JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de LAURENCE FERRARI sur CNEWS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22RelanceRéponse partielle
Est-ce que votre programme économique est clair ? On a l'impression qu'il y a beaucoup de flou autour de vos programmes.
- 3:02OuverteRéponse directe
Sur les retraites, qu'est-ce que vous proposez exactement, M. Tanguy ?
- 4:19RelanceRéponse directe
Clarifier, évidemment, le problème économique du RN.
- 4:27OuverteRéponse directe
Est-ce que ces deux lignes, elles vont converger à un moment ? Est-ce qu'ils vont faire campagne ensemble, côte à côte, en disant la même chose, ou est-ce qu'il y aura des nuances ?
- 6:42FerméeRéponse directe
Est-ce que vous allez faire la chasse aux riches ?
- 8:31FerméeRéponse directe
Sur le projet de budget de Sébastien Lecornu de 2027, vous allez le voter ? Vous allez le censurer ? Vous allez faire chuter ce gouvernement Lecornu ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« Non, au contraire, je pense qu'il est très clair pour les Françaises et les Français. »
- 0:33Invité politiqueFait
« C'est un programme qui a toujours insisté sur le produire en France, sur la valorisation de l'entrepreneuriat. »
- 1:49Invité politiqueFait
« C'était un processus anti-fraude qui permet de... »
- 1:51Invité politiqueFait
« C'est exactement une taxe. »
- 2:05Invité politiqueFait
« En fait, c'est une vieille mesure de patriotisme économique qui consiste à ce que le Starbucks, qui ne paie pas d'impôts, paie des impôts pendant que votre café du coin, il paie des impôts plein pot. »
- 2:16Invité politiqueFait
« Donc, il faut toujours lutter contre la fraude. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Non, ça a toujours été cette ligne-là. »
- 3:15Invité politiqueFait
« Notre réforme, finalement, elle est très simple. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Donc vous partez de 60 à 62 ans. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Oui, je pense que c'est tenable. »
- 4:05Invité politiqueFait
« Est-ce que ça poursuit ses objectifs ? Non. »
- 4:32Invité politiqueFait
« Ils ont toujours, c'est les deux doigts d'une même main. »
- 5:47Invité politiqueFait
« Parce que regardez la réforme des retraites, ça fait dix ans que les macronistes promettaient une réforme des retraites. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy79 %
- Présentateur17 %
- ?5 %
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Et
notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy. Bonjour à vous.
Bonjour à la
Ferrari et
bonne rentrée à
tous.
Absolument, on est ravis de retrouver nos téléspectateurs et nos auditeurs. Vous êtes députée du Rassemblement National de la Somme. Marine Le Pen fait sa rentrée cet après-midi et face aux patrons du MEDEF qui sont réunis pour être éclairés sur ce que vous allez proposer en termes économiques. Est-ce que votre programme économique est clair ? On a l'impression qu
'il
y
a
beaucoup de flou autour de vos programmes. Évidemment, quand c'est flou, vous le savez, c'est qu'il y
a
un loup.
Non, au
contraire, je pense qu'il est très clair pour les Françaises et les Français. C'est un programme qui
a
toujours insisté sur le produire en France, sur la valorisation de l'entrepreneuriat.
Sur la retraite, ce n'est pas très clair encore,
M.
Le Pen.
Oui, mais vous savez, là, c'est comment on produit des richesses en France ? Comment on encourage les entrepreneurs à avoir confiance dans notre pays ? Comment les salariés sont mieux payés, mieux valorisés ? Comment on relance l'innovation, la recherche dans notre pays ? Comment les marchés publics, l'impôt des Français favorisent les entreprises françaises ? Comment on simplifie tout ? Finalement, les problèmes que vivent les Français au quotidien, c'est aussi les problèmes des entrepreneurs. La bureaucratie, les lourdeurs administratives,
le
poids des taxes, tout le monde est
sur le même bateau et sur les retraites.
Nous, on assume...
Vous savez qu'ils
sont 82% à dire qu'ils sont inquiets du programme économique des candidats, en
général.
Je
comprends avec tout ce qu
'ils
se sont pris dans la tronche, si
vous voulez. Non, mais
votre programme ne les rassure pas. Non,
mais
c'est une question, parce qu'on a eu accès à ce sondage également, c'est une question sur l'ambiance économique générale. Et effectivement, aujourd'hui, les entrepreneurs n'ont pas confiance dans l'État, en général, dans la politique. Vous avez raison, les hommes et les femmes politiques, en général, parce que tout ce qui vient d'eux n'est que réglementation, n'est que lourdeur, n'est que taxes, n'est que contraintes. Taxes, charges. Oui, charges, mais ils ne sont pas défendus, aussi, face à la concurrence déloyale, parce qu'on pourrait avoir un État qui pourrait coûter un peu cher, mais qui assure des services de qualité, une protection
de qualité, on n'a rien.
En
même temps, vous
avez voté une taxe sur les multinationales. Non,
ce
n
'était
pas une taxe, mais ça, on l'expliquera aussi. C'était un processus anti-fraude qui permet de... C'est exactement une taxe. Non, ce n
'est
pas une taxe du tout, en affaire à rien. Ça, je connais bien le sujet,
pour le coup.
Vous êtes le monsieur économique
des Rennes.
Au-delà de ça, c'est une mesure qui vient des souverainistes. Il se trouve que cette fois, l'amendement lui-même venait de la gauche. En fait, c'est une vieille mesure de patriotisme économique qui consiste à ce que le Starbucks, qui ne paie pas d'impôts, paie des impôts pendant que votre café du coin, il paie des impôts plein pot. Parce que la fraude, elle est payée par qui ? Elle n'est pas payée par l'État. Elle est payée par les honnêtes de gens. Donc, il faut toujours lutter contre
la fraude. Vous pouvez toujours
payer par les honnêtes de
gens
? Absolument, mais bon, vous pouvez aussi vous retourner contre des gens qui abusent du système. C'est le cas de beaucoup de fraudeurs, mais c'est aussi le
cas
d'un certain nombre de multinationales qui ne paient pas leur juste part. Or, il faut quand même aussi, parce qu'il ne
faut
pas faire de la démagogie, il faut aussi financer les routes, il faut financer la police, l'armée. Il y
a
quand même des services publics à financer. Il faut faire
le ménage,
il faut faire un grand ménage. Marine Le Pen a parlé des écuries d'ogias des comptes publics. Vous savez, c'est ce mythe herculéen. Il fallait faire un grand nettoyage parce qu'il y
a
un mélange, il faut bien le dire, de lourdeur, mais aussi de bordel. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous, en tant que commissaire aux finances, quand les ministres macronistes viennent nous présenter les choses, on ne comprend même plus où va l'argent. On ne sait plus où va l'argent dans notre pays. On sait qu'on paye très cher les contribuables, mais on ne sait pas où va l'argent.
Commençons à ce que vous vous proposez. Sur les retraites, qu'est-ce que vous proposez exactement, M. Tanguy ? Parce qu'un jour, on relève l'âge légal, un jour, ce
n
'est plus une priorité, un jour,
c
'est encore une fois 60 ou 62 ans.
Non, ça a toujours été cette ligne-là.
C
'est-à-dire que notre réforme, finalement, elle est très simple. Plus vous avez commencé à travailler tôt, ce qui souvent veut dire que vous avez des métiers plus durs, plus vous pouvez partir tôt avec 40 à 42 annuités cotisées. Donc vous partez de 60 à 62 ans. Si vous avez commencé à travailler à 18
ans... Financièrement,
c'est
tenable pour le système qui t'a beau souffle
? Oui, je pense que c'est tenable, parce que le système a beaucoup de failles. Nous avons beaucoup de Françaises et de Français qui voudraient, qui pourraient travailler, qui ne travaillent pas, et donc qui ne cotisent pas. Les personnes en situation de handicap, il faut penser à elles en cette rentrée, qui voudraient apporter quelque chose à la société, qui sont souvent mis de côté. Les femmes en temps partiel subi, les aînés, entre guillemets, moi je n'aime pas ce terme, parce qu'à 50 ans, vous n'êtes quand même pas un
senior. On est senior.
Voilà, bon, vous êtes sortis du marché du travail. Donc aujourd'hui, par exemple, il y a 40 milliards d'euros dans la formation professionnelle tout au long de la vie. Est-ce que ça poursuit ses objectifs ? Non. Donc il y
a
quand même beaucoup d'argent qui sont mis, avec des Françaises et des Français qui malheureusement n
'ont
pas accès à cette formation, et donc sont écartés du marché du travail. Et donc s'ils étaient dans le marché du travail, on pourrait financer le modèle social. Mais évidemment, il
ne faut
pas raser gratis.
Clarifier, évidemment, le
problème économique du RN. Oui, il faut montrer, si vous voulez, parce qu'on a le sentiment qu'il y a quand même eu deux lignes au RN. Non, sincèrement, non. Celle
de Marine Le Pen, plutôt étatiste, celle de Jordan Bardella, plutôt libérale. Est-ce que ces deux lignes, elles vont converger à un moment ? Est-ce qu'ils vont faire campagne ensemble, côte à côte, en disant la même chose, ou est
-ce
qu
'il
y
aura
des nuances ?
Ils ont toujours, c'est les deux doigts d'une même main.
Il y
en
a cinq, a priori.
Oui, il y
en
a peut-être d'autres, il y
a
peut-être d'autres talents cachés. Vous avez raison, mais en l'occurrence, ils travaillent évidemment deux concerts en parfaite harmonie. Jordan Bardella s'était investi au RN pour Marine Le Pen.
C
'est Marine Le Pen qui a repéré
le talent
extraordinaire de Jordan Bardella. Et évidemment, on a la chance au RN d'avoir ces deux talents, qui sont les deux personnalités préférées des Français. Il faut le prendre avec humilité, mais enfin, ça fait quand même plaisir, si vous voulez. Dans ce marasme politique et cette défiance envers la politique, ça nous fait quand même plaisir en tant que députés d'avoir deux chefs qui sont populaires parmi
les Français. Même s'ils ne disent
pas exactement la même chose, encore une fois,
sur
le plan économique. Mais à un moment,
le programme, il n'y en a qu'un seul. Il y a
une présidente, il y a une femme d'État qu'on espère présidente de la République, il
y
a un homme d'État qu'on espère premier ministre, mais ce ne
sont
pas des clones, sinon ça n'aurait aucun intérêt. Et je pense que les commentateurs, s'ils étaient exactement pareils, diraient, voyez donc, c'est une photocopie l
'un
de l'autre, ça n'a pas intérêt. Donc évidemment, Jordan Bartela élargit le spectre politique de Marine Le Pen, mais permet aussi d'expliquer, donner une vision différente de la même doctrine qui est le patriotisme économique, le produire en France avec la justice sociale. Parce que regardez la réforme des retraites, ça fait dix ans que les macronistes promettaient une réforme des retraites. Elle n'a pas été faite,
c'est-à-dire qu'on a tout été paralysé.
Mais elle a été retoquée par eux-mêmes,
Madame Ferrari. Vous avez
largement
participé,
M. Tanguy. Parce qu'on estimait
qu'elle n'était pas efficace, mais même avant, la retraite par point, M. Macron, il
n
'a pas été élu sur la retraite à 64 ans. Il avait dit que c'était absurde.
Il avait été élu... 63
ans, propose François Hollande, là. Vous dites bon coup, c'est
pratiquement la
vôtre.
Non, mais c'était déjà ce qu'il avait fait avec la réforme touraine, en bon faux cul qu'il est. C'était 62 ans avec 43 annuités de plus, donc c'était en fait 63 ans. Mais ça, c'est les socialistes.
C'est faux cul matin, midi et soir.
Non, pas du tout. C'est un programme gaullien
de
justice sociale et de production en France. Mais moi, je ne veux pas qu
'on
soit encore paralysé pendant dix ans, parce que M. Macron avait promis une réforme des retraites qui n'est jamais arrivée. Résultat, les déficits sociaux sont dans le rouge.
Elle est arrivée, elle a été
retirée. Non, la réforme par point, Mme Ferrari. Il avait été élu. Vous vous souvenez qu'il avait été élu là-dessus. Les impôts ? Oui. Vous parlez des impôts.
Malheureusement, je préférais qu'on parle des
baisses d'impôts. Est-ce que vous allez faire la chasse aux riches ?
Non,
mais
c'est très inquiétant, cette notion de chasse aux riches que Mme Aubry...
Ils veulent
les supprimer.
Oui, ils ont traité nuisibles.
Voilà.
Je ne sais pas.
La gravité quand même de ce terme. Moi, ce terme, je n'aime pas, comment dire, ce qu'on appelle le point Godwin arriver tout de suite à qualifier d'extrémistes ses adversaires politiques, mais ils le font tout seuls. C'est-à-dire que nuisibles, ce sont vraiment des termes d'extrémistes, de gens totalitaires qui veulent littéralement éliminer une partie de la population. Je veux dire que ces termes sont utilisés, c'est une violence pour des gens qui créent de la richesse, qui créent des emplois, créent des entreprises, sont aussi parfois des innovateurs, des inventeurs de dispositifs médicaux, de révolutions scientifiques ou technologiques. C'est extrêmement grave. Et ce n
'est
pas parce qu'on est riche qu'on doit se faire insulter.
À quel niveau on est
riche pour l'ERN
?
4 000
euros ? 1 000 euros ? 4 000 euros, c'était
les critères de François Hollande il
y
a 10 ans. Alors vous imaginez aujourd'hui avec l'inflation, ce n
'est
pas du tout le
cas. C'est 1 000
euros donc ? Non,
mais
moi je n
'ai
pas donné de limite, parce que déjà, moi j'estime que ce n
'est
pas un homme politique de désigner « toi tu es riche, toi tu n
'es
pas riche
».
Je trouve que c'est assez sordide. Et surtout, on n'est pas du tout là. En fait, c'est sur le patrimoine. On parle de gens qui ont plusieurs dizaines de millions d'euros de patrimoine. Là, on commence vraiment à être « riche ». Mais moi je n'aime pas classer la société française entre « riche
»
parce que « riche », ça veut aussi dire qu
'on
peut désigner des pauvres. Il faut toujours penser en miroir. C'est trop facile de toujours dire « il n
'y a
qu'une partie du miroir ». Donc ça veut dire qu'on pense évidemment à l'averse et qu'on peut aussi stigmatiser les gens dans la difficulté, opposer les fonctionnaires salariés du privé, opposer les parents et les grands-parents, les petits-enfants et les retraités. En fait, la classe politique française, qui a échoué sur tout, passe sa vie pour se défausser et faire diversion à opposer les Français les uns aux autres. Nous, ça ne nous intéresse pas. On est tous dans le même bateau, comme je l
'ai
dit tout à l'heure. Et Marine Le Pen va être le capitaine du navire France qui avance dans le même sens.
Est
-ce que, justement, sur le projet de budget de Sébastien Lecornu de 2027, vous allez le voter ? Vous allez le censurer ? Vous allez faire chuter ce gouvernement Lecornu ou pas ?
Ce n'est pas un objectif en soi.
L'objectif en soi,
c
'est que les finances publiques aillent mieux, que les impôts n'augmentent pas. Ce n
'est pas dire qu'ils baissent, parce que avec les
macronistes, je ne pense pas que ça va baisser. Mais on va voir le budget. Moi, ce qui m'inquiète, c'est que M. Lescu, ministre de l'Économie, qui m'avait reçu avant les vacances, n'a pas avancé depuis un mois. Ce n
'est
pas contre lui, mais il n'a rien présenté,
il
n
'a
rien annoncé. Vos confrères et
consoeurs journalistes... Ce n'est pas de censure
automatique pour l'ERN ?
Non, ce
n'est
jamais automatique. Nous, on n'a jamais de censure automatique. On trouve que c'est indigne d'un mandat et de la confiance des Françaises et des Français, surtout dans un climat compliqué. Il y
a
un texte, on analyse le texte et on se prononce par rapport au texte. Le problème, c'est que là, à la rentrée politique, malgré des taux de marché qui sont très inquiétants, puisqu'on est entre... Aujourd'hui, la France s'endette entre 4.1 et 4.2, c'est-à-dire autant que pendant la crise financière... C'est énorme.
C
'est autant que pendant la crise financière de 2008. Le gouvernement n'a pas de plan, là. Donc c'est ça qui est très inquiétant, à part, et ce n
'est
pas très courageux, c'est moins qu
'on
puisse dire, pendant l'été, dérembourser les soins dentaires. Donc c'est ça le grand plan d'économie de M. Lecornu,
c
'est-à-dire que pendant que les gens qui le peuvent sont en vacances, dérembourser les soins dentaires, de base, je ne
vous
parle pas de soins esthétiques, les soins dentaires de base,
c
'est très grave, parce que, en plus, c'est absurde, parce que si vous ne
faites
pas soigner pour une carie ou pour un détartrage, vous attendez la cata, et ça coûte beaucoup plus cher à tout le
monde, et en plus, ça abîme la santé. Sur la
fiscalité, la CFDT propose de taxer l'héritage dès le premier euro. La CFDT refuse de vous rencontrer parce qu'elle estime que vous êtes d'extrême droite. Qu
'est
-ce que vous dites, vous, sur
l'impôt sur
la mort ? C'est sûr que si on nous rencontrait, on leur dirait que c'est complètement absurde. Écoutez, vous êtes taxé toute votre vie. Je rappelle que les impôts en France, c'est presque la moitié de ce que vous gagnez. Vous gagnez 100, l'État vous prend 45. Et donc, en plus, à la fin de votre vie, quand vous avez réussi à faire un pécule, avoir un bien immobilier à transmettre à vos enfants ou une entreprise. Parce que là où la CFDT est absurde, c'est absurde pour les familles de taper la maison familiale ou l'assurance-vie que vous avez réussi à constituer, mais c'est encore plus absurde pour les entreprises familiales.
C'est quoi la grande différence entre la France qui est dans la difficulté économique et l'Italie et l'Allemagne, par exemple ? C'est que l'Italie et l'Allemagne ont un grand réseau d'entreprises industrielles familiales qui sont consolidées,
qui
sont transmises depuis des générations. En France, on a les talents, on a les entreprises, mais à chaque génération, il
y a
l'État qui tape. Donc, Marine Le Pen va évidemment annoncer ce soir et midi, confirmer qu'on défendra la transmission des entreprises, le fameux pacte du Treil, et qu'on le défendra avec une vision de patriotisme économique et de transmission des entreprises familiales qui se comportent mieux souvent, évidemment. Quand c
'est une
entreprise qui possède une famille, il n
'y a
pas de spéculation, il y a moins de délocalisation.
Le grand sujet de cette fin d'été, c'est l'immigration, les images qui nous parviennent chaque jour de Ceuta, cette enclave espagnole, le ras-le-bol, la peur même des habitants de cette enclave. C'est Mayotte. Aujourd'hui, on s'étonne de Ceuta, mais ce qui se passe à Mayotte, c'est depuis des années, et c'est exactement la même chose. Encore une fois, est-ce que vous approuvez les propositions de Sébastien Lecornu, qui est à Mayotte, qui propose de conditionner l'aide de la France aux pays africains en fonction du fait qu'ils reprennent ou non leur ressortissant ? C'est une bonne idée ou
pas
? C'est une bonne idée, mais elle existe depuis 2019, ce système de bonus-malus.
Et
elle ne marche pas. Non, mais ce n
'est
pas appliqué. C'est-à
-dire
que le problème aussi, et c'est aussi le sens de la candidature de Marine Le Pen, c'est qu'il y
a
un programme qui doit évidemment être bon, et puis il
y
a une personnalité. Si vous n'êtes pas courageux, si vous n'avez pas de tempérament, si vous n'avez pas de constance, les qualités que même nos adversaires reconnaissent quand même à Marine Le Pen, vous pouvez avoir les meilleures idées du monde, ça ne suit pas. Donc M. Lecornu et les autres, ce n
'est
pas forcément
On a
payé très très cher pour voir. On a payé plusieurs centaines de milliards de dettes supplémentaires avec M. Philippe et d'impôts pour voir. Il a peut-être parfois de bonnes idées, ça peut lui arriver, comme... Il
n
'a
pas de
caractère, ça n
'a
pas de colonne vertébrale, c'est de l'eau, ça n'a aucun intérêt. Ce sont des gens qui veulent le pouvoir et qui, une fois son pouvoir, disent qu
'ils
ne
sont
responsables de rien. Regardez ce qui s
'est
arrivé avec le piratage des données. Au bout de 10 ans de pouvoir, ils sont piratés par un mec qui a fait... Franchement, vous auriez pu le faire, et moi aussi, moi je suis nul en informatique, vous récupérez le code d'un... Oh si ! Vous récupérez le code d'un agent, vous prenez les données au jour le jour avec l'aide d'une IA, on aurait pu le faire. On vous présente ça comme quelque chose de très sophistiqué. Non, ce n
'est
pas sophistiqué, c'est qu'ils sont nuls, incompétents et irresponsables. Et vous avez le ministre qui arrive et dit, je présente mes excuses. Mais quand vous avez des centaines de milliers de données des Français qui sont volées au sein du sein des seins que devraient être les impôts, mais vous devez dégager. C'est incroyable de ne pas être totalement irresponsable.
M. Tanguy, vous n'avez jamais exercé le pouvoir. Oui. C'est facile de dire ça quand on est dans les positions. Quand on est dans la réalité et aux manettes, on se rend compte qu'il
y a
une grande inertie dans la machine, dans l'état profond. Comment vous allez faire tomber ça ? Et notamment sur la question de l'émigration, qu'est-ce que vous proposez là ? Ceuta, qu'est-ce que vous proposez ? Mayotte, qu'est-ce qui va changer si le Rassemblement National arrive à l'éluer ? Mais
il faut tenir bon, il faut prendre des mesures concrètes. Les comores qui insultent... Qu
'est-ce que vous faites les
bateaux de l'armée ? Bien
sûr que oui. Il y aura une intervention de la Marine. Marine Le Pen l'a toujours, et Jordan Bardella l'ont toujours annoncé. Il y aura des mesures drastiques sur la fin de
l
'aide au développement, sur la fin des transferts financiers envers les pays qui ne respectent pas notre pays. Et pour répondre à votre question sur les ministères, les fonctionnaires, ils veulent obéir, ils veulent se conformer aux directives. Encore faut-il qu
'il
y ait des directives. Mais il n'y a pas de directives. Ce sont des gens qui ne s'intéressent pas au sujet de fond. Ils ne sont que dans la com. D'ailleurs, souvent, ce sont des acteurs ratés. Vous voyez, M. Attal et M. Macron, ils ont un point commun. Ils voulaient être acteurs. Ils ont raté parce qu'ils n
'ont
aucun talent. Ils sont venus en politique pour essayer de conforter leurs petits égaux. Mais la politique, ce n
'est
pas une psychiatrie, une psychanalyse, et ce n
'est
pas une carrière d'acteur raté. Le problème, c'est que c
'est
les Françaises et les Français équipés, leur agitation permanente, parce que c'est des gens qui
n
'ont pas de vision, qui
n'ont
pas de valeur, qui
n
'ont pas de caractère. Je les croise tous les jours. Franchement, parfois, ça fait pitié. Vous
êtes un peu dans la
caricature.
Non,
non,
pas du tout.
J'aimerais
être dans la caricature. Mettre de vos mots.
Oui, mais moi, vous savez, j'assume toujours ce que je dis. En année 1, j'aurais peut-être été dans le procès d'attention. Au bout de 10 années, je pense que ça se voit un peu qu'ils ne
sont
que dans la com et dans la carrière ratée. C
'est
l'erreur de l'Union européenne, l'impuissance de l'Union européenne ?
Mais l'Union européenne et pour l'immigration. L'Union européenne et M. Sanchez pour l'Espagne, ils sont Premier ministre, ils sont pour l'immigration. C'est un projet pour eux. Donc si vous voulez, quand les Françaises et les Français ou les autres peuples européens sont inquiets, ils font semblant de s'opposer à l'immigration. Mais au fond d'eux, ils veulent que des gens viennent, que des pauvres gens viennent, traversent, se mettent en péril, mettent leur vie en danger.
Et
une fois qu
'ils sont dans nos pays, ils ne sont pas travaillés pour remplacer les lorines madonnaies. Le chômage en
Espagne est considérable. Je n
'ai
plus les chiffres, mais il est encore plus important qu'en France, en particulier pour les jeunes. Le chômage en France est considérable, en particulier pour les jeunes et pour les immigrés, puisque le chômage des immigrés est souvent le double du chômage des nationaux. Donc on n'a pas besoin d'immigrés. On a besoin de Français qui ont accès à un emploi, qui ont accès à une formation professionnelle et qui occupent un emploi pour favoriser les comptes sociaux et avoir de l'insertion. Cette espèce d'armée de réserve en permanence de l'immigration ne sert qu'à mettre les salaires à la baisse et à laisser beaucoup des millions d'Européens dans la difficulté, le chômage. Mais c'est le projet
de ces gens.
Marine Le Pen peut
accéder de la France, sans
doute. Mais nous sommes dirigés par des gens qui prétendent vouloir lutter contre l'immigration, mais qui en fait ouvrent les vannes parce qu'au fond d'eux-mêmes, ils veulent accueillir des millions de personnes.
Jean-Philippe Tanguy, on est sur CNews et sur Europe 1. Donc quel état d'esprit est Marine Le Pen après cet été passé, j'imagine, à travailler et à se reposer ?
Je pense qu'elle est déterminée à redresser le pays. Vous savez, en tant que souverainiste, en tant que patriote, notre cœur saigne depuis des années quand on voit les politiques qui sont menées et on voit l'immensité des chantiers qui nous attend. C'est pour ça que je pense qu'elle avait choisi les écuries d'Augéas comme métaphore parce que c'est vrai que c'est un travail herculéen au sens propre du terme qui nous attend. L'économie...
Il n'y a pas une série herculée alors
? Une forme de détermination herculéenne.
D
'ailleurs, je pense aussi que le fait que ce soit une femme qui accède à la première responsabilité, ça va changer les choses parce que c'est vrai que peut-être il y a moins de blabla et plus de capacité à agir que certains hommes. Mais en tout cas, il
y
a une détermination à redresser le pays avec beaucoup d'humilité parce que les défis sont immenses. La rentrée des classes, c'est évidemment arrivé également. Vous voyez les résultats de l'école. Les enfants sont victimes de cette irresponsabilité de la classe politique sur leurs résultats en mathématiques et en français. Donc évidemment, les chantiers sont herculéens mais on est très déterminés parce qu'on a un amour infini du pays.
Un second tour rassemblement national et les filles semblent se profiler dans les sondages en tout cas. Les derniers,
en
date notamment celui du Figaro aujourd'hui, place Marine Le Pen dans tous les cas de figure, l'emporterait. Mais on a un jour avec une mention extrêmement haut qui serait en position pour se qualifier. Pour Renaud Retailleau, cet affrontement RN et les filles ce serait la chienlit. Qu'est-ce que vous lui dites ce matin, Jean-Philippe Tanguy ?
Il sait pourtant lui-même ayant assisté au conseil des ministres d'Emmanuel Macron en tant que ministre d'Emmanuel Macron que la chienlit elle est au pouvoir. Des émeutes en permanence en France, le chaos économique et financier. Donc je pense que M. Retailleau culpabilise beaucoup de son erreur d'avoir collaboré avec M. Macron et que maintenant il essaie de trouver une porte de sortie qui malheureusement est toute petite. J'espère que cette porte de sortie ne va pas être un soutien à M. Édouard Philippe qui était lui-même lâchant l'île à la tête de l'État.
Les gilets jaunes. Il
ira jusqu'au bout.
Oui, j'espère que jusqu'au bout ce sera, enfin pour lui, moi je m'en fiche, jusqu'au premier tour de la présidentielle et que ce ne sera pas jusqu'à son ralliement à Édouard Philippe. Je ne le souhaite pas parce que M. Retailleau il était souverainiste. Moi j'étais militant à l'époque, un colore d'affiches, mais on a eu des combats communs
contre
la bureaucratie européenne. J'espère qu
'il
se souviendra
qu'il est souverainiste. Non
mais j'espère, voilà Bruno,
souviens-toi que... J'espère
que ses voix viendront sur vous.
Non,
ses voix, ce n
'est
pas lui qui maîtrise ses
voix. Mais même
oui,
parce que voilà, Bruno, souvenez-vous vous étiez souverainiste, pas macroniste. Souvenez-vous, il est encore temps de vous en souvenir.
Il n'est pas trop tard.
Si le RN accédait au pouvoir, un certain nombre d'élus, la France insoumise, les écologistes, appellent à la désobéissance civile, quasiment en fait à la sédition. Ça vous inquiète
? Oui,
mais ça m'inquiète parce que, non pas sur ses effets, parce que je pense que le peuple français n'est pas séditieux, ne suivra pas ça. On sait qu
'il ne se passerait rien
si le RN
a
accédé au pouvoir. Il se passera peut-être trois manifs de Black Bloc comme la Gaulle sait faire pour pourrir les mouvements sociaux. Mais il y aura en face d'une détermination républicaine de Marine Le Pen et de Lord Anne Bardella. Mais ce qui m'inquiète, c
'est
cette attitude antidémocratique. C'est-à-dire qu'ils perdent, ils estiment que même quand ils perdent, ils doivent gagner. Mais on le voit, vous
savez... Et vous,
si c'était Jean-Luc Mélenchon qui ait accès au pouvoir, pas d'appel à la sédition ? Pas d'appel...
Le cœur brisé.
J'aurais
le cœur brisé. Si les Françaises et les Français choisissent en pleine conscience Jean-Luc Mélenchon pour diriger la République française et la nation française, j'aurais le cœur brisé. Je ne
vais
pas séditieux. Le
barrage
contre le RN, vous pensez qu'il n'existe plus aujourd'hui ?
Je pense qu'il n'existe plus depuis longtemps. Je pense que c'est à nous d'être meilleurs, d'être convaincants, d'être à la hauteur des sondages, mais c'est derrière les sondages de la confiance que les Français peuvent nous
donner. Mettre le
grand favori huit mois avant la présidentielle, c'est rarement bon.
Oui, bon, ça ne va quand même pas pleurer. C'est mieux que d'être à 2%. Mais c'est un défi. Voilà, effectivement, c'est une responsabilité.
Et
puis ça veut dire qu'il faut se préparer au pouvoir et à des défis, comme je l
'ai
dit, qui sont herculéens.
D'accord. Merci beaucoup,
Jean-Luc.
Merci
à vous. Bonne journée. Et bonne rentrée à nouveau. Absolument. Et toutes les
grandes figures de l'antenne sont là. On est ravis de vous retrouver. Merci à vous. Bonne journée sur CNews et sur Europe 1.
Sous
-titrage
Société Radio-Canada
Jean-Philippe Tanguy