Apolline Matin du 30 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 22:51OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle via la primaire de gauche. Pourquoi cette candidature ?
- 23:15OuverteRéponse directe
Soutenez-vous le mouvement lycéen actuel ?
- 25:43OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous les affrontements devant les lycées ?
- 27:08RelanceRéponse directe
La violence peut-elle être légitime selon vous ?
- 28:03RelanceRéponse directe
Les RG accusent des structures politiques d'instrumentaliser les lycéens. Qu'en pensez-vous ?
- 29:23OuverteRéponse directe
Faut-il que les mobilisations se poursuivent jusqu'à des décisions gouvernementales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 23:26InvitéChiffre
« On a un tiers du bâti scolaire en France qui est soit insalubre, soit en état de délabrement avancé. »
- 23:37InvitéFait
« En Seine-Saint-Denis, c'est un cas particulier où il y a un an et demi de perte de scolarité à cause des professeurs non remplacés. »
- 24:22InvitéFait
« Un enseignant français en primaire est aujourd'hui plus mal payé que son collègue slovène ou portugais. »
- 24:32InvitéFait
« On a aussi un nombre d'élèves par classe qui est supérieur en France à tous les autres pays européens. »
- 24:50InvitéChiffre
« La République française a organisé une concurrence déloyale qui vise sa propre école, l'école publique, en subventionnant le privé à hauteur de 10 milliards d'euros par an. »
- 25:00InvitéFait
« On a des collèges publics où 43% des enfants sont issus de milieux défavorisés et des collèges privés où seulement 18% des enfants sont issus de milieux défavorisés. »
- 34:43InvitéFait
« Avec la fin de la suppression de l'exonération des plus-values latentes qui est une spécificité française qu'aucun autre de nos voisins n'applique. »
- 35:05InvitéChiffre
« Et ensuite une taxation qui passe de 45 à 50% au-dessus de 2 millions d'euros. »
- 36:40InvitéFait
« Quand vous arrivez à la retraite et que vous avez le dos brisé, quand vous êtes une femme de ménage, quand vous avez travaillé dans un abattoir, eh bien, vous devez pouvoir partir plus tôt. »
- 36:44InvitéFait
« quand vous êtes une femme de ménage, quand vous avez travaillé dans un abattoir, eh bien, vous devez pouvoir partir plus tôt. »
- 36:53InvitéFait
« Et ça, on le fera grâce à un système de décote. »
- 38:12InvitéFait
« Mais c'est le MEDEF qui avait refusé. C'est le patronat qui a refusé. »
- 38:50InvitéFait
« En réalité, quand vous adhérez au parti du détail, quand vous adhérez au parti de Jean-Marie Le Pen, quand vous adhérez à un parti qui a été fondé par des Waffen-SS, c'est que profondément, vous pensez ce que Jordan Bardella pensait au moment où il a écrit ses diapositives. »
- 40:22InvitéFait
« quelqu'un qui était à ce point nourri aux vidéos de Soral et de Dieudonné, est évidemment qu'il pense cela. »
- 41:51InvitéFait
« Et la vérité, c'est cette violence. La vérité, c'est ces menaces. La vérité, c'est que c'est ça, le Rassemblement National. »
- 42:12InvitéFait
« Et c'est pour ça que cette élection n'est pas anodine, qu'elle est même existentielle. »
- 42:55InvitéFait
« Moi, la France, son destin, c'est d'être le leader du monde libre, c'est d'être le leader de la puissance souveraine européenne. »
Temps de parole
- Présentateur42 %
- Invité36 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- ?4 %
- Invité 43 %
≈ 18,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez RMC.
Il
est 8h, très très belle journée à l'écoute de RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet, bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Nous serons en direct dès le début du journal d'un village du département de Lérault où il est tombé cette nuit, l'équivalent d'un mois de pluie. En quelques heures, les établissements scolaires sont fermés dans ce département de Lérault et dans le Gard également pour aujourd'hui. C'est dans l'après-midi que Robert Ménard, le maire de Béziers, sera jugé pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF.
C
'est en 2023, vous allez voir qu'il risque une peine très lourde. Et c'est ce matin que la SNCF met en vente ses billets de train pour les vacances de Noël.
C
'est le grand jour, il y
a
déjà des trajets qui sont complets. Les habitants du Gard et de Lérault se sont réveillés avec un message d'alerte ce matin. Oui,
vous
savez, ce sont les messages FR Alert en raison de l'épisode méditerranéen qui est en cours depuis cette nuit dans 5 départements du Sud, notamment le Gard et Lérault, placés très tôt en alerte rouge. Alexandre Thibault, vous êtes un envoyé spécial d'RMC en direct du village de Saint-Martin-de-Londres. C'est au nord de Montpellier. Il y est tombé l'équivalent d'un mois de pluie en l'espace d'une nuit. Et vous aussi, vous avez reçu ce message d'alerte.
Oui, un message, un bip très fort qui appelle « La population a une extrême vigilance » et dans lequel les habitants sont invités à privilégier le télétravail et à garder les enfants à la maison. Message reçu par les habitants comme Yolaine. Elle est co-gérante d'un café et elle a dû s'adapter.
On
attend beaucoup d'eau puisqu'on est en alerte rouge. Donc on range toute la terrasse qui est immense. On a toujours un peu d'appréhension parce que moi, j'ai déjà vu l'eau rentrer. Et encore nous, vous voyez, on est les plus hauts
ici.
Alors pour l'instant, pas encore de cours d
'eau
qui débordent, pas de rues inondées. Mais Saint-Martin-de-Londres s'attend à des pluies importantes. Déjà ici, les averses sont intenses et tombent par intermittence. Le vent se lève aussi. Déjà quelques branches d'arbres sont tombées sur la place principale.
Alexandre Thibault, en direct du département de l'Hérault ce matin pour RMC. En fait, le souci, Géraldine, dans ces départements de l'Hérault et du Gard, c'est qu'on a beaucoup de pluie d'un coup dans des régions qui n'ont pas vu une goutte d'eau depuis des semaines.
Oui, si on prend l'exemple du Gard, il est tombé 3 mm de pluie le 8 septembre. Donc autant dire rien du tout. Et il faut remonter au 4 mai dernier pour retrouver des pluies substantielles. 79 mm sur le département. Pour le coup, c'était remarquable. C'est un peu le problème dans le département, effectivement. C'est tout ou rien. Et des pluies trop intenses sur des sols secs ne peuvent pas être absorbées. Elles ruissellent,
elles
provoquent des inondations et des glissements de terrain. On s'attend aussi à des réactions très rapides des cours d'eau, puisqu'on a une vigilance orange sur l'Hérault, le Gardon et sur la Seize. Cette nuit, sur les Cévennes, il n
'est
pas rendu à tomber l'équivalent de 2 mois de pluie en seulement 3 heures. Ces fortes pluies vont très peu bouger. Et elles vont aussi toucher de grosses agglomérations, comme Montpellier ou Nîmes. Il faudra attendre demain, en fin de matinée, pour voir une accalmie.
Il n
'y a
pas de train ce matin sur la ligne SNCF entre Nîmes et Clermont-Ferrand, celles qui passent dans les Cévennes. Et donc les établissements scolaires sont fermés dans le Gard et une partie de l'Hérault pour toute la journée de ce mercredi. Il y
a
une question ce matin. Combien de lycées seront bloquées ? Il y en avait 400 hier, selon les syndicats lycéens, qui se mobilisent avec des revendications très disparates.
Vous
l'avez compris, un peu plus de 300, disait le gouvernement, qui déplorait 440 interpellations pour la journée d'hier, puisque la situation a dégénéré par endroits, des affrontements, des dégradations. Et d'ailleurs, la facture commence à chiffrer. En Ile-de-France, on parle de quasiment 1 million d'euros de dégâts.
Oui,
4 grilles cassées ou brûlées hier et 6 autres les jours précédents, entraînant des frais de gardiennage pour éviter les intrusions dans les lycées, mais aussi des vitres brisées, des tags et des frais de nettoyage. La facture s'allonge de jour en jour dans les lycées de la région Ile-de-France. Toute l'entrée du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis avait été refaite cet été, se désole un communicant de la région. Sa présidente Valérie Pécresse ajoute dans un communiqué que « Le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, ayant jugé la violence légitime et encouragé les casseurs, je cite Valérie Pécresse, les factures de l'ordre de 100 000 euros seront envoyées à la ville de Saint-Denis pour paiement.
» Elle a ajouté hier matin sur RMC « Combien d'activités éducatives vont devoir être supprimées pour payer ces factures ?
»
Ça c'est une affaire qui avait fait grand bruit, vous vous souvenez certainement de Robert Ménard, le maire de Béziers, qui avait refusé de marier un Algérien sous EQTF, obligation de quitter le territoire français, et une habitante de sa ville, c'était en 2023. Il disait à l'époque qu
'il
ne voulait pas marier en fait un homme en situation illégale. Même Emmanuel Macron avait déploré une situation ubuesque quelques années plus tard. Alors il sera jugé cet après-midi, Robert Ménard, ce sera à Montpellier, il risque gros jusqu'à 5 ans de prison, et il compte faire de ce procès une tribune politique. Romain Cluzel du service politique à RMC, David Lysnard, Bruno Retailleau sont également cités à comparaitre.
« Et les deux candidats de droite à la présidentielle seront bien présents cet après-midi pour défendre Robert Ménard. L'opportunité est double. D'un côté, le maire de Béziers espère légitimer son choix de ne pas avoir marié ce couple, et pour Bruno Retailleau et David Lysnard, c'est l'occasion rêvée de monter au créneau sur ce sujet et d'afficher leur volonté de changer une loi qu'ils jugent absurde. D'ailleurs, un sénateur centriste sera également présent. Il porte une proposition de loi pour interdire les mariages avec une personne en situation irrégulière. Tous en sont malgré tout conscients.
Ces témoignages ne seront certainement pas suffisants face au juge qui décide en fonction du droit actuel. D'ailleurs, Robert Ménard anticipe déjà. Il s'attend à être condamné et d'y craindre une peine d'inéligibilité qui le priverait de son mandat de maire de Béziers.
C'est le Conseil d'État qui va trancher, mais la justice administrative a décédé en attendant d'annuler les résultats des élections municipales à Vénitieux et Vaud-en-Velin. Une menace pèse aussi sur la ville de Saint-Front, les villes de la banlieue de Lyon conquises par LFI aux dernières élections municipales en raison d'irrégularités qui ne dépendent pourtant pas des listes insoumises.
C
'est le moment de sortir sa carte bleue ce matin.
Il
y
a
la SNCF qui vend depuis très tôt ses billets de train. Vous l'entendez, ses billets de train pour les vacances de fin d'année. Noël, le jour de l'an, ça part très vite en général. L'année dernière, la SNCF avait vendu 900 000 billets de train durant la matinée de la mise en vente de ses billets pour les fêtes de fin d'année. Et en fait, Delphine Shields, il faut s'y prendre très tôt déjà pour être sûr d'avoir la place et surtout pour éviter les prix qui s'envolent. Oui, car le prix des billets peut monter très vite selon la
plateforme Trendline qui a étudié les réservations de l'année dernière sur la période de Noël. Résultat, un billet Paris-Strasbourg acheté à l'ouverture des ventes revenait en moyenne à 66 euros contre 94 euros pour un billet acheté la semaine du voyage, soit 30 euros de différence. Sur un Paris-Bordeaux, c'était 18 euros en plus pour chaque passager pour une réservation de dernière minute. Attention aussi, certains TGV se remplissent vite. Sur la ligne Paris-Toulouse, par exemple, un train sur deux était déjà complet un mois avant le départ.
Mais plusieurs nouveautés pourraient faciliter la réservation cette année, comme ces 36 000 places supplémentaires en vente chaque semaine pour les marchés de Noël du Grand Est. La SNCF annonce aussi pour cet automne de nouveaux TGV avec plus de sièges.
Et ça part très vite. En effet, on a regardé ce matin, il y
a
déjà des trajets qui sont complets, notamment sur la ligne Paris-Besançon. Et puis alors ça, c'est sans doute une conséquence de la baisse du pouvoir d'achat et des fins de mois difficiles. Les ventes de vêtements de seconde main qui ont augmenté de 5% sur un an en France, selon un spécialiste du secteur. Alors c'est intéressant de regarder les prix qui varient selon où vous achetez ces vêtements de seconde main. En moyenne, un produit de seconde main coûte 3,40 euros chez Emmaüs, 9,40 euros sur les plateformes comme Vintel. Mais c'est quasiment 17 euros dans les friperies. Donc le même produit, ça va de 3 euros à 17 euros. Mais dans les friperies, on peut les essayer. Ah oui,
c
'est vrai. Ouais, voilà, ça a un coup. Allez, c'était le journal de Quentin Villet. Il est 8h08 sur RMC. La violence a-t-elle sa place en politique ? Écoutez ce qu'a dit hier le maire et la fille de Saint-Denis, Bali Bagayoko.
Quand à un moment donné, on vous balance quasiment, je veux dire, un flashball, soit sur l'abdomen ou sur le visage, forcément qu'à un moment donné, il
y
a une solidarité. Mais ce sont des humains. Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
La violence, à un moment, elle peut être légitime. Bonjour Benjamin Morel. Bonjour. Vous êtes politologue, évidemment. Vous connaissez bien sur RMC. Instrumentaliser la violence à des fins politiques, ce ne serait pas une première. Est-ce qu'on a passé un cap ? Je vous pose la question dans un instant. Arthur, vous allez regarder un peu en arrière. Je crois que c'est une grande première dans l'histoire de la gauche. Un parti aussi puissant au Parlement qui fait la révolution dans la rue. On n
'a
jamais vu ça. Et on en parle dans un instant, 8h08.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h12. Vous êtes bien sur RMC et RMC,
ce
serait un moment donné. La violence peut être légitime, même si à chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Voilà l'expression de maire LFI de Saint-Denis, Bali Bagayoko, hier devant un lycée. Benjamin Morel est avec nous, politologue, maître de conférence en droit public à l'université Paris-Panthéon-Assas. Bonjour. Est-ce que vous estimez qu'un élu qui justifie la violence, c'est un basculement
? Alors,
c'est un basculement. Est-ce que c'est complètement nouveau ? Il faut voir qu'on vit une période relative accalmie dans la violence en politique. Il ne faut jamais oublier que dans les années 60, au mouvement de la guerre d'Algérie, bien avant, dans les années 1940, avec des mouvements qui à l'époque sont révolutionnaires, les communistes sont aux portes du pouvoir, on a déjà eu des flambées de violences et que la violence faisait partie des registres souvent employés dans le débat politique.
Ce
que fait Bagayoko ici, c'est d'une certaine façon jouer sur une forme d'ambiguïté.
C
'est-à-dire que quand vous écoutez ses propos, il comprend la violence, il la nomme pour mieux dire que ce faisant, elle pourrait être contrôlée, mais également pour laisser entendre que si elle peut être contrôlée, elle peut être un outil qui peut être un outil de menace vis-à-vis des pouvoirs publics, vis-à-vis des autres partis politiques. Toujours jouer sur cette ambivalence qui, d'une certaine façon, vous permet d'être à la fois le thermostat et le déclencheur de la violence sociale.
Le thermostat et le déclencheur, c
'est
-à
-dire
que hier, j'évoquais avec Sophie Binet, la patronne de la CGT, la question des débordements qu'il y avait eu devant les lycées. Et elle disait, mais les débordements, je lui demandais, appelez-vous au calme, et elle disait, c'est les policiers que j'appelle au calme. Et je lui disais, mais c'est l'œuf ou la poule ? C'est-à-dire, vous vous estimez que c'est à cause des policiers qu'il y a la violence, d'autres à droite disent que c'est parce qu'il y a les lycéens qu'il
y
a les policiers et que donc il y a confrontation. On est vraiment sur une lecture de la frontière entre violence ou pas et à qui est-ce qu'elle est imputable ?
Et
on est sur, également, je suis d'accord avec vous, on est également sur la frontière, sur la légitimité potentielle d'une violence.
Ce
que dit Bagayoko, c'est qu'au fond, la violence de la police légitime d'une certaine façon en réponse la violence de la société, et notamment des jeunes dans le cadre des quartiers. Et ça, évidemment, c'est quelque chose que, dans un État qui est un État de droit, avec une police qui a le monopole de la violence au sein de la société, qu'on ne peut pas réellement entendre. Mais en même temps, pour Bagayoko, ça permet de dire deux choses. Ça permet de dire, regardez, moi je suis de votre côté, à toute cette jeunesse. Et donc, à partir de là, je vous comprends et j'entends la légitimité qui est celle de vos actions.
Et de l'autre côté, ça permet de dire aux pouvoirs publics, aux autres forces politiques,
au
fond, je fais partie des rares personnes qui sont entendues par cette jeunesse et qui, donc, peuvent demain enlever le couvercle. Et si j'enlève le couvercle, tout explose.
Et on rappelle que dans un État de droit, comme la France, la seule violence légitime,
c
'est le monopole de l'État, évidemment, dans l'usage de la violence légitime. Florian nous appelle Dugar. Bonjour Florian. Bonjour. Florian, vous êtes aide-soignant. Vous n'êtes pas forcément choqué par les propos de Bagayoko ? Je
ne
suis
même absolument pas choqué par les propos de Bagayoko. Vous
avez
d'ailleurs rappelé
quelque chose.
C
'est qu'il y a une proportion de... Comment dire ? C'est un peu binaire tout ça. C'est-à-dire que si la police intervient, les jeunes ripostent. Si les jeunes cassent, la police intervient. Moi, je crois surtout qu'il y
a
une case sociale depuis des années. Ça dure depuis plus de dix ans, parce qu'on parle de Macron. Parce qu'on vient de manger deux mandats de Macron. Et qu'effectivement, ce n
'est
pas franchement les deux mandats les plus glorieux qu'on ait eus. Ceci dit, des révoltes populaires,
il
y en a eu plusieurs, je crois, dans l'histoire de notre pays. Et il me semble quand même qu'à chaque fois que les gens se
sentent
un peu lésés, qu'ils se sentent complètement oubliés par l'État, ce qui est le cas depuis très très très longtemps, je pense qu'à un moment donné, la révolte, elle est plus que légitime.
Est-ce
que ça veut dire, Florian, que vous vous dites même qu'il faudrait une forme de révolution
?
Je suis totalement révolutionnaire. On ne
va
pas te mentir. Je pense même... Alors, j'aime beaucoup M. Bagayoko. Par contre, je suis plus à gauche que lui. Vous
auriez plutôt du côté de
Révolution Permanente ? Je serais
plutôt de Révolution Permanente
ou NPA. J'aime beaucoup M. Poutou, par exemple, ce que je trouve très légitime. Et
là, c'est la tradition trotskiste d'une révolution, c'est une tradition trotskiste assumée. À un
moment donné, on donne quoi comme réponse aux Français et aux gens d'ailleurs d'autres peuples aussi, dans l'Europe de manière générale ?
Florian,
c'est très intéressant
d'entendre votre réaction et votre témoignage. Florian, est-ce que vous votez
?
Ça dépend. Cette année, je vais voter. Cette année, vous allez voter ? Oui. Vous allez voter LFI ? Je vais voter Mélenchon. Oui, c'est ça. Et pourtant,
je
n'ai pas du tout le personnage. Je ne suis pas LFI, je suis plutôt anticapitaliste, bien marqué. Je suis comme tout le monde,
je vis dans
notre société, donc je participe aussi à ça par défaut. J'aimerais bien que les choses changent
pour tout le monde, que ça soit plus équitable. Ça fait dix ans qu'on nous baratine avec, il faut payer plus,
il
faut mâcher.
Après, être révolutionnaire,
c'est une carrière, pourquoi pas, ça existe, ça fait partie de la vie. Être député de la République, ce n
'est
pas la même chose. Et là, en l'occurrence, on parle de représentants, un maire d'une très grande ville, Balibakayoko, de députés de la France Insoumise, qui sont payés par cette République, qui ont été élus pour la défendre, et qui maintenant se mettent du côté de la Révolution. Donc, à la limite, moi, vous voulez mener une carrière de révolutionnaire, pourquoi pas ? Mais ce n
'est
pas le travail des élus de la République, ils se font payer avec
de l'argent
public. Je suis d'accord, mais ça fait quand même des années qu'on vote pour le moins pire, qu'on fait des
parages à l'extrême droite, des choses comme ça. On vote pas par choix, pas par conviction, on vote parce qu'on ne veut pas l'un tel, on ne veut
pas un
tel. Moi, je suis désolé, mais ça ne
s
'appelle pas vraiment une démocratie, je suis désolé. Alors, M.
Bagayoko s'est présenté, il a été élu, c'est très bien libre à lui de faire ce qu'il a envie. Je respecte son choix aussi, parce que sinon, je serais un peu à l'encontre de mes convictions. Cependant, je reste persuadé que même avec la France insoumise, rien ne sera parfait. Et d'ailleurs, je ne pense pas qu'il y
ait
grand chose qui puisse être parfait,
notamment dans
le monde actuel. Mais vous vous dites que c'est déjà un bon début. Merci beaucoup, Florian, pour votre témoignage et votre réaction. Florian, qui nous appelait du Gard et qui est aide-soignant, 40 ans, qui nous appelait d'égalier. Ce que je trouve très intéressant, Florian, c'est qu'effectivement, c'est un propos, je trouve important sur l'AMC qu'on puisse tous vous entendre. Et c'est un propos qu'on n'avait pas entendu. Je crois d'ailleurs que c'est la première fois que je vous accueille, Florian. Revenez quand vous voulez. 8h19, merci évidemment à Benjamin Morel aussi de nous avoir fait l'histoire aussi de cette question de l'usage ou non de la violence en politique.
Il est 8h19, Arnaud Demanche.
RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours Demanche. La révolution continue, mais par le rire. Bonjour les amis. Alors dites donc, on n'aurait pas loupé un événement majeur ce week-end quand même ? Parce que c'est bien joli, la visite du pape et tout. Mais enfin, ce week-end, c'était surtout... Les élections sénatoriales. The Sénatorial Elections 2026. Le Sénat, le Sénat, la prostate de la Vème République. Non mais disons qu'on peut très bien vivre sans.
Alors c'est réservé,
c'est pas nous qui votons, les sénatoriales,
c
'est réservé aux grands électeurs, les conseils régionaux, les conseils municipaux, les joueurs de l'équipe de France de basket, les grands électeurs.
Les maires aussi
ont le droit. Donc ils vont dans l'isoloir, les maires, puis on leur dit, pop, pop,
pop,
pop, mon bonhomme, qu'est-ce que tu fais ? C'est réservé aux grands électeurs. Mais je ne suis pas un enfant, je suis
émixiotique. Je suis maire.
Ah bon, pardon. Bon allez, mets-toi dans l'isoloir, ferme le rideau. Je n'arrive pas à l'attraper, c'est trop. Vous pouvez me porter, que je choisisse mon bulletin. Alors il y
a
eu des résultats. 15 sénateurs pour le RN qui va pouvoir monter un groupe parlementaire. Ils pourront même poser des questions pendant les séances face au gouvernement en demandant « Et quand est-ce que les immigrés rentrent chez eux ? » Vous avez déjà posé cette question la semaine dernière.
Ouais, bah en attendant, ils sont toujours
là !
Et alors, il
y
en a un, il m'a vraiment fait marrer. C'est Gabriel Amard. Ah oui ! C'est le seul membre de la France Insoumise qui a été élu au Sénat. Vous savez qui c'est ? C'est le gendre de Jean-Luc Mélenchon.
Oui,
c'est son beau-papa. Vous imaginez, Apolline ? Jean-Luc Mélenchon, c'est ton beau-père. Gabriel Amard, il doit se faire des déjeuners du dimanche super sympa. Gabriel, vous voulez du gratin avec votre tranche de rôti
?
Euh, oui, beau-papa. Ah ouais ! Bourgeois,
nantis, monsieur veut de la viande avec du gratin. Ben, chez nous, il n
'y
a pas de gratin.
Il
y
a
des patates crues et on suce des cailloux. On souffre avec le peuple,
exploiteur.
Bon, ben, je vais juste vous prendre un verre d'eau. Oh
!
Un verre d'eau. Regardez qui on a à table. Mais c'est Marie-Antoinette !
Pour la porte de la brioche.
Je peux aller aux toilettes ? Mais bien sûr, votre Altesse. Elles sont au 14e étage du manoir. Prenez donc votre hélicoptère. Je veux rentrer chez moi.
La journée d'hier a été marquée par de nouveaux blocages lycéens. Oui, les lycéens protestaient contre le manque de moyens. Des personnalités de gauche sont venues les soutenir. On en parlait à l'instant, comme Bali Bagayoko ou même Jack Lang. Non, monsieur le CRS. Vous ne briserez pas l'élan contestataire de la jeunesse française. Allez, Timéo. Allez, Nathan. Enlevons nos chemises. Brûlons
ces carcans. Kevin, Jules. Enlevez vos t-shirts. Faisons des étendards pour notre colère. Oh, les amis, des canons à eau. Vite, enlevez vos pantalons. Laisse-moi t'aider, camarade. Où est ta braguette ? Camarade ? Camarade. Ne
fuis pas. Regarde, je l'enlève aussi. Je suis comme toi. Vive la
liberté.
Oh,
l'ancien ministre du Commerce extérieur d'Elisabeth Borne, Olivier Becht, a donc annoncé dans Paris Match sa candidature à l'élection présidentielle. C'est une information vérifiée. Ça vous a marqué, manifestement. Il est candidat. Encore un. One more time. C'est super contagieux, cette élection. C'est comme le Covid. Après, je suis inquiet. Il faut faire attention aux gestes barrières pendant votre face-à-face. Mettez bien le gel hydroalcoolique, le masque. Sinon, vous allez être contaminés aussi. Il y
a
un beau soir. Vous allez rentrer chez vous. Bonjour, Choujou. Ça va, les enfants ? Alors, maman a une annonce importante à vous faire. Je me présente à la présidentielle, à Pau 2027, pour une France qui se lève tôt. Mais des fois, c'est trop tôt. On fait un atelier créatif pour maman.
On
fait des affiches et des tracks. Chacun prend des gommettes. Qu'est-ce que tu fais, toi ? Mais ce n
'est
pas maman que tu as dessiné, là. On dirait Roselyne Bachelot. Tu gommes. Donc, Olivier
Bachelot.
Olivier Becht, il a été ministre du commerce extérieur pendant un an et il a été remplacé par Franck Riester. Eh ben dis donc, quand dans ton job, tu te fais remplacer par Franck Riester, il faut te poser des questions sur ton vrai niveau. Si Thomas Pesquet, il avait été remplacé par Franck Riester, il aurait renoncé à être astronaute derrière. Il aurait démissionné. Il serait devenu barman au balto. Il servirait des bières à Gabriel Attal. Oh, et le mytho. Il dit qu'il a été dans l'espace. Dans l'espace de ta grand-mère. Allez, Thomas. Tu m'en remets une. C'est crevant. C'est 1000 bistrots. On est à combien dans les sondages
?
Moins huit. Bon, remets-en deux. Alors, personne ne m'attend manifestement. Et alors, Olivier Becht, il a eu la meilleure déclaration de la campagne pour sa candidature. Il a dit, quand on n'a aucune chance, il faut la saisir. C
'est dingue. Il a vraiment dit ça. Il a vraiment
dit ça. C'est le Jean-Claude Duss de cette campagne. Oublie
que tu
n
'as aucune
chance.
Vas
-y, fonce. Sur un malentendu, ça peut marcher. Moi, j'ai peur que s'il n'arrive pas à avoir ses 500 signatures, il nous fasse une connerie.
J
'ai mis la date Joe d'Albinoni. J'ai avalé deux tubes de laxatif. Et puis, hop. J'ai perdu 16 kilos et ma moquette. Ouais, fais quand même attention.
Apolline m'a juré qu'elle t'inviterait dans le 8h30. Fais
-le ça pour sa moquette. T'inquiète,
résiste, résiste. Allez, je
t'invite.
Il faudrait déjà que je retienne son nom. Becht. Ah, bon, d'accord.
Michel Blanc,
Michel Blanc.
Il est
8h24. Vous êtes bien sur RMC et RMC Story. Dans un instant, le face-à-face. Mon invité, c'est Raphaël Buxman, candidat à l'élection présidentielle. Tiens, lui aussi. Et à la primaire de la gauche. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. Il est 8h28. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Établissement scolaire fermé. Message d'alerte envoyé dans le gare. Et les rôdes, département frappé par les fortes pluies d'un épisode méditerranéen. Pas de train sur la ligne Nîmes-Clairmont fait le point sur les vigilances météo. Dans un instant. Les blocages de lycées doivent reprendre ce matin. A l'appel du principal syndicat lycéen.
Qui exige d'être reçu par le ministre de l'éducation nationale. Des débordements ont mené à 440 interpellations hier. Ils partent très vite. La SNCF a mis en vente depuis ce matin ses billets pour les vacances de Noël. Certains trajets sont déjà complets. Et puis la météo, donc importante ce matin. Avec cet épisode méditerranéen exceptionnel. Vigilance rouge dans le Gard et l'Hérault. Vigilance orange sur la Lausère-Lardèche et les Bouches-du-Rhône. A chaque fois pour de fortes pluies et de violents orages. Ailleurs de bonnes pluies vont traverser le pays. Et côté température, comptez de 20 à Brest jusqu'à 30 à Toulouse. Il fera 25 à Lyon, 26 à Paris. La météo sur RMC avec Penny Lane.
L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro.
Quand
la
compta
bat, tout va.
Tout
de suite sur RMC, le face-à-face de Raphaël Glucksmann.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Face
-à-face.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Raphaël Glucksmann.
Bonjour.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à
l
'élection présidentielle. Mais en passant par la primaire de la gauche. Primaire socialiste. Et vous êtes député place publique. Cette primaire des deux mouvements. Beaucoup de questions à vous poser. Mais je voudrais qu
'on
commence évidemment par ce qu'il se joue. En ce moment même. A nouveau d'ailleurs devant les lycées. Un mouvement lycéen. On va revenir sur les dégradations semble-t-il en cours. Notamment à Lyon. Mais globalement, vous le soutenez ce mouvement ? Ce mouvement lycéen ?
Je soutiens leurs revendications. Je soutiens les revendications des lycéens qui sont dans une situation souvent intenable. On a des lycées, des collèges qui sont délabrés. On a un tiers du bâti scolaire en France qui est soit insalubre, soit en état de délabrement avancé. Et donc il faut absolument répondre. On a aussi les professeurs qui ne sont pas remplacés quand ils sont absents. En Seine-Saint-Denis, c'est un cas particulier où il y a un an et demi de perte de scolarité à cause des professeurs non remplacés. Donc cette demande de pouvoir étudier dans de bonnes conditions, c'est la base.
Moi, je comprends la colère, je comprends la détresse, je comprends le désespoir à la fois des lycéens et aussi des enseignants. Parce qu'on est dans un moment où l'école publique a été sacrifiée depuis dix ans et où il faut impérativement répondre à ces demandes.
Et on a entendu d'ailleurs un certain nombre de professeurs qui sont aux côtés de leurs élèves devant ces lycées. Vous parliez notamment de la Seine-Saint-Denis. Le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, dit à propos de la promesse républicaine que là, elle n'est qu'un souvenir. Vous partagez.
Il
faut renouer avec cette promesse républicaine. Et ça demandera un effort. Et ça demandera un plan de sauvetage de l'école publique que je propose. Vous savez, aujourd'hui, en France, les enseignants sont plus mal payés que dans tous les autres pays européens. Un enseignant français en primaire est aujourd'hui plus mal payé que son collègue slovéne ou portugais. On a aussi un nombre d'élèves par classe qui est supérieur en France à tous les autres pays européens. C'est particulièrement vrai en primaire et en maternelle. Et donc, on doit faire un effort. Et par ailleurs, la République française a organisé une concurrence déloyale qui vise sa propre école, l'école publique.
En subventionnant le privé à hauteur de 10 milliards d'euros par an, sans imposer la moindre conditionnalité de mixité sociale. Le résultat, c'est quoi ? C'est qu'aujourd'hui, on a un système à deux vitesses qui s'installe. On a des collèges publics où 43% des enfants sont issus de milieux défavorisés et des collèges privés, où seulement 18% des enfants sont issus de milieux défavorisés. Et la différence entre les deux ne cesse de s'accroître. Et donc, si on veut renouer avec cette promesse républicaine, il faut un véritable plan pour l'école publique.
C
'est-à-dire, est
-ce
qu'il faut réduire les subventions données à l'école privée ?
Il faut les conditionner. Les conditionner à la mixité sociale. En fait, tout euro dépensé par l'État doit servir à former ce creuset républicain qui est en train de disparaître. Il faut que les jeunes se rencontrent, qu'ils se croisent, qu'ils habitent ensemble, qu'ils vivent ensemble. Et ça, c'est la nécessité d'un sursaut républicain. Moi, je suis d'accord, la promesse républicaine aujourd'hui, c'est des mots. Il faut que ça redevienne une politique publique.
Il y a une question aussi qui est celle des affrontements. Au moment où l
'on
se parle, d'ailleurs, du côté de Lyon, il y a, semble-t-il, des dégradations qui sont constatées devant au moins un lycée. Plusieurs lycées qui devraient à nouveau être bloqués aujourd'hui. Comment vous les jugez, ces affrontements ? Est-ce que vous considérez, Sophie Binet le disait hier matin, que c'est les policiers qui doivent se calmer ? Ou est-ce que vous considérez que ce sont les jeunes qui doivent se calmer ? Je
condamne toute forme de violence. Et le succès de ce mouvement sera basé sur la non-violence. Donc, il faut absolument que ce mouvement reste non-violent. Et il y a des violences et il faut les condamner. Et il faut aussi condamner la violence des forces de l'ordre. Quand on a un adolescent qui se fait tirer dessus à deux mètres avec une grenade lacrymo, honnêtement, c'est absolument inacceptable.
C'est une image
de ce jeune qui a
eu
les dents cassées et qui a été hospitalisé. C'est ça que vous faites référence.
Exactement. Et donc, on doit impérativement faire baisser l'attention. C'est ça notre rôle. Mais la responsabilité première du gouvernement, c'est de répondre aux aspirations. Je veux dire, les aspirations présentées par les lycéens aujourd'hui sont parfaitement rationnelles. Et il est du devoir du ministre de l'Éducation nationale de recevoir les organisations lycéennes et de leur répondre sur le fond de leurs demandes. Parce qu'elles sont légitimes. Et ce n
'est
pas simplement la demande des lycéens. C'est la demande des enseignants. C'est la demande de l'ensemble de l'Éducation nationale.
Leurs revendications sont légitimes. Est-ce que la violence est légitime ou peut l
'être ? Vous avez sûrement entendu
les propos de ce même Bali Bagayoko qui disait à une de nos consœurs journalistes qu'il interrogeait sur la violence. Peut-elle être légitime ? Que oui, même s'il estime qu'il faut le plus possible l'empêcher. Mais qu'elle peut être légitime. La
violence n'est jamais légitime en démocratie. Jamais. Donc il n
'y
a aucune violence légitime. Simplement, quand il y a un problème de fond, qu'on est au pouvoir, qu'on est ministre de l'Éducation nationale, on répond aux problèmes de fond. Et le principal enjeu de ce mouvement, ce n
'est
pas les violences. Le principal enjeu de ce mouvement, c'est l'état de l'école publique, l'état des collèges publics, l'état des lycées publics. La France, elle a été façonnée par l'école publique et elle a abandonné sa politique scolaire. Et donc il est temps qu'on renoue avec une ambition pour l'éducation nationale.
Les RG, les renseignements généraux, dans une note à laquelle a pu avoir accès BFM TV, estiment que les origines de ce mouvement résident, selon les services de renseignement, dans une instrumentalisation, je les cite, par des structures syndicales étudiantes et des mouvements politiques proches de l'extrême gauche, avec une stratégie d'embrasement de la part des structures syndicales et politiques.
À sept mois de l'élection présidentielle, voilà les mots utilisés par les renseignements généraux, qui précisent, ces lycéens sont poussés par des éléments d'extrême gauche parmi des structures syndicales étudiantes de l'université de Paris 8 ou de Paris Nanterre, que des organisations politiques comme les Jeunesses Communistes Révolutionnaires, Révolution Permanente ou LFI. Est-ce que vous dites qu'ils ont un rôle aujourd'hui
? Il
y a toujours eu une instrumentalisation des mouvements lycéens, des mouvements étudiants. Il y a toujours eu des organisations politiques qui se greffent sur une colère qui, elles, existe. Mais simplement le terreau qui permet à ce mouvement de s'étendre, ce n'est pas le complot d'organisations politiques. C'est le terreau du sentiment d'abandon qu
'ont
ces lycéens. Et en particulier, vous aurez noté que c'est des lycées, des quartiers populaires qui ont commencé, et c'est les lycées professionnels où le mouvement est particulièrement fort. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, dans ces lycées professionnels, il y
a
un avenir qui est bouché, où on ne trouve plus de possibilités d'entrer dans une entreprise, où en fait, on voit l'avenir comme étant une source d'angoisse permanente, et qu'on a l'impression, à juste titre, d'être les parents pauvres de l'éducation nationale et d'être
complètement abandonnés par le gouvernement.
Est
-ce qu'il faut que
ces mobilisations se poursuivent, à vos yeux, jusqu'à ce qu'il y ait des décisions qui soient prises par le gouvernement ? Ce
qu'il faut, c'est que le gouvernement, ayant conscience du caractère complètement explosif de la situation, reçoivent les organisations et répondent aux demandes. C'est comme ça qu'on fera baisser l'attention, c'est en répondant aux demandes quand elles sont légitimes. Là, la demande, ce n
'est
pas la révolution mondiale, c'est quelque chose auquel on peut parfaitement répondre. Par exemple, sur le remplacement des enseignants, on a une baisse démographique qui arrive. Alors, qu'est-ce qu'on fait avec cette baisse démographique ? Est-ce qu'on fait un plan pour qu'enfin, on puisse remplacer les enseignants ? Qu'enfin, on puisse assurer leur formation continue ? Et donc,
où est-ce
qu'on va faire des coupes dans les budgets de l'éducation nationale ? Eh bien, ça, c'est un choix politique. Et il faut que le gouvernement réponde à des questionnements qui sont politiques, à des exigences qui sont politiques. Et donc, au lieu de simplement se focaliser sur les violences, qu'ils s'attaquent au fond du problème. Et le fond du problème, c'est la situation de nos lycées, c'est la situation de nos collèges.
Une de nos équipes, d'ailleurs, qui donnait la parole aux lycéens, a été molestée et insultée hier. Elle a dû être exfiltrée sous les cris de la foule. La difficulté aussi, parfois, pour les journalistes à simplement exercer leur travail. Quelle est votre position là-dessus
?
Que ces violences sont inacceptables. Et j'ai entendu les BFM racistes, c'est profondément inacceptable. BFM n'est pas un média raciste. BFM a le droit de couvrir ces événements, ces mobilisations. Et moi, je m'opposerais, mais frontalement, à tous ceux qui remettent en question la liberté de la presse. C'est un fondement de notre démocratie. Et c'est l'intérêt même des gens qui ont des revendications à faire valoir que les journalistes puissent couvrir leur mobilisation.
Raphaël Luxman, il y avait d'autres colères qui se sont manifestées hier. Plusieurs centaines de miniers de manifestants dans les rues de France, à l'appel de l'intersyndicale, CFDT, CGT. Vous n'y étiez pas ?
Non, je n'y étais pas.
Et
je vais vous dire, on est aujourd'hui face à une
sorte
de coalition du désespoir, de la détresse et de la colère.
Je
pense que nous, notre responsabilité, plus que d'aller manifester, c'est de proposer un débouché à ce désespoir, à cette détresse, à cette colère. Et c'est l'élection présidentielle qui sera ce débouché.
Vous êtes
peut-être un
peu
vacciné des manifs aussi.
Parce que les dernières manifestations auxquelles vous avez
participé, vous n
'y étiez pas forcément bien vus. Vous y
retournerez quand même dans des manifestations. Mais
oui, j'irai dans des manifestations. Et ce n
'est
pas deux personnes ou trois personnes qui vont m'intimider. Mais ce que je veux dire, c'est que ce qui se joue est bien plus important que la présence de telle ou telle à une manifestation. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de répondre à cette détresse ?
Vous
vous rendez compte qu'on a là dix ans de pouvoir macroniste qui se termine avec 1300 milliards de dettes et une situation où partout dans le pays, il
y
a le sentiment d'abandon, le sentiment de délaissement et le sentiment de colère. Où les services publics sont sous-financés. Où on a un hôpital public qui suffoque. Où on a une école publique, on vient d'en parler, qui est en crise. Où on a un transfert de richesse qui s'est opéré depuis les catégories moyennes et populaires vers les catégories
plus riches. Les leaders syndicaux qui disent, et Sophie Binet notamment. Le gouvernement a 48 heures pour
répondre.
Ce bilan-là est une catastrophe, j'espère que tout le monde en a conscience. Parce qu'en fait, quand vous...
Elle demande des aides, elle demande aussi de lever les dispositions qui seraient dans le budget et notamment le gel du point d'indice des fonctionnaires. Et elle dit, vous avez 48 heures, sinon on relance des grèves, des manifestations.
Et vous avez vu la copie du budget, vous avez vu ce que propose le Premier ministre. Moi je veux bien. C'est-à
-dire
qu'on nous dit, la dette c'est un sujet sérieux. Et je pense que c'est un sujet sérieux. On nous dit, il ne faut pas de tabou face à un sujet aussi sérieux. Et bien moi je pense effectivement qu
'il
ne faut pas de tabou face à un sujet aussi sérieux. Mais quelle est la réponse qui est apportée ? Alors,
pas
de tabou sur la baisse des APL ou sur le gel de l'indice. Mais par contre, un tabou sur la taxation des plus hauts patrimoines, un tabou sur la taxation des super profits de Total, un tabou sur la taxation des méga héritages. Non, ça ne peut pas fonctionner comme ça. Vous le
trouveriez comment vous
l'équilibre
entre recettes et dépenses ? Quand vous
demandez un effort collectif, un effort à la population française, il faut que les plus fortunés contribuent en premier. Il faut que ceux qui ont le plus contribuent le plus. Si vous voulez, aujourd'hui, le gouvernement refait la même erreur qu'Emmanuel Macron au tout début de son premier quinquennat. Quand il a supprimé l'ISF le même jour où il baissait les APL. Et bien là donc, ils vont proposer la baisse des APL, mais ils ne toucheront pas aux plus hauts patrimoines qui parviennent via l
'utilisation. Vous, vous toucheriez à quoi ?
Vous avez en France des milliardaires qui continuent à s'enrichir de manière inédite
dans notre histoire. Vous partez du principe,
vous, qu'il faut réduire la dette ? Vous ne dites pas qu'il faut la geler ou
la brûler ? Non, il
faut réduire
les déficits. Donc la dette, c'est un sujet
sérieux, dites-vous
?
Il
faut réduire les déficits, il faut une trajectoire sérieuse et nous la proposons sur 5 ans pour réduire les déficits et pour rendre la parole de la France crédible parce que c'est important et c'est un sujet extrêmement sérieux et que donc, il faut à la fois faire des économies et augmenter les recettes. Où est-ce que vous prenez les recettes ? Vous prenez les recettes d'abord chez ceux qui ont le plus et qui continuent à s'enrichir au moment où on se parle alors que tous les autres se serrent la ceinture.
Tant que vous n'avez pas touché au plus haut patrimoine, tant que vous refusez a priori la proposition que je fais d'une taxation des héritages les plus massifs au-dessus de 2 millions d'euros pour pouvoir simplement financer...
Au-dessus de 2 millions d'euros,
vous prenez quelle proportion ? Vous prenez tout ou vous prenez qu'une partie ?
Donc, ce qu'on prend,
c
'est 15 milliards sur les méga-successions, sur les héritages de plus de 2 millions d'euros. Comment ? Avec la fin de la suppression de l'exonération des plus-values latentes qui est une spécificité française qu'aucun autre de nos voisins n'applique. Deuxièmement, une réforme du pacte d'Utreil pour faire en sorte qu'on...
La transmission des
entreprises...
A l
'optimisation fiscale, qu'on permette la transmission des PME, des TPE, des ETI mais qu'on arrête d'optimiser fiscalement pour les grandes holdings via le pacte d'Utreil et ensuite une taxation qui passe de 45 à 50% au-dessus de 2 millions d'euros. Ça rapporte 15 milliards d'euros. Et ce que ça nous permet de faire, c'est un abaissement de la CSG sur les salaires pour que sur la fiche de paie, eh bien, quelqu'un qui gagne aujourd'hui 1600 euros est 100 euros de plus de salaire net par mois pour que le travail paie à nouveau. Et pourquoi nous proposons ça ? Parce que nous sommes en train de devenir une société d'héritiers et de rentiers.
Il y a 50 ans, les deux tiers de la fortune des Français, les deux tiers, étaient constitués par le produit de leur travail et un tiers seulement par le produit de leur héritage. Aujourd'hui,
c'est l'exact
inverse. Et donc, qu'est-ce qu'on est en train de devenir ? Qu'est-ce qu'on est en train de devenir ? Une société de privilégiés où les inégalités s'héritent de génération en génération. C'est l'antithèse du projet républicain. C'est l'antithèse de la méritocratie. Et moi, je veux revenir à la base de la République.
Que le travail paie
et que chacun puisse vivre dignement de son travail.
Sur
la question des retraites, Raphaël Luxman, Edouard Philippe, hier, prône une retraite à 65 ans, 45 ans de cotisation et une part de capitalisation. Et vous
? Eh
bien, moi, ce que je propose, c'est qu'on reprenne les travaux là où la CFDT les avait laissés dans le conclave.
C
'est-à-dire qu
'on
fasse de la pénibilité à la base parce que nous ne sommes pas égaux face à la retraite.
Alors, c'est ce qu'il dit aussi. Edouard Philippe, il dit que c'est 65 ans pour tout le monde, mais
il y en a une bonne part qui
ne fait que le travail paie ni, parce que le travail paie tôt ne partra pas
65 ans. Tout cela est profondément injuste.
Vous vous dites
qu'on ne dit pas d'âge ?
Alors, on va revenir comme base à l'âge de 62 ans, mais avec un système de décote qui permet, en fait, simplement la justice. Et la justice, c'est quoi ? C'est que ceux qui arrivent à la retraite avec une espérance de vie en bonne santé bien moindre, parce qu'ils ont eu une carrière qui était difficile, un métier
pénible... Ça veut dire que
ça dépendra des carrières ? Ben oui, et c'est la logique. En réalité, quand vous arrivez à la retraite et que vous avez le dos brisé, quand vous êtes une femme de ménage, quand vous avez travaillé dans un abattoir, eh bien, vous devez pouvoir partir plus tôt. Donc, quand vous êtes quatre dans une grande administration, eh bien, vous devez, effectivement, partir plus tard. Et ça, on le fera grâce à un système de décote. L'enjeu de la réforme de la retraite, c'est, un,
qu
'elle soit juste. Qu'elle soit juste. Et que, donc, on prenne en compte l'inégalité face au
travail et l'inégalité face à la retraite.
Celle que propose Edouard Philippe
?
L'inégalité face au travail et l'inégalité
face à la retraite. Vous ne voulez pas dire du
mal d'Edouard Philippe ?
Mais
si, je vais vous dire.
Elle
est injuste, la réforme d'Edouard Philippe. Et elle est profondément inacceptable. Maintenant, nous, qu'est-ce qu'on propose ? On repart de cette question de la pénibilité. Et derrière, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, on permet simplement la prise en compte de l'inégalité.
Mais est-ce que vous estimez qu'il faudra travailler davantage ? Il faut arrêter avec cette réforme
universelle. Pas tout le monde. Non.
Mais une bonne part ?
Ça
veut dire quoi, pas tout le monde ?
Ça
veut dire que,
il y a
des gens qui vont devoir bosser plus. Bien sûr.
Il y a des gens qui vont devoir bosser plus. Ceux qui ont une expérience de vie en bonne santé à la retraite, qui est très longue, eh bien, vont devoir travailler plus. Les cadres dans les grandes administrations vont devoir travailler plus.
Lorsque François Hollande
dit, il faut tenir compte de l'espérance de vie en
bonne santé. Et
donc, faire bouger aussi le curseur de
l'âge de la retraite. Vous êtes d'accord
?
Au
contraire. Vous savez la différence d'espérance de vie en bonne santé quand vous arrivez à la retraite entre un ouvrier et un cadre ?
C
'est entre 6 et 7 ans.
Et
donc, toute réforme qui nivelle ces inégalités, en réalité, est profondément injuste. Qui nie cette inégalité est profondément injuste. Et donc, ce qu'il faut, c'est repartir. Mais c'est le MEDEF qui avait refusé. C'est le patronat qui a refusé. Parce qu'en fait, la CFDT avait fait des propositions qui étaient parfaitement rationnelles sur la table. Et ce qu'on va faire, c'est qu'on va reprendre avec les organisations syndicales. Parce que l'autre vice de la manière dont travaille Édouard Philippe et dont doit travailler Emmanuel Macron, c'est le mépris pour les organisations syndicales, pour les corps intermédiaires.
Et une réforme des retraites qui est acceptable, qui est juste, elle doit être démocratique dans sa fabrication.
Raphaël Luxman, propos antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart. Jordan Bardella nie. Mediapart confirme et dit même qu'ils sont prêts à publier l'épreuve. Comment vous réagissez
?
Bien que tous ceux qui ont essayé de nous ripolliner la façade du Rassemblement National ont fait une opération de communication pure, que vous pouvez utiliser tous les médias training du monde, à la fin, le fond ressort et le vernis craque. En réalité, quand vous adhérez au parti du détail, quand vous adhérez au parti de Jean-Marie Le Pen, quand vous adhérez à un parti qui a été fondé par des Waffen-SS, c'est que profondément, vous pensez ce que Jordan Bardella pensait au moment où il a écrit ses diapositives.
Ça ne vous
surprend pas.
Ça ne me surprend pas. Et c'est juste un rappel bienvenu. Ce n'est pas un parti comme les autres. Et cette banalisation actuelle et l'habituation, finalement, la résignation, moi,
ce
que je vois partout, c'est de la résignation. Marine Le Pen va être présidente de la République. Et si ça continue comme ça, des pans entiers vont plonger dans cette résignation. Moi, je ne me résoudrai jamais à ceux qui le prennent le pouvoir. Je me battrai jusqu'au bout. Je ne me place pas dans cette perspective de la défaite. C'est tout l'enjeu du combat politique qu'on mène. Empêcher que la
France... Vous n'avez pas de
doute
? Et
moi, je suis convaincu
que quand... Non, mais je veux
dire, il nie
sa proximité.
Est-ce qu'il faut, d'ailleurs,
qu'un médiapart
publie les
preuves ? Mais médiapart jamais ne fait d'enquête et ne publie ses accusations sans avoir derrière des preuves qui vont sortir. Donc...
Ils disent avoir des écrits authentifiés.
Je
le
reprécise.
Mais ils n'auraient pas publié leur enquête. Sinon, on sait comment ils fonctionnent. Ils ne sont pas des têtes brûlées. Ils ne
vont
pas lancer ces accusations à la légère. Ils savent la polémique qui va s'en suivre, la violence de la réaction du Rassemblement National. Mais moi, ce que je veux dire, c'est que quelqu'un qui était à ce point nourri aux vidéos de Soral et de Dieudonné, est évidemment qu'il pense cela. Évidemment qu'il pense cela quand il regarde les vidéos de Soral
et de Dieudonné. Qu'il le pense à
l'époque ou qu'il le pense encore aujourd'hui
? Qu'il
le pense à l'époque. Quand les textes de médias...
Est-ce qu
'on peut avoir été antisémite et ne plus l'être ?
On peut tout à fait évoluer. On peut tout faire dans la vie. On peut tout faire. Mais simplement, il faut s'en expliquer. Il faut expliquer d'où on vient et pourquoi on a changé. Et là, le système de défense, ce n
'est
pas du tout celui-là. C'est la pure négation. Donc moi, ce que je veux, c'est juste qu'il
y ait
une prise de conscience. Il ne s'agit pas d'un parti comme les autres. L'extrême droite restera toujours l'extrême droite.
Et
donc, ce qui se
joue en 2013... Donc la question, ce n'est pas qu'il démissionne ou
qu
'il
ne démissionne pas. C'est que pour vous, il est en cohérence avec son
parti. Ça
ne m'intéresse pas de savoir quelle fonction va occuper Jordan Bardella. Moi, ce que je sais, c'est que Marine Le Pen sera mon ennemi et mon adversaire lors de cette élection et qu'il faut que je la batte. C'est ça, mon obsession. La position de Jordan Bardella, ce n'est pas mon problème.
On a parlé de la question de la violence légitime ou non. L'expression de Marine Le Pen qui a dit à Mediapart, maintenant, c'est à Mediapart, je crois qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en Kevlar. Elle avait également dit que même Jordan Bardella et elle allaient enfiler leur costard de Kevlar. Je rappelle que les costards de Kevlar, c'est tout simplement les gilets pare-balles. Cette expression...
Vous avez vu la violence de leur réaction ? Dès que le plan com vacille, eh bien, il
y a
la vérité qui sort. Et la vérité, c'est cette violence. La vérité, c'est ces menaces. La vérité, c'est que c'est ça, le Rassemblement National. Et que vous pouvez faire tous les efforts du monde pour avoir l'air sympathique quand vous allez chez Apolline de Malherbe le matin. En réalité, à la première crise, vous exprimez cette violence parce que c'est un parti qui a été fondé dans la violence et que c'est dans son ADN. Et c'est pour ça que cette élection n'est pas anodine, qu'elle est même existentielle. Je veux dire, en 2027.
Le climat global,
c'est-à-dire quand
on voit, effectivement, on a commencé cet entretien sur la question de l'usage ou non de la violence. On finit cet entretien sur ces propos antisémites et sur la question du Kevlar. Comment vous jugez le climat ambiant ?
Nous sommes au bord du gouffre. Moi, je ne peux pas être plus simple. Et c'est pour ça que je suis candidat. C'est parce que je ne refuse que la France sombre dans cette violence, dans cette brutalité permanente. Moi, je refuse que le trumpisme, le poutinisme gagnent dans notre pays. Je refuse que la démagogie et la xénophobie gouverne ce pays. Moi, je pense qu'il y
a
un autre destin pour la France qu'il va falloir refonder la République, qu'il va falloir apaiser le débat démocratique,
qu
'il va falloir retrouver du sens dans notre vie collective, dans notre vie commune. Moi, la France, son destin, c'est d'être le leader du monde libre, c'est d'être le leader de la puissance souveraine européenne. Ce n
'est
pas de sombrer dans le trumpisme et dans cette violence permanente. Vous savez,
moi,
je sais comment les démocraties peuvent se défaire.
J
'ai vu des démocraties se défaire. La démocratie, ce n
'est
pas un acquis. Ce n
'est
pas éternel, ce n
'est
pas naturel, c'est une construction et si on n'en prend pas soin, eh bien, elle sombre, elle s'effondre.
Merci. Et
nous sommes vraiment, vraiment, à minuit moins une. Et donc, ce que je veux, c'est que les gens qui nous écoutent, qui nous regardent, aient conscience de l'importance de leur choix
et
que s'ils refusent cette brutalisation, s'ils refusent
la
perspective de la prise du pouvoir par Marine Le Pen, qu'ils nous rejoignent, qu'ils rejoignent cette primaire,
qu'ils participent,
qu'ils participent, à la primaire de la gauche. Raphaël Glucksmann, candidat à
l
'élection présidentielle et à la primaire de la gauche, à dimanche, puisque dimanche soir, 20h45, avec Maxime Switek,
nous animerons, nous animerons, effectivement,
ce débat, ce sera l'ultime débat avant le premier tour de cette élection de la primaire de la gauche. Merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h50 sur RMC et BFM TV.
Dans
un instant, les GG sur RMC jusqu'à midi, vous allez pouvoir débattre de l'actu. Quel est le programme, Alain Marchand
?
On va revenir
sur les blocages
des
lycéens avec cette question. D'abord, est-ce que vous voulez soutenir ? Et lorsque Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, dit que la violence peut être parfois légitime, même s'il vaut mieux l'éviter, qu'est-ce que vous en pensez ? Vous en parlez avec nous au 32-16. Jordan Bardella, il dit que
ça
va être la guerre totale avec Mediapart. Donc maintenant, il est temps que Mediapart sorte les preuves de ce qu'il dit sur Jordan Bardella.
On parlera aussi de la proposition d'Edouard Philippe, la retraite à 65 ans, 45 ans d'annuité de cotisation. C'est ce qu
'il veut mettre en place d'ici à moins de 10 ans s'il est élu à l'Elysée. Allez, venez commenter ça avec nous au 32-16.