Locuteur

Non, non, non. Et elle est

20:10
Présentateur

difficile à activer,

20:11
Locuteur

c'est ce que disent les facteurs de cet accord.

20:14
Présentateur

Oui, je sais, mais attention, parce que moi, je me souviens que sur le Canada,

20:17
Locuteur

on

20:17
Présentateur

disait beaucoup de choses, cet accord, c'est un accord gagnant. Tout le monde

20:20
Locuteur

se trompe,

20:21
Présentateur

sauf vous. Non, il y a des défis sur le Mercosur, sur les quatre filières dont j'ai parlé. Et il y a aussi des filières qui, s'il est signé, vont en profiter. Notamment des filières agricoles. Aujourd'hui, le cognac, il est attaqué dans le monde entier, aux Etats-Unis, en Chine. Donc les vins espiritueux, si cet accord...

20:37
Locuteur

Je vois que vous avez un chat dans la gorge, je vous laisse boire un petit verre d'eau le temps que... L'automobile, l'avion,

20:42
Présentateur

tout ça,

20:42
Locuteur

on

20:42
Présentateur

va en

20:43
Locuteur 6

profiter. Avant qu'Agathe vous

20:44
Locuteur

pose

20:44
Locuteur 6

la question qui, j'aimerais moi comprendre quel est votre message à la FNSEA qui, je le rappelle, va manifester mercredi. Les agriculteurs sont furieux contre le président de la

20:50
Locuteur

République.

20:51
Présentateur

Mais avant de manifester, écoutez ce qu'on a dit et surtout regardez ce qu'on fait. Nous,

20:56
Locuteur

on se bat. Vous n'avez pas changé d'avis sur le verre conscient

20:59
Présentateur

?

20:59
Locuteur

Non, non, non.

20:59
Présentateur

Moi, je me souviens des incompréhensions sur le CETA. Je m'en souviens. Donc attention. Avant de manifester, regardez bien ce qu'on fait. On veut vous protéger. On négocie des clauses de sauvegarde. On négocie ce qu'on appelle des clauses miroirs pour s'assurer que les filières qui sont en danger ne soient pas sacrifiées à l'aune d'un traité qui, par ailleurs, va bénéficier à d'autres filières, l'automobile, l'aéronautique,

21:21
Locuteur

Vous l'avez dit, on vous

21:22
Présentateur

entend, Roland Escrit, il

21:23
Locuteur

faut

21:23
Présentateur

qu'on avance. Pardon, comme tous les jours, c'est le moment de la question qui, voilà, à retrouver sur les réseaux sociaux de France Info. Aujourd'hui, la question qui libère alors que la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozy sera examinée par un juge d'appel aujourd'hui. Écoutez l'ex-insoumis François Ruffin, c'était sur BFM TV.

21:49
Locuteur

C

21:49
Présentateur

'est un juge, vous l'avez dit, qui va prendre la décision et moi, je ne m'interfère pas dans les décisions de justice et je les respecte. Sur l'incarcération du président Sarkozy, je comprends, moi, ceux qui ont été ses amis, qui ont suivi sa carrière politique, qui sont toujours, lui, émus, bouleversés, je le comprends.

22:07
Locuteur

Et

22:07
Présentateur

je comprends les intiminations des uns et des autres, mais

22:09
Locuteur

le

22:10
Présentateur

seul message que je souhaite dire aujourd'hui, c'est la loi, elle doit être la même pour tous,

22:14
Locuteur

et

22:15
Présentateur

moi, ministre, je n'interfère pas avec la loi. Mais vous êtes aussi citoyen, vous n'êtes pas choqué de cette situation ? Vous dites comme François Ruffin qu'il reste en prison ou alors c'est un ancien président de la République, la situation... Au risque de vous décevoir, là, ce n

22:27
Locuteur

'est

22:27
Présentateur

pas dû en même temps, c'est ni l'un ni l'autre. La justice, elle fait son travail, moi, j'ai confiance en elle. Et quand le ministre de la justice

22:32
Locuteur

va en prison, Gérald Darmanin, pour Nicolas Sarkozy, vous trouvez que c'est une bonne idée ?

22:35
Présentateur

La

22:36
Locuteur

justice,

22:36
Présentateur

elle est la même pour tous et pour toutes. C'est une bonne idée de

22:38
Locuteur

la

22:38
Présentateur

part de Gérald Darmanin d'être allé voir en prison ? La justice, elle est la même pour tous et pour toutes. La loi est dure, mais c'est la loi. Merci beaucoup, Roland Lesquart,

22:45
Locuteur

d

22:45
Présentateur

'avoir répondu aux questions de France Info. Merci beaucoup, Paul.

22:47
Locuteur

Merci à demain. Merci beaucoup.