Face à Face : Mathilde Panot - 19/12
Audio original de l'émission.
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Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Je précise pour ceux qui nous écoutent et qui nous regardent que l'arrivée de Gisèle Pénicaud au tribunal d'Avignon est imminente pour cette journée de verdict et qu'on le vivra bien sûr en direct à tout moment à tout moment l'arrivée et la sortie d'Emmanuel Macron sur le tarmac à Mayotte également deux événements à suivre en direct dans les prochaines minutes mais dans ce studio l'interview politique c'est avec vous Mathilde Panot bonjour, merci d'être là pour répondre à mes questions vous êtes la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale vous êtes députée du Val-de-Marne et honnêtement on se demande si en ce moment vous n'êtes pas en train de regarder passer les trains Pourquoi ?
Parce que ça se passe sans vous Ils vont tous aller à l'Assemblée ils vont tous aller à Matignon tout à l'heure pour rencontrer François Bayrou tous sauf le RN et LFI
Nous venons de censurer un gouvernement pour la première fois depuis 62 ans depuis 1962 c'est la première fois que le gouvernement Barnier qu'un gouvernement tombe et le gouvernement Barnier est tombé par la motion du nouveau front populaire donc nous venons de faire tomber un gouvernement et nous nous le disons nous ne participerons pas à un gouvernement d'union nationale d'abord parce que nous ne voulons pas aller avec ceux qui ont fait passer de force l'abrogation de la retraite à 64 ans et qui refusent d'y renoncer et de l'abroger alors qu'il y a une majorité à l'Assemblée ceux qui ont supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune quand nous voulons le rétablir ceux qui refusent d'augmenter les salaires et je pourrais y continuer longtemps
Mais il y en a d'autres comme vous qui diraient la même chose que vous qui ne veulent pas, en tout cas au moment où on se parle participer activement à ce gouvernement c'est le cas des écolos c'est le cas du parti socialiste c'est le cas des communistes tous ceux qui étaient avec vous dans ce nouveau front populaire et eux ils y seront, ils vont y aller tout à l'heure ils vont au minimum discuter
voir ce qu'on leur propose voir s'ils peuvent influer Mais écoutez, à partir du moment où par exemple l'abrogation de la retraite à 64 ans n'est pas une possibilité qui est faite par le gouvernement Bayrou nous ne participerons à rien alors qu'il y a une majorité dans l'Assemblée et dans le pays et je vais vous dire je crois que l'ensemble du nouveau front populaire se retrouvera sur le vote de la motion de censure parce que si M.
Bayrou ne demande pas le vote de confiance comme c'est le cas dans toutes les démocraties alors nous déposerons une motion de censure au titre de l'article 49.2 de la Constitution et je crois que l'ensemble du nouveau front populaire votera cette motion de censure puisque c'est le moment, sans vote de confiance qui décidera, qui est dans l'opposition au gouvernement et qui soutient ce gouvernement Vous le croyez ou vous le savez ? Je le crois, après ça sera à eux de le décider mais en tout cas je crois qu'il n'est pas possible de ne pas censurer un gouvernement et de continuer la politique macroniste qui a été battue trois fois dans les urnes Vous savez ce qu'on défend ?
Ça s'appelle un principe et le principe c'est de dire qu'en République la République n'accepte aucun monarque et encore moins un monarque absolu et donc que nous respectons la démocratie et nous voulons faire respecter le résultat des urnes Mais en vous arc-oboutant sur vos principes
en quelque sorte vous n'allez rien faire évoluer c'est-à-dire qu'en fait pour vous c'est tout ou rien Quand vous entendez les socialistes et qui sont venus à mon micro la semaine dernière qui disent bien sûr qu'on est d'accord ce qu'on voudrait c'est supprimer la réforme des retraites mais si au moins en allant discuter on peut obtenir un gel de cette réforme pour ceux qui normalement devaient avoir le coup près, devaient continuer tout d'un coup alors qu'ils étaient proches de la retraite si pour eux on peut obtenir au minimum le gel de cette réforme si pour eux on peut obtenir au moins une sorte de conférence sociale pour réfléchir sur la réforme des retraites pourquoi ?
Est-ce que c'est pas mieux que rien ? Mais non parce qu'on prend tout à l'inverse Regardez, le 7 juillet qui a gagné, qui est arrivé en tête certes avec une majorité relative c'est le nouveau front populaire et donc le nouveau front populaire doit être appelé au pouvoir et ensuite nous faisons des compromis avec l'Assemblée Nationale c'est dans ce sens-là que nous devrions le faire pourquoi devrions-nous faire des compromis avec ceux qui ont perdu et qui veulent maintenant gouverner M. Bayrou a 36 députés à l'Assemblée Nationale M. Barnier vient d'une formation politique qui avait 47 députés donc M. Bayrou est encore plus minoritaire que ne l'était M.
Barnier donc maintenant ça suffit il faut revenir à la démocratie
Mathilde Spano que peut-être que vos compagnons de route alors je ne sais plus si vous êtes très compagnons ou pas très compagnons mais enfin les socialistes quand ils disent on va peut-être obtenir pour ceux qui devaient normalement là rajouter encore quelques mois quelques années qu'au moins ça ne s'applique pas à eux vous ne vous dites pas
mais franchement on s'est trompé de ne pas au moins aider cela ?
mais non, nous voulons l'abrogation il y a une majorité comprenez Mme de Malherbe il y a une majorité à l'Assemblée Nationale l'abrogation de la retraite à 64 ans a largement gagné oui mais en attendant ce n'est pas en attendant ce n'est pas possible qu'un homme tout seul c'est-à-dire Emmanuel Macron bloque l'abrogation de la réforme des retraites refuse de reconnaître le résultat des urnes refuse de reconnaître le suffrage universel et d'ailleurs ce n'est pas seulement la France insoumise qui dit aujourd'hui qu'Emmanuel Macron est responsable du blocage ce sont de multiples voix y compris à droite et 64% des Français qui disent qu'Emmanuel Macron doit démissionner et même plus d'un Français sur deux qui dit qu'il faut aller vers la 6ème République pour en finir avec un homme seul qui décide je rappelle que le plus grand mouvement populaire sur les questions démocratiques de ce pays ces dernières années ça a été les Gilets jaunes qui demandaient un pouvoir populaire fort notamment sur le référendum d'initiative citoyenne et le référendum révocatoire et si nous avions le référendum révocatoire et bien nous aurions une sortie positive par le haut et c'est effectivement l'objectif
que vous continuez à poursuivre cette question de la démission d'Emmanuel Macron ou au minimum de sa destitution s'il ne démissionnait pas de lui-même Mathilde Panot je sais que les écologistes ont hésité jusqu'à la dernière minute ils ont fini par prendre la décision au milieu de la nuit de se rendre tout à l'heure à ce rendez-vous proposé par François Bayrou les communistes et les socialistes y seront également est-ce que vous estimez que le fait qu'ils y aillent malgré tout est une forme de alors j'allais dire trahison c'est peut-être trop fort je ne sais pas comment vous estimez en tout cas cette décision
de leur part mais écoutez chacun choisit sa stratégie mais je vais vous dire il y a une chimère derrière cela c'est la seule chose que nous disons et cette chimère c'est de laisser penser qu'un gouvernement qui va continuer la politique macroniste M.
Bayrou est le premier soutien d'Emmanuel Macron ça sera aussi son dernier donc qui veut continuer cette politique macroniste et qui ne fait faire aucun compromis vous savez qu'avec le nouveau Front Populaire mais qui ne fait aucun compromis les macronistes nous avons gagné je vais vous le dire vous venez de nous le dire c'est tout ou rien non c'est pas tout ou rien en fait ce que nous disons c'est que nous ferons les compromis avec l'Assemblée comme ça se passe dans toutes les démocraties vous êtes le gouvernement vous arrivez avec des projets de loi et vous les discutez à l'Assemblée avec le nouveau Front Populaire nous avons gagné 159 amendements sur la question du budget notamment pour faire contribuer les plus riches et les multinationales de ce pays et faire en sorte qu'on réponde aux besoins des français tous ces amendements ont été jetés à la poubelle avec le 49.3 qui est une violence démocratique donc ceux qui ne sont pas capables de compromis et de comprendre le résultat des urnes s'appellent les macronistes et notamment Emmanuel Macron on va revenir dans un instant Mathilde Panot
sur ce que vous demandez sur la question du 49.3 sur la censure que vous allez donc déposer vous nous l'annoncez ce matin je voudrais simplement préciser notamment pour ceux qui nous regardent sur BFM TV que les images que vous voyez sont des images en direct de l'arrivée d'Emmanuel Macron sur le tarmac à Mayotte le président qui est donc arrivé à Mayotte Mathilde Panot l'aide qui arrive il apporte notamment une grande aide humanitaire des vivres de l'eau est-ce que vous estimez que l'aide est suffisante ?
Bon je crois que ça sera jamais suffisant au vu de l'ampleur des moyens notamment bon je veux d'abord dire toute mon émotion et ma solidarité c'est aux maorais et aux maoraises qui sont touchés par la plus grande catastrophe humanitaire depuis des années et des années dans notre pays avec un nombre de victimes qui est encore inconnu des gens qui attendent dans l'angoisse des nouvelles de leurs proches plus de 100 000 personnes qui se retrouvent sans toit sans eau vous savez que notamment la Croix-Rouge a dit que 200 volontaires avaient disparu et on va probablement savoir le nombre d'enfants qui sont décédés le jour de la rentrée scolaire en comptant le nombre d'enfants qui ne viennent pas à l'école Mayotte est un département dans lequel la moitié des habitants sont des enfants et j'appelle solennellement ici à votre micro le président de la république et le gouvernement le premier ministre à mandater l'UNICEF qui aujourd'hui n'est pas mandaté et qui pourrait aller aider sur des activités opérationnelles l'UNICEF qui est la part de l'ONU qui est consacrée justement à la défense de l'enfance exactement et qui a proposé son aide si le gouvernement français le souhaitait et je crois que nous sommes dans une course contre la montre et qu'il faut prendre toutes les aides qu'on peut en tout cas je crois que c'est important que le président de la république soit à Mayotte ça répare un peu le sentiment de mépris qui avait été ressenti au moment de cette grande catastrophe avec un premier ministre nouvellement nommé qui s'était rendu en jet au conseil municipal de Pau ce qui avait été vécu comme une violence symbolique très forte de ne pas être physiquement présent à la réunion de crise quand vous dites un jet il faut préciser les choses ce n'est pas un jet
comme les jets de milliardaires c'est un des avions de la frette présidentielle et gouvernementale quand vous dites il a été à Pau est-ce que ça veut dire aussi que le regard que vous portez aujourd'hui sur le premier ministre dans sa gestion de cette crise à Mayotte c'est qu'il est à côté de ce problème il est passé à côté il n'a pas vu le drame ?
je crois il faut imaginer vous et moi nous le savons si cette catastrophe avait eu lieu dans n'importe quel département de l'Hexagone le premier ministre n'aurait jamais été au conseil municipal de Pau il se serait immédiatement rendu sur place lorsqu'il me répond Pau c'est en France ou il est de coutume que le président de la république et le premier ministre ne sortent pas en même temps du territoire national il vous a répondu cela dans le cadre de l'Assemblée nationale exactement lors des questions au premier ministre vous comprenez que nous sommes à un niveau de maladresse qui est très violent pour les gens qui sont en train de subir cette catastrophe donc il n'aurait pas dû aller à Pau il aurait dû être à la réunion de crise et je crois que maintenant il s'agit de tout faire pour aider Mayotte à se relever
il y a un homme qui y était c'est le ministre de l'intérieur des missionnaires Bruno Retailleau il était à mon micro hier matin il estime qu'on ne pourra pas reconstruire de la même manière que les drames sont dans les bidonvilles c'est-à-dire auprès notamment des clandestins qui n'avaient de toute façon pas de maison en dure et il considère qu'il y a la question de l'immigration irrégulière qu'on a laissé on a laissé les maorais seuls devant leur malheur avec cette immigration qui est totalement incontrôlée
il faudra changer les règles je trouve ça indigne d'un ministre de l'intérieur des missionnaires de commencer sur la question de la loi la loi immigration de revenir sur ces vieilles marottes xénophobes d'abord parce que je veux que vous réalisiez madame de Malherbe que les premiers qui sont morts et dont probablement on va avoir un bilan qui s'alourdit d'heure à en heure et de jour en jour ce sont justement des personnes en situation irrégulière qui n'ont pas été qui n'ont pas été dans les abris non mais je vais vous expliquer la politique qui a été menée a mené à plus de morts qui n'ont pas été dans les abris mis en place par la préfecture parce qu'ils avaient peur d'un piège parce que lors du Covid quand on leur a demandé d'aller à l'hôpital pour se faire vacciner c'était en fait un piège pour les expulser donc beaucoup de gens sont morts parce qu'ils n'ont pas été dans les abris ça c'est la première chose la deuxième chose ils ont fait des opérations où à la fin on a déplacé les gens d'un bidonville vers un autre avec 80% des gens qui n'ont pas été relogés je vais vous dire Mayotte est en première ligne sur la question des migrations humaines nous parlons du destin d'1,2 million de personnes 900 000 personnes sur l'archipel des Comores 300 000 personnes qui se trouvent à Mayotte donc ils sont en première ligne des migrations humaines et donc ils devraient être non pas sous-dotés comme ils le sont actuellement puisque l'État dépense 2000 euros en moyenne en moins par habitant de Mayotte que pour n'importe quel autre département français mais surdotés pour pouvoir justement faire face à ces enjeux
mais toute la question et malheureusement il faut quand même aussi mettre un peu les pieds dans le plat là-dessus c'est qu'on ne sait pas exactement combien il y a d'habitants donc les chiffres que vous donnez on ne sait pas si c'est par rapport aux habitants officiellement recensés ou précisément à ceux qui sont là et qui ne sont pas censés être là ce que je voudrais c'est que vous écoutiez ce que dit justement Bruno Retailleau à propos des réactions à gauche qu'ont suscité ces demandes sur l'immigration
tous ces biens pensants à gauche tous ces biens pensants à gauche et ailleurs d'ailleurs que j'entends depuis hier et bien je souhaite qu'ils aillent au contact des maorais qu'ils sortent de leur bien-pensance de leur beau quartier parisien de leur confort intellectuel médiatique et autres et qu'ils se confrontent à la réalité tous tous les élus ont le même langage tous les élus souhaitent qu'une situation stable redevienne qu'elles seront les on verra le bilan des victimes eux-mêmes demandent
le changement de la loi eux-mêmes demandent
la fin du droit du sol mais bien sûr c'est eux qui le demandent
il dit que c'est eux qui le lui ont demandé
dès qu'il est arrivé
alors la première chose je rappelle la moitié des habitants sont des enfants donc ils n'ont pas à prouver légalement s'ils sont présents ou non sur le territoire c'est la convention internationale des droits de l'enfant que la France a ratifiée ça c'est la première chose deuxième chose madame de Malherbe expliquez-moi en quoi restreindre encore plus le droit du sol qu'il n'est aujourd'hui restreint à Mayotte va solutionner les choses en aucune manière vous savez on ne peut pas empêcher les gens de circuler on ne va pas se barricader on ne va pas jeter les gens à la mer donc la question c'est de mettre les moyens on va préciser les choses
pour que tout le monde comprenne la règle jusqu'à il y a quelques années une femme qui accouchait à Mayotte l'enfant automatiquement pouvait demander la nationalité française à 18 ans ce droit a été légèrement restreint sous Gérald Darmanin qui a demandé à ce que les parents doivent prouver qu'ils sont légalement là depuis plus de 3 mois et ce que Bruno Retailleau veut c'est que les personnes les parents soient régularisés depuis au moins un an pour que l'enfant ait le droit à cela
mais vous savez Mayotte est dans une situation extrêmement compliquée vous avez plus de 75% de la population qui est sous le seuil de pauvreté déjà avant le cyclone une personne sur trois n'avait pas accès à l'eau courante et 40% de l'habitat et de l'habitat précaire mais même dans cette misère dans laquelle est Mayotte aujourd'hui Mayotte reste 8 fois plus riche en moyenne que ce que ne sont les comores vous croyez vraiment que les gens bougent circulent juste pour avoir la nationalité française ils bougent parce qu'ils veulent un avenir meilleur un avenir meilleur pour leurs enfants et vous ne pourrez pas empêcher cela donc tout ce qui est dit par monsieur Retailleau et de l'agitation pour montrer qu'on fait quelque chose il y a eu une loi immigration je le rappelle l'année dernière et il y a eu plus de 30 lois sur l'immigration depuis 30 ans donc il faut changer de logique nous avons une crise
de l'accueil dans ce pays qu'est-ce que vous répondez à la députée de Mayotte Estelle Youssoupha qui traite de charognard LFI elle dit je vais vous résumer la position de LFI sur Mayotte LFI était vent debout contre Wambouchou qui était donc cette opération qui demandait la destruction des bidonvilles pour la protection même des habitants qui habitaient dedans ces bidonvilles sont devenues des cimetières à ciel ouvert avec ce cyclone et LFI s'est opposée à cette opération qui devait mettre tout le monde à l'abri elle estime que vous avez une responsabilité dans la mort
mais Wambouchou a eu lieu ou pas
madame de Malherbe
ça a eu lieu on ne sait plus trop pour être tout à fait honnête ça a eu lieu mais de manière très consciente le résultat c'est 80% des personnes qui n'ont pas été relogées ce que je disais tout à l'heure et donc qui évidemment ont fait des habitats de fortune à plein d'endroits mais qu'est-ce que vous répondez à la responsabilité qu'elle vous implique ?
c'est indigne en fait ceux qui sont responsables c'est aujourd'hui ce gouvernement et les gouvernements précédents qui depuis 20 ans sous-investissent à Mayotte et donc il faut redonner les moyens à Mayotte non pas juste qu'elle soit au même niveau que les autres départements français mais même surdotés pour faire face au défi auquel elle doit faire face et moi je veux juste vous dire quelque chose on ne parle jamais de la cause dont nous sommes en train de parler ce n'est pas le cyclone du siècle nous sommes entrés dans le siècle des cyclones des tempêtes des ouragans des séismes et nous avions nous demandé à la France Insoumise et gagné une commission d'enquête sur la question des risques naturels majeurs en Outre-mer qui a ensuite été saboté je rappelle qu'en 2018 Emmanuel Macron avait promis en grande pompe une loi de la prévention sur les risques naturels majeurs qui n'a jamais vu le jour quand vous regardez par exemple la Martinique vous avez 40 000 logements vétustes la Guadeloupe 35 000 la Réunion vous avez 4 personnes sur 10 qui sont mal logées donc nous sommes entrés dans le siècle de l'incertitude et du dérèglement climatique et la question c'est celle de l'adaptation donc il faut mettre les moyens sur cette question s'adapter
mettre les moyens et je rappelle donc que vous vivez en direct sur BFM TV je le décris pour ceux qui nous écoutent sur RMC donc l'arrivée du président Emmanuel Macron qui est donc arrivé il y a quelques minutes à Mayotte s'il s'exprime et qu'il prend la parole évidemment nous l'écouterons en direct Mathilde Panot je voudrais revenir à ce qui se passe donc du côté du gouvernement avec cette réunion à 14h tout à l'heure vous l'avez dit vous censurerez quoi qu'il arrive même si même si François Bayrou cet après-midi par exemple s'engageait à ne pas utiliser
le 49.3 mais oui comprenez nous voulons que le résultat des urnes soit respecté M. Barnier n'a pas fait l'automne M. Bayrou ne fera pas l'hiver maintenant ça suffit de nous faire perdre du temps nous sommes dans une situation dramatique il y a 66 000 défaillances d'entreprises dont la plupart sont des entreprises de moins de 11 salariés et même de moins de 3 salariés des petites boulangeries des restaurants des petits commerces qui sont en train d'avoir le plus grand plan de licenciement silencieux nous avons 300 plans de licenciement nous avons un français sur trois qui se prive régulièrement de repas pour pouvoir nourrir ses enfants mais précisément il suffit que la difficulté à prévoir
et on verra s'il demande un vote de confiance on a bien compris que de toute façon vous ne l'accorderiez pas bien sûr soit il demande un vote de confiance vous voterez contre soit il ne le fait pas vous voterez contre mais par une motion de censure exactement mais la motion de censure
qui jouera le rôle de motion de défiance
vous entendez justement tous ces patrons mais y compris ces petits patrons ces artisans ces commerçants qui disent nous avons besoin de stabilité le fait même de ne pas laisser un gouvernement prendre sa part est-ce que vous ne rajoutez
pas du chaos ? écoutez les plans de licenciement n'ont pas commencé avec la motion de censure l'endettement de 1000 milliards de cafés la politique d'Emmanuel Macron depuis 7 ans n'a pas commencé avec la censure la fermeture des urgences n'a pas commencé avec la censure donc quand je dis ça suffit maintenant de nous faire perdre du temps c'est parce que nous voulons en mettre en place d'autres solutions pour ce pays voilà ce que nous voulons faire mais je comprends que vous le voyez en fait ce que je ne comprends pas
c'est que ça d'un président qui ne respecte pas le résultat des urnes je m'intéresse simplement au fait d'obtenir des résultats c'est-à-dire que vous avez quand même des objectifs donc oui vous avez placé la barre très haut en termes d'objectifs pour vous notamment sur les retraites on le voit bien c'est la suppression pure et simple de cette réforme mais c'est vrai que finalement ne voulant obtenir que le maximum tout le programme rien que le programme mais tout le programme vous vous retrouvez à finalement
avoir une situation où vous n'obtiendrez rien du tout mais nous n'obtiendrons rien du tout sous ce président de la république dont le peuple a dit par trois fois dans les urnes qu'il ne voulait plus qu'il ne part mais bien sûr écoutez regardez mais il a déjà dit qu'il ne partirait pas oui enfin rien que le dire c'est un signe de faiblesse vous le reconnaîtrez il avait dit qu'il ne ferait pas de dissolution il y a eu une dissolution il avait dit que monsieur Barnier ne tomberait pas il est tombé donc rien que le dire c'est un signe de faiblesse regardez il reste 30 mois de mandat à monsieur Macron sur ces 30 mois de mandat s'ils tiennent 3 mois ce qui n'est absolument pas sûr il faudrait utiliser 10 Bayrou et Barnier pour pouvoir tenir c'est impossible et je vais vous dire quand vous regardez par exemple dans la presse internationale aux Etats-Unis on dit par exemple la France s'est visiblement mieux protégée ses monuments que sa démocratie en Italie on parle du plus narcissique des présidents français en Suisse du saboteur de la 5ème république ce que je veux dire c'est que tout le monde comprend qu'aujourd'hui celui qui est responsable du blocage qui nous fait perdre du temps c'est un président de la république oui d'accord mais à un moment dans des situations quand vous êtes dans des situations de blocage moi je ne connais qu'une seule solution je suis une démocrate c'est le retour aux urnes vous aurez remarqué que monsieur Scholz par exemple a été renversé cette semaine sur un vote de confiance et que les allemands le peuple allemand va lui aussi retourner aux urnes voilà ce qui permet de revenir vers la démocratie vous m'accorderez
que le système n'est pas tout à fait le même et qu'en l'occurrence le peuple français est revenu aux urnes puisqu'il y a eu dissolution
avec un président de la république qui refuse de reconnaître ce même résultat des urnes
Mathilde Panot vous dirait quoi quand vous allez les retrouver aux socialistes aux écologistes aux communistes
et bien je leur dirais que nous allons déposer une motion de censure et que j'ose espérer que non seulement nous la déposerons ensemble mais que nous la voterons ensemble j'imagine que vous avez eu cette discussion avec eux oui bien sûr nous continuons de discuter bien sûr
mais en tout cas ils ne se sont pas engagés auprès de vous à voter cette motion de censure ah non ça sera à eux de s'exprimer merci Mathilde Panot
merci et soutien aux salariés de BFM TV Paris et antennes locales qui sont en grève aujourd'hui suite à l'annonce de la fermeture de BFM Paris
n'hésitez pas c'est une information en effet puisque vous parlez de BFM Paris merci Mathilde Panot merci à vous qui est donc présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale députée du Val-de-Marne d'avoir répondu à mes questions il est 8h53 sur RMC BFM TV
Mathilde Panot