LÉGISLATIVES : «NOUS SOMMES EN CAMPAGNE POUR GAGNER» - Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Avez-vous voté Emmanuel Macron dimanche ?
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Vous pourriez le dire après !
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Ne pas le dire avant, c'est un choix politique
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Mais vous avez voté !
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Que vous avez voté Emmanuel Macron
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Dont quelques unes venues d'électeurs qui vous ont choisi au premier tour
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« J'ai voté, évidemment car c'est mon choix personnel, je ne fais la leçon à personne. »
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« 7, selon l'enquête IPSOS c'est 7. »
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« il n'a pas de majorité et par conséquent, il est obligé d'être le plus césarien de tous les Présidents de la République que nous avons connus »
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« Je ne le connais pas du tout. Je ne l'ai jamais fréquenté... J'ai fréquenté beaucoup de monde mais pas lui je ne le connais pas. »
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« Tous les instituts de sondage nous disaient : "Vous êtes dans un mouchoir de poche." »
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« à 600 000 voix M. Bourdin ! Le destin vous passe au ras des doigts ! »
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« la décision a été prise par le petit comité d'animation du mouvement qu'en effet je dois l'être. »
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« Parce que moi je suis déjà député français au Parlement Européen. J'ai été élu par presque 300 000 voix, donc 5 fois plus qu'il n'en faut pour élire un député national. »
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« il y a des départements, par exemple la Nouvelle-Calédonie certainement nous soutiendrons les candidats du FLNKS et il n'y aura pas de candidat France Insoumise. »
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« Nous avons investi 10 communistes, nous avons investi plusieurs "Europe Ecologie les verts". »
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« Nous voulons mettre de l'ordre ! Cette patouille-là doit finir un jour ! »
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JJB : Jean-Luc Mélenchon bonjour ! JLM : Bonjour monsieur Bourdin JJB : Vous faites votre rentrée politique ce matin sur RMC et BFM TV. JLM : En effet.
JJB : J''ai une question très directe, vous savez que je les aime, Jean-Luc Mélenchon Avez-vous voté Emmanuel Macron dimanche ? JLM : J'ai déjà dis que je ne le dirai pas, parce que je représente un ensemble de gens qui, les uns se sont abstenus, les autres ont voté blanc et d'autres ont voté Emmanuel Macron. JJB : Vous pourriez le dire après !
JLM : Ce ne serait pas loyal. JJB : Ne pas le dire avant, c'est un choix politique JLM : Ce ne serait pas loyal à leur égard car, notamment maintenant, j'ai la tâche de les maintenir rassemblés. JJB : Mais vous avez voté !
JLM : J'ai voté, évidemment car c'est mon choix personnel, je ne fais la leçon à personne. Et si vous voulez savoir ce que j'ai voté, essayez de le deviner en me connaissant, lisez mon livre "De la vertu" JLM : et vous apprendrez que je ne m'en suis jamais remis aux autres JJB : Que vous avez voté Emmanuel Macron JLM : Je ne m'en suis jamais remis aux autres du soin de faire ce que je souhaitais voir se réaliser. J'ai appelé à ce comme vous le savez à ce qu'il n'y ai pas une seule voix pour madame Le Pen.
Si on m'avait écouté, Mme Le Pen n'aurait pas eu une seule voix, elle en a eu 10 millions, c'est beaucoup trop. JJB : Dont quelques unes venues d'électeurs qui vous ont choisi au premier tour. JLM : Il parait.
JJB : Enfin plus que quelques unes, 11% dit-on. JLM : Non 7, selon l'enquête IPSOS c'est 7. JLM : Et bon, mais admettons écoutez, de toute façon, JJB : Oui peu importe, c'est la démocratie !
JLM : Il faut bien vous faire à l'idée que j'essaye de convaincre des gens de changer de vote, j'y parviens au 1er tour, au 2ème tour, des gens retournent à ce qui était leur vote, bah je vais pas quand même les étriller. Je vais dire... montrer du doigt celui... et d'ailleurs je vais en profiter pour dire aux gens : Ecoutez, maintenant il faut se calmer.
Il y a eu une ambiance épouvantable entre les 2 tours, sur les réseaux sociaux, moi je suis comme beaucoup -pas vous - mais moi je suis accroché à ça, ça a été d'un niveau de violence, maintenant il faut calmer tout ça. Et surtout, je dis à ceux qui ont voté avec moi, sur le programme L'avenir en commun : Restez groupés ! On ne va pas se disputer pour une affaire qui a eu lieu il y a 15 jours et qui est réglée !
JJB : Bon on va parler de ça, on va parler des législatives, de l'avenir Jean-Luc Mélenchon, mais parlons du passé récent, tout récent, dimanche, Emmanuel Macron a été élu Président de la République, vous l'avez vu au Louvre, qu'avez-vous pensé d'ailleurs de cette soirée voulue par Emmanuel Macron, devant la pyramide, ce discours, qu'en avez-vous pensé franchement ? JLM : C'est son style. Moi je n'aurai pas fait ça du tout, il y a un côté monarchique... le Louvre en plus !
Qui est quand même un des symboles de la monarchie française, cette ambiance particulière avec la pyramide qui elle-même est un symbole monarchique. Mais bon, c'est normal, c'est son tempérament, c'est sa manière d'être. JJB : Symbole voulu par un président de la République de gauche.
JLM : De gauche, ça c'est vous qui le dites, il ne l'est pas, lui même ne le dit pas, JLM : Il dit qu'il n'est ni de droite ni...
JJB : Non mais voulu, par - la pyramide, je parlais de la pyramide - voulu par un président de gauche. JLM : C'est exact. Il y a eu un concours d'architectes hein, ce n'est pas quand même pas François Mitterrand qui a décidé ça dans son bureau.
JJB : Oui d'accord mais enfin JLM : Oui oui mais vous avez raison de le dire, et puis il y a toute une symbolique que nous connaissons tous, qui est attachée à ces 3 pyramides qui représentent le plateau de Gizeh, enfin peu importe. Ce qui restera c'est une image monarchique qu'il a voulu donner de lui et qui correspond à ses obligations, il faut bien le dire monsieur Bourdin, car il n'a pas de majorité et par conséquent, il est obligé d'être le plus césarien de tous les Présidents de la République que nous avons connus parce que, en plus lui a l'intention d'appliquer son programme, on va pas quand même lui en vouloir de croire à ses idées, mais il va avoir un mal de chien parce qu'il n'y a pas de majorité pour faire ça. Notamment pour attaquer le Code du Travail, pour remettre en cause...
JJB : Je vais revenir sur sur le Code du Travail...
Est-ce que vous le connaissez bien d'ailleurs Emmanuel Macron ? JLM : Non, pas du tout JJB : Qui le connaît bien ? JLM : Je ne le connais pas du tout.
Je ne l'ai jamais fréquenté...
J'ai fréquenté beaucoup de monde mais pas lui je ne le connais pas. JJB : Mais vous devinez quel homme il est ? JLM : Non.
Ce n'est pas très important. Je respecte sa fonction, je veux le dire, il est élu et je le reconnais sans barguigner, parce qu'on aurait pu penser que non. Je le reconnais.
Je lui présente des vœux pour accomplir sa mission, c'est-à-dire d'abord les vœux de bonne santé, car c'est essentiel dans ce qu'il a a faire, et puis après naturellement, je vais le combattre implacablement en me portant à la tête - si les électeurs le veulent, d'une cohabitation si il est possible de la réaliser. Donc la première condition c'est déjà que les 7 millions de personnes qui ont voté pour le programme L'Avenir en commun restent fidèle à cet engagement. C'est un programme, pas la personne de Jean-Luc Mélenchon, vous m'avez entendu le dire, dans tous les meetings j'arrêtais les gens qui criaient mon nom ! je disais ici on crie "Résistance !", on adhère à un programme.
Donc je crois, moi, beaucoup à la centralité du programme. Je me présente donc avec mes amis aux élections législatives en disant : "Nous avons un programme, nous sommes prêts à gouverner demain." Donc pas question de petits tripotages JJB : Je vais revenir sur les législatives dans un instant Jean-Luc Mélenchon JLM : Vous avez compris l'esprit M.
Bourdin JJB : Oui j'ai compris l'esprit, JJB : mais Jean-Luc Mélenchon, JLM : Nous partons conquérants ! JJB : je voudrais revenir...
JLM : Nous voulons renverser la situation ! JJB : Je voudrais revenir quand même sur le premier tour, sur votre défaite à la présidentielle, de justesse, 600 000 voix d'écart, 600 000 voix de plus et vous étiez au second tour. Est-ce que vous avez des regrets ?
JLM : Monsieur Bourdin, je ne vais pas vous raconter d'histoires, comme je suis un homme méthodique, - vous me connaissez depuis le temps - Tous les instituts de sondage nous disaient : "Vous êtes dans un mouchoir de poche." J'avais donc commencé à réfléchir à la façon avec laquelle je procéderais. Par conséquent, j'ai dû descendre de 2 marches.
La première celle où j'avais préparé, car je suis méthodique, comme en ce moment je suis en train de préparer de quelle manière nous gouvernerons si nous l'emportons. Moi j'aborde toujours les élections en me disant "Je vais les gagner". JLM : Je suis pas là pour faire juste le témoignage.
JJB : Donc déception profonde ! JLM : Bien sûr ! Ecoutez, à 600 000 voix M.
Bourdin ! Le destin vous passe au ras des doigts ! Vous ne pouvez autrement que d'avoir de la déception.
JJB : Amer, aussi, le soir du premier tour ! JLM : Non. JJB : Votre déclaration, vous la regrettez ou pas ?
JLM : Non, non, les gens disent, vous savez...
JJB : Vous sembliez ne pas accepter la défaite ! JLM : Mais pas...
Alors c'est certainement un quiproquo et un malentendu total. C'est que tout le monde m'avait dit "C'est dans un mouchoir de poche" Et de fait ça a été dans un mouchoir de poche, vous le voyez. Mais en début de soirée ce n'est pas ça qu'ils annonçaient.
Ils annonçaient 23-23 et 19-19 pour les 2 suivants. Bon, non ce n'est pas ça qui s'est produit. Et tout le monde m'a dit "Prenez garde à ce que vous allez dire, parce que jusqu'à la fin..." Voilà pourquoi j'ai dit "Ah bah écoutez on va attendre, on va attendre la fin des résultats pour savoir." Mais il n'a jamais été dans mon intention de remettre en cause un scrutin dans mon pays.
Alors c'est vrai que celui-là était spécial : Des milliers de gens radiés, 500 000 personnes qui avaient une double carte...
Enfin bon, tout ça commence à sentir la république bananière. Mais enfin...
JJB : Attendez attendez je m'arrête là, la république bananière, cette élection c'était l'élection d'une...
JLM : Non ! JJB : dans une république bananière ? JLM : Non, non...
JJB : Ça sentait ? JJB : Ça sentait, c'est ce que vous dites "ça sentait" ! JLM : Non mais écoutez monsieur Bourdin, JLM : 500 000 personnes qui ont 2 cartes électorales ça vous parait une situation anodine ?
JJB : Mais moi je ne juge pas, je vous écoute JLM : Eh bien moi je juge. JLM : J'ai entendu d'une part que le corps électoral n'était pas très stable, mais vous voyez que je suis de bonne humeur et deuxièmement j'ai attendu que les résultats soient confirmés. Voilà ce qui était important.
JLM : Mais ensuite je n'ai...
JJB : Emmanuel Macron n'a pas usurpé sa victoire ? JLM : Mais certainement non ! Le Conseil Constitutionnel va le dire !
Quand le Conseil, vous savez qu'on a...
La loi est spéciale en France. Quand le Conseil dit "Le résultat est le suivant", la discussion est close. JLM : Par conséquent, comme personne...
JJB : Et pour vous elle sera close. JLM : Moi j'ai aucun moyen de la réouvrir, quel moyen j'ai ? Je dis juste qu'à ce moment-là, j'attendais que l'heure soit venue et qu'on connaisse des résultats stables !
Voilà tout ! Après, comme je suis un méridional, mais monsieur, je ne suis pas un pion. Vous vous imaginez que vous apprenez que le deuxième tour vous passe à 600 000 voix, et alors vous arrivez, fringuant, souriant pour dire "Ah ben voilà"...
Non ! Je suis un homme ! Un être humain !
Et donc comme des milliers et des millions de gens dans le pays, j'ai eu une très grande déception. Puis après on la surmonte ! Et puis après on repart !
JJB : Vous souhaitez l'échec d'Emmanuel Macron ? JLM : Je vois ne pas les choses comme ça. Moi je fais pas, je ne personnalise pas comme ça.
JJB : L'échec de sa politique, de ses choix JLM : Mais je pense que il faut pas qu'ils se mettent en pratique, donc le meilleur moyen c'est de voter pour les listes de la France Insoumise. JJB : Est-ce que vous serez candidat ? JLM : Alors, la décision a été prise par le petit comité d'animation du mouvement qu'en effet je dois l'être.
JLM : Pourquoi ? JJB : Vous serez candidat aux législatives. JLM : Oui.
Il faut expliquer pourquoi. JJB : A quel endroit ? JLM : Euh, attendez, d'abord...
JJB : Oui, d'abord pourquoi ? JLM : Parce que...
JJB : Oui oui, je veux pas aller trop vite. JJB : Vous serez candidat JLM : Parce que moi je suis déjà député français au Parlement Européen. J'ai été élu par presque 300 000 voix, donc 5 fois plus qu'il n'en faut pour élire un député national.
Bien. Mais les amis ont dit écoute, tu ne peux pas aller dire aux gens "Nous repartons à la bataille, nous allons être majoritaires à l'élection législative" et puis tout le monde y est sauf toi. Donc on m'a dit ça ne tient pas debout.
Donc il faut y aller. JLM : Allons ben bon, allez, bon...
JJB : Vous avez hésité ? JLM : Mais oui ! Qui n'hésiterait pas écoutez, je suis comme tout le monde, !
Il arrive un moment où vous vous dites "Ah, ça fait quand même beaucoup." Ça fait beaucoup de fatigue, je viens juste de finir une campagne...
J'ai déjà donné une fois, aller faire une législative, c'est vrai qu'en plus à l'époque...
JJB : à Hénin-Baumont JLM : Contre Madame Le Pen JLM : Tous mes antifascistes d'opérette, là, qui me faisaient la leçon entre les deux tours, à cette époque-là ils me jetaient des pierres et ils m'empêchaient d'y arriver ! Bon, bon Bon, bon, il faut oublier tout ça, ce que je fais Mais avant de retrouver en soi-même l'ardeur et l'optimisme, bah, souffrez qu'il y ait quelques jours qui passent. Donc je suis convaincu.
Et restent dans la courte liste 2 ou 3 villes en France et en particulier la ville de Marseille JLM : parce que, d'abord...
JJB : Vous serez candidat à Marseille ? JLM : C'est assez probable. JLM : Et je ne vais pas créer un suspense inutile mais vous ne le saurez pas, vous ne le saurez pas...
JJB : Mais oui mais c'est pas inutile, JLM : Vous ne le saurez pas avant jeudi JJB : mais non parce que j'ai vu les résultats, JJB : J'allais vous poser la question, évidemment hein. JJB : Il y a 3 villes, il y a plusieurs villes où vous arrivez en tête JJB : Mais il y a 3 grandes, très grandes villes où vous arrivez en tête, c'est Lille, Toulouse et Marseille JLM : C'est ça. JJB : Donc il fallait en choisir une, donc moi j'avais jeté mon dévolu sur Marseille.
JLM : Ben nous on a...
JJB : Donc vous serez candidat à Marseille ? JLM : C'est...
Attendez, ce n'est pas...
L'affaire n'est pas dite. JLM : Il y a encore plusieurs paramètres qui doivent intervenir JJB : Quelle circonscription à Marseille ? JLM : Non, vous voyez comme vous êtes !
Alors bientôt on va demander où je vais habiter ! JJB : Je vous pose les questions. JLM : Non mais commençons par dire pourquoi Marseille !
JJB : Pourquoi Marseille alors ? JLM : Puisque me voilà en tête à Marseille, JLM : que je peux stimuler une grande reconquête des cœurs et des esprits autour d'un idéal de progrès, alors qu'on disait "Tous ces gens-là ils sont voués au Front National". Non ce n'est pas vrai !
JJB : Mais vous êtes un candidat parachuté à Marseille ! JLM : Ben oui je suis parachuté partout hein, vous savez JLM : Depuis 1900...
JJB : Vous avez été candidat partout ! JLM : Pas partout mais presque. JJB : Dans l'Essonne, dans les Hauts de France, le Pas-de-Calais...
JLM : Absolument. JJB : Maintenant à Marseille JLM : J'ai été à Toulouse 2 fois élu JJB : Vous voyagez politiquement JLM : Mais je suis partout chez moi, la France est ma patrie JLM : Et depuis 1962, date à laquelle j'ai débarqué à la gare de Saint Charles Marseille pour prendre le train pour aller...
Je suis un homme dans une odyssée, vous comprenez ça ? C'est l'affaire d'Ulysse, Ulysse un jour a embarqué. Eh bien moi je suis né au bord de la mer et j'ai embarqué dans la vie.
Et me voilà, je fais des escales dans l'existence, comme beaucoup de Français Vous savez à Marseille, le nombre de gens qui sont là par escale, vous le savez comme moi. Et vous-même, Bourdin, tout malin que vous êtes, vous êtes Cévenol et vous faites escale à Paris, et notre vie à tous est faite comme ça. JLM : Voilà, je fais escale JJB : Donc Marseille, vous allez faire escale à Marseille pour essayer de devenir député JLM : On va voir JJB : Député...
JLM : Non monsieur Bourdin, n'allez pas trop vite. JLM : Je vous en donne déjà beaucoup ce matin. JJB : Ben oui vous m'en donnez beaucoup JLM : Je fais ma rentrée chez vous...
JJB : mais moi j'aime toujours en avoir plus vous le savez JLM : J'ai compris, j'ai compris, non mais et voilà, insatiable. JJB : C'est mon métier, c'est mon métier. JLM : Donc je pense que Marseille est dans la courte liste, j'ai besoin de plusieurs autres informations.
JLM : J'irai jeudi faire des visites de courtoisie JJB : A Marseille JLM : Et sans doute, et si elles sont positives, il ne sera pas nécessaire que j’aille samedi, pardon dimanche, à Toulouse où je comptais aller ou à Lille, ou partout où il y a mes lieutenants, mes jeunes camarades qui sont en place et à qui...
Bon voilà. JJB : Bon. Dites-moi, Jean-Luc Mélenchon.
JLM : On va parler des législatives c'est ça ? JJB : Oui, parlons des législatives. JJB : Donc 577 candidats de la France Insoumise ?
JLM : Pas tout à fait non. JJB : Pas tout à fait ? JLM : Parce que...
JLM : Pour être franc, il y a des départements, par exemple la Nouvelle-Calédonie certainement nous soutiendrons les candidats du FLNKS et il n'y aura pas de candidat France Insoumise. Sans doute à la Martinique soutiendrons-nous un ou 2 candidats qui ne sont pas membres de la France Insoumise, peut-être en Guyane mais enfin bref. Et puis sur le territoire de la métropole, il y a des candidats qui sont en quelque sorte des alliés que nous avons investis quoi qu'ils ne signent pas notre charte, ce qui nous pose un grand problème mais qui sont d'accord pour reconnaître le programme l'Avenir en Commun comme le programme de leur investiture.
C'est le cas de Mme Autain, c'est le cas de sans doute Mme Buffet, Je suis en train d'oublier des noms j'aurais du marquer sur ma...
JJB : Alexis Corbière sera candidat à Montreuil, c'est cela ? JLM : Oui. JLM : Alors nous allons venir sur cette affaire.
Comprenez-moi bien, moi je démarre une campagne pour gagner. C'est à dire que quand je vois les sondages, on me met entre 13 et 16, et on met M. Macron entre 20 et 24.
Bon, c'est rien ça ! C'est 6 points, ça se rattrape ! Nous pourrions donc avoir une majorité législative.
Je me bats pour ça ! Pas pour faire du témoignage et partager le financement public et ragnagna de toutes ces histoires. JJB : C'est important tout de même !
JLM : Oui mais souffrez de vous dire qu'on a vécu sans ça, on peut continuer hein c'est pas mon sujet. Mon sujet c'est : Le programme l'Avenir en Commun. Je dis aux gens : Ne donnez pas les pleins pouvoirs à M.
Macron ! Votez pour les candidats de la France Insoumise, on peut les reconnaître facilement - pas tant que ça - parce qu'il y a le Phi sur le bulletin de vote JLM : et qu'il y a ma tête avec. Et je demande qu'on arrête d'utiliser mon nom, ma tête et mon...
JJB : C'est le Parti Communiste qui utilise votre nom ? JLM : Ecoutez c'est insupportable. Il y a...
Les communistes ont été de toutes les variétés. Il y a eu des communistes magnifiques engagés dans l'action J'en ai...
La France Insoumise en a déjà investi, écoutez-moi bien les gens, dix ! D'accord ? Il y a désaccord avec deux fédérations communistes, celle de l'Ariège et celle des Deux-Sèvres.
JLM : Donc vous voyez bien que je ne bloque d'aucune façon l'investissement JJB : Ben c'est pas ce que dit le Parti Communiste Français "Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France Insoumise de passer un quelconque accord". Pourquoi ? JLM : Ce n'est pas vrai.
JLM : Monsieur, Pierre Laurent...
JJB : Pierre Laurent le dit ! JLM : nous en étions à la...
JJB : Il ment Pierre Laurent ? JLM : Oui, il ment, écoutez-moi monsieur Bourdin JLM : Il ment. JJB : Oui.
JLM : Nous avons fait 6 réunions. Et à la dernière, nous nous étions dit "On se retrouve demain et on ne parle pas à la presse parce qu'on doit régler nos problèmes." A 4 heures de l'après-midi il fait une conférence de presse Et qu'est-ce qu'il dit ?
Relisez, s'il vous plait. JJB : Oui oui oui oui JLM : Relisez je vous prie. JJB : Un communiqué, le directeur de campagne - Alors ça c'est le votre Pierre Laurent dit "Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France Insoumise." JLM : M.
Boudin JJB : "Je renouvelle avec force et un peu de colère un appel à France Insoumise" JJB : "à un accord sous une bannière commune" JLM : Voilà. JLM : Bon, M. Bourdin, vous êtes journaliste, donc votre boulot ça va être de vérifier si c'est vrai.
Hier après-midi il dit "Je regrette que" ragnagna le cinéma habituel de "C'est toi le diviseur" et il demande à tous les communistes de présenter leur candidature - Il a préparé ces candidatures depuis le mois de septembre dernier, d'accord - Et il leur dit "faites campagne sous le sigle "Front de Gauche-PCF"" C'est à dire qu'il n'assume même pas son étiquette PCF car le Front de Gauche n'existe plus depuis 2 ans. Et maintenant je vais vous lire autre chose, si vous aimez les détails et je vois que vous les aimez JJB : Oui. JLM : Là j'ai devant moi le supplément communiste paru dans l'Huma du 11 janvier 2017.
Voilà le rapport officiel. Vient parfois la question "Oui mais il y a la France Insoumise qui compliquerait les choses." Point.
Pierre Laurent rappelait - C'est le journal communiste qui le dit, pas moi Mélenchon - qu'il n'a jamais été question d'accord pour les Législatives avec France Insoumise, virgule, et il n'y en aura pas. Le parti pris...
Ce qui est primordial aujourd'hui pour les communistes c'est d'apparaître nationalement dans toutes les circonscriptions. Par conséquent, Pierre Laurent ment. Et il a sacrifié tous ses camarades, car je vais vous dire une chose Nous avons investi 10 communistes, nous avons investi plusieurs "Europe Ecologie les verts".
Pourquoi ? JJB : Vous avez conduit les écologistes dit Yannick Jadot JLM : Mais Yannick Jadot qui c'est ? JJB : Hah c'est...
JLM : C'est le dirigeant écologiste ? JJB : C'était le candidat...
JLM : Et alors, quel pouvoir ? JJB : ... vainqueur de la primaire aux écologistes JLM : Et ensuite disparu du tableau.
JLM : Le responsable des écologistes c'est M. David Cormand. JLM : M.
David Cormand vient me voir, avec ses grands airs hein, Et qu'est-ce qu'il dit ? "Vous devriez prendre vos responsabilités et soutenir nos candidats." La patouille.
Alors suivant les circonscriptions on aurait une étiquette, une autre...
Ecoutez-moi, et c'est Cambadélis qui tombe de son arbre qui dit : "Mais qu'est-ce qu'il fait celui-là ? Il a déjà fait un accord avec moi !" Benoît Hamon appelle à une union de la Gauche, Jean-Luc Mélenchon !
JLM : Parfait. JJB : Vous refusez toute union de la Gauche ? JLM : Ecoutez moi.
JLM : Qui est Benoït Hamon ? JJB : Bah c'était le candidat du Parti Socialiste à l'élection présidentielle JLM : Voilà. Qui est-ce qui signe les accords ?
Le Parti Socialiste ou Benoït Hamon ? Benoît Hamon quitte le Parti Socialiste ? Si Benoît Hamon quitte le Parti Socialiste avec ses amis, demain matin je le rencontre.
Et nous ferons un accord, parce que nous n'aurons aucun mal à le faire. Mais il ne veut pas quitter le Parti Socialiste, JLM : Il veut rester au Parti Socialiste, avoir le poing et la rose et en plus me faire son...
JJB : Il doit faire comme Manuel Valls alors ? JLM : Mais ces gens-là n'ont plus aucun principe. Ils circulent d'un endroit à l'autre du moment que vous les investissez.
Ça s'appelle les alliances - Ecoutez-moi Bourdin. JJB : Finalement vous avec une alliance avec Emmanuel Macron, JJB : vous voulez casser un peu tous ces vieux partis non ? JLM : Bah oui.
JJB : Vous faites comme Macron, vous ressemblez finalement à Macron JJB : Vous n'avez pas le même âge mais...
JLM : Mais nous faisons des choses comparables, ça va de soi ! JLM : Mais ça va de soi M. Bourdin, pourquoi ?
Parce que nous voulons mettre de l'ordre ! Cette patouille-là doit finir un jour ! Ecoutez, j'ai dit au Parti Communiste "Je suis prêt à investir" alors même qu'ils ne veulent pas signer le programme, M.
Bourdin. Des gens votent, 7 millions de personnes votent pour un programme - ça venait à la pelle - L'Avenir en commun. Et j'arrive et je vais leur dire "Attendez j'ai signé un accord avec le Parti Communiste" 50% des circonscriptions voilà, vous avez voté pour Mélenchon l'Avenir en commun ?
Désormais vous v'là repeints en communistes ! C'est pas jouable ! Mais c'est par respect pour les gens, je vous demande de le comprendre !
C'est pas un problème d'hostilité au Parti Communiste, qu'est-ce que je lui demande au candidat communiste ? De reconnaître que le programme c'est l'Avenir en Commun et que nous n'avons qu'une seule étiquette. Monsieur Bourdin, on va se présenter devant les Français, 7 millions de personnes ont voulu que je sois Président de la République, Il est normal que je leur dise "Je suis prêt à conduire un gouvernement et une majorité législative sur le programme pour lequel vous avez voté" On ne peut pas passer le programme à la trappe !
Vous avez vu le programme du Parti Socialiste JJB : Donc il n'y aura aucun accord, on est bien d'accord, avec le Parti Communiste, hein, c'est terminé...
JLM : Avec la terminaison communiste ça sert à rien ils ont dit que ça servait à rien ! Mais attendez JLM : Nan M. Bourdin, je veux qu'on entende JJB : Alors allez-y Il y a plus de 10 candidats communistes investis.
J'ajoute une chose : J'étais prêt - Et nous l'avons dit aux communistes qui n'en ont pas voulu - à investir les 7 députés communistes sortants, d'accord ? Parmi lesquels 4 d'entre eux ne m'ont même pas parrainé à l'élection présidentielle Donc c'est moi qui ai fait le geste de dire "Allez, on oublie tout, j'oublie ce que vous avez fait" L'un d'entre eux, M. Chassaigne, n'a parrainé personne et son fils - parce qu'ils sont maires de pères en fils dans ce bled depuis 3 générations - lui il a parrainé M.
Poutou ! Donc j'oublie tout ça. J'ouvre les mains !
Je tends les bras ! Qu'est-ce que je peux faire de plus ? Et je vais me faire traiter de tous les noms par des gens qui sont là derrière leurs bureaux et qui décident que c'est moi qui suis responsable de ce qu'ils appellent la division.
Non ! Il faut respecter les électeurs. Les électeurs ont voté pour le programme "L'Avenir en commun", Ils veulent sortir du nucléaire, M.
Pierre Laurent ! J'ai... 7 millions de personnes ont voté pour ça !
Par conséquent je ne veux pas y renoncer De la même manière, ils ont voté pour une Assemblée Constituante et le pouvoir de révoquer les élus Les dirigeants communistes n'en veulent pas. C'est leur droit ! Mais qu'ils assument !
Qu'ils présentent leurs candidats sous leurs étiquettes ! Au lieu d'essayer de prendre l'identité des autres. Quel est le sens de mettre ma photo partout ?
Quel est le sens de se réclamer de moi alors que ce n'est pas vrai ? Vous comprenez monsieur ? Alors moi je dois tout le temps lutter sur 2 fronts.
D'un côté je dois affronter l'adversaire politique qu'est M. Macron, JLM : vis-à-vis duquel je me présente comme une alternative JJB : D'ailleurs vous appellerez à descendre dans la rue si jamais il veut faire passer par ordonnances sa réforme de la Loi Travail ? Franchement ?
JJB : Appel à manifester ou différent mais...
JLM : Honnêtement j'ai pas ce pouvoir, c'est les syndicats qui vont le faire. JLM : Bien sûr qu'il va y avoir une bataille sociale...
JJB : Oui mais vous descendrez dans la rue vous ? JLM : Evidemment, moi je suis pour un front populaire contre les réformes de M. Macron, ça va de soi !
Front populaire ça veut dire des forces politiques et des forces sociales. Je vais quand même vous rassurer sur un point parce que je vois que vous vous êtes fait de l'inquiétude. Au deuxième tour, eh bien nous verrons comment nous allons faire le regroupement avec les communistes et le reste, bon.
JLM : Mais en attendant ? JJB : Si vous avez "En Marche/Front National", vous votez pour qui ? Ah ben on va voir, bah, Front National/En Marche...
Le problème ne se posera pas, vous allez voir. JLM : Ecoutez-moi Monsieur Bourdin JJB : Vous voterez En Marche JLM : Ecoutez-moi...
JJB : Je voie que Manuel Valls ne remplit pas à ce jour les critères d'investiture d'En Marche, vous avez vu ça ? JLM : Oui oui. Ah ça ils sont sévères hein, moi je suis plus cool hein.
Parce que moi, bon, on peut toujours discuter avec moi, bon. Mais bon on a discuté 6 fois, alors avec les communistes maintenant c'est terminé on est rentrés en campagne. Mais je veux dire, je rappelle à tout le monde : J'ouvre les bras, je tends les mains, mais respectez les électeurs.
Je ne leur ai pas donné de consignes entre les deux tours de la présidentielle JJB : Ça vous a été reproché, beaucoup. JLM : Oui bien sûr, mais parce que les gens avaient intérêt à me reprocher C'est les mêmes qui me supportaient déjà pas avant qui recommencent Et vous voyez des Jadot, qui m'a traité "d'agent de Poutine", maintenant demander mon investiture pour aller se faire élire. Et ainsi de suite Ce monde là - Alors monsieur Macron m'aide hein M.
Macron il me fait le ménage chez lui, eh ben moi je dis de mon côté voilà. Il y a un programme, les électeurs ont choisi. Respectez les électeurs !
Pas de combine et de tambouille ! Et les alliances "tuyaux de poêle", où tu commences par t'allier à un bout avec un communiste, puis derrière tu trouves un socialiste, et à la fin un macronien, - parce que vous avez compris comme moi que le PS va s'allier avec M. Macron après les législatives - JJB : Ben euh, M.
Macron ne veut pas de M. Valls, vous l'avez vu JLM : Oui mais il veut bien du PS comme allié JLM : Comme allié subalterne JJB : Ça doit vous faire plaisir ça d'ailleurs ? JLM : Ça me fait marrer.
Parce que bon, à la fin il y a toute une série de politicards dont plus personne ne veut. Alors oui bah ça me fait marrer, oui c'est vrai. Eh bah ils avaient qu'à être courageux.
Ils avaient qu'à assumer. Si M. Valls est d'accord avec M.
Macron, il avait qu'à quitter le PS et assumer sa position. Si M. Hamon veut faire une alliance avec moi, il n'a qu'à quitter le PS.
Je dis par exemple à quelqu'un comme Montebourg, qui est le grand absent de ce débat, Allez, allez-y ! Faites-le ! Venez maintenant !
Faisons équipe ! Mais rompez avec le vieux monde ! Rompez !
Et appliquez le programme. Voilà ! JJB : Bien.
Merci Jean-Luc Mélenchon d'être venu nous voir ce matin.
Jean-Luc Mélenchon