Bruno Retailleau invité du 20H de TF1
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue dans notre nouveau rendez-vous face au français. Bonsoir Bruno Retaillot. Bonsoir Gill Boulot.
Merci. Merci beaucoup à vous d'avoir accepté l'invitation et tout d'abord nous allons écouter avec vous ce que vous avez annoncé. C'était en fin l'après-midi.
J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle. Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions, avec la force de mon engagement et la gravité qu'exige le moment. Bruno Retaillot, pourquoi avoir annoncé aujourd'hui votre candidature à élection présidentielle ?
C'est dans 14 mois, c'est très loin, c'est dans très longtemps. Mais d'abord parce que 14 mois, c'est pas de trop pour convaincre les Françaises, les Français. Et puis vous savez, depuis des mois, je suis sur le terrain, je rencontre des milliers de Français toutes les semaines, au moins deux jours par semaine.
Qu'est-ce que je vois ? Beaucoup de Françaises, de Français qui sont inquiets et qui parfois sont même désespérés. Et bien moi je veux porter un espoir.
Bien sûr des choses vont pas très bien mais je sais qu'on peut s'en tirer et cette espérance je veux la porter. Alors vous le savez Bruno Rotaillot sous la 5e République l'élection présidentielle c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les citoyens. C'est pour cette raison que vous êtes ce soir face aux Français.
Je vous en prie. Pour que les Français vous connaissent mieux, nous avons résumé votre vie, votre carrière en quelques points. Essence qui a une sorte de CV.
Vous avez 65 ans, vous êtes marié, père de trois enfants, sénateur de la Vendée, président du parti les Républicains, ancien ministre de l'intérieur. Et avant cela, vous avez débuté votre carrière politique comme conseiller départemental de la Vendé ou là à 28 ans. Et vous avez été aussi, c'est important, metteur en scène bénévole au puit du fou pendant 22 ans.
Vous avez aussi été longtemps proche de Philippe de Viller, le créateur du puit du fou et vous avez dit à plusieurs reprises que vous n'étiez pas obsédé par le pouvoir. Mais alors, pourquoi vous présentez l'élection présidentielle ? Non, pas du tout par obsession du pouvoir, par le sens du devoir.
Vous savez, je viens de vous le dire, moi j'aime la France, je suis un patriote et je vois qu'il y a beaucoup de choses qui ne vont pas. Et je suis absolument persuadé qu'on peut faire beaucoup mieux, qu'on peut justement relever la France très vite. Regardez les pays du sud de l'Europe, il y a quelques années seulement, ils étaient tombés beaucoup plus bas que nous et en réalité, ils ont fait un sursaut et ça va beaucoup mieux.
Et bien, c'est ce que je veux porter. simplement il y aura une condition, c'est qu'il va falloir renverser la table. Mais le pouvoir, vous connaissez déjà un peu, vous avez été ministre de l'intérieur.
Vous avez vu à quel point c'est difficile d'agir rapidement, concrètement, efficacement au service des Français. C'est pour ça qu'il faut renverser la table parce que aujourd'hui, malheureusement, ça n'est pas le peuple qui gouverne. Trop souvent, ce sont des juges qui nous imposent leur décision et ce sont pas les gens.
Je vais vous donner un exemple qui m'a beaucoup frappé parce que quand je suis rentré au ministère de l'intérieur, la jeune Philippine venait être violée, tué par un clandestin sous au QTF. Et j'étais révolté parce que on avait fait voter une loi pour que les individus étrangers dangereux, très dangereux, on puisse les retenir plus longtemps, pendant 7 mois au lieu de 3 mois. Et le Conseil constitutionnel a censuré ce texte alors que il y a 14 ou 15 pays européens qui vont jusqu'à 18 mois.
C'est révoltant. Et moi je pense que pour remettre de l'ordre dans le pays, il suffira pas de voter des lois. Il faudra avant précisément changer la constitution pour dire au peuple français, c'est vous qui allez pouvoir vous prononcer sur la question de l'immigration, sur la justice pour durcir les sanctions.
Vous vous parlez de questions importantes, elles doivent se régler, elles peuvent se régler par un référendum, par des référendums. Mais bien sûr, bien sûr. Le Conseil constitutionnel récemment a censuré un texte qui avait été voté pour durcir la justice des mineurs.
Pratiquement toutes les semaines, vous vous faites l'écho de ces jeunes qui tuent, qui blessent grièvement. Il y a un enauvagement et il faut des sanctions. Or, le Conseil constitutionnel a dit récemment "Ah non, non, pas de sanction, d'abord l'éducation.
Aujourd'hui, si on veut changer cela, la loi ne le pourra pas. Seul le peuple français par le référendum le poid et donc je changerai la constitution." Vous parliez des Français, on leur a posé une question très simple.
Quelles sont à leurs yeux les urgences, les choses les plus importantes qui doivent être faites avec le prochain président de la République ? Vous peut-être ou un autre ? Regardez.
Alors moi la priorité ça serait la sécurité, on va dire l'emploi surtout pour les jeunes. Il faut absolument que les hommes politiques travaillent sur le pouvoir d'achat. Moi j'attends un renforcement de l'Europe.
Pour moi, je vais faire attention à l'emploi, l'éducation et enfin l'économie du pays. Pour moi, c'est plus le côté santé. Lourde tâche, tâche écrasante que celle que les Français réclament des politiques.
Vous sentez à la hauteur des enjeux ? Moi, je porte des convictions que j'ai toujours porté et euh au mystère de l'intérieur justement, j'ai vu les blocages, ce que j'ai appelé l'impossibilisme et je sais très bien les verre qu'il faut faire sauter. Je sais les textes qu'il faut faire voter.
Je sais les décisions à prendre pour la prospérité d'abord pour donner plus de pouvoirs d'achat par le travail parce que ce que l'on a fait depuis des années, on s'est endetté, on a vécu à crédit. Et bien moi, je veux être précisément euh le protecteur de la France des travailleurs et pas des profiteurs. Je veux faire en sorte que ceux qui vont travailler un peu plus puissent gagner beaucoup plus jusqu'à 13 ou 14 un 14e mois par anement parce que j'effacerai à partir d'un certain niveau, on exonérera de cotisation sociale.
Ce sera bon pour le salarié et ça sera bon pour l'employeur pour la compétitivité. Et puis pour ceux qui profitent trop souvent, je plafonnerai l'ensemble des aides sociales à 70 % du SMIC pour qu'il y ait toujours un écart entre le revenu de la solidarité et le revenu du travail. Vous avez résumé tout à l'heure dans votre déclaration de candidature les les piliers de de ce que vous voulez faire.
L'autorité, la justice, la sécurité, c'est formidable. C'est magnifique. Comment vous allez faire ?
Et bien, on va faire autrement. On va renverser la table. Je viens de vous le dire, sur la sécurité.
Personne n'a osé faire ce que je veux faire, c'est-à-dire changer la Constitution française pour donner la parole au peuple justement par le référendum. Mais c'est aussi la fierté française. On a des réformes, des défis à relever et moi je pense qu'on ne peut les relever que si on est fier de ce que nous sommes.
Donc il en a marre la repentance perpétuelle disqualifier notre histoire, cette mauvaise conscience qu'on a entretenu. Moi, je serai le défenseur de nos coutumes, de notre mode de vie, de notre culture, de notre civilisation. Et surtout, je veux donner aux Français, aux jeunes français à aimer la France et il faudra, je pense, refonder l'école.
Il y a quelque chose qui est très choquant, qui est même une honte. Est-ce que vous savez qu'aujourd'hui l'école est devenue une machine à reproduire les inégalités ? Puisque la réussite des enfants, elle est indexée, elle dépend de la position sociale des parents.
L'école républicaine n'est plus qu'un slogan. Et moi, je veux justement que l'école réussisse et donne à chaque enfant de France la possibilité de réussir dans sa vie. Dans votre camp, la droite, le centre, il y a d'autres candidats potentiels, eux aussi chefs de parti, Gabriel Atal, Édouard Philippe, vous serez pas seul comme disait le général de Gaul, c'est pas le vide, c'est plutôt le tropin.
Quel que quel meilleur gagne, ça a toujours été le cas pour les élections présidentielles. Moi, j'ai une conviction. Comment il va être départagé le meilleur ?
On verra, on verra. Je trace ma route. Je trace route.
Je sais que mon projet correspond aux attentes des Français. à une large partie des Français. Moi, je ne ferai pas une politique pour des minorités ou euh pour des clientèles.
Je ferai une politique pour la majorité nationale. Cette majorité nationale qui souhaite que il y ait moins d'immigrés en France, qui souhaite que la justice soit plus dure, qu'elle sanctionne, qui souhaite que l'école instruise et je suis sûr qu'il y a beaucoup de Français au-delà même de ma famille politique qui peuvent se retrouver dans ces convictions et dans cet espoir. Pour être tout à fait clair, vous avez plus de points commun avec Édouard Philippe, Gabriel Atal qu'avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, Sarah Knafo ou Éric Zemour.
Bah écoutez, Marine Le Pen, elle est socialiste. Moi, je veux que la France se relève. Pour se relever, c'est par le travail et c'est certainement pas l'assistance.
Je me souviens quand on avait voté au Sénat les 15 heures de contrepartie pour le RSA, parce que une allocation c'est pas un du, elle avait refusé de les voter. C'est très différent. Moi, je veux que la France se relève, qu'elle soit debout, indépendante, souveraine.
Donc, vous dites ce soir, quoi qu'il advienne, il y aura un bulletin Bruno Rotaillot dans les urnes en avril 2027 et un deuxème tour aussi, un bulletin au deuxème tour surtout. Mais vous n'accepterez pas une primaire. David Lissard qui s'est déclaré il y a quelques temps, qui n'est pas très éloigné de vos idées, dit "Non, non, il faut organiser une primaire." Écoutez, moi j'ai lancé un groupe de travail avec Gérald Archer, ils sont en train d'étudier cette question.
Écoutez, moi je suis candidat, je me plierai aux règles, mais j'ai un projet, je sais qu'il est attendu et je sais que seul ce projet-là permettra de relever ma patrie que j'aime, la France. Bruno voyons maintenant comment les Français vous perçoivent. Nous avons demandé à l'IFOB de réaliser un sondage pour TF1, LCI et le Figaro.
Voici les deux qualités qu'il vous attribuent, qu'il vous reconnaisse. Sérieux et travailleur. Mais quand on leur demande si vous avez l'étoffe d'un président de la République, aï 69 % disent non, il n'a pas cet étof là, cette qualité là.
Qu'est-ce que vous leur répondez ? Comment vous les convainquez ? Mais je vais les convaincre pendant 14.
Vous partez de loin, de très loin. Oui, mais ce que je veux leur dire, c'est que moi je ne tricherai pas, je ne ruserai pas. Je suis sincère, ils le disent, ils le reconnaissent et je vais mettre sur la table ce que je ferai.
Je ne cacherai rien, rien de ce que je suis, rien de ce que je ferai. Et je présenterai même les projets que je soumettrai au référendum, y compris dans leur calendrier. Et je crois que aujourd'hui la France a besoin non pas de surhomme, mais d'hommes sûr.
Et dans ce même sondage, c'est très intéressant. Euh, on a demandé aux français ce que vous incarniez dans la politique et parmi les traits qui ressortent, il y a la défense des valeurs traditionnelles. Est-ce que vous assumez cette image d'une France traditionnelle et qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Moi, j'assume qu'on a des repères qu'il faut conserver les repères et beaucoup de Français de la classe moyenne notamment, il faut pas croire que la classe moyenne par exemple n'est guidée que par son pouvoir d'achat, par l'intérêt si j'ose dire matériel. Les choses immatérielles, ça compte. Nos valeurs, nos coutumes.
Je leur disais, je le disais, je pense que j'assumerai précisément de défendre cette culture, ce qui nous constitue dans notre identité. Dans notre identité. Euh on a une identité française et européenne d'ailleurs qui n'est pas la même que euh les États-Unis, qui n'est pas la même que la Russe ou la chinoise.
Le monde est beaucoup plus beau quand il est colorié différemment. Alors, un peu plus problématique, pardon, toujours de s'appuyer sur les sondages, c'est important. Seul 20, regardez, seul 29 % des Français disent Bruno Retaillot saura parler aux jeunes.
Il se rapproche des jeunes. C'est l'avenir les jeunes. Si vous n'arrivez pas à entrer en contact avec eux, à les convaincre, votre sort sera très compliqué.
Moi, je veux faire une politique pour tous. Je ne ferai jamais de jeunisme. Et ce que je veux dire aux jeunes, c'est que ça rime à quoi d'être le meilleur sur TikTok, sur Instagram quand on prend des décisions qui vont plomber l'avenir des jeunes ?
Ce que je fais, vous savez, se déclarer à l'élection présidentielle, je le fais pas par envie. Je le fais d'abord, je vous l'ai dit, par sens du devoir. Je le fais pour eux parce que mon intime conviction, c'est que dans les générations qui se succèdent pour notre pays, vous savez, la France, elle a été bâtie par des générations précédentes à la su front et parfois au prix du sang.
Et bien je pense que notre génération à nous parce que chaque génération a assumé un devoir, c'est de transmettre une France meilleure à la génération suivante. Si je fais ça, c'est pour eux, c'est pour la génération d'après. Merci beaucoup bonheur Rota d'avoir accepté notre invitation.
Bruno Retailleau