Rachid Temal : « Les socialistes demandent des aides aux carburants pour les classes modestes »
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. On va revenir avec vous, Rachid Temal, sur le débat qui s'est tenu hier à l'Assemblée au Sénat sur la guerre au Moyen-Orient, sur ses conséquences pour la France. Et on va regarder d'abord trois unes de la presse régionale sur trois sujets différents. D'abord la une de Ouest-France. Pourquoi la France ne revit pas le choc pétrolier de 1973 ? La flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient ravive le spectre des chocs pétroliers des années 70. Mais le risque d'une inflation généralisée est faible. La deuxième une, c'est celle du Télégramme. Comment garder nos commerces ?
Le journal breton qui fait le récit des mesures prises par plusieurs élus du département alors qu'au Sénat hier, une proposition de loi de votre collègue socialiste Audrey Linkeneld a été rejetée. Elle prévoyait entre autres l'encadrement des loyers commerciaux. Et puis la dernière une, c'est celle de Nice Matin. C'est le visage de Loana en une de Nice Matin. Un destin tragique révélé par Love Story où elle est devenue la première vedette de télé-réalité en France. Elle a été retrouvée morte chez elle à Nice. Elle avait 48 ans. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
Alors je vais prendre Télégramme et quand même dire un mot sur celle de Nice Matin. Non parce que l'histoire de Loana est deux choses. Un, c'est vrai que Love Story a changé, fait exploser le paysage du visage français comme on dit le fameux PAF. Et ça a été une déflagration pour ceux qui s'en souviennent. Donc voilà. Et deuxième chose...
Donc vous, vous regardiez parce qu'on est...
Ah bah oui, mais moi, bien sûr. Comme nous. Ah bah non, je veux dire moi... Pas Clément Tchou qui était très très jeune. Je peux aussi vous citer d'autres émissions télé-réalité que j'ai regardées ou je peux regarder. Moi j'ai pas de soucis avec ça, pas de soucis. Deuxième chose, je trouve ça un destin dramatique quand on voit qu'elle est décédée depuis plusieurs jours et finalement personne ne le savait. mais ça démontre à tel point le peu de relations, je veux dire, du quotidien. Et ça c'est terrible. C'est terrible pour elle, pour sa famille, aussi ça existe pour d'autres Français. Donc voilà ce que je veux dire rapidement.
Mais sur Telegram, si je peux me permettre, pour prendre cette une-là, on voit bien, c'est-à-dire que ça s'est vu hier, Audrey Lincolnel avec notre groupe, dans le cadre de notre espace réservé, il y a ce sujet et on le voit dans beaucoup d'endroits en France où les commerces ferment. Alors il y a plusieurs raisons, mais en tout cas une des raisons, on le sait, c'est comment on peut, quand on est commerçant et débutant, comment on a une capacité à avoir un loyer assez peu cher, mais en tout cas pouvoir aussi animer des centres-villes, des centres-bourgs, des quartiers, etc. Et donc la mesure ici, c'était juste l'encadrement des loyers. C'était pas, bon, c'était utile.
Et ce qui a été, donc c'est dommage que la droite finalement ne descendait pas ici parce que souvent on nous dit, nous on travaille sur les territoires, la preuve c'est que quand il y a une mesure utile, la droite décide de la faire perdre. Et puis, même sur la méthode, c'est-à-dire qu'on a fait le débat, puis à la fin, par un système de vote bloqué, il n'y a rien à voir. Donc moi, je le dis, c'est comme il y a quelques mois, nous avons aussi proposé des mesures avec Marie-Pierre Monnier sur la question des AUSH, donc les personnes qui accompagnent dans nos écoles des enfants handicapés.
Alors l'idée, c'est de les intégrer dans l'école, dans le temps de travail, dans le temps scolaire, pardon, dans le temps de restauration, etc. pour que ces enfants-là aient une vie la plus normale, entre guillemets, si je peux permettre l'expression. La droite a voté contre. Puis quelques mois après, ils nous ont expliqué qu'il fallait prendre des mesures. Pareil hier, donc hier, c'était avec Audrey Lincoln-Hale, ils ont la droite à voter contre, et dans quelques temps, ils vont vous dire, et aller sur les plateaux télé ou dans les villes, dire, oui, c'est vrai, il faut rendre les loyers.
Donc c'est dommage, finalement, que cette bonne mesure-là, qui serait utile pour développer les commerces, notamment dans toutes nos villes, qu'on soit urbain ou qu'on soit rural, moi, j'ai les deux dans mon département, la question des cellules commerciales vides, elle est transpartisane, elle concerne tous les maires, elle concerne surtout tous les habitants.
– Et on l'a vu, ça a été un vrai sujet de la campagne des municipales, cette question de la désertification des centres-villes. On va parler du conflit au Moyen-Orient, débat hier soir au Sénat sur le sujet, en présence de Sébastien Lecornu, mais d'abord les conséquences en France, l'augmentation des prix à la pompe, et Roland L'Esclure, qui est revenu hier sur ses propos, il dit avoir regretté d'avoir employé l'expression de choc pétrolier. Vous avez compris ce revirement ?
– Vous voulez dire qu'il s'est fait taper sur les doigts ? – C'est ça la question ? – C'est ce que vous en déduisez ? – Excusez-moi, c'est ce qui s'est passé. Voilà un ministre, le ministre de l'économie et des finances. Je crois qu'il était à peu près au courant de ce qui se passe. Il a même fait un budget. Et puis, donc il voit, il a les indicateurs. Alors, il fait une déclaration, puis comme ensuite le Premier ministre décide, lui, de ne pas avoir une mesure globale, en fait, il est obligé de manger son chapeau, Roland L'Esclure. Voilà ce qui s'est passé. Mais une fois qu'on a dit ça, la question c'est pour les Français.
Je veux dire, aujourd'hui, on voit bien que la question, ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, mais en tout cas la question des salaires, la question de la capacité à pouvoir prendre sa voiture pour aller ne serait-ce que travailler, ou alors se chauffer. Parce que sinon, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire concrètement, les gamins dorment avec les anoraks parce qu'il n'y a pas les moyens de se chauffer. Donc, c'est extrêmement difficile. C'est une réalité. Donc, dire qu'il y a un impact sur les Français, c'est vrai. Et donc, la question que j'ai posée, c'est, d'une part, est-ce que les grands groupes gaziers, pétroliers ne participent pas de la hausse ? C'est un élément.
Alors, il y a les contrôles de la CRF, mais il faut vérifier.
– Mais il faut plus de coercition ?
– En tout cas, on ne peut pas toujours avoir un système où quand il y a le moindre mouvement, les prix montent. Et puis, bizarrement, quand ça redescend au niveau des marchés pétroliers, ça met beaucoup de temps à redescendre. Alors, peut-être qu'il faut regarder les choses. Donc, il y a les contrôles, il faut qu'ils soient poussés. Un peu de patriotisme a demandé aussi à ces grands groupes-là. Et puis, de l'autre côté, il faut prendre des mesures pour les Français. Donc, nous, ce que nous demandons, nous, les socialistes, c'est faire en sorte que les Français qui ont, pour qui ça a un impact, et notamment des catégories moyennes ou modestes, puissent avoir une aide spécifique.
– Et on va en parler, Rachid Temal. On va aller voir, évidemment, dans nos régions, comment ça se passe. Puisque vous l'avez dit, ça inquiète les Français. On va en Corse à Bastia. Bonjour, Pierre Négrel. – Surtout leur portefeuille. – Pierre Négrel, merci beaucoup d'être avec nous, Pierre, chef adjoint de l'agence de Bastia à Corse ce matin. Envolé des prix du carburant, quelle est la situation dans l'île ?
– Aujourd'hui, la situation est très agitée. Il faut comprendre qu'hier soir, mercredi, on a enregistré des prix à la pompe qui s'envolent, 2,38 euros pour le litre de gasoil, 2,23 euros pour le litre de super. Et ce matin, la situation a évolué dans un sens, je dirais, d'agitation, dans la mesure où, depuis 5 heures du matin, les deux dépôts pétroliers de l'île sont occupés notamment par un collectif de pompistes. Cette situation fait écho à une agitation sociale qui est quand même assez importante depuis plusieurs jours où les élus, les socioprofessionnels, les syndicats sont montés au créneau pour réclamer du gouvernement des mesures de sauvegarde.
Parce que ce qu'il faut comprendre encore, c'est que la question de l'essence est un sujet brûlant. Parce que le marché de l'essence ne fonctionne pas comme sur le continent. Il y a des surcoûts structurels liés à l'insularité qui ont été évalués à plus de 6% pour le diesel et plus de 5% pour l'essence par l'autorité de la concurrence. Et surtout, on est sur un marché où les discontaires n'existent pas. On ne peut pas acheter d'essence chez Leclerc ou d'essence chez Carrefour.
À ça s'ajoute le fait que la Corse est une région pauvre, c'est la région métropolitaine où le taux de pauvreté est le plus important et où, de plus, les automobilistes sont le plus souvent des automobilistes contraints, captifs, dans la mesure où l'île est en grande partie rurale et où le réseau de transport en commun est moins développé, moins dense que sur le continent.
Pierre, vous l'avez dit, les élus de l'île qui montent au créneau, que demande les Corses ?
Alors, il y a une revendication qui existe de longue date, bien avant cette crise au Moyen-Orient, c'est la demande d'une mise en place d'un système de régulation du prix des carburants, un système qui serait, je dirais, analogue à celui qui existe dans les régions ultramarines depuis 1985, avec le décret d'UREL qui autorise dans ces régions-là la préfecture à fixer elle-même le prix des carburants.
Alors, il faut comprendre que cette revendication, elle rejoint une préconisation de l'autorité de la concurrence qui, au mois de novembre 2020, a rendu un rapport très important sur l'état global de l'économie corse et parmi les préconisations, il propose, elle préconise l'autorité de la concurrence, elle préconise qu'on puisse mettre en place un système de régulation du prix des carburants, c'est-à-dire que le prix ne soit pas simplement abandonné au marché. Alors, cette revendication a ensuite été reprise à plusieurs reprises.
Au printemps 2025, le député de Corse du Sud, Paul-André Colombagne, a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi en ce sens qui, pour l'instant, n'a toujours pas été examinée. Et le 6 mars dernier, il y a un recours qui a été déposé par une association locale très active qui s'appelle le collectif Agissons contre le prix des carburants en Corse et qui a ce recours qui vise à contraindre le gouvernement à se prononcer sur le principe de la régulation à passer un premier filtre. On l'attend.
Rachid Temalco, comment vous réagissez à ce que raconte Pierre Négrel ? Alors, il y a la situation spécifique de la Corse, mais c'est une situation qui touche évidemment tout le territoire.
Alors, il y a deux choses. Effectivement, il y a une situation au départ spécifique avant, comme vous le dites, avant cette crise-là. Et donc, ça, c'est vrai que ce n'est pas normal qu'elle soit là. Sur le reste, c'est ce que j'évoquais. C'est-à-dire qu'on ne tiendra pas. Le Premier ministre hier a pris la parole en disant qu'il n'y aura pas de mesures généralisées. Mais il n'a pas annoncé de mesures concrètes. Et comme on voit que le conflit tend à s'éterniser, il y aura des conséquences. C'est pour ça que nous, avec le groupe socialiste Écologistes et républicains en Sénat, nous demandons des mesures spécifiques.
Il y a effectivement des millions de Français qui sont obligés de travailler avec leur voiture, soit parce que pour s'y rendre, soit par rapport à leur métier. Et on sait très bien qu'effectivement, il y a aussi une catégorie de professionnels. Donc oui, il faut des mesures spécifiques pour s'éterniser.
Mais on a les moyens budgétaires compte tenu de l'État et de la situation financière de la France ?
C'est-à-dire qu'on peut se dire ça. Mais ça veut dire que concrètement, on met la tête sous l'eau, on appuie sur la tête de millions de Français. Donc à un moment donné, quand il y a des crises, oui, il faut prendre des mesures. Alors peut-être qu'il faut décaler certaines choses pour prioriser ça. Ça s'appelle la gestion des données publiques. Et je crois que dans un pays comme l'autre, où la question du pouvoir d'achat est essentielle pour beaucoup, le nombre de Français pour qu'ils terminent le mois quand ils terminent positifs avec 5, 10 euros ou qu'ils vinent du mois non plus que la lumière dans le frigo, c'est une réalité. Et ils seront impactés encore par cette crise.
On remercie Pierre Négrel d'avoir été avec nous depuis Bastia, la Une de Corse ce matin. Hors contrôle, c'est la Une de votre journal ce matin. Merci beaucoup Pierre d'avoir été avec nous. Alors cette situation et le Premier ministre s'est exprimée hier au Parlement sur le sujet de l'énergie mais pas qu'il y avait un débat sur le conflit au Moyen-Orient. Et Clémentine, le coût de la guerre, il ne concerne pas seulement les prix de l'énergie. L'implication militaire de la France coûte aussi de plus en plus cher.
Oui, et le nerf de la guerre est de plus en plus sensible. La France a engagé 24 rafales au Moyen-Orient, une demi-douzaine de régates et puis son porte-avions Charles de Gaulle, un dispositif très conséquent. Mais ce qui coûte aussi très cher, ce sont les missiles qui sont utilisés pour intercepter des drones, par exemple. Et chaque missile coûte entre 500 000 et 1,5 million d'euros. Et évidemment, plus la guerre dure, plus notre stock de missiles descend et nous n'en avons plus beaucoup. Sébastien Lecornu a donc annoncé hier soir à l'Assemblée puis au Sénat un plan de soutien à l'industrie civile et militaire à hauteur de 300 millions d'euros. On l'écoute.
L'urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d'investir 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030 qui s'ajoutent aux 16 milliards d'euros de la loi de programmation militaire votée en 2023, monsieur le rapporteur Christian Cambon. C'est indispensable et c'est colossal.
Et le Premier ministre a aussi annoncé la création d'une plateforme qui s'appelle France Munition et qui sera un grossiste de munitions qui répondra aux besoins de nos armées mais aussi des clients à l'export.
Un mot peut-être là-dessus sur ce qu'on a entendu du Premier ministre Rachid Temal. Je rappelle, vous êtes vice-président de la Commission des Affaires étrangères de la Défense des Forces armées ici au Sénat. 8 milliards de plus pour les munitions. Vous soutenez ?
Oui, mais la question qui vous est posée c'est comment on a d'abord un plan industriel et je crois que c'est ça aussi un sujet et comment les commandes sont réellement passées puisque c'est le débat qu'il y a de plus longtemps entre notamment la Direction générale de l'armement et puis les entrepreneurs.
Et ce qu'il faut aussi se dire c'est que au-delà d'ailleurs de juste des commandes ces commandes dorénavant on intègre le fait que quand on voit ce qui se passe notamment en Ukraine et d'ailleurs aussi au moins d'orraine parce que ce sont les mêmes drones puisque c'est notamment les Shades et les drones iraniens parce qu'on voit bien que tout ça est connecté c'est que dorénavant il y a nécessité de combattre des drones avec des moyens au même niveau que des drones parce que sinon vous pouvez toujours commander plus de missiles sauf qu'on voit bien qu'il y a une question de coût et de puissance donc ça nous oblige aussi à intégrer dans notre modèle d'armée et dans notre capacité aussi demain à faire en sorte que des usines qui existent d'ores et déjà puissent se transformer en quelque temps pour produire des choses c'est des questions je crois industrielles qui sont aussi posées parce que nos forces armées savent déployer et on peut les saluer parce qu'en quelques jours nous sommes le seul pays ou un des seuls pays à être en capacité de mettre autant de moyens qu'elles soient militaires aériens aéroportés on a le groupe naval extra très bien mais maintenant il y a la question de notre capacité à produire vite à la fois de la technologie mais également ce qu'on appelle du bas de gamme et du gros parce que quand vous êtes dans ce type d'opération on perd beaucoup de matériel donc il faut aussi ajouter cela donc ça doit nous conduire à des réflexions stratégiques et industrielles surtout
et pour augmenter encore les moyens de nos armées le Premier ministre a souhaité accélérer l'actualisation de la loi de programmation militaire
oui elle devrait être examinée à l'Assemblée début mai puis au Sénat début juin cette loi de programmation militaire actualisée prévoit notamment un nouveau régime d'état d'alerte de sécurité nationale qui devrait permettre d'adapter nos règles pour accélérer des décisions en cas de menace grave alors concrètement qu'est-ce que ça signifie et bien ça peut être par exemple renforcer les périmètres de sécurité de sites sensibles ça peut être faciliter l'entreposage de munitions ou de carburants et puis tout simplement ça peut être faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire en somme tout ce qui peut fluidifier notre réponse militaire en cas de menace grave
alors l'accélération on a voté nous on l'a amendé on l'a bonifié cette loi de programmation militaire donc il n'y a pas de sujet et on a déjà dit que sur le côté financier aussi même si la question se posera de qui finance quoi parce que comme nous on dit qu'il faut aussi que les plus grands revenus contribuent plus au budget de l'état il faut aussi reparler de ça mais juste c'est important ce que vous dites
parce que là on a un nouveau porte-avions 10 milliards on a 8 milliards de plus sur l'accélération est-ce qu'on est un peu dans un quoi qu'il en coûte militaire
je vais vous répondre mais sur l'accélération du calendrier il n'y en a pas puisque ce qui s'est passé c'est l'inversion au lieu de commencer par le Sénat on commence par l'Assemblée et l'objet c'est toujours le 13 juillet donc quand on vous dit accélération tout ça des pipeaux je pense que c'est des matières extrêmement structurantes les questions de sécurité nécessaires pour notre pays et on voit bien qu'aujourd'hui la guerre est un monde à lequel on doit s'habituer dans le monde pour ne pas jouer là-dessus donc il n'y a pas d'accélération il y avait une réactualisation c'est le même calendrier il ne s'est pas un quoi qu'il en coûte ce qu'il faut se dire c'est que dorénavant la régulation du monde elle ne sera plus celle que nous avons connue depuis 1945 à la fois parce que le premier les Américains passent leur temps à essayer de quand même la guerre qu'ils mènent c'est une guerre illégale donc ils en rajoutent dans d'autres pays également font le choix aujourd'hui de combats soit d'un niveau régional soit d'un niveau mondial ce qui se passe ce qui se passe notamment sur le territoire européen avec la Russie qui agresse l'Ukraine donc à partir de là il faut qu'on réfléchisse effectivement à ce qu'on peut faire et oui il faut continuer à développer notre capacité de protection de nos territoires de nos concitoyens et puis aussi de nos intérêts vitaux de par le monde parce que d'ailleurs nous sommes une puissance nous présente sur l'ensemble du monde entier donc c'est vrai que dorénavant nous devons faire ça alors c'est le débat sur le nucléaire enfin le débat il faut faire il faut effectivement un nouveau porte-avions parce que ça veut dire que la France est en capacité d'intervenir de par le monde et il faudra effectivement penser au si je prends quelques exemples les drones la question des rafales ou d'une nouvelle génération donc il y a effectivement des travaux nécessaires à mener dorénavant
Et le débat d'hier au Sénat il visait aussi à questionner la place de la France dans ce conflit au Moyen-Orient
Oui Emmanuel Macron rappelait la posture uniquement défensive de la France il y a encore quelques jours et c'est la ligne qu'a tenue le Premier ministre hier soir la France ne participera pas à des opérations de guerre le rôle de Paris se concentre aujourd'hui sur la défense de ses partenaires comme les Émirats Arabes Unis dont la France sécurise l'espace aérien et puis sur sa présence en Méditerranée notamment autour de Chypre quant aux routes commerciales comme le Détroit d'Hormuz Sébastien Lecornu affirme que la France participera bien à la sécurisation de ses routes mais pour le moment aucune coalition maritime n'a été détaillée hier soir le sénateur Claude Maluré président du groupe Les Indépendants Républiques et Territoires a s'interrogé justement sur le rôle des 27 dans ce conflit on l'écoute
A court terme la position de la France est la bonne nous ne participons pas à une offensive sans but sans stratégie et sans visibilité mais nous tenons nos engagements internationaux en protégeant nos alliés dans le Golfe et en Méditerranée cette position doit être soutenue mais il va bien falloir aussi que les 27 commencent à résoudre leurs problèmes urgents et graves les guerres en Ukraine et au Proche-Orient nous envoient un message simple et clair nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes
Monsieur Temal quelle réponse aujourd'hui vous pensez qu'il faut qu'on doit et qu'il faut peut-être attendre de l'Union Européenne dans ce conflit
Mais d'abord là aussi il faut faire attention la compétence militaire pour prendre un terme au classique c'est du ressort des États il faut garder sans tête le fait qu'un président de la République décide soit de mener un conflit et donc le fait d'envoyer des hommes et des femmes au sol ou en tout cas dans des risques de mort ou de défendre des intérêts vitaux doit rester du domaine des États ce que peut faire l'Union Européenne c'est de la mutualisation donc il faut que les États décident d'y aller mais en aucun cas de dire que dorénavant et Mme Van der Leyen devrait faire attention de penser qu'elle peut décider de tout quand par exemple l'Union Européenne se rend au rendez-vous du Conseil pour la paix de Trump qui ne vise qu'à détruire les Nations Unies c'est une faute politique quand c'est pas l'Europe qui va décider demain soit notre réponse sur notamment nos capacités nucléaires soit d'envoyer des hommes et des femmes au sol ou dans un conflit donc ça doit être effectivement au niveau des États donc moi je compte sur l'Union Européenne pour mutualiser pour avoir des effets leviers financiers mais en aucun cas pour décider de notre capacité militaire quel que soit l'endroit du monde donc oui de la coordination oui de la capacité d'investir ensemble notamment sur la recherche de loupement je crois que c'est un sujet essentiel mais après c'est entre les États d'agir
Rachid Temal on va terminer par des questions politiques tout ça est politique tout ça est politique mais plus concentré sur le PS j'allais vous dire les municipales sont terminées quelles conséquences votre parti doit entier on va écouter ce qu'en disait hier Patrick Canard le patron du groupe socialiste au Sénat
la ligne doit être clarifiée il nous faut un cap clair pour le parti socialiste et aujourd'hui c'est vrai que la godille permettez-moi cette expression un peu triviale ne peut pas être une solution pour l'avenir de notre formation politique encore une fois la première de la gauche
c'est la godille aujourd'hui au PS
en tout cas d'abord moi je veux saluer toutes et tous ceux qui ont été au combat dans les municipales ceux qui ont gagné aussi penser à ceux qui ont perdu chez les socialistes parce que ça veut dire que dans ces villes-là en tout cas là où on dirige on vivra mieux parce que quand je vois d'autres situations ça c'est le premier point deuxième point la question du partialiste c'est d'arrêter de parler à lui-même d'arrêter d'être focalisé de la joie sur les filles et de se dire que dorénavant comment on parle au français et le vrai sujet à mon sens aujourd'hui c'est quel projet socialiste pour les français c'est ça qu'on nous reproche
mais ils peuvent encore vous croire vous écoutez les français quand ça fait des mois que la direction du PS dit jamais d'alliance avec LFI pas d'accord national pas d'alliance LFI c'est terminé et quand vous avez dans plusieurs villes des accords dont la ville de Nantes Johanna Roland numéro 2 du PS qui passe un accord avec LFI
chacun connaît ma position je ne suis pas favorable je ne l'ai pas été en 2022 je ne l'ai pas été en 2024 ni là aujourd'hui pour un accord avec LFI donc moi je n'ai pas des balles là-dessus effectivement les français ne comprennent pas puisqu'ils nous voient avoir une attitude sur le budget responsable mais en même temps possiblement parler avec Tondelier pour une primaire qui elle dit qu'il faut qu'il y ait Mélenchon et faire ces accords-là possiblement sur la question des municipales donc ça ne peut pas tenir
Mais ça a été une erreur de la partie 50 ?
Oui non ce qui a été une erreur non moi je ne juge pas ce qui a été une erreur c'est que le parti dise non puis finalement quand je suis le premier secrétaire a dit si j'étais à Toulouse je voterais pour ça a donné de la confusion et donc ça a eu un impact sur tout le monde
Pour François Picmal le candidat à LFI
avec des méthodes bon bref donc ça c'est un sujet mais on peut rester là-dedans moi je ne souhaite pas rentrer dans une guerre à l'interne socialiste aujourd'hui vous parliez tout à l'heure de Lionel Jospin Lionel Jospin il parlait du droit d'inventaire souvenez-vous je pense qu'il est temps de faire un droit d'inventaire sur ces mois et ces dernières années avec cette direction-là moi je pense qu'il faut changer totalement notre approche et je le redis
Mais il faut changer la direction aussi ? que vous appelez à la démission d'Olivier
Non moi je ne suis pas dans la logique enfin ce n'est pas mon propos mais je pense que quand on est un dirigeant on tient des conséquences à un certain nombre de choses là notre problème au Parti Socialiste ce n'est pas de faire la tactique
Donc vous ne demandez pas sa démission mais vous dites en responsabilité il doit partir
Je dis qu'en responsabilité comme l'aurait fait Jospin il s'interroge sur son droit d'inventaire je dis simplement qu'aujourd'hui notre problème ce n'est pas de faire la tactique je vois ce qui se passe à droite et la creuse de petits chevaux c'est que structurellement le Parti Socialiste et Dersa à la gauche nous sommes aujourd'hui à peine à 30% dans ce pays là donc on ne gagne pas de présidentielle Donc le problème n'est pas de savoir si on ajoute des logos ça ne s'intéresse pas les Français La question pour les Français d'ailleurs qui peuvent voter au municipal pour d'autres parties venir vers nous c'est que si dorénavant on leur proposait un projet de société D'ailleurs je rappelle à chaque fois que la gauche a gagné des élections il n'y avait pas de candidature unique donc ça c'est un fantasme ce qui fait que les gens votent pour nous ce n'est pas l'addition de logos c'est la proposition qu'on fait pour changer leur vie et donc la priorité et l'urgence des socialistes c'est d'avoir un projet de soutien une vision pour la société c'est ça qu'on nous reproche aujourd'hui
Et la primaire elle a encore un sens aujourd'hui ?
Moi je ne suis pas pour cette primaire là il n'y en a aucun sens vous allez dire avec qui une primaire pour quoi faire là aussi si on parlait des questions internationales c'est un vrai sujet un président de la République il a quand même une dimension affaires étrangères et défenses quand je vois un centre de partenaires on a un sujet bon mais encore une fois ça c'est une vision on ne fait pas des légos moi je suis pour sortir du monde des légos pour aller dans le monde réel et dans le monde réel les français c'est pas et on l'a vu vous pouvez mettre 25 logos s'ils ne savent pas ce que vous dites et ce que vous leur proposez ça ne les intéresse pas donc nous avons un problème puisque Jean-Luc Mélenchon est un problème pour la gauche moi je n'en fais pas une obsession parce que je pense qu'il faut effectivement sortir de ce rapport là depuis le début je le pense et surtout que les français nous le reprochent très largement c'est-à-dire c'est le mec qui a accéléré la dédiabolisation de l'extrême droite celui qui contribue beaucoup c'est Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui c'est le parti la personne la plus détestée le parti le plus détesté plus que le RN il faut se dire de quoi on parle alors que le danger en France c'est l'extrême droite on a le sentiment qu'aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon par ses propos c'est un accélérateur donc il faut on vit face à l'histoire on ment historique dans lequel nous sommes nous sommes la première génération qui pourrait voir arriver à la tête du pays par les urnes l'extrême droite donc il faut que les socialistes arrêtent on travaille sur le fond face à un travail de fond avec les français et c'est en faisant une offre aux français sérieuse qu'on pourra effectivement gagner l'action présidentielle
Merci beaucoup Rachid Temal d'avoir été notre invité Clémentine on se retrouve dans 20 minutes Oui on parlera d'un coup de gel
qui fait craindre aux maraîchers que leur culture soit un peu abîmée ce matin
Et possiblement l'augmentation des prix comme pour le gasoil
On a parlé des conséquences des municipales à gauche on va parler de ce qui se passe à droite C'est Agnès Évrenne la porte-parole des Républicains Bon courage Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat
Rachid Temal