AUDITION IA : FRÉDÉRIC PASCAL, RAPPORTEUR D’UNE MISSION SUR L’IA DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels doivent être les nouveaux modèles d'enseignement avec l'IA ? Quels sont les bénéfices de cette technologie ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Parmi les 26 recommandations de votre rapport, lesquelles vous paraissent prioritaires ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment l'IA modifie-t-elle l'acquisition et la diffusion des savoirs ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les étudiants arrivent en cours en connaissant déjà le contenu. Qu'est-ce qui change avec l'IA ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Faut-il détecter l'usage de l'IA dans les devoirs ? Faut-il l'encourager ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Votre université a adopté une charte sur l'IA. D'autres établissements l'ont-ils fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Frédéric PascalFait
« En 2023, vous avez pris la tête de l'Institut d'Aya dont vous pourrez également nous dire un mot si vous le souhaitez. »
- 4:30Frédéric PascalFait
« Depuis avril 2025, vous êtes vice-président IA de l'université Paris Saclet. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Petit essai à nouveau parler s'il vous plaît. Faisons un petit essai. D'accord.
Donc bonjour à tous. J'ai Nous avons l'honneur de recevoir monsieur Pascal. Est-ce que vous m'entendez mieux comme ça ?
C'est qu'on est sur Zoom. Coupez votre caméra peut-être monsieur le président. On va voir si on vous entend mieux.
D'accord. Attendez la caméra. C'est bien là.
Non, ben ne coupez pas votre caméra en fait. On est [raclement de gorge] bien. [rires] Ça y est, on on a on a du son.
Bon, bon, on on touche on touche plus rien. C'est bon. Voilà, c'est parfait.
Bon ben, on va pouvoir commencer. Parfait. Ben écoutez, merci beaucoup après ces ultimes réglages.
Bien, mes chers collègues, nous poursuivons les travaux de notre mission d'information, création, diffusion et acquisition des connaissances. comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture. Comme j'avais annoncé mardi dernier, nous sommes entrés dans la seconde phase de nos travaux qui porte désormais sur les conséquences de l'IA générative en matière éducative tant pour l'enseignement scolaire que pour l'enseignement supérieur.
C'est bon ? Est-ce que vous m'avez entendu correctement ? Oui, je l'ai pas de retour.
Oui, d'accord. Très bien. Est-ce que monsieur Pascal peut nous rejoindre ?
Il est là, il est là. Elle est avec nous dans la salle. Ah d'accord.
Bon très bien parce que je je vois son cavalier mais je ne le vois pas lui-même. Enfin bon, peu importe. Ben écoutez justement monsieur Pascal, vous avez vous êtes le bienvenu euh dans cette audition de la mission IA générative.
Vous êtes professeur des universités à Central Supé, école d'ingénieur de l'université de Paris Saclet, spécialiste en mathématiques appliquées pour l'intelligence artificielle. En 2023, vous avez pris la tête de l'Institut d'Aya dont vous pourrez également nous dire un mot si vous le souhaitez. C'est également en 2023 que vous avez été nommé personnalité qualifiée au Conseil supérieur de la propriété littéraire artistique et depuis avril 2025, vous êtes vice-président IA de l'université Paris Saclet.
Donc bienvenue et merci de nous avoir rejoint. Cette biographie sommaire ne prétend pas à l'exhaustivité mais suffit à expliquer pourquoi nous vous avons invité à cette audition. Les systèmes d'intelligence artificielle générative ont fait irruption dans l'université, nous le savons tous.
De nombreuses enquêtes ont été menées en France et ailleurs faisant état d'un engouement massif des étudiants pour cette technologie avec à la clé la crainte de voir se de les voir se décharger cognitivement pour reprendre l'expression d'un de nos invités. De fait, de plus en plus d'enseignants rechignent à donner à leurs étudiants des devoirs à la maison par crainte qu'il utilise l'IA. Pourtant, dans un récent rapport remis au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche intitulé IA et enseignement supérieur, formation, structuration et appropriation par la société, vous avez identifié vous-même un certain nombre d'opportunités de li appliqué à l'enseignement supérieur, au service de la pédagogie et de la réussite scolaire d'abord, mais aussi pour la vie étudiante ou l'administration même des universités au sens-l à l'air de l'IA, quels doivent être selon vous les nouveaux modèles d'enseignement ?
Quels sont les bénéfices de cette technologie ? Comment pousser les étudiants à réfléchir par eux-mêmes ? Ne faudrait-il pas bannir des universités des grands modèles de langage au bénéfice du système d'IA spécifiquement conçu pour l'enseignement supérieur afin et je vous cite de permettre à l'étudiant de se questionner et non d'obtenir directement des réponses ?
Je précise que votre rapport a été corédigé par monsieur François Tadéi, chercheur qui n'a pas pu être des nôtres aujourd'hui. Donc, sans plus attendre, monsieur professeur, je vais vous céder la parole pour un prop préliminaire de 5 10 minutes et ensuite madame la rapporteur, madame Calvez vous posera les questions qu'elle a préparé à votre intention. Je vous en prie.
Faut appuyer sur [raclement de gorge] le bouton. Voilà. Voilà.
Merci monsieur le président. Euh merci pour cette biographie et l'accueil en proposaire. Alors, il y a beaucoup de choses à dire.
C'est c'est vrai que on est face à des transformations assez considérables. Euh je voudrais noter que j'ai lu avec grand intérêt toutes les questions et ça ça dénote d'un travail profond. Donc je suis absolument ravi d'être ici pour pouvoir discuter sur ces sujets de transformation notamment dans l'enseignement supérieur dû à l'intelligence artificielle générative.
Les Je pense que pour commencer peut-être le positionnement, c'est de quoi parle-t-on ? Est-ce une technologie comme les autres ? Et dans le cas où ça ne serait pas une technologie comme les autres, peut-on appliquer des règles classiques de transformation et pour intégrer cette intelligence artificielle ?
Et je pense que les problèmes se posent là. Vous l'avez mentionné monsieur le président, les les questions naturelles qui arrivent sont les questions de correction, les questions de devoir, les questions de suivi. Il y a il y a des questions alors il y a beaucoup de discussions autour du du déclin cognitif qui sont des des peurs pour le moment, des risques.
Il y a il y a des choses qui sont avérées mais qui sont pas d à l'age génératif qui est quand même assez récente. C'est c'est dû par exemple à des correcteurs orthographiques. Ça, il y a des études qui sont claires là-dessus.
Mais il y a vraiment un vrai sujet de repenser l'enseignement et plus généralement de repenser le le positionnement du sachant, de l'apprenant et quel rôle a l'intelligence artificielle dans tout ça. Il y a il y a des risques évidemment, il y a des bénéfices qui semblent être considérables. Maintenant, c'est une transformation qui qui va pas se faire par un seul individu ou une seule structure.
Et c'est peut-être ça le vrai sujet, c'est-à-dire que l'intelligence artificielle générative, mais plus généralement, j'ai envie de parler quand même d'intelligence artificielle qui est déjà rentrée dans la société depuis assez longtemps pour le coup. Oui oui oui. En terme de technologie, l'intelligence artificielle générative ne peut pas être comment dire euh adopté par une seule personne ou une seule catégorie de personnes.
Pour ma part, vous l'avez rappelé, moi je suis professeur en mathématiques appliquées, mais mon expertise sur le droit du numérique est extrêmement limitée. Mon expertise sur les sciences cognitives est extrêmement limitée. Je peux interagir effectivement avec des des experts de ces sujets, mais je vais pas proposer des solutions dans ces dans ces directions là.
Donc je pense que vraiment on est face à une énorme transformation et qu'il faut l'appréhender de la façon la la plus sereine avec des objectifs et des objectifs qui sont des objectifs d'amélioration de l'enseignement supérieur, de bien-être des étudiants. Vous avez rappelé les questions de vie étudiante et aujourd'hui l'intelligence artificielle générative peut apporter des solutions énormes pour accompagner la vie étudiante pour l'enseignement plus traditionnel pour les évaluations, pour le contenu pédagogique, la création de contenu. Donc je pense qu'on est face à une transformation considérable et qui doit être absolument prise de façon collective.
Très bien. Parfait. Merci beaucoup monsieur le professeur.
Bien écoutez chers collègues Calvez, c'est à vous. Je vous en prie. Merci beaucoup.
Dans le rapport que vous avez fait avec monsieur François Tadéli, vous avez établi 26 recommandations. C'était en juillet 2025. Est-ce que parmi ces 26 recommandations, il y en a quelques-unes qui vous paraissent d'autant plus importantes vu l'évolution soit de l'IA générative en elle-même ou de ses usages ?
Alors, je pense que le une des priorités est la formation. La formation au-delà, c'était une des recommandations, enfin un des champs de recommandation, c'est la formation au-delà des seules étudiantes et étudiants, mais de la société. C'est-à-dire que aujourd'hui pour adopter l'intelligence artificielle, pour déployer des cas d'usage, il faut savoir de quoi on parle, ce qu'on peut faire avec, quels sont les risques, quelles sont les quelles sont les limites.
Donc de mon point de vue, le point cœur, ça va être de former massivement. Alors, pas tout le monde de la même manière bien sûr, mais de former massivement. Et c'est pour ça que le le rapport est allé vers la société, c'est-à-dire que on parle vraiment de notion d'adoption pour la la société.
Merci beaucoup. Comment d'après vous les sorts de l'IA modifient-il l'acquisition et la diffusion des savoirs ? Est-ce que à partir d'exemples que vous avez pu constater, vous avez vu des évolutions alors positives ou négatives dans l'acquisition et la diffusion des savoirs ?
Est-ce que aujourd'hui vous diriez la même chose que en en juillet 2025 ? Je pose cette question puisque on voit que de mois en mois avec nos différents auditionnés, on peut se dire que ce qu'on a entendu au mois de novembre n'est pas forcément ce qu'on entendrait aujourd'hui au mois d'avril. Sur cette question précise de la la diffusion et de l'acquisition des savoirs, qu'en est-il ?
Alors, on observe des changements et notamment dans les dans les amphithéâtres, que ce soit grande école, que ce soit à l'université, un changement qui est devenu presque banal aujourd'hui, c'est le fait que les élèves ou les étudiantes étudiants arrivent en cours en connaissant ou en ayant la capacité de connaître le contenu du cours. et et donc les cours sont en train de se transformer. Alors pas tous les cours, c'est difficile de faire une généralité parce qu'on parle de disciplines qui sont très différente.
Si on parle de faculté de droit ou de graduate school de mathématiques, c'est pas du tout le même type d'enseignement. Mais par contre, il y a peut-être un point commun qui est que les élèves viennent pour interagir avec le ou la professeur. Et ça ça c'est c'est très amusant et c'est quelque chose qui ressort ailleurs dans la société.
C'estàd qu'on ne va plus chez le médecin pour en attendant mais on va chez le médecin en disant j'ai ça, ça et ça. C'est ce que j'ai trouvé par différents moyens. Quelle est la conclusion ? le le l'enseignement change dans ce sens-là.
Donc donc ça c'est vraiment c'est c'est euh quelque chose qui est très spontané. Ensuite, les autres transformations, c'est qu'on voit de plus en plus de de de d'expérimentation fait euh par les profs, conjointement par les profs et les élèves sur la personnalisation de l'enseignement. Donc la création de tuteurs personnalisés, c'est des choses qui aujourd'hui commencent à se répandre.
Je n'aurai pas de chiffre mais ça veut dire que il y a un nombre non négligeable de professeurs qui commence à regarder ces sont des cas d'usage c'est avoir de créer des tuteurs personnalisés. Voilà. Mais vraiment une transformation qui a été prise comme ça, c'est le rapport au savoir qui est un peu différent et et je voudrais dire il y a une chose qui est que moi je trouve vraiment essentielle en tout cas c'est c'est un point de vue.
On défendait déjà ce point de vue pendant la pendant la mission. c'est qu'on est vraiment dans une transformation de la société. Il y a une rupture alors je je vais m'égarer sur des terrains sur lequels je suis pas expert mais vraiment très anthropologique.
C'est pas un correcteur orthographique supplémentaire, c'est pas un outil de recherche d'information supplémentaire, c'est quelque chose qui transforme complètement notre rapport au savoir et donc notre système d'enseignement profondément puisque il y a vraiment cette idée de du passage de d'une société orale à l'écriture. Ça a changé. euh la société, ça tout a dû être repensé puisqu'on pouvait externaliser de la connaissance, hein, c'est le principe d'écrit.
Là, on est face à ce type de choses. Moi, j'ai pas plus de réponses que quelques idées et je pense que collectivement, il y a des réponses. Il y a des pays qui sont très en avance sur le sur la France notamment sur ces ces ces sujets.
Mais je pense que la bonne approche c'est de penser cette transformation profonde. Merci beaucoup. Vous nous disiez que les étudiants arrivent en connaissant déjà le contenu du cours.
Alors, est-ce que ils en connaissent la façon d'accéder rapidement ou est-ce qu'ils ont déjà intégré la compréhension du cours ? C'est ce qui ferait que là, il y a des interactions. Moi, j'ai une question.
Je me dis que avec l'air d'Internet, on pouvait accéder aussi à beaucoup de choses. Qu'est-ce qui fait que cela change ? Est-ce qu'il y a plus de curiosité avec l'accès à des outils d'IA ?
Alors, je ne sais pas s'il y a plus de curiosité, mais un changement qui est majeur, c'est vraiment ce qu'on ce qu'on pourrait appeler des interface comme machine. C'est-à-dire que il y a une interaction qui est complètement facilitée, c'est-à-dire quand on parle de grands modèles de de langage et de tous ces alors on dit chatbot mais c'est vraiment les les modèles qui comptent derrière. On parle de langage naturel, c'est-à-dire qu'on interagit avec une machine en langage naturel.
Ça ça facilite énormément les choses. Ça simplifie tout un tas de de tâches qu'on devrait faire quand on fait de la la recherche d'information, c'est-à-dire c'est de trier l'information, de la vérifier, de la croiser. Là, on a, j'ai envie de dire, une seule réponse et donc c'est ça, ça pose des questions.
On a une seule réponse mais qui a déjà fait ce travail et ce travail, il a été fait par essence de ce qu'est l'intelligence artificielle. C'estàd que les modèles ont appris. Donc c'est c'est dans les modèles.
Mais le travail qui consisterait à aller chercher de l'information et de poser les bonnes questions pour obtenir la bonne information, de croiser les sources, ce travail n'est plus complètement nécessaire quand on interagit avec une générative. Donc finalement ça c'est c'est un côté très facilitateur d'interaction. Quel est l'impact de de ce bah de de ce changement de paradigme ?
Je pense que il est assez grand. C'est-à-dire que bah finalement quand on utilise une intelligence artificielle, il faut savoir l'utiliser. et savoir l'utiliser.
Et je pense qu'il y a a y a il y a une il y a une énorme différence entre considérer que l'adoption est le fait de pouvoir obtenir l'information qu'on souhaite obtenir en posant les bonnes questions, de s'améliorer sur les les questions, de pouvoir affiner, de donner du contexte, de spécifier des documents, de créer son propre agent. Tout ça, c'est ce qui est un peu à la mode aujourd'hui. Ça ce n'est pas adopter l'intelligence artificielle. adopter, ça veut dire être capable de s'en servir et c'est-à-dire être capable de évidemment questionner les réponses, d'être capable de les prendre d'une façon orthogonale.
Je vais vous donner un exemple. Quand on parle du devoir à la maison, tout le monde, tous les profs se questionnent sur ces sujets de comment j'évalue, que dois-je évaluer déjà ? Ça, c'est la première question.
Est-ce que je dois évaluer de la connaissance, du savoir ? Est-ce que je dois évaluer des compétences précédemment acquises et donc avec tous les biais que ça peut comporter, est-ce que je dois évaluer des compétences actuel momentané ? Donc ça, ce sont les questions déjà.
Qu'est-ce qu'on évalue exactement ? Et les devoirs à la maison, on propose un devoir et on se dit bon, le devoir, il est fait majoritairement par l'intelligence artificielle générative. majoritairement, ça pose des questions.
C'est-à-dire qu'il y a des euh des étudiants qui utilisent l'IA génératif pour reformuler, [raclement de gorge] pour proposer des idées au début, mais ils vont travailler beaucoup. Donc ça c'est super. Il y a des gens qui vont générer tout avec très peu de travail.
Ça on peut dire que c'est c'est moins bien. Il y a des gens qui vont pas du tout utiliser. J'aurais tendance à dire que c'est moins bien aussi.
Donc la la question à laquelle on arrive, c'est comment on fait ? on arrête les devoirs à la maison, on va mettre tout le monde dans la même salle, on les fait écrire, on les regarde. On peut arriver à des situations extrêmes comme en Chine de couper l'internet.
Comme ça, on est bien sûr que il y a rien du tout. C'est c'est le cas pour le baccalauréat en l'occurrence. Mais je pense que le problème est mal pris et c'est vraiment quand je parle de de transformation et de changement de paradigme, c'estàdire les devoirs à la maison, c'est essentiel.
C'est essentiel que les gens travaillent de façon individuelle ou en petit groupe sur des sujets pour bah confronter leur connaissances pour acquérir des nouvelles compétences. La question c'est qu'est-ce que c'est le travail à la maison ? Qu'est-ce que aujourd'hui à l'heure de l'intelligence artificielle veut dire faire un devoir ?
Bah ça veut pas dire préparer un manuscrit qui va être rendu. Voilà. Non, ça veut dire accompagner à l'utilisation de l'intelligence artificielle. pour préparer tout ou partie du devoir.
Donc ça c'est à spécifier hein, je veux dire on peut pas répondre à tout. Et ensuite de débattre du résultat, [raclement de gorge] d'être capable de questionner le résultat. Donc c'est un changement total de paradigme.
Ça veut pas dire qu'il faut arrêter les devoirs à la maison, c'est juste qu'il faut plus poser les mêmes questions. On va pas demander à quelqu'un rédige-moi une biographie sur Napoléon par exemple. C'est cette question vraiment il faut être très clair, c'est une tâche qui est d'une trivialité sans nom pour une intelligence artificielle.
C'est-à-dire que les intelligences artificielles génératives sont créées pour répondre à ces tâches là de façon évidente. C'est-à-dire que c'est aussi facile que de se poser la question si une calculatrice serait à l'aise avec 1 + 2 quoi comme addition. Donc donc ce type de demande n'a de sens que s'il est cadré et qui s'adresse notamment peut-être dans au niveau de l'éducation nationale sur le primaire pour apprendre à chercher sur internet par exemple.
Ça ça s'appelle des exemples. Voilà. Bon je parle beaucoup donc je vais faire une petite pause.
Tant que ça est intéressant nous écoutons. [rires] Pas de problème. Je voulais vous vous rebondir sur ces questions de la la du devoir à la maison.
Il y a quelques années, on avait euh euh trouvé de quoi détecter l'utilisation de Wikipédia où on avait des paragraphes entiers où les étudiants prenaient Wikipédia et il y avait mise à la disposition des professeurs une manière de pouvoir retrouver euh quand Wikipédia avait été copié. Aujourd'hui, est-ce qu'il existe des outils pour détecter l'usage de Lia ? Euh faut-il les détecter ?
Faut-il au contraire plutôt l'encourager ? vous êtes revenu sur le le l'idée du tuteur personnalisé que développent des professeurs avec des étudiants. C'est une façon aussi peut-être d'encadrer les devoirs à la maison.
Donc non seulement de donner un outil d'apprentissage personnalisé à l'étudiant, mais aussi peut-être de monitorer, suivre la façon dont il a pu apprendre. Est-ce que c'est quelque chose qui existe à ce jour ? Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Alors sur sur sur les les premières parties, la question de détection. En fait, la question de détection, elle rapporte toujours à la même approche qui est détection, sanction, évaluation et mettre une note. Euh c'est c'est quelque chose et on peut se questionner sur sur le sur ce qu'est l'enseignement, c'est quel est le rôle justement d'un d'un preuve.
C'est c'est ce modèle qui qui est qui est à remettre en en cause, c'est-à-dire que et en l'occurrence non, on on ne on n'arrivera pas à développer assez vite des outils de détection face aux outils d'intelligence artificielle générative. Donc ça ça c'est le vrai sujet, c'est-à-dire que non euh on ne peut plus continuer comme ça. C'estàd que on peut plus être dans un une course à essayer de détecter et de regarder ce qui va pas.
Mais on doit prendre le problème justement quand je dis changement de paradigme, c'est vraiment on se tourne complètement et on dit OK, qu'est-ce que veut dire aujourd'hui enseigner et accompagner ? Le tuteur personnalisé. Donc ça existe.
Il y a eu des expérimentations, je trouve très réussi à Renn notamment par l'université de de Rennes. Un tuteur personnalisé c'est justement personnalisé, c'est-à-dire qu'en fonction de l'étudiant ou l'étudiante, quels sont les les points sur lesquels il y a des facilités ou en tout cas des choses qui sont acquises ? Quelles sont les compétences qui sont bien maîtrisées ?
On peut décider de mettre le paquet sur ces compétences là pour cet élève. Donc c'est et donc là on a du reward positif puisque on est dans une compétence sur laquelle on est très à l'aise et on va approfondir. Voilà, ça sera personnalisé.
C'est un choix de personnalisation. On peut de la même manière sur des sur des parties du cours où il y a des difficultés proposer des approches un peu différentes pour justement passer outre difficultés. Mais cette notion de tuteur personnalisé derrière il y a quand même une chose qui est la notion de exercice et d'entraînement.
L'entraînement, c'est comme un examen, sauf que c'est pas noté. Ça c'est très très important. C'est-à-dire que on parle souvent de d'examens certificatifs où on va mettre une note et d'examens qui vont être en vue de l'apprentissage, c'est-à-dire c'est c'est de l'entraînement.
Moi je je alors je suis pas spécialiste he du du secondaire, mais quand on fait des exercices de mathématiques, on on fait plein d'exercices en cours, on les fait à la maison, on apprend des choses puis un jour on arrive en salle de classe pour faire l'examen, on a des exercices qui sont sur les mêmes thématiques que qu'on a regardé pendant le cours et on doit les traiter en temps réel et ça ça permet de c'est une certification, c'est c'est un examen certificatif qui va permettre d'évaluer ce qui a été acquis. Mais tout le temps où on a travaillé, on a fait aussi des erreurs, des choses très bien. Donc c'est c'est ça le le le vrai sujet.
C'està-dire que si on reste si on prend par le prisme uniquement de l'évaluation, on va rater ce qui est le tuteur personnalisé. on va rater ce que c'est l'apprentissage, le fait de de monter en compétence et peut-être les les questions, c'est effectivement et là ça ça nécessite vraiment collectivement des réflexions avec des spécialistes de pédagogie et je pense que en France ce que j'ai constaté qu'on est assez en retrait sur les sciences de l'éducation vraiment c'est cette notion de réfléchir à d'accompagner toujours et les élèves et les professeurs par des ingénieurs pédagogiques d'avoir avoir des réflexions sur com de questionner qu'est-ce que c'est la connaissance, qu'est-ce que c'est le savoir, à quel moment on doit apprendre par cœur. Évidemment qu'on doit apprendre par cœur.
Évidemment qu'on doit apprendre à lire. Évidemment qu'on doit apprendre à compter. Évidemment qu'on doit apprendre l'orthographe et la grammaire.
Est-ce que ça c'est antagoniste avec le fait d'utiliser une intelligence artificielle qui maîtrisera à peu près tout ça en l'occurrence ? Ben non, mais ça c'est c'est quel moment de la vie ? En quoi ça sert le développement cognitif individuel ?
Et peut-être ça soulligne quelque chose qui a un peu un peu disparu mais qui qui est je pense évident qui est que l'intelligence artificielle générative en fait elle remet en question des des principes qui s'ils ne sont pas acquis sont un problème. Principe de l'esprit critique de la vérification de l'information [grognement] de la véracité. Qu'est-ce que c'est la véracité de l'information ?
Ça ce sont dans les données. Qu'est-ce que sont les biais ? qu'il faut être armé de la connaissance de de ces concepts de capacité de réflexion pour pouvoir, j'ai envie de dire bénéficier vraiment de ce qu'est l'intelligence artificielle.
Voilà, on pourra éventuellement revenir sur les les risques de désinformation, l'esprit critique et la sensibilisation à à à cet esprit critique. Euh pour revenir sur le le suivi du du du travail des élèves, euh on a eu écho de professeurs qui justement disent "De toute façon, je sais qu'ils vont utiliser l'IA." Donc ce que je vais leur demander, c'est de me donner l'agraphie, c'est-à-dire de vraiment me livrer toutes les interactions qu'ils ont euh eu avec le modèle d'IA pour arriver jusqu'au résultat.
Et ce que je vais noter, c'est pas le résultat, c'est le raisonnement et la capacité justement à avoir aiguisé son esprit critique pour aller faire avancer la le travail. Moi ça me rappelle puisque vous êtes mathématicien certains exercices de mathématiques ou même si on arrivait pas jusqu'au résultat final, on avait le droit quand même à des points parce qu'on avait appliqué à un raisonnement euh et ce que je trouve plutôt ingratifiant et euh et peut-être plus juste aussi. Est-ce que vous avez eu écho de ce type de de de pratique ?
Est-ce qu'il faudrait pas le généraliser pour pouvoir faire qu'on ait toujours le besoin d'apprendre mais aussi déguiser son esprit critique aussi savoir utiliser l'a ? Oui. Oui.
J'ai j'ai eu écho quand je parlais des devoirs à la maison. C'est exactement ça. C'est-à-dire que comment on on va interagir avec l'étudiant dans le cadre d'un devoir fait à la maison avec de l'IA générative.
Donc c'est vraiment le le suivi de l'IA générative. Je pense que pour faire ça, il y a aussi une chose importante et de mon point de vue, on on manque cruellement de de ça, c'est des notions de gouvernance et de cadre. C'est c'est-à-dire là effectivement, on se pose des questions doit-on utiliser ?
Doit-on interdire ? Moi, c'est assez clair, hein. Je je suis pas pour l'interdiction, de toutes les façons, je pense que ça n'est pas possible.
Mais il faut cadrer, c'est-à-dire que euh cette hierraphie, enfin ça c'est quelque chose, il faut que ça soit un cadre euh un cadre entre le corps professoral, corps enseignant, les ingénieurs pédagogiques, les les étudiants qui a un cadre de dire bah voilà quand on utilise l'A on doit le dire en fait et c'est et c'est pas une question de sanction ou de note, c'est ça va être le cadre d'apprentissage. dans ce cours là, on a le droit d'utiliser l'IA à telle hauteur, c'est-à-dire ça peut être infini ou pas. Dans ce cours-là, on n pas le droit.
Parce que Et pourquoi on n pas le droit ? Parce que justement dans ce cours-là, on va apprendre l'esprit critique, le raisonnement et que [grognement] l'IA va pas apporter beaucoup sur ces points très précis. Donc oui, ça ça se fait.
Oui, ça doit être complètement généralisé mais pour cette généralisation, il faut déjà une formation que tous les acteurs dont on parle, ils soient formés à ce qu'il y a. Et de qu'il y ait un cadre, c'est-à-dire de savoir ce qu'on peut faire. Et moi je suis je veux dire je vais dire deux choses.
À l'université Paris Saclet, on a fait voter une charte sur sur l'IA. Cette charte donc elle rappelle les principes qui sont les missions de de l'université mais par rapport aux usagers et les usagers on parle des étudiants, des enseignants, des enseignants chercheurs mais également de personnel technique et administratif c'est donner un cadre d'usage de l'IA et tous les usagers sont logés à la même enseigne. Utilisation de l'IA doit être signalé.
J'ai utilisé 7 IA pour faire ça, 7 I pour faire ça, que ce soit pour de la génération de contenu parce que on parle de tuteur pédagogique, il y a beaucoup de profs qui font de la génération de contenu hein pour pour de contenu pédagogique en fait pour l'enseignement. Voilà, donc je pense que le cadre est important et puis après les effectivement les évolutions des des pratiques d'apprentissage. Nous, on a développé dans ce sens-là des des un outil qui tend à se généraliser très au-delà de l'université qui s'appelle brevet AI. qui est une méthode d'apprentissage par le faire.
En fait, le vrai sujet quand on apprend par le faire, c'est quelque chose qui est assez intéressant. C'est-à-dire, c'est c'est vraent le principe du jeu vidéo. Le jeu vidéo euh quand on progresse, on a des niveaux, en [grognement] fait quand on passe à un niveau supérieur, on a des rewards, enfin des des cadeaux ou des des retours positifs, enfin voilà.
Et donc, on continue et on est content. Et en fait, passer à un niveau supérieur, ça veut dire qu'on a amélioré notre compétence. ça pour un jeu, c'est souvent amusant mais la compétence est là.
Et si on joue à un niveau qui n'est pas si on se met dans un niveau qui n'est pas notre niveau de compétence réelle, dans tous les cas. C'est-à-dire, il va y avoir soit soit de l'ennui, soit du rejet parce que soit le niveau est trop haut et auquel cas on est face à de la négativité permanente puisqu'on est on est face à l'échec, soit le niveau est trop facile et donc là on est face à l'ennui et il y a pas de il y a pas de challenge. Nous, on a fait la même chose mais avec de avec apprendre l'IA, c'est-à-dire que on a des activités, des jeux quand on réussit l'activité et on peut pas faire autrement que la faire vraiment avec ses avec ses doigts, une souris, enfin des choses comme ça.
Quand on l'a réussi et ben on passe à l'activité suivante, mais on débloque des rewards. Alors, c'est pas des pièces comme dans les jeux vidéos, mais c'est plutôt des fiches de notion pédagogiques qui permettent de creuser le le sujet du chapitre. Et on continue comme ça.
Et à la fin en fait la question ne va même pas être est-ce que la personne qui a suivi ça a une bonne note, c'est est-ce qu'elle est arrivée jusqu'au bout et qu'elle a réussi ? Si elle est arrivé jusqu'au bout et qu'elle a réussi, bah elle aura acquis des compétences. Et et ça c'est c'est un changement un peu de de façon de voir l'enseignement, c'est-à-dire que on transmet par le faire et sauf qu'on c'est assez naturel quand on fait mon père était menué charpentier, il a appris à faire des des chalets, à les construire.
Euh donc il a appris à le faire. Quand on est sur des disciplines peut-être plus théoriques ou plus fondamentales, on n'est jamais confronté à ça. C'est-à-dire on on prend du savoir, on sait plein de choses, mais on ne sait pas faire.
Alors, c'est tout à fait possible. Je veux dire, apprendre l'IA, savoir ce que c'est l'IA, on peut on peut l'apprendre en jouant, en le faisant. Voilà.
Donc je pense qu'il y a les vraiment si je reviens au tout début, je vais faire un il y a la gouvernance, le cadre, qu'est-ce qu'on met comme cadre d'enseignement d'une part et d'autre part comment on transforme l'enseignement mais ça veut pas dire que tout va être transformé. Vous parlez du carte du cadre, vous avez parlé de la charte que votre université a pu adopter. Est-ce que votre connaissance d'autres établissements l'ont fait parallèlement à cela ?
Et pour parler d'un cadre qui soit plus national, dans vos recommandations dans le rapport de juillet 2025, vous prenez non seulement la mise en place d'un institut national pour pouvoir échanger sur les pratiques et donner ce cadre, pouvoir aussi œuvrer à la mise en place d'infrastructure et qui puisse vraiment être partagé mais solide. Euh qu'est-ce que vous pourriez nous dire aujourd'hui sur les réflexions concernant ces recommandations ? et quelles sont celles au-delà des chartes que vous pouvez préconiser ?
Alors, au niveau des chartes, il y a effectivement plein d'établissements qui se sont dotés d'une charte. Au niveau de l'université Paris Sa, on n'est pas parti d'une feuille blanche. On a repris des travaux qui ont été faites dans le cal de financement France 2030, les les démos ES qui ont abouti sur des sur différents types de de chartes plus ou moins génériques.
Donc voilà, il y a énormément d'universités. Une des premières, je pense, c'était l'université d'Orléan à se à se doter d'une d'une charte. Euh alors là, il y a des questions, c'est-à-dire doit-on avoir peut-être une charte unique ou pas ?
Bon, j'ai pas un avis très tranché. Je pense que le fait de mutualiser ça a toujours un intérêt puisque finalement on bénéficie tous du travail qui a pu être fait par par des autres et que il faut sûrement pas réinventer la roue à chaque fois. Donc mutualisation en ce qui concerne la charte, ça veut dire peut-être donner un cadre quand même un peu général pour pour tous les établissements d'enseignement supérieur.
La mutualisation, c'est un vrai sujet. C'est c'est un vrai sujet parce que pour passer à l'échelle sans mutualisation, on n'y arrivera pas. C'est-à-dire que aujourd'hui effectivement on peut citer des vraiment beaucoup d'exemples d'expérimentations de POC qui sont des énormes succès et qui impactent 10000 étudiants.
Alors, je minimise pas le chiffre de 10000 mais c'est loin de la population française 10000 c'est-à-dire c'est c'est à peine un échantillon de sondage. Donc il y a un moment si on mutualise pas, on passe pas à l'échelle. et on passe pas à l'échelle parce que même la formation pour pour former euh à des outils numériques, il faut des ressources et ces ressources euh il faut bien qu'elle soit euh souveraine.
Je vais pas ouvrir le le le débat là-dessus. Donc la mutualisation, c'est essentiel, ça avance, ça avance euh ça ça avance. Euh notamment euh les administrations centrales du ministère d'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace ont lancé des actions sur les questions de mutualisation de ressources pédagogiques.
Donc est-ce qui peut être mis en commun des différentes universités ? Il y a un une fédération ils qui que je qualifierai d'internet des GPU qui permet de mutualiser donc les GPU, les ressources computationnelles dont toutes les universités ou établissements d'enseignement supérieur ne sont pas dotées. Certaines en sont dotées à Saclet, à Renn, à PSL, à Sorbonne.
Il y a des GPU, c'est des universités qui ont reçu plusieurs financements pour ces sujets-là. Donc ils ont pu en en acquérir. Il y a des universités qui n'en ont pas.
Donc le fait de créer un internet des GPU, c'est d'offrir un accès à à tous les établissements d'enseignement supérieur de la recherche à ces ressources. Donc la mutualisation, ça avance. Mon constat, c'est que ça avance très très lentement et ça avance trop lentement face aux enjeux auxquels on fait face aux enjeux de transformation, d'adoption et d'intégration.
Et ça, ça c'est vraiment c'est un peu dramatique. C'est-à-dire que euh il y a quand même un risque de passer à côté. Euh en tout cas en France, il y a eu un un échec sur la transition numérique, la transformation numérique.
Et quand je dis un échec, je c'est je c'est même pas un mot pesé. Il y a eu un vrai échec que soit en terme de formation, en terme d'adoption. Voilà.
Là, il y a un moyen de de rattraper cet échec, même de le surpasser, sauf que si on fait rien, ça marchera pas. et une administration centrale d'un ministère, ça ne suffit pas. Il y a pas il y a pas suffisamment de de compétences.
J'ai j'ai parlé, c'est quelque chose de multicompéten même des chercheurs, je l'ai dit en propuliminaire, moi je viens des mathématiques appliquées. Ce qui veut dire que mes compétences statistiques informatique c'est à peu près bien normalement, mais en droit c'est pas bien. En sociologie, c'est pas mon domaine.
Donc les gens c'est des gens qui ont des compétences différentes et qui doivent être regroupés. C'est l'objet de d'un institut national. C'est un institut qui est interministériel, qui a une mission et qui peut qui ne peut pas être prise par un objet existant puisque c'est vrai qu'on aime beaucoup créer des instituts pour tout et n'importe quoi ou des comités.
Euh en revanche, mais la question c'est de savoir est-ce que aujourd'hui il y a une institution, une administration centrale qui peut relever ce défi de mettre l'IA dans la société qu'il y ait une adoption et et l'adoption ça c'est pas ça se fait pas gratuitement. Il y a pas d'adoption s'il y a pas de confiance. il y a pas de confiance s'il y a pas de de compréhension et il y a pas de compréhension s'il y a pas de formation.
Donc et ça c'est je veux dire [raclement de gorge] même dans le rapport, on a exploré de façon très très partielle ces ces choses-là au niveau de la mission mais on parle dans les territoires. C'est-à-dire que au niveau de des universités, on a aussi un rôle de diffusion scientifique, de formation. Nous, on fait énormément de médiation scientifiques, c'est-à-dire d'aller parler dans les dans sur des événements organisés par les mairies pour sensibiliser tout le monde et et ça bah aujourd'hui c'est pas possible.
Il y a pas un ministère ou une administration centrale ou quelconque corps et puis les il y a des structures privées qui sont extrêmement intéressantes. On parle donc si on parle d' générative souveraine, bon ben Mistral c'est une entreprise privée et qui a un rôle à jouer extrêmement important. Il y a tout un tas de d'entreprises tech qui sont déjà dans le système de l'enseignement supérieur ou d'éducation nationale.
Donc c'est il y a vraiment quelque chose de de collectif à faire. Donc voilà, je pense que du moi vraiment la plus grande crainte que j'ai c'est la temporalité et je trouve que c'est on est vraiment très très lent. On parle de simplification, tout le monde est d'accord pour simplifier.
Il y a il y a il y a quelque chose, il y a des consensus et pourtant ça n'arrive pas. C'est je je vais donner vraiment juste une anecdote et après je me tais sur les les agences de voyage en tant que marché public dans les établissements d'enseignement supérieur et et de recherche. On passe par des agences de voyage.
Tout le monde sait que ça ne fonctionne pas et je vais pas rentrer dans le détail du non fonctionnement que le coût est démesuré. Et quand je dis tout le monde, c'est les usagers, les accompagnants, ceux qui travaillent dedans, les décideurs, tout le monde [raclement de gorge] est d'accord. Et ben, elles sont encore elles sont encore là.
J'étais à Munique hier et croyez-moi que c'était assez compliqué. Voilà. Très bien.
Bon, vous invitez à ce qu'il y ait de l'accélération qui a aussi plus d'interdisciplinarité parce que ce défi est éminemment transversal. Donc c'est un un un défi. Vous avez euh cité euh une entreprise qui joue le jeu de la souveraineté qui est mistrale.
Vous avez justement une expérimentation qui euh lit euh l'AMU avec Mistral. L'idée, c'est de faciliter la vie euh des étudiants mais aussi des professeurs ou du personnel administratif. Euh cette expérimentation est censée avoir été lancée à la rentrée 2025.
Qu'en est-elle ? L'idée c'était de la lancer dans une vingtaine d'établissements pour ensuite la généraliser. On est au mois d'avril.
Est-ce que vous pouvez nous dire ce qu'il en est ? Euh oui, je peux vous dire ce qui ce qu'il en est. J'ai j'ai signé versement il y a quelques jours pour avoir des départs de de Mistral.
Donc l'expérimentation est en cours de lancement. Voilà. Donc sur la temporalité, on revient à peu près aux même choses.
C'est-à-dire queavant de lancer une expérimentation, il faut queil y ait un cadre contractuel des versements d'argent des personnes qui soient impliquées et concernées notamment bah très naturellement les les les personnes travaillant dans les systèmes d'information. Ça passe par ça. Faut définir les cas d'usage, donc identifier les départements d'enseignement, les facultés qui seraient à même de porter ce type de d'expérimentation. euh identifié dans les services puisque au niveau de au niveau de sa clé, on fait l'expérimentation et sur les aspects de formation.
Donc pour identifier, on a par tuteurs personnalisés, il y a on a des expérimentations sur la correction automatique, donc dans vraiment certaines disciplines sur des nouveaux modèle d'enseignement mais on fait l'expérimentation aussi pour la transformation des services. Donc typiquement service des ressources humaines, service des directions des affaires financières où on va utiliser ces ces parts donc de Mistral qui sont mis à disposition mis à disposition moyenne en finance par la MU pour développer des cas d'usage et ensuite pouvoir les les généraliser. Voilà, la temporalité, il y a un vrai problème.
C'est-à-dire que bah si si moi dans les les minutes qui vont suivre cette audition, j'ai envie de tester un nouveau modèle de langage, je vais le faire et je vous jure que je l'aurais bien appris avant d'arriver à à sa clé. En l'occurrence des modèles de langage, il y en a plus de 45000. C'est-à-dire que on est quand même c'est énormissime.
Vous voyez, on parle de Mistral mais on parle de Chat Gipsy qui était quand même le premier donc qui est majoritairement utilisé et en fait il y a tout le monde sait qu'il y a des jeux en permanence, c'est-à-dire qu'on va passer d'un seul coup sur Claude parce que la la nouvelle version qui est le nouveau modèle, c'est pas une update du dernier, elle est mieux et puis de temps en temps sur des outils Google. Enfin, donc en fait, ça va très très vite dans ce sens-là. Ça va très très vite dans le le développement de la de la technologie, dans dans le déploiement, mais surtout dans l'utilisation.
Et nous, on n'est pas assez rapide. Je je veux dire, j'ai l'impression de il y a un décalage qui est qui est vraiment dramatique. Encore une fois, je parle de temporalité mais cette expérimentation, elle est elle est géniale.
Et je pense qu'il faut pas aller trop vite hein. Je suis pas en train de dire qu'il faut brûler toutes les étapes. Il y a beaucoup de réflexions à voir, mais il faut les faire ces réflexions, faut les faire collectivement, vite.
Faut que les gens soient formés. à chaque fois que on présente des choses, notamment le brevet AI, je l'ai présenté devant de nombreux parlementaires he que ce soit des députés, des sénateurs, tout le monde veut le faire. Euh, on m'a proposé de le mettre sur la plateforme Mentor qui est pour le formation des des agents publics.
Ah oui, mais bon, une semaine, 2 semaines, c'est 2 mois, 3 mois, c'est trop en fait. C'est c'est trop lent. Bah merci.
C'est sur ces mots, ces derniers mots, c'est trop long. que je crois que nous allons terminer, monsieur le président, à moins que vous ayez Non, non, tout à fait. Non, non, je je voudrais en nom à tous remercier le professeur Pascal pour cette contribution à nos travaux.
Euh croyez professeur que nous partageons votre impatience et que euh cette impatience trouvera certainement un écho dans le rapport de madame Calvez. J'ai j'ai bien noté un certain nombre de de vos réflexions et propositions. Je pense que la pédagogie inversée est probablement le modèle, en tout cas dans certaines disciplines, le modèle qui devra s'imposer dans nos amphithéâtres et dans nos dans nos TD.
Euh il faudra des tuteurs personnalisés. On envoie tout de suite immédiatement, ça saute aux yeux, l'intérêt et les avantages pour pour tout le monde hein, pour pour les étudiants comme pour les professeurs comme pour l'université en général hein. Et je retiens aussi votre formule selon laquelle il faut changer de paradigme de modèle d'enseignement et surtout je retiens qu'il faut le faire vite.
Donc merci pour cette contribution remorative et puis bonne fin de journée à vous. Au revoir.