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interviewBFMTV· 17 mars 2025

Affiche de LFI, Algérie, retraites: l'interview d'Alexis Corbière en intégralité

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Notre invité politique du soir, bonsoir Alexis Corbière, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes député de la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, ex-insoumis, fondateur de l'après. On va parler retraite, on va parler fort de guerre, on va parler avenir de la gauche aussi avec vous.

Dans un instant je vous vois lever les yeux, il y a beaucoup de choses à dire effectivement. On est là jusqu'à 3h de mois. Si vous voulez on jouera les prolongations jusqu'à très tard.

Enfin, mais d'abord votre rédaction à ce refus de la part d'Alger de reprendre ces fameux 63 sortissants que la France voulait expulser. Les insoumis et le Rassemblement National ont ça en commun, c'est qu'ils fustigent Bruno Retailleau, ils pointent la responsabilité de Bruno Retailleau. Pas pour la même raison.

Pas forcément pour la même raison, mais en tout cas c'est lui le coupable. Est-ce que vous aussi vous dites que le problème c'est lui, c'est Bruno Retailleau, est-ce qu'il doit partir, est-ce qu'il a mal géré ce dossier, est-ce qu'il gère mal ce dossier ? Écoutez, je vous écoute comme ceux qui sont avec nous depuis une vingtaine de minutes.

Une vingtaine de minutes, je trouve que vous avez tout dit en même temps, que derrière cette affaire, comment dirais-je, les relations entre la France et l'Algérie valent mieux que le congrès des Républicains. Parce qu'il y a beaucoup de politiques politiciennes. Nous on a intérêt, la France, à avoir des bonnes relations avec l'Algérie.

C'est un pays avec lequel on a une histoire commune, et il y a un enjeu stratégique, me semble-t-il, à ce qu'on ait des relations sérieuses avec ce pays. C'est un régime autoritaire, militaire, mais il y a des sujets sérieux. Il y a une armée en Algérie, qui notamment, pour ce qui est du Sahara, marque une frontière importante.

Et il n'y a pas beaucoup, en Afrique, ça manquait de respect d'autres pays, une armée qui a la capacité aussi d'être parfois un ultime rempart par rapport à des menaces plus importantes pour la France. Il y a des services de police à lesquels nous travaillons, les services de renseignement. Ce que je veux dire, c'est que les Français, il faut les prendre au sérieux.

Là, il y a de l'agitation politique. Il y a de l'agitation politique, qui a pour première conséquence, Roselyne Bachelot l'a dit, le choix, qui était discutable. Pour quelles raisons ?

Alors que jusqu'à présent, la France avait une position équilibrée. Le Sahara occidental, on s'est totalement aligné sur la position du Maroc. Totalement aligné.

Comme l'Espagne, comme l'Angleterre. Oui d'accord, mais jusqu'à présent, il y avait une politique, on va dire algérienne. Mais ça n'a pas été le début des bisys entre la France et l'Algérie.

Ça a été un élément déclencheur. La relation franco-marocaine était très mauvaise depuis pas mal de temps. J'entends bien.

Extrêmement mauvaise. Il y a eu des erreurs de fait, des erreurs graves en France vis-à-vis d'officiels, de policiers marocains, des services de renseignement qui ont été pas loin, en garde à vue chez nous. Il y a eu ça, il y a eu l'épisode du tremblement de terre.

Il y a eu une sortie du président de la République. La seule chose que je voulais dire, c'est que...

Et donc, c'est l'un ou l'autre à chaque fois. J'entends bien. Mais il y a eu un aspect, il y a des décisions diplomatiques qui n'ont pas été à ma connaissance spécialement discutées parce que j'aimerais savoir pour quelles raisons, sans aucune nuance, le président de la République s'est autant aligné, même si je suis pour qu'on ait des bonnes relations avec le Maroc sur cette position, et ça a des conséquences.

Mais ça n'explique pas tout. Ce que je veux dire, c'est que là, on discute de 60 cas, ni vous ni moi, de savoir exactement les détails. Mais ça en salle, il n'est pas retenu au Maroc.

Il est retenu en Algérie. Attendez, mais j'ai aucune sympathie avec ce régime algérien. Ce n'est pas ça que je suis en train de dire.

Je pense que le peuple algérien mérite mieux que cette bureaucratie militaire, policière actuellement. Maintenant, comment dirais-je, je suis pour qu'on fasse tout pour avoir des relations à la hauteur des enjeux avec l'Algérie. Par exemple, pour qu'il y avait une commission d'historiens qui avait eu lieu, Benjamin Stora avait fait un travail très important avec l'historiens algériens pour que toute une série de questions qui sont liées à notre histoire commune et notre histoire douloureuse coloniale...

Ça n'a pas avancé d'un poil. Ça n'a pas avancé d'un poil, alors que ça ait permis à une époque tout de même de réconcilier...

Non, mais je suis d'accord car actuellement, c'est à l'arrêt...

Donc pour vous, il faut privilégier encore...

Non, mais pour vous, il faut encore privilégier la voie diplomatique aujourd'hui, y compris avec ce pouvoir algérien-là ? Madame, ça ne sera que de la voie diplomatique. Mais comme l'expliquait Yves tout à l'heure, il y a aussi des enjeux de politique interne en ce moment en Algérie.

Oui, en Algérie, il y a des enjeux de politique interne où on sait bien que des gens ne cessent d'agiter la France, le colon, etc. Et j'ai bien compris, je ne suis pas un imbécile. C'est pour ça que je vous posais la question sur la voie diplomatique.

Oui, mais en France aussi, il y a des gens, et en particulier depuis la dernière élection, qui activent tout un imaginaire. C'est l'Algérien menaçant, l'Algérie menaçante, qui rejoue une guerre d'Algérie, qui ne cesse jamais, et qui, moi, me désole parce que c'est extrêmement dangereux. D'accord ?

Et on voit bien que c'est un petit jeu pour savoir si M. Wauquiez ou M. Rotaillot sera le plus radical et envoie des messages subliminaux à une base électorale pour dire vis-à-vis des Algériens, on sera durs, au moment où les États-Unis d'Amérique mettent en danger.

Enfin, il n'y a pas Bruno Rotaillot, visiblement Emmanuel Macron s'aligne aussi là-dessus. Il y a le RN aussi qui dit qu'il faut montrer les muscles. Oui, mais vous ne faites que confirmer ce que je dis.

C'est-à-dire qu'il y a un enjeu de parler à cet électorat. Mais avouez que c'est piquant de voir que là, il y a des maths à mort à l'heure où Donald Trump menace la production notamment d'alcool français qui va avoir des conséquences terribles d'emploi. J'aimerais qu'il soit aussi dur d'un point de vue diplomatique, vous allez dans un pays, notamment les dernières décisions de Donald Trump, j'espère qu'elles ne seront pas exécutées, qu'il y aura des conséquences terribles.

Oui, mais en attendant, je ne comprends pas, vous faites quoi ? Si, vous avez parfaitement compris, il y a un jeu diplomatique qui vise à faire de la question algérienne le sujet central pour parler à l'électorat du RN et de la droite de la part de gens qui, en vérité, font l'agitation et ne créent pas les conditions. Moi, j'aimerais juste vous poser une question, vous parlez de la voie diplomatique, mais ça veut dire que pour vous, il ne faut certainement pas engager un bras de fer et tous les leviers d'action qui sont évoqués, notamment GELD-Visa, les accords de 2007 concernant les diplomates, le fait de bloquer d'éventuels transferts de fonds privés, etc., tous ces leviers d'action qui sont évoqués notamment par le Rassemblement national et qui sont peut-être envisagés aussi par le gouvernement, tout ça, vous dites non, ne surtout pas rentrer dans un rapport de force, si je vous comprends bien.

Il y a des rapports de force et des choses à faire, mais attendez, là, ce dont on parle, c'est de tracasser. Ah, il y a quand même des choses à faire. Non, mais c'est de tracasser 400 000 personnes qui sont entre la France et l'Algérie qui n'ont rien à voir avec ça, parce que toutes les solutions qui sont données, c'est pour embêter sur les visas.

Alors bon, je veux bien ce qu'ont dit précédemment peut-être que les diplomates, mais là, on parle. Écoutez, on a une histoire particulière avec les Algériens. Les Algériens, tous les peuples du monde sont des peuples frères, mais là, on est extrêmement liés.

Là, ce dont on parle, c'est qu'au nom de la rudesse du gouvernement algérien et de caractère politicien, dont certains politiciens français s'en engagent, on va tracasser 400 000, 500 000 personnes qui vivent en France et qui sont franco-algériens. Ce n'est pas sérieux. Qu'est-ce que c'est ?

Mais vous savez que la Chine, aujourd'hui, en Algérie, prend des marchés importants. On n'a pas mieux à faire avec ce grand pays que d'entretenir une rivalité absurde. Le président de la République avait fait un effort majeur de réconciliation qui n'était pas facile et qui lui a été reproché.

Le fameux crime contre l'humanité, c'était sa campagne de 2017. Voilà, il l'avait fait avec beaucoup de courage. Je suis en d'accord avec vous.

Et on a le sentiment qu'il n'a quand même pas été très bien payé pour sa peine. Il faut quand même rappeler que le régime algérien ne veut pas faire d'affaires avec nous. Et c'est lui qui rejoue la guerre d'Algérie aussi en permanence.

Et que ce régime algérien, encore une fois, comme vous le disiez, pour des raisons intérieures, on a oublié une chose. C'est que le président algérien, aujourd'hui, il est issu d'un mouvement. Il est là après une manifestation qui n'a pas eu de fin.

Il s'appelle le Irak. Qui a failli mettre en l'air tout le régime algérien. Ce qui ne s'est pas produit.

Il y a une tension interne au pays, en ce moment, qui est très d'accord. Moi, j'ai soutenu le peuple algérien qui manifestait. C'est magnifique.

Il faut un bouc immisaire. Il faut un bouc immisaire, c'est bien connu, pour rassembler la nation. Et c'est ce que fait, aujourd'hui, Théboune avec la France.

Roselyne Bachelot, vous avez trouvé que c'était un peu...

Mais quand j'évoquais le travail d'historiens qui avaient été fait, historiens français, historiens algériens qui ont travaillé, ça avait permis que des liens se renouent. Et Emmanuel Macron, je lui tire souvent, j'ai eu des coches, des flèches, mais je trouvais ça intéressant. Il avait permis ce travail-là.

Bon, là, d'un seul coup, je peux vous dire que beaucoup d'historiens qui étaient là-dedans n'ont pas compris de quelle manière, d'un seul coup, Emmanuel Macron est parti sur la position marocaine et en mesurant les conséquences que ça allait avoir. Bon, on en est là. Moi, je pense qu'on est actuellement aussi, vous l'aurez compris, pris en otage par la crise interne entre M.

Wauquiez et M. Retailleau. Des surenchères.

M. Retailleau qui dit qu'il va démissionner, il est bien peu cher qu'il démissionne, on en trouvera un autre. Mais je veux dire, c'est sérieux et je suis pour qu'il y ait des voies diplomatiques, de discussions qui se remettent en place.

Vous l'avez évoqué tout à l'heure, ça ne marche pas comme ça, quelle que soit la mauvaise volonté du gouvernement algérien, ce n'est pas un ministre de l'Intérieur qui donne une liste. Il y a des procédures qui ne sont pas respectées, qui d'ailleurs n'ont pas été respectées à tel point que même un agitateur, un influenceur, n'a même pas pu être expulsé en raison de la manière assez médiocre dont M. Retailleau a pris le sujet.

Donc abordons cette affaire sérieusement. Je ne suis pas venu pour parler que de ça. Oui, parce que c'est l'efficacité qui est efficace.

Et je privilégie qu'on tienne tête aux Etats-Unis d'Amérique qui mettent en danger des filières de production, notamment d'alcool. C'est plus important que de l'agitation contre l'Algérie. Là, il y a des vrais enjeux.

On va avancer parce qu'il y a beaucoup d'autres sujets qu'on aimerait aborder avec vous, Alexis Corbière, ce soir. Notamment l'avenir du conclave sur les retraites. Moins de trois semaines après sa mise en place, il prend du plomb dans l'aile après les déclarations de François Bayrou ce week-end qui ferment la porte à un retour à un âge de départ à 62 ans.

Vu le contexte international, c'est irréaliste. Voilà ce qu'il dit. Même son cloche chez le ministre de la Justice.

Écoutez. Je pense que le Premier ministre a eu raison de dire que ce n'est pas raisonnable de revenir à 62 ans. De manière générale, ce n'est pas raisonnable.

Chacun le sait. Mais par ailleurs, dans les difficultés, dans les efforts qu'on doit faire, c'est soit plus d'impôts, soit travailler davantage. Il faut travailler davantage.

La guerre en Ukraine et ses conséquences en Europe ne doivent pas justifier une guerre sociale. Ce sont vos mots. Ce sont les mots que vous avez employés cet après-midi.

Vous y allez fort en parlant de guerre sociale alors qu'on parle de guerre en Ukraine, en face ? Non, mais je voudrais évoquer...

J'ai pensé cet après-midi. En 1936, quand il y a eu le gouvernement de Front Populaire, il naît dans un moment de menace de guerre en Europe. Depuis 1933, Hitler a pris le pouvoir en Allemagne, Mussolini en Italie.

Ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a une victoire électorale qui met en place les congés payés. La semaine de 48 heures passe à 40 heures, etc. Donc, ce n'est pas parce qu'il y a la guerre que d'un seul coup, on ne peut plus discuter avancée sociale.

D'accord ? Donc, je suis de ceux qui pensent qu'il y a la guerre. Il n'y a pas tout à fait la guerre sur le territoire national, mais il y a une situation de tension dont je suis conscient.

Mais ça ne va pas servir de prétexte politicien à ce que certains, d'un seul coup, ne veulent pas, tout simplement, respecter l'aspiration démocratique des Français. Ça existe. Ils sont opposés à cette prétendue loi bande qui a été imposée par 49.3.

Deuxièmement, vu que M. Béroud a pris le choix d'un vocabulaire peu laïque de conclave, mais qui fait référence notamment au Vatican Cantosine, le nouveau pape, vous ne pouvez pas réunir un conclave, mais qu'une autorité dise le prochain pape, ça ne sera pas lui. D'accord ?

S'il y a conclave, c'est ceux qui se réunissent qui décident de quelle couleur, à quel moment la fumée deviendra blanche. Ce que je suis en train de vous dire, c'est que là où il y a, en plus de...

Vous avez compris que je suis pour l'abrogation de la loi Borne, quelque chose qui est inacceptable de la part de François Béroud, c'est qu'il a dit, et notamment mes amis socialistes, on s'aidait à ça. On va faire une méthode nouvelle, on va tout remettre à plat, vous allez vous réunir et nous proposer des solutions sur la réforme des retraites. Sans tabou, ni totem, à l'étude.

Oui, mais alors justement, Alexis Corbière, vous ne l'avez pas vu venir, cette fumée blanche ? Vous allez me dire que...

Non, non, parce que là, quand je vois votre tweet, j'ai l'impression que vous êtes surpris, parce que vous y croyez vraiment, à ce conclave, vous avez vraiment cru qu'on reviendrait à la réforme des retraites ? Absolument pas. J'ai été de ceux qui avaient dit, Donc rien n'a changé, en fait ?

Non, mais d'accord, enfin...

Non, mais vous faites mis de l'étude. Moi, j'avais dit qu'il y avait un problème, et je l'ai dit à mes amis socialistes, Olivier Faure, que là où il se faisait, en quelque sorte, berner, c'est qu'il y avait un droit, à partir du moment, je rappelle la méthode, François Béroud disait, syndicats de travailleurs et patrons se réunissent, ils vont discuter, et puis après, leurs travaux seront transmis à l'Assemblée nationale. Mais il va dire, il faudra que le consensus qu'il sortira du conclave.

Et moi, j'avais dit, évidemment, le patronat, donc il y avait, en quelque sorte, un droit de veto, vu que le but, c'était de trouver le consensus avec des gens, je peux les critiquer, mais je reconnais leur franchise, qui avaient dit, nous, on ne veut pas y toucher. Donc, il y avait entourloupe, si je puis me permettre. Mais toutefois...

Donc les socialistes ont été trop naïfs. Vous les avez avertis, vous vous avez écouté...

Moi, maintenant, j'ai voté la censure. Mais là, je m'adresse, à travers vous, à M. Béroud.

Lui, quand même, il doit...

Il faut qu'il respecte sa parole. Il s'est adressé à l'Assemblée nationale, et j'étais présent, pour dire qu'on allait changer de méthode. Il avait même sous-entendu, dans différentes interviews, je ne sais pas les citations exactes, mais vous les reconnaîtrez, que la manière dont la loi Borde avait été adoptée, ça n'allait pas, qu'il fallait rediscuter, trouver des bons, etc.

Donc, sous-entendu, tout était ouvert. Aujourd'hui, on est dans une situation...

Il y a deux secondes, vous disiez, de toute façon, il y avait une entourloupe dès le début. De toute manière, c'est un instrument politique pour éviter la censure. Non, mais je parle lui de la manière dont il s'est présenté à l'Assemblée nationale.

Enfin, je voudrais donner un dernier argument, parce que les Français peut-être se disent « Ah, mais on ne peut pas revenir là-dessus ». Vous savez, l'économiste Michael Zemmour, vous a l'invité plusieurs fois, nous dit, et je trouve que cet argument ne vient pas assez dans le débat public, qu'il suffirait d'augmenter les cotisations. Je dis bien les cotisations de 0,15 points...

Non, mais si le patronat ne veut pas en entendre parler, vous le savez. D'accord, mais attendez, le patronat ne veut pas en entendre parler. Ce n'est pas seulement des cotisations patronales, madame.

Y compris ce que dit Michael Zemmour, c'est que les cotisations peuvent être partagées entre salariés et patrons. Ça veut dire, il prenait ce chiffre, que pour quelqu'un qui gagne le SMIC, c'est 15 euros par mois. Écoutez, je pense que quelqu'un qui gagne 15 euros par mois, il peut peut-être accepter de mettre 8 euros et 8 euros le patron pour pouvoir travailler et arrêter de travailler quand il est encore en bonne santé.

Parce que vous le savez très bien que la réalité, c'est que les gens ne vont pas jusqu'à 64 ans. En vérité, qu'est-ce qui se passe ? Que de plus en plus de gens n'auront pas la totalité de leur trimestre, de leur cotisation et ils vous auraient des retraités pauvres.

Mais on va y revenir dans un instant sur le financement et je vais donner la parole à Christophe Barbier dans un instant, mais juste pour être clair. Là, ce que vous êtes en train de dire, moi, si je vous comprends bien, c'est que tous les arguments qui ont été avancés par François Bayrou, le contexte international, il va falloir se réarmer, il va falloir qu'on revoie nos priorités. Tout ça, vous dites, tout ça, c'est foutaise.

C'est un prétexte. De toute façon, François Bayrou avait comme idée de ne pas revenir sur l'âge de 62 ans. C'était le plan dès le début ?

Je reprends les choses par ordre. Il a réussi à embarquer certains de mes amis socialistes en leur disant la méthode va changer donc ne me censurez pas. Personnellement, j'avais vu l'entourloupe.

Ensuite, il n'était sans doute pas convaincu, je suis d'accord avec vous, et il était de mauvaise volonté pour revenir sur la loi borne, mais il avait quand même mis en place quelque chose dans lequel la discussion était possible et il trouve le premier prétexte. Donc c'est un prétexte pour vous ? Non mais attendez, il y a un sujet sérieux.

C'est pour ça que j'ai pris l'exemple de 1936. Vous savez, il y a un sujet sérieux qui est de quelle manière on fait face à l'agression russe en Ukraine, comme on est solidaires avec le peuple ukrainien. Je suis favorable à ce que nous aidions matériellement, y compris par des armes.

Le peuple ukrainien a résisté. Ça, c'est un sujet sérieux. Mais ce qui n'est pas sérieux, c'est de profiter de l'occasion pour dire, tiens, au passage, la réforme borne qui fait travailler les Français plus longtemps, tiens, je l'impose définitivement.

Ça, c'est petit par rapport aux enjeux. C'est pour ça que je prenais l'exemple de 1936, écoutez-moi bien, même face à la menace fasciste, on a fait les congés payés. Justement, quand on regarde l'avant-guerre, on a les avancées sociales et on a la montée des périls.

Léon Blum engage le Front populaire dans une véritable politique de réarmement, de rattrapage du retard et il bute sur les 40 heures. La semaine de 40 heures a empêché de rattraper le retard qu'on avait aussi vite que Léon Blum le voulait. Donc, les avancées sociales, par ailleurs légitimes, ont quand même handicapé cette course aux armements, par ailleurs sans doute avec trop de retard pris pour que ça soit vraiment rattrapé.

Donc, on ne peut pas quand même complètement décorréler les deux. Sinon, il faut faire la retraite à 55 ans et la semaine de 32 heures. Et hop, on pourra aussi défendre le pays.

Non, c'est un vrai sujet sérieux. Qu'il soit proposé avec un peu de précipitation par un exécutif qui veut dramatiser, c'est probablement le cas. Mais on doit réfléchir globalement.

Nous devons, pour les années à venir, pour l'économie et pour les armements, travailler plus, travailler plus longtemps. Ce qui est anormal, c'est qu'on ne puisse pas partir à 64 ans dans ce pays sans être avec le dos brisé, le moral à zéro est cassé par le travail. Donc, l'effort que nous devons faire, c'est rendre le travail, tous les travaux, toutes les tâches, supportables jusqu'à 64 ans.

À une époque où nos voisins sont à 67, certains envisagent 69, nous ne pouvons pas rester en dehors de ce débat. L'anormalité française, c'est la pénibilité du travail. Pénibilité psychique et physique.

Je complète...

Corrigeons ce défaut-là. Travaillons plus. Là, finalement, le gouvernement est pris à son propre piège parce qu'il a l'air de sous-entendre et d'une certaine façon, vous allez dans son sens, Alexis Corbière, que c'est à cause du conflit ukrainien qu'on ne peut pas revenir vers la retraite à 62 ans.

Ça n'a rien à voir avec le conflit ukrainien. Le conflit ajoute une...

C'est présenté comme tel par François Réon. Il y a un conflit ukrainien sur lequel il faudra trouver des financements. Mais la question des retraites, du financement des retraites, il est posé de façon très forte à l'ensemble du pays avec un déficit colossal, avec des retraites qui ne sont pas financées et avec un déficit qui va s'accumuler. 15 milliards en 2035.

Et on voit que des problèmes de financement...

Je termine d'une fois. Si c'était moi, je vous nommerais porte-parole du gouvernement parce que ce que vous dites est limpide. Au moins, vous dites tout ça.

De toute manière, dès le départ, la méthode Bérou était pipeau. De toute manière, il ne faut pas toucher à la loi Bord. Vous parlez d'or, mais...

La méthode Bérou, effectivement, il a fait une connerie de stratégie, non pas de fond. C'est-à-dire qu'il aurait dû laisser le conclave se dérouler. Il avait fixé une limite qui était de rééquilibrer le système des retraites en 2030.

Ça n'aurait pas été possible. Le conclave aurait déclaré son échec. Et roule ma poule, si je puis dire.

Mais alors, attendez, Roselyne, vous êtes en train de dire comme Alexis Cordial que le climat géopolitique actuel, c'est un prétexte qui a été donné par François Payeron. Ce n'est pas la vraie raison. Ça existe à tout le monde.

Il y a un journaliste qui lui pose une question, le retour à 62 ans, et il n'a pas vu qu'il les ait tombés dans un piège. Il ne faut pas...

On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment. Il ne faut pas...

Oui, mais alors, attendez, parce que...

Le cardinal de Ré, c'était pas...

Ce n'est pas une référence républicaine. Non, mais alors, attendez...

François Payeron dit, comment ça ? Non, mais Alexis Corbert, il y a quand même une question qui est soulevée, quoi qu'il arrive, par François Bayrou, en évoquant ce contexte international. Edouard Philippe, par exemple, l'a dit aussi.

Il dit, voilà, ce conclave, il est hors sol. Il y a le président du Conseil d'orientation des retraites, le président du corps qui disait que l'entrée dans une économie de guerre...

Monsieur Sète, pardon. Oui, c'est ça. Gilbert Sète qui dit, voilà, ça rend secondaire, voire dérisoire, les débats actuels autour des 64-62 ans.

Est-ce que...

Voilà, est-ce que c'est le moment d'avoir ce débat-là vu les enjeux en ce moment internationaux ? Plus que jamais, c'est le moment. Plus que jamais ?

Si on demande un effort au pays, si vous voulez que les gens en aient sans gage, si vous voulez que les gens aient confiance en la nation, s'ils voulaient même qu'ils risquent leur vie pour la nation, il faut que cette nation, elle donne envie. C'est une question de fond, ce que je suis en train de vous dire. Vous savez, les grands résistants qu'on a salués, à commencer par M.

Manoukian, qu'on a mis au Panthéon, il a donné sa vie pour la France, mais pour un idéal. Donc, ce que je veux dire, ce n'est pas deux questions secondaires. Quand on demande aux Français de faire un effort, ce qui est choquant, c'est que les plus fortunés qui ont vu leur fortune s'accumuler, eux nous disent qu'ils ne veulent pas en faire, voire même pour certains, je ne vais pas les nommer, qu'ils trouvent que c'est quand même qu'ils étaient présents à l'investiture de M.

Trump, qu'il a un peu raison. Donc, qui est Français ? Qui est patriote à l'heure actuelle ?

Les travailleurs qui demandent à ce qu'ils soient respectés dans leur travail et que le partage de la richesse soit fait aussi en leur faveur et qu'on ne les fera pas travailler davantage ou ceux qui leur disent toujours plus, c'est toujours vous qui allez donner davantage et y compris peut-être demain risquer leur vie. Donc, ce n'est pas possible. Vous avez balayé l'argument, mais quand un économiste vous dit suffirait de 0,15 augmentation...

Non, je ne l'ai pas balayé, je disais le MEDEF, voilà la réponse du MEDEF, c'est Nihouge. J'ai bien compris, je vous interpelle, c'est une manière rhétorique. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a d'autres solutions qui existent.

Mais non, c'est toujours les mêmes solutions que vous nous proposer. L'augmentation des prélèvements...

Et vous, c'est toujours la même solution que vous proposez si vous allez prévoir et votre journal ? Ne touchons pas au Mabot, ne touchons pas au Grisby, il est hors des prélèvements. On va être très clair, vous laissez le journal de côté, je vous laissez ce que je pense.

Non, mais frère...

Moi, ce que je pense, ce que je vais vous dire, c'est un peu ce qui a été dit par Christophe et tout à l'heure, Roselyne, c'est qu'on ne pourra pas faire l'économie de travailler plus longtemps. C'est impossible. Je peux vous couper ?

Je vais vous couper ? Attendez. Je n'ai pas parlé encore.

Non, mais parce que si vous me dites qu'il faut produire davantage, je vous propose une chose, c'est qu'on travaille, qu'on soit plus nombreux à travailler. Plus nombreux à travailler. Là, on va augmenter la production du pays.

On a aujourd'hui un chômage de masse. Ça, on pourrait travailler à ça. Deuxièmement, chère Yves Tréa, écoutez-moi.

Je n'ai pas parlé. Non, mais s'il vous plaît, parce que moi, le problème, c'est que vous pouvez mettre la retraite à 60 ans. À l'heure actuelle, le point qu'on a, c'est qu'au-dessus de 55 ans, on le sait bien.

Beaucoup de gens ne vont pas jusqu'à là. Mais ce n'est pas vrai. Ah bon, d'accord.

Plus toutes les études le montrent. Et M. Gilles Berset l'a encore dit, d'ailleurs.

Plus vous reculez l'âge de départ à la retraite, plus vous travaillez longtemps. Pourquoi ? Parce que les entreprises sont moins tentées de vous licencier.

De vous licencier. Pourquoi ? Parce que si elles vous licencient, ça coûte de plus en plus cher.

Parce que l'âge de départ à la retraite est de plus en plus...

Mais le taux d'emploi des seniors reste quand même trop faible en France. Il y a un taux d'employabilité extrêmement faible des plus de 5%. Alors, attendez, chacun veut trop, parce que sinon...

Non, mais alors, attendez, parce qu'on ne s'entend pas. Donc chacun veut trop et vous terminez. Il a augmenté de 10%, si ma mémoire est bonne, le taux d'employabilité des seniors.

C'est quand même pas mal depuis qu'on a augmenté l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses, là où je suis d'accord, c'est qu'il ne faut pas, évidemment, mettre tout le monde au même régime.

C'est-à-dire qu'il y a, évidemment, et c'est ce que la retraite, malheureusement, la dernière réforme a un peu balayé, c'est qu'il doit y avoir des dérogations pour certaines catégories de la population qui ont des travaux pénibles, pour les femmes, pour...

Enfin, il y a plein de choses à faire qui ont malheureusement été oubliées par la réforme. Non, ce n'est pas oublié, c'est en 2017-2018 que j'ai oublié la date de la part d'Emmanuel Macron sur toute une série de pénibilités. Ça, c'est la...

Et la troisième chose, la troisième chose, et après j'ai fini, la troisième chose, c'est qu'il faut décorréler, évidemment, de la crise internationale et puis dire que M. Bayrou, s'il a créé ce conclave qu'il a requalifié, d'ailleurs, c'est la conférence sociale, c'est évidemment pour gagner du temps et pour sauver sa peau. C'est décorréler du contexte international.

Évidemment, parce que Rosina a raison, de toute manière, le problème se pose. Non, mais Sébastien Lecournus dit qu'il va falloir doubler le budget de la Défense d'ici 2030, 500 milliards. Vous oubliez juste une chose, juste un petit détail.

Un argument politique. Le peuple, le peuple, on ne fait pas, je vais vous dire, à part une non-soviétique où c'est un pays totalitaire, on ne fait pas le bonheur du peuple sans sa volonté. Quels que soient vos arguments, même si je suis un imbécile et vous avez raison, si vous n'avez pas convaincu le peuple, vous n'avez pas le droit de le faire.

Et le problème de toute cette affaire de retraite, c'est qu'il n'y a pas eu de majorité à l'Assemblée nationale. Toutes les études ont démontré que le peuple était contre. Il y a eu des mobilisations.

Et si vous brutalisez les gens, dans un moment où tout de même, vous balayez encore l'argument, il y a des fortunes accumulées qui refusent de cotiser davantage dans le pot commun. On a proposé la taxe Zuckman uniquement sur les 1400 personnes les plus riches. On n'en veut pas.

Alexi Corbière, vous avez raison. Il faut convaincre le peuple que c'est pour l'intérêt général et surtout pour l'avenir de leurs enfants qu'il faut travailler plus. Mais dire au peuple, avec nous 60 ans ou 62 ans, 32 heures par semaine comme on l'entend sur beaucoup de places dans l'échiquier politique, ce n'est pas convaincre le peuple.

C'est de la démagogie. Non mais d'accord. C'est de la démagogie.

Monsieur Barbier, c'est l'autre argument. Non mais...

Il faut résister à la démagogie. Non mais attendez, pardon. Je suis d'accord avec vous.

C'est méprisant. Je suis d'accord avec vous. Quand on dit aux gens qu'il va falloir passer à 64 ou à 65, il faut leur démontrer que c'est nécessaire, leur démontrer que les autres solutions complémentaires sont contre-performantes et surtout l'accompagner.

Leur dire on va vous demander un effort mais sur la pénibilité on va travailler. Non mais avec tout le respect parce qu'en plus, j'ai beau ne pas être d'accord avec vous, honnêtement je vous respecte. Mais moi le même.

Non mais entendez, quand vous dites c'est de la démagogie, je le dis vraiment pour la rhétorique entre nous, vous mesurez combien c'est méprisant ? Moi je ne vous dis pas que vous êtes un démagogue. Vous ne pouvez pas dire 62 ans, vous ne le fiez.

Alors attendez, le débat a eu lieu. Le débat vous dites a eu lieu mais non parce qu'en l'occurrence là pour l'instant sur le conclave on ne sait pas ce que va donner ce conclave parce qu'il y a les syndicats qui vont se réunir ils ne savent pas s'ils vont poursuivre les réunions si le premier fleur dit jusqu'en juin. Qu'est-ce que vous dites ?

Vous vous dites est-ce que ça a un intérêt de continuer ce conclave justement pour en débattre et justement pour faire de la pédagogie dans un sens comme dans l'autre et de pouvoir éclairer en tout cas la vie des Français ou est-ce que vous dites de toute façon ça ne sert à rien ce conclave il faut y mettre fin tout de suite et une mascarade ? Petit un je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas et je ne donne pas trop de conseils aux directions syndicales d'accord bon voilà donc elles feront en gros ce qu'elles voudront et j'ai totale confiance en Sophie Binet notamment et la CGT ces négociateurs j'en connais certains ces gens sérieux moi je pense après et d'ailleurs avec quelques amis on va faire un appel là-dessus qu'il faut arrêter moi je suis plutôt pour qu'on arrête et que ça revienne la discussion au Parlement point final et que au Parlement soit soumis un vote qui permet de savoir si oui ou non on peut apponger notamment la réforme cette démocratie sociale que vous que vous niez la laissons cette commission se dérouler gentiment vous êtes un cerveau habile mais vous ne pouvez pas être sur tous les registres vous avez dit vous-même et vous parliez d'or que de toute manière tout ça ça ne donnera rien de toute façon c'est impossible vous l'avez démontré parce que ça ne permet pas d'avoir un débat et que François Véron nous dit même ça ne peut pas déboucher soit on discute non mais la démocratie sociale c'est deux choses l'une tout est sur la table toutes ces solutions là de plus en plus on comprend que de toute manière François Véron n'en veut pas mais attendez la démocratie sociale non plus c'est pas 30 millions de salariés qui sont équivalents de quelques milliers de patrons mais quand les salariés gèrent la Gire Carco ils sont déjà sur quelque chose de beaucoup plus dur que ça ils ne sont pas sur la retraite de 62 ans ça irait au Parlement oui ma femme a compris qu'il n'y aura pas d'accord bon et puis encore faut-il si et encore faut-il que le conclave est dur donc ça c'est pas encore gagné donc moi je suppose que démocratiquement les représentants du peuple élu se saisissent de cette question voire même on suspend tout et on le met dans la discussion de la prochaine élection présidentielle j'ai une question encore pour vous Alexis Corbière avant d'évoquer l'avenir de la gauche mais sur ce sujet des retraites et sur les déclarations je vous vois déjà sourire mais sur les déclarations je vois je sens que vous avez hâte sur les déclarations de François Bayrou qui ferme donc la porte à un retour à l'âge de 62 ans est-ce que ça est-ce que c'est un motif de censure pour vous parce qu'il y a quand même quelque chose d'assez étonnant c'est qu'on entend les socialistes notamment crier à la trahison depuis hier mais ils n'ajoutent pas le chiffon de la censure j'ai beaucoup de défauts mais je ne suis pas socialiste non mais je sais bien je ne vous confonds pas avec les socialistes non mais je suis pour l'unité non mais ça a été un point de désaccord bon moi j'étais pas content j'étais pour voter la censure mais pour moi ça ne devait pas être le motif qu'on fasse exploser le nouveau Front Populaire c'était pas une raison pour les insulter comme l'ont fait certains la France Insoumise et tout machin bon il y a eu un désaccord stratégique je pense que mes camarades socialistes devront tirer la conclusion qu'effectivement François Bayrou ne mérite pas il faut rentrer à la maison et voter la censure voilà mais je veux dire l'enjeu c'est qu'on reste unis parce que si on veut gagner il faut rester unis il n'y aura pas de victoire dans la délice donc on va en parler qui mérite d'être censuré oui mais moi j'ai voté la censure la dernière fois et voilà certains avaient un cheminement qui disait il faut donner sa chance au produit je crois qu'on est en train de voir que la nature réelle du produit c'est Bayrou qui en parle le mieux écoutez Olivier Faure avait dit on va voir on va pouvoir il me l'a même dit les yeux dans les yeux on va obtenir une instance dans laquelle on va pouvoir remettre sur la table la réforme des retraites si c'est pas le cas voilà là vous dites ils ont été trop naïfs donc il faudra c'est des politiques honnêtement s'ils avaient pu obtenir les socialistes le fait qu'on vienne sur la loi borne moi je dis que c'était une avancée sociale vous savez moi les syndicalistes ils savent même gagner peu c'est bien c'est mieux que promettre beaucoup et n'obtenir rien mais là il nous a eu mais Christophe Barbier j'entendais Laurent Jacobelli du rassemblement national qui disait les déclarations de François Bayrou effectivement ça fait partie des éléments aujourd'hui qui peuvent faire pencher la balance vers la censure les socialistes n'agissent pas ce chiffon là mais ça peut le mettre en danger bien sûr sur le sujet des retraites on sait que l'addition qui permet la censure elle peut être réalisée donc si François Bayrou demain proposait une réforme des retraites avec 65 ans 66 ans il serait renversé cela dit depuis qu'il est arrivé à Matignon il nous a quand même habitué à un certain nombre de boulettes de maladresse d'imprécision et puis il fait demi-tour et puis il recule il y aura des questions à l'Assemblée nationale il y aura l'occasion pour Bayrou de dire vous n'avez pas compris ce que j'ai voulu dire et que j'ai peut-être d'ailleurs mal exprimé bien entendu je laisse au conclave toute sa chance avec simplement comme contrainte d'aboutir à un équilibre financier en 2030 il me semble que c'est impossible avec 62 ans mais s'il me prouve le contraire pourquoi pas il pourra faire machine arrière et désamorcer en effet et c'est même ce qu'a dit M. Lombard c'est ce qu'a dit Lombard parce que Lombard ne dit pas mon premier ministre a tort il dit il s'est mal exprimé c'est pas ce qu'il voulait dire j'ajoute un point Bayrou a fait tout cela a dit tout cela sous la pression médiatique d'Edouard Philippe interview dans le Figaro réunion de congrès de son parti et Edouard Philippe qui parlait de la retraite à 67 ans il n'y a pas longtemps a mis l'absence comme quoi l'élection présidentielle rend fou tout le monde oui Edouard Philippe met la pression et donc François Bayrou s'est senti un peu titillé chatouillé par Edouard Philippe et je pense qu'il y avait un peu de cela dans sa maladresse c'était de ne pas laisser la prime à Edouard Philippe il est dans une impasse est-ce l'élection présidentielle qui rend fou aussi Jean-Luc Mélenchon justement vous parliez de la brutalisation du débat tout à l'heure Alexis Corbière on y vient c'est l'œil de Raphaël parce qu'on va reparler de Jean-Luc Mélenchon de sa sortie hier auprès d'un journaliste ça fait près d'une semaine Raphaël que le sujet est sur la table et la France Insoumise a du mal à sortir de la polémique polémique qui est liée on va reprendre le point de départ à la publication d'une affiche de Cyril Hanouna oui l'affiche qui va s'afficher à l'écran et qui rappelle le style des caricatures anticipines des années 30 alors l'affiche ou le visuel il a rapidement été supprimé du compte officiel LFI mais c'est devenu un point de friction politique notamment y compris d'ailleurs au sein de la gauche avec un homme qui semble aujourd'hui seul contre tous Jean-Luc Mélenchon qui refuse malgré la suppression du visuel de reconnaître une erreur et vous le disiez Périne il a été interrogé là-dessus hier il a répondu extrêmement vivement il y a beaucoup de choses dans cette séquence trois éléments que j'ai identifié d'abord Jean-Luc Mélenchon il accuse l'extrême droite d'avoir surfé sur ce visuel alors c'est vrai sauf qu'il y a beaucoup de gens qui ont été heurtés y compris à gauche y compris des proches ou plutôt des anciens proches je voudrais afficher un tweet de Clémentine Autain ex-figure de LFI pour qui Jean-Luc Mélenchon ne voit donc pas que recourir à l'imagerie brune des années 30 n'est pas possible un message d'ailleurs qui me semble vous avez relayé Alexis Corbière et puis Fabien Roussel qui a également jugé que cette affiche reprenait les mêmes codes antisémites que les caricatures des années 30 et ce qui a fait réagir c'est aussi le ton employé par Jean-Luc Mélenchon on l'écoute à l'instant de quel droit qui êtes-vous taisez-vous en fait dans sa réponse Jean-Luc Mélenchon s'attaque aux journalistes qui lui posent la question il remet d'ailleurs même en cause son droit à poser des questions dans une stratégie assez agressive et hier sur cette antenne Fabien Roussel justement faisait un parallèle avec Donald Trump le bruit et la fureur comme ça a été théorisé par M.

Mélenchon c'est la même manière que fait d'ailleurs M. Trump tous ces dirigeants qui sont excessifs vulgaires outranciers parfois mensongers la politique ça ne doit pas être ça Je voulais revenir sur un dernier élément qui est pour moi le plus important alors ça arrive souvent que Jean-Luc Mélenchon soit isolé mais il garde quand même une sorte de garde rapprochée Manuel Bompard Mathilde Panot et là pour la première fois peut-être on le sent totalement seul y compris vis-à-vis justement de Manuel Bompard ou de Mathilde Panot qui ont été interrogés justement hier sur cette polémique et tous les deux ont reconnu une erreur notamment Manuel Bompard qui a reconnu que ce visuel n'aurait pas dû être publié donc c'est un mec ou le pas qui est assez rare chez LFI et Alexis Corbière alors vous n'êtes plus chez LFI j'imagine que vous avez encore beaucoup de contacts avec des élus LFI cet isolement total de Jean-Luc Mélenchon qui n'est même plus sur la même longueur d'onde que Manuel Bompard ou Mathilde Panot est-ce que pour vous c'est nouveau c'est une première c'est un point de rupture inédit ? il y a beaucoup de choses qui sont des points de rupture inédits là-dedans mais je voudrais dire et à travers vous m'adresser à tout le grand peuple insoumis si je puis dire il y a une possibilité que l'extrême droite gagne la prochaine fois et nous devons être unis je suis un unitaire et sans sectarisme y compris avec la France insoumise mais sur cette ligne on perdra si les camarades insoumis pensent que ça la manière dont Jean-Luc Mélenchon a réagi est un point d'équilibre à gauche et s'ils pensent que ça nous permet de battre l'extrême droite ils se trompent donc on arrête de jouer on arrête de jouer ils ont fait une erreur terrible une faute politique une faute politique que tout le monde reconnaît y compris Manuel Bompard y compris Mathilde Panot sauf Jean-Luc Mélenchon pose un problème soit celui qui fait la communication est un ignorant parce que moi j'ai été 20 ans prof d'histoire l'affiche du juif Sousse je l'ai montré d'accord à mes élèves en lycée professionnel pour leur montrer ce qu'est une caricature antisémite si personne ne voit qu'un personnage dans le noir dans le lombre qui surgit grimaçant qu'un gros nez des grandes oreilles ça évoque là je me dis franchement c'est une absence de culture et à gauche on a de la culture historique soit j'ose pas l'imaginer c'est un sale type celui qui l'a fait s'il l'a fait en conscience et vu que moi j'ai été aussi écarté de la France insoumise mais je veux pas régler des comptes soit disant maintenant il fallait des gens plus professionnels avec des responsabilités je pose une question qui est responsable oui parce que vous dites un sale type mais il y a toute une chaîne de validation j'imagine qu'on publie pas une affiche j'ai aussi soit disant donc j'invite moi j'ai plus la possibilité non mais votre hypothèse c'est quoi est-ce que derrière c'est qu'on est responsable de la communication Manuel Bompard il est responsable de tout il m'a même exclu ça donc ils sont responsables de tout qui rendent des comptes les militants insoumis moi j'ai plus de moyens donc ça n'a pas pu échapper à la validation de Manuel Bompard vous imaginez que des affiches sont fabriquées comme ça sans que personne s'inquiète pas un bon à tirer ça existe c'est quoi l'intérêt derrière c'est quoi c'est provoquer du buzz c'est le bruit à la fureur comme le dit Fabien Roussel c'est parler pour dire de faire parler de la polémique de plaire à une certaine France la France est nouvelle qui peut être sensible non mais ça c'est l'aspect attendez pardon d'abord il y a une manifestation samedi qui moi me semble importante contre le racisme contre l'antisémitisme contre l'extrême droite pardon l'expression un peu trivial là ils salopègent tout et ils vont foutre en l'air l'abîmer cette manifestation d'accord parce que je pense que beaucoup de gens vont se poser la question est-ce que je vais dans cette manif qui était sur de belles idées du moins d'idées que je partage et n'ont pas envie d'être assimilés à ça d'accord deuxièmement le système médiatique évidemment est rude parfois avec la gauche même vous donc il faut avoir un peu d'habileté on se doute il faut faire attention à la manière dont on fait des choses la France insoumise subit des attaques que je trouve souvent injustes d'antisémitisme donc il faut qu'il fasse attention à la manière dont ils font leur visuel au vocabulaire qu'ils utilisaient ce qui me sidère alors que c'est Jean-Luc Mélenchon qui me l'a appris quand j'étais tout petit mais c'est une insensibilité à ces questions-là la question de l'antisémitisme c'est pas une question secondaire dans l'histoire de la gauche et de la République la gauche elle s'est consolidée sur l'affaire Dreyfus et pourquoi on se réclame de Jean Jaurès c'est Jean-Luc qui me l'a appris qui m'a mis ses livres dans ses mains c'est que Jaurès à l'époque du débat à gauche disait qu'il fallait prendre la défense du capitaine Dreyfus même si c'était un bourgeois militaire alors qu'il y avait des camarades prolétaires qui allaient passer en prison donc on défend on est sensible à cette question je vous ai vu détourner le regard je vous ai vu détourner le regard quand Jean-Luc Mélenchon s'adressait à ce journaliste que Raphaël a rediffusé l'extrait je vous ai vu détourner le regard non mais ça vous fait mal d'entendre votre ancien mentor parler comme ça non mais c'est une question politique je trouve qu'il y a un gâchis politique moi ce que je ne veux pas c'est que Mme Le Pen ou son remplaçant M.

Bardella l'emporte la prochaine fois ce que je pense moi ma stratégie c'est pour ça que je continue à venir sur vos plateaux c'est que je pense qu'il faut comprendre il faut l'union de la gauche c'est pas simple on a réussi à l'heure l'union avec Jean-Luc Mélenchon après tout ce que vous venez de dire avec ses électeurs avec tout le monde mais même avec Jean-Luc il devrait nous aider Jean-Luc devrait comprendre le moment politique dans lequel on est il est comme moi il a la même éducation que moi il a juste une chose et une contraire on ne peut pas parler avec vous comment pouvez-vous faire une chose et son contraire vous dites c'est inadmissible ce qu'il a fait inadmissible et il ne pouvait pas ne pas être au courant en plus devant notre confrère il dit clairement qu'il se met en position de victime de victime c'est-à-dire qu'il inverse la charge de la preuve non mais ça ne me convainquait pas mais ce que dit votre collègue ce que vous dites ce que vous ne dites pas c'est pourquoi vous continuez à faire chemin avec lui mais parce que premièrement ce que dit votre collègue est important c'est qu'au sein de la France sans doute de ce que j'ai bien compris ils n'ont pas tous la même position donc en parlant c'est plutôt tous contre contre Jean-Luc Mélenchon mais moi je vais vous dire du temps excusez-moi si vous avez l'impression que je vous coupe la parole parfois mais vous qui avez de la mémoire dans les années 70 il y avait la même discussion il fallait pas s'aller avec le parti communiste parce qu'il était lié à l'Union soviétique qui était dangereuse et pourtant l'intelligence de François Mitterrand était de dire il faut s'allier avec toute la gauche telle qu'elle est moi je suis pour qu'on s'allie avec la gauche telle qu'elle est les gens qui votent France Insoumis sont des gens des femmes de gauche le problème c'est que du coup la gauche se retrouve associée au propos de Jean-Luc Mélenchon et c'est un effet repossoir ça ne s'aide pas forcément vos idées en leur âme intérieure les gens qui votent Insoumis n'aiment pas cette affiche ils sont on peut honte en vérité à tel point que même les dirigeants Insoumis ont le courage d'aller sur les pâteaux télé et de dire pas la même chose que Jean-Luc Mélenchon et que Jean-Luc il doit comprendre Jean-Luc est un homme qui a des défauts il a aussi des qualités il doit comprendre le rôle historique maintenant qu'il doit jouer il doit nous aider à faire l'unité Jean-Luc il doit nous aider mais il doit comprendre peut-être que et je dis peut-être moi j'ai la conviction qu'il ne peut plus être celui qui fait l'union il doit aider à ça ça peut même être pourquoi pas quelqu'un issu de la galaxie Insoumise mais l'union le candidat unique sur ce que Christophe vient de dire il doit aider en se retirant je pense qu'effectivement il doit aider oui sa stratégie qu'il a deux ans est devenue quelque chose qui ne permet plus cette union c'est ce que je crois en fortiori s'il pense Jean-Luc que c'est sur lui avec sa stratégie il est en problème il a eu l'intelligence d'être le moteur de la NUPES et du nouveau front populaire moi je suis favorable à un candidat ou une candidate du nouveau front populaire à l'occasion de l'élection présidentielle mais le choix qui est fait depuis quelques temps ne permet pas que ce soit lui qui le fasse c'est un gâchis d'un certain point de vue cet homme avait toute la capacité d'être le prochain président de la République est-ce que les choses vous qui avez encore des contacts des insoumis est-ce que les choses sont en train de bouger en interne au sein de la France insoumise est-ce qu'on est en train de se dire qu'on pourrait peut-être le mettre sur la touche Jean-Luc Mélenchon est-ce que c'est une idée qui progresse non non mais est-ce que c'est une idée qui progresse je pense que beaucoup d'amis au sein de la France insoumise se disent il faut que nous construisions quelque chose à côté de dynamique pour qu'ils nous rejoignent tant qu'il n'y a rien de significatif à côté beaucoup de gens se disent écoute c'est un peu de la langue de bois non non non c'est pas du tout de la langue de bois pourquoi vous dites ça pourquoi vous dites ça pourquoi vous dites ça il vous plombe ce Jean-Luc Mélenchon non mais attendez non mais moi je fais de la politique ce que je souhaite c'est qu'on puisse se rassembler qu'on n'attende pas non plus se mettre dans la roue de ce que va décider Jean-Luc Mélenchon je suis pour agir je travaille à ce que l'ensemble de la gauche se rassemble d'accord et je pense que beaucoup d'insoumis dans la mesure où il y aura cette dynamique qui naîtra viendront nous rejoindre et que la France insoumise viendra nous rejoindre parce que fondamentalement je partage avec tous ces gens l'idée que le programme qu'ils proposent est un programme de partage des richesses écologique, démocratique que c'est un bon programme mais là vous l'avez dit vous-même il y a un choix que je ne comprends pas bien il y a une nouvelle France insoumise si je puis dire depuis un an et demi deux ans qui est un choix de bétonisation de 10% autour d'une ultra radicalité qui est de moins en moins rayonnant dans le reste de la gauche depuis le 7 octobre 2023 qui pense je ne sais pas qui pense particulièrement que comme tout le monde est nul apparu à gauche qu'au bout d'un moment il y aura un vote utile en direction de eux et que 10-11% ce socle permettra de réagréger mais je pense mais la gauche peut faire l'alliance avec ce petit socle de 10% qui se radicalise la situation l'impose de faire l'alliance elle l'impose vous comprenez c'est pour ça que je prenais l'exemple le PS et le PC dans les années 70 vous savez ils avaient beaucoup de raisons la Hongrie avait été envahie la Tchécoslovaquie et pour autant oui mais c'était les années 70 à tel point que des gens à droite disaient qu'il y allait avoir les chars soviétiques sur les c'est autre chose que ce qu'on reproche à Jean-Luc Mélenchon il y avait des sujets sérieux et pour autant et pour autant l'union de la gauche s'est fait vous comprenez ce que je veux dire donc on en est là c'est pour ça que je suis triste parce que c'est du gâchis et je suis pour terminer aussi et je m'adresse à nouveau à Jean-Luc Mélenchon comme il a une certaine influence dans la jeunesse tire-toi Jean-Luc qu'il a une influence dans la jeunesse il doit faire de la pédagogie il doit pas apprendre à des jeunes que cette affiche ne peut pas être accusée d'antisémitisme il le sait Jean-Luc que cette affiche est une folie c'est une erreur pourquoi il le reconnaît pas alors vous qui le connaissez bien je pense que c'est une erreur et ce que je trouve triste c'est que sur les réseaux sociaux je vois depuis quelques temps des gens viennent en défense de Mélenchon pour dire oui il a raison finalement il n'y a rien d'antisémite dans cette affiche on n'éduque pas la jeunesse surtout si on va faire une jeunesse révolutionnaire qui veut changer le monde en lui mettant dans la tête de telles sottises mais comme disait Christophe Barbier est-ce qu'il le fait pas sciemment pour draguer une certaine partie de l'électorat parce que sinon pourquoi il reconnaît pas l'erreur comme l'a fait Manuel Bompard tout ce qu'ils font est bien on ne reconnaîtra jamais les erreurs et au bout d'un il m'éduque ça c'est une erreur c'est vous qui en parlez le mieux de Jean-Luc Mélenchon mais que les choses soient claires je ne l'accuserai jamais d'antisémitisme Jean-Luc Mélenchon n'est pas un antisémite il n'est pas un antisémite je le connais personnellement mais il ne voit plus l'antisémitisme je le connais personnellement je ne lui ferai jamais ce reproche il ne le voit plus mais il est sur une stratégie effectivement il est sur une stratégie ou quand il ne comprend pas alors qu'il aurait une parole claire pour dire que cette affiche est une erreur et celui qui l'a fait fait une faute et on va se réorganiser mais là il est dans quelque chose qui est une méséducation et qui a des conséquences et c'est pour ça que je dis aussi comme je viens d'être franc avec lui que j'ai un peu plus sa défense il ne peut pas être l'homme qui nous rassemble c'est terrible il l'a été de mon point de vue ce qui est malheureux c'est que Jean-Luc Mélenchon qu'on soit d'accord ou pas avec lui était jusqu'à présent un homme de conviction et que là au moment de sa sortie il est en train de mentir à ses convictions c'est tragique c'est absolument tragique parce que c'est quelqu'un qui effectivement a exercé un peu un rôle de chef de bande en tous les cas de conscience pour la gauche depuis une dizaine d'années et qu'il est en train de déraper complètement à la sortie pour sa troupe si tant est que son choix de clientélisme électoral est un choix tout à fait opportuniste que ça vous dérange ou pas puisque vous le dites il n'est pas antisémite c'est vous qui le dites donc s'il fait ce choix là c'est parce qu'il pense que ça peut être un choix payant électoralement et si c'est un choix qui peut être payant électoralement et bien il est en train il est en train de tourner le dos il n'y a pas d'électorat antisémite en France c'est pas vrai ça il n'est pas vrai j'ai pas dit ça non non mais ce n'est pas vrai vous savez très bien ce que je dis oui mais justement moi je suis élu de Saint-Saint-Denis et j'accepte pas l'idée qu'on flatterait soit disant nos concitoyens de confession musulmane d'accord ? mais ça n'a pas d'effet électoral ça n'a pas d'effet électoral ça n'a pas d'effet électoral merci beaucoup Alexis Corbière d'avoir été notre invité en fait si je conclue c'est Roselyne qui a très bien résumé votre position dire-toi Jean-Luc c'est ça vous lui dites en fait mais non mais vous c'est pas ce que j'ai dit j'ai dit aide-nous à faire l'unité aide-nous fais mieux et aide-nous et d'autres peuvent gagner merci beaucoup Alexis Corbière merci Roselyne