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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 mai 2017 26 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesJustice

#RDLS29 : NUCLÉAIRE SUISSE, OTAN, TRUMP, BAHREÏN, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, IRAK, AFGHANISTAN

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:06Invité politiqueChiffre
    « Les États-Unis d'Amérique à eux tout seuls c'est 50% des dépenses militaires du monde. 600 milliards de dollars. »
  • 11:53Invité politiqueChiffre
    « Les États-Unis d'Amérique à eux tout seuls c'est 50% des dépenses militaires du monde. 600 milliards de dollars. Avec leurs alliés de l'OTAN, c'est 80% des dépenses militaires du monde. »
  • 16:52Invité politiqueFait
    « Un seul jour de guerre en Afghanistan permettrait de payer l'école à tous les enfants d'Afghanistan pour un an. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

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Jean-Luc Mélenchon

Bonjour, voilà le 29e numéro de la revue de la semaine. Nous sommes 371 000 abonnés à cette chaîne. C'est-à-dire : entre ceux qui partent et ceux qui arrivent, 1500 de plus que la semaine dernière. Allez, maintenant, générique ! Alors cette semaine il y a une bonne nouvelle. C'est le vote qui a eu lieu en Suisse, pour organiser la sortie de ce pays du nucléaire. Mais attention, ça ne veut pas dire qu'ils arrêtent le nucléaire du jour au lendemain. Mais ils ont un plan pour passer progressivement au 100% renouvelable C'est une bonne nouvelle, parce que ça a été une bataille rude, d'explications.

Mais comme c'est un grand pays la Suisse, c'est un nouveau signal de désengagement du nucléaire qui est donné sur le Vieux Continent. Avant ça, on avait eu l'Allemagne, n'est-ce-pas ? qui avait pris cette décision. Alors, le débat est intéressant parce que c'est là que vous voyez à quel point ça peut être caricatural. Ceux qui étaient pour rester dans le nucléaire, et refuser le plan de sortie, ont absolument utilisé tous les arguments. Alors... Essentiellement le parti de droite qui s'était mis dans cette histoire, pour défendre le nucléaire. Alors, il prétendait que chaque Suisse allait payer 3200 euros par an pour démonter les centrales nucléaires.

Après, ils ont expliqué qu'il y avait un risque qu'ils prennent des douches d'eau froide, parce que ça n'allait pas marcher, le remplacement, qu'on allait fermer trop vite... enfin, vous voyez quoi... Alors ça c'est une bonne nouvelle parce que les Suisses ne se sont pas laissés intimider par les bobards, quoi... Et maintenant, vous savez que dans toutes les batailles politiques, les batailles sont moins des arguments, arguments contre arguments, que des bobards, des effets de peur.. C'est devenu la norme à peu près dans tous les pays comme chez nous avec le Front National Ou avec ma diabolisation ... Ce sont des techniques qui font que les gens ne réfléchissent plus.

Ils espèrent que les gens ne réfléchissent plus.. Mais manque de pot les Suisses, ils ont réfléchi et ont pris la bonne décision. Alors nous les Français, ça nous impacte aussi parce que... les Suisses ne sont pas très contents de nos installations nucléaires voisines, et il y en deux quand même ! La centrale de Fessenheim qui est juste à coté et la centrale du Bugey qui, elle est bien vieille et pose des problèmes à beaucoup de monde. Parce qu'elle est là-bas, sur la vallée du Rhône, qui est un endroit terrible pour y coller une centrale nucléaire...

Et naturellement les Suisses, eux, savent bien que tout ça est sur leur frontière, et ils sont pas d'accord, et ils demandent que des mesures soient prises pour fermer toutes ces centrales. Donc, la décision suisse, elle va dans le bon sens pour ce qui est du destin commun de l'humanité... et elle va aussi dans le bon sens parce que elle met les Français au pied du mur... hein... On ne peut pas se contenter de regarder les voisins : ils sont concernés... hein ? ils sont concernés. Et c'est cela qui est intéressant. C'est que ça met bien en avant ce qui compte : à savoir le risque nucléaire, C'est pas un risque local.

C'est pas seulement pour les gens autour de la centrale, les malheureux, c'est déjà assez pour eux. C'est pour tous ceux qui sont dans des rayons de 80, 100 km... Qui pourraient être totalement rendus inhabitables par un accident majeur dans une centrale nucléaire. Bon, on va rester sur la bonne impression ! Un point est marqué en Suisse. La Suisse va sortir du nucléaire ! Le jeudi 25 mai il y a eu la rencontre à Bruxelles entre Monsieur Trump et les pays de l'OTAN : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, c'est comme ça qu'on dit en français. Bon, c'est une rencontre assez rituelle.

Quand on a élu un président des Etats- Unis, on organise ce genre de rencontre pour qu'il connaisse les chefs d'Etat, membres de l’Alliance. Mais cette année, c'était quand même un peu spécial. Pourquoi ? D'abord à cause de Trump lui-même, qui a, pendant la campagne électorale dit, quatre ou cinq fois, "l'OTAN est obsolète !" Alors, bon...

Peut être que ça vous fait rien, mais il y a des tas de gens à qui ça a donné la peur de leur vie, parce qu'ils ont toujours été défendus dans le cadre de l'OTAN, ils se sont sentis défendus par l'OTAN Notamment quand l'Europe était partagée entre le camp socialiste et le camp capitaliste, tous les pays de l'Europe de l'ouest, du camp capitaliste, tous (sauf les Français) vivaient sous protection nucléaire nord-américaine. Ils comptaient là-dessus. Alors, nous on n'a pas fait pareil, avec la politique du général De Gaulle, c'était une défense indépendante. Et même plus qu'indépendante puisque le Général avait dit qu'elle était "tous azimuts"! C'est dire que...

ça paraissait incroyable aux gens, qu'on ose dire qu'on mettait sur le même plan les Etats Unis d'Amérique et l'URSS C'est ce qu'a fait De Gaulle , et c'était une bonne ligne. C'était une bonne ligne d'indépendance pour les Français. Donc, là, la réunion a eu lieu, avec des gens que ça a rendu nerveux... Parce que même si depuis, il est revenu en disant : "Ah ben non, ça y est, j'ai changé d'avis. L'OTAN n'est pas obsolète", ben n'empêche qu' 'il y a un doute, et on voit bien que c'est "parole verbale" de sa part. Et en même temps... il continue à créer le doute en disant : "Ah ben si vous ne payez pas votre part à l'OTAN" " Et ben c'est pas sûr qu'on vienne, si vous avez un problème".

C''est l'article 5 de l'OTAN qui dit : Quand un pays de l'OTAN est attaqué, tous les autres doivent le défendre. Une clause, quand même qui a de l'intérêt, quand vous savez que la Turquie est membre de l'OTAN. Par conséquent quand elle a provoqué la Russie en abattant un avion russe, on s'est trouvé à deux doigts d'être tous entraînés, dans une histoire pas possible à cause des Turcs. Et il pourrait arriver d'autres choses de cette même nature dans un futur proche. Les Turcs ont un gouvernement réactionnaire et extrêmement violent et dangereux. Mais à l'OTAN, ils sont très bien vus par les nord-américains C'est la raison pour laquelle d'ailleurs, on n'entend pas parler de l'OTAN en Turquie.

et de la Turquie dans l'OTAN, comme par exemple, on entend parler du Vénézuela à tout bout de champ. Pourtant, là ils sont à côté, et on est tous impliqués. Bon, alors donc cette réunion s'est tenue. Et le but de Trump est d'affirmer le leadership des États-Unis d'Amérique. Parce qu'évidemment, cette chose, l'OTAN, est faite pour les Etats-Unis d'Amérique. C'est eux qui dirigent, qui décident, qui commandent, sur tous les plans. Des bases de l'OTAN, vous ne le savez peut être pas , mais il y en a plein l' Europe. L'une des plus grosses, c'est au Kosovo. Mais il y a aussi une base pour la flotte nord-américaine, repeinte en "OTAN" évidemment, hein...

Une base qui est en Italie, ils ont des bases un peu dans tous les pays. Et il y a une unité de la flotte nord-américaine qui patrouille régulièrement en mer Méditerrannée où elle n'a strictement rien à faire à mon avis, hein. Et cette rencontre dont le premier objectif c'est : assurer la domination des États-Unis, à un moment où les États-Unis "définissent des buts de guerre", comme on dit, hein... Et des buts qui sont vraiment très inquiétants... parce que, alors on dit : "on va lutter contre le terrorisme", bon, ben ça tout le monde est d'accord, puisque tout le monde le fait. Et donc ils souhaitent que l'OTAN soit ... partie prenante de la coalition anti-Daesh.

Bon, y'a pas mal de pays qui disent : "C'est une drôle d'idée." Je vois pas très bien ce que l'OTAN apporterait de plus, vu que tout le monde est déjà membre de cette coalition. Mais on voit bien les problèmes que l'OTAN amènerait là-dedans... Parce que on peut espérer une coalition internationale dans laquelle tout le monde vient, et par conséquent, Daesh est totalement isolée. Mais si vous commencez à amener l'OTAN là-dedans, clairement, y a des pays qui ne voudrons pas, car ils ont maille-à-partir avec les Nord-Américains. Or si la lutte contre Daesh doit être menée, elle doit être menée avec tous ceux qui veulent lutter, hein...

Pas seulement avec ceux qui 1/ veulent lutter, 2/ sont d'accord avec les Etats-Unis d'Amérique. Donc, ça c'est leur premier objectif, et c'est aussi une manière de reprendre en main le leadership de la lutte contre les actions terroristes, ce qui veut dire le leadership des interventions militaires partout où on décrète que il y a un problème avec les terroristes, bon. C'est pas rien comme décision politique que de laisser faire l'OTAN et c'est à dire les Nord-Américains dans cette affaire.

Alors , ça c'est l'aspect visible et puis il y a le deuxième aspect qui lui est beaucoup plus inquiétant, il dit : "l'OTAN doit s'organiser pour faire face aux menaces que fait peser la Russie sur les frontières de l'OTAN." Alors, déjà, c'est un concept un peu compliqué, "les frontières de l'OTAN" ! On connaît les frontières d'un pays... Mais là, les frontières d'une alliance... Eh, oh ! ça commence à devenir autre chose hein... Bon. Parce que vous vous trouvez lié, comme je viens de vous le dire à propos de la Turquie. vous êtes lié à chaque fois, au pays qui intègre l'Union. Quand ils sont membres.

Et là, on a une situation très dangereuse Moi, je ne suis pas d'accord, je l'ai déjà dit, je ne crois pas, qu'il y ait une menace de la Russie. Je ne crois pas ça du tout. Je le dis devant les caméras. Je pense que c'est l'inverse. C'est parce que on a menacé la Russie de toutes les manières possibles, qu'elle-même s'est remise en mouvement. Notamment parce que on avait promis que les frontières de l'OTAN ne s'avanceraient pas vers la Russie. Il faut se mettre à la place des Russes, pour comprendre leur mentalité. Ça veut pas dire les approuver, mais comprendre pourquoi ils réagissent comme ça.

On leur avait dit : " l'OTAN restera là où elle est.." et puis évidement, à la première occasion ..toc..toc..toc..un pays après l'autre sont entrés dans l'OTAN. Et là actuellement, il y a une situation qui est très, qui est très tendue à cause de l'Ukraine. et les États-Unis d'Amérique sont partout... partout, partout, partout ! On en parle jamais, on ne le dit jamais, mais là ils viennent de faire des manoeuvres en Pologne avec des parachutages de troupes américaines pour voir comment ça marche. Du matériel qui a été pré-positionné dans toute cette partie de l'Europe.

Donc la visite de Trump, de ce point de vue, c'est l'affirmation d'une autorité à un moment où cette autorité est en train, elle-même, de s'engager sur le terrain dans des conditions qui nous impliquent, nous. Nous, à qui on a rien demandé. Alors c'est pour cela qu'on a fait, le jour de cette rencontre de l'OTAN, on a fait une manif en ligne. Avec un hashtag, - #FiPourLaPaix - auquel chacun pouvait participer. Et il a été en tête des hashtags dans la journée. C'est une manif pour la paix et pour la sortie de l'OTAN. Et on a été en tête avec cette démonstration-là. Je voulais vous le dire parce que...

ça montre qu'il y a aussi dans notre pays une compréhension, une sensibilité à ces questions. C'est pas vrai, que les gens s'en foutent, ne s'y intéressent pas, ne suivent pas ce qui se passe. La preuve, ce hashtag a été en tête de tous les hashtags... Et c'est un très très bon signe de compréhension et de sensibilité des Français aux grandes questions qui concernent la paix. Enfin, dernier volet de cette histoire, c'est l'argent. Il faut bien se représenter les sommes, hein... Les États-Unis d'Amérique, à eux tout seuls c'est 50% des dépenses militaires du monde. 600 milliards de dollars. Avec leurs alliés, de l'OTAN, c'est 80% des dépenses militaires du monde.

Donc, faut bien se rendre compte : il y a 80% des dépenses militaires du monde côté OTAN et tous les autres, la terre entière, 20% des dépenses militaires. Avec des écarts qui vont de 600 pour les États-Unis d'Amérique, 60 pour la Russie, qui a un budget militaire inférieur à celui de l'Arabie Saoudite. Bon. Donc, quand Trump arrive, il dit "vous devez tous payer," "vous devez participer, vous devez vous engager financièrement" Bon. Et il a fixé un chiffre : 2% du PIB de chaque pays, hein ? Alors, pour quoi faire ? C'est pas pour les frais de fonctionnement de l'OTAN. C'est pour le matériel qu'on met à disposition...

et évidemment pourquoi les Nord-Américains font ils ce chantage, cette pression sur les paiements ? C'est parce qu'il s'agit de leur acheter à eux ! le matériel militaire ! Puisque c'est celui... Le matériel militaire de l'OTAN est interconnecté pour que l'ensemble des parties prenantes puissent agir de concert quand le moment est venu d'agir. Donc, il est... c'est une pression, il vient percevoir le "tribu" des États-Unis d'Amérique sur les pays qui sont dans la coalition. Alors, bon, y'a un côté un peu risible à ça, il y en a même deux, de côtés risibles.

Premièrement, c'est les perroquets, qui, dans chaque pays, prennent un air de matamore au moment des élections, pour dire : " et moi, je suis un vrai défenseur... "...je suis quelqu'un de sérieux, d'ailleurs le budget militaire fera 2% !" C'est ce qu'a dit Macron, et combien d'autres avant lui, dans tous les pays d'Europe... en faisant comme si c'était eux qui avaient inventé ça pour leur pays. En réalité c'est Trump qui a dit que c'était 2% et tout le monde doit acheter pour 2% de la richesse de son pays en matériel de guerre. Bonjour l'investissement !

Bon, ça c'est le premier côté risible, c'est tous les responsables politiques font mine de faire une proposition qui en réalité est pas la leur mais qui est celle des Etats Unis d'Amérique. Et deuxième aspect plaisant de l'affaire, c'est que, à chaque fois que les USA gueulent, tout le monde dit "oui, oui. "oui, oui, oui, c'est sûr on va le faire, oui, oui. Ah ben non, vous avez raison, ce n'est pas juste, on va payer." Et naturellement personne ne fait rien... parce que il y a déjà trois ans que les Européens disent "Si, si, on va payer " Et personne ne paye la somme prévue. Pourquoi ? Parce que pleins de pays ne sont pas d'accord. pour une somme pareille, dans l'armement.

Ensuite, il y a des pays qui disent : " Mais nous on dépense déjà beaucoup." Les Français disent : "Ben nous, c'est nous, qui sommes présents sur le terrain." par exemple au Mali, hum ? Alors on voit pas pourquoi on dépenserait davantage pour la lutte contre le terrorisme." Et les Allemands, c'est eux qu' ont la meilleure réponse. ils disent : " Ben nous, c'est un problème pour nous de donner tout cet argent parce que "déjà on donne beaucoup d'argent au codéveloppement et à la coopération. "Bon. Je trouve que c'est bien qu'ils opposent les deux, hein, l'argent pour faire la guerre et l'argent pour faire la paix. Voilà...

Alors, une fois que tout ça est sur la table la rencontre de Bruxelles ne sera pas décisive, sinon qu'elle montre que l'OTAN est pas une structure stable non plus. Parce que, ils ont eu beaucoup de mal à s'accorder sur ce qu'il y a lieu de faire. Y compris sur des aspects stratégiques. Vous savez que les États-Unis d'Amérique sont censés avoir quitté l'Irak : ils sont en train d'y revenir tout doucement, progressivement, ainsi que les autres pays qui ont participé à la coalition pour détruire l'Irak. Et abattre le régime de Saddam Hussein aussi. Donc... Là... c'est des sous, hein... Il faut se décider.

Petit à petit les Américains essaient de traîner les autres à revenir avec eux en Irak Et puis, il y a l'affaire de l'Afghanistan qui tourne horriblement mal Parce que l'Afghanistan au départ, c'était une réplique des Etats Unis d'Amérique au fait que les Twin towers, les deux fameuses tours, avaient été détruites par un attentat épouvantable, vous vous en souvenez Le 11 septembre, Mmm ? Alors l'Afghanistan au début, c'était pour répliquer. Les Etats-Unis se disant en légitime défense. Naturellement, on n'a pas retrouvé un seul des responsables de cet attentat contre les Twin Towers en Afghanistan, hein, jamais.

Et c'est normal parce que les organisateurs, pour 19 d'entre eux, (ou 18 ou 19) étaient Saoudiens, et non pas Afghans. Bon. Donc, l'Afghanistan a été envahi. Et ça tombait bien parce que à l'époque il y avait le problème de passage d'un pipeline par l'Afghanistan... et c'était un enjeu de savoir qui le contrôlerait. Je rappelle tout ça, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais c'est pour dire que les guerres suivent les pipelines, je vous le rappelle à chaque fois. Et, bon, on était là-bas pourquoi ? Je dis "on", parce que les Français aussi y étaient. C'était pour lutter contre le terrorisme, rétablir les droit des femmes et de la démocratie.

Bon, contre l’obscurantisme islamique des dirigeants de l'Afghanistan. Résultat : on a confié la rédaction de la nouvelle constitution à une assemblée tribale coutumière qui, évidemment s'est dépêchée de reproduire les pires tares des sociétés obscurantistes comme celle-là. Et puis la guerre est interminable et elle est en train de redémarrer parce qu'évidemment au bout de tant de temps, comme il ne se passe strictement rien, que la situation n'a évolué en rien en bien, que 80% de tout l'argent qui a été déversé là-bas est revenu dans les poches des occidentaux, parce que c'est un circuit fermé, hein.

Pour donner une idée : un seul jour de guerre en Afghanistan permettrait de payer l'école à tous les enfants d'Afghanistan pour un an. Hein, c'est pour vous dire. C'est pour vous dire... les montagnes d'argent qui se déversent d'une manière absolument inutile sur ce pays. Et donc les Nord-Américains veulent que tout le monde revienne parce que comme c'est en train de mal tourner là-bas, pour eux aussi, ils aimeraient que les autres pays de l'alliance, reviennent et puis payent et prennent leur part, etc. etc. Et naturellement, ils n'arrivent à rien..

parce que tout le monde à compris maintenant que c'était un bourbier, qu'il n'y avait aucune raison de continuer là-bas une opération militaire de cette nature. Si bien que, moi j'analyse le sommet de Bruxelles, de l'OTAN, comme un événement important, puisque le président des Etats-Unis y était, le nouveau président, mais sur le plan politique, je ne l'analyse pas comme un succès. Je pense que l'instabilité du leadership des Etats Unis d'Amérique est confirmée après cette réunion. Bon, je vais parler d'un pays, c'est à nouveau de la question internationale, dont on parle jamais... C'est le Bahreïn, c'est une monarchie dans le Golfe.

Il se trouve que quand Trump a été en Arabie Saoudite, il a rencontré le Sultan du Bahreïn en gros pour lui dire : "C'est bien continuez..." Il faut dire qu'ils ont eu la main lourde. pendant les printemps, qu'on appelait "les Printemps Arabes". Le Bahreïn avait fait une répression de masse, en faisant des interventions de type militaire contre sa propre population. Et là, bon, les gens ont profité de la circonstance, de cette rencontre, pour dire : " Ben nous, on veut exprimer notre mécontentement". Ils demandent la formation d'une véritable monarchie constitutionnelle, et pas de ce truc que c'est aujourd'hui.. et ils ont fait un sitting dans un village. Alors, bon, ils ont pris cher...

Il y a 5 ou 6 morts, il y a plus de 200 arrestations.. et puis alors, comme les gens font d'autres sittings pour marquer leur soutien au premier sitting... A chaque fois, boum, ça redémarre. Mais ce qui est frappant, c'est la violence de la répression. Et nous ça nous intéresse de savoir que, dans les pays de cette nature, l'esprit des Printemps Arabes n'est pas perdu. et il continue et il perdure.

Bon, ça me paraissait utile d'en reparler parce que il me semble que on ne parle pas assez souvent des luttes pour la démocratie qu'ont lieu dans ces monarchies Et c'est assez douloureux parce que quand il y a eu la première guerre du Golf, l'un des engagements qui avait été pris c'était que dorénavant, dans toute cette région ça allait changer, qu'on allait faire la démocratie, un peu partout, etc. Et tant d'années après...ben, pff ! Il n'y a pratiquement rien qui a changé, c'est toujours les dictatures des monarchies pétrolières et, à chaque fois que quelqu'un lève le nez ce sont des représailles d'une violence incroyable.

Alors, pardon si je me répète, mais comprenez, il y a un tel écart avec le traitement qui est réservé, médiatiquement aux événements qui ont lieu au Vénézuela. Et là, on voit, c'est motus et bouche cousue, personne ne dit rien. parce que, l'argent des pétro-monarchies alimentent massivement soit les chiffres d'affaire des neuf milliardaires qui possèdent la presse dans notre pays, soit très directement les entreprises qui concourent par leurs publicités à la vie des médias. Bon. Alors après, maintenant, tiens ! c'est une nouvelle plus personnelle. Peut-être que vous souvenez vous de l'affaire des Panama-Papers, comme on disait...

Cette fuite, qui a permis à une série de journaux de publier des listes de noms... On n'a pas eu tout, hein... De clients du Panama qui déposaient là-bas de l'argent. de manière illégale, hein. C'est un paradis fiscal. Un drôle de paradis fiscal parce que, après 2008, après la grande crise de 2008, y avait eu une réunion du G8, les 8 puissances les plus riches du monde. Ils avaient dit : " Alors, c'est terminé ces histoires... Maintenant, on va tout contrôler, et on va faire une liste des paradis fiscaux et ça va être terminé." Bon, ils ont fait une liste, curieusement, il ne restait plus grand monde dans la liste, hein... Elle n'était pas....

Mais on leur a dit : "Attention, on ne va pas vous faire la guerre. "Si vous déclarez que vous êtes d'accord pour faire l'objet de contrôles et tout... Bon, allez, on vous enlèvera de la liste.." Et c'est comme ça que, en moins de 15 jours, Panama est ressorti de la liste des paradis fiscaux alors que ça en était toujours un. La preuve cette histoire. Et... dans cette histoire de Panama papers, "papers" de papier, hein ? évidemment, il y avait des sociétés françaises qui étaient là-bas. et c'est à partir de là que commence ma modeste contribution à cette histoire. C'est que...

en même temps qu'il y avait ces Panama-Papers, apparaît le fait que la Société Générale était une banque qui utilisait, qui avait recours aux services bancaires panaméens. et c'était à peu près le moment où était en train d'aboutir le procès Kerviel, qui est le conflit de Jérôme Kerviel avec la banque Société Générale. D'accord, comme tout ça s'est emmêlé, on ne pouvait pas ne pas être interrogé. Donc j'ai été interrogé, et j'ai répondu dans un média que les dirigeants de cette banque étaient des menteurs, et que pour cela ils devaient être châtiés. Alors, pourquoi ai-je dis qu'ils étaient des menteurs ?

C'est parce que le président de la banque avait été entendu en commission d'enquête parlementaire au Sénat, et qu'il avait froidement déclaré - on la mettra en lien dans les notes de fin de cette vidéo - Il avait dit : "Ah non, non, nous, c'est fini, on n'a aucune affaire là-bas." Il avait dit ça avant que ne paraissent les Panama-Papers. Alors évidemment, clairement, Il a menti ! Bon. Moi, je plaide ma bonne foi. Si quelqu'un me dit un truc qu'est pas vrai, que la preuve est apportée, 1/ qu'il l'a dit, 2/ que c'est pas vrai, ben, ça s'appelle un menteur. Bon. Alors la Société Générale a très mal pris cette histoire. et sur le champ elle avait annoncé qu'elle porterait plainte, bon.

Et puis le temps passe, et puis voila quoi... Pouf... On se disait, bon, ben ils ont laissé tomber, parce que c'est quand même un peu ridicule d'aller porter plainte contre un parlementaire qui au fond, quoi ? exprime un point de vue populaire. Rien d'autre. Et puis, la fraude fiscale, ça coûte cher, hein. à l' Europe. C'est 2000 milliards par an. En France c'est 85 milliards par an. S'il n'y avait pas la fraude fiscale, il n'y a plus de déficit en France, hein. 'Faut quand même se rappeler de ça, hein, de temps à autre. 'Faut bien mesurer la responsabilité des gens qui se livrent à ces petits mic-macs, là. Donc... c'est douloureux pour nous. qu'il y ait des sociétés de cette nature. Bon.

Alors...bon, tout le monde a oublié. Et, avant-hier... je rentre chez moi, j'ouvre ma boîte-aux-lettres et je trouve une citation pour aller rencontrer le juge sur la base d'une plainte en diffamation de la Société Générale. Alors, les bras m'en tombent, parce que... Un an après !!!! Qu'est ce qui se passe ? Mais, ils me font pas peur, hein. Si c'était ça le but, c'est raté. Un an après, et en plus, ça tombe en pleine campagne des élections législatives... Ils ne peuvent pas ne pas le savoir. Ou alors ils sont tellement bargeots, qu'ils vivent dans un autre monde, sont au courant de rien, ça les intéresse pas les élections, ils pensent que ça ne les concerne pas. Mais enfin...

Aller chercher noise à quelqu'un, qui vient de faire près de 20% à l'élection présidentielle et qui est candidat dans une élection législative, pour une histoire qui date d'il y a un an, à propos des Panama-Papers, on peut pas dire que ça soit une réussite intellectuelle fantastique, hein ? ni de communication. Bon évidement, je me défends. D'abord, je vous en parle. Ensuite, vous allez voir, on va prendre d'autres initiatives, et je vous appellerai, si vous voulez bien, vous-mêmes, à retourner devant les sièges de la Société Générale pour leur montrer ce qu'on pense de ces manières de faire. Pas aux pauvres employés qui sont là, hein.

On cassera rien évidemment Mais pour que l'opinion publique soit alertée sur le comportement d'une banque qui décide d'essayer d'intimider quelqu'un en pleine campagne des élections législatives. Donc... Je compte sur l'intérêt que vous apporterez à cette campagne. On a recommencé à faire des visuels. Merci de les faire tourner et de faire savoir quel genre de banque est la Société Générale, parce que parmi vous , il y a sûrement des gens qui ont des comptes à la Société Générale, et ben, permettez moi de leur dire à tous : C'est pas une bonne idée. Moi, je crois que vous devriez éviter de collaborer, avec une banque qui s'en prend à moi... si vous pensez que ce que je dis est honnête.

hein ? bon... voilà. Non, ce n'est pas une bonne idée d'avoir son compte à la Société Générale, quand elle se met à poursuivre des gens qui défendent juste l'honneur du Parlement, des commissions d'enquêtes parlementaires devant lesquelles on ment.