Fabien Roussel : "Il n’y a aucune violence de légitime", à propos du 17 octobre|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Les couvre-feux instaurés dans une dizaine de villes, c'est une bonne mesure selon vous ?
- 0:42RelanceRéponse partielle
Est-ce que le ministre de l'Intérieur ou le président aurait dû démissionner ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Vous parlez de défaillance, est-ce que la politique de maintien de l'ordre est en cause ?
- 2:08OuverteRéponse partielle
Vous, président de la République, quel est votre truc du maintien de l'ordre ?
- 2:47RelanceRéponse directe
Personne ne défend les violences, mais est-ce que certaines sont légitimes ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites la différence entre manifestants et casseurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Fait
« C'est surtout un aveu d'échec. »
- 2:47Fait
« Je pense au maire Bali Bagayoko. En revanche, j'ai dit moi que il n'y avait aucune colère. Aucune violence de légitime. »
- 3:31Fait
« C'est pas eux qui ont brûlé la mairie de Limoges, ce sont pas eux qui se sont qui ont caillassé la résidence de la préfète de Bordeaux. »
- 4:58Fait
« Or aujourd'hui, nous avons non pas un président de la République, nous avons un méprisant de la République, quelqu'un qui méprise le peuple. »
- 7:04Fait
« Est-ce qu'il faut condamner des enfants, des bébés parce que un père, un grand frère a commis un délit. Moi, je ne pense pas que c'est juste. »
- 7:45Promesse
« J'appelle le gouvernement à apporter des réponses immédiates contre la vie chère. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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7h36 avec Alba Ventura, nous accueillons ce matin Fabien Roussel. [raclement de gorge] Bonjour. Bonjour à vous deux. Vous êtes candidat du Parti communiste à l'élection présidentielle. Votre première intervention ce matin sur TF1 depuis le le 17 octobre. Alors d'abord, les couvre-feux instaurés dans une dizaine de villes, c'est une bonne mesure selon ? Pour beaucoup de communes, euh ce qui s'est passé en marge des manifestations, même parfois la nuit, bien après les manifestations, ont provoqué un véritable traumatisme chez les maires, euh chez les commerçants qui ont été ciblés, chez les maires qui ont dû faire face à ça. Euh parfois ce sont les maires qui demandent l'instauration de ces couvre-feux. Mais pour moi, j'y vois aussi euh euh une forme de défaillance
de l'État, un aveu d'échec. C'est-à-dire en dernier recours, c'est ce qu'il nous reste pour faire respecter euh la loi et l'autorité. Et donc euh c'est surtout un aveu d'échec. Chez vous à Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord, j'imagine qu'il y a pas de ? Si si, il y en a dans le Nord, à la demande de la commune de Denain, dans le Valenciennois, mais aussi euh du maire de Lille euh et d'autres communes où, je le redis, c'est le soir après des manifestations qui parfois ont eu lieu le matin, mais c'est le soir à la nuit tombée euh que l'on a vu euh euh des pillards euh s'en prendre aux magasins euh et des commerçants qui ont tout perdu. Et donc je comprends l'émotion euh que ça suscite. Et mais c'est grave d'en arriver à à ces mesures ultimes
pour pouvoir faire respecter l'autorité. L'état d'urgence, non, vous dites ? Je dis que c'est un aveu d'échec, que il faut comprendre d'où vient cette violence, d'où vient euh d'où viennent ces pillards, qui sont-ils, qu'est-ce qui les motive. La justice justement doit faire un gros travail pour connaître justement euh ce qui est à l'origine de ces euh de de de de ces magasins, de ces commerces qui ont été pillés. Vous parlez de défaillance, est-ce que le ministre de l'Intérieur euh Laurent Nuñez aurait dû euh ? Enfin ou en tout cas, est-ce que le président aurait dû ? sa démission Est-ce que le président aurait dû ? qui est en cause pour moi, c'est surtout D'abord, la politique de maintien de l'ordre, elle est aujourd'hui pointée du doigt par beaucoup, les commerçants
eux-mêmes qui disent "On nous a pas protégés." Et c'est les manifestants qui ont été gazés. Les maires qui disent "Ils s'en sont pris au carré de tête à Marseille et aux syndicalistes et ils ont pas protégé la mairie." Euh Mais vous Fabien Roussel, président de la République, quel est votre truc [raclement de gorge] du maintien de ? euh ce que je mets en cause, c'est donc la politique de maintien de l'ordre et pas la personne en tant que telle. Il peut démissionner, mais si c'est la même politique derrière, ça ne changera rien. Le problème de fond, c'est que ça fait euh des années et des années que des salariés, des jeunes, des retraités manifestent, réclament de pouvoir vivre dignement, demandent du pouvoir d'achat, demandent à ce qu'il y ait des mesures contre la vie chère, ont refusé la
réforme des retraites. Vous savez tout ça, c'est un agrégat de colère qui s'additionne les ? En aucune manière, madame. En aucune manière. Personne, d'ailleurs, je n'ai entendu personne sur un plateau de télévision euh défendre et justifier euh les violences. On a entendu certains dire que les violences étaient légitimes avant de se reprendre. En revanche, Je pense au maire Bali Bagayoko. En revanche, j'ai dit moi que il n'y avait aucune colère. Aucune violence de légitime. Aucune violence de légitime, je l'ai dit, je le redis ici. En revanche, toutes ces euh euh manifestations pacifiques qui se sont tenues ces dernières années et qui se sont tenues ces dernières semaines. La dernière manifestation euh des
lycéens et des lycéennes encadrées par les parents, les syndicats, les partis politiques, dont le mien, et qui se sont tenues pacifiquement. Mais vous voyez bien qu'à un moment, ça bascule, à un moment, ça dégénère. manifestants qui manifestent pacifiquement dans la plus grande partie du temps et qui ne sont pas en entendus. Et c'est ça qui est grave. C'est le fait que aujourd'hui n'y aurait pas de ? Et au Ce qui est grave, c'est que depuis des mois des professions, des jeunes, des retraités, des salariés demandent des mesures contre la hausse des prix de l'essence pour protéger leur pouvoir d'achat, demandent des hausses de salaire et il n'y a rien qui bouge. Et donc à un moment donné ne sont pas forcément eux qui qui sont les auteurs des violences.
C'est pas eux qui ont brûlé la mairie de Limoges, ce sont pas eux qui se sont qui ont caillassé la résidence de la préfète de Bordeaux. fasse la différence entre les manifestants et les casseurs. aujourd'hui à chaque manifestation, ça dégénère. Vous, président de la République, qu'est-ce que vous faites pour empêcher ? Mais la première chose que je fais, c'est de respecter la démocratie et de respecter le peuple. Le président de la République est celui qui doit être le garant euh de l'autorité, des institutions, du bon fonctionnement de la démocratie. Mais le président de la République, c'est aussi celui qui doit être en phase avec son peuple, qui doit aimer le peuple, qui doit être le peuple, qui
doit comprendre ce qu'il vit, qui doit avoir de l'empathie pour le peuple. Or aujourd'hui, nous avons non pas un président de la République, nous avons un méprisant de la République, quelqu'un qui méprise le peuple. Et donc, il y a besoin d'un d'un d'un président de la République qui aime le peuple et qui l'entend et comprend que aujourd'hui les travailleurs, les retraités, les jeunes ont besoin d'être entendus et respectés. Est-ce que cette phrase-là, est-ce que ça ça peut être ? Et le problème, c'est que toutes les violences que l'on a vues et que nous dénonçons, nous ne parlons que de ça. Et du coup, on ne parle plus de l'essence qui reste à 2,40 euros aujourd'hui. Et ça, c'est quand même le problème qui reste à traiter. On ne va
plus parler de cette question sociale, on va parler des violences, on va parler des immigrés, mais on ne va plus parler de la question de Est-ce que vous demandez des sanctions exemplaires contre ceux qui saccagent et qui ? Mais je vais demander bien sûr à ce que la justice fasse son travail, à ce que les auteurs de ces faits soient condamnés, à ce que l'on connaisse exactement d'où ils viennent. sociales comme le prévoit le ministre du logement, le ministre de la justice, Vincent Jeanbrun et Gérald Darmanin qui s'apprêtent à signer une circulaire pour amputer les aides sociales de ceux qui ont ? La réponse une réponse à ça aussi. Les Français attendent ça. Mais bien sûr, la réponse à ce qui se passe en ce moment c'est pas d'aggraver des sanctions contre les
casseurs, la la question n'est pas celle-là. Il faut qu'il y ait une sanction pénale. Il faut qu'il que la justice fasse son travail. Mais déjà, il faudrait qu'il y ait des moyens dans les tribunaux. Il faudrait que la police ait la capacité de faire son travail de maintien de l'ordre. Il faudrait qu'il y ait des greffiers, des juges. Il faudrait qu'il y ait tout ça pour que la justice au moins puisse être appliquée. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose concernant les allocations familiales dont vous me parlez. Oui. Les allocations familiales dans notre droit et jusqu'à maintenant, jusqu'à maintenant, on parle des allocations familiales. Jusqu'à maintenant, elles ont été considérées comme insaisissables parce que quand on saisit, on ampute les allocations
familiales à une famille, à une maman, ce sont parfois des enfants, des bébés qui en pâtissent. Est-ce qu'il faut condamner des enfants, des bébés parce que un père, un grand frère a commis un délit. Moi, je ne pense pas que c'est juste. Au contraire, il faut que la sanction soit individuelle, concerne la personne qui a commis les faits et que la justice soit implacable et qu'elle Très bien, on vous suit. condamne ceux qui ont commis ça. Mais encore une fois, Madame Ventura, on parle de toute cette chaîne pénale qu'il faut mettre en place. On ne parle pas de comment on bloque les prix de l'essence, comment on fait en sorte que le travail puisse permettre de vivre dignement, de donner des moyens à nos lycéens de pouvoir apprendre dignement. C'est ça la question.
fête de l'Humanité, vous avez appelé les citoyens à occuper les ronds-points, à manifester devant les préfectures. En 2023, vous appeliez à occuper les stations-service, les supermarchés. Est-ce que vous vous renouvelez cet appel pour le 24 octobre, un nouvel appel à manifester, et pour le 5 ? J'appelle le gouvernement à apporter des réponses immédiates contre la vie chère. Le meilleur moyen que l'on arrive aujourd'hui à la désescalade, à retrouver l'apaisement, à répondre aux urgences sociales, c'est justement, c'est ce que j'ai demandé au président de la République, c'est qu'il convoque une conférence sociale avec les syndicats, les organisations de jeunesse et patronales pour trouver des réponses tout de suite à la question des salaires et du pouvoir d'achat, qu'il y ait des
mesures fortes pour l'éducation nationale et nos services publics, que l'on bloque les prix de l'essence. C'est ça l'urgence. Et c'est de cela dont nous devons parler et au Parlement et à Matignon. Merci. Et j'ai pas compris, vous serez dans la rue samedi Oui ou ? Nous, nous appelons Oui ou ? Nous, nous appelons à y être partout samedi où les conditions le permettent et où il y a des appels à se rassembler pacifiquement. Samedi, dans les conditions les mots d'ordre contre la vie chère. Et le 5 novembre aussi, j'imagine, dans les mêmes conditions. Et c'est surtout le 5 novembre, à l'appel des organisations syndicales, que nous appelons à à à défiler si le gouvernement, d'ici là, n'a pas répondu aux attentes qui s'expriment légitimement dans le pays. Je précise que pendant cette interview,
le Premier ministre a fait une déclaration, il indique que les couvre-feux se sont bien passés, enfin, ils ont été respectés cette nuit, et qu'il y en aurait d'autres la nuit prochaine le temps que ce sera nécessaire. Merci beaucoup Fabien Roussel, merci à Bonaventure Gacon.
Fabien Roussel