La nouvelle feuille de route de l’Institut français
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commencz si vous le voulez bien d'abord d'accueillir officiellement Mathieu théorand qui donc a pris la succession de de Nicolas on aura bien sûr l'occasion de de les saluer les uns et les autres tout à l'heure je vous rappelle qu'il y a le le pot de départ de de Nicolas en vers midi je crois moin quart c'est ça ou deè rappel la table ronde sur les héritages Jo qui aura lieu le 13 mars dans quelques jours à 17h je sais que c'est un jeudi c'est pas forcément pratique pour tout le monde mais je vous invite bien sûr à à y venir et à vous inscrire pour cela parce que ça sera il y a pas eu tant de moment de recul par rapport au Go de Paris donc ça sera l'occasion de faire un point avec les principaux acteurs de des des des Jeux Olympique de de Paris donc n'hésitez pas à vous inscrire nous nous avons deux points à l'ordre du jour aujourd'hui et notamment nous accueillons madame evayan bin qui est présidente de l'Institut français Madame très heureux de vous recevoir notre commission n'avait pas eu l'occasion de vous entendre en tout cas sous sous ce format de de séance de commission du mercredi matin depuis votre entrée en fonction le 1er janvier juillet pardon 2021 nous sommes donc très heureux de de vous recevoir aujourd'hui pour recueillir vos vos éclairages sur la situation et les perspec de l'Institut français notamment à travers le le contrat d'objectif et de performance qui vient d'entrer en vigueur pour la période 2024-2026 vous avez d'ailleurs récemment été entendu par nos collègues de la commission des affaires étrangères et de la défense sur ce sujet alors que l'établissement que vous présidez devenu institut français en 2011 a fêté sa sa 100e année d'existence en 2022 la diplomatie culturelle française fait face à à d'importants défis d'abord un défi budgétaire ainsi que nous l'a exposé notre rapporteur pour les crédits de la diplomatie culturelle et d'influence Claude KNE lors de l'examen du projet de loi de finance 2025 la subvention pour charge de service public de l'Institut connaîtra une chute marquée en 2025 avec une baisse totale de plus de 7 % des crédits depuis 2020 l'activité de votre établissement reste certes dynamique grâce notamment à la mobilisation d'autres sources de de financement en Provence notamment de l'Agence française de de développement et des institutions européennes ou du missénat mais ces ressources propres sont par nature plus instables elles sont en outre généralement associé au financement de projets précis ce qui ne vous permet pas de de dégager à partir de celle-là en tout cas des marges de manœuvre notamment en matière d'investissement dans les sites qui le nécessitent l'Institut fait ensuite face évidemment à un défi géopolitique majeur alors que l'influence de la France est remise en question en plusieurs points du globe notre pays dispose toujours de l'un des réseaux de coopération culturell les plus étendus et les plus structurés vous aurez certainement l'occasion d'y revenir avec 98 institut français 1 131 services de coopération et d'action culturelle et 830 Alliances françaises par-delà le monde pour autant on ne peut que constater que l'influence culturelle française ne va plus de soi pour des raisons qui tiennent autant aux évolutions politiques qu'à la concurrence de plus en plus vive entre les États dans le champ des industries culturelles et créatives face à ce double défi comment donc madame la Présidente les activités de l'Institut Français se déploieront-elles au cours des des prochaines années sur le plan budgétaire nous n'ignorons pas que vous avez engagé un vaste plan d'économie de fonctionnement qui se traduit notamment par le déménagement de vos activités dans des locaux moins coûteux vous avez également dû revoir votre soutient à plusieurs programmes d'intervention notamment les les cinémas du monde ou certains programmes de mobilité et de résidence artistique pouvez-vous nous nous indiquer ce qui a guidé vos choix et vos arbitrages en matière de de réduction des coûts et et des dépenses nous aimerions également comprendre votre stratégie pour continuer de défendre le rayonnement culturel français à l'étranger au cours des prochaines années quelles seront vos priorités à cet égard notamment en matière géographique je relève que dans le contrat d'obj et de performance trois zones ont été d'intervention ont été définies comme prioritair l'Afrique l'Europe et l'Indopacifique madame la Présidente je vais vous laisser la parole pour un propos liminaire et je passerai ensuite bien sûr la la la parole à à à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent en commençant bien sûr par notre rapporteur budgétaire Claude Kern qui vous posera les premières questions et enfin je rappelle que cette audition est captée et diffusée en direct sur le site internet du Sénat madame la Présidente merci beaucoup monsieur le Président Mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices mesdames et messieurs merci infiniment de m'accueillir et de me donner l'occasion de parler de l'Institut français ce que euh j'adore faire je dois le dire je suis donc en en fonction à la présidence de l'Institut français depuis le 1er juillet 2021 mon mandat a été renouvelé le 1er juillet 2024 euh donc l'Institut français c'est un établissement public industriel et commercial qui relève du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture monsieur le Président indiquit que nous avions célébré en 2022 plus de 100 ans de diplomatie culturelle en fait plus de 100 ans de l'opérateur qui est aujourd'hui l'Institut français puisqu'il a eu différents avatars et l'Institut français a été créé au tournant de l'année 2010-211 alors si je suis auditionné aujourd'hui c'est en particulier parce que nous sommes en train d'adopter un nouveau COP contrat d'objectif et de performance monsieur le Président a cité la durée 2024-2026 comme nous sommes un petit peu en retard nous proposons de mettre une période qui sera 2025-227 alors c'est un COP euh qui euh évidemment est fait par nos ministères de tutelle avec nous pour je dirais bien fixer les priorités de ce qu'on appelle généralement l'opérateur pivot de la diplomatie culturelle cet opérateur pivot c'est l'Institut français l'Institut français c'est quoi en fait c'est une institution qui est à Paris et qui travaille avec l'ensemble du réseau culturel français à l'étranger ce réseau étant protéiforme très ancien et nous n'en avons pas la tutelle je préfère le dire car beaucoup de gens pensent que l'Institut français de Paris dirige l'ensemble des instituts français dans le monde ce n'est pas le cas c'est le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères qui le fait mais nous sommes nous en contact moi j'aime à le dire en relation organique avec le réseau culturel français à l'étranger qui fait que l'Institut français est un opérateur assez unique de par cette relation avec le réseau culturel français à l'étranger et de par aussi la transversalité de ces actions alors nous avons plusieurs missions et elles sont très bien dites dans le COP la première mission c'est d'accompagner de soutenir le réseau culturel français à l'étranger je pense que c'est une mission fondamentale nous avons un réseau qui est je pense inégalé qui est un atout de la France et l'histoire fait que ce réseau est protéiforme il y a des instituts français qui sont des des formes de service d'ambassade il y a des Alliances françaises qui sont des formes d'association locales qui ont donc leur autonomie mais avec lesquelles nous travaillons et que nous soutenons et il y a des services culturel et de coopération d'ambassade nous travaillons avec l'ensemble de ces acteurs nous travaillons aussi avec énormément de partenaires français à l'étranger pour le réseau nous agissons de différentes façons nous les formons nous participons aussi au au recrutement hein de de certains types d'agents nous les soutenons dans leur projets en conseil en expertise et en soutien budgétaire c'est fondamental parce que c'est à travers ce réseau que nous pouvons exercer nos deux autres re grandes mission qui sont le soutien à l'export et à l'internationalisation des créateurs et créatrices français des industries culturelles françaises ça c'est vraiment la notre mission enfin une de nos missions phare qui est comment soutenir et assurer je dirais le le passage à l'international et bien de tous les artistes de toutes les entreprises culturelles et créatives alors ça je dirais qu'on a pris aussi un tout tournant il y a quelques années mi-temps des années 2019 on a pris un tournant qui fait que on s'est beaucoup plus engagé au profit du soutien à l'international des entreprises culturelles et créatives nous n'avons pas du tout abandonn je dirais les créateurs qui ne se retrouvent pas dans ce vocable d'cc d'industrie créative et culturelle mais nous avons élargi notre champ pour soutenir les entreprises qui font de la prospection de marché qui recherche des partenaires et je pourrai vous en parler davantage évidemment au fur et à mesure de vos questions en tout cas c'est un tournant extrêmement important et je je voulais le signaler la troisème mission c'est la coopération culturelle à l'international donc c'est la coopération je dirais de société civile à société civile c'est tout ce qui recouvre ce qu'on pourrait appeler le débat d'idée comment on organise des endroits des forums des plateformes où les gens se parlent les gens peuvent se parler de tout et en se parlant ils se connaissent mieux et je pense que ça ça recouvre aussi ça recouple l'une des valeurs fondamentales de la de la France qui est la liberté d'expression et je pense que nous sommes l'un des rare pays à à faire ce genre de chos c'est aussi je dirais la coopération en faveur du plurilinguisme et donc de la langue française nous avons des actions en faveur de la Francophonie bien sûr en faveur de la promotion de la langue française nous soutenons des artistes francophones nous soutenons les centres de langues que vous trouvez dans les instituts français dans les Alliances françaises et ça c'est une de nos missions extrêmement extrêmement importante voilà donc tout ce qui est dialogue des sociétés coopération entre les sociétés est une de nos missions aussi cardinales alors monsieur le Président vous vous m'avit demandé quelles étaient les priorités et notamment les priorités géographiques donc je vous ai dit les priorités euh je dirais thématique hein alors ce nouveau COP est dans la continuité de l'ancien COP néanmoins il faut voir qu'il apporte quand même des évolutions notables l'une de ces évolutions par exemple c'est que le soutien au réseau culturel français à l'étranger est en première position est en première position de nos priorités thématiques dans ce COP l'une des autres évolutions c'est en effet les priorités géographiques puisque ce contrat objectif et de performance nous donne comme priorité géographique en premier lieu l'Afrique en deuxème lieu l'Europe au sens de la communauté politique européenne et en troisème lieu l'Indopacifique ça n'était pas exprimé comme ça dans le précédent COP parce que dans le précédent COP on nous avait demandé d'agir surtout en faveur de 37 pays prioritaires prioritaires pour les ICC les industries créatives et culturelles là les je dirais les priorités géographiques sont plus larges et peut-être c'est plus simple aussi c'est à la fois plus simple et plus compliqué parce que quand on a des zones géographique aussi large et bien bien sûr il faut travailler au sein de ces zones pour savoir vraiment quels pays sont sont prioritaires mais en fait ça permet plus de je dirais de de flexibilité au-delà de ces zones géographiques il faut bien voir que la spécificité française c'est l'universalité du réseau c'est-à-dire que nous sommes présents dans le monde entier à travers ce réseau culturel et donc nous travaillons dans le monde entier nous avons un socle d'activité je dirais entre guillemets de base dans le monde entier mais on nous a demandé en plus de donner une un un accent particulier sur ces trois zones prioritaires euh le COP qui vient de s'achever les trois années qui viennent de s'achever ont été marqué par euh des restructurations très fortes de institut français que j'ai mené euh l'une d'elles était la réorganisation de l'organigramme de l'Institut français qui avait été lancé avant que j'arrive d'ailleurs mais que j'ai mené à terme parce que ça nous a permis en fait de clarifier l'organisation de l'Institut français et de nous aligner davantage sur les missions qui nous étaient assignées en parallèle nous avons mené un projet immobilier j'ai envie de dire énorme qui était demandé par par les ministères de tutelle depuis 2015 et nous avons abouti à un eménagement dans un nouveau bâtiment rue de la Folie Reno dans le 11e en janvier 2024 c'est donc quelque part une reconfiguration assez profonde de l'Institut français qui a eu lieu ce projet immobilier a été motivé par des économies budgétaires et on aime à dire que on fait 1 million d'euros d'économie par an avec ce projet immobilier et je dois dire qu'en plus il est plus visible plus confortable plus accueillant il nous permet nous sommes très sollicité par des partenaires pour les accueillir dans ce dans ce bâtiment et je pense que c'est vraiment important qu'on se donne les moyens de travailler mais de travailler en faisant des économies nous avons aussi énormément modernisé nos outils nos outils au service du réseau et de nos partenairire ça a été une refonte de la plupart de nos outils pour qu'il soit plus maniable plus je dirais facile à utiliser plus moderne tout simplement nous avons fait beaucoup d'investissements dans nos outils et nous continuons à en faire et je pense que c'est extrêmement important vu le virage numérique qui a été pris toutes ces dernières années et que nous avons pris au cours de ces trois dernières années et que nous continuons évidemment à prendre alors nos enjeux et nos défis je vais pas commencer par le budgétaire parce que c'est un enjeu et un défi pour tout le monde mais nos enjeux et nos défis moi je commencerai d'abord par évidemment le contexte géopolitique le contexte géopolitique qui bascule alors on le voit basculer là depuis depuis quelques semaines depuis quelques mois encore peut-être plus rapidement et plus gravement mais la réalité c'est qu'il bascule en fait depuis le covid alors évidemment il y a la guerre en Ukraine qui s'est décl qui a été déclenché il y a 3 ans mais moi je pense que depuis le covid on on voit les les les grands changements arrivés les les relations se tendre donc finalement quelle est la place de la diplomatie culturelle dans un monde géopolitique avec de telles tensions c'est une question je dirais extrêmement importante et moi je suis convaincu que la diplomatie culturelle je vais pas vous dire on en a encore plus besoin que jamais parce qu'on pourrait dire ça tous les jours mais la réalité c'est qu'on voit bien à quel point avec avec des pays avec lesquels la relation est tendue voire elle devient quasiment inexistante et bien le fait que nous on a un dialogue avec tout le monde alors on parle au gouvernement mais on parle beaucoup aux sociétés civiles et en fait les sociétés civiles les sociétés les peuples ne sont jamais monolithiques il y a toujours des failles il y a toujours différentes communautés et je pense que c'est extrêmement important de maintenir ce dialogue sous quelque forme qu'il soit euh le débat d'idée je prends ça pour exemple le débat d'idée est un est aujourd'hui un une action très forte de l'Institut français le débat d'idée pour moi il a pris son envol au moment des printemps arabes quand finalement les printemps arabes ont je dirais éclaté sans que personne ne les voit venir je ne dis pas qu'aujourd'hui nous sommes capables de voir tout venir mais dans la réalité nous sommes en contact avec énormément de monde nous leur parl beaucoup je dis nous institut français à Paris mais je parle évidemment pour le réseau culturel français à l'étranger et bien sûr cela permet aux gens d'exprimer leurs préoccupations d'exprimer les sujets qui leur tiennent à cœur et ça nous permet de faire remonter tous ces sujets ça nous permet aussi de développer des réseaux d'interlocuteurs qui sont je dirais en constante on cherche toujours en fait à renouveler ces réseaux et ça c'est aussi un de nos défis et c'est aussi un nos défis en Afrique comment finalement par notre action nous arrivons à pardon parler à plus de monde ne pas rester dans nos réseaux habituels et parler aussi avec des gens qui ne sont pas francophile et ça c'est extrêmement important d'aller chercher des interlocuteurs d'aller les chercher d'aller chercher de nouveaux interlocuteurs donc un de nos défis aussi c'est de communiquer de communiquer avec un plus grand nombre de personnes et quelque part de désinstitutionnaliser ce que nous faisons c'est-à-dire que en nous on ne voit pas le gouvernement français on ne voit pas je dirais la parole institutionnelle mais on voit un interlocuteur avec lesquel lequel on a envie de de dialoguer et d'exprimer même des choses avec lesquels nous ne sommes pas d'accord bien sûr nous sommes l'outil du gouvernement français ça je je le bien sûr ça c'est très clair mais c'est dans la communication comment on on est amené à essayer d'imaginer des choses peut-être plus innovantes parce que aussi les façons de communiquer les façons de communiquer des jeunes générations notamment les façons de communiquer sur d'autres continents évoluent énormément je pense que c'est un de nos enjeux un de nos enjeux c'est évidemment d'adapter en permanence notre action et bien à ce que nous constatons sur le terrain et à nos enjeux budgétaires donc il est vrai que 2025 nous avons eu une baisse de notre subvention pour charge de servicees public elle a été de de près de de elle a été de 5,5 % bon je pense que là le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a fait son maximum pour nous préserver pour préserver le réseau aussi néanmoins l'impact est quand même toujours assez fort parce que notre budget il est pas énorme non plus hein on a un budget de de près de 45 millions d'euros hein avec une subvention pour charge de service public aujourd'hui de 25,5 million d'euros là-dessus bien sûr il faut qu'on prenne la masse salariale le le le bâtiment et cetera et cetera donc nous en fait quand on a eu la notification de la baisse moi j'ai souhaité qu'on fasse une revue de nos programmes c'est-à-dire que au lieu de se dire mon dieu c'est atroce on n réduit nos budgets ce qui est évidemment dommageable mais je vois aussi la situation de la France on a regardé un par un tous nos programmes et on a en effet décidé de réduire mais moi je trouve que réduire tous les programmes au final on a on perd peut-être de la visibilité et de la lisibilité dans ce qu'on fait on a décidé de prendre des enfin des des actions assez fortes il y a certains programmes qu'on va arrêter alors qu'est-ce qui a guidé nos choix et je peux vous dire qu'on va continuer à le faire parce que nous préparons l'avenir et nous préparons aussi et bien le fait que peut-être nos ressources ne vont pas augmenter malheureusement ce qui va guider nos choix et ce qui les a guidé c'est l'impact moi je souhaite un pilotage par l'impact un pilotage par l'impact de nos programmes et aussi qu'on puisse étayer auprès des Français de ce que la diplomatie culturelle peut apporter comme résultat pour la France je pense que ce n'est pas un angle qui est souvent pris parce que c'est difficile quand on parle de diplomatie quand on parle d'influence quand on parle de diplomatie culturelle et bien ce n'est pas facile d'étiller de résultats concrets en revanche nous avons quand même beaucoup de programmes sur lesquels nous pouvons dire voilà nous nous avons eu des résultats concrets je prends par exemple le programme industrie culturelle et créative immersion qui est un programme d'accompagnement à l'export d'entreprise nous avons un effet levier dont nous pouvons attester aujourd'hui de 1 € investi pour 3 € retrouvés mais aujourd'hui parce que il y a beaucoup de contrats qui sont en projet et cetera et nous pensons que c'est un programme qui peut avoir un effet levier de 1 pour 14 voilà je veux pas être trop longue parce que vous m'avez demandé de faire un propos limininaire donc je m'arrêterai là mais je suis bien évidemment disponible pour toutes vos questions merci beaucoup merci madame la Présidente première question de claud k notre rapporteur budgétaire merci monsieur le Président et puis merci madame la Présidente pour ces éléments qui témoigent de votre engagement à faire je dirais aussi bien avec moi le défi est de taille et naturellement notre commission se montrera très attentive au suivi de la situation et des crédits de l'Institut français en ces temps où la rigueur est de mise pour tout le monde al ma première question et vous l'avais d'ailleurs évoqué mais je souhaiterais que vous soyez un peu plus précise porte sur l'organisation de notre réseau de coopération culturelle qui pourrait paraître nébuleux à un observateur non averti comment s'organise tout d'abord les relations de votre établissement avec les instituts français implantés à l'étranger ainsi qu'avec les les services de coopération et d'action culturelle quel bilan faites-vous ensuite du rapprochement opéré avec le réseau des Alliances françaises pour mémoire ce rapprochement a été rendu effectif par cette fameuse convention tripartite qui a été passée avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères en 2019 puis renouvelé en juillet 2023 et dont l'objectif était de garantir une plus grande cohérence de l'action linguistique et culturelle extérieure cet objectif vous paraît-il aujourd'hui atteint et deuxièmement je souhaite ensuite revenir sur les conditions d'élaboration et le contenu du COP de ce contrat d'objectif et de performance de l'Institut français alors que celui-ci couvre et vous l'avez précisé la période 2025-2027 il n'a pu être examiné qu'au début de l'année 2025 par le Parlement les objectifs qui figurent ont par ailleurs été définis avec les sérieuses coupes budgétaires opérées par la loi de finan 2025 dans ces conditions je m'interroge sur le statut de cette feuille de route danst certaines mesures paraissent déjà obsolète faute de financement adéquat et qui avaiit commencé à être mise en œuvre avant même que le Parlement les ait examiner je relève par ailleurs que la promotion de la langue française ne constitue plus un objectif à part entière de cette feuille de route alors qu'elle figurait parmi les quatre priorités du contrat d'objectif et de performance 2 22 2024 pouvez-vous nous éclairer madame la Présidente sur les conséquences pratiques de cette évolution enfin nous avions largement salué lors de l'examen du projet de loi de finance l'engagement des équipes du réseau d'action culturelle pour maintenir leur activité dans des contextes de tension géopolitique voire de conflits armés je pense notamment au programme de soutien et de coopération qui qui ont pu être maintenu en Ukraine au Sahel au Liban ou encore en Israël cette audition est donc l'occasion de faire le point sur l'évolution de ces différentes situations comment donc madame la Présidente le fil de l'action de l'Institut a-t-il pu ou non être maintenu dans ces différentes zones au cours des derniers mois en particulier le programme de résidence ça va ça va qui s'adresse à des artistes Palestiniens fonctionne--il toujours aujourd'hui voilà une première série de question oui madame prés on va vous laisser répondre à cette prière question avant qu'il y en ait d'autres merci beaucoup monsieur le sénateur alors je vais si vous le permettez commencer par votre dernier point pour moi aussi et je vous en remercie pour saluer l'engagement des équipes parce que les équipes sur le terrain des instituts français des services de coopération des ambassades et des alliances font un travail extraordinaire parfois et de plus en plus souvent dans des conditions très difficiles et je pense que vous les rencontrez régulièrement quand vous vous déplacez c'est vraiment extrêmement important euh j'en profite pour saluer les équipes de l'Institut français de Paris évidemment qui sont au contact de ces équipes au quotidien alors euh dans les pays en crise comme euh vous avez cité l'Ukraine euh l'Institut français a fermé un temps et il a réouvert en fait en fait les instituts français sont les derniers à fermer les premières à ouvrir on on on ils sont présents vraiment au maximum et en Ukraine notre équipe fait un travail formidable au Liban aussi bien sûr à Jérusalem et cetera et cetera donc je dois dire que c'est vraiment une présence force c'est un drapeau qui est planté hein je et qui est extrêmement reconnu par les populations vous avez cité le programme ça va ça va il est le programme se déroule he donc l'idée c'était d'avoir des mobilités artiste palestinien dans la dans la région en 2024 et puis d'en avoir vers la France en 2025 l'Institut du monde arabe par exemple va en accueillir prochainement pour des expositions donc ça ça se déroule et c'est vraiment bienvenu nous avions fait aussi un programme qui s'appelait Nafas pour des 100 artistes libanais au moment de l'exposion du port et je dois dire que pour avoir rencontré des artistes qui ont bénéficié de ces résidences c'est extrêmement fort parce qu'on se rend compte d'à quel point on a pu changer leur vie et permettre qu'ils poursuivent leur leurs pratique il y a un pays dans lequel l'Institut français a été fermé c'est le Niger mais sinon au Sahel les instituts français sont ouverts et continuent je dirais leurs activités avec la limite que nous n'envoyons pas nous nous n'envoyons personne quand les conditions de sécurité le je dirais l'empêche nous institut français de Paris ça veut pas dire qu'il y a pas des équipes sur place qui travaillent alors ça m'amène à votre première question vous avez posé la question de comment s'organise nos relations avec les instituts et avec les services de coopération et d'action culturelle comme je le disais dans mon propos liminire nous n'avons pas leur tutelle puisque c'est le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères qui a la tutelle mais nous travaillons avec eux au quotidien nous sommes en contact avec le réseau plusieurs fois par jour plusieurs Inter locuteur à l'Institut français qu'est-ce qu'ils viennent chercher chez nous en fait ils viennent chercher du conseil et de l'expertise tiens il y a un festival de culture urbaine qui se monte chez moi j'aimerais placer des artistes français qu'est-ce que vous pouvez recommander tiens j'ai des cours de français j'aimerais améliorer la pédagogie et puis là il y a la concurrence de l'intelligence artificielle qu'est-ce que vous faites qu'est-ce que vous pouvez nous conseiller donc nous faisons des des formations nous faisons des des formations je dirais en présentiel et à distance nous faisons de l'accompagnement du conseil de l'expertise sectorielle nous faisons du soutiens budgétaire nous avons des appels à projets par lesquels nous soutenons autant que nous pouvons et nous ne pouvons pas les soutenir tous malheureusement les projets du réseau culturel français à l'étranger nous les soutenons non en les finançant à 100 % mais en les cofinançant ce qui permet d'avoir aussi un effet levier sur ces projets euh nous sommes en fait nous avons moi ce que j'aime appeler une relation organique et ce que je trouve intéressant finalement dans le fait que nous n'avons pas la tutelle c'est que nous ne pouvons pas imposer des choses au réseau et si le réseau reprend nos nos idées euh si le réseau fait appel à nous c'est bien qu'il y trouve son intérêt et finalement c'est en ça que je vois et bien la qualité de ce que nous faisons euh le rapprochement avec les Alliances françaises et et je dois dire très satisfaisant monsieur le sénateur c'est vrai qu'il y a eu des moments plus tendus hein pour le dire diplomatiquement il y a eu cette convention tripartite donc Fondation Alliance française ministère de l'Europe et les affaires étrangères institut français en 2019 qui a permis je pense de remettre les Ch d'apaiser les choses et en fait de bien se dire qui fait quoi cette convention a été renouvelée sans aucun problème en 2023 et nous avons des relations je dirais de collaboration apaisée la Fondation Alliance française s'est recentrée sur son cœur de métier la labellisation des Alliances françaises la délabélisation le cas échéant je dirais la coordination du réseau et nous-même nous avons été je installé comme opérateur pivot et je dois dire ici que nous institut français à Paris travaillons autant pour les instituts français les services de coopération culturelle à l'étranger que pour les Alliance française je donnerai juste un exemple hein dans le nombre de d'agents du réseau que nous formons plus de 1000 agents du réseau que nous que nous avons formé en 2024 1200 c'est ma mémoire est bonne il y a autant d'agents des Alliances françaises que des instituts français et ça je pense que c'est important euh alors sur le COP oui je je oui en effet le projet de COP est arrivé tardivement aux assemblées je dois dire que nous-même étions assez près en fait mais le COP doit aussi d'abord passer par un COS un comité d'orientation stratégique qui doit être présidé par nos deux ministres de tutelle et nous avons eu du mal à trouver des dates à cause en fait des voilà des évolution gouvernementale donc je je j'en suis désolé il vous arrive tardivement d'ailleurs j'en suis désolé pour nous aussi hein parce que c'est pas non plus très agréable de travailler sans COP je dois dire mais enfin je vois je vois que les choses avancent donc je m'en réjoui et c'est pour ça que nous proposons en fait de décaler la durée du COP de 2025 à 2027 pour éviter d'avoir dès cette année à refaire un nouveau COP s'il devait s'arrêter en 2026 alors le contenu du COP et les grandes orientations du COP je pense que le fait qu'on décale la date ne change pas les grandes orientations les grandes missions qui nous sont données il y a une grande continuité heureusement en revanche il est vrai que sur certaines cibles et ça nous nous le regardons vraiment très précisément puisque le COP les grandes orientations sont ass sorti de cibles d'indicateurs à à à atteindre et il y a certains de ces indicateurs cibles que nous ne pourront pas euh je pense atteindre parce que bah il y a eu les questions budgétaires qui sont arrivé et cetera et cetera mais ça nous avons été je dirais en dialogue très clair avec nos tutelles que année après année de toute façon nous allons revoir ces cibles pour les ajuster et je pense que c'est assez normal c'est assez simple puisque euh même en 2022 il aurait été difficile de prévoir ce qui se passait sur les trois années qui suivent donc d'ajuster les cibles année après année me paraît une façon très cohérente raisonnable et efficace en fait de travailler c'est ce que nous faisons la promotion de la langue française alors sachez que nous sommes très engagés dans la promotion de la langue française quoi qu'il arrive et nous avons je dirais même accru développer nos façons de faire notamment à l'approche du sommet de la Francophonie depuis le Sommet de la Francophonie alors nous n'avons pas la compétence exclusive loin de là de la promotion de la langue française vous savez nous avons évidemment ben le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères le notre délégué auprès de l'OIF et cetera pour parler de l'international il y a bien sûr au ministère de la Culture les services dédiés mais nous nous soutenons en particulier évidemment le réseau culturel français à l'étranger ça veut dire quoi les centres de languees ça veut dire aussi leur projet pour promouvoir la langue française nous avons développé par exemple au moment des JO des projets Sport et langue françaises euh nous avons contribué à la résonance du sommet international de l' Francophonie qui s'est passé en France et bien nous avons contribué à sa résonance à l'étranger nous avons toute une une action en fait de démarche qualité aussi pour les établissements comment on alors établissements dans leur je dirais totalité mais bien sûr les centres de langues et nous faisons énormément d'accompagnement des postes donc la langue française est et reste je dirais un axe fort de notre action nous réunissons régulièrement les attachés de coopération linguistique et nous avons même des je dirais développé ce format de réunion des attaché de coopération linguistique nous en recevons une une cinquantaine par an et nous avons développé par exemple partenariat avec la cité de de Viller cotray donc voilà je suis très engagé en faveur de la Francophonie alors nous allons prendre maintenant l'ensemble des des questions vous inviter bien sûr à à les noter en commençant par celle de Yan chanrel oui merci Monsieur le le président madame la la présidente tout d'abord je voudrais bien évidemment saluer votre travail ainsi que tout celui également de de vos équipes avec un budget vous l'avez souligné plus plus que contraint et on peut le constater lorsqu'on se déplace un peu partout dans le monde à à la rencontre de de vos équipes il y a un autre point que vous avez souligné effectivement à juste titre c'est la la situation internationale le contexte géopolitique et de souligner l'importance de notre réseau culturel qui est la marque je dirais peut-être même notre spécificité et aussi notre force finalement diplomatique dans le monde nous avons eu un échange d'ailleurs hier un débat sur l'Ukraine et je pense qu'il est très très important que dans la situation dans laquelle nous sommes nous parlons beaucoup de l'augmentation du budget de la défense mais ça ça doit être absolument corrélé avec un une augmentation aussi des moyens de nos diplomatie puisque la défense est très important mais ça doit être arrimé avec notre diplomatie et notre réseau culturel donc ça devrait aller de paire parce que au moment où certains pays se désengagent comme les États-Unis notamment à travers tout un tas de politiques qu'ils avaient à travers de l'ONU il faudrait pas que la France quitte également ce terrain dans le même temps parce que nous sommes remplacés par la Russie ou par la Chine donc il est très important même diplomatiquement que nous ayons une stratégie et un financement à ce à ce niveau-là qui nous paraît en tout cas fondamental lors de notre audition pour notre rapport sur la francophonie que nous avons réalisé avec Pierre-Antoine léville et et Catherine prti vous nous aviez relaté un échange que vous aviez eu avec un jeune francophone du Bénin euh au cours duquel il vous avez demandé concernant le français le français pour quoi faire et un des enjeux pour le développement de de la Francophonie c'est de pouvoir justement offrir des opportunités euh pour faire des études à l'international des possibilités pour obtenir un stage et des atouts pour évoluer au sein bien des entreprises ou ou d'une administration donc ce que j'aimerais connaître c'est vos préconisations justement que vous auriez à nous faire en la matière pour faciliter cela à partir de votre expérience bien évidemment à la tête de l'Institut français mais également en tant que que diplomate euh on a aussi dans notre rapport une recommandation àin de de de poursuivre le soutien financier justement au réseau culturel français en engageant une réflexion sur sa mutualisation avec d'autres pays francophones puisqu'on a également d'autres pays francophones qui ont des moyens financiers et comme vous le savez en raison des contraintes budgétaires il serait peut-être intéressant d'évaluer d'étudier pour développer notre force de frappe avec des pays alliés francophon également euh quel est justement pour vous et les possibilités avez-vous une réflexion par rapport à cette mutualisation possible déjà vous paraît-elle envisageable et comment pourrait-elle éventuellement se se mettre en place et j'avais une dernière question c'est qu'il y a eu aussi une expérimentation qui a été mise en place concernant le pass éducation langue française au cours de l'année 2024 malheureusement qui n'a pas été reconduit euh dans le budget 2025 c'était de permettre des cours gratuits justement à des ressortissants français qui étaient éloignés justement de de de nos écoles françaises des instituts et vous vous aviez des des cours gratuits que vous vous permettiez justement à destination de compartill c'est d'avoir un petit peu si vous avez un bilan justement de de cette expérimentation pour avoir un peu votre retour et et est-ce que vous regrettez justement que la non reconduction de ces crédits pour ce pour ce programme je vous remercie Jacques operin merci président merci à vous madame la Présidente pour pour votre présence et et l'intérêt que que vous nous faites partager de de l'Institut moi je voudrais revenir sur le sur un problème budgétaire et c'est vrai que le programme 185 qui représente près du quart de la créd mission extérieure de l'État hors de dépenses donc en person personnel ce programme 185 qui est la diplomatie culturelle d'influence porte les crédits destinés au financement de la politique d'influence de la France dans le domaine de l'enseignement français à l'étranger mais aussi dans l'ensemble des moyens destinés à la diffusion et vous l'aveiez dit en ce moment c'est tellement important culturel linguistique et scientifique et universitaire Vous nous avez dit que c'éit un réseau qui était inégalé un atout pour la France mais la baisse de crédit de l'ordre de 45 millions d'euros donc d'ailleurs est quasi équivalente au Budet de l'Institut français et nousous aurions pas souhaité en tout cas que que cette baisse de crédit puisse impacter mais l'impact bien sûr de manière assez conséquente l'Institut français donc dans ce contexte budgétaire qui est contraint comment l'opérateur comment votre opérateur donc institut français que vous présidez envisage de mener à bien votre mission et d'être à la hauteur des priorités des grands enjeux de diplomatie d'influence comme par exemple les saisons culturelles ou celle qui va commencer entre la France et le Brésil et autres j'aurais souhaité que vous prolongiez vos propos sur l'adaptation peut-être encore plus fine vous nous avez dit tout à l'heure que vous avez regardé chaque programme et cetera mais est-ce qu'il y a des priorités sur lesquelles vous allez vous orienter je vous remercie Mathilde Olivier merci monsieur le Président je souhaitais d'abord me joindre aux interventions précédentes pour saluer le travail des équipes des des instituts français enfin de l'Institut français et des instituts français euh de par le monde qui font un un un travail très important très important avec peu et c'est aussi un l'un des points que qu' est je pense important d'avoir tous en tête c'est que ces instituts français dans le monde euh ont des objectifs d'autofinancement qui sont souvent à plus de 85 90 % euh qu'il se financent beaucoup par leurs cours leur cours de français notamment euh et que dans ce contexte dans ce contexte c'est aussi pour eux difficile et pour la diplomatie française difficile de se projeter dans une politique culturelle avec des moyens toujours plus réduits pour ces pour ces institut français eu je voulais revenir sur sur l'un des objectifs du réseau qui est celui du mesénat d'abord puisque c'est aussi l'une des ressources vers lequel se tourne les instituts français comme d'ailleurs beaucoup de beaucoup de d'institutions culturelles aujourd'hui pour aller chercher des des financements supplémentaire quel accompagnement l'Institut français de de Paris met éventuellement à la disposition des institut français dans le réseau pour à la fois négocier ces ces contrats de messena et s'assurer que ces contrat ou en tout cas c'est voilà c'est ces partenariats ce mesenat avec un certain une certain nombre d'entreprises privées euh est fait dans le dans le respect des objectifs que se fixe la France en terme de diplomatie notamment notamment climatique euh voilà euh pour revenir sur sur quelques-uns de de vos programmes et des priorités de la diplomatie culturelle je voulais revenir sur vos liens avec le Centre national de la musique et me dem et que nous auditionnons assez régulièrement dans cette dans cette commission euh je sais qu'ils ont des bureaux export spécifiques dans un certain nombre de pays du monde et savoir comment l'Institut français travaille sur cette question de l'export autour de la musique euh euh voilà dans dans le monde et puis et puis bien sûr aussi à Paris euh on parle du contexte géopolitique très très tendu dans ce contexte là l'éducation à l'Infor formation et la lutte contre les fausses informations est est importante France Médi monde fournit un travail important à la à la fois de formation au aux populations mais aussi aux journalistes localement je sais que les instituts français sont souvent très en contact avec les les antennes de France 24 ou de ou de RFI localement est-ce que vous avez un travail en commun spécifiquement sur cette question de de de de l'éducation à l'information et à la lutte contre les fausses informations et puis un dernier point sur le programme pause qui accueille des artistes des chercheurs en exil est-ce que vous pouvez revenir et il me semble que c'est aussi l'Institut français qui gère en partie ce programme posuse non c'est le c'est le ministère desaffaires étrangères dans ce cas-là bon don ma question c'était est-ce que vous est-ce que vous pouviez revenir sur le nombre et le profil des personnes accueil mais si ce n'est pas vous qui le gérez je poserai la question ministerère Catherine main de sailli merci monsieur le Président j'ai quelques questions complémentaires de celle de mes collègues d'abord madame la Présidente vous féliciter pour l'excellent travail réalisé on mesure quand on se déplace à l'étranger que dans chaque institut français il y a beaucoup de d'énergie et de volonté pour bien faire et et continuer à porter lesmion combien même celles-ci sont sont réorientées au demeurant on note aussi parfois euh euh des difficultés de de de fonctionnement et des parfois des des moyens très très réduits j'ai pour souvenir un déblacement récent à à Oslo où l'Institut français n'a plus de lieux on a vendu les lieux donc ils sont euh voilà errant donc comment on peut résoudre ce ce ce cette question il dispose de très faibl moyens alors je sais qu'ils sont pas forcément euh dans la priorité de l' des aires géographiques énoncé mais c'est tout de même ant euh la Norvège est quand même très proche de de l'Europe surtout par les les temps qui cour euh avec ma collègue Elsa char nous avons réalisé un rapport sur l'ex Joseph pardon je suis fatiguée non non non non excusez-moi chers collègues c pas intentionnel vous vous en doutez eu nous avons réalisé un rapport sur l'expertise culturelle patrimoniale mise à l'étranger et dans ce cadre-là nous sommes interrogés sur la double tutelle souvent exercée entre le ministère des Affaires étrangères et et de la culture et nous avions évoqué les instituts français comment concrètement fonctionne cette double tutelle pour vous euh quelle dynamique et quelle synergie cré-elle et une question très concrète c'est que quand on observe le déplacement de certains ensembles certaines compagnies euh à l'étranger soutenu par l'Institut français on se demande toujours comment voilà ceux-ci sont sélectionnés euh quels sont les guichets auquels ils peuvent faire appel pour pouvoir développer aussi leur rayonnement à l'international concrètement comment ça fonctionne une autre question euh concrète à laquelle je suis sensible puisque je suis aussi une élu régional pouvez-vous éclairer notre commission euh sur la façon dont vous construisez aussi les coopérations décentralisées avec les collectivités très engagées beaucoup de régions son engagées mais aussi des des grandes villes quel rôle voilà comment quel rôle joue-t-elle avec vous au bénéfice justement de cette diplomatie culturelle et enfin une dernière question relative au cinéma vous êtes très actif on vous on vous voit d'ailleurs avec l'audiovisuel extérieur et et ces trois chaînes que sont Monte Carlo dia France 24 et RFI on vous voit au festival de can participer à la fabrique du cinéma concrètement pourriez-vous nous expliquer euh en quoi ça consiste et et comment vous promouvez les les les cinémas le ciném français et les cinémas du monde merci beaucoup Pauline Martin oui euh bon évidemment je me joins au propos de de mes collègues pour vous remercier euh alors la question a déjà un petit peu été posée mais je vais la reposer autrement vous avez beaucoup insisté sur votre volonté de de sortir des murs un petit peu de de l'institution et je trouvais que c'était très intéressant dans dans vos propos alors au-delà de l'aspect diplomatie culturelle quelle marche de manœuvre avez-vous en terme de collaboration avec les acteurs privés les entreprises à l'étranger au-delà du du MES Sénat qui a été évoqué par par ma collègue et enfin samanta casbonne oui merci monsieur le Président je me joins évidemment aux félicitations puisque j'ai la chance de pouvoir me me déplacer à à travers le monde et de rendre hommage assez régulièrement lors de mes passages au travail de vos équipes que ce soit d'ailleurs au sein des des instituts mais je je dirais peut-être aussi plus largement même si vous ne les chap é pas directement parfois vous les accompagnez des alliances parce que je crois qu'il ne faut pas les oublier ces associations qui font aussi la promotion de la langue française et que vous accompagnez d'ailleurs moi j'en ai témoigné lorsque j'étais député sur le Portugal lorsqu'elles ont besoin et ce soutien financier souvent c'est vous qui êtes là et et aussi pour la formation donc je tiens aussi à saluer par votre intermédiaire également le le travail de ces alliances qui qui nous échè à tous moi j'avais deux trois petite question comme celle-ci à la volée est-ce que vous avez des liens avec enfin privilégiés avec certains opérateurs qu'il était prévu pour certains en tout cas même parmi cette commission peut-être un peu de sacrifier par des couples budgétaire de type canopé France éducation internationale parce que moi je sais à quel point ces opérateurs nous sont précieux à l'étranger et je voudrais peut-être que vous puissiez nous indiquer s'il y a avait potentiellement des liens avec ces instituts français et qui vous permettent surtout vous aussi de maintenir vos équipes à un niveau de formation extrêmement intéressant donc c'est c'était aussi pour informer cette commission euh 2ème point moi je suis ancien proviseur et je vois à quel point il est important euh aussi de faire la promotion gratuite de notre langue française et je tiens à rendre hommage à un accès que peu connaissent et je suis pas sûr ici que nous soyons nombreux à à connaître ce qui s'appelle culture tech culture Tech est est un passe gratuit dès l'heure où on prend une adhésion à un institut qui permet d'avoir l'ensemble de la littérature française et des médias papiers de manière dématérialisée donc numérique à travers le monde et ça je trouve encore que c'est une performance française qu'on ne salue pas assez et et je tiens aussi à à à le signaler à notre commission parce que c'est intéressant de voir tous ces outils que nous avons aussi pour faire la promotion de la langue française et d'autres que d'autres non pas euh maintenant j'aimerais aussi revenir sur un un un dernier point qui touche lui peut-être un peu plus l'accès euh aux certifications moi j'aimerais savoir s'il existe des études comparatives en matière euh de de certification avec d'autres pays est-ce que euh nous nous avons une baisse par rapport à d'autres bon nous faisons passer le DELF le DALF à travers le monde et d'autres entre autres les Espagnols les les Anglo-Saxons font passer d'autres certifications que nous connaissons aussi c'estantas est-ce qu'il existe des des des comparaisons de ces indicateurs et même est-ce que vous vous en inspirez pour parfois dire bon là nous sommes un peu en recul ou et et nous avons des eaues n devons un peu plus peut-être développer ces points et j'aimerais un ça sera ma dernière question un avis puisque je suis moi-même et c'est intéressant d'ailleurs de de demander une autre nationalité que que la sienne et je suis dans cette démarche actuellement puisque je vis en Espagne et et et et je m'aperçois qu'il existe puisque je dois passer hein par l'ensemble des fourches codines qu'impose une demande de nationalité dans un pays et et je m'aperçois qu'ils ont un module que on s'inscrit justement dans un institut euh espagnol qui euh met en avant toutes les connaissances que doivent avoir les demandeurs de nationalité sur euh la Constitution sur euh euh les régions sur euh tout ce qui forge je dirais l'identité d'un pays et je m'interrogeais sur le fait que est-ce que nous nous avons ce genre de module pour ceux qui souhaitent demander la nationalité française parce que je je m'aperçois que ces points-là sont essentiels d'abord si on n' pas un un nombre de points suffisants et bien on on n'obtiendra pas sa nationalité espagnole donc je voudrais savoir si nous avons l'équivalent voilà merci voilà madame la Présidente toutes les questions ont été posées on va vous laisser y répondre merci beaucoup alors de façon un petit peu transversale je vais revenir sur les questions budgétaires parce que plusieurs d'entre vous ont abordé cette question alors vous avez remarqué que je ne me plains pas je ne me plains pas face au à la baisse budgétaire d'abord pourquoi parce que le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères nous a quand même préservver autant que possible ensuite bon j'essaie d'être responsable je vois euh la situation du pays et puis toutes les priorités qui existent néanmoins je dois dire aussi que il a un certain niveau de baisse au-delà duquel nous ne pourrons plus exercer nos missions voilà c'est très clair nous sommes en discussion constante avec nos ministères de tutelle donc moi je j'en rajoute pas dans la complainte mais il est clair évidemment que il y a un moment on pourra on pourra plus faire alors euh je reprends les questions euh de du sénateur Chantrel sur les questions géopolitiques l'Ukraine moi ce que je trouve extrêmement fort c'est que vous avez tout à fait raison les questions culturelles les questions d'identité sont extrêmement importantes et sont peut-être même exacerbées dans le monde dans lequel nous vivons euh sur l'Ukraine c'est euh particulièrement important évidemment puisque euh le pays euh est en guerre depuis 3 ans moi je suis allé à Kiev hein je je me suis rendu compte à quel point la culture était aussi une arme de combat c'est leur c'est une évidemment il y a les soldats au front et on leur rend hommage mais la culture c'est ce qui fait leur identité c'est ce qui fait qu'ils ne sont pas russes et en fait quand la guerre a éclaté personne ne connaissait cette culture ukrainienne et nous nous avons tout de suite développé une action pour faire connaître en France parce que nous avons été assaillis de demande sur mais en fait c'est c'est quoi l'Ukraine c'est qui l'Ukraine c'est quoi les artistes ukrainiens et il se trouve que dans notre équipe nous avons un spécialiste de l'Ukraine et donc ça a été je dirais un rat de Maré de demande pour mieux connaître ce pays qui finalement n'est pas loin de de chez nous mais que nous ne connaissons pas c'est une question vous le savez mieux que moi extrêmement sensible en Ukraine parce que en effet et bien voilà c'est c'est le sujet c'est c'est qui sommes-nous et comment nous faire connaître donc dans ces conditions beaucoup de pays se tournent vers nous pour accroître notre coopération culturelle nous avons eu une saison de la Lituanie en France l'an dernier qui a duré le 2e le 2e semestre 2024 c'est une demande du Président de la République lituanien parce que aux avant-postes aux avant-postes du soutien en Ukraine très très proche évidemment de la Russie connaissant extrêmement bien la Russie et ce dont elle est capable mais se disant mais la France ne nous connaît pas et c'est vrai nous sommes très proches mais nous ne savons pas qui sont les Lituaniens donc vous voyez il y a énormément en fait de questionnement sur ce sujet qui reviennent en fait à la coopération culturelle et donc à la diplomatie culturelle c'est une façon de se connaître c'est une façon de renforcer les liens de renforcer les liens évidemment avec les pays partenaires et et euh on se rend compte que euh on ne les connaît pas forcément si bien que ça mais la diplomatie culturelle c'est aussi une façon la coopération culturelle c'est aussi une façon de faire émerger des questionnements qui nous euh concernent vous avez cité la francophonie et le Bénin il se trouve que nous avons fait l'an dernier tout un cycle de forum de dialogue et de discussion sur le continent africain avec euh de nombreux jeunes et moins jeunes de la des sociétés civiles africaines avec aussi des des Français que nous avons euh emmené en Afrique et au Bénin en juin nous avons fait un une 3 jours de discussion sur le français pour quoi faire et je peux vous dire j étaé c'était passionnant parce que toutes les euh toutes les opinions se sont exprimées toutes les générations se sont exprimées euh plus ou moins de façon virulente plus ou moins de façon étayée c'était très intéressant d'entendre dire mais finalement nous on est en francophone mais euh mais pourquoi à quoi ça sert et quand on leur dit bah très bien mais quel autes langues vous aimeriez parler bah c'est là qu'on se rend compte qu'il y a une diversité de langues et et finalement il y en a pas une sur le continent en tout cas qui qui qui ressortait et c'est très intéressant d'interagir je dirais sans positionnement surplombant de notre part il y a un questionnement sur la francophonie il y a un questionnement sur la langue française il faut l'entendre après vous me dites quelles sont les opportunités quelles sont les préconisations permettez-moi d'aborder un sujet extrêmement sensible c'est la question des visas finalement la question des visas c'est aussi finalement la question de ben on nous apprend le français on apprend le français on parle le français mais dans quel condition peut-on venir en France c'est une question très complexe qui ne relève pas de l'Institut français mais nous c'est ce que nos interlocuteurs nous nous donnent en premier comme comme comme enjeu que ce soit des des universitaires de la Francophonie que ce soit des artistes et cetera et évidemment c'est un sujet très sensible sur la mutualisation du réseau avec d'autres pays alliés alors il y a des expériences qui sont faites avec l'Allemagne hein nous avons des des centres culturels je dirais franco-allemands il y en a un à ramala il y en a un à herbil par exemple alors c'est assez complexe parce que ce sont des doubles directions ce sont en fait de des doubles des doubles organigramm dans un même dans un même dans un même bâtiment ça marche plutôt bien à vrai dire ça dépend aussi des personnes mais ça ça marche plutôt bien puis c'est vrai qu'en terme d'image ça montre un front uni après est ce qu'on doit aller plus loin c'est un choix éminemment politique moi qui ai été dans plusieurs pays en poste je dirais aussi que la France a souvent une position en matière culturelle je dirais très visible c'est pas le cas dans tous les pays évidemment he mais il y a une culture française il y a la langue française euh jusqu'où peut-on je dirais se fondre dans un ensemble euh je pense que c'est vraiment à regarder au cas par cas en fait et en fonction de ce que nous pouvons nous aussi y trouver qui je dirais répondent à nos intérêts sur le pass éducation langue française je vais vous décevoir mais nous n'avons pas été associé à la réflexion donc je ne peux pas répondre à votre je ne peux pas répondre à votre question h je je reviens sur les questions budget pour la question de du sénateur groperin le contexte budgétaire contraint comment faire alors et pour être à la hauteur des enjeux alors moi je dois dire que il y a toujours une marche pour être plus efficace c'est obligatoire et donc je recherche cette marge je recherche cette marge et c'est ce que je disais pour faire ce qu'on a appelé nous notre revue des programmes pour voir comment on peut gagner en agilité en efficacité bon cette marge sera soyons clair donc nous allons évidemment chercher des ressources autres du mescenat nous nous nous cofinançons des projets avec les collectivités locales et j'y reviendrai nous essayons d'avoir un maximum de partenaires sur les projets que nous avons moi je je je soulligne que nous ne finançons jamais un projet tout seul nous sommes toujours en partenariat c'est une c'est au-delà du budget c'est une question de philosophie je dois dire hein qu'on se dit qu'on est plus fort à plusieurs parce que que on on combine les compétences les expertises alors le mescena c'est une belle ressource pour l'Institut français il est très lié néanmoins aux saisons culturelles que nous organisons à la demande du Président de la République parce que c'est ce qui a de plus visible c'est aussi là où il y a aussi je dirais des événements qui sont organisés en France et qui sont aussi organisés dans le pays partenaire et c'est généralement là que les messenes se mobilisent donc en fait la ressource du messena elle est très liée à ces saisons les messenes sont aussi je dirais eux-mêmes face à plusieurs priorités on voit bien que beaucoup de de grandes entreprises depuis le covid se sont recentré sur la santé par exemple sur l'éducation donc ce n'est pas toujours facile mais néanmoins évidemment le mesena nous sommes à cette recherche que ce soit d'ailleurs l'Institut français à Paris en France ou que ce soi les instituts français ou les Alliances françaises en poste et il déploie beaucoup d'efforts parce que les budgets sont soit gérés par le siège soit gérés par les entreprises locales nous développons nous allons développer une formation au mesena pour les instituts français et les Alliances françaises dans dans le réseau nous sommes en train de mettre ça en place nous avons déjà fait avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères à la réunion de du réseau européen en novembre dernier tout un atelier sur le mesena avec une experte pour justement amener les postes à être mieux outillés pour aller chercher du mesena nous euh nous organisons pour aller chercher davantage de crédits européens je pense que ça c'est extrêmement important aujourd'hui de plus en plus de crédits sur la culture passe par une accréditation qui s'appelle paka Pilar assest euh et cetera et cetera cultural euh je sais plus ce que ça veut dire le a mais en ben voilà l'organ l'organisation euh euh la Commission européenne fait de plus en plus de crédit via cette accréditation paka que nous n'avons pas que le G Institute a et c'est en gros la seule organisation culturelle en Europe qui l'a ce qui fait qu'aujourd'hui beaucoup de projets européens passent par le G Institute et nous des fois le G Institute nous associe et voudrait peut-être même nous associer davantage mais des c'est retoqué aussi parce que nous n'avons pas cette cette accréditation donc nous nous mettons en marche pour l'obtenir ça prendra quelques années c'est très long c'est très lourd mais je pense que c'est important en France par exemple expertise France a cette accréditation donc nous travaillons aussi avec expertise France mais la Commission souhaite avoir une institution culturelle et nous encourage à la voir ce qui correspond aussi à nos à nos à nos priorités je reviens aux questions de de de sénatrice Mathilde Olivier donc le lien avec le CNM c'est un peu le lien qu'on a avec beaucoup d'opérateurs culturels le CNM Mme le CND le CNL en fait nous travaillons ensemble à à à bien se dire qui fait quoi et qui a les expertises et les compétences de quoi et cela prend souvent la forme d'une convention de coopération et de partenariat ce que nous avons par exemple avec le CNM les les les le CNM a soutient évidemment la filière professionnelle et peut-être plus orienté marché que nous qui sommes moins orientés marché qui sommes plus orientés diplomatie culturelle et c'est là en fait où le partage va souvent se faire des fois ça se recoupe un peu et nous travaillons évidemment ensemble pour ne pas faire doublon donc c'est vraiment un travail très fin que nous avons avec l'ensemble des opérateurs culturels sur la lutte contre la désinformation nous avons aussi un partenariat avec France médiamonde n nous n'avons pas forcément de programme strict au sensu d'éducation à l'information nous avons nous nous avons nous en avons fait et nous en ferons encore parce que c'est extrêmement important nous avons par exemple fait une opération très belle opération pendant la présidence française de l'Union européenne et il se trouve que c'est tombé juste après le le le l'attaque de la Russie sur l'Ukraine ça s'appelait café Europa et c'était vraiment un travail avec les écoles de journalisme un travail avec des journalistes européens français bien sûr et européens expérimentés pour finalement expliquer ce que c'est une information ce que c'est la désinformation ce que c'est que le travail de journaliste parce qu'aujourd'hui tout le monde est un petit peu journaliste tout le monde se dit avec les réseaux sociaux je suis un journaliste et un reporteur de terrain et c'est ça extrêmement bien marché ça a fédéré beaucoup de monde et je dois dire que c'était une très belle opération que nous sommes amenés en effet à reproduire programme pause ne relève pas de nous mais évidemment nous sommes en lien parce qu'ils accueillent des artistes aussi alors sur la coopération décentralisé nous avons des des conventions de parten partariat avec nous avons à peu près une quinzaine de conventions de partenariat qui peuvent recouvrir plusieurs collectivités locales que ce soit la ville la métropole voilà une convention peut être signée avec trois collectivités locales c'est assez c'est assez fréquent alors l'objectif c'est l'aide à l'internationalisation des acteurs culturels et artistiques des territoires donc nous nous organisons pour faire cette cet effort là sachant que les conventions reposent sur un principe qui est que à chaque euro que met l'Institut français les collectivités mettent 1 € également les conventions ont beaucoup fonctionneré par appel à projet ce qui est une mécanique assez lourde et je dois dire que nous sommes en train de travailler à rendre ces conventions plus stratégiques et peut-être plus focalisé focalisé sur une ou deux priorités avec les Haut- de- France par exemple la priorité c'est la filière image donc tout ce qui est audiovisuel et cetera avec Montpellier nous avons signé une convention qui est focalisée sur la bienénale Afrique que Montpellier a créé dans la foulée du nouveau sommet afrique- France voilà donc au fur et à mesure des renouvellements je peut-être trop longue au fur et à mesure des renouvellements de convention ou de la de la signature de nouvelle convention nous essayons d'aller vers des enjeux plus stratégiques et moins guichet si je puis m'exprimer ainsi comment fonctionne la double tutelle meae MC ben c'estàdire qu'on est en contact au quotidien avec nos nos nos tutelles nous avons aussi des rendez-vous plus institutionnalisés avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères par exemple nous testons une nouvelle formule hein qui est que nous avons une réunion une sorte de séminaire grand format deux fois par an on vient d'avoir le premier donc on teste pour un peu définir voilà les grandes priorités pardon que oui oui ah bah après on a non oui voilà séminire bah ce qui empêche pas en fait toutes les réunions à un niveau je dirais plus opér rationnelle tout le temps et et c'est le cas aussi dans une moindre mesure avec le ministère de la Culture la double titel moi l'intérêt énorme que j'y vois c'est que le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères d'abord c'est notre premier première source de financement et puis c'est le lien avec le réseau et puis nous nous faisons de la diplomatie culturelle mais très important d'être en contact avec le ministère de la Culture parce que eux c'est toute la connaissance du terrain culturel et artistique français je prends juste un exemple le ministère de la Culture a sorti une une stratégie mieux produire mieux diffusé hein tout tout au long de la vie d'un projet comment mieux le produire comment mieux le diffuser et bien sûr l'international doit s'inscrire dans une stratégie en continuité avec la stratégie nationale donc voilà tout ça tout ça à sa logique comment comment les projets sont sélectionnés nous avons des appels à projets je dois dire nous allons de plus en plus enfin de plus en plus euh ces appels à projets sont aujourd'hui très transparents euh certains ont pu dire que ça n'avait peut-être pas été le cas dans dans dans dans dans l'histoire mais en tout cas euh euh ces appels à projets sont transparents euh les commissions qui les qui sélectionnent les projets regroupent euh des experts extérieurs à l'Institut français et aussi bien sûr les ministères de tutelle et évidemment les experts de l'Institut français euh à peu près euh 50 % des lauréats sont des primos lauréat c'est-à-dire que il y a bien sûr des des artistes et créateurs que nous suivons dans la durée c'est normal et puis nous essayons de renouveler pour pas qu'on soit un guichet monopolistique alors l'Institut français d'Oslo pas de lieu alors je dois dire en effet voilà il faut réinventer un projet d'établissement un projet d'établissement avec du hors les murs comme on le fait régulièrement ce n'est pas simple ça n'est pas facile mais mais voilà je je vais pas m'étendre sur le cinéma la fabrique cinéma est un programme qui a fêté ces 17 ans c'est un programme en fait issu au départ de la coopération avec les cinémas du Sud pour soutenir des premiers projets de film ou de documentairirees de je dirais de professionnels issus des pays du Sud nous le faisons de plus en plus évoluer vers je dirais le fait que ça doit porter des intérêts français c'est-à-dire que ça nous amène à euh je dirais présenter ses projets à des potentiels producteurs français qui voi une façon aussi de faire de la co-production et ce sont des films qui vont souvent dans les festivals qui obtiennent des prix donc je dois dire que pour les producteurs français c'est aussi l'occasion de découvrir des nouveaux talents des pépit y compris par exemple on avait beaucoup travaillé avec la sasem pour placer des compositeurs et des compositrices de musique de film avec des résultats très forts donc c'est à la fois de la solidarité mais à la fois euh des intérêts français dans le cinéma j'accélère un petit peu parce que j'ai l'impression que le temps passe beaucoup euh le lien avec certains opérateurs comme FEI et canopé et beaucoup d'autres je dirais madame la sénatrice oui nous avons ces liens nous travaillons régulièrement avec les opérateurs que vous avez cité et avec beaucoup d'autres je pense que c'est la base du travail de l'Institut français et en fait nous assurons le lien aussi avec le réseau parce que eux ce qui les intéresse et ce qui intéresse le réseau c'est c'est connexion à l'international je donne juste un exemple de la façon dont nous travaillons c'est un exemple parmi d'autres mais nous organisons les ateliers de l'Institut français en juillet tous les ans bon sauf l'an dernier il y avait les Jos qui réunit une un un millier de personnes qui viennent du réseau du monde entier mais aussi des partenaires pour qu'il se rencontre pour qu'il voi comment travailler ensemble et nous organisons dans ces ateliers de l'Institut français des parcours professionnels thématiques dans lesquels nous emmenons le réseau à la découverte ou à la redécouverte de ses partenaires et ça je pense que c'est extrêmement fort à la fois pour ses partenaires français et pour le réseau cultureetech oui merci de mentionner culturetech c'est l'une des plateformes que nous avons créé pour le réseau pour lui donner des ressources puisque je ne l'ai pas mentionné mais l'une des actionsvers le réseau c'est que nous donnons des ressources et cultureetech comme d'autres plateformes numériques que nous avons créé pour le réseau a été entièrement rénové l'an dernier pour être au plus proche des besoins du public donc culture tech c'est une médiathèque en ligne en fait très simplement qui qui est dans le je dirais l'accès est donné aux abonnés aux méiathek mais aussi à des établissements partenaires nous avons plus plus de 1000 établissements partenaires dans le réseau dont près de 150 ne sont pas ni des IF ni des AF et en fait dans culturetech on a à peu près à ce stade sachant que la plateforme a été entièrement rénovée et réouverte l'an dernier plus de 60000 abonnés insrit actif voilà euh sur les certifications les certifications en fait euh je dirais que c'est une c'est un objet d'analyse poste par poste parce que évidemment il y a des dynamiques locales qui sont très particulières donc ça nous avons un pôle à l'Institut français qui est le pôle qui suit toutes tous les centres de langu et nous avons fait faire l'an dernier en toute fin d'année dernière nous avons commandité hips pour faire un sondage sur la perception de la langue française dans le monde alors on a choisi évidemment certains pays et je dois dire que c'est c'est une étude extrêmement intéressante et révélatrice pour nous et pour les postes parce qu'elle nous dit exactement comment la langue française est vue non pas par les francophones ou les amis de l'Institut français dans le pays mais par un échantillon représentatif de la population et ça ça va nous amener pays par pays à à à je dirais ajuster ajuster ce que nous proposons ajuster la communication envers les publics donc ça va vraiment dans le sens de votre question euh excusez-moi ensuite vous avez posé la question de la l'obtention de la nationalité et je pense que ça c'est une excellente idée je j'avoue je ne suis pas sûre que nous ayons ce module mais vous nous donnez l'idée et c'est parfait alors il est fort possible que des instituts français les parce que encore une fois c'est très lié à la demande locale mais je vais je vais voir cela et en effet c'est quelque chose à développer très certainement selon les pays hein les pays sont plus ou moins [Musique] concernés alors sortir les murs de l'institution la question de la sénatrice Martin comment faire au-delà du mescena c'est une question constante qu'on a comment on se désinstitutionnaliser alors moi je dirais alors et puis ça même ça peut paraître bizarre comme question comment on se désinstitutionnalisme mais en fait le sujet n'est pas tant de se désinstitutionnaliser que d'aller gagner des publics que d'aller gagner toujours plus de public et pas forcément des public qui nous suivent en tant qu'institution et donc là je dirais qu'il y a un énorme effort que nous faisons avec le réseau des ambassades descac et des instituts des alliances sur place qui est toujours d'aller à la recherche de nouveau public c'est un travail de terrain énormément c'est un travail de communication et nous notre grand enjeu qui est extrêmement difficile c'est qu'une fois qu'on a ces communautés comment on entretient ces communautés comment on entretient ces communautés on est à la recherche de nouveaux outils en fait on voit évidemment que les groupes WhatsApp sont extrêmement développés extrêmement suivis notamment sur le continent africain donc bien sûr on cherche à développer tout ça voilà euh qu'est-ce que je crois que vous n'avez rien oublié dans les questions j'ai l'impression de n'avoir rien oublié j'étais déjà bien longue merci madame la Présidente pour cet échange merci beaucoup écl pour notre commission et on n'hésitera pas bien sûr à vous réécouter sur un sujet auquel nous sommes tous très attachés ici dans cette commission merci beaucoup monsieur le Président merci à vous toutes et tous moi je tiens simplement à dire que nous sommes à votre entière disposition et d'ailleurs vous recevrez bientôt une lettre formelle d'invitation dans notre dans notre siège parce que je trouve que c'est alors votre emploi du temps ne vous permettra peut-être pas de venir mais c'est important pour moi en tout cas de vous faire cette invitation et que vous veniez aussi à la rencontre des équipes merci de cette invitation merci beaucoup bien mes chers cès
Laurent Lafon