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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 9 novembre 2025 19 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

Audiovisuel public : pourquoi une commission d’enquête ? Le point de vue de Charles Alloncle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de ces travaux de la commission d'enquête ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous dites vouloir faire la lumière sur un actif public de 4 milliards d'euros par an. Quels sont vos doutes concrets ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous reprochez concrètement aux services publics de l'audiovisuel ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    L'ARCOM doit-elle sanctionner France 5 sur le cas Jordan Bardella ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait la liberté d'expression dans ces cas-là ?

  • 8:00FerméeÉludée

    Est-ce que la privatisation de l'audiovisuel public pourrait être une solution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Charles AlloncleChiffre
    « On pourra revenir dans les comparaisons, mais à l'heure où à l'Assemblée nationale, on cherche à boucler un budget, à réduire un déficit de près de 40 milliards, et bien 4 milliards, c'est loin d'être une somme anodine. »
  • 2:00Charles AlloncleFait
    « Il y a une disposition légale. Il y a une loi qui est inscrite des arrêts du Conseil d'État depuis les années 50 qui oblige à la neutralité sur les dépositaires de mission de service public dont l'audiovisuel public. »
  • 4:00Charles AlloncleFait
    « Quand j'entends aussi madame Delphine Arnut partir en croisade contre ces news, partir en croisade contre monsieur Boloré qui explique que C News est une chaîne d'extrême droite qui explique qu'au fond France Division ne devrait pas représenter la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit de la même façon alors qu'elle est payée par de l'argent public. »
  • 6:00Charles AlloncleChiffre
    « 4 milliards d'euros par an, c'est la moitié du budget du ministère de la culture qui est attribué à l'audiovisuel public. »
  • 8:00Charles AlloncleFait
    « Je pense à l'affaire Patrick Cohen et Thomas Land qui ont pour agenda révélé de faire la campagne de Raphael Luxman alors qu'ils sont payés par nos impôts. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Charles Longle. Bonjour. Soyez le le bienvenu.

Député UDR de l'Her rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Vous allez commencer vos travaux d'ici quelques jours. Commission dont vous êtes à l'origine à l'UDR.

C'est Éric Sioti le patron de votre parti qui le premier avait appelé à donc la création de cette commission suite à l'affaire le Grand Cohen au mois de septembre. Cette vidéo qui avait fué sur les réseaux sociaux. Les auditions donc vont commencer d'ici d'ici quelques jours.

Elles pourrai durer jusqu'à 6 mois. Euh vous allez donc être à la manette en tant que que rapporteur de cette commission. Le le président de la commission doit être désigné dans dans quelques jours également.

Euh qu'attendez-vous ? Qu'espérez-vous d'abord de ces travaux ? J'espère déjà une première chose, c'est de faire toute la lumière sur un actif public qui appartient aux Français dont les Français sont les seuls actionnaires à hauteur de 4 milliards d'euros par an, ce qui est une somme considérable.

On pourra revenir dans les comparaisons, mais à l'heure où à l'Assemblée nationale, on cherche à boucler un budget, à réduire un déficit de près de 40 milliards, et bien 4 milliards, c'est loin d'être une somme anodine. Euh, il n'y avait jamais eu de commission d'enquête faite par la représentation nationale à l'Assemblée. C'est une première.

Et donc, on s'intéressera à la fois aux éventuelles dériffes quant à l'objectif de neutralité. On s'intéressera aussi au fonctionnement de toutes les antennes, de tous les groupes, de toutes les entreprises de l'audiovisuel public. On s'intéressera aussi aux éventuels conflits d'intérêt qui peuvent miner cet actif public.

Vous dites faire la lumière parce que vous ça veut dire que vous avez des doutes concrètement sur toutes ces questions que vous évoquez à l'instant. Je pense que des millions de Français peuvent partager un certain nombre de doutes. Vous avez euh rappelé l'affaire Patrick Ken et Thomas Logrand il y a quelques semaines.

Il y a eu un certain nombre d'autres dérapages qu'on peut constater très récemment. Il y a quelques jours, par exemple, Jordan Bardella était comparé à Hitler sur une chaîne du service public, France 5. Il y avait pas de contradictoire.

Euh, on a nombre de dérives qui sont constatées au quotidien et donc sur l'objectif de neutralité, sur ces dérives qui sont constatées, on fera la lumière, mais on fera aussi la lumière sur la bonne gestion notamment des fonds publics. Un rapport de la Cour des comptes il y a quelques semaines a épinglé la très mauvaise gestion de Delphine Arnut. Donc c'est un une commission d'enquête qui sera la plus exhaustive possible.

Delphine, la présidente de France Télévision, ce que vous ce que vous reprochez concrètement à au services publics de l'audiovisuel, France Télévision, Radio France essentiellement, c'est quoi ? Donc c'est le choix des invités, c'est la manière de traiter l'information. On parlera tout à l'heure de la question du budget mais vous avez le sentiment, c'est ce qu'on entend souvent, que au fond vos électeurs ne sont pas suffisamment représentés.

C'est pas une question de représentation de tels ou tels électeurs. Il y a une disposition légale. Il y a une loi qui est inscrite des arrêts du Conseil d'État depuis les années 50 qui oblige à la neutralité sur les dépositaires de mission de service public dont l'audiovisuel public.

Il y a une loi aussi, la fameuse loi sur l'audiovisuel public. La dernière loi, c'est la loi Léotard de 1986 qui consacre trois principes. Un principe d'honnêteté, un principe de pluralisme et un principe d'indépendance de l'audiovisuel public.

Quand on voit au quotidien qu'un certain nombre de prises de position sont faites notamment par les dirigeants de l'audiovisuel public, je pense notamment à madame Adelle Vendret qui est à la tête de France Enter et qui nous explique que cette radio doit être résolument progressiste. Le progressisme ben le progressisme pour moi est une identification politique au même titre que le conservatisme, que le libéralisme et c'est déjà une rupture avec cet objectif d'indépendance, de neutralité et de pluralisme. Quand j'entends aussi madame Delphine Arnut partir en croisade contre ces news, partir en croisade contre monsieur Boloré qui explique que C News est une chaîne d'extrême droite qui explique qu'au fond France Division ne devrait pas représenter la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit de la même façon alors qu'elle est payée par de l'argent public.

C'est déjà aussi une forme de rupture avec cet objectif de neutralité. Et des exemples comme ceci, malheureusement il y en a beaucoup trop. Il y a un institut indépendant qui s'appelle l'Institut Thomas Mor qui en 2024 a fait une étude assez fouillée sur les chaînes de l'audovisuel public et qui euh relevait qu'il y avait que 4 % d'intervenants qui pouvaient être qualifiés de droite qu' contre près de 30 % d'intervenants ouvertement de gauche.

Voilà, c'est aussi des faisceaux d'indice, des chiffres qui sont quand même décriés parce que précisément quand on écoute les responsables de notamment de France Télévision de Radio France, eux affirme respecter résolument toutes les les règles qui sont d'ailleurs très scrupuleuses, des règles d'équité notamment à l'antenne avec notamment des règles de temps de parole qui sont extrêmement strictes. Ils affirment les respecter totalement scrupuleusement. Qu'est-ce que vous leur répondez alors ?

Je je leur réponds que l'objectif de cette commission d'enquête sera de mettre en place un certain nombre de de vérifications que il y a eu quand même des signalements émis par l'ARCOM nombreux ces dernières années. Je pense à monsieur Patrick Cohen qui s'était moqué du drame de Crépol. Ça avait contribué à choquer une bonne partie de l'opinion public.

Je pense à Guillaume Merils qui avait accusé bon Netaniaou d'être un un nazi. Je pense au chiffre du Hamas qui avait été donné à l'antenne de France en Terre sans expliquer qu'il venait du Hamas suite au 7 octobre. En fait, des dérives comme celle-ci, je pense que vous vous le voyez aussi sur les réseaux sociaux, nombre sont constatés au quotidien par les Français.

Donc soit euh France Télévision et les antennes du service public sont capables de parfaitement monitorer et suivre euh ce cette ligne programmatique et dans auquel cas il faudra qu' qu'il nous montre qu'il nous démontre en fait les outils qui sont utilisés. Soit ils en sont dépourvus, ils l'assument et là il faudra je pense trouver une solution pour parfaitement répondre à ces objectifs qui je le rappelle sont inscrits dans la loi des années 50 aux années 80 pour l'audiel public. Il y a une institution, une autorité administrative indépendante qui est chargée de veiller également à ce respect de la pluralité, de la neutralité également et notamment sur le service public évidemment, c'est l'ARCOM.

Vous avez par exemple évoqué le cas de Jordan Bardella effectivement donc qui a été évoqué sur un plateau de France 5 semaine avec donc cette expression l'effet Van Papen pour qualifier l'effet Jordan Bardella. Et Jordan Bardella d'ailleurs on le voit sur ce tweet qui fustige la conception du débat selon le service public. Quatre intervenants, tous d'accord pour me comparer à Hitler.

C'est ce qu'affirme Jord Bardella. Sans aucune nuance ni modération de la part de la présentatrice au regard approbateur. Vous vous estimez que l'Arcom doit l'ARCOM qui a été saisi par le Rassemblement national doit sanctionner France 5 sur ce sujet.

Évidemment. Évidemment. Quand on a des comparaisons comme celle-ci qui sont des comparaisons parfaitement infamantes, sans forme de contradiction, parce que j'ai regardé à nouveau l'extrait, aucun intervenant autour du plateau explique que c'est une comparaison qui pourrait choquer, qui qui serait absolument excessif, qui pourrait même dégrader une personne, une personnalité.

Moi, j'ai été particulièrement choqué par ce par ce dérapage, mais qui est pas nouveau. Je vous expliquer des comparaisons à Hitler et au nazisme. On a l'impression qu'à mesure que le Rassemblement national progresse dans les sondages, en fait, elles sont de plus ou plus de plus en plus courantes.

Elles sont tolérées sur ces émissions du service public. L'oncle, qu'est-ce qui fait la liberté d'expression dans ces cas-là ? Mais sauf que quand les Français contribuent à hauteur de 4 milliards d'euros par an, 4 milliards d'euros par an, c'est quoi ?

C'est l'équivalent d'un réacteur nucléaire, c'est l'équivalent de 400 écoles, c'est l'équivalent d'un salaire par exemple de 100000 de 100000 professeurs chaque année, c'est l'équivalent de 20000 places de prison. 4 milliards d'euros par an, c'est la moitié du budget du ministère de la culture qui est attribué à l'audiovisuel public. À l'heure où on le voit au quotidien, il y a près de de 6000 églises qui sont menacées de disparition, de délabrement, c'est à peu près la somme qu'il faudrait juste sur une année pour réhabiliter l'ensemble de ces églises.

C'est une somme qui est considérable de voir ces ruptures quant aux obligations légales, je pense que c'est un crève cœur pour des millions de français. Vous disiez souhaitez que l'ARCOM sanctionne France 5 sur ce sujet. Vous doutiez qu'il le fasse.

On verra. On auditionnera le panel de cette commission d'enquête. Ça dura, vous l'avez rappelé, à peu près 6 mois.

On on auditionnera toutes les personnes intéressées et compétentes sur le sujet de l'audiovisuel public. Donc, il y aura évidemment les personnes de l'Arcom et du CSA. Il y a eu un certain nombre de soupçons quant à la nomination de Delphine Arnut en 2015 avec des pressions que François Hollande a pu exercer sur les membres et notamment sur le président du CSA de de l'époque.

C'est pas moi qui le dit, ce ne sont pas des rumeurs, c'est lui-même monsieur Schramc qui en commission à l'Assemblée nationale a avoué avoir reçu des pressions de François Hollande directement qui à l'époque face à Nicolas Sarkozi, il expliquait que lui président de la République, il ne se mêlerait pas à cette nomination de du président de de France Télévision. Donc on auditionnera les membres de l'ARCOM, on leur demandera des comptes sur leur façon de parfaitement contrôler l'obligation, le respect de l'obligation de de neutralité. On vous pensez qu'il y a des failles également dans le fonctionnement de l'ARCOM ?

Je pense que et c'est tout ce que la commission d'enquête devra mettre en lumière. Il y a un certain nombre de conflits d'intérêts. On a pu le voir entre certains partis politiques, notamment le Parti socialiste avec des éditorialistes star du du de l'audioousal public, Patrick Cohen et Thomas Logrand.

Euh, on a pu apprendre à l'Assemblée nationale que l'ancien président du CSA avait reçu des pressions de l'ancien président de la République François Hollande. Euh tout l'objectif de cette commission d'enquête sera de d'éclairer d'éventuels conflits d'intérêt. Je pense aussi à des grandes sociétés de production qui ont pignon sur eux qui chaque année prennent à peu près plusieurs centaines de millions d'euros de l'argent du contribuable pour produire des émissions et qui pourtant derrière sont tenez à des sociés particulièrement à des émissions tout particulièrement quand on regarde d'un point de vue très factuel sur les près de 500 millions d'euros versés par l'argent du contribuable chaque année pour financer les émissions de France Télévision derrière vous avez un phénomène d'hyperconcentration de société de de production et vous avez trois ou quatre grandes sociétés de production qui tiennent quasiment la majorité des émissions.

Vous avez Media One tenu par monsieur Niel, monsieur Pigas, monsieur Capton, vous avez Bigé, vous avez Toazer, une société de de Renault Levankim et ce sont des personnes qui sont soit proches d'Emmanuel Macron et qui le revendiquent, soit qui ont un agenda politique parfaitement assumé comme monsieur Pigas qui explique que il luttera contre l'extrême droite par tous les moyens. H mais ça ne prouve pas pour autant qu'il y a conflit d'intérêt. Alors quelques conflits d'intérêt je pense qu'on pourra signaler et qui feront aussi l'objet de de certaines auditions dans cette commission d'enquête.

C'est par exemple monsieur Pigas à la tête donc de de Mediawan qui est la première société production à bénéficier des fonds de l'audiovisuel public et de France télévision. Ce monsieur est invité à une émission de grande écoute animée par Caroline Rou sur France 2 et vient sans contradictoire, sans même aucun débat en étant présenté comme un simple chef d'entreprise et vient expliquer que le Rassemblement national est un parti qui pourchasse les homosexuels et les étrangers. À aucun moment, Caroline Rou juge bon d'expliquer que monsieur Pigias est le producteur de l'émission dans laquelle il vient délivrer son son catéchisme.

Un autre une autre une autre preuve d'éventuel conflit d'intérêt, c'est Monsieur Niel qui est venu sur les sur les antennes de l'audiovisuel public vendre sa Freebox sans même qu'on explique que monsieur Nial était à la tête de l'émission qu'il produisait lui-même. Donc voilà, c'est un certain nombre d'exemples mais pour montrer aussi que des conflits d'intérêt, il peut y en avoir au niveau des membres de LARCOM, il peut y en avoir au niveau des dirigeant de l'audis public avec certains partis politiques. Donc je pense à l'affaire Patrick Cohen et Thomas Land qui ont pour agenda révélé de faire la campagne de Raphael Luxman alors qu'ils sont payés par nos impôts.

Et je pense aussi concrètement au fond du sujet, vous estimez quoi ? Ils auraient dû être licenciés ces deux journalistes du service public. Absolument.

Absolument. Quand vous êtes pris en flagrant d'élit de propagande électorale alors que c'est parfaitement interdit, quand vous êtes pris en flagrant d'élit avec un salaire payé par le contribuable expliquant que vous allez tout faire pour éliminer une candidate et d'ailleurs c'est une candidate qui n'est pas de mon camp donc vous pouvez mesurer mon objectivité une chasse aux sorcières si on commence à à vouloir virer les uns et les autres en fonction de avec qui ils ont décidé de de dîner ou de prendre un verre. Et tout le problème c'est que l'audiovisuel public a montré qu'il n'était pas à un certain nombre d'autres journales.

Je pense à Jean-François Akili qui pendant très longtemps a mené des matinal a été un visage de la radio de l'audiovisuel public qui du jour au lendemain a été remercié par les dirigeants de de l'audiovisuel public parce que il y avait des soupçons absolument pas avérés de relecture d'un livre de Jordan Bardella qu'il n'a jamais fait. Du jour au lendemain, il a été licencié. Je pense aussi à Jacques Cardos.

à la tête de complément d'enquête qui parce qu'il avait voulu faire une émission sur Jean-Luc Mélenchon et parce qu'il dénonçait une forme de dieudonisation des esprits chez France Télévision du jour au lendemain aussi sans forme d'explication, il a été licencié. Quand on voit la sévérité euh qui a été euh prise à l'égard de ces journalistes et quand on voit que alors que les faits sont avérés qu'il y a flagrant délit de collusion avec un parti politique, monsieur Cohen et monsieur Logan sont encore à l'antenne, on a l'impression qu'il y a une sorte de deux poids de mesure. Et je vais vous dire ce poids de mesure, il est parfaitement assumé.

Vous avez euh madame Delphine Arnut qui depuis plusieurs semaines part en croisade contre l'extrême droite prétendue qui explique au fond à les victime d'une cabale de l'extrême droite qui euh annonce une sorte d'agenda politique. Vous estimez qu'une présidente de France Télévision ne devrait pas dire cela à propos d'une chaîne concurrente ? Je le pense sincèrement et je pense aussi que au fond Madame Hernot qui en est à son 3e mandat euh et c'est aussi euh ce qu'on essaiera de de constater et de d'élucider dans cette commission d'enquête, c'est justement quelle question allez-vous lui poser à Delphine Arnut ?

Il y a une myiade de questions et c'est pour ça que on l'auditionnera au début de commission d'enquête et probablement à la fin de la commission d'enquête. Mais j'aimerais qu'elle réponde à la fois de sa gestion à la tête de France Télévision où la Cour des comptes a épinglé euh 80 millions d'euros de déficit qu'elle a cumulé depuis qu'elle est la tête de France Télévision. Je pense que n'importe quel patron d'entreprise publique ou privée aurait été remercié pour un tel bilan.

Donc, il y aura beaucoup de questions qui porteront sur sa gestion de France Télévision avec un certain nombre d'échecs de salto à France TV/ à France TV, à la réorganisation de France 3 dont les audiences sont en train de chuter, mais aussi à ses éventuels conflits d'intérêt. Elle a fait monter par exemple une personne qui était son directeur de cabinet, monsieur Sidbon Gomez qui ne le cache pas est un militant. Il a été directeur de campagne des Vagolis, il a été directeur de campagne de Cécile Duflot et aujourd'hui il consacre il concentre la direction des programmes et la direction de l'information.

Il est le patron de plus de 4000 journalistes chez France Télévision alors que lui-même n'a pas de car de presse, n'a jamais été journaliste et n'a jamais caché dans son jeune parcours d'avoir été un militant. Certains disent parce que cette commission d'enquête et on l'a précisé, on l'a évoqué, elle est d'ors et déjà critiquée av même d'avoir réellement commencé ses travaux. Certains disent ça va être un tribunal médiatique qui va durer 6 mois, ça va être la foire d'empoigne.

Ça va être un règlement de compte un peu à l'image de ce que nous avions vu il y a maintenant à peu près un an et demi avec la commission d'enquête sur l'ARCOM, sur la la redistribution des chaînes avec notamment l'audition des des responsables de du groupe Boloré. Et certains disent au fond vous voulez avoir votre commission d'enquête, on a eu droit à la commission sur Boloré, on va avoir celle sur service public. Qu'est-ce que là aussi qu'est-ce que vous leur répondez ?

Et est-ce que vous allez réussir à travailler de manière apaisée plus qu'à et bien tomber dans l'invective et dans le tribunal médiatique ? Moi je pense que c'est sain de considérer que en République, il ne doit pas y avoir de sanctuaire abrité du regard de la représentation nationale et des représentants du peuple. Et quand on dépense à peu près 4 milliards d'euros par an, ce qui est l'équivalent de 100 € par foyer que l'on demande au contribuable qui est une sorte d'abonnement déguisé auquel on ne peut pas se désabonner, il est parfaitement légitime que les députés puissent euh comprendre les modes de fonctionnement de de ces entités.

à ces mêmes personnes. Je voudrais aussi leur dire que le rôle de cette commission d'enquête certes ce sera de d'enquêter sur les éventuelles déviance quant à l'objectif de neutralité, vérifier le bon fonctionnement et l'utilisation des fonds publics et essayer d'élucider un certain nombre de conflits d'intérêt éventuel. Mais ce sera aussi de poser une question fondamentale qui est quelle est la raison d'être ?

Quelles sont les missions et quelle est la vision de l'audiovisuel public que l'on souhaite donner ? à titre purement de d'auditeurs. Moi, je je suis très touché par un certain nombre de formats fait par France Télévision.

Je pense par exemple au rencontres du papotin dont vous avez peut-être entendu parler qui d'ailleurs font des audiences exceptionnelles. C'est une conférence de rédaction de journalistes autistes qui viennent inviter sur des formats un peu iconoclas qui n'ont rien à voir avec des formats classiques des personnalités qu'elles soient politique ou la société civile. Ça fait un carton d'audience.

Je trouve ça magnifique et je pense que c'est autant de formats par exemple que les chaînes commerciales, les chaînes privées commerciales n'auraient pas osé réaliser par peur d'une audience assez faible. Donc tout ça pour dire que ce sera loin d'être un tribunal. C'est la fonction légitime de la représentation nationale d'aller creuser un sujet qui pèse une somme aussi importante sur le contribuable.

Mais on en profitera aussi pour répondre à cette grande question. Quelle est la ligne et quelle est la vision, la raison d'être de l'audiovisuel public que les Français veulent donner ? Je pense que entre un karaokeé euh avant le journal de 20h qu'on a depuis une vingtaine d'années animées par Nagi et des émissions par exemple de valorisation du patrimoine qui mettent en avant la culture française qui puisse faire preuve de pédagogie quant à quant à notre histoire ou qui puisse montrer aux français des grands reportages.

Je pense qu'il y a aussi des décisions qui méritent d'être arbitré par la représentation. Est-ce qu'il y a une décision, un début de réponse qui pourrait être dans la privatisation de service public ? Est-ce que ce pourrait être selon vous une solution ?

Réponse courte, s'il vous plaît. Il y a un certain nombre de solutions à titre au titre de rapporteur, je ne veux pas émettre des conclusions avant que la commission d'enquête démarre. Je ne voudrais pas notamment Jordan Bardella par exemple.

Oui, absolument. Je ne voudrais pas valider un certain nombre d'a priori que je voudrais avoir. Ce serait contrevenir à la méthode que j'ai envie de d'appliquer qui sera une méthode scientifique rigoureuse où on ira dans le fond des sujets.

Il y aura plus d'une soixantaine d'auditions qui iront de madame Ernaut à Madame Salamé à monsieur Cohen, à monsieur Pigas, monsieur Nel, aux sociétés de production, même aussi par exemple aux écoles de journalisme. On voit que les écoles de journalisme dans leur immense majorité penche à gauche sont une fabrique de la fabrique de l'opinion. Et donc euh ce sera un périmètre le plus exhaustif possible pour trouver des réponses mais sans aucune forme de conclusion à l'initiation de cette comm.

Merci beaucoup monsieur le député Charles Longue. avec cette commission d'enquête que nous suivrons attentivement sur le Figaro.