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interviewLCP - Assemblée nationale· 6 mai 2025 26 min

Mathilde Panot : conférence de presse du groupe LFI à l'Assemblée nationale - 6/05/2025

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Mathilde Panot

Donc bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce point églomadaire du groupe parlementaire de la France Insoumise et je vais évidemment commencer par dire que nous sommes extrêmement entiers de la décision qui a été prise hier par le cabinet de Netanyahou pour conquérir Gaza, si je reprends les termes qui ont été utilisés, et ce alors que depuis deux mois il n'y a plus aucune aide humanitaire, aucune nourriture, aucun médicament qui ne rentre dans l'enclave de Gaza, avec une indignité totale, un cabinet du gouvernement d'extrême droite qui dit qu'il y a assez à manger dans la bande de Gaza, alors que toutes les organisations internationales demandent ce fait, notamment le comité international de la Croix-Rouge et que la famine est toujours utilisée comme arme de guerre, et ce alors que depuis 19 mois continue un génocide qui fout droit à notre humanité commune, et je veux redire qu'il est plus que temps que la France reconnaisse l'État de Palestine, la France ne peut pas attendre au juin pour le faire, et je rappelle que nous n'avons aucune réponse à une lettre que j'ai adressée au président de la République, et qui a aussi été adressée par les juristes pour le droit international, qui demandent qui a autorisé l'avion de Netanyahou à survoler l'espace aérien français, je rappelle que Netanyahou est sous mandatarié de la Cour pénale internationale, et que selon les sources journalistiques et diplomatiques, non seulement l'avion de Netanyahou a survolé l'espace aérien français, mais en plus de cela, il a fait un détour de 400 km pour ne pas passer au-dessus de l'Irlande, de l'Islam, ou encore des Pays-Bas, qui eux disaient qu'ils allaient justement honorer les engagements internationaux qui impliquaient de ne pas laisser Netanyahou sur le territoire souverain de notre pays.

Donc nous demandons toujours des réponses sur cette question, et je le dis, même si Raphaël Arnaud va en reparler juste après, qu'il est d'autant plus qu'on a lieu dans cette intensification du génocide de vouloir dissoudre à la fois l'urgence Palestine et la Jeune-Garde dans ce contexte. Je continue juste sur un déplacement que j'ai fait la semaine dernière avec le soutien du planning familial, mais aussi Manon Oubry, co-présidente du groupe de la gauche européenne, où nous avons apporté aux militantes féministes en Pologne, les militantes abortion-branding, des centaines de pilules abortives et de contraception d'urgence.

Je suis fière que nous ayons organisé une telle solidarité concrète et de remercier l'ensemble des personnes qui ont contribué pour ces pilules, notamment les députés insoumis et militants insoumis, qui sont des pilules qui sauveront peut-être la vie de femme.

Je vous rappelle qu'en Pologne, depuis 2020, il y a telle d'interdiction de l'avortement, ce sont sept femmes qui sont mortes, et qu'en Pologne, avec une des lois les plus restrictives d'Europe, il est notamment interdit de mettre fin à une grossesse même lorsque le fétus n'est pas viable, ce qui veut dire qu'on force des femmes à continuer une grossesse jusqu'à neuf mois pour ensuite accoucher d'un nourrisson qu'elles regardent agonisé sous leurs yeux.

Et nous sommes d'autant plus fiers d'avoir fait ce voyage de solidarité concrète qui s'inscrit dans une histoire longue de solidarité entre les Françaises et les Polonaises, puisque comme vous le savez peut-être, avant 1975, avant que l'avortement soit légal en France, les Françaises allaient justement avorter en Pologne, où l'avortement était gratuit et libre. Et nous continuerons évidemment à nous battre pour que partout, les femmes puissent disposer de leur corps.

Évidemment, la semaine dernière, les députés infinis ont été présents en nombre pour le 1er mai partout dans le pays, aux côtés des syndicats, et de centaines de milliers de manifestants qui manifestaient à la fois pour l'augmentation des salaires, pour le nouveau droit et le partage des richesses, et ce, alors que la France est championne d'Europe de berger dans les dividendes, mais aussi, malheureusement, j'ai été un triste record d'Europe sur le nombre d'accidents du travail, avec, vous le savez, deux personnes qui meurent du travail chaque jour, et dans un moment de casse sociale sans précédent.

Nous réaffirmons ainsi que nous exigeons la nationalisation de Vangorex, mais aussi la nationalisation de l'arcelorabilité, et évidemment, le groupe parlementaire insoumis sera aux côtés des salariés en lutte le 13 mai prochain, lorsqu'ils se rendront à Paris.

Cette semaine, nous serons fortement mobilisés sur le texte contre les déserts médicaux, dont nous venons d'apprendre, puisque nous allons continuer le texte Boalem Sans Salle, qui a commencé hier seulement avec la discussion générale, dont nous avons demandé qu'il soit remonté après le texte de Boalem Sans Salle, pour s'assurer qu'il puisse être examiné jusqu'à la fin, puisque, comme vous le savez, nous n'avons fut voté pour l'instant que le 1er article, et à la fois le RN, mais aussi les macronistes hors modem s'y sont opposés, et donc, je pense que les millions de personnes dans notre pays qui sont privées de soins et qui se trouvent dans des déserts médicaux apprécieront qu'ils aient ainsi refusé et qu'ils mettent en danger ce texte pourtant si important, et qui est, je le rappelle, un texte transpartisan.

Dimanche, nous serons évidemment mobilisés pour la marche contre l'antisémitique, contre l'islamophobie, pardon, suite au même prix sémophobe de Abou Bakar Tissé. Je rappelle ce que disait la défenseure des droits aujourd'hui, qui disait que dans les cinq dernières années, un musulman sur deux avait été victime de discrimination, et donc, nous resterons évidemment mobilisés, puisque l'islamophobie tue, et nous l'avons encore vu avec Abou Bakar Tissé.

Et enfin, je vous annonce, avant de passer la parole, qu'avec Bastien Lachaud, nous nous rendrons cette semaine en Nouvelle-Calédonie, Kanaki, un an après les révoltes qui ont coûté la vie à 14 personnes, suite au passage en force par l'État sur le dégel du corps électoral, et ce, alors que l'on va être à Nouvelle-Calédonie Kanaki, la situation sanitaire, la situation économique et la situation sociale est absolument catastrophique, et nous aurons donc fait une rencontre de l'ensemble des acteurs avec Bastien Lachaud, et je vais tout de suite passer la parole à Raphaël Lachaud.

5:42
Invité

Bonjour à tous, la dernière fois que je suis venu ici, c'était la suite d'une menace de plainte de la part de Bruno Rotaillot, suite à un tweet que j'avais formulé en solidarité avec le peuple de Kanak, et contre la réponse policière, et notamment les morts qu'il y avait pu avoir à la suite de cette répression. C'est tout simplement avec une possibilité raciste et autoritaire que le gouvernement peut ainsi poursuivre sa politique, notamment à l'instar de Bruno Rotaillot, en annonçant des procédures de dissolution et de la jeune garde, le mouvement antifasciste auquel j'appartiens, auquel je suis le porte-parole, et aussi d'urgence palestine.

Vous doutez bien, comme l'a rappelé, Mathilde Pano, le commun du contexte, le génocide à Gaza, l'accentuation de la politique de Netanyahou, notamment en empêchant toute l'aide humanitaire, c'est gravissime que d'empêcher une des seules et des rares organisations de palestiniens et palestiniennes à pouvoir s'organiser politiquement et dignement en France, comme il nous fait depuis le début du mouvement, c'est-à-dire avec des manifestations qui se sont toujours bien débrouées, et évidemment de lutte contre toutes les racistes et toutes formes de colonialisme.

Pour ce qui s'agit de la jeune garde, il est bon de rappeler que c'est quand même sous ordre direct du Rassemblement national que cette procédure de dissolution a été annoncée par Bruno Rotaillot, notamment à travers un député du Rassemblement national.

Il est bon aussi de rappeler que le Rassemblement national, c'est pas mal en qu'un parti, puisqu'on nous accuserait d'une prétendue violence, alors que le HN, on parle quand même du seul parti représenté à l'Assemblée nationale qui est lié à au moins trois affaires de terrorisme, dont le siège sur ces bancs, ici même, des députés qui ont été condamnés pour violences à l'armageux, et même justement ces violences n'ont pas l'air, j'ai un jeune ministre de l'Intérieur, d'autant plus lorsqu'il s'agit de violences qui ciblent directement les musulmans, comme on a pu le voir récemment, avec l'assassinat, j'avoue pas, car si c'est tout.

Donc, vous doutez bien, avec la jeune garde de l'agence palestine, nous ne sommes pas seuls, et nous n'avons jamais été seuls, et c'est d'ailleurs, je pense, un peu dans l'ère du gouvernement, c'est qu'évidemment, ils s'attaquent à l'ensemble de nos structures politiques, associatives, syndicales, puisque nous nous réunirons ce soir à Stalingrad, à 19h, pour un grand meeting, et il y aura notamment l'avenue de Jean-Luc Mélenchon, les écologistes aussi du Parti communiste français, d'attaques, et tout un tas d'autres structures, encore une fois, associatives, partisanes ou syndicales.

On rejoindra aussi, évidemment, la manifestation de ce dimanche 11 mai, contre l'islamophobie, parce qu'encore une fois, tout ça est une continuité, c'est un masant raciste et autoritaire que tente de nous imposer le gouvernement, et donc nous sommes évidemment deux fois plus présents encore ce dimanche, en solidarité avec Aboua Gartissé.

8:20
Éric Coquerel

Il y a quelques mots que j'ai évoqué en conférence des présidents, pour dire qu'on des accords sur la méthode et le fonds au sujet de l'annonce du Premier ministre dans les pages du JDD, d'un possible référendum sur les questions budgétaires, et quelles budgétaires, qui pourraient avoir lieu à l'automne. Pourquoi ?

On est contentement, d'abord parce que tout ça vient deux semaines après la première réunion d'un comité d'alerte, une conférence de presse du Premier ministre, l'unité d'alerte qui réunissait à la fois les présidents de commissions, les différents groupes à l'Assemblée, mais aussi les syndicats, les organisations patronales, les institutions, et qui avaient été réconcions pour mission de préparer de manière plus collégiale le budget pour faire les problématiques qui étaient apparues en 2023-2024 sur l'exposition difficile et les chiffres qui avaient été très longtemps masqués, notamment parlementaires.

Deux semaines après, on apprend tout d'un coup que le Premier ministre, dans ce calendrier, imagine un référendum. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça augure mal de ce travail collégial. Le travail collégial qui, soit l'interpassant, pour l'instant, se contente de dire que nous aurons le droit en juillet, mi-juillet, à une lettre de cadrage budgétaire. C'est exactement la règle constitutionnelle, qui s'appelle Kira A, c'est tous les ans, dans le cas de juillet, et si nous ne l'avons pas eu l'an dernier, c'est une anomalie, et non pas une tradition.

La deuxième chose pour laquelle tout ça nous semble soumonu, c'est que chacun pourra évidemment comprendre facilement qu'un texte budgétaire ne peut pas se résoudre à oui ou non. qui est à peu près le propre, quand même, d'un référendum. C'est un texte qui nécessite d'être débattu, d'être amendé, d'être modifié, et qui, par essence, est un texte parlementaire.

D'ailleurs, je vous rappelle quand même que le Parlement, l'Assemblée nationale, est né au nom de la Révolution française, d'abord des questions budgétaires, donc c'est une des prérogatives centrales de l'Assemblée nationale, et cette façon d'imaginer quelque chose qui, à mon avis, en plus, ne passera pas la rente d'un point de vue constitutionnel, si jamais le Premier ministre voulait aller plus loin, et évidemment, incongru ou foc, on pourrait utiliser le terme qu'on voit.

Et puis, troisièmement, sur le fond, c'est un peu étonnant, puisque dans cette interview, en gros, le Premier ministre prend ses distances avec les groupes politiques, dont il estime qu'en réalité, ils sont dans les capacités de résoudre les grands défis que nous avons sur les questions budgétaires. C'est quand même paradoxal d'avoir cette proposition où, au moment même, depuis trois ans, l'Assemblée nationale n'a plus le droit de voter sur le budget, avec le 49.3, et du fait qu'on a eu un gouvernement minoritaire.

Donc, sur le fond de l'équipe, j'allais dire au Premier ministre que s'il veut respecter la démocratie, il a plutôt la solution, un, déjà, de faire un projet de loi de finances rectificative, au lieu de changer le budget 2025 par décret qu'on est en train de le faire, et puis la deuxième chose, par exemple, de s'engager, vu la situation politique dans laquelle nous sommes, à ne pas utiliser le 49.3, qui permettrait d'avoir un vrai débat et une vraie modification de ce budget, je pense que ça serait préférable à ces idées sobrenues de référendum, qui, à mon avis, j'ai écouté tout à l'heure le ministre Mignola ici nous expliquer ce que c'était, je n'ai pas bien compris, je crois qu'il n'a pas non plus compris lui-même, en conférence des présidents, et à mon avis, je pense que le Premier ministre ne croit pas non plus, et que c'est une façon un peu d'occuper le terrain, de repousser la logique qui nous l'a amenée à une notion de censure du gouvernement si on utilise le 49.3.

Parce que je vous laisse cette question. Juste une petite information, j'ai aussi demandé à la fin de la semaine dernière à Bercy de me donner tous les documents relatifs aux aides publiques sur l'ArcelorMittal, c'est-à-dire ce qui a été versé, ce qui est promis, etc., tous les contrats, et si je ne les ai pas en début de semaine, j'irai quand même les chercher à Bercy. Merci.

12:18
Mathilde Panot

Merci.

12:22
Invité

Bonjour à toutes et tous. Comme vous le savez, depuis lundi, et ce jusqu'à la fin de la semaine, les chimeneaux se conduisent pour des revendications liées à deux sujets qui concernent principalement ce qu'on appelle à la SNCF, les personnels roulants publics, à savoir les contrôleurs et les agents de conduite. Cette grève n'est pas un caprice, c'est le prix d'alerte de chimeneaux qui sont à bout et une demande de juste reconnaissance du travail effectué avec toutes les contraintes que cela enchante entre un professionnel, mais aussi familial, très importante qui dépuse les corps et les esprits. Alors, les chimeneaux demandent deux choses.

En premier lieu, une stabilisation de ce qu'on appelle les éléments variables de solde des personnels roulants, à savoir que ça représente entre 30% et même jusqu'à 50% du salaire chez les agents de conduite. Les contrôleurs demandent à ce que leur pomme de travail soit revalorisée, tout comme la contraction des agents de conduite qui date des années 70 et qui est devenue archaïque de par les réorganisations de l'entreprise incessantes depuis un peu près d'un an. Il est urgent de revoir ces mécanismes, mais aussi de les pérenniser, notamment lorsque les agents sont en arrêt malédictus puisqu'ils les perdent et cela pose un certain nombre de contraintes.

Et dans un contexte où, je le rappelle, l'entreprise a fait 1,5 milliard d'euros de bénéfices à l'heure où la productivité a explosé à la SNCF et donc il y a largement des moyens de revaloriser ces primes sachant qu'il s'agisse plus finalement d'une répartition des richesses qui crée la richesse et qui peut en bénéficier. Cette demande d'augmentation salariale correspond, je l'ai dit, à une charge de travail qui a explosé et des journées de service qui sont donc toujours denses mais aussi avec une multiplication des tâches. En deuxième lieu, et c'est le plus important mais qui est malheureusement trop souvent oublié, c'est qu'il demande la gestion catastrophique des plannings des agents.

C'est-à-dire que aujourd'hui on se retrouve avec des plannings qui sont totalement intables, des modifications de services incessantes et des recours notifiés au dernier moment. Ce problème, il est lié directement au choix de gestion de l'entreprise sous l'impulsion du ministère puisque, par volonté d'économie, il a été fait le choix de supprimer des centaines de postes de ce qu'on appelle les fonctions transverses pour les remplacer par des logiciels de gestion du personnel sauf que, pour n'importe quel logiciel, un logiciel ne sait pas gérer l'humain et lorsqu'on parle de planning, il a besoin d'avoir de l'humain et de prendre en considération ces problématiques-là.

La vie professionnelle mais surtout familiale de ces agents est déjà très compliquée puisque, quand il y a un jour sur deux dans le pas chez vous, puisque vous avez des horaires atypiques, le fait de modifier en permanence ces plannings, ça rend encore plus difficile la vie de famille et je vous laisse imaginer les contraintes auxquelles vous pouvez confronter que ce soit pour avoir un dit privé mais aussi avoir la garde de nos enfants et tout un tas de choses. En guise de négociation, on a des rencontres qui sont prévues seulement en juin, ce qui est trop peu, trop tard et c'est surtout en ce que tu as.

Alors, je profite de ce conflit pour faire un peu un état des lieux pour le rappeler que dans le même temps on a une conférence de financement qui se tient actuellement qui a été assez poussive. J'ai vu ce matin par exemple que M. Gérard Leçon n'avait pas pu se dégager parce que le délai était trop court notamment pour tenir sa table sur la question du frais ferroviaire. Un peu amateurisme.

Et donc, cette conférence se tient dans un contexte où on le sait tous budgétaire contraint mais nous, ce qu'on attend c'est qu'il y ait une règle prise en compte de la question du ferroviaire avec un plan pluriannuel de financement à long terme qui prend en compte les besoins humains mais bien évidemment écologiques. Il y a urgence au vu de l'établissement du réseau mais aussi de l'attente des usagers avec un certain nombre de petites dînes qui sont en grande difficulté. Je tiens également à dénoncer les propos du ministre des Trans qui a estimé dans un premier temps que les revendications n'étaient pas légitimes. Finalement, le métro Pédale était toujours plus tard.

Sans doute venu prendre connaissance du dossier mais il n'en est pas sans connaissance. Il a récidivé également en expliquant qu'il n'aurait pas grève le 8 mai étant donné que c'était un jour férié et que les cheminots étaient payés double. C'est faux. Les cheminots sont payés avec une revalorisation de 5 euros brut par heure week-end les jours fériés. Donc, je vais faire une calcul si ça c'est payé double alors il n'y a qu'un fidélien à rien dans les questions. Donc là aussi, on demande des excuses de la part du ministre des Transports parce que finalement, ça ne sert qu'à discréditer, qu'à stigmatiser les cheminots mais aussi à attaquer un droit fondamental qui est le droit de grève.

Le droit de grève, ce n'est pas une anomalie à corriger. c'est en quelque sorte, on ne s'en met pas trop ça, car la fois, de celles et ceux qu'on n'écoute pas, c'est le garde-fou contre leur vision, c'est du tout privé, du tout rentable et la grève permet d'obtenir des avancées sociales et il n'y a aucune avancée sociale sans l'idée de grâce. Alors oui, c'est une grève légitime, elle est plus que jamais nécessaire et vive ce qui lutte et vive la face de l'homme.

17:27
Mathilde Panot

Merci beaucoup et pour terminer, Emmanuel Tamandès.

17:29
Invité

Bonjour à toutes et à tous, alors que vous savez, ce jeudi nous commémorerons les 80 ans de la victoire de 1945 sur l'Allemagne nazie et moi je vais aborder un sujet mémoriel encore largement inachevé, c'est la reconnaissance de la tragédie de l'incorporation de forces dans les armées allemandes ou dans les structures nazies pour des dizaines de milliers de Beaux-Zélandes, de Beaux-Zélandes, d'Alsaciennes et d'Alsaciens durant la Seconde Guerre mondiale.

Près de 130 000 hommes et 15 000 femmes ont été arrachés de force à leurs proches et à leurs familles pour aller combattre avec un uniforme qui n'était pas le leur, contre un ennemi qui n'était pas le leur et servir une cause qui n'était pas la leur. 24 000 malgré nous sont morts au front, 16 000 en captivité dont environ un quart au camp de Tangov en Russie. Des hommes donc, mais aussi des femmes qui bien souvent ont laissé derrière eux des orphelins, dont 3 500 vivent encore aujourd'hui et sont à la recherche d'une reconnaissance pleine et entière de cette tragédie.

Dans les trois départements concernés, l'incorporation de force durant la Seconde Guerre mondiale est encore un tabou et une plaie largement ouverte. Et dans le reste de la France, soit cette incorporation de force est largement méconnue ou alors quand elle l'est, son caractère forcé est bien souvent nié. Pourtant, pour les réfractaires, ce sont leurs familles, enfants compris, qui étaient expropriés, internés dans un camp de concentration en Alsace qui s'appelle le Schroedhoff, puis déportés en Allemagne quand ils n'étaient pas exécutés sur place.

Alors certes, des pas dans le bon sens ont été effectués récemment puisque dans le cadre des quatre coins de la libération de Strasbourg, le président de la République a annoncé en novembre dernier que la tragédie des malgrés nous et des malgrés elle devait être nommée, reconnue et enseignée car elle est celle de la nation. Ce sont les mots du président de la République. Mais pour que cette reconnaissance soit pleine et entière, il faut permettre l'indemnisation des orphelins, des incorporés de force comme sont indemnisés depuis 2004 au titre d'un décret des orphelins, des autres victimes de la barbarie nazie.

Alors dans ce but, j'annonce aujourd'hui que j'ai préparé une proposition de loi inspirée d'un amendement adopté lors de l'examen du dernier budget en commission de la défense mais également en commission des finances. Cet amendement avait été adopté. Il avait été déposé à l'identique par un certain nombre d'autres députés alsaciens et mausélans. Et donc je propose aujourd'hui que ces autres députés co-signent cette proposition de loi pour en faire un texte transpartisan qu'on puisse amener à l'agenda de cette assemblée, faire examiner et je l'espère faire voter rapidement. Donc le 8 mai 45, c'est dès qu'il y a 80 ans, c'est une vie entière.

Et il est plus que temps de parvenir à une reconnaissance nationale, pleine et entière du drame de l'incorporation de forces par les nazis en Alsace et en Moselle. Je vous remercie.

20:21
Mathilde Panot

Question.

20:29
Invité

Bonjour, Pierre. Est-ce que vous avez une bonne offrance info sur la visite du président syrien à Paris reçue par le président Macron ? Est-ce que c'est une bonne idée ?

20:41
Mathilde Panot

Oui, je crois qu'il y a eu un immense espoir qui a été levée par la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie. Et donc je crois qu'effectivement, le fait qu'il y ait des liens entre la France et la Syrie est effectivement une bonne idée. D'autres questions ?

20:57
Présentateur

L'Ameute sort demain une enquête sur le mouvement La France Insoumise qui dépeint des violences, des purges à répétition. Quelle est votre réaction ce matin ?

21:16
Mathilde Panot

Écoutez, je n'ai pas envie de commenter un ouvrage qui collectionne à la fois des ragots et des mensonges puisque beaucoup d'effets rapportés dans ce livre sont faux, sont des mensonges. Je pourrais en citer de nombreux, y compris lorsqu'on le regarde, ce livre, si on le croit dans ce mouvement, tout le monde se détesterait. J'ai vu des passages circuler dans lesquels un tel conflotterait contre l'autre, l'autre essaierait de prendre la place de l'autre. Ce n'est pas du tout ce qu'est la France Insoumise. Et d'ailleurs, dans ces passages-là, j'ai même vu des gens qui sont censés se détester, qui sont en fait amis dans la vraie vie.

Donc je crois que la France Insoumise ne correspond absolument pas à ce que fait ce livre. Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à rejoindre la France Insoumise et ils verront que cela n'a rien à voir. Je note d'ailleurs, par ailleurs, qu'aucune idée politique ne se trouve dans ce livre, aucune de nos campagnes, aucune de nos mobilisations. Ça n'a pas l'air de les intéresser. Et donc j'en ai toutes celles et ceux qui le veulent et qui sont d'accord avec notre programme à nous rejoindre dans la lutte contre la Macronie et contre l'extrême droite. Autre question ?

22:21
Invité

Oui, Serge Faubert, Pure Politique. Je vous ai organisé un meeting ce soir avec l'urgence palestine. Dans les manifestations, cette organisation scande à propos de la Palestine, de la mer à la rivière. Je voulais savoir si c'était la position de la France Insoumise ou pas. Je crois que la position de la France Insoumise nous a été très claire. C'est d'appeler à la réunion à la fin du génocide et d'appeler à la solidarité internationale envers tous les peuples qui subissent des oppressions. Et c'est exactement sur à quoi on s'est employé, sur à quoi on s'est vacu et sur à quoi on va continuer à ce bar.

Effectivement, chacune des organisations a sa sensibilité, exprime sa sensibilité politique par rapport à ce génocide en cours. Ceci dit, par contre, évidemment, l'urgence palestine contre cette destruction. C'est pourquoi nous faisons ce lutisme en commun. Parce qu'encore une fois, tout ça est un continuement raciste et autoritaire de l'avoir du gouvernement et notamment à l'instar de Bruno Retaille.

23:16
Mathilde Panot

Pour continuer sur la réponse qui a été faite, nous avons décidé dans un moment où le droit international est fortement attaqué de soutenir très fortement la position des résolutions des Nations unies sur la position à deux États.

Et notamment, c'est ce pourquoi nous cessons de demander depuis 19 mois que la France reconnaisse l'État de Palestine comme l'a fait l'Espagne récemment, comme on sait d'ailleurs la majorité des États dans le monde qui serait, je crois, un puissant symbole au moment, notamment, où je le rappelle, Netanyahou vient d'annoncer avec son cabinet qu'il voulait conquérir la bande de Gaza et qu'ils étaient d'accord avec le plan que Trump a réitéré à de nombreuses reprises qui s'appelle un nettoyage ethnique, c'est-à-dire vider entièrement les Palestiniens de la bande de Gaza. Nous, nous sommes très fortement dans l'idée de soutenir les résolutions de l'ONU.

Après, je vais vous dire, il y a effectivement des Palestiniens qui soutiennent le fait qu'il y ait un État binational. Est-ce que ça fait d'eux un problème puisque nous avons des organisations internationales qui dénoncent l'apartheid, la politique d'apartheid qui est menée par Netanyahou et son gouvernement des Saint-Groix et certains disent qu'il faudrait un seul État avec un État binational. Voilà, c'est ça que va vous dire pour l'instant l'urgence palestine. Mais je le rappelle, la position de la France insoumise est celle de la solution à deux États.

24:37
Invité

Des enquêtes ou des articles sur le fonctionnement de la France insoumise, est-ce que vous redoutez que ce livre en particulier vous pose du tort, du tort au mouvement ?

24:53
Mathilde Panot

Non, je redoute juste que si certains le lisent, puisqu'il faut avoir du courage pour lire ce livre, que si certains le lisent, ils ne découvrent que mensonge après mensonge. Enfin, je vais vous prendre un exemple sur les faits qui sont faux. Par exemple, Jean-Luc Mélenchon aurait dit à Daniel Bontard achète-toi un cerveau. Ces paroles n'ont jamais existé. À un moment, il parle d'une députée france-insoumise qui élèverait ses enfants seuls. C'est faux. Elle élève ses enfants avec son mari. Il est même noté, je le dis un peu pour que ça soit risible, que Jean-Luc Mélenchon aime boire un verre de vin blanc après les meetings.

Il se trouve que quiconque a déjà vu Jean-Luc Mélenchon après un meeting, c'est qu'il aime boire généralement un verre de vin rouge, éventuellement un vin du jus rare. Mais, enfin, je veux dire, tout est factuellement faux et contestable dans ce livre. Et encore une fois, on ne parle pas une seule fois de politique. Or, si nous sommes des responsables politiques, c'est d'abord et avant tout pour proposer un autre projet de société à ce pays.

25:51
Invité

S'il vous plaît, j'ai ta voix de la libération. Est-ce que vous avez bien demandé à vos députés de ne pas réagir à la sortie de ce livre ?

25:58
Mathilde Panot

Je viens de répondre à vos questions, mais par contre, nous sommes libres de répondre ou non à des interventions et à des invitations médiatiques, je vous le confirme. Merci beaucoup.