Macron prépare sa rentrée... Hollande, son retour ? - Les questions SMS #cdanslair 16.08.2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 39 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteÉludée
a-t-il encore un PS pour soutenir Hollande ?
- 2:13OuverteÉludée
Quel était l'objectif de la réunion à l'Élysée avec certains maires des grandes villes ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Ce gouvernement n'a-t-il pas déjà perdu la bataille du pouvoir d'achat ?
- 4:39FerméeRéponse directe
La suppression de la taxe d'habitation sera-t-elle concrète ?
- 4:52OuverteRéponse partielle
CSG, taxe sur le carburant, taux du libraire, inflation qui remonte, ce sont les plus modestes ou les riches qui trinquent ?
- 5:33OuverteRéponse partielle
Pourquoi n'entend-on plus Mélenchon incarne-t-il encore le principal opposant à Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10InvitéFait
« a-t-il encore un PS pour soutenir Hollande ? »
- 0:10InvitéFait
« Est-ce que François Hollande pourrait s'appuyer sur le Parti Socialiste ? »
- 0:10InvitéFait
« ceux qui ont pris la tête du Parti Socialiste, la majorité d'entre eux, ne sont pas du tout ravis du tour de piste que François Hollande a entamé. »
- 0:19InvitéFait
« Ils veulent absolument tourner la page, parce que comme ça a été rappelé tout à l'heure, on est quand même dans le rétroviseur. »
- 3:19InvitéFait
« pour les finances publiques, pour la clarification du millefeuille français, territorial français, ça n'a aucun intérêt. »
- 5:04InvitéFait
« c'est le président des traîtes riches, ça fait mal ça dans l'opinion ? »
- 6:11InvitéFait
« mon mouvement, il n'est ni vertical, ni horizontal, il est gazeux. »
- 7:54InvitéFait
« il n'arrivait pas à trouver justement dans le vivier des PDG, et notamment en France d'ailleurs, de patrons qui veuillent aller au-devant, parce qu'ils ont déjà annoncé les salariés qu'ils allaient faire grève pendant 15 jours. »
- 8:56InvitéFait
« Valls pourrait-il aussi se représenter ? Quelles sont les ambitions de Manuel Valls ? »
Temps de parole
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- Invité 222 %
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- ?4 %
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Y
a-t-il encore un PS pour soutenir Hollande ? Est-ce que François Hollande pourrait s'appuyer sur le Parti Socialiste ?
En
tout cas, ceux qui ont pris la tête du Parti Socialiste, la majorité d'entre eux, ne sont pas du tout ravis du tour de piste que François Hollande a entamé. Ils veulent absolument tourner la page, parce que comme ça a été rappelé tout à l'heure, on est quand même dans le rétroviseur. C'est-à-dire, on va régler les comptes, on va réhabiliter le bilan, sauf que les Français,
ce
n
'est
pas leur histoire. L'histoire, aujourd'hui, c'est de regarder devant, face à tous les enjeux qu'on a, ce n
'est
pas refaire le match et refaire la tragédie grecque. Allons jusqu'au bout du rêve, pourquoi pas Ségolène Royal ? Est-ce qu'il y
en
a d'autres comme ça qui trépignent, qu'on est compte à régler ?
Je pense
que Ségolène Royal, elle se voit et elle a des ambitions, évidemment aussi, mais des ambitions internationales pour le coup. C'est-à-dire qu'elle s'imaginait à un moment qu'elle pourrait être secrétaire générale des Nations Unies. Après, elle a été candidate à divers postes d'agence onusienne. Elle ne se voit pas, sincèrement, quand vous parlez avec elle, vous lui posez la question, vous lui répétez la question. Je crois que c'est assez sincère. Elle ne se voit pas de destin présidentiel, par exemple. Ce n
'est
plus son affaire. Hollande ou pas, combien pèse-t-elle la gauche française actuellement
? Elle
est variée, cette gauche.
Parce
qu'il
y a
le Parti Socialiste, mais le Parti Socialiste, bon, il est réduit à la pension congrue. Il y
a
la France Insoumise à côté. Oui, et puis il
y a
une partie de la gauche, il y a quand même des électeurs de gauche qui, aujourd'hui, qui sont partis du côté de La République En Marche. Il ne
faut
pas les oublier non plus. Tout à l'heure, on a eu tendance à un peu les occulter. Mais La République En Marche, c'est à droite et à gauche, et à gauche et à droite. Donc il y a aussi des sociodémocrates qui sont du côté d'Emmanuel Macron et qui ne comprennent sans doute pas très bien pourquoi, justement, il y a cette animosité de la part de François Hollande. Parce qu'eux, ils ont été des électeurs aussi de François Hollande.
Vous avez les
écologistes qui sont encore là. On a Benoît Hamon qui a monté sa propre structure. Et donc on a
sans
doute entre à peu près 10-15%, peut-être un peu plus, d'électeurs français qui sont toujours dans ce courant de gauche sociale-démocrate, mais qui sont aujourd'hui totalement éparpillés en termes d'organisation. Il n
'y
a plus de leadership. Quel était l'objectif de la réunion à l'Élysée avec certains maires des grandes villes ? Oui, on en a parlé dans le sujet, la réunion avec Estrosi, Juppé, etc.
C
'est les métropoles. C'est à l'ordre du jour.
C
'est-à-dire qu'il y
a
une réforme administrative qui consiste à créer des métropoles autour de grands centres urbains, Toulouse, Nice, Lyon, Marseille, Paris. Et il se trouve qu'à la tête de ces grandes villes, c'est souvent des gens qui sont, on va dire, politiquement compatibles avec Macron. C'est M. Moudin qui vient de la droite, c'est M. Estrosi qui vient de la droite, à Toulouse. Estrosi à Nice, de droite. Juppé à Bordeaux, de droite. Et l'idée, c'est une idée qui est politiquement, qui a beaucoup d'arrière-pensée, c'est que là où on peut créer une métropole, on supprime le département. C'est comme à Lyon. Voilà. Exactement. Voilà. Où Lyon, la ville,
c'est une
ville-département.
Voilà. Et si
vous
faites ça
à Nice, justement, Estrosi qui a l'air
plutôt
assez bien avec M. Macron, mais du coup, vous pédalisez M. Ciotti, qui était longtemps président
du conseil départemental.
Vous voyez, c'est un jeu… Je pense que sincèrement, pour les finances publiques, pour la clarification du millefeuille français, territorial français, ça n'a aucun intérêt. Ah bon ? Non.
Je
crois pas.
Ben,
on se fait sauter un échelon, on fait sauter le département. Oui, mais enfin… Non, mais vous faites pas sur toute
la… On crée
et tout. C'est pas sur tout le périmètre.
Vous
voyez, dans le département du Rhône,
le
département
n
'existe plus dans le périmètre de l'agglomération lyonnaise, mais sur les marges, à Villefranche-sur-Saône ou ailleurs, le département continue d'exister. Ah oui, d'accord. Mais derrière ça, cette réunion qui s'est faite un peu en catimini, avec le pédigré des personnes qui étaient invitées, on est aussi dans la poursuite de la stratégie de débauchage de cette droite modérée,
soit
dans la perspective des européennes, soit ensuite dans celle des municipales, ou en marche à peu de grands élus sur le terrain.
Ce
gouvernement n'a-t-il pas déjà perdu la bataille du pouvoir d'achat
? Non,
mais ça, ça paraît quand même très difficile de l'attester au bout d'un an. Moi, je suis toujours aussi très circonspect par rapport à ces bilans au bout d'un an, etc. Macron, il conçoit sa politique sur cinq ans. Au moins, laissons-lui ce crédit-là. Et on ne peut pas dire aujourd'hui que la bataille du pouvoir d'achat soit perdue. Les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qui était espéré, notamment parce que la croissance n'est pas au rendez-vous, en tout cas est plus faible que ce qu
'on
pensait. mais ça me paraît quand même très prématuré de parler d'un échec.
Il
va y avoir la suppression de la taxe d'habitation qui, là, pour le coup, sera concrète.
Un
tiers en septembre, c'est ça. Mais qui va attiser la colère de beaucoup d
'élus
qui perdent les recettes. Quel était l'objectif ? Ah ben non, ça c'est la précédente question. Alors attendez. CSG, taxe sur le carburant, taux du libraire, inflation qui remonte, ce sont les plus modestes ou les riches qui trinquent ? Oui, bon. On
l
'a vu dans le reportage d'ailleurs, des gens disent, des gens dire c'est le président, c'était la critique de François Hollande, c'est le président des traîtes riches, ça fait mal ça dans l'opinion ? Oui, et c'est pour ça qu 'on disait tout à l'heure sur la question des reversions, on avait déjà eu les retraités aisés, il
y
a eu les veuves maintenant, donc dans l'imaginaire collectif, une veuve n
'a
pas de gros moyens, cette petite retraite, donc on va peut-être, le gouvernement réfléchit peut-être, à lui en enlever encore davantage. Il y
a
eu les 5 euros d'APL, donc tout ça sont des petits cailloux, des marqueurs qui petit à petit s'installent dans l'opinion et accréditent cette idée d'une politique qui n
'est
pas forcément favorable au plus modeste. Pourquoi n'entend-on plus Mélenchon incarne-t-il encore le principal opposant à Macron
? Et
lui aussi je pense qu'il réfléchit beaucoup à ce que sera, et ce que peut être son avenir. Pourquoi ? Parce qu'en fait, la France insoumise, c'est une congrégation de gens qui sont très différents les uns des autres, qui ne pensent pas toujours la même chose, et que Mélenchon a beaucoup de mal à tenir, qui lui est d'une autre génération, pardon de le dire, mais il est d'une autre génération que la plupart des élus de la France insoumise, qui font la une de l'actualité, qui sont d'une autre génération. Et il avait eu une phrase, Mélenchon, qui était vraiment très intéressante,
il
n
'y a
pas très longtemps, dans une interview au journal Le 1, où il avait dit « mon mouvement, il n'est ni vertical, ni horizontal, il est gazeux ». Mais je dirais qu'il est un peu gazeux. La France insoumise est un peu gazeuse, si vous voulez. Et il se demande bien comment il peut exercer un leadership sur cet ensemble. Et deuxièmement, je pense que sur les questions européennes, puisqu'il va y avoir les européennes, c'est très confus son discours. On ne sait pas trop, il navigue entre l'euroscepticisme, certainement pas l'euro-béatitude, ça c'est sûr. C 'est un socialiste qui vient d'une famille très pro-européenne.
Il a quand même été ministre socialiste, et le voilà aujourd'hui sur des positions qui sont pour le moins assez eurosceptiques. Et il a avec lui des gens qui sont carrément très hostiles à l'Europe, en tout cas à l'Europe du grand capital, à Bruxelles, etc. Donc c'est quand même un équilibre très difficile. Évidemment qu'il rejoint ce que disait Yves sur cette usine à gaz, puisqu'on parlait de gazeux, une usine à gaz où on voit très bien que des personnalités aussi se distinguent, notamment Ruffin, qui prend de plus en plus, peut-être dans l'opinion publique, une place que Jean-Luc Mélenchon regarde avec un peu de méfiance, on va dire.
–
Que pense Macron du nouveau PDG d'Air France, payé 3,3 millions d'euros par an, avec quel parachute doré à la sortie ? Il touche trois fois plus que le précédent directeur général, le précédent PDG.
–
Je ne sais pas si lui sait qui c'est, nous on ne sait pas vraiment qui c'est, personne ne sait qui est ce Canadien qui arrive, en tout cas sa nomination sera validée par le gouvernement. –
Ils avaient du mal à attirer quelqu'un
?
– C'est pour ça
qu
'ils
ont augmenté le
salaire. –
Parce qu'il était plafonné en tant qu'entreprise publique
? – Oui,
alors ce qui est d'ailleurs assez, il faut quand même expliquer, on n
'est
pas à la SNCF, à la SNCF c'est une société qui est à capitaux complètement publics. À Air France, l'État n'a que 14% des parts, donc il n
'est
pas majoritaire mais il a une voie prépondérante. Deuxièmement, il n'arrivait pas à trouver justement dans le vivier des PDG, et notamment en France d'ailleurs, de patrons qui veuillent aller au-devant, parce qu'ils ont déjà annoncé les salariés qu'ils allaient faire grève pendant 15 jours, grève d'accueil on va dire, et avec une société qui est très difficile à remettre sur de bons rails, même si elle a encore un rôle à jouer. Donc ils ont eu du mal et c'est pour ça qu'ils ont augmenté le tarif et qu
'ils
sont allés chercher un homme qui est le numéro 2 de l'Air Canada et qui a l'air d'être à la hauteur des ambitions qui sont prêtées à Air France. Valls pourrait-il aussi se représenter ? Quelles sont les ambitions de
Manuel Valls ? C'est
lunaire cette histoire, mais il peut être maire de Barcelone ? Il a dit qu'il prendrait sa décision au mois de septembre.
Mais les Barcelonais, ils
en veulent ou pas ? Pour beaucoup de Catalans, ils l'apprennent.
Mais ils connaissent Manuel
Valls ? Oui, assez peu, mais la question c'est est
-ce
que Manuel Valls connaît si bien Barcelone que ça ? Il a été collé par exemple par vos confrères catalans quand il lui a demandé combien il y avait de quartiers administratifs à Barcelone, il ne savait pas. Mais ce qui est intéressant,
c
'est qu'on a parlé de François Hollande tout à l'heure. Valls, lui, semble avoir acté que l'avenir politique en France pour des gens de la génération était très compliqué, qu'une page s'était tournée, que sans doute il fallait aller regarder peut-être de l'autre côté des Pyrénées. Benalla a-t-il tué politiquement Macron ? Alors vous disiez non,
Yves
Tréhard, vous disiez non. C
'est un épiphénomène, on
n
'en
reparlera plus. Je pense que c'est un épiphénomène. On voit très bien dans les sondages ce que montrait le sondage de Jérôme Fourquet, c'est que c'était avant l'affaire Benalla qu'il y
a
eu une décrue d'Emmanuel Macron. Et finalement, l'impact de l'affaire Benalla est minime, comme très souvent les affaires d'ailleurs. Allez, merci beaucoup. C'est la fin de cette émission. Elle sera rediffusée ce soir à 23h20. On se donne rendez-vous demain à la même heure pour un nouveau C'est dans l'air. Merci de votre fidélité et à demain.
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