«VOTRE MONDE INVENTE LES BONS ET LES MAUVAIS MIGRANTS» - Mathilde Panot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Mathilde PanotFait
« Dans votre monde, il y a les marcheurs et les gens assis ; les bons chômeurs et les mauvais ; les gagnants et les perdants. Et vous continuez à diviser. »
- 0:30Mathilde PanotFait
« Le ventre creux ou la sécheresse ne seraient plus des raisons suffisantes pour être accueillis en France. »
- 1:00Mathilde PanotFait
« Avec votre circulaire des migrants commencent à quitter les centres d’hébergement de peur d’y être pourchassés et renvoyés chez eux. »
- 1:30Mathilde PanotFait
« Cela devrait vous inquiéter qu’à la télévision et même parfois à l’Assemblée, votre politique soit applaudie par les racistes que votre humanisme de façade prétendait avoir défait. »
- 2:00Mathilde PanotFait
« Notre époque est celle d’un massacre qui repose sur notre inaction criminelle. »
- 2:30Mathilde PanotFait
« Les vagues se moquent de savoir d’un homme s’il est réfugié ou migrant économique. »
- 3:00Mathilde PanotFait
« Celui que vous renvoyez, reviendra-t-il au péril de sa vie ? La perdra-t-il, cette fois-ci ? »
- 3:30Mathilde PanotFait
« Vous semblez, trémolos dans la voix, semble trouver courageux de renvoyer vigoureusement des immigrés qui ont tout perdu en dehors de notre pays. »
- 4:00Mathilde PanotChiffre
« 100 000 personnes pour la demande d'asile ; 85 000 qui ont été arrêtés aux frontières »
- 4:30Mathilde PanotFait
« Si aujourd'hui on pense qu'on peut accueillir dignement 185 000 personnes, je dis non ! »
- 5:00Mathilde PanotFait
« On les trouvera dans les quartiers qui connaissent déjà de la misère, et on rajoutera de la misère à la misère. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La parole est à Madame Mathilde Panot Merci Madame la Présidente. Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’Intérieur. Dans votre monde, il y a les marcheurs et les gens assis ; les bons chômeurs et les mauvais ; les gagnants et les perdants. Et vous continuez à diviser. Maintenant, votre monde merveilleux invente les bons et les mauvais migrants. Le ventre creux ou la sécheresse ne seraient plus des raisons suffisantes pour être accueillis en France. Savez-vous, Monsieur le ministre, qu’avec votre circulaire des migrants commencent à quitter les centres d’hébergement de peur d’y être pourchassés et renvoyés chez eux.
Cela devrait vous inquiéter qu’à la télévision et même parfois à l’Assemblée, votre politique soit applaudie par les racistes que votre humanisme de façade prétendait avoir défait. Pensez un instant à ces dizaines de milliers de personnes, mortes et englouties par les flots de la mer, et mesurez à cette aune votre responsabilité personnelle et notre responsabilité collective. Notre époque est celle d’un massacre qui repose sur notre inaction criminelle. L’histoire nous jugera sévèrement. Les vagues se moquent de savoir d’un homme s’il est réfugié ou migrant économique. Celui que vous renvoyez, reviendra-t-il au péril de sa vie ? La perdra-t-il, cette fois-ci ?
Soyez digne, Monsieur le Premier Ministre, de votre fonction et de l’histoire de notre pays. Avec la France insoumise, sachez que nous sommes et serons toujours du côté de la solidarité et de la fraternité humaine. Vous semblez, trémolos dans la voix, semble trouver courageux de renvoyer vigoureusement des immigrés qui ont tout perdu en dehors de notre pays. C’est le comble de la lâcheté au contraire.
Je vous rappelle les mots de Jean Jaurès, dans son adresse à la jeunesse : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles ». Saurez-vous, monsieur le Ministre, faire preuve de ce courage ? Ecouterez-vous le défenseur des droits et les associations ? Reviendrez-vous sur la circulaire qui organise le tri entre migrants dans les centres d’hébergement ? Je vous remercie. Monsieur le Ministre ? Jean Jaurès avait raison. Il faut chercher la vérité et la dire.
Et aujourd'hui, si on regarde la vérité (je reprends un certain nombre de vos arguments), c'est que je ne sais pas ce que vont donner les résultats économiques et donc sociaux de ce gouvernement, mais on s'aperçoit que pour la première fois, le nombre de créations d'entreprises dépasse les fermetures d'entreprises. Donc il me semble qu'il y a un peu quelque chose d'efficace et que demain il y aura moins de chômeurs en France. Pour les migrants, c'est la même chose !
Si on pense que l'on peut, je disais tout à l'heure, je donnais un certain nombre de chiffres : 100 000 personnes pour la demande d'asile ; 85 000 qui ont été arrêtés aux frontières ; si aujourd'hui on pense qu'on peut accueillir dignement 185 000 personnes, je dis non ! Où va-t-on les retrouver ? Dans les beaux quartiers ? Non ! Et je le sais par expérience. On les trouvera dans les quartiers qui connaissent déjà de la misère, et on rajoutera de la misère à la misère. Et c'est ce que nous ne voulons pas.
Mathilde Panot