Attaque d'Erdogan en Syrie : «Notre pays veut voir sa parole et ses armes respectées»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Pour votre gouvernement, la Syrie est-elle toujours un état souverain? et l'inviolabilité de ses frontières est-elle toujours sous protection internationale?
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La France approuve-t-elle l'accord passé entre les kurdes syriens et l'armée nationale syrienne pour repousser l'invasion?
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Pourquoi la France retirerait-elle ses forces spéciales au lieu d'obtenir que l'armée turque nous respecte?
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Avez-vous convoqué l'ambassadeur de Turquie en France et que vous a-t-il dit?
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Quel sens la France donne-t-elle à sa participation au commandement militaire intégré de l'OTAN quand un de ses alliés frappe nos positions?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« la France comme cette Assemblée toute entière dénonce et condamne l'agression criminelle à laquelle la Turquie s'est livrée en entrant en Syrie pour y massacrer les kurdes »
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« la Syrie est-elle toujours un état souverain? et l'inviolabilité de ses frontières est-elle toujours sous protection internationale comme pour tous les membres de l'ONU? »
- 4:00MélenchonFait
« Pourquoi la France retirerait-elle ces forces spéciales au lieu d'obtenir fussent militairement que l'armée turque nous respecte et cesse de nous agresser? »
- 6:00MélenchonFait
« Avez-vous convoqué l'ambassadeur de Turquie en France et que vous a-t-il dit pour expliquer l'agression contre nos forces spéciales? »
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« Quel sens la France donne-t-elle à sa participation au commandement militaire intégré de l'OTAN quand un de ces prétendus alliés frappe nos positions militaires en Syrie? »
- 10:00Premier MinistreFait
« la France ne déplore pas dans son coin, elle ne condamne pas ici, elle dit à la Turquie et à son Président son désaccord fondamental sur la décision qui a été prise par la Turquie d'entrer en Syrie »
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M. le Premier Ministre, la France comme cette Assemblée toute entière dénonce et condamne l'agression criminelle à laquelle la Turquie s'est livrée en entrant en Syrie pour y massacrer les kurdes, défaire les forces démocratiques syriennes et libérer les prisonniers de ses amis de Daesh. Je veux vous interroger sans polémiquer pour tenir compte de la situation dans laquelle notre pays se trouve à cet instant.
Pour votre gouvernement M. le Premier Ministre, la Syrie est-elle toujours un état souverain? et l'inviolabilité de ses frontières est-elle toujours sous protection internationale comme pour tous les membres de l'ONU?
Et alors que faisons-nous pour que cette protection devienne effective? La France approuve-t-elle l'accord passé entre les kurdes syriens et l'armée nationale syrienne pour repousser l'invasion. Votre gouvernement compte-t-il aider cette riposte notamment en utilisant les forces spéciales françaises dont nous avons appris la présence sur place?
Pourquoi la France retirerait-elle ces forces spéciales au lieu d'obtenir fussent militairement que l'armée turque nous respecte et cesse de nous agresser? Avez-vous convoqué l'ambassadeur de Turquie en France et que vous a-t-il dit pour expliquer l'agression contre nos forces spéciales pourtant parfaitement localisées par l'armée turque? Quel sens la France donne-t-elle à sa participation au commandement militaire intégré de l'OTAN quand un de ces prétendus alliés frappe nos positions militaires en Syrie?
M. le Premier Ministre, notre pays veut voir sa parole et ses armes respectées. Notre pays veut que les kurdes qui sont leurs alliés soient sains et saufs.
Raison pour laquelle le moment n'est-il pas venu d'exiger qu'à l'avenir comme une garantie les kurdes soient associés à toutes les discussions internationales sur l'avenir de la région. merci cher collègue, la parole est à M. le Premier Ministre Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés, Monsieur le Président Mélenchon comme vous..
J'ai dit tout à l'heure la condamnation qui n'est pas simplement la mienne, n'est pas tout simplement la vôtre, c'est celle de la France, de cette attaque et de cette incursion turque en Syrie. Comme vous et comme d'autres l'ont déjà dit sur ces bancs je partage l'indignation qui s'exprime sur le sort réservé à nos amis, à nos alliés qui ont participé et de quelle façon à la lutte contre Daesh pendant toutes ces années où nous faisions partie d'une coalition internationale. Vous m'avez posé un certain nombre de questions M. le Président Mélenchon.
Vous nous avez demandé si nous avions convoqué l'ambassadeur de Turquie pour faire état de notre position est pour lui demander des explications. L'ambassadeur de Turquie a été convoqué par le quai d'Orsay et il appartiendra... le ministre je suis sûr, le fera, lorsqu'il sera en mesure de pouvoir le faire à ce micro de dire quels ont été ces échanges mais j'ai dit il y a quelques minutes dans cette enceinte que le Président de la République lui-même avait eu un contact téléphonique avec le Président Erdogan.
Et qu'il avait fait état de la position de la France, il ne m'appartient pas, vous le comprendrez bien aisément, M. le Président Mélenchon de faire état des détails de la discussion entre le Président de la République et le Président Erdogan, mais ce que je veux dire en évoquant ces deux faits c'est que la France ne déplore pas dans son coin, elle ne condamne pas ici, elle dit à la Turquie et à son Président son désaccord fondamental sur la décision qui a été prise par la Turquie d'entrer en Syrie et de déstabiliser le combat depuis cinq ans réalisé contre Daesh, de déstabiliser ceux qui ont été nos alliés dans cette lutte contre Daesh et de faire peser sur l'ensemble de la région une menace sectaire, une menace terroriste, absolument considérable. Vous avez évoqué la question des conseillers civils et militaires présents, français présents, dans le nord-est syrien.
Il y a quelques conseillers civils et militaires français présents dans le nord-est syrien, je vous le confirme M. le Président Mélenchon. qui... et dont le nombre ne permettait pas et n'a jamais été conçu pour permettre de pouvoir résister à une telle, un tel mouvement militaire, fait avec tant de moyens par la Turquie vers le sud en destination de la Syrie.
Notre premier objectif si je peux me permettre c'est d'abord de les remercier pour la qualité du travail qu'ils ont effectuée et c'est surtout de faire en sorte que leur sécurité soit garantie dans une phase militaire où ils sont proches de la frontière; c'est évidemment ce à quoi nous nous attelons et je peux certifier de ce que c'est la politique du pays. Troisième question que vous posez: l'éventuelle attitude que nous aurions à avoir vis-à-vis du régime syrien, voire, mais peut-être ai-je mal vu, et ça n'était pas le sens de votre question l'éventuel soutien que nous pourrions avoir au régime syrien, dès lors que des accords ont été conclus ou auraient été conclus avec des Kurdes. Il n'en est rien.
Nous ne voulons pas M. le Président Mélenchon et je ne pense pas que vous vouliez non plus, entrer en guerre avec la Turquie. Nous ne voulons pas mener une opération militaire qui exigerait des milliers de personnels au sol pour faire face à cette agression.
Nous souhaitons que la Turquie prenne ses responsabilités et nous aimerions que les américains soient à la hauteur des leurs. Et nous le disons calmement, fermement. Et il nous appartiendra et ce ne sera pas tâche facile il nous appartiendra de travailler avec nos alliés kurdes avec lesquels, je le redis, nous restons en contact, le Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères l'a évoqué avant moi.
Nous restons en contact pour faire en sorte de limiter les désordres, de limiter les dommages qu'ils vont subir, et qui sont considérables car nous voyons une offensive militaire et nous savons ce qu'elles produisent mais nous voulons éviter, avec eux, le pire. Ce sera le sens de nos contacts, ce sera le sens de nos échanges avec l'ensemble des puissances régionales, et ce sera le sens de nos échanges avec l'ensemble des acteurs qui interviennent sur ce théâtre, je vous remercie.
Jean-Luc Mélenchon