Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 26 septembre 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Nicolas Sarkozy condamné : une «dérive judiciaire» qui choque Gilles-William Goldnadel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel qualificatif pour résumer la journée d'hier et ce qu'on a appris ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous aviez lu les motivations du jugement. Pourquoi cette condamnation vous révolte-t-elle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les juges avaient-ils décidé de s'offrir le scalpe de Nicolas Sarkozy ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

13h 15h Europe info Europe info avec Clélie Mathias surin EV de chroniqueurs du jour Clélie l'avocat essayiste Gill William Gonaded chef du service politique chez Valeurs actuel Sébastien Niger et bienvenue à tous les deux pour revenir évidemment sur les conséquences de cette condamnation de Nicolas Sarkozi à 5 ans de prison ferme de ce qu'elle dit de notre société actuelle du moment politique que nous vivons. Pour commencer, quel qualificatif pour résumer la journée d'hier et ce qu'on a appris Gil William Goldnadel révoltant. D'accord.

Un mot ça me suffisait. Sébastien Ligier, je dirais que ça a été un ascenseur émotionnel moi plutôt. Ah parce que il y a eu le matin où on s'attendait à ce que le ce jugement soit plus clément et que finalement il ne l'a pas été.

Exactement. je qu'il y a eu des contradictions au sein même euh de euh la prise de parole de la présidente qui m'ont extrêmement surpris et qui n' d'ailleurs pas que moi puisque même les avocats de Nicolas Sarkozy commençai à se dire au bout d'une heure de de délibéré que ça sentait bon pour eux tout ça pour finalement se faire poignarder euh à la fin. Donc oui, moi je dirais que c'était un vrai ascenseur émotionnel et un ascenseur contradictoire en plus.

Euh vous me disiez là pendant que vous preniez place dans le studio La Garder d'Europin que vous aviez lu le les motivations. Alors on va y revenir juste avant. J'ai William Golnagel, vous nous disiez révoltant.

Pourquoi ? Parce que politique d'après vous. Je très sincèrement je sais je sais pas si c'est politique ou idéologique, c'est l'un ou l'autre.

Et à la limite ça m'est égal. Attendez, je je ne l'avais pas prévu cette histoire-là, mais je n'en rougis pas. Personne n'avait prévu la veille.

Personne personne au monde n'avait prévu la veille. Ce qui est arrivé la journaliste de France Interre, la veille et quand on lui a posé la question "Mais hier en prison, elle a dit tout de suite avec une certaine raison." "Bah non, puisque le parquet ne l'a pas demandé.

Le parquet n'avait pas demandé ni l'exécution provisoire et encore moins le mandat. Donc, comment voulez-vous qu'on ait prévu quelque chose pareil ? C'est en vérité de vous à moi, hein, c'est la seule chose qui me révolte dans cette histoire-là.

Je me permettrai pas pour le reste sur un dossier que je n'ai pas plaidé ni connu de donner. Mais sur cette histoire là, je ne m'en suis pas remis. Pas seulement parce que je connais Sarco depuis 45 ans, même et et je je encore une fois je ne parle pas du fond, mais dès l'instant où on m'explique que le type il a pas été corrompu, il a il a il a il y a il y a pas eu d'argent, il y a rien eu dans sa campagne et que malgré tout il doit aller en prison même s'il fait appel donc au mépris total du second.

Non mais pardon de vous le dire, j'ai 45 ans de bouteilles dans ce métier-là. J'en ai vu des clients. Alors mais j'allais vous poser la question en tant qu'avocat.

Vous vous avez Non mais attendez je je parce que c'est l'exécution provisoire, c'est quelque chose qui existe dans le droit droit. Donc les les juges ont le droit de s'en servir. C'est le cas de dire mes spécialités c'est le droit pénal financier.

Malheureusement pour moi de temps en temps, j'ai vu des clients à moi à qui on signifiait en première instance une lourde condamnation. jamais jamais de ma vie on les a mis sous mandat de dépôt alors même qu'il disait qu'ils allaient interjeter appel jamais ça n'était jamais arrivé et je peux vous dire que je suis pas le seul comment voulez-vous que je ne sois pas une boule de colère ce matin ou on vous entendit ce ce matin est-ce que vous diriez Sébastien Lignet comme Catherine na qui s'exprime dans les colonnes du de l'opinion ce matin les juges avaient décidé de s'offrir le scalpe de Nicolas Sarkozy Oui, il y a un peu de ça parce que ils l'ont condamné pour le seul fait donc association de malfaiteurs dans lequel on peut rentrer un petit peu tous les soupçons et qui est finalement la définition la plus large possible pour la question du financement libyen. À partir du moment où il y a pas de preuve matérielle d'argent, c'est difficile de le condamner pour cela.

Pareil pour la corruption. À partir du moment où le pacte de corruption n'est pas matérialisé, on ne peut pas le condamner pour cela. Et donc on a l'impression que la justice a été a essayé de se sauver la face parce qu'ils sont dit si jamais on doit relaxer Nicolas Sarkozy intégralement, ce n'est pas seulement l'institution judiciaire qui va être remise en cause.

C'est pas simplement ces 13 ans d'enquête, ces millions d'euros investis, ces dizaines de juges d'instruction, c'est aussi le système médiatique et le rapport de collusion parfois étrange entre médiat et certains juges du parquet. ça aurait été tout un système qu'on aurait remis en cause. Et donc et je trouve que euh cette obligation presque de condamner Nicolas Sarkozy se retrouve dans la la décision et dans les mots prononcés par la présidente parce que il y a quand même un fait extrêmement troublant.

C'estàd qu'on a d'un côté les autres prévenus de ce procès-là, on va pas revenir dans le détail, c'est extrêmement compliqué, pour lesquels il y a des faits matériels extrêmement précis. Claude Guéambre, il sortfeu, tout le volet libien, il y a des faits extrêmement précisé, ils ont été condamnés et je trouve ça normal. Mais pour Nicolas Sarkozi, de l'autre côté, c'est le seul pour qui les preuves matérielles sont beaucoup moindres et sur lequel on place des soupçons et des suputations.

Et c'est ça qui me dérange. On peut pas pour tous les autres avoir des preuves matérielles et pour une personne, le président de la République en l'occurrence se baser uniquement sur des soupçons. Et ces soupçons, on les retrouve noir sur noir sur blanc dans le dans le délibéré de la présidence.

Justement, vous l'avez lu, vous me disiez, vous aviez de vous aviez relevé deux trois phrases. Oui, parce que donc il y a plus de 300 pages, he pas mais par exemple sur on va pas refaire l'histoire mais sur ces fameux voyages en Libye notamment de Claude Guéan, de Bris Ortefeu pour rencontrer à la fois l'agence Zat Takedin et ce fameux terroriste libien Senusi qui a été condamné en France à la perpétuité pour avoir organisé l'attentat contre un avion de ligne qui a tué plus de 50 français. Bon et donc donc dans le dibéry de la présidente la cette présidente dit il n'est pas établi que Nicolas Sarkozu qui s'est rendu aussi en Libye et puis se retrouver seul à seul avec Mohamar Kaddafi.

Mais il suffisait à Nicolas Sarkozi à cause des liens de ses principaux adjoints avec le régime liben de confirmer au guide libien le principe d'un accord. Ce qui pouvait se faire de manière non explicite en raison de la présence de l'interprète. Mais il n'y a aucune preuve du fait de cet accord non explicite.

On nous dit il est probable que lors de sa rencontre avec Mohamar Kaddafi, Nicolas Sarkozi a validé le principe d'un financement libyen. Et il y a cette phrase extraordinaire qui est pour moi la plus terrible. Le soin particulier que Claude Guéan et Brisfeu ont mis à présenter Nicolas Sarkozy comme étant étranger à ce processus corrobore au contraire le fait qu'il était parfaitement au courant.

Donc on considère que Nicolas Sarkozi, du fait que Bris Ortefeu et Claude Guant étaient extrêmement proche de lui, du fait que Claude Guéan et Brisortefeu et répété à main et ma reprise qu'il n'était pas il n'avait pas mis Nicolas Sarkozi dans la confidence de leur relation avec le gouvernement libyen, cette affirmation de leurs proches substitue enfin subsiste un soupçon qui pour ma pour madame la présidente suffit à condamner Nicolas SarkoZi. C'est sur la base d'un soupçon. Je trouve ça incroyable.

Henré Gu qui est l'ancienne plume conseiller spécial de Nicolas Sarkozi dénonce lui une dérive judiciaire. C'est la la fin d'un processus qui conduit à une dérive judiciaire qui ouvre une aire nouvelle. He c'est-à-dire qu'il y a il y a une guerre qui s'est déclarée il y a déjà plusieurs années voir plusieurs décennies entre le monde judiciaire et le monde politique.

Bon et pas simplement avec les les partis mais avec les avec l'État lui-même he avec le pouvoir exécutif et même le pouvoir législatif. Cette guerre, elle est mortifère. Elle est mortifère pour tout le monde.

Mortifère pour la démocratie, pour la République, pour l'État et pour la justice. Parce que la justice ne gagnera pas à la fin. À la fin, la justice, elle perd toujours dans ce dans ce combat qui est devenu fou et qui va conduire à un pouvoir politique qui n'aura peut-être pas une figure ni gentille ni démocratique.

Alors, on va revenir sur les conséquences politiques, mais sur les conséquences pour la justice. Vous y voyez là, Gill William Golnadel, une dérive judiciaire. Alors, je voudrais je voudrais un peu nuancer les choses ou les ou alors dites-nous, comprenez-moi.

L'histoire de l'exécution provisoire, il y a pas de doute que c'est de l'antisarcosisme primaire, si je dis. Bon, mais tout ce que vous voyez là, tout ce que même Henry Geno critique, ça n'est pas uniquement euh cette décision là, cette dérive dont dont dont que que prévoit Henry Genot, elle est pas pour demain, elle était déjà là hier. Ça fait à peu près 10 ans que je vois en vérité cette dérive judiciaire en matière de droit pénal financier.

C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre la justice n'est pas laxiste. La justice elle est laxiste uniquement. Ben faudrait savoir parce que laissez-moi vous dire laissez-moi vous le dire.

La justice et les laxiste uniquement envers les délinquants violents mais envers les délinquants financiers. Je peux vous dire que c'est pas d'hier mais déjà depuis une bonne dizaine d'années ou que quand ça tient pas ça tient encore et et qu'ils sont d'une sévérité infiniment plus grande envers un délinquent primaire à qui ils ont vu à tort ou à raison un délit financier qu'envers un délinquant récidiviste en violant. Il faut l'entendre cela.

Euh moi, j'ai vu mourir la justice française il y a 10 ans à peu près, je vous le dis. J'ai plus peur quand un client rentre dans mon bureau, j'ai plus peur que lui. Il faut comprendre ça.

Nous n'avons plus aucune sécurité juridique en la matière. Mais c'est très grave ce que vous dites et on va continuer d'en parler. Su des débats dans un instant.

Que que révèle pardon la condamnation de Nicolas Sarkozy ? une déflagration pour la démocratie, pour la crédibilité de la justice. On y reviendra, j'ai William Golnadel avec vous, Sébastien Lignet et Paul Sébille, politologue, analyste d'opinion à l'observatoire hexagone.

La France en chiffre, il sera avec nous en ligne. Les 13h28 à tout de suite sur Europ.