17-10-2025 - Le pour et le contre de Jerome Guedj - France info
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la suspension de la réforme des retraites est une victoire des socialistes ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Le budget 2026 sera-t-il un budget de gauche ?
- 7:00OuverteRéponse directe
La gauche radicale domine électoralement : comment expliquer ce décalage ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il parler d'insécurité et d'immigration à gauche pour reconquérir les classes populaires ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Quelle est la singularité de l'offre politique socialiste aujourd'hui ?
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Bonsoir Jérôme Gage. Bonsoir. Bienvenue.
Vous allez bien ? Très bien. Merci.
Bienvenue sur France Info dans le premier contre. Avant de rejoindre le plateau et de rejoindre Paul et Nathan, je voudrais qu'on regarde ensemble cette petite vidéo, un petit extrait et puis on va le commenter juste après. J'ai une meurtrissure terrible à dire devant ce congrès que pour la première fois de ma vie, j'ai dû dire de l'homme que j'ai aimé profondément qu'il est devenu un antisémite avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables.
J'ai une meurtrissure terrible à dire devant. Je replace dans le contexte. On est en juin dernier au congrès du PS et vous étiez donc très en colère contre qui ?
Contre Jean-Luc Mélenchon. C'est à ce moment-là que j'ai envie de dire la goutte d'eau a fait déborder le vas que vous êtes dit cette fois la rupture est bel et bien actée ? Non, ça avait un an auparavant que la rupture a été a été actée.
Non, vous avez pas vu aussi furieux. Non, parce que là, je m'exprimais devant quelque chose qui est important pour moi. Le Parti socialiste, c'est ma famille et un congrès du Parti socialiste.
François Miteran disait "Les congrès du PS, c'est la pâque des socialistes." Donc, je prends au sérieux ce moment-là. Et dans ce moment où c'est un des éléments du débat qui traverse le Parti socialiste, c'està-dire le rapport à la France insoumise, c'est la première fois dans ce moment solennel que je peux exprimer ce que j'ai exprimé dans des articles, dans des tribunes ou sur des plateaux de télé de ce qui s'est passé tout au long de notamment de l'année 2024.
Et si j'ai ces propos extrêmement durs, c'est parce que avoir dit euh après avoir euh refusé de voir cette réalité pendant longtemps, c'était dur pour moi. Euh j'ai été obligé de la constater. Euh des mots dessus, non mais je mets un mot parce que euh c'est pas des mots à la légère.
Moi la rupture, elle se fonde, je suis un homme qui est très attaché à l'écrit. Elle se fonde sur un texte qui écrit Jean-Luc Mélenchon sur son blog en avril ou en mai 2000 2024, donc presque 1 an un an auparavant. où je considère pour la première fois pour que cet homme de lettrre qui siselle chacun de ces mots dès l'instant où il les écrit de cette manière, c'est qu'il il veut d'une certaine manière que je dise ce que j'ai dit à ce moment-là parce qu'il vous traite aussi de lâche et de délateur à ce moment-là.
Il il entre ces mots-là à à eux ne suffent pas ne suffisent pas à taxer quelqu'un sesémites. Mais il a une formulation essentialisante la laisse de ces adhésion qui consiste à considérer qu'il est amusant de me voir m'agiter autour du piquet ou me retient la laisse de mes adhésions. Le point de départ le point de départ est un désaccord qui peut être un désaccord purement politique sur l'interprétation du drame de ce qui se passe en Israël et à Gaza. et parce que je n'utilise pas ses mots, parce que je n'adhère pas à son orientation, à sa ligne et que je j'essaie de plaider en fait tout part de d'une interview que j'avais fait dans la la tribune à ce moment-là où j'essaie de porter le courage de la nuance en disant que entre sioniste génocidaire d'un côté et euh antisémite un vétéré de l'autre, on peut être capable quand même d'avoir une approche nuancée et c'est le refus de cette nuance qui entraîne entraîne les excès de Jean-Lucen Jérôme G, je ne vous présente pas Nathan et Paul.
Bonsoir. Bonsoir. Je suis très content d'être bien nous aussi on est ravi de vous accueillir.
On va donc évoquer cette actualité politique chargée. Nouveau gouvernement le Cornu 2, première mesure forte avec la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que c'est une victoire des socialistes ce qui s'est passé en début de semaine ?
Je pense que personne a intérêt à fanfaronner à dire c'est une victoire ou pas. C'est qu' le mot victoire a été employé. Je sais moi-même je peux par facilité de langage parfois l'utiliser mais de la même manière personne ne peut banaliser édulcorer invisibiliser ce qui s'est passé c'est une avancée la plus significative qu'on a réussi à obtenir depuis l'adoption de la réforme des retraites en 2023 donc on peut avoir un éternel débat qui d'ailleurs traverse la gauche depuis très longtemps qui est est-ce que une avancée vaut 12 programmes ou pas ?
Est-ce que c'est le compromis au service de de mesures plus favorables versus le grand soir ? Voilà, on était dans un rapport de force politique qui nous a permis pour la première fois de choper quelque chose et moi je n'ai pas honte d'avoir chopé ça parce que depuis 2 ans, bah le sujet retraite, il était passé il était passé à la trappe. Je me suis opposé à cette réforme.
J'ai fait campagne en 2024 pour proposer l'abrogation de cette réforme. Mais simplement et là on a une différence de rapport au réel. Ce qui pour moi est essentiel dans la politique, c'est que euh je ne suis pas de ceux qui dès le euh le soir des élections législatives de 2024 pouvait dire et bien on va appliquer un programme, tout le programme et rien que le programme.
Ça c'est possible quand on a gagné les élections. Ça l'est plus du tout quand on est en situation de majorité relative. Donc là soit on se met dans la position de la posture justement, soit on essaie de faire quelque chose et et et d'avancer.
Et donc c'est un débat encore une fois, je vous dis qui traverse la gauche depuis Ged et Jorè, Bloom et Torz ou tant d'autres sur le le rapport euh à euh au compromis euh à la rupture mais sans euh possibilité d'avoir raison tout seul. Ce qui est ce en quoi nous enferme dans la période. Mais dans ce débat, c'est votre victoire.
Il faut que vous le sans modestie, sans orgueil. Mais euh là deux écoles. Il y a l'école absolutiste premier soir enfin euh 20h05 euh au moment des législative Jean-Luc Mélenchon qui monte à la tribune en disant on va appliquer le programme rien que le programme et tout le programme il a appliqué rien du tout de son programme.
Et vous euh qui êtes accusé en permanence pas vous personnellement mais les socialistes de traîrise de modération qui ne sert à rien et cetera, de vous coucher devant le capital résultat depuis 2017 c'est la première fois qu'il y a une victoire sociale sans violence. Donc c'est quand même je corrige parce que je vous donner l'impression d'être trop Non mais dites-le modeste. Non mais parce que d'abord une victoire elle se vérifie et là on a quelque chose qui doit encore être concrétisable.
Il y a quelques étapes avant il y a encore quelques étapes mais celle-ci encore une fois il y a un mois ou de mois elle était globalement inespérée et on a fait preuve d'exigence sans intransigence. Voilà. Et c'est ce chemin de crête qui à mon avis est celui qui singularise la voix des socialistes à l'intérieur de la gauche dans la période.
Moi, je vous trouve très constant. Je trouve que votre gauche est utile au pays et que ça a été dit dans l'histoire de la gauche, la gauche euh des socialistes, celle de la SFIO puis du Parti socialiste, a apporté beaucoup plus au prolétariat et aux Français les plus modestes que la gauche révolutionnaire. Donc là-dessus, je suis d'accord avec vous surtout sur la notion de victoire.
Là où je mettrai un bémol, c'est que je vois arriver une petite musique sur ce budget qui, me semble-t-il, va pas être un budget de gauche. Je prends un seul exemple. Dans le budget 2026, le ministre de l'éducation, le nouveau ministre donc prévoit environ 4000 suppressions de poste.
Vous voyez, il va y avoir un certain nombre de choses. Il va y avoir plusieurs députés renaissance qui vont dire à Emmanuel Macron qu'ils veulent pas voter l'amendement de suspension. Donc sans dire, parce que c'est ce que disent certains sur votre gauche, que vous vous êtes fait rouler dans la farine, vous les socialistes.
Est-ce que finalement cette première victoire va être confirmé par d'autres victoires ou est-ce que la machine va se refermer sur vous et que finalement malheureusement c'est un budget antisocial qui va l'emporter à l'Assemblée nationale. Je pense qu'il faut poursuivre dans la même exigence sans intransigence que j'évoqué tout à l'heure pour construire le compromis. Je vais illustrer mon propos.
En en septembre, les socialistes ont c'est pas le bon terme revendiqué ou en tous les cas affiché leur disponibilité pour exercer le pouvoir à Matillon. On disait avant la la nomination de Sébastien Lecornu et enfin au moment de la chute annoncée de de François Baïou en disant "Bah écoutez, c'est le moment d'essayer les socialistes." Et qu'est-ce qu'on disait à l'époque ? parce qu'il faut toujours être constant et cohérent dans la durée.
On disait nous construirons un compromis sur la base des propositions que nous avons mis sur la table, proposition de la gauche des socialistes sur la justice fiscale, la taxe du hukmane, sur la suspension de la réforme des retraites, sur euh des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Donc nous formulons des propositions, nous construisons le compromis et on le crédibilise par le fait qu'il y a pas de recours au 493. Si on est honnête et moi j'essaie toujours de l'être, à ce moment-là, ça voulait dire que ce n'était pas 100 % de nos propositions qui allaient pouvoir voir le jour si nous étions habilités à Maton.
Et bien ce que nous étions prêts à admettre en étant aux responsabilités à Matignon, il faut qu'on l'accepte dans ce moment-là. Et donc moi, je le dis toujours, un compromis ça doit faire mal. Ça doit faire mal aux deux parties.
Et donc évidemment que si on rentre dans cette logique de compromis, faut avoir l'honnêteté à nouveau de dire que ça pourra pas être un budget de gauche. Ce sera pas le budget idéal que nous aurions fait en situation de de majorité et que donc il va falloir accepter justement ces compromis. Mais on a le droit quand même d'indiquer, là aussi j'aime pas le terme de ligne rouge, mais des éléments qu'on souhaite préserver.
Euh et évidemment, il y en a quelques-uns qui sont, je veux pas dire un peu sacrés, c'est pas le bon terme en politique, euh mais qui nous pose des problèmes. Considérer que l'effort doit être fourni par les classes populaires et les classes moyennes et qui touchera leur leur pouvoir d'achat, ça c'est pas acceptable. dans le budget de la sécurité sociale, c'est celui sur lequel je travaille le plus parce que j'ai un amour immodéré pour cette vieille dame de 80 ans qui est la sécurité sociale.
C'est pas c'est pas acceptable de doubler les franchises médicales. J'étais déjà opposé aux franchises médicales quand elles ont été créées sous Nicolas Sarkozi. Je me battais quand la gauche était aux responsabilités pour dire il faut qu'on enlève cette horreur là parce que au-delà du rendement et de la mesure, c'est le contraire de la logique de la sécurité sociale qui est un principe de solidarité, des biens portants vers les malades, des jeunes, des des salariés vers des actifs vers les retraités et cetera et cetera.
Et là, pour la première fois, on introduisait ce principe terrible, c'est qu'on taxait les malades pour financer l'assurance maladie. Euh et donc vous allez dire c'est c'est pas beaucoup au début, c'est 800 millions, 1 milliard sur 250 milliards mais on introduit le verre dans le fruit si on fait ça et et en plus des effets concrets pour tout un tas de gens. Euh voilà, donc il va y avoir des mesures qu'on va devoir combattre et c'est là que vous indiquez le ce que certains nous enfin certains parlent d'un piège dans lequel nous serions pour voter la suspension de la réforme des pardonnances aussi.
On parle pour voter la suspension de la réforme des retraites. Il faudrait que nous acceptions euh des mesures dégueulasses, pardonnez-moi l'expression, dans le PLFSS. Mais moi, j'inverse pour que Sébastien Lecornu honneur honore l'engagement qu'il a pris devant la représentation nationale de mettre en place la suspension de la réforme des retraites et c'est ça qui a été la condition de l'existence même de son gouvernement.
Alors pour cela, il va falloir que lui aussi il fasse un des compromis suffisants pour enlever ses orreurs. Et c'est possible de le faire. Je donne qu'un seul chiffre.
On va pas abreuver. dans par exemple le budget de la SQ, moi j'ai estimé entre 7 et 9 milliards sur les 670 milliards de ce budget des choses qui nous posent vraiment problème. Et donc si on n'est pas capable de les supprimer, de les remplacer par des mesures de recettes plus justes à la place de dépenses supportées par les classes moyennes, les classes populaires, les retraités, les assurés sociaux et cetera, si on n'est pas capable de trouver euh des économies euh qui font moins mal au quotidien et au pouvoir d'achat, alors on aura été nul collectivement et je pense qu'on est capable de le faire.
Mais chacun va devoir bah voilà, c'est la logique du compromis, mettre de l'eau dans son vin. Oui, mais moi Jérôme G, je vous le suis sur la question du compromis. Il y a quand même une question quand on parle de la de la place qui est la vôtre aujourd'hui dans la gauche.
La vôtre personnellement et la vôtre les socialistes. L'Union de la gauche c'est ancien mais chaque fois que ça a pu arriver dans l'histoire récente de la France c'était toujours la gauche dite de gouvernement qui dominait la gauche la plus radicale ou la gauche la plus extrême. Et notamment Mitéran quand il fait le programme commun, c'est exactement comme ça.
C'est pour bouffer les communistes. Aujourd'hui, c'est évidemment pour l'instant l'inverse. Ça veut dire que c'est quand même LFI qui est d'un point qui est dominant. euh d'un point de vue électoral.
Alors, quelle est la cause ? On peut avoir plusieurs analyses, mais est-ce qu'il y a pas aussi une cause qui est du à une forme de paresse intellectuelle ? À savoir que euh pendant que la euh les socialistes euh sont en train encore de se demander ce qui a pas trop marché euh du côté de François Hollande pendant les 5 entre 2012 et 2017, pendant que les socialistes et je suis désolé, je dis pas ça contre vous parce que vous vous avez été courageux contre Jean-Luc Mélenchon, mais se sont un peu couchés à plusieurs reprises devant la France insoumise en vendant des sièges.
Olivier Fort l'a fait beaucoup. Euh et bien la France insoumise, ils ont un mérite, c'est qu'ils rassemblent des universitaires euh des intellectuels, ils bossent, ils font un programme, ils font un travail de fond, ils font un travail dans les quartiers, ils font un travail auprès de la jeunesse et ils arrivent à euh créer une dynamique. Est-ce que vous avez quand même pas l'impression euh que donner des leçons à la France insoumise, même si elles sont justes, c'est pour l'instant insuffisant égard au au je dirais au travail politique de fond qui est fourni par le Parti socialiste.
Alors, je suis d'accord avec vous sur euh l'hégémonie culturelle qui a été remportée par euh la France insoumise au lendemain euh de la dernière période dans laquelle les socialistes ont exercé le pouvoir, c'est-à-dire à la fin du quinquena Hollande et euh sur le fait que tout ceci a pu prospérer d'une déception née euh de manière juste ou injuste. Moi, j'ai été pendant ce quinquena un de ceux qui disait qui tirait la la sonnette d'alarme. On appelait ça frondeur, j'aime pas l'expression.
Je considérais qu'on était des lanceurs d'alerte et qui disions attention, on peut pas euh euh s'aliéner à ce point la base culturelle, sociologique, électorale populaire du du Parti du Parti socialiste. Donc incontestablement euh la France insoumise a prospéré sur notre propre effondrement et sur l'incapacité à reconstruire quelque chose de significatif après. Et cet accord avec vous ne signifie pas immédiatement que on doit rester quoi devant cela.
C'est parce que on ferait quoi à vous entendre ? À dire OK, ils ont gagné la bataille culturelle, ils ont plus bossé que nous et après euh on va passer siège déjà. Comment on va en pas ces sièges ?
Je vous vise pas en disant ça. Non mais je à un moment donné les socialistes ont euh pu euh et j'en fais partie et moi je reconnais mes erreurs puisque je vous ai dit en arrivant sur votre plateau que en 2024 la rupture est intervenue et c'est la raison pour laquelle aux euh élections euh qui ont fait suite à la dissolution, j'ai refusé, il veut dire que j'étais le seul socialiste à refuser l'infestiture du NFP et donc l'alliance avec LFI qui m'a valu d'ailleurs vous aviez un candidat qui m'a valu d'avoir une candidature soutenue par la France insoumise face à moi et j'ai et j'ai gagné. Euh mais pour autant, j'ai je le dis par honnêteté, en 2022, j'ai cru sincèrement que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise, il voulait de faire un score gigantesque à l'élection présidentielle et il proposait à ce moment-là de faire ce rassemblement de la gauche et les écologistes.
J'ai cru à ce moment-là que ça pouvait se faire dans un cadre lequel chacun s'oblige mutuellement qui est celui d'une coalition. J'ai vite déchanté tout au long de l'année 2023 euh de l'année oui de l'année 2023 jusqu'à évidemment euh le le traumatisme du du 7 octobre. Je je franchement je vais pas donner des leçons.
Voyez, je vous prends deux exemples. En en en juillet 2024 ou en juin 2024, le 9 juin, je suis le seul socialiste à dire je ne ferai pas l'accord avec les filles. C'est la position aujourd'hui officielle du Parti socialiste.
En septembre 2024, ça fait le lien avec la discussion qu'on avait précédemment, au moment où vous savez, on n pas encore de premier ministre. on a cette majorité euh relative. Je suis le premier à dire il faut travailler sur une suspension de la réforme des retraites euh plutôt que de continuer à dire le programme tout le programme r le programme.
À l'époque, on me tombe dessus, les insoumis, c'est normal, mais même certains dans la famille socialiste qui disent maintenant, tu peux pas dire ça. Bon ben voilà, c'est pas grave. Je préfère avoir raison un peu raison, c'est très présent comme ça, mais en tous les cas voilà de de poser des éléments vers lesquels aujourd'hui converge la majorité des positions du Parti socialiste.
Tant mieux. Voilà. Et cette clarification, là vous avez raison, c'est que et qu'elle est on a encore du boulot devant nous.
C'est euh c'est quoi la singularité de euh l'offre politique socialiste à dans la perspective de l'élection présidentielle ? Ce qu'on vient de faire là dans la période qui vient de s'écouler, c'est qu'on l'a incarné dans la méthode. Voilà, vous avez parlé de gauche de gouvernement.
En fait, j'aime pas cette expression parce que dans le passé, c'est le sentiment pour beaucoup que négativement mais non parce que que cette gauche là, elle a plus pensé à être de gouvernement qu'à être de gauche. Voilà. Donc l'expression, elle est aéolée d'une suspicion sinon de trahison, mais en tous les cas d'édulcoration tellement forte de ce qui doit être au cœur d'un projet euh de gauche.
Être authentiquement de gauche, c'est enfin je sais pas moi, c'est la synthèse jorienne. C'est la question sociale et la question républicaine. de allant de pair, c'est-à-dire la centralité de la question sociale, le travail, les retraites, la dignité du travail et en même temps sans toucher au creusé républicain sans lequel il y a pas de il y a pas de nation commune et donc l'universalisme républicain, la laïcité, autant de sujets qui ont parfois été par-dessus bord parce que sur une partie de la gauche et notamment de la gauche radicale, désormais, il faut être très à gauche sur les questions sociales et ne pas heurter ceux qui considèrent que ce pacte républicain, cet universalisme républicain, cette laïcité sont des empêcheurs de tourner en rond dans une période où le repli identitaire, la signation identitaire, la communautarisation parfois sont banalisé là où au contraire il faut continuer à dire une seule communauté c'est la communauté nationale.
Je suis d'accord avec vous sur la République et ça montre bien d'ailleurs, je sais pas si on peut parler de gauche irréconciliable mais la différence entre votre gauche et la gauche de Jean-Luc Mélenchon mais tout à l'heure vous parliez des classes moyennes et des classes populaires. aujourd'hui elles votéren les classes populaires. Alors on nous dira, il y a toujours des petits malins pour nous dire oui le premier parti c'est l'abstention, c'est vrai.
Mais malgré tout le Rassemblement national, tous les anciens fièves socialistes, communistes du nord-est de la France, des bassins ouvriers, des bassins-miners, la campagne aujourd'hui les une bonne partie des départements ruraux vote pour le Rassemblement national. Comment la gauche aujourd'hui peut renouer avec cet électorat là ? Et est-ce que ça suppose pas aussi, vous parliez des questions républicaines, de parler aussi des questions régaliennes, de parler d'insécurité, de parler d'immigration, pas avec les solutions du Rassemblement national évidemment, mais que vous proposiez des solutions parce que les Français les plus modestes, ils s'inquiètent aussi pour l'insécurité, ils font le lien entre l'insécurité et l'immigration et tout ça dans le pays.
Est-ce qu'on a pas eu de tort à gauche de le balayer d'un revers de main du genre c'est pour les fachaots, nous on est au-dessus de ça, on va pas en parler. Est-ce que c'est pas ça un des péchés originels de la gauche Terranova ? Alors, c'est exactement euh la faute qui consiste à ne pas traiter les sujets de préoccupation parce qu'on considère qu'ils ont été euh mis en avant par d'autres en l'occurrence par le Rassemb national.
Moi, je n'ai aucune pudeur sur la question de la sécurité. Je je suis j'aime trop les services publics et les politiques publiques pour ne pas me poser la question de questionner l'efficacité de toute politique publique. Et la sécurité est une politique publique.
L'immigration est aussi une politique publique. Et donc c'est parfaitement légitime de questionner est-ce que ça marche ? Est-ce que les principes directeurs qui l'animent sont les bons encore aujourd'hui ? et devait sur tout un tas de sujets je refuse le campisme et donc par exemple en matière d'immigration entre le sans frontièisme irréaliste de certains et le l'immigration zéro d'autres et la stig pardon stigmatisation permanente de tout ce qui n'est pas français de souche je les deux sont aussi irréalistes l'un que l'autre.
Il y a une politique publique, l'immigration, est-ce que et puis c'est une politique de souveraineté et dans la période, je pense que c'est un élément essentiel que on peut pas se battre pour la souveraineté pharmaceutique, pour la souveraineté industrielle et considérer que on n pas là, c'est un des éléments constitutifs d'un état ou d'une nation que de décider qui peut rentrer sur son territoire, dans quelles conditions il peut il peut le faire. C'est pour ça que moi je ne cède pas à l'angélisme d'un sans fronti d'une partie de la gauche qui a pu ruisseler y compris à l'intérieur du parti socialiste et qui l'a piégé. Cette gauche des bons sentiments, je évidemment qu'il faut l'avir, mais ça se fracasse quand appliqué à une partie de notre électorat, ils disent "Mais concrètement, qu'est-ce que vous faites ?
Qu'est-ce que vous proposez pour faire ce qui n'est pas un gros mot qui est régulé La régulation de l'immigration a toujours été, vous savez moi jeune au fonctionnaires, j'ai travaillé avec dans la préparation de la loi de de chevainement en 1997 autour de Patrick Veille et on venait là à un moment après les excès de la loi de bré précédente, mais on a le CZDA, enfin le le code de l'entrée de séjour des et de droits des étrangers. cette loi-là c'était pas c'était une loi qui essayait de d'avoir ce chemin de crête où on a pu avoir des mesures de facilitation dans certaines situations. Ça a été la reconnaissance du titre vie privée et familiale mais dans le même temps de durcissement d'un certain nombre de points pour rendre plus efficace les reconduites à la frontière.
Sujet sur lequel on a continué à se fracasser parce qu'on on l'a déconnecté. Euh je vais vous dire, on peut parler longuement de ces ces questionslimmigration du seul champ du ministère de l'intérieur. C'est une politique qui concerne le ministère des affaires étrangères, le ministère du travail, ministère des solidarités et aussi le ministère de l'intérieur. aussi longtemps et on l'a fait on a fait que ces dernières années en faire un sujet strict au sensu de la place Bovau, perdant de vue, y compris dans sa dimension de coopération internationale les liens avec les pays d'origine pour s'agissant des reconduites à la frontière.
Et on s'est retrouvé dans cette situation dingue où c'est un ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, qui s'est retrouvé dans une querelle diplomatique en l'occurrence avec l'Algérie. Bref, j'ai fait ce pas de côté ou ce détour pour vous dire que pas d'angélisme ni sur immigration ni sur sécurité mais pas non plus d'envahissement de l'espace du débat public par ces questionslà en lieu et place de ce qui fait quand même l'unité de ces problématiques. la question sociale, la question salariale, la place du travail du travail équipé justement de du financement du modèle du modèle social.
Parce que quand on parle financement du modèle social, on va aussi se poser la question de savoir contrairement à d'autres pays, que oui, on va continuer à avoir besoin d'une immigration parce que on a des besoins sur certains sur certaines professions de de ce recours à l'immigration. Jérôme Gu, je vais vous amener sur un terrain un petit peu plus léger parce que c'est Ah oui, parce que là, on est allé dans le dans là. Voilà, là c'est c'est parce que c'est l'un des rendez-vous de notre notre émission.
On va retrouver on retrouve les premières télé de nos invités. Vous c'était Jérôme Gedge le 22 mars 98 sur France 3. Vous venez de décrocher votre premier mandat au conseil départemental de l'essonne.
Regardez, c'est un formidable moment d'émotion. D'abord à titre personnel parce qu'en effet ce frotter au suffrage universel, je crois que pour quiconque cherche à s'investir dans l'action politique, c'est c'est un grand moment. Mais mais par-dessus tout, c'est surtout un grand moment parce que Massie réaffirme son identité de gauche et ça c'est une très bonne nouvelle et puis surtout surtout le conseil général de leson bascule à gauche.
Une nouvelle équipe rajunie, mobilisée, dynamique, je l'espère va essayer de mettre en place une autre politique en essonne pour tourner la page de 16 années de gestion de droite à cette époque. Un petit mot juste, ça serait une ride euh Ouais ouais ouais. Non, je l'avais pas vu depuis très longtemps celle-là.
Vous avez bien fait de venir et juste je voulais vous montrer parce qu'à l'époque en 98 vous étiez soutenu par un certain Jean-Luc Mélenchon regard et vous aviez fait campagne en même temps. Voilà les deux. Vous savez on on parlait de l'universalisme républicain, on parlait de cet attachement à la laïcité.
C'est ce que j'ai appris à son contact au Parti socialiste pendant pendant c un homme qui défendait la laïcité. Oui. Ah mais bec et ongle.
Bec et ongle. Vous allez en chercher des archives même en 2012, même en 2015 de Jean-Luc Mélenchon sur ces questionsl il était resté très ché il l'a trahi. Je je suis pas là pour donner des points de trahison mais en tous les cas il a totalement changé son logiciel.
Euh son concept de Nouvelle-Fance euh tourne le dos, je trouve, à la logique du creusé républicain, de cet universalisme républicain. Euh enfin, je dire, c'est l'année du 120e anniversaire de la loi de de de 1905 et je trouve qu'il y a chez lui, mais surtout chez tous ceux qui l'accompagnent, parfois un rapport, comment dire distant, voire méfiant dans la dimension protectrice de cette loi de de 1905. tourner le dos trahir c'est très proche.
Je obligé de vous interrompre on a plus le temps. Merci beaucoup. Merci merci Geor député socialiste de l'ON conseiller régional d'Île de France d'avoir été notre invité ce soir.
Merci Paul, merci Nathan. À demain même heure même endroit. Vous restez bien évidemment sur France info à suivre le JT de 23h présenté par Soria Keldun.
Excellente fin de soirée.
Jérôme Guedj