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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 14 septembre 2025 79 minAutoproduit

Un autre budget est possible | Fête de l'Humanité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Allez, c'est parti. Bonjour à toutes et tous. Bien cette d'abord, je suis très heureuse que nous ayons ce débat tous les trois.

J'ai évidemment nous présenter tous les trois sur évidemment un débat et un thème qui est ultra d'actualité. Un autre budget possible. Vous l'avez vu, nous avons fait tomber monsieur Bairou et son budget de malheur pour les gens. [Musique] Mais ne vous réjouissez pas trop vite, la lutte continue puisque vous l'avez bien vu, monsieur le cornu, c'est la complète continuité et compter sur la France insoumise pour ne pas créer de la confusion dans la tête des gens.

C'est pas parce que il nous dit qu'il y aurait peut-être un ou deux jours fériers qui seraiit pas supprimé que il fera autrement que Emmanuel Macron et tous ses gouvernements. L'on sait que le cornu va faire exactement la même chose et nous on est très clair là-dessus. On n'est pas là pour négocier des petits bouts de budget des petits bouts de d'arrangement à la marge du budget d'austérité de malheur pour les gens qui est prévu.

Et c'est ce que nous allons vous présenter maintenant. Et je suis très heureuse, très heureuse que nous ayons ce débat tout d'abord avec Raoul Sampognaro qui est économiste à l'OFCE que vous devez connaître. Donc l'OFCE qui est, vous le savez, une institution prestigieuse de recherche économique, Éric Cocrel qui est président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et moi-même qui suis président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

C'est Éric qui a eu qui avait une fois cette formulation. Je m'en souviens quand tu as dit bah finalement on est un peu le berci parlementaire. Je reprends ton expression, tu me le tu me le permets.

Voilà. Alors, on va démarrer tout de suite. Simplement, je crois qu'il y a une idée en tout cas qui nous réunit à la France insoumise, c'est que non seulement un autre budget possible, mais il est absolument nécessaire pour une refondation écologique et sociale. et que par ailleurs pour que ce budget permette cette refondation, il y a évidemment pas que la question budgétaire, c'est tout le programme tout le programme du Nouveau Front populaire, de l'avenir en commun qui est nécessaire si nous voulons que ce budget advienne.

Et c'est ça que nous allons démontrer parce que un mot là-dessus, nous ne sommes pas radical pour plaisir pour le plaisir d'être radical mais tout simplement parce que c'est l'entièreté du programme qui permet une cohérence économique que nous avons d'ailleurs travaillé avec de très nombreux économistes. Voilà, je passerai tout de suite la parole à Raoul Sampognaro qui va nous parler du contexte macroéconomique, des limites de l'austérité budgétaire mais aussi voilà de la possibilité d'un autre budget. Je présenterai également les conditions, la nature d'une relance écologique et sociale.

Éric Cockrel présentera à la fois la façon de le financer et reviendra sur la nécessité d'une planification écologique. On va essayer de tenir en un quart d'heure chacun pour je l'espère avoir le temps de vous passer également un petit peu la parole. Raoul, c'est à toi.

Bon bah merci pour l'invitation. Euh quelle drôle d'idée qu'a eu la France insoumise de mettre un économiste pas avec beaucoup de cheveux parler de budget à la fin d'une fête. Je vais essayer de pas trop plomber l'ambiance, mais je laisserai mes interlocuteurs de d'avoir plutôt des perspectives plus encourageante que moi.

Bon, comme je peut-être vous l'avez vu, mais nous à l' FC, on a un peu travaillé sur les questions de budget récemment et du coup je viens partager le le fruit de ces travaux et et bon, je suis économiste, je veux parler de chiffres, je veux parler de trucs pas très rigolos, mais si on fait l'état de la France, on va dire en sortie de Covid pour faire simple, le PIB français donc la valeur ajoutée produite par l'économie française a augmenté de 5 %. Ça c'est pas important mais c'est à peu près le même rythme que la zone euro en gros. Donc on pourrait se dire bon lorsque on se regarde, on se désole, lorsqu'on se compare, on se console.

Après, on pourrait se dire la France a fait moins bien que l'Espagne, mieux que l'Allemagne. Donc essayer de comprendre qu'est-ce qui se passe par là. Et si j'étais en train de faire un bilan d'un point de vue, on va dire plus des soutiens du gouvernement, j'ajouterai que l'emploi a plutôt augmenté pas mal compte tenu d'une conjoncture un peu morose, on va dire.

Bon, donc là c'est OK, ça c'est à peu près les bonnes nouvelles. Mais comment on a eu cette hausse de l'emploi ? Bah je pense que vous le savez, les salaires réels sont en baisse.

Premier point. Deuxème point, il y a une affaissement, une affaiblissement majeur du droit du travail depuis les différentes réformes qui ont été faites et un des coupes assez massives dans les filets de protection sociale comme l'assurance chômage. Donc on pourrait quelque part se dire tout ça pour ça.

Mais en parallèle, je pense que et c'est plus directement lié aux questions de finances publiques, il y a eu et ça c'est pour le coup, c'est consensuel parmi les économistes aujourd'hui. Il y a eu un une politique que moi je considère budgétaire et fiscale assez irresponsable ou en tout cas qui on peut dire elle a laissé filer les déficits d'une façon assez majeure et tout ça. Bon, je pense que maintenant c'est un chiffre qui est dans les têtes d'un peu tout le monde.

La dette augmenté de 1000 milliards depuis le début du quinquena les quinquena de Emmanuel Macron. Voilà. Donc, on peut se dire il y a des nouvelles plutôt négatives en moins du point de vue strictement budgétaire.

Et aujourd'hui, parmi, on va dire les économistes n'est pas fun. Je je prévenu tout de suite qu'on n'est pas des gens rigolos. On se on se dit ne serait-ce que pour stabiliser la dette.

On on s'est même pas mis à discuter à l' FCE quel est le bon niveau de dette. Dit juste s'il faut stabiliser la dette, il faut faire des un ajustement de l'ordre de 100 120 milliards d'euros. C'est beaucoup juste pour stabiliser la dette.

Et ces 100 120 milliards quand on les met à côté de des baisses de recettes fiscales qui ont été votées depuis 2017 et qu'on le met à côté d'autres dépenses publiques qui ne sont pas très efficaces, on se dit il y a eu une dérive des comptes publics sous Emmanuel Macron pour une efficacité en tout cas limitée. On n' pas vu l'économie française entrer dans le sentier du bonheur et de la croissance infinie et l'abondance. Donc je pense ça c'est un part du du constat en tout cas que parmi les économistes est assez consensuel, c'est il y a un problème avec le déficit public en France.

Donc après à l' FCE, on a continué à travailler et on s'est dit quelles sont les conditions pour atteindre un peu restaurer un peu l'état des comptes publics et ça on a on a publié un document il y a quelques mois. Et je dirais avant de d'entrer dans cette phase pas pas rigolote, c'est qu'autant on peut s'accorder et c'est large le consensus parmi les économistes que il y a un problème de finance publique mais aussi il y a un consensus pour dire la crise de la dette n'est pas là tout de suite. On est loin d'être la Grèce de la crise de 2010.

On est loin de ça. Euh par exemple la France depuis Emmanuel Macron, donc ça c'est depuis 2017 n'a pas dégradé ses sonde extérieur. On n'a pas besoin de plus des é du reste du monde pour financer notre modèle social et nos et nos l'action publique.

Donc déjà du point de vue des comptes extérieurs, il y a pas de crise imminente. Deuxième chose en fait et c'est peut-être lié avec le ciblage des mesures budgétaires et fiscales. En fait, pendant que le solde l'État s'est dégradé massivement, l'épargne des ménages a augmenté aussi massivement et dans la même ampleur que la dégradation.

Et donc, on se dit, on pourrait régler ça par exemple avec l'épargne des français. Et quand je dis l'épargne des Français, on comprend bien que tous les Français n'épargnent pas et que c'est essentiellement il y a quand même une question de redistribution de qui a bénéficié de des mesures fiscales et que ça n'a servi à rien pour relancer la machine économique mais ça a servi à relancer l'épargne des plus riches. Donc on se dit il y a un problème de en tout cas à le FC on se dit il y a un problème de finance publique ça on le conteste pas mais probablement déjà la crise n'est pas iminente mais pas du tout on prévoit pas de crise financière liée à tout ça et surtout que on voit qu'il a une question interne à la France dans la répartition des des revenus donc nous dans notre note ce qu'on dit, ce qu'on préconise, c'est que si on prend au sérieux la question des finances publiques, il y a trois conditions pour y arriver à ne serait-ce que stabiliser la dette.

La première chose, c'est penser la longue durée. On va pas c'est il y a pas feu au lac. Il faut pas mettre la la barre trop haute sur l'ajustement parce que c'est tout juste politiquement infaisable de voter les budgets que même de même si on était soutien au gouvernement.

C'est ça ça passe pas. Ça passe pas. Et donc première chose, penser une action cohérente sur le long terme.

Deuxième chose qui me semble aussi importante, c'est si on écoute les discours par exemple des soutiens du gouvernement, donc l'aile droite de l'hémicycle, on on nous dit oui bien sûr, il faut faire un ajustement mais il y aura pas de hausse d'impôt déjà et on va pas on va jamais baisser la dépense dans la justice, dans l'armée, dans même des fois ils disent l'école et et en fait il restreignent le le le on peut faire des économies et finalement on se retrouve qu'on peut faire des économies sur trois postes : la santé, l'assurance chômage et les retraites. Et du coup, comme ils nous promettent de faire un ajustement vraiment important sur un nombre limité des postes, ça c'est pas de l'économie, c'est des mathématiques. Le choc est massif sur ces trois postes, ce qui rend aussi l'ajustement totalement non viable.

Moi, il y a des collègues économistes qui disent qui écrivent c'est je je peux vous partager les liens les les documents qu'il faut baisser les la masse de pension de 20 % à Horizon 2030. Je pense qu'il faut pas avoir fait beaucoup de manifestations contre les retraites pour se rendre compte que c'est totalement inviable. C'est c'est impossible.

Donc c'est pas un moyen de assaignir les comptes publics. Il propose de diviser par 4 non de 25 % pardon de réduire de 25 % les allocations chômage après tout ce qui a été fait. Donc pareil c'est au-delà de conséquences qu'on peut on va dire sociales, ça passe pas.

Ça passe pas dans le pays, ça passe pas dans le parlement. Et donc ça me semble important de dire il faut pas se restreindre les les outils faits mobilisés pour l'assainissement des comptes publics. Et donc là je me permets juste de dire si je dois parler à l'aile gauche de l'hémicycle, peut-être qu'il faut aussi multiplier les outils d'intervention et que une seule taxe ne suffira pas pour régler les problèmes de finances publiques.

On pourra creuser plus cette question après. Et troisième chose, mais c'est un peu lié à tout ce que j'ai déjà dit, cet ajustement doit être fait dans la justice sociale, sinon pareil, ça passera pas. Et donc il y a trois conditions qui me semblent importantes à mettre en avant si on veut prendre au sérieux la question des finances publiques en France.

Et je pense qu'avec ça, j'ai tenu mon rôle d'économiste pas rigolo. Mais tout ça, c'est pour vous laisser peut-être parler un peu plus d'optimisme et de futur. Mais en tout cas, ça me semble être les conditions nécessaires pour penser les finances publiques dans le futur.

Et mon dernier mot, et là c'est peut-être plus ma vision, ce que je peux dire là, je je le dis pas en tant qu'économiste à l' FCE parce que l'FCE c'est une institution qui englobe beaucoup trop de personnes. Mais je pense que c'est important que si on pense que les les finances publiques sont pas dans un état miobolant, qu'il faut que le discours général commence à à porter par où peut passer le l'amélioration des conditions de vie des français, des françaises et des travailleurs qui viennent par des mesures qui sont non budgétaires. Et donc là, je pense très fortement à aux réformes du marché du travail qu'il faut redonner du pouvoir au syndicat et à la négociation collective de branches par exemple.

Après, il y a des transformations des marchés financiers qui me semblent aussi importantes et ainsi pourrais continuer. Mais mais je pense que il y a des champs d'intervention qui ne passent pas par les deniers publics mais qui remettent au centre du jeu la question du partage de la valeur ajoutée entre travail et capital qui me semble aussi une question importante pour les mois à venir. Voilà, c'est à peu près tout ce que j'avais à dire d'intéressant.

Merci Ra bien. On continue, on se déplace vers la droite ou je sais pas vers la gauche en ce qui vous concerne. Bref, pour la prise de parole.

Alors d'abord merci beaucoup Raoul pour pour cette voilà pour cette prise de parole mais qui je pense je vais y revenir rencontre aussi pas mal de choses de voilà que que nous nous disons. Alors moi, je veux je veux axer mon intervention sur le choc nécessaire d'une relance écologique et sociale et expliquer moi ce que j'entends par là et vous le savez de plus en plus nous parlons alors ça fait longtemps qu'on parle à gauche de relance écologique et social mais je pense que nous sommes dans un temps où cette relance d'abord ne peut être qu'un choc et devient d'autant plus nécessaire. D'abord pourquoi un choc ?

Tu l'as dit parce que tous les leviers de la relance sont aujourd'hui complètement grippés. que ce soit la relance par le pouvoir d'achat puisqu'il s'est effondré, que ce soit le levier de l'activité puisqu'on a un record de défaillance d'entreprise parce qu'on a une chute de l'investissement des entreprises, hein. Vous savez que depuis 2 3 ans, on a vraiment une chute libre très forte de cet investissement des entreprises avec évidemment des conséquences délétaires sur le chômage, sur l'emploi, sur les services publics, tout ça vous connaissez.

Moi, je veux insister sur deux éléments importants dont on parle pas forcément toujours à gauche. D'abord, la perte de souveraineté économique et industriel qui est monstrueuse. Je prends juste le cas de l'acier.

Aujourd'hui, nous sommes dans une situation où dans 3 4 ans, il est possible que nous ne produisions quasiment plus d'acier en France. L'acier là, regardez autour de vous, il y a de l'acier partout. C'est pareil pour la chimie.

Il est possible que dans quelques années, nous ne produisions plus les composés chimiques de base et là aussi c'est tout ce qui vous entoure. Ça veut dire une dépendance énorme aux marchés internationaux. C'est ça aussi qui se joue hein dans cette nécessité de la relance.

Et puis évidemment l'incapacité totale à répondre bah tout simplement au défis de fin du monde puisque la France n'est plus même plus capable de diminuer ses gaz ses émissions de gaz à effet de serre. Là, les derniers chiffres, c'est que la Chine et l'Inde les diminuent fortement au premier semestre 2025 alors que l'Europe les augmente de 5 %. Voilà où on en est.

Évidemment, c'est lié aux politiques d'austérité budgétaire et à à l'incapacité totale des gouvernements macronistes et d'avant d'ailleurs de faire le de faire finalement le la relance écologique qui est qui est nécessaire. Ensuite, je voudrais insister sur le fait que le terme de relance ne veut pas dire productivisme et ne veut pas dire croissance économique à tout prix. En l'occurrence, nous ne sommes ni pour un objectif de croissance économique, ni pour un objectif de décroissance économique.

Ce qu'il importe, c'est de faire croître certains secteurs. Je pense par exemple à l'agriculture biologique et il faut en faire décroître d'autres. Je pense par exemple à l'énergie nucléaire.

Et donc il est voilà c'est pas c'est c'est un non sens de penser qu'il faille la croissance ou la décroissance à tout prix et de manière aveugle. D'ailleurs René Dumont qui était ce grand agronome et moi il a fondé l'équipe dans lequelle je faisais de la recherche jusqu'à il y a quelques années disait que notre grand ennemi c'est la croissance aveugle. Voilà.

Et je crois que c'est pour ça que moi je je pense que ce ce terme de relance écologique et sociale, il faut surtout le déconnecter de cette croissance de cette croissance aveugle et surtout que toute relance doit être écologique et sociale. Et je leur dis, il y a pas de relance écologique sans relance sociale. Prenez par exemple le fait de tous manger bio un jour et je l'espère, nous devons tous manger bio un jour parce que personne n'est heureux que ces enfants mangent des pesticides.

En réalité, personne ne le souhaite hein. Vous allez dans une dans dans un quartier populaire, personne va dire "Ouais, c'est génial. Moi, j'en ai rien à faire du bio, je mange très bien comme ça.

Bah, pour manger bio, je suis désolée aujourd'hui au RSA ou au SMIC, c'est impossible ou en tout cas, c'est extrêmement difficile. Donc, si vous voulez en plus cette relance écologique, vous n'avez pas le choix que de faire la relance du pouvoir d'achat dans les classes populaires et donc du partage des richesses. Et évidemment, pour nous, il y a aucune écologie qui doit se faire contre enfin qui doit se faire en augmentant les les inégalités sociales, ce qui n'est pas évident. par exemple, ça veut dire qu'on n pas pour une augmentation de la taxe sur les carburants là tout de suite maintenant parce qu'on sait que ce sera impactant en fait pour les classes les plus populaires.

J'en arrive maintenant à à la nature de la relance. Alors cette nature de la relance d'abord évidemment je le disais, elle passe par la relance du pouvoir d'achat. Alors là je m' je je je vais pas m'attarder dessus même si c'est évidemment un volet extrêmement important.

Donc c'est évidemment la hausse du SMIC, l'indice des fonctionnaires, la restauration des services publics, la retraite à 62 puis 60 ans et cetera. Ça c'est le premier volet dont les services publics qui est la richesse de ceux qui n'en ont pas évidemment. premier volet, deuxième volet qui est l'investissement et particulièrement l'investissement écologique.

Et là, je vais m'attarder moi sur les secteurs économiques qui concernent euh qui concernent ma commission puisque ma commission c'est celle qui légifère sur l'industrie, l'agriculture, le logement et l'énergie. Bon, je d'abord vous dire que il ne peut pas y avoir de relance sans je l'ai dit tout à l'heure, une transformation extrêmement profonde de tous nos modes de consommation et de production. Nous partons-nous d'un objectif de sortie des énergies fossiles et de 100 % d'énergie renouvelable en 2050.

Je le dis, c'est pas un objectif hallucinant du tout. C'est un des quatre scénarios de LAADEM qui est l'organe voyez, l'Agence indépendante de l'énergie. Un de ces quatre scénarios, c'est le 100 % d'énergie renouvelable en 2050.

Pour faire ça, il faut une révolution dans nos modes de production et de consommation. Nous sommes aujourd'hui à la moitié de l'énergie qui vient de l'énergie fossile. Donc passer à 100 % d'énergie renouvelable en 2050, c'est une révolution totale totale et ça va demander des investissements extrêmement massifs.

C'est pour ça que le il y a un rapport qui s'appelle le rapport Pisani Mafous. Pisanis, c'était le conseiller d'Emmanuel Macron en économie hein qui est un plutôt un néolibéral. à l'époque, enfin toi qui est chercheur, mais à l'époque j'en faisais aussi de la recherche en économie pour nous on le on vraiment il est du côté des néoclassiques néolibéraux.

Voilà, lui-même il dit qu'il faut 34 milliards d'investissements de dépenses supplémentaires par an. 34 milliards par an, mais pas pour notre scénario à nous, pour un scénario beaucoup plus mou de bifurcation écologique. Donc sachez que si nous on veut arriver à notre objectif de 100 % d'énergie renouvelable en 2050, c'est bien au-delà qu'il va falloir faire ces investissements massifs pour une relance écologique et sociale.

Et si on part comme ça, ça veut dire donc évidemment investissement massif dans les énergies renouvelables, mais par exemple aussi une électrification massive de toute l'industrie. Je vous donne un exemple, les haut fourneaux puisque on a beaucoup bossé sur le le dossier par exemple d'harcelor métal avec Éric, les haut fourneaux. Pour passer d'un haut fourneau de charbon à un fourneau électrique et il y en a plusieurs en France, il faut compter plusieurs milliards d'euros. d'investissement privé public dont la moitié publique d'ici 4 ans.

Je pas le temps de vous expliquer pourquoi il faut 4 ans, mais en gros, il va falloir injecter des milliards d'euros d'ici 4 ans rien que pour l'électrification des haut fourneaux. C'est pour vous donner un ordre de grandeur. Si l'on veut faire ce que je vous dis, c'est-à-dire le 100 % d'énergie renouvelable, il va falloir aussi une sobriété énergétique énorme, une baisse de la consommation d'énergie.

Prenez dans le logement qui est un des premiers secteurs de consommation d'énergie. Ce qu'il faut c'est isoler totalement, je dis pas juste un petit bout de fenêtre hein, isoler totalement 700000 logements par an. Tu es voilà, tu étais au premier log c'est moi.

Ah ouais, c'est bon. Bien. Donc ça veut dire 700000 logements par an et ça veut dire, tu te souviens, c'était le vote qu'on avait gagné dans l'hémicycle avant qu'il y a un 493, 12 milliards d'euros par an.

Rien que pour ça, pour isoler totalement des logements et au rythme qu'il faudrait. D'accord ? Donc autre exemple de des investissements massifs qu'il nous faut.

Dernier exemple d'investissement, je vais vous prendre le cas de l'agriculture. L'agriculture, si l'on veut, la sobriété en agriculture, c'est-à-dire absolument l'inverse de la loi du plomb, hein. Donc déjà, faut qu'on fasse tomber toutes ces lois célérates de voilà qui nous amènent au productivisme et à la pollution de tous les milieux, enfin à la catastrophe pour la santé humaine.

D'ailleurs, je le dis en passant, vous savez que nous déposerons dans la niche parlementaire une proposition de loi pour faire tomber l'entièreté de la loi du plomb comme le veut la pétition. [Musique] Donc si nous voulons une baisse drastique des pesticides, des engrais, de l'irrigation en agriculture, c'est ça la sobriété hein. Et il le faut en fait et il le faut d'ici quelques années, vous le voyez en ce qui concerne l'eau.

On on n pas le temps d'attendre 10 15 20 ans en réalité. Si l'on veut faire ça, ça veut dire une révolution agroécologique, une transformation de tous les modes de production en agriculture. Je donne quelques exemples, mais ça veut dire qu'on passe à l'alimentation herbagère de de tous les troupeaux alors qu'aujourd'hui on est en essentiellement maïs soja irrigué, OGM et cetera.

Ça veut dire qu'on fait de la complémentarité entre la culture et l'élevage partout dans toutes les petits territoires de France et dans toutes les exploitations. Ça veut dire par exemple qu'on fait des rotations de culture extrêmement diversifié, bon des et des zones humides et cetera. Ça demande de tout changer.

C'est pour ça que nous disons que il faut redistribuer l'entièreté des aides agricoles. Et là, j'en arrive aussi à un élément, c'est qu'aujourd'hui des aides, il y en a par ailleurs. Vous le savez, il y a un rapport qui les a estimé à 211 milliards d'euros.

Il y a une tonne d'autres rapports qui montrent qu'on est autour de ces eaux-là. Donc redistribuer des aides, les cibler, les conditionner, les échelonner sur 5 ans, sur 10 ans, sur 20 ans. D'ailleurs, tu l'as dit toi-même, nous on réfléchit jamais sur 1 an.

Ça, il y a pas de budget qui tient en un an parce que en réalité quand on fait de la relance, ça veut dire qu'il y a des impacts sur le pouvoir d'achat qui réaugmente, ça veut dire qu'il y a également plus d'activités du partage du temps de travail et donc tout ça ça veut dire plus de cotisation sociale, plus et donc plus de recettes et donc ça veut dire qu'on peut faire monter en puissance les dépenses publiques. Raison pour laquelle nous la France insoumise, on ne réfléchit jamais sur un an, on réfléchit tout en dynamique sur 5 sur 10 ans. D'accord ?

Et c'est ça la planification. La planification budgétaire, écologique, sociale, elle doit être en dynamique et jamais un peu bon je voilà, vous aurez compris de qui je parle. Jamais un petit contrebudget tout rikiki qui par ailleurs passe passe à la voilà passe au broyur les tris/4 de notre programme du nouveau Front populaire.

Bien évidemment, ça ça s'appelle la continuité du macronisme. Bien, je finis avec mon exemple sur l'agriculture pour en finir avec cette planification sociale, enfin cette relance écologique et sociale sur l'agriculture. Ça veut pas seulement dire agir sur la production, ça veut dire aussi agir sur la consommation.

Et par exemple, ça veut dire ce qu'on a porté dans le budget année après année. Ça veut dire par exemple une aide substantielle aux collectivités locales parce que toutes ne peuvent pas le faire pour investir pour des cantines bio local entièrement avec un approvisionnement entièrement local, entièrement bio et gratuite bien évidemment pour que tous les enfants en France tous ceux qui sont en ÉPAT tous ceux qui sont en hôpital tous ceux qui sont en prison, tous ceux qui sont dans des euh voilà dans des administrations publiques, tous puissent manger bioloocal et gratuit par ailleurs pour les enfants parce que pour nous ce qui est important aussi c'est d'avoir ce levier de la demande et je le dis nous ne faisons niomie de l'offre ni économie de de la demande. En réalité nous faisons une économie des besoins qui s'appuie à la fois sur l'offre, à la fois sur la demande et qui connecte les deux.

Et tout ça demande évidemment des investissements extrêmement conséquents. Je finis en disant que tout ça va créer beaucoup de prospérité pour les entreprises en réalité. Beaucoup de prospérité.

Pourquoi ? parce que nous on leur offre de la visibilité, de la stabilité. Alors évidemment vous dire les entreprises, je fais une parenthèse, ça ne veut rien dire hein.

Dans une entreprise, il y a des rapports sociaux, il y a des patrons, des salariés et cetera. Mais dans les entreprises, de manière générale, elles souffrent de quoi ? Et d'ailleurs, dans les auditions qu'on a fait avec des grands patrons dans nos dans nos commissions, la vue, elle souffre de quoi ?

Elles souffrent en réalité, elles souffrent du macronisme dans le sens où elles pe elles sont incapables de faire les investissements productifs de demain nécessaire parce que le macronisme c'est sans arrêt de la de la du désordre économique, du chaos. Par exemple, il y avait des aides aux voitures propres qu'ils ont enlevé, il y avait des aides aux bio qu'ils ont enlevé, il y avait des aides à la rénovation thermique des logements qu'ils ont enlevé et il coupent d'emprim rénov et cetera. Et je peux vous dire par exemple que des patrons du bâtiment, ils sont mais vent debout contre le macronisme.

Le macronisme les tue en réalité parce que ça c'est le désordre plutôt que de que la stabilité. Enfin, dernier élément et tu l'as dit Raoul, il n'y aura pas il ne peut pas y avoir un autre budget alternatif de relance écologique et sociale sans un certain nombre de conditions. La première, c'est d'extraire la dette des marchés financiers parce que les agences de notation financière ne peuvent pas faire la pluie et le beau temps et les marchés financiers non plus sur la dette.

C'est pour ça que dans notre programme, nous sommes pour obliger les banques françaises à prendre une partie de la dette à des taux d'intérêt faibles. Nous sommes pour un réel pôle public bancaire qui draîne l'épargne française et qui permettent de financer tout cela. Il ne pourra pas non plus y avoir de budget alternatif qui fonctionne sans une protection et une relocalisation.

Ce qui veut dire par exemple que tous les marchés publics sont conditionnés à de la production en France. Ça veut dire que on introduit on interdit l'importation de produits qu'on ne peut pas qui sont interdits en France. Bon ben grosso modo, on vient d'interdire la cétamiprite, bah on interdit l'importation du Nutella et puis c'est comme ça.

Oui. Bah oui, parce que le Nutella est blindé d'acétamy voyez-vous. Donc ça c'est la deuxième condition. sortir les entreprises des chaos du marché, reréguler le marché de l'électricité, le sortir du marché européen et cetera. 3è condition et tu l'as dit et je vais pas m'attarder dessus, redistribuer la valeur créée au sein des entreprises.

Rien ne sera possible sans rediriger les bénéfices, la valeur créée par le travail vers le travail et les investissements productifs plutôt que vers les dividendes. Voilà. Évidemment, j'ai oublié évidemment un investissement extrêmement massif dans et je crois en tant que prof ou ancien prof, je pense qu'on est sensible à ça dans la formation continue, la formation initiale parce que tout ça va demander évidemment une main d'œuvre extrêmement qualifiée qui aujourd'hui en partie n'est plus là parce que l'école publique, parce que la formation continue ont été broyés année après année, pas seulement sous le macronisme mais sous des années et des années de néolibéralisme économique, y compris la présidence Hollande et y compris les présidences précédentes.

Voilà, j'en arrête là tout simplement. Vous l'aurez compris, nous assumons tout le programme, nous l'assumons parfaitement parce qu'il n'y aura aucune autre réalité économique qui tiennent sans l'entièreté de ce programme. [Applaudissements] Merci Aurélie.

Alors, attends là, il faut que j'arrive à tirer le fil parce que voilà. Merci. Sinon, je vais plus avoir d'énergie non plus.

Bon, je vais essayer d'aborder donc cette question budgétaire par un autre angle complémentaire à ce qui vient d'être dit qui est je vais partir de de ce qu'a voulu faire Macron parce que il y avait il y avait une volonté économique dans ce qu'il a affirmé qui est pas nouveau, hein. C'est en gros la question de la politique néolibérale mais certainement appliqué en France avec la plus grande sévérité depuis le début de la 5e République. Alors vous me direz, il y en a un qui a tenté hein quand même au départ d'appliquer ça de la même manière, c'est Sarkozy.

Sauf que Sarkozi a été arrêté par la crise des suprimes et donc la dislocation de l'État social qu'il voulait lui aussi commettre s'est arrêté sur un mur. Bah pour sauver les banques, il a bien fallu que l'État soit là. Bon donc c'est quelque part ça a brisé un petit peu ce qu'il était en train de faire.

Alors, Macron a repris le a repris le bâton et il est parti d'une idée qui enfin c'est une idée d'un d'un on va dire d'un concept qui est l'idée de dire si on avantage les revenus du capital, si on fait en sorte que le travail coûte toujours moins cher, et bien l'effet de tout ça c'est des investissements et des emplois. Je sais pas si pour les plus anciens vous vous souvenez d'un chancelier allemand qui s'appelait Elmou Schmin dans les années 80 qui avait théorisé ça. Il expliquait que les profits d'aujourd'hui c'est les investissements de demain, les emplois d'après-demain.

Bien. Donc c'est ce qu'il a fait et il l'a fait Macron par plusieurs biaets. Alors celui de la fiscalité, je vais y venir davantage considérable comme jamais on a vu des revenus du capital.

Le deuxième biais effectivement c'est d'attaquer les revenus du travail par différent que ce soit les salaires directs ce qui fait que le pouvoir d'achat des salariés en France a baissé mais que ça soit aussi par rapport aux revenus qui dépendent du salaire de les salaires du salaire socialisé les retraites et cetera. Bien donc le 2è mécanisme 3è mécanisme aussi qu'il faut pas oublier que je mets aussi dans la fiscalité évidemment euh la question des aides aux entreprises qui a explosé puisque euh le plus grand budget de l'État contrairement à ce que disent les néolibéraux c'est pas la charge de la dette ce qui ne veut rien dire mais c'est ce qu'ils nous disent hein c'est les aides aux entreprises à à hauteur de 211 milliards par an. Je sais pas si vous avez vu, mais Berou avait dit "La dette, ça nous coûte 5000 € par seconde." Bon bah, les aides aux entreprises, ça nous coûte 6700 € par seconde si on veut faire ce genre de comparaison sans conditions et contrainte.

Parce que la question n'est pas d'aider ou pas les entreprises, le problème est d'aider les entreprises sans que ça sorte de quelque chose. Alors voilà, c'est la politique qui a mis en place. L'heure est au bilan.

Bon et le bilan, il est catastrophique. Le bilan est catastrophique parce que Aurélie l'a dit, les investissements les a pas vu. La part de l'industrie dans le PIB pour la première fois depuis la 5e République est descendue en dessous de 10 % du PIB au premier trimestre de cette année.

La pauvreté a explosé puisque nous sommes recordman d'Europe malheureusement de la pauvreté et plus de 15 % de pauvres dans ce pays. Le chômage est en train de repartir à la hausse et je vous fais remarquer que par rapport aux excellents chiffres du chômage qui qu'ils nous ont dont ils nous ont abruvé pendant des années, ils avaient juste mis 1 million d'apprentis ce qui n'est pas vraiment la manière dont on considère un emploi pour notre part de stable et bien payé en CDI et cetera et puis la consommation intérieure est en berne. Bref, au niveau économique c'est un four.

Mais alors le plus amusant de ça, c'est que c'est un four aussi par rapport à ce qui s'était donné comme objectif premier. Ils n'ont pas réduit les déficits, ils les ont explosé. Et pourquoi ont-ils explosé les déficits ?

Il y a deux raisons principales. La première, c'est que comme avec la la crise de de des prime, on est venu au secours de l'économie, c'est après le Covid, donc on a quasiment nationalisé tous les emplois dans ce pays. Je vous fais peut-être une petite parenthèse d'ailleurs.

C'est un système curieux le capitalisme quand même parce que c'est un système qui a besoin d'emprunter exactement l'antithesse de ce qu'il réclame aussitôt qu'il y a une crise, que ça soit une crise interne, là il s'en sort pas et il est obligé de compter sur l'État. Il y a eu les les submes et puis pour moitié au moins, il y a effectivement les cadeaux fiscaux à hauteur de 60 milliards d'euros par an qui ont été fait au plus riches. La conséquence de tout ça, c'est que la dette a augmenté.

Effectivement, la dette augmenté. Alors, les résultats économiques sont pas bons, je viens de vous le donner. Ce qui fait que la demande intérieure est en train de baisser.

Or, il faut savoir que la France, contrairement par exemple à l'Allemagne qui est une économie qui obéit beaucoup sur la question du commerce extérieur, la France est une économie qui repose beaucoup sur la consommation populaire, ce qui nous a permis depuis 2 ans, contrairement aux Allemands, de ne pas être en récession parce que il reste quand même de l'état social quelque chose qui est une certaine protection. Bon, ils ont tellement attaqué ça que ça c'est en train de baisser. C'est-à-dire que tout simplement parce que quand vous avez moins de protection sociale, moins vous quand les chômeurs sont moins indemnisés, quand les salaires sont moins hauts, quand l'État investit moins, il y a moins de il y a moins de demande.

Bien donc ça c'est ça c'est un échec terrible. Et du coup cette dette qui a augmenté, elle n'a pas augmenté contrairement à ce qu'ils disent parce que les dépenses publiques auraient augmenté en pourcentage du PIB, elles n'ont pas augmenté depuis 2017. C'est parce que il y a trois points de recette en moins et c'est ce qui explique pour moitié au moins l'explosion de cette dette.

Donc la question, elle est bien par rapport à un projet économique et budgétaire que nous mettons sur la table de revenir avec un trépied. La relance, je vais pas revenir, c'est ce que vient d'expliquer Aurélie. Il y a un deuxième trépied dont je parlais tout à l'heure qui est propre à la question de la bifurcation écologique.

Et il y en a il y en a un qui a été abordé tout à l'heure par Raoul qui est la question du capital travail. Parce que le bilan de tout ça en réalité depuis 2017, c'est qu'on a jamais vu autant d'argent partir du côté du capital au détriment du travail avec les conséquences et pas n'importe quel capital. Parce que le fait d'avoir fait tout ça sans contrainte, qu'est-ce qui s'est passé ?

Il y a un chiffre, alors là par contre, on est champion d'Europe, qui a explosé, c'est les dividendes. Les dividendes chaque année augmente considérablement et font en sorte que la part, on va dire non productive du profit, c'est-à-dire celle qui uniquement s'accumule dans les poches des actionnaires, et bien elle elle a augmenté contrairement à l'investissement, au salaire et cetera. Voilà la situation dans laquelle nous sommes.

Alors, tout ça a des conséquences, c'est que d'abord ça produit des inégalités comme jamais on a vécu depuis l'ancien régime. Je crois que si on avait tout à l'heure, j'étais sur une émission euh de télé et et le le l'éditorialiste qui est très très à droite, même très à l'extrême droite, me dit euh "Ah mais quand même avec vous, c'est le retour des 200 familles." Bah, on n'y peut rien.

Mais n'empêche, il y a quand même quelque chose de ça. Considérer que les 500 plus grandes fortunes de ce pays depuis 2017, grâce à cette politique, elles ont vu leur patrimoine doublé. Alors très exactement, leur patrimoine doublé, c'est plus 600 milliards.

Alors nous, on leur dit quelque chose à travers la fiscalité qu'on veut mettre en place qu'il commence à pleurer. Ils ont bien de la chance parce que on veut pas leur récupérer ces 600 milliards. Enfin, pas tout de suite, on va en récupérer une partie.

Et moi, il va falloir qu'on m'explique comment des gens ultra riches en 2017 qui n'avaient déjà qui pouvaient se payer à peu près tout ce qu'ils souhaitaaient et en plus spéculer et cetera, peuvent aujourd'hui pleurer parce que ils ont gagné, ils ont doublé leur patrimoine. La question, elle est là et figurez-vous que c'est pas juste un problème d'inégalité, c'est que tout ça nous coûte des dizaines de milliards. Un exemple par rapport à la fiscalité que nous proposons notamment la tax Zucman qui a fait beaucoup parler ces derniers temps.

Je me suis fait attaquer sur les réseaux parce que j'ai remarqué une chose, c'est que quand on veut toucher l'argent des possédants, ils ont toujours des chiens de garde pour aller les protéger, dire n'importe quoi. Bon, l'attaque Zucman, elle vient justement rétablir le problème qui explique pourquoi ces patrimoines ont augmenté. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Augmenté, accru par Macron. Ça date pas de Macron, mais accru par Macron. Le capital est tellement moins taxé que les revenus du travail que aujourd'hui les 0,002 % les plus riches, ça concerne à peu près un peu plus de 1000 personnes dans ce pays.

Et bien elle paye en tout quand on cumule revenu personnel et leur patrimoine professionnel, elle paye environ 25 % d'imposition. Figurez-vous que si maintenant vous prenez les ultra riches, les très riches, on va dire 0,1 % des plus riches qui eux sont assujettiés à l'impôt sur le revenu parce qu'ils ont pas de revenu du capital ou en tout cas ils n'ont pas de patrimoine professionnel, donc ils passent par le revenu des impôts et donc ils sont imposés à la dernière tranche la plus haute de 46 %. Et ben la différence entre les deux, elle est énorme.

Si par exemple c'est ce un peu plus de milliers de plus riches étaient assujetti de la même manière à l'impôt sur le revenu, ce qui serait quand même assez naturel, on récupérerait 18 milliards d'euros. Donc c'est juste pour vous dire que c'est pas juste un problème d'inégalité, c'est que ces gens-là nous ont volé des dizaines et des dizaines de milliards d'euros et que la question c'est de savoir comment on va les récupérer. Alors on a mis au point un plan, donc c'est une fiscalité, on récupère globalement au minimum sans même aller jusqu'au bout.

On le fera peut-être dans les années à venir, mais facilement on récupère entre 70 et 100 milliards d'euros avec le fait d'aller taxer le capital pour moitié. Bon, je vous ai dit notamment c'est la taxman. Donc la tax du je vous je vous le refais rapidement pour tous les imbéciles qui disent qu'on mélange revenus et patrimoine, c'est que comme des gens échappe à la à l'imposition sur le revenu parce qu'ils transfèrent leurs biens vers les biens du du professionnel donc de patrimoine, on les taxe à 2 % de plancher.

C'est quand même pas beaucoup hein. Il faut savoir que le revenu du capital dans le pays moyen, il est de 6 % et il y en a qui ont beaucoup plus notamment ces ultra riches donc de 2 % par an et ça ça rapporte 15 20 milliards d'euros. Bon, c'est un exemple par exemple la taxation par rapport au capital.

On en a d'autres dans les musettes sur le rachat d'action et cetera. Deuxième type de fiscalité, c'est l'impôt plus juste. Par exemple, un impôt sur le revenu à 14 tranches.

L'impôt aujourd'hui, c'est pas normal, il est pas juste. Il fait en sorte que des gens effectivement de classe moyenne payent finalement moins de pas plus de pourcentage d'impôts que quelqu'un de beaucoup plus riche. Donc, il faut quelque chose paraît aller plus la question d'un ISF climatique.

Je reviendrai pas là-dessus. C'est le deuxième type, on va dire des impôts. Troisème type d'impôts, c'est les grandes entreprises.

Bon et notamment avec une autre taxe Zukman dont on parle moins mais qui est excellente qui et qui me permet de répondre à Patrick Martin ce matin. Alors j'ai vu Patrick Martin dans le Parisien, il dit "Nous allons faire descendre les patrons dans la rue qui seraient assujetti à la taxman". Bon ouais, il a dit ça.

Bon, je lui donne rendez-vous le 18 pour comparer parce que parce que si on fait descendre si Patrick Martin fait descendre les patrons qui sont concernés par la taxe et ben je l'annonce tout de suite, il va y avoir allez 500 600 personnes parce que la plupart des patrons de ce pays TPE PME, ils ont pas 100 millions de patrimoine au départ qui est le propre de la taxman parce que la plupart des patrons dans ce pays n'ont pas les mêmes intérêts que monsieur Arnaud et autres qui sont en train de mettre leur capital et de spéculer avec pour sans arrê accumuler leur richesse. Beaucoup beaucoup c'est vrai aussi ont simplement la vision de faire fonctionner leur boîte et de faire en sorte qu'elle perdure. Donc non, monsieur Martin, tous les patrons de ce pays n'ont pas intérêt aux mêmes intérêts que ceux du multinational.

Et je dirais même à monsieur Martin qu'il devrait plutôt s'inquiéter du vrai problème pour le patronat. C'est que le vrai problème pour le patronat, vous êtes vous êtes patron d'une TPE PME qui qui avait vos marchés en France. Vous êtes assujetti à l'impôt rect c'estàd vous payez l'impôt pleimpôt que qui est ceux des impôts sousés qui pas pas pas pas pas pas pas pas pas pas pas très élevé même pas assez élevé mais certains autres débat alors que les multinationales aujourd'hui c'est un des gros problèmes elles peuvent faire en sorte de transférer leurs profits dans des pays à fiscalité privilégié et ça ça fait une chose ça fait que par exemple total il y a 2 3 ans avait un/art de son chiffre d'affaires en France et payait 0 € d'impôt sur les sociétés pourquoi parce que il se débrouillent pour faire en sorte que leurs profits partent dans des pays multinationales comme l'Irlande où on paye beaucoup moins.

Et Zucman a inventé là aussi une taxe, faut lui rendre hommage, je pas que mais il a inventé une taxe minimum qui permet en gros d'aller corriger ça et qui rapporte 26 milliards. C'est le deuxième type de de fiscalité qu'on propose pour aller chercher ceux qui spéculent en comptant sur des paradis fiscaux et sur le fait que l'Europe et bien permet une donne harmonisation fiscale. la deuxième catégorie, on va dire, de fiscalité que nous mettons en place là-dessus.

Bien, vous avez compris 100 milliards. Avec ces 100 milliards, non seulement alors une petite anecdote, je vous la livre comme ça, c'est que l'an dernier lors d'une discussion du budget Barnier, figurez-vous qu'à l'assemblée, il y a une majorité pour voter 70 milliards de plus. Jean-Luc dit 56 mais c'est 70 que nous avons voté en plus de recette parce qu'il y avait une majorité.

Et figurez-vous, quand vous finissez un débat budgétaire, le gouvernement fait ce qu'il appelle un article d'équilibre. C'est-à-dire que en fonction de ce qui s'est passé, il corrige son article d'équilibre. Et ben, je vous le donne dans 1000.

À combien était passé le déficit français avec les 70 milliards ? Il était passé à 2,7 %. C'est-à-dire qu'on leur avait abaissé leur déficit de 5,4 à 2,7 %.

Ça montre que cette politique fonctionne. Elle fonctionne. Alors, sauf que nous, comme on n' pas euh la question des 3 % comme règle d'or et comme euh de de du chantage à la dette, je vais parvenir sur ce qu' a dit, on en reparlera peut-être tout à l'heure, sur la création du chantage à la dette pour détruire l'état social, évidemment, une partie de cet argent s'en serait servi pour investir pour les besoins des pour les besoins des gens et notamment les bifications écologiques.

Terminé là-dessus. 2è point, ça a été amorcé, il faut le savoir même si on peut pas le chiffrer tout de suite, mais les recettes, c'est aussi ce qu'on va tirer d'une politique de la relance. C'est-à-dire que il y a un effet multiplicateur, c'est un peu Kens qui a qui a théorisé tout ça, qui fait que quand vous augmentez les salaires, quand vous augmentez les cotisations, bah les gens les gens cotisent plus, payent plus d'impôts et ça rentre.

Et je vais vous dire un truc, il y a eu il y a 3 ans 3 ans quelque chose qui montre que ça fonctionne qui est assez amusant parce qu'ils l'ont pas du tout prévu tellement ils sont sur leur politique d'offre et de compétitivité. Dans l'année post Covid, l'année du Covid, l'économie française, elle est descendue en bas de la piscine. En un an, elle est remontée à la surface.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Donc aidé par l'État, hein, je veux pas revenir sur ce que je dit. Qu'est-ce qui s'est passé ?

En un an, l'activité a été telle donc quelque part une politique de relance, on va dire. Ils ont été forcés de faire une politique de relance de facto. Et ben, il y a eu plus de rentrée fiscale que d'imaginer le gouvernement.

Ils se sont retrouvés, ils ont dit "Mais c'est une mane magique, il y a plus de rentrée fiscale." Bah non, les imbéciles, simplement l'activité était remontée et la fiscalité était remontée. Et donc du coup, petite histoire, c'est comme ça que j'ai fait une commission d'enquête avec la commission des finances.

L'année d'après où c'est revenu de une année normale, là ils ont rien compris parce qu'ils avaient prévu autant d'apôt, ils en ont plus eu du tout. Bah oui, parce que à partir du moment où il y avait plus d'activité économique qui soutendaient les rentrées fiscales, là par contre on est revenu au fait qu'ils avaient baissé les seuils d'impôt, il y avait moins de rentrée fiscale. Donc cette politique fonctionne.

Je vais pas aller plus loin que ça. Troisème point et j'arrête là, la sécurité sociale parce qu'il faudrait pas l'oublier parce qu'ils nous disent bon OK les dépenses publiques d'État, c'est vrai, ça augmente pas tant que ça et cetera. Mais alors le gros problème c'est la protection sociale.

Nous, on leur dit une chose, c'est que déjà on arrêterait les exonérations aux entreprises et bien de l'argent reviendrait à la sécurité social parce que la le fait de suppléer les exonérations qui sont pour nous des exonérations du salaire socialisé, c'est-à-dire d'une part qui revient au travail de manière collective par la TVA, c'est évidemment un vol manifeste et qui en plus le supplie par l'impôt le plus injuste qui existe qui est la TVA. Bien. Donc déjà, on arrête avec les exénérations, on commence par deux les salaires au-dessus de fois le deus au-dessus deux fois le mais l'idée c'est d'arrêter sur lesération.

Surtout que figurez-vous chaque année et ben il y a 5 milliards qui compensent pas au niveau de la régime de la CQ. Ça c'est une première chose qu'on peut faire. La deuxième chose, figurez-vous, le régime de la sécurité sociale, si vous enlevez ce qui s'appelle la cadesse, c'est-à-dire la caisse d'amortissement dans laquelle on paye la dette de la sécurité sociale, et bien le régime de la sécurité sociale cette année, ça va un peu changer l'année prochaine, mais il n'est pas déficitaire.

Bon, et dans la cadesse et bien vous avez une part de ce qu'on appelle la dette sociale et dans la dette sociale, vous avez une part de ce que l'État aurait dû payer qu'il a transféré aux comptes sociaux. Je vous donne un exemple. Quand l'État décide d'aider les entreprises pendant le Covid, fait du chômage partiel qui est une décision de l'État.

On peut pas considérer que c'est une règle normale habituelle des comptes sociaux de la sécurité sociale. Il le fait peser sur la sécurité sociale et je pourrais en ajouter d'autres. Donc dans la CADES, vous avez beaucoup beaucoup en réalité de dette qui n'est pas une dette que devrait payer les comptes sociaux mais qui est une dette de l'État. et elle a un deuxième désavantage, excusez-moi si je vous perds, mais la dette de l'État, vous pouvez la négocier, vous pouvez faire en sorte de ne jamais payer le stock.

Bon, la dette sociale, vous êtes obligé de la payer. Donc, il y a eu il y avait eu, je crois que c'est là pour le coup, c'est Michael Zemour qui avait fait une étude, me semble-t-il, au moment du Covid qui estimait que le fait d'avoir transféré une partie des aides de l'État vers les dettes sociales coûtaient 10 milliards de plus. Bien.

Donc nous ce qu'on dit c'est qu'on peut rééquilibrer les comptes sociaux d'abord en arrêtant les accélérations. Deuxièmement, c'est pas un gros mot, on peut augmenter les cotisations. 025 points sur 7 ans 5 ans ça fait 2,5 milliards.

On peut faire l'égalité salariale homme-femme et la décider par la loi comme l'ont fait les Islandais et ben ça fait plus de cotisations qui rentrent. Et puis on peut aussi décider par exemple au moins de manière exceptionnelle que les dividendes, les rachats d'action sont soumis à cotisation et furé vous ça, on l'avait même voté la dernière au PLFSS. Donc on a largement de quoi récupérer de l'argent pour permettre aux comptes sociaux d'être équilibrés sans imaginer de faire travailler les gens plus longtemps, sans imaginer comme ils le font parce qu'il y a pas que leurs de jours.

Moi je pense que les deux jours fériers, il comptaient l'abandonner de façon tellement c'était énorme. Mais il y a les déremboursements de médicaments dans leur projet. Il y a le fait des jours de carence en plus.

Il y a le fait de sur des maladies longue durée de plus les rembourser et cetera et cetera. On peut faire autrement par ce biais-là. Je termine et j'arrête là-dessus sur la bifurcation écologique.

Aurélie l'a dit, il faut partir des besoins. Bon et la question des besoins, la question fondamentale, le premier besoin que nous avons, c'est de pouvoir continuer à respirer sur cette planète. Et nous ce que nous disons, c'est qu'à travers cette question du besoin fondamental qui est celui du vivant, qui est celui de l'environnement, et bien oui, il faut une un revoir tous les modes de production et de consommation.

En cela quelque part la question de la bifurcation écologique par la planification écologique obéissant à la règle verte, c'est-à-dire à faire en sorte que l'économie soit dirigée vers le fait de ne plus consommer et produire plus que la Terre ne peut absorber. Et bien c'est révolutionnaire parce que ça ça change les modes de production et ça change les modes de production capitalistes voire ça les transforme voire ça renverse le capitalisme parce que son court termisme est contradictoire avec le moyen thermiste et le long termisme que nécessite la question écologique. Donc ça aussi c'est évidemment fondamental.

L'argent qu'on pourrait accumuler tout à l'heure ça a été dit puis ferie estime c'est 37 milliards chaque année ça s'accroit en terme d'investissement public et à l'inverse parce que ça c'est face à monsieur Berou qui nous parle sans arrêt de la dette financière qu'on va laisser à nos petits enfants et cetera enfin les fadèses que vous connaissez la vraie dette qu'on ne peut pas laisser à nos descendants, c'est la dette écologique parce que celle-là elle ne se négocie pas. Celle-là, on peut pas la rapporter, on peut pas faire en sorte de l'effacer. Celle-là, elle va vraiment imputer la vie sur terre et que ces gens-là aujourd'hui, pour la première fois l'an dernier et baisser les investissements écologiques dans le budget, c'est absolument catastrophique.

Donc oui, il faut des dizaines de milliards d'investissements pour l'énergie renouvelable, pour l'isolation thermique, pour les transports par le rail et cetera et en plus ça rapporte de l'emploi. Voilà ce que je voulais dire. Et tout ça, vous allez le retrouver dans un document qu'on prépare, un document non pas de contrebudget parce que pour nous la question, vous avez compris, c'est pas de négocier à la marge le budget que va nous proposer le corps mais un document économique, budgétaire, financière global que nous allons produire dans les semaines à venir et qui vaudra mandat pour la prochaine présidentielle.

Merci. Bien. Nous allons maintenant passer la parole un petit peu.

D'accord. C'est juste je rebondis sur ce que tu dis sur la dette écologique. Je recommande un texte de John Menarkens qui date de 1930 lettre à mes petits enfants.

Je sais pas si vous le connaissez qui dit comme toi que la la seule dette en réalité qu'on lue à nos petits enfants, elle est elle est écologique et c'était il y a 95 ans. Voilà. Alors B on y va.

Merci au fait d'être aussi nombreux. Un débat sur le budget un dimanche matin sur la fête de l'humain. Vraiment, vous êtes des centaines, c'est merveilleux. [Applaudissements] Après-midi là Oui, monsieur Coel, ouais, je vous interpelle.

Vous avez beaucoup parlé de la dette au passage, j'ai une petite remarque à faire. En fait, il y a beaucoup de choses que j'ai retrouvé de bah de votre livre que vous aviez écrit il y a quelques années sur Lâchez-nous la dette et un livre que je recommande d'ailleurs si vous ne l'avez pas encore lu. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?

Bonjour monsieur Cockrel, merci d'avoir parlé de la cadesse pour l'intérêt des questions aux questions sociales que je porte. Vous en avez parlé très justement. Ma question est plutôt sur le budget avec les rotations de premier ministre qu'on a qu'on a.

Je me souviens de l'année épisode que vous avez eu l'an dernier avec Atal puis Barnier qui voulait pas vous donner un certain nombre de documents préparatoires au budget. Est-ce que vous créez la même chose avec le cornu vu ce qui se passe en ce moment ? Bonjour.

Euh vous avez parlé rapidement du mix énergétique de la France euh à Horizon 2050. Euh ouais euh le nucléaire en sachant qu'il faut électrifier pardon tout le tout le réseau vous l'avez dit. Pourquoi ne pas privilégier un scénario mixte nucléaire et énergie non renouvelable alors que la transition enfin l'investissement dans le nucléaire est déjà lancé ?

D'accord. D'accord. D'accord.

Oui. À propos de la dette, je si ça a été évoqué, je suis arrivé un petit peu en retard. Mais il faut savoir que jusqu'en 1973, c'était l'État qui lorsqu'il avait besoin d'emprunt qui emprunter à la Banque de France à taux zéro.

Et en 1973, la loi Pompitou Giscar a fait en sorte que l'État français se retrouvait obligé d'emprunter auprès des banques privées. Ce qui fait que ça a obligé l'État à verser des intérêts financiers considérables aux banques privées. D'où le déficit constant depuis 74 qui est allé créchendo.

Moi, je pense qu'il faudrait revenir à la situation antérieure à 74 et faire en sorte que l'État lorsqu'il a besoin d'argent, il emprunte à la Banque de France à ta zéro. Voilà. Euh merci beaucoup pour votre votre intervention, peut-être plus dirigé à Aurélie Trouvé si elle m'écoute.

Euh vous avez parlé de planification sur un cycle assez long à 5, 10 ans, 20 ans. Le cycle politique, il est souvent beaucoup plus court. C'est 1 an, 2 ans, 5 ans.

Comment vous pensez cette pérennité de vos actions dans le temps ? justement si les gouvernements changent, si les enfin s' a des nouveaux problèmes, un nouveau Covid, j'en sais rien. Merci.

Euh bonjour. sur la question de la politique monétaire, comment la France peut négocier euh avec la Banque européenne pour avoir une politique monétaire qui permet de réduire l'inflation sans euh sans ensevelir la croissance du chômage ? Euh merci beaucoup pour votre pour votre présentation.

Moi j'avais une question sur le multiplicateur kinésien. Donc il semblerait qu'il y a un consensus des études économiques pour dire qu'en économie ouverte le multiplicateur se situe plutôt autour de 1. Donc on ne perd pas d'argent avec de la relance mais on en gagne pas énormément non plus.

Donc, comment est-ce qu'on peut garantir l'efficacité de la relance économique ? Est-ce qu'on commence d'abord par faire une politique protectionniste puis ensuite on relance ? Comment est-ce que vous imaginez les choses quand elles vont se dégopiller ?

Merci. Bah oui, tu penses ? Oui.

Euh bon, il y a eu pas mal de questions qui sont plutôt pas pour moi, mais moi je je voudrais juste parler de deux questions en particulier qui sont liées aux relations politiques monétaire, politique budgétaire. La première, la pol tous ces sujets sont compliqués. Je sais qu'il y a cette idée que la loi de 1973 a interdit le financement direct de l'État par la banque centrale.

Ce n'est pas totalement ça la loi de 1973. C'est ça important de le rappeler parce que ça va ouvrir un autre débat plus important je pense. Euh c'est en gros euh 1973 ce qui a interdit c'est la possibilité de que la Banque de France pour le compte de l'État achète ou vende des titres sur le marché secondaire de la dette et qui puisse éventuellement manipuler les cours des des obligations d'état.

La la vraie interdiction du financement public par la Banque de France sur le le trésor public, ça date du traité de Mastridge. C'est 1992, le jour où on est on a 0 % de près de la Banque de France à l'État jusque récemment. Donc techniquement, c'est plutôt une conséquence de Mastricht.

Mais 1973, et là c'est plus dans la logique euh d'ensemble des politiques publiques à l'époque. Euh 1973, c'est quand même le début, c'est la la fin de Breton Wood et euh le début de la libéralisation financière qui s'accélère avec l'acte unique en 86 de mémoire ou quelque chose comme ça. Donc tout ça ça s'est fait par étape et 73 c'est un peu le début d'un processus qui va de 73 jusqu'à Mastricht en gros pour et donc ce qui amène à la deuxième question qui est quelque part centrale c'est comment la banque centrale est-ce que la banque centrale on va dire en en européenne c'est un allié entre guillemets des États ou est-ce que c'est un agent de discipline des États et donc ça c'est on entre dans un débat qui est plus complexe.

Euh moi je pense que c'est je je j'ai tendance à penser que ce genre de discipline des États plus que d'aide. Mais si je dis ça, je dois admettre que depuis euh 2008 2010 2012 la banque centrale s'est rendue compte du rôle systémique, c'est le mot un peu à la mode qui peuvent avoir les dettes publiques. Et si la Grèce a failli être systémique en zone euro, ne parlons même pas de la France. la France, il y a un accident de dette en France, la déflagration financière en zone euro est majeure.

Donc il y a un double côté que la banque centrale, elle va être moins agressive qu'en 2010 2012, mais je pense que c'est indénégiable que elle va aider la France à réduire ses taux sur les marchés secondaires mais à mon avis sous la condition qu'il y ait de la conditionnalité. Donc si la banque centrale est amenée à diminuer le coût de la dette française, ça viendra par un problème de conditionnalité. Ça me semble assez évident.

Donc pour moi la question c'est comment on peut retourner au près 1973 et à des formes plus modernes de circuit du trésor. Donc il y ait un des formes non marchandes de gérer la question de la dette publique et je suis un peu long mais du coup il y a beaucoup de d'instruments qui sont importants et que je pense que tout première étape presque à droit constant c'est le un rôle d'un pôle une banque publique qui joue un rôle de banque qui ne se voit pas totalement qui qui joue le jeu d'être une banque et que du elle peut acheter aussi des obligations d'état et qui puissent accompagner l'État dans ses projets financiers et d'investissement qui aille au-delà de la dette publique qui aille à la transformation écologique. Et j'ai été trop bavard et je laisse la parole parce que les autres questions, je pense que c'était plutôt à au pôle droite de mon côté de la table ronde.

Non non, tu as pas été trop bavard. On est beaucoup plus bavard que toi. Juste, je veux compléter sur la dette par rapport à la situation actuelle.

Déjà, constatons une chose, euh François Berou a joué un rôle catastrophique par rapport à la France parce que la dégradation qui vient de Standardpour qui vient d'avoir lieu, on peut lui renvoyer à lui et ses ministres l'origine de cette dégradation. C'est-à-dire que en jouant du catastrophisme comme il l'a fait, stupide, au point même que aujourd'hui j'ai quand même vu le cornu expliquer que ceux qui avaient expliqué que le FMI était à la porte de Bercy était était je sais plus quel terme il utilise, mais bon enfin un terme aussi radical que le nôtre. C'est-à-dire que ces gens-là ont joué contre la France, ils ont joué la pression des marchés pour essayer coûte que coûte de passer.

Il n'y a pas de problème de dette en France. C'est pas tant de dire que il faut nourrir les déficits pour les déficites. D'autant moins quand ces déficits, je l'ai dit tout à l'heure, servent en grande partie à payer les cadeaux fiscaux aux plus riches.

Ça c'est un problème. C'est ça le problème fondamental. Mais aujourd'hui, en réalité la France est un des 15 placements sûrs dans le monde.

Et aujourd'hui, les les marchés financiers, il leur faut un état comme la France qui quelque part lève des emprunts réguliers parce que c'est des emprunts sûrs et que dans leur portefeuille global, ils ont besoin de ce genre de choses qui certes peut-être rapportent pas autant que d'autres mais leur assurent une certaine stabilité. Donc je vous le dis, il n'y a pas de risque de faillite du pays. Les déficits, par exemple, ceux qu'on mesure ont été plus importants entre 2007 et 2012.

On nous parle de la charge de la dette. On nous dit il faut justement que c'est ce qu'il faut regarder. Bon mais la charge de la dette en 2007 était 3 %.

Elle est 2 % du PIB aujourd'hui. Donc arrêtons avec ce genre de chose qui est fait pour une seule chose, c'est casser le système social français, faire en sorte de baisser les dépenses publiques, faire peur à tout le monde. Voilà le le schéma.

Pour l'instant, on en est pas à une situation de risque systémique par rapport à la France. Et d'ailleurs, entre parenthèses, le FMI n'aurait même pas suffisamment d'encours pour arriver à venir euh, j'allais dire palier, hein, un défaut français. Donc tout ça, c'est du bidon.

Par contre, ce qui est vrai que pose comme question là-dessus, ça c'est la question fondamentale parce que derrière le circuit du trésor, c'est à qui appartient la dette ? Bon, les Japonais par exemple, 200 % de dette, la dette appartient aux Japonais, ils ont un bon déjà c'est un peu moins risqué et nous ce que nous disons c'est qu'il faut sortir la dette des marchés financiers. Ça c'est clair parce que quelque part il gr il gagnent au grattage et au tirage.

Il gagnent par des politiques fiscales et autres qui les avantagent et ils gagnent en plus parce qu'ils peuvent faire se faire de l'argent sur la dette. Bon donc oui, il faut revenir à une forme de circuit du trésor. Voilà, il faut retrouver les le mécanisme.

Je vous fais remarquer que là aussi preuve que quand leur système des rails, ils savent emprunter aux autres, c'est que la Banque centrale européenne, c'était l'objectif de mon bouquin que vous avez eu la gentillesse de ma mais la Banque centrale européenne a fait en sorte qu'aujourd'hui pendant la dette Covid, on a 20 à 25 % de la dette en Europe qui appartient aux banques centrales qui n'est plus sur les marchés. Ce qui fait d'ailleurs que moi je l'assume, on aurait dû annuler cette dette. Elle a été faite de manière exceptionnelle.

La France aurait perdu les intérêts qu'elle touchait elle-même, mais au moins, on aurait un poids de moins qui aurait été fait parce que c'est des dettes exceptionnelles et que dans l'histoire, il y a des dettes exceptionnelles qui ont été annulées. Bon, mais donc ça peut marcher. La preuve, c'est que même la BCE a produit quelque chose qui ressemble un peu à ce qu'on souhaiterait.

Donc ça c'est la dette. Deuxème point sur la question protectionnisme, relance et cetera. Bon, je vais laisser parce que je sur sur l'effet multiplicateur, je vais laisser euh euh Aurélie répondre.

Je voudrais juste dire quelque chose dans le moment où nous sommes parce que j'ai entendu le terme protectionnisme. Pourquoi en plus leur politique est catastrophique ? Moi, je crois que nous sommes dans un basculement du capitalisme.

Pendant des années de depuis 30 ans, le capitalisme base son mode de production, son mode d'exploitation et la la l'origine de ses profits sur la question du libre échange généralisé. Ce que vient faire de Trump, c'est que il vient de décider que c'est maintenant l'affrontement entre des blocs économiques et politiques qui quelque part ser de base à la manière dont le capitalisme se déploie avec pour essayer justement de remplacer notamment des industries vieillissantes, je pense à l'industrie automobile et bien le fait de compter sur l'armement, sur l'économie de guerre et cetera. C'est ça le propre de la période et elle est extrme extraordinairement dangereuse parce que la dernière fois que la mondialis une mondialisation capitaliste est passé du libre échange à un affrontement entre blocs économique, c'est avant 14.

C'est ça la réalité. Voilà où nous en sommes. Et donc dans une période comme ça, on devrait avoir comme préoccupation non pas de mettre la main dans la question de l'affrontement économique entre les blocs, mais plutôt faire en sorte d'une politique qui allie souveraineté industrielle sur tout ce que nous pouvons produire, ce qui en plus écologiquement est bon parce que les circuits courts, c'est quand même meilleur que le grand déménagement du monde et également le fait que pour ce que nous produisons pas notamment d'avoir des accords commerciaux gagnants gagnant, ce qui n'est pas le libre échange, qui n'est pas l'affrontement politique politicoéconomique avec d'autres blocs et qui marie à la fois la question du protectionnisme et la question d'accords commerciaux avec des blocs et on peut notamment aller voir les blocs sur lesquels les États-Unis nous demandent de leur déclarer la guerre.

Je pense notamment aux Chinois. Bon voilà, ça c'est la deuxème ch. Je termine juste sur la question du budget parce que c'était ça la question qui était posée.

Euh non, en fait en réalité la dernière fois on avait rien eu, pas de document. Là, on a eu des tirs à part. Bon, la question qui va se poser, c'est quel budget ils refont.

Moi, je vous donne mon point de vue et ce que je crois. Je pense que le cornu a beau dire vu que leur objectif est de passer le budget par la porte ou par la fenêtre. D'accord ?

La porte, ça serait d'avoir une majorité. Ils l'ont pas. Donc la fenêtre, c'est d'obtenir la non censure soit du PS, soit du RN, soit des deux.

S'ils ont Macron va jusqu'en 2027. Le budget est le dernier obstacle politique qu'à Macron a affronter. Donc par rapport à ça, ils vont essayer parce que la raison pour lequelle Macron n'a pas permis au NFP de de gouverner, c'est pas un problème d'ego comme on entend.

C'est pas un problème du mec que le mec il serait vraiment spécial et bizarre et cetera. C'est le fait que il veut Mordicus continuer sa politique économique en faveur du capital. Et donc je suis absolument certain que le budget qu'ils vont nous présenter fin septembre peut-être avec une semaine de retard genre le 14 octobre sera le budget à peu près de Beou légèrement transformé.

Peut-être peut-être qu'ils vont essayer de mettre des miettes notamment au groupes socialistes pour essayer de les attirer. Mais moi je vous fais mon pari que ça sera la même logique, ça sera le même système. Et vous avez compris une chose dans ce que nous contestons, c'est que la question n'est pas de savoir s'il y a 40 milliards en moins ou 30 milliards en moins et cetera.

La question est une question systémique. Il faut renverser ce budget et c'est pour ça que la seule solution pour nous, c'est de le censurer et de revenir aux élections. Et là, on discutera programme contre programme. [Applaudissements] Oui, juste un tout petit mot pour poursuivre ce que dit Éric.

D'abord sur les agences de notation financière puisquehier avant-hier, pardon, il y a eu la note la note de fit. Je rappelle quand même que ces agences de notation financière sont en situation de oligopole, de quasi monopole, qu'elles n'ont aucune légitimité et qu'elles sont là uniquement pour servir les marchés financiers. Et ce qui est absolument insupportable, c'est d'avoir des gouvernements qui les uns après les autres, plutôt que de s'y opposer, de résister, de montrer nos forces de la nation et bien viennent servir la soupe de ces marchés financiers pour dire "Vous avez raison, vous nous avez mal noté, on va se mettre à genou devant vous." Et c'est pourquoi je dis que on ne peut avoir un budget alternatif que si on a un programme de réelle rupture et qu'il n'est pas possible de passer par-dessus bord une mesure comme celle par exemple qui vise à désarmer ses marchés financiers.

Il n'y aura aucune alternative au macronisme sans le désarmement des marchés financiers. tout programme, regardez mon regard, suivez mon regard, qui viseraiit à aménager ces marchés financiers, à leur faire plaisir, à les caresser. Tous ces programmes-là sont voués à la faillite.

Je le dis parce que j'ai eu un débat d'ailleurs très intéressant sur un plateau télé avec un député qui est du Modem, voyez, du bloc central mais voilà et et vraiment j'étais d'accord avec ce qu'il disait tout de même. Il disait en fait il n'y a que trois blocs. Alors lui il disait l'extrême gauche.

Moi je dis la gauche. Bon il disait l'extrême gauche ou la gauche importe. La gauche radicale.

Il y a lui il dit le bloc central on l'appelle l'extrême marché et puis il y a l'extrême droite. Bien tout ce qui vise à confondre à être au milieu de ces blocs en fait n'a aucune réalité ne tient pas debout du point de vue économique. Et là-dessus on était d'accord.

Il y a trois blocs, il y a trois programmes qui se tiennent. On n'est pas d'accord mais au moins on a des programmes cohérents et tous ceux qui se pensent que en fait on pourrait aménager faire un mix et cetera, je le dis du point de vue économique ça n'a pas de sens, ça ne tient pas. Tout tout notre programme a été travaillé pour articuler les mesures entre les unes avec les autres.

Et par exemple, j'en arrive à l'histoire du protectionnisme. Quand on dit et et du multiplicateur kinésien, je sais pas si vous vois ce que c'est le multiplicateur kinésien, peut-être pas tous. Bon, c'est quoi un multiplicateur kinésien ?

C'est l'idée que quand vous mettez par exemple 100000 € publ, d'accord, d'investissement pour une crèche par exemple, vous allez créer des emplois par exemple de voilà de de puicultrice et cetera. Donc vous allez verser des salaires. Ces personnes qui sont employées pour construire la crèche ou travailler dans la crèche et ben elles vont consommer.

Donc elles vont relancer de l'activité des entreprises qui elles-mêmes vont faire des investissements et cetera. Et donc l'investissement public de 100000 € il amène par exemple à 150000 euh euros d'investissement 3 ans après. Vous voyez, c'est ça le multiplicateur kinésien.

Moi, le fait qu'il y a un multiplicateur kinésien qui soit plus faible sur l'écologie, j'aimerais bien voir les études, mais ça dépend aussi de quelle relance écologique on parle. Voilà, simplement là où je suis d'accord, c'est que ça ne marche pas sans protectionnisme solidaire. Il s'agit pas de faire du protectionnisme, ERC l'a dit, à la Donald Trump.

Nous, on n'est pas là pour mettre des droits de douanes énormes du jour au lendemain pour une raison d'abord, c'est que je l'ai dit, on a un décrochage technologique majeur. On n'aura pas le choix que de travailler avec un grand nombre de pays et je vous parle pas des États-Unis, mais je pense aussi aux pays asiatiques he qui ont pris le lead en fait he dans plein de secteurs. Prenez les énergies renouvelables, on est à la rue vis-à-vis par exemple des Chinois.

On est à la rue, même sur le spatial, je sais pas si dans les camarades Bastian ça sont pas là, mais même sur le spatial, on est franchement à la rue aujourd'hui alors qu'on était des fleurons de l'industrie spatiale. Donc on aura pas le choix que de coopération et aussi parce qu'on va devoir nous on va réfléchir sur dans un an, dans 5 ans, dans 10 ans, qu'est-ce qu'on est capable de produire ? Et on va l'échelonner.

Il s'agit pas de tout produire en autosuffisance dans 3 ans comme certains peuvent le caricaturer, voyez. Mais ça ça veut dire des accords, ce que disait Éric, des accords de coopération pays entre pays, de manière bilatérale ou parfois multilatéral, mais qui soit pas fondé uniquement et bêtement sur le libre échange et la la baisse des droits de douanes et des protections douanières. Ça va demander au contraire un retour des protections.

Nous, on a par exemple enfin un exemple, c'est le marché public. Moi, je vais vous donner un exemple du Je suis allé dans le gare il y a il y a quelques semaines. Il y a une industrie du textile éminence.

Elle a décroché un un marché public pour produire les polos des gendarmes avec nos sous hein, les polos des gendarmes. Et ben éminence, comme il y avait pas d'obligation de production française, ils ont dit à leur usine française, là dans le gare c'est que des femmes. Ils ont dit bah désolé du coup fermer l'usine c'est fini.

Et puis ils font produire les polos des gendarmes au Bangladesh. Voyez sur nos souspliques. Voilà.

Typiquement, je veux dire, c'est une des premières mesure à prendre. À Oui, d'ailleurs, c'est Retaillot, hein. C'est Retaillot qui fait produire les polos des gendarmes au Bangladesh avec nos sous-pubblics.

Voilà. Bien. Donc quand voilà quand on a les les les grandes les grands discours sur la France, les intérêts des Français et cetera, voilà ce que fait quelqu'un comme Retaillot et ce que fait son ultralibéralisme économique.

Je finis sur le nucléaire. Bien, d'abord, n'ayez crainte, il y a sur les EPR2, il y a rien qui est parti hein. Mais alors, rien de rien.

OK. Et en vérité, il y aura pas, même si on s'y mettait à fond, il y aura pas de PR2 avant 2040, 2050, 2060, que sais-je ? Tout simplement parce que pour l'instant, c'est le plus grand le flou quand même assez assez grandiloquant.

D'accord ? Premièrement. Deuxièmement, c'est un véritable gouffre financier.

On est allé faire une saisie de documents là avec euh Charles avec Charles Decourson que tu connais très bien le rapporteur du budget sur par exemple celui qu'on a fait construire au Royaume-Uni avec l'argent de DF. C'est une catastrophe hein. C'est euh trois fois quatre fois le prix et c'est à chaque fois des milliards d'euros en plus.

Il faut savoir que tous les EPR2 là qui viennent d'être votés dans la loi énergie, enfin maintenant il passe à la trrape, je je passer détail mais tous ces EPR2 qui étaient en qui étaient en qui étaient en vue, c'est plusieurs centaines de milliards d'euros sur les sur les 10 ans, les 20 ans à venir. C'est un gouffre financier. Donc tous ceux qui sont là à nous faire des leçons sur la responsabilité budgétaire, le nucléaire est une catastrophe financière. [Applaudissements] Et dernière chose évidemment, j'en parlerai pas parce que je pense que nous sommes beaucoup ici à partager cela, c'est sans compter tous les risque pour la santé, pour la sécurité, y compris des travailleurs et sans compter qu'avec le réchauffement climatique, il y aura de moins en moins d'eau et ce sera de plus en plus compliqué de faire fonctionner une centrale nucléaire.

Tout ça fait que oui, nous on prend un des quatre scénarios de LAADEM, un des quatre ou cinq scénarios de RTE du réseau électrique de France, hein. Et on prend ces scénarios là, ce scénario là pour dire que le plus raisonnable c'est de suivre celui qui a 100 % d'énergie renouvelable en 2050. Voilà, j'espère vous avoir convaincu pour ceux qui ne l'étaient pas.

Mais non, nous ne voulons pas de de nucléaire en 2050 et c'est très clair. Dernière dernier élément et je m'arrêterai là euh juste c'était pour revenir sur l'idée de de la longue durée. Vous dites "Oui, mais si un autre gouverne C'est vrai, si au bout de 5 ans, mettons, Jean-Luc Mélenchon est lieu dans un an et demi." Bon effectivement 5 ans après, il peut y avoir une une un autre une autre couleur politique qui fera Mais n'empêche que pendant ces 5 ans, nous ne remettrons pas en cause le fait que nous présentons à l'Assemblée nationale le budget, le programme et le budget que nous pour lequel nous nous sommes présentés devant les électeurs.

Et les macronismes font l'inverse. C'est-à-dire que d'une année sur l'autre, de toute façon, ils remettent en cause toutes les les pauvres mesures qu'ils ont mis en avant, les pauvres trucs, les quelques voilà les quelques centaines de milliers d'euros qui pouvaient éventuellement servir à la relance écologique. C'est ça le problème, c'est que par ailleurs, il ne ils sont incapables d'une stabilité et d'une prévisibilité.

Et je vous dis ça, même les grands patrons commencent aujourd'hui à se dire qu'il y en a carrément marre du macronisme. En fait, il y a un grand nombre de patrons qui se disent aujourd'hui, notamment les grands industriels qui voient bien que l'industrie est en train d'être complètement plantée par ces années de néolibéralisme économique. Voilà, je finirai là-dessus.

Je sais pas si tu veux rajouter. Bon, on a déjà été suffisamment long et on me fait signe qu'il faut s'arrêter. En tout cas, j'ai eu un très grand plaisir à faire ce débat voilà avec Raoul Smoniaro, avec Éric Coquel et voilà, on vous donne rendez-vous pour les prochaines luttes, les prochaines échéances à l'Assemblée nationale dans la rue car vous savez la France insoumise en tout cas on lutte sur tous les terrains.

On n'est pas seulement dans les institutions. On sera d'ailleurs tous présents dès le 18 septembre pour lutter pour une refondation écologique et sociale. Merci.

Oh.