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InterviewMarine Le Pen (sur YouTube)· 30 mai 2025 23 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Marine Le Pen, invitée de BFMTV (30/05/2025)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec la reconnaissance d'un État palestinien par Emmanuel Macron ?

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    La situation humanitaire à Gaza est-elle satisfaisante selon vous ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Faut-il sanctionner Israël au niveau européen ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Quelle proposition pour la Nouvelle-Calédonie ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Faut-il prolonger le chômage partiel en Nouvelle-Calédonie ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    La TVA sociale est-elle une ligne rouge pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Marine Le PenFait
    « La libération des otages mettrait fin à tout cela. Donc en réalité la clé elle est entre les mains du Hamas. »
  • 7:00Marine Le PenFait
    « La Nouvelle-Calédonie va très mal sur le plan économique et sur le plan budgétaire très mal. »
  • 9:00Marine Le PenChiffre
    « Plus de 2 milliards de pertes, la moitié essuyée par le privé des chefs d'entreprise qui ont quitté l'archipel. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] 30 sur BFM TV RMC. Un face-face exceptionnel ce matin puisque mon invité n'est pas dans ce studio mais à 16000 km. Bonjour Marine Le Pen.

Bonjour. Vous êtes à Numé en Nouvelle-Calédonie. Ce ce petit bout de France qui s'interroge sur son avenir.

Bonsoir au aux Calédoniens qui qui nous écoutent. Euh je commence par l'international Marine Le Pen avec euh les dernières déclarations d'Emmanuel Macron depuis Singapour où il achève une tournée euh asiatique. "La reconnaissance d'un État palestinien n'est pas seulement un devoir moral, dit-il, mais une exigence politique.

Il appelle l'Europe à durcir la position collective contre Israël avec éventuellement des sanctions s'il n'y a pas de de réponse à la hauteur", dit-il, sur la la situation humanitaire. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Non, je suis pas d'accord avec lui pour une raison très simple, c'est que nous avons toujours défendu la perspective de deux États, mais en l'occurrence aujourd'hui, reconnaître l'État palestinien, c'est reconnaître un état HAS.

Et le Hamas, c'est une organisation terroriste qui est, vous le savez, responsable du pogrome du 7 octobre. Donc ce serait le faire maintenant, ce serait en réalité donner presque une récompense au Hamas. Alors oui, à un état paalestin mais non à un état euh non à un état terroriste euh qui évidemment priverait euh Israël euh à jamais de la perspective euh d'obtenir euh la sécurité euh pour son peuple et la sûreté de ses frontières.

H Emmanuel Macron euh a sorti cette reconnaissance d'un certain nombre de de conditions, notamment la libération des des otages détenus par le par le Hamas sur la situation humanitaire. Marine Le Pen, est-ce qu'elle vous semble satisfaisante aujourd'hui à Gaza ? Euh, elle n'est sûrement pas satisfaisante, mais la question que je me pose, c'est euh que font euh les nations euh qui euh euh manifestement euh donne des leçons et hausse le ton pour euh aider Israël à faire en sorte que cette distribution de denrée alimentaire euh s'effectue sans que elle devienne en quelque sorte une arme entre les mains du Hamas, dont vous savez pertinemment, parce que tout le monde le sait, que il utilise sa population civile comme un bouclier.

Je rappelle tout de même que la libération des otages mettrait fin à tout cela. Donc en réalité la clé elle est entre les mains du Hamas. Or le Hamas manifestement souhaite la continuation de ce conflit puisqu'elle se refuse à tout prix.

Il se refuse à tout prix à libérer les otages qui sont détenus depuis un temps très long maintenant. Pas de reconnaissance de l'État palestinien aujourd'hui, dites-vous, sur le volet sanction de ce que propose Emmanuel Macron là aussi. Est-ce qu'il faut pour mettre un peu de pression sur le gouvernement de Benjamin Natanaou discuter de sanctions au niveau européen à l'encontre d'Israël ?

Mais bon, d'abord euh je je trouve l'idée de sanctionner Israël profondément injuste, car je rappelle que euh Israël a été euh attaqué euh avec une attaque terroriste d'une ampleur absolument inouie et que euh son droit euh à se défendre devrait être en l'occurrence garanti. Mais en plus, on sait très bien que les sanctions contre les États, ça ne fonctionne pas. On le sait maintenant depuis des décennies.

Donc continuer à agiter cette menace de sanction m'apparaît être une posture plus que une volonté d'efficacité à se faire entendre. Moi, je crois beaucoup à la diplomatie. Israël est un état ami de la France et et par conséquent si Israël a besoin encore une fois d'aide pour pouvoir livrer cette aide alimentaire, il faut lui apporter cette aide.

Mais cette menace de sanction ne changera rien, je le crois. Emmanuel Macron fait valoir que les droits humains ne sont pas respectés à Gaza. C'est l'argument qu'il qu'il fait valoir ce matin.

Oui, mais il oublie de dire que les droits humains ont non seulement été violés mais totalement piétinés par le Hamas dont je rappelle qu'il a assassiné 1200 Israéliens sur la terre israélienne et qu'il détient encore une fois des otages qu'il se refusent à libérer. Je rappelle qu'il se refuse à libérer alors qu'il sait que la libération des otages mettrait fin au conflit. Donc qui est responsable de la persistance de ce conflit ?

Bah je considère que c'est le Hamas. J'entends votre point Marine Le Pen. J'en viens à la Nouvelle-Calédonie où vous vous trouvez depuis 3 jours.

Un an après les les émeutes, le dialogue est est toujours dans l'impasse Marine Le Pen et Emmanuel Macron va réunir dans dans 15 jours les différentes parties prenantes à Paris. Vous avez demandé d'ailleurs à être autour de la table des des discussions. Est-ce que vous avez une réponse de l'Élysée depuis cette proposition ?

Non, pas encore. Mais pour être tout à fait honnête, je vais pas leur jeter la pierre parce que je suis actuellement nouvelle que Danis. Je vais rentrer euh euh d'ici 2 jours et j'adresserai évidemment une lettre officielle à Emmanuel Macron que je n'ai pas fait même si par l'intermédiaire des médias dont vous faites partie, j'ai effectivement sollicité ma présence autour de la table parce que le Rassemblement national est le peu de premier parti à l'Assemblée nationale parce que tout à fait évidemment l'avenir de la Nouvelle-Calédonie se discutera aussi à l'Assemblée parce que je suis de très près la situation calédonienne depuis maintenant 20 ans parce que j'ai fait le tour de l'ensemble des acteurs politiques mais aussi économique de Lille depuis que je suis arrivé et je crois porter une proposition qui est susceptible susceptible d'être une pierre à l'édifice de de la paix parce que la situation ici est est vraiment inquiétante.

Enfin, je veux dire la la rupture est est lourde. Le traumatisme est est très important à la suite des émeutes qui ont eu lieu en mai enfin en ma de l'année précédente. Qu'est-ce que vous voudriez apporter à la discussion Marine Le Pen ?

Quelle proposition ? Parce qu'on se dit que le dossier tout même est suivi depuis des années par Emmanuel Macron, par ses différents ministres des outresemes, par certains de ces premiers ministres. Est-ce que toutes les pistes n'ont pas déjà été envisagées ?

Bah la preuve que non, puisque Manuel Vas a fait une proposition qui consiste d'abord à se concentrer exclusivement sur la réforme institutionnelle, apprendre un peu des revendications des indépendantistes, apprendre un peu des revendications des loyalistes et à penser que ça suffira. Bon, la réalité c'est que cette proposition est un échec pour une raison simple, c'est que se focaliser exclusivement sur la réforme institutionnelle, c'est se focaliser sur ce qui divise. Moi, je considère qu'il y a un volet qui est extrêmement important et qui doit accompagner cette proposition de réforme institutionnelle, c'est le volet économique.

Un des échecs des accords de NMA, c'est le rééquilibrage entre les territoires qui a été envisagé uniquement sur le plan social en pensant d'ailleurs qu'on allait acheter la paix sociale alors que c'est véritablement un rééquilibrage économique qu'il faut mettre en œuvre. Il faut pour la Nouvelle-Caille des grands projets économiques, il faut des investissements dans les infrastructures et alors euh ces projets-là sont des projets capable de rassembler et ils rendront nécessaire la réforme institutionnelle parce que pour investir euh l'État a besoin évidemment et de temps et euh de certitude. Et c'est la même chose pour les investisseurs privés.

Personne ne viendra investir en Nouvelle de Denis. personne même de ceux qui sont ici ne reconstruiront euh si ils n'ont pas la certitude d'avoir devant eux un délai de de sérénité, de pacification et en même temps d'amélioration des outils qui sont à la disposition de la Nouvelle-Calédonie pour pouvoir se relancer économiquement. Parce que il y a quelque chose que personne ne dit, c'est que la Nouvelle-Calédonie va très mal sur le plan économique et sur le plan budgétaire très mal.

Elle ne nous a pas habitué à ça pendant des décennies. Elle avait un taux de croissance important mais depuis plusieurs années et avant les émeutes d'ailleurs qui ont été presque un le dernier clou dans le cercueil de l'économie de Lille et bien elle va de plus en plus mal parce que peut-être rien n'a été prévu d'ailleurs pour précisément lui donner le rebond économique qu'elle attend. Donc il y a des décisions importantes à prendre et personne en réalité ne fait de cela une priorité.

Moi je considère que c'est une priorité sur l'économie et le social. Il y a peut-être une décision immédiate à prendre Marine Le Pen avec l'auto tau de chômage qui a explosé après les émeutes de l'an dernier. Plus de 2 milliards de pertes, la moitié essuyée par le privé des chefs d'entreprise qui ont quitté l'archipel.

Euh est-ce que le chômage partiel qui doit prendre fin notamment fin juin, il faut le prolonger au-delà par exemple ? Oui. Euh clairement oui.

Euh encore une fois la situation euh sociale est explosive et la décision de l'arrêt du chômage partiel partiel fin juin euh risque d'être un véritable détonateur euh d'une crise sociale qui pourrait de fait exploser. Donc il faut pas jouer avec ça. Je pense que on mesure pas le niveau de tension ici.

On mesure pas aussi le niveau de dégradation de la situation sociale. vraiment pas le moment ni de demander à la Nouvelle-Calédonie d'augmenter les impôts, ce que Bertier est en train de faire en faisant quasiment du chantage, ni d'arrêter des mesures d'aide sociale qui sont particulièrement utiles parce qu'aujourd'hui il y a des gens qui ont faim en Nouvelle-Calédonie. Quel chantage Marine Le Pen de Ber ?

Vous évoquez un chantage de Ber ? De de quoi parlez-vous exactement ? Bah, écoutez, moi euh d'après ce que je comprends de la situation, on a voté 1 milliard de d'aide et en quelque sorte, il y a une forme de condition qui est posée au versement de ces 1 milliard de voté par l'Assemblée nationale l'année dernière euh qui serait de dire qu'il faut augmenter les impôts.

Je pense que augmenter les impôts au moment où précisément la Nouvelle-Calédonie est dans une situation très périlleuse, c'est enfonce l'enfoncer dans une situation qui serait irrémédiable. Donc c'est une mauvaise idée, c'est une idée socialiste. On a l'habitude de ça, on voit ce que ça donne d'ailleurs en métropole.

Donc surtout ne pas faire la même erreur ici. Au contraire, il faut faciliter la création d'emploi, faciliter la création de de d'entreprise, de richesse, mais il faut surtout que l'État apporte des réponses à des sujets qui sont essentiels. Typiquement, le sujet essentiel, c'est ici aussi le sujet de l'énergie.

L'énergie est beaucoup trop chère. La Nouvelle-Calédonie est appuyée sur un pivot très fort qui est la filière nickel. Or, cette filière nickel, elle a besoin d'une énergie pas chère.

Elle a une énergie qui est chère, très chère et qui l'empêche d'être compétitive. Euh si on laisse cette filière euh s'effondrer, il n'y aura plus aucun appui euh pour les projets qui pourtant devraient être portés sur le territoire. Marine Le Pen, vous évoquez il y a quelques instants une période d'apaisement qu'il faut apporter aux investisseurs pour que pour qu'ils puissent se se projeter à long terme sur ce territoire.

La période d'apaisement, vous la définissez notamment sur la question institutionnelle par un nouveau référendum qui pourrait avoir lieu dans 40 ans, dites-vous. Il y en a déjà eu trois des référendum. Trois qui ont tous dit la même chose.

Non à l'indépendance dans ce que vous dites, pardon, mais est-ce qu'il y a pas une forme de prime à la violence ? L'an dernier, il y a un gendarme qui a été tué pendant les émeutes. Il y a eu des commerces pillés, des entreprises incendiées.

Dire aujourd'hui, il y aura un 4e référendum. Est-ce que ça revient à céder aux émeters ? Mais absolument pas.

J'entends bien que c'est l'argument qui a été utilisé par ceux qui ont cru peut-être de bonne foi que non à trois référendum, ça refermait totalement l'hypothèse d'un nouveau référendum. Je voudrais juste leur rappeler que moi j'étais contre l'accord de Numéa. Eux ils étaient pour.

Ils ont signé cet accord de Numéa, relisé l'accord du Numéa, non obstant le fait que il y avait dans cet accord des carences, un flou peut-être volontaire d'ailleurs mais qui a créé une ambiguïté qui est aujourd'hui à l'origine de beaucoup d'incompréhensions. Il y a après l'évocation des trois référendums, l'hypothèse est prévue de trois référendum de suite qui auraient dit non à l'indépendance. Et qu'est-ce qui est dit dans l'accord de Numéa ?

Et bien, il est dit que à ce moment-là, il faudra rouvrir à nouveau une période de concertation et de réflexion pour trouver un accord en vue de l'indépendance. C'est pas moi qui l'ai signé, c'est la droite de l'époque qui l'a signé ça. Ils peuvent pas dire qu'il ne l'avait pas lu.

Ils peuvent pas dire que ça n'était pas écrit noir sur blanc. Donc, confronté à cette situation qui encore une fois est explosive, la question c'est qu'est-ce qu'on fait pour permettre de redresser la Nouvelle Caédonie, de recréer de la confiance, de recréer du lien ? de porter l'effort sur ce qui rassemble.

Et objectivement, les grands projets économiques, ce sont incontestablement des choses qui sont capables de rassembler euh euh l'ensemble des de la population euh de Lille plutôt que d'appuyer sur quelque chose qui au moment où on se parle divise totalement cette population. Bah moi, je pense que ça se tente et puis après tout euh se donner pour ceux qui euh défendent la Calédonie dans la France, et bien se donner c'estes 40 ans pour convaincre pour convaincre ceux qui n'en sont pas convaincus que évidemment euh la Nouvelle Calédonie dans la France sera plus grande, plus belle, plus prospère, plus sûre. Marine Le Pen, vous gardez un œil sur l'économie en Nouvelle-Calédonie et je suis sûr que vous gardez aussi un œil sur ce qui se dit en métropole en la matière. les annonces cette semaine du premier ministre François Bairou qui était l'invité exceptionnel de BFM TV et de RMC mardi.

La TVA sociale pas exclu dit-il. Si les partenaires sociaux se mettent d'accord, les efforts ce sera pour tous les Français. Est-ce que dans tout ce qui a été dit par le Premier ministre, il y a des choses qui constituent pour vous une ligne rouge et des motifs de censure ? en disant que l'ensemble de ces déclarations soutendent que il va nous faire du barnier.

Voilà, c'est aussi simple que ça que comme il n'y a aucune volonté politique de s'attaquer au train de vie de l'État, comme il n'y a aucune volonté politique de limiter les coûts qui sont ceux aujourd'hui d'une immigration incontrôlée, comme il y a aucune véritable volonté pour s'attaquer à la fraude ou pour limiter la contribution qui devient vraiment excessive à l'Union européenne, et bien on va sortir comme d'habitude l'arme de l'impôt. Alors l'impôt, il peut prendre plusieurs formes, mais la TVA sociale, c'est un impôt. La TVA sociale, c'est l'augmentation de l'impôts qui frappe le plus injustement en fait les plus modestes puisque la consommation a une part évidemment un pourcentage plus important dans le budget des familles modestes que dans le budget des familles plus privilégiées.

Et donc c'est une augmentation d'impôts importante pour ceux qui déjà n'en peuvent plus parce que les Français, ils en peuvent plus des impôts. Voilà. Donc toujours demander des efforts aux Français sans que l'État ne soit capable d'en faire, ça devient insupportable.

En tout cas, ça l'est pour nous et par conséquent, les mêmes causes entraîneront madame la trousse les mêmes effets. Si monsieur Baou entend augmenter les impôts comme l'avait fait avant lui monsieur Barnier, et bien il nous poussera à prendre la même décision que celle que nous avons prise pour empêcher ces augmentations d'impôts que défendait monsieur Barnier à savoir voter une censure. Marine Le Pen, les Français interrogés par l'institut là pour BFM TV cette semaine disent des efforts pourquoi pas mais pas pour tout le monde. effort.

Ça doit être pour les entreprises qui font le plus de profit ou pour les Français les plus aisés. Est-ce que là-dessus vous dites il doit y avoir un peu de justice fiscale ? Bon, d'abord j'aimerais bien qu'on regarde la question qui a été posée aux Français parce que je suis sûr que si vous leur posez la question est-ce que le premier effort doit porter sur le train de vie de l'État ?

Ils vous répondront oui. Est-ce que le premier effort doit porter sur une politique dispendieuse d'immigration ? Ils vous répondront oui.

Est-ce que l'effort d'emporté sur la fraude ? Ils vous répondront oui. Donc voilà.

Moi, sans avoir lu l'intitulé exact du sondage, je ne peux vous répondre. Ce que je sais, c'est que dans les études d'opinion aujourd'hui, comme depuis des années et des années, il y a trois préoccupations principales : la sécurité, l'immigration et le pouvoir d'achat. Ça tombe bien, ce sont trois sujets dont j'ai fait l'axe principal depuis des années maintenant de du projet que je propose aux Français.

Et je vois que sur ces trois sujets, le moins qu'on puisse dire, c'est que rien n'a été fait pour l'immigration et pour le pouvoir d'achat et franchement pas grand-chose dans le domaine de l'insécurité. Marine Le Pen, vos électeurs plébiscitent dans ce même sondage la proposition de François Baou d'un d'un référendum sur le budget. Ils sont 81 % à appeler de de leur vœux un tel référendum, 68 % sur l'ensemble des Français.

Est-ce que vous pensez que c'est une bonne question à poser aux Français, aux électeurs ? Oui ou non ? Pour des efforts ?

Lesquels ? Oui ou non pour une augmentation d'impôts. Est-ce que c'est une question budgétaire ?

Non mais le problème c'est que c'est pas c'est en France c'est pas comme ça un référendum. En fait en France dans un référendum on pose pas une question. Euh en France un référendum c'est un un projet de loi qui est soumis au français.

Est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que vous êtes pas d'accord ? proposer un budget euh euh qui est vraiment euh un acte extrêmement important euh avec en réalité euh euh dans lequel s'insert des milliers de décisions.

Euh c'est juste pas envisageable. En revanche, il y a effectivement des référendums qui peuvent porter euh sur un projet de loi disant "Nous envisageons de supprimer les allocations familiales pour les étrangers." Ça c'est un projet de loi qu'on peut soumettre aux Français.

Nous envisageons de considérer que les aides non contributives, les aides sociales non contributives, c'estàd celles pour lesquelles on ne cotise pas, et bien puisse être accordé aux étrangers uniquement au bout de 5 ans de d'équivalent temps plein. Ça, on peut le soumettre aux Français. Est-ce que monsieur Bairou a envie de faire ça ?

Je ne le crois pas. Est-ce que monsieur Macron a envie de faire ça ? Je ne le crois pas.

Il y a un éléphant encore une fois dans le couloir, il y a des économies massives à faire. Non. Euh j'ai j'allais dire comme tous les autres avant lui, monsieur Bairou considère que c'est au français euh de faire à nouveau des efforts alors qu'ils en ont fait énormément et qu'il n'y arrivent plus dans la situation actuelle.

Et j'entends ce que vous dites ce matin Marine Le Pen. Si efforts supplémentaires au français et si augmentation des impôts, cela se traduira par une censure. Si vous le permettez Marine Le Pen, un dernier mot parce que je sais que le temps vous est compté.

Sur la décision de la Cour de cassation sur l'éligibilité de l'ancien maire de Toulon. Mercredi, les juges ont confirmé la peine d'inéligibilité d'Ubert Falco, mais ils ont annulé l'exécution provisoire de cette peine. Considérant que le recours à la peine complémentaire n'avait pas été suffisamment justifié.

Si j'y arrive. Euh je rappelle Marine Le Pen que vous attendez votre procès en appel et qu'en premier instance avait été prononcé une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire. Qu'est-ce que vous comprenez de ce que dit la Cour de cassation ?

Est-ce que cela vous donne de l'espoir pour votre propre appel ? Ce que dit la Cour de cassation, c'est que en réalité, elle applique la réserve d'interprétation qui a été émise par le Conseil constitutionnel fin mars. et elle dit si qui est un parallélisme des formes que saisie en fait de la peine qui a été prononcé contre moi, elle constaterait très certainement comme dans l'affaire de monsieur Falco, l'absence totale de justification donnée à au choix de l'exécution provisoire.

Ça prouve aussi une chose, c'est que le jugement qui a été rendu après la réserve d'interprétation du Conseil constitutionnel en réalité a violé cette réserve d'interprétation qui pourtant doit s'imposer à toutes les juridictions qu'elles soient euh judiciaire ou administrative. Donc ça vous rend optimiste, Marine Le Pen ? Oui, ça me rend optimisme.

Enfin, le premier optimisme que je développe, madame Lausse, c'est de pouvoir convaincre la cour d'appel que je suis totalement innocente des faits qui me sont reprochés tout de même avant de parler de l'exécution d'une moindre peine. Vous dites même "Je serai candidate", j'en suis convaincu. Vous avez dit ça à nos à nos confrères qui vous suivent à Numéa, dont Sophie Dupont pour BFM TV.

Vous serez candidate. Oui. Oui, je suis convaincu.

Bah, je suis convaincu que je serai candidate parce que je suis convaincu de pouvoir convaincre la cour précisément de mon innocence dans cette affaire des assistants parlementaires. C'est oui, je suis convaincu que je serai candidate parce que je persiste à avoir quelque part dans le cœur encore un tout petit peu de confiance dans la justice. Certains ont cru déceler d'ailleurs dans dans ce que vous avez dit ces derniers jours une une petite ligne de fracture avec Jordan Bardella sur un petit tacle sur la question du dossier calédonien parce que vous avez dit que vous iriez seul à la Réunion à l'Élysée.

Je ne suis pas sûr que Jordan connaisse très bien les problématiques de la Nouvelle-Calédonie. Ma question est très simple. Comment ça va entre vous ?

Tout va bien ? Ça va très bien merci. Oui, ça va très bien.

Ça va très bien. Mais vous imaginez bien que conjoncturellement, moi qui suis là depuis 2 ans, depuis depuis 3 jours qui m'attache à suivre tous les sujets et tous les débats sur la Nouvelle-Calédonie depuis 2 ans qui m'intéresse à cette question depuis 20 ans. Oui, là je sors, je reviens de Nouvelle-Calédonie en en je crois en connaissant beaucoup plus précisément un sujet qui évolue en fait de jour en jour et même d'heure en heure.

Donc c'est pas du tout un tacle, c'est une constatation et je réitère ma confiance totale évidemment dans le travail de Jordane dont il ne doute pas. Marine Le Pen. Donc à date, vous vous préparez toujours pour l'Élysée et lui toujours pour Maton.

Exactement. Et il n'y a pas de friture entre vous ? Non, il y a aucune friture.

Je suis désolée parce que j'ai l'impression qu'il y a certains qui espèrent ça, mais ils peuvent toujours continuer à tenter mais mais je crains que il soit déçu à la fin en fait. Merci Marine Le Pen d'avoir été mon invité ce matin depuis Nouvel en en Nouvelle-Calédonie ou filé je crois pour un meeting que vous tenez sur place. Il est 8h53 sur BFM TV RMC.

Euh dans un instant euh et ben BFM de 9 à 10 dans un instant BFM de 9 à 10 avec Guillaume d'Aray. Euh on reviendra évidemment sur cette interview de de Marine Le Pen et sur ce match très attendu dimanche le dispositif de sécurité. à tout de suite.