Qui est responsable de la crise ? François Ruffin répond.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:55OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le mal-travail et qui en est à l'origine ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Comment les Français perçoivent-ils leur travail malgré les difficultés ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Tous les Français sont-ils touchés par le mal-travail ?
- 6:53OuverteRéponse directe
Le travail est-il devenu plus léger avec le numérique ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ce mal-travail a été pensé comme une stratégie ?
- 10:17OuverteRéponse directe
Qui sont les 'planeurs' et quel est leur rôle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:22François RuffinFait
« il avait promis à l'époque un nouveau pacte de la vie au travail dont on voit pas l'ombre »
- 5:32François RuffinFait
« on ne respire plus que ça soit à l'hôpital avec l'infirmière qui n'a plus le temps de s'asseoir sur le lit pour discuter 5 minutes avec une mamie »
- 13:07François RuffinFait
« 1993 [...] c'est le moment où aux États-Unis il y a l'accord de libre échange nord-américain »
- 15:14François RuffinFait
« il nous faut restaurer de l'apathie politique »
- 16:43François RuffinFait
« il y a pas une véritable volonté de démocratie dans le pays mais il y a encore moins une volonté de démocratie dans l'entreprise »
- 41:35François RuffinChiffre
« le stress c'est 3 à 4 % du PIB plus d'une centaine de milliards d'euros »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
travailler a-t-il encore du sens les élites nous empêchent-elles d'être heureux au travail la crise au travail est-elle synonyme d'une crise démocratique pour répondre à ces questions on a reçu François Ruffin député France insoumis de la somme qui vient de sortir son livre maltavail choix des élites je suis François Ruffin je suis député de la première circonscription de la somme je me définis comme député reporter puisque ça fait 24 ans maintenant que j'ai fondé un journal dans ma ville à Amien j'en suis plus le rédacteur en chef j'en suis plus le directeur j'en suis plus rien du tout mais voilà dans la durée je me suis construit comme reporte pour la presse papier puis pour la radio avec la France Inter à la-bas si j'y suis et enfin j'ai réalisé des documentaires notamment merci patron j'espère que cette vidéo vous plaira si c'est le cas pensez bien à laisser un j'aime à mettre un commentaire et à vous abonner c'est super important pour nous soutenir d'ici là je vous rappelle qu'on a lancé notre newsletter toutes les semaines on revient sur un débat qui a marqué l'actualité enfin tous nos contenus sont aussi disponibles en format audio je vous conseille d'ailleurs d'aller vous abonner à nos plateformes de podcast car il y a très souvent du contenu exclusif bonne vidéo Emmanuel Macron tient ses promesses vrais les élites veulent le bien des travailleurs faux le travail n'a plus de sens faux il faut que les travailleurs représentent un/ers des conseils d'administration des entrepris au moins oui aujourd'hui le travail permet de vivre non difficilement pour plein de gens aujourd'hui le travail permet de survivre oui sans doute crise du travail veut dire crise démocratique ça participe oui la gauche a abandonné non on est là les Françaises et les Français aiment leur travail oui il n'aiment pas comment on leur fait faire leur travail la colonne vertébrale de la gauche c'est le travail ça doit être la colonne vertébrale de la gauche oui il existe un management à la française oui l'extrême droite peut aider les travailleurs non la politique de terrain n'existe plus si oui le pouvoir doit être partagé entre travailleurs et patron oui les hommes et les femmes politiques sont éloignés de la réalité ça dépend mais ça peut arriver oui on accorde plus de valeur au travail faux transformer le milieu du travail permettra d'affronter la crise écologique oui les jeunes ne veulent plus travailler non rétablir un dialogue est la clé c'est important oui c'est une clé vous avez écrit le livre mal travail c'est un livre dedans vous écrivez comment les politiques les chefs d'entreprise et même ceux qui sont censés soigner les médecins comme complice d'un système qui va à l'encontre des travailleurs c'est quoi justement ce système à la française et qui en est à l'origine en fait le point de départ du livre c'est pendant la crise des retraites ou me rendant dans les manifestations ou sur les ronds-points j'entends des gens qui me parlent de leur mal de dos concrètement mais aussi de leur mal de tête au travail de qui me parle de leur malaise de leur mal-être au travail et ça vient presque plus que les 2 ans de plus que les 64 ans qui sont un souci évidemment à l'époque mais donc je je ressens ce maltavail c'està-dire comment les Français aiment leur travail peuvent être fi de leur travail mais n'aiment pas comment on leur fait faire leur travail donc c'est le point de départ et en fait c'est une une dégradation c'est pas comme si c'était né d' aujourd'hui c'était pas comme si c'était la première fois que je l'entendais même si là ça surgissait et dans une parole collective où tout le monde venait par presque de concerts dire la même chose et d'ailleurs c'est venu jusqu'aux oreilles du président de la République puisqu'il avait promis à l'époque un nouveau pacte de la vie au travail dont on voit pas l'ombre mais c'est pas comme si c'était né d'hier c'est pas comme si non plus c'était une fatalité ça a été une volonté ça a été une volonté des dirigeants économiques et des dirigeants politiques d'installer le mal travail dans notre pays pourquoi parce que il y a eu le choix de considérer le travail non pas comme étant un atout mais comme étant un coût à partir du moment où c'est un coût ce coût il faut le diminuer et donc il faut écraser le coût mais en écrasant le coût on écrase aussi le travail et les travailleurs et c'est ce qui se produit en vérité depuis 40 années alors par des Billis différent le premier billet ça va être évidemment sur les salaires parce que il faut répéter ça même si c'est pas là-dessus que posuse que porte pardon mon livre c'est les Français doivent pouvoir vivre leur travail bien en vivre et pas en survivre or on a eu un écrasement des salaires à partir du milieu des années 80 bon mais c'est les délocalisations qui fait que en fait on va chercher du mal travail avec des horaires impossibles avec parfois du travail des enfants au loin parce que c'est une manière d'écraser les coups et je dirais que ce mal travail au loin il revient comme un boomerang en France par d'autres biais la sous-traitance qui est bien souvent de la maltraitance on le voit dans le ménage on le voit chez les vigiles enfin on le voit dans un tas de secteurs où les les conditions de travail des sous-traitants sont pas du tout celles des donneurs d'ordre bon euh ça vient aussi avec la question de de la précarité avec la montée multiplication par TR du nombre de personnes en CDD ou en intérim avec aujourd'hui et c'est la nouveauté s Emmanuel Macron les auto-entrepreneurs qui se compent maintenant par millions et c'est-à-dire des métiers avec statut et revenus qui se transformment en des bouts de boulot et qui n'assur plus stabilité et sécurité pour les personnes et enfin le dernier point c'est les cadences et c'est cette phrase qui revient constamment quand on interroge les gens sur leur travail c'est on ne respire plus que ça soit à l'hôpital avec l'infirmière qui n'a plus le temps de s'asseoir sur le lit pour discuter 5 minutes avec une mamie mais sort de la chambre à reculon en essayant de de pas nouer contact ça lui fait du mal à cette infirmière parce que elle sait qu'elle est là pour faire des actes des piqûes des prélèvements prendre des températures ok mais elle est là aussi pour nouer du lien parce que le soin c'est de l'humain mais de la même manière dans la logistique où les les charistes peuvent expliquer comment depuis qu'il y a le casque avec la commande vocale on est passé de 100 colis dans la journée à 350 colis comment on n'arrête plus comment on ne respire plus c'estàd que pour moi le travail doit être euh finalement une espèce de brasse coulé où on fait une tâche on respire bah la respiration c'est quoi c'est le café qu'on a pris avant c'est l'échange sur le match de foot de la la veille tu as vu comment l'OM a perdu bon enfin voilà c'est c'est ce ce type de petites choses là qui font de la respiration à l'intérieur du travail et aujourd'hui on est passé de la BR brasse coulé on fait une tâche on respire on fait une tâche on respire à de l'apnée on fait une tâche on fait une tâche on fait une tâche on fait une tâche et en fait fait ça finit par peser à la fois sur les cœurs et sur les corps des des gens qui craquent est-ce que tous les Français sont touchés tous les salariés euh je pense que c'est vaste en tout cas c'est très très vaste donc il y a évidemment des gens qui le sont plus que d'autres il y a des secteurs qui le sont plus que d'autres aujourd'hui ce qui craque c'est le médicosocial on voit que dans le bâtiment dans la construction il y a eu des progrès qui ont été fait il y a moins d'accidents du travail je dis pas que ce soit parfait c'est là où il reste beaucoup de morts au travail mais ça va mieux en revanche on a tout le médicosocial qui par exemple craque et je dirais de du du de l'aide soignante jusque au cadre ça craque partout euh et c'est très large le sentiment d'avoir un travail empêché de pas pouvoir bien faire son travail mais je donne des stats là et pour montrer comment le travail c'est pas alléger on pourrait croire hein maintenant qu'il y a du numérique de l'informatique de l'électronique on pourrait croire que le travail est devenu plus léger qu'il s'agit plus que d'envoyer des mails à distance et que tout ça est cool non la réalité du travail c'est pas ça la réalité du travail quand on regarde les States c'est en 1984 on avait 12 % des salariés qui disaient avoir une triple contrainte physique ça veut dire quoi c'est dire porter des charges lourdes se baisser régulièrement bon c'était 12 % on est passé à 36 % donc le travail s'est alourdi et en fait 36 % en général mais c'est 63 % chez les ouvriers donc on voit très bien que ça pèse plus quand même sur les uns que sur les autres mais si on prend les les trois contraintes psychiques maintenant non plus physiques mais psychique c'està-dire devoir remplir plusieurs tâches en même temps devoir terminer son travail dans l'heure ENF ce genre de chos on est passé de 6 % à 36 %.
donc et et là encore ça pèse plus sur les ouvriers employés que sur les cadres mais ça pèse aussi sur les cadres donc en tout cas on peut dire qu'il y a comme un continent aujourd'hui du mal travail que dans l'enseignement quand quand soit soignant on a évidemment le sentiment d'un mal travail mais quand on est enseignant il y a le sentiment d'un mal travail aussi par exemple des enseignants en lycée professionnel qui disent bah voilà avant on avait je sais pas 6 he de français on pouvait lire avec les personnes maintenant on a des des des des élèves en face de nous qui ont du mal à lire et à écrire et tout ce qu'on nous donne c'est des demi-heures parti des demi-heur par là on a plus le temps de de vraiment progresser avec eux et du coup ça fait perdre du sens à notre travail on se demande quel est le sens de notre travail si on parvient plus à progresser avec nos élèves est-ce que c'est quelque chose qui a été pensé ce mal travail en se disant il y a une date de début en disant voilà on va commencer vous avez dit les je sais pas les élites on parlez beaucoup des élites est-ce que ça a été pensé en disant on va commencer comme ça et puis au bout d'un moment on arrivera à ce stadelà et quand je parlais des médecins tout à l'heure c'était pour dire que justement c'est quelque chose qui est très imriqué dans le système et les médecins aujourd'hui vont plus soigner que prévenir euh les maladies oui B ça c'est le changement la sécurité sociale mais je par je pense pas que je ne dis pas à aucun endroit dans le livre que les médecins sont les complices de ça volontaires de ça je dis qu'il y a une volonté de nos dirigeants politiques et économiques j'y reviendrai mais enfin le la la sécurité sociale avait été pensée en 1945 avec comme premier objectif de prévenir et ensuite de réparer et on voit très bien que la réparation est venue par-dessus la prévention mais c'est c'est aussi un psychiatre par exemple à l'hôpital psy Damien Philippe Pinel qui me dit bah voilà avant quand les gens allaient pas bien au travail euh ils contactaient leurs collègues syndicalistes euh il ils se mettaient d'accord euh au sein de leur bureau ils protestaient ensemble maintenant ils viennent me voir et je leur donne des cachets euh donc euh euh quelque part on peut dire qu'il participe de ça mais c'est pas du tout c'est une conséquence il gère euh les dégâts du mal travail faut les évoquer mais qui sont puissants dans dans les esprits le burnout les risques psychos-ociaux c'est devenu une véritable épidémie les chez les cadres on parle de d'amiante contemporain euh à propos des risques psychos-ociaux mais en revanche euh je dis pas que il y a eu un un complot et que tu il y a une mécanique qui s'est mise en place en sachant que bon voilà à telle date on allait développer les contrats d'auto-entrepreneur je dis que jour après jour il y a un Pact non pas pour le travail mais un paact contre le travail je te donne l'exemple le plus récent hier je suis à l'Assemblée nationale euh il y a une une directive européenne ma collègue leilla Chebi au Parlement européen a pesé pour que les travailleurs des plateformes uber deliverou et compagnie il y ait une présomption de salariat et que donc ils aient des droits au chômage qu'ils aient des droit à la retraite qu's aient des droits à la sécurité sociale qu's aent droit à un salaire minimum ça été accepté par le Parlement européen voté par le Parlement européen ça a été accepté par la Commission européenne et on a les macronistes et Emmanuel Macron en personne qui qui entrave ça qui refuse qu'il y ait cette présomption de salariat et hier on avait un débat en commission des affaires européennes pour ou contre ce texte là ils s'y sont opposés c'estàdire que l'Europe propose un progrès et on a les macronistes qui s'y opposent l'air de rien c'est un acte contre le travail quand on fait le choix de développer comme ça se produit aujourd'hui je dire c'est 2,4 millions d'auto-entrepreneurs c'est la grande transformation du marché de l'emploi sous Macron c'est pour la première fois dans notre histoire la le recul des CDI ça a reculé de 5 points c'est énorme depuis l'après-guerre tout le temps le nombre de personnes salariées et en en CDI ça progressé et là pour la première fois ça recule ça recule au bénéfice des auto-entrepreneurs et on est le deuxème pays dans l'Union européenne derrière la Hongrie pour le développement des auto-entrepreneurs c'est un pacte contre le travail et c'est une volonté politique c'est ça vient pas de des citoyens non là en l'occurrence il y a une volonté politique de de dire bah voilà c'est ça qu'on va développer on c'est Emmanuel Macron qui dit bah je vais pas réglementer uber et delerou sinon il il va plus rester aux jeunes de banlieu qu'à devenir dealer bon dealer ou uber c'est quand même une alternative qui est pas très joyeuse plutôt que de dire vous allez avoir un métier qui va vous garantir un statut en revenu une stabilité qui va vous permettre de vous proocheter dans la vie de fonder une famille de d'avoir une maison enfin vous voyez donc c'est un choix et alors depuis 40 ans il y a quand même un projet je cite souvent un économiste ultralibéral américain qui s'appelle Gary Becker qui a reçu le prix de la Banque de Suède d'économie c'est-à-dire le prix Nobel quoi en 1993 et c'est un moment clé de notre histoire parce que 1993 c'est le moment où aux États-Unis il y a l'accord de libre échange nord-américain entre le Canada le Mexique et les États-Unis en Europe c'est le traité de mastrich et au niveau mondial c'est les accords du Gat qui vont faire notamment entrer l'agriculture dans la grande lessivuse de la mondialisation bon donc c'est un grand temps de libre échange Gary Becker dit il nous faut le libre échange avec les pays en voie de développement pourquoi parce que la protection de l'environnement et les droits du salarié sont devenus trop élevés dans un certain nombre de pays comme le nôtre et la concurrence le libre échange va permettre de diminuer tout ça donc c'estàdire une très grande conscience chez les élites là de ce qu'allait entraîner la concurrence généralisée au niveau de la planète des travailleurs entre eux avec et un lien très présent dans leur esprit entre à la fois l' environnement et le social il faut voir que eux ont lié les deux ils se sont dit si on met en place le libre échange on va permettre de diminuer les deux donc il y a une pensée manifeste du côté de nos dirigeants politiques économique que bah face au progrès social face au progrès environnemental si on veut endiguer ça voilà la stratégie il faut endiguer le progrès social et environnemental il y a une volonté de nos dirigeants politiqu et économique évidemment faut voir dans quel temps se situe cette histoire là je excuse je je me situe dans un temps qui a un temps long d'accord le temps long après mes 68 on a de la Picardie jusqu'aux États-Unis on a un une classe ouvrière qui est en conquête moi y compris dans des coins où il y avait jamais eu de grève il y a des grèves les salaires montent on obtient des jours de conget supplémentaires bon voilà il y a une émulation là il y a un rapport qui est rendu à ce moment-là à la Commission Trilatérale qui réunit les élites américaines européenne et japonaise c'est Huntington donc qui va écrire plus tard le choc des civilisations donc un intellectuel ultralibéral à nouveau et qui dit dans ce rapport qui s'appelle crisis of democracy crise de démocratie qui ve dit en fait il y a trop de démocratie on a un problème c'est que les salariés les ouvriers ils prennent la démocratie au sérieux ils participent ils s'organisent ils votent comment vous voulez que les dirigeants dirigent tranquillement comment vous voulez que les gouvernants gouvernent tranquillement c'est pas possible la démocratie c'est bien mais quand les Noirs ne votent pas quand les femmes ne votent pas quand les pauvres ne votent pas s'il se mettent à participer à tout ça c'est le bazar et il écrit texto dans son rapport il nous faut restaurer de l'apathie politique et donc comprendre que il y a un projet et la Recon on s'inspire de Huntington les élites auourdhui je pense que on est je pense que aujourd'hui quand dimanche soir au soir d'une élection les les dirigeants politiques passent à la télévision en disant regardez l'abstention c'est navrant cette abstention les arrange ce sont des larmes de crocodiles et donc il y a évidemment un intérêt des dirigeants économiques à ce que les salariés se mêlent pas de leur de ces affaires là ne se mêlent pas des des affaires de l'entreprise bon c'est sûr que le le ce que je préconise contre le Mal travail on en vient vite aux solution mais ce que je préconise contre le Mal travail c'est l'entrée de dém e dans l'entreprise mais joures disait la Révolution a fait des Français des rois dans la cité mais les a laissé ser dans l'entreprise bon je pense pas qu'on soit des rois dans la cité et ça reste à conquérir vous pensez vraiment qu'aujourd'hui nos dirigeants ils souhaitent qu'on se mêle de nos affaires que on choisisse quelle retraite on veut on l'a bien vu l'an dernier même s'il y a 80 % des salariés même s'il y a des millions de Français qui disent non on veut pas des 64 ans ils y vont quand même on ne peut pas faire de Paris sur l'avenir de RRA cette réforme est nécessaire sur le fondement de l'article 49 aléa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement aujourd'hui il y a pas une véritable volonté de démocratie dans le pays mais il y a encore moins une volonté de démocratie dans l'entreprise dans votre Liv vous parlez de BIS social vous évoquez BR le qui s'étonne de l'augmentation de 30 % des arrêts maladies sur 10 ans prenez les arrêts maladi ils ont explosé de 30%uttre bonne raison je je dis pas que la covid le stress après la covid et peut parfaitement y avoir de bonnes raisons mais tout le monde sait qu'il y a des abus et ces abus ne sont pas acceptables c'est ça le problème aussi c'est un problème de classe sociale ben disons qu'on a je décris j'ai découvert en fait parce que je découvre des choses en menant une enquête et notamment dans un bouquin qui s'appelle que c'eston du travail le concept des planeurs vous savez ce sont en vérité des cadres mais qui n'appartiennent plus à l'entreprise qui en sont détach CCH soit au sièges social soit dans des cabinets conseil mais qui depuis leur tour d'ivoir un peu éloigné viennent préscrire au travail réel à l'ouvrier à l'infirmière à tous les métiers comment ils doivent faire leur travail et par des processus par des évaluations par des objectifs chiffrés et en vérité le l'ouvrier l'infirmière tous les travailleurs se retrouve en permanence à se heurter à ça par exemple ce sont des logiciels où les agents d'accueil disent non mais il y a pas la case pour ça je suis désolé ça rentre pas dans la case le logiciel qu'on m'a fait parce que ça pas été fait avec les salariés eux-mêmes et en fait je pense qu'on a maintenant des planeurs gouvernementaux c'està dire des des gens qui sont complètement détachés du travail réel qui le méconnaissent Bruno Lemer Gabriel Atal Aurore berger enfin qui ignore ce qui est aujourd'hui la réalité du monde du travail ce que je vous ai dit sur l'élourdissement du travail l'intensification du travail et qui pourtant viennent donner leurs ordres au travail réel depuis leur tour d'ivoire comment en politique dans ce cas-là peut être à la fois bien connaître le milieu de travail et en même temps diriger comment faut être dirigeant et en même temps bien connaître bah bon alors je pense qu'il y a des parcours à avoir vous savez ça m'amuse quand Gabriel Atal dit qu'il faut déburaucratiser le pays je dire on a quand même à la tête du pays des bureaucrates et des apparats chics ce sont des bureaucrates et des apparats chics libéraux mais ce sont quand même des bureaucrates et des apparats chic quand est-ce que Gabriel Atal a travaillé dans la logistique c'est une chose moi non plus hein mais quand est-ce qu'il a rencontré des travailleurs de la logistique pour avoir des longues discussions avec eux avant de prononcer 40 fois à l'Assemblée le mot travail ve dire il a juste été dans des ministères il a jamais franchi le seuil du 6e arrondissement de Paris à un moment c'est j'avais écrit un bouquin à propos d'Emmanuel Macron qui était ce pays que tu ne connais pas bah oui il faut quelque part avoir rencontré discuté échanger longuement peut-être que c'est une transformation de l'univers politique avec toutes les les ce qu' avait de mauvais dans le côté auparavant on était adjoint au maire puis on devenait maire puis on était conseiller départemental on se présentait à la députation on se plantait une fois puis on y revenait une deuxième fois et on gagnait on allait à l'Assemblée à ce moment-là B mais ce ben oui pendant tout ce temps-là quand même quand on on était adjoint au mère on rencontrait tous des gens qui avaient des problèmes de logement qui avaient des problèmes de papier avec qui ça n'allait pas pour le voiture bon et puis on était nourri quand même de de cette petite vie là vous voyez et là maintenant bon quand en planant on devient automatiquement député sans avoir fait les étapes antérieures peut-être que il manque quelque chose qui est de l'ordre d'un ancrage alors je vousarrête juste un instant selon vous à qui incombe la responsabilité du maltraavail en France dites-nous votre avis en commentaire je vous laisse 5 jours par semaine 35 heures par semaine parfois même plus pour des salaires même pas incroyables comment cette vie elle peut nous donner envie aujourd'hui en fait j'arrive pas à me projeter j'arrive pas à me dire que je peux rester dans une boîte plus que je sais pas 5 ans déjà 5 ans ça me paraît énorme tu passes plus de temps éveillé au taf que dans ta vie perso je n'arrive pas à y adhérer je n'en peux plus ça me saoule déjà j'ai bientôt 27 ans je suis déjà saoulée de ce système je suis diplômée depuis 2021 et je me dis déjà je sais très bien que mon travail je le ferai pas toute ma vie je n'arrive pas à trouver de l'épanouissement à refaire la même chose tous les jours de ma vie jusqu'à mes 67 ans pu le truc de dire non mais t'inquiète tu profiteras quand tu seras à la retraite mais pardon mais moi j'ai envie de profiter quand j'ai encore de l'énergie quand je suis encore en bonne santé quand j'ai encore de l'argent sur mon compte en banque vu l'état de la planète et cetera je ne sais même pas où on en sera quand je serai à la retraite je n'arrive pas à me projeter en fait la vie c'est maintenant pour moi quna de la jeunesse justement et comment s'inscrit dans son le le problème c'est que la jeunesse elle subit une série d'écrasements dont l'écrasement au travail c'est-à- direire que elle en rentre contenu de l'état du marché du travail par le plus mauvais bout bien souvent c'estàd par des stages des CDD et ainsi de suite bon maintenant ce que j'aurais envie de de discuter avec Loren c'est est-ce qu'elle trouve du sens à son travail est-ce que elle a le sentiment d'être une équipe là où elle travaille est-ce qu'elle éprouve de la joie dans son travail c'est comme si le travail était détaché de sa vie quand elle le raconte je sais pas vous est-ce que vous avez plaisir à venir ici et ou ALIR c'est galère et vous traîn des pieds tous les matins et à ce moment-l si c'est 5 jours par semaine ça fait beaucoup ENF pour moi c'est un plaisir c'est pour ça que je posais la question au début de est-ce que tous les Français sont concernés par ça mais parce que Lauren fait un peu le même constat que vous sur le monde du travail en disant bah voilà moi je je me P pas forcément 10 ans dans une entreprise j'ai besoin de changer et cetera et donc sur les solutions elle propose d'autres solutions elle a dit bah moi je vais faire 2 ans dans une entreprise puis 2 ans dans une autre et je vais m'accorder des vacances assez régulièrement et pas attendre la retraitei moi j'ai la bien raison de prendre des vacances moi je j'ai déjà milité pour une 6 semaine de congé payé et ainsi de suite bon mais après la question c'est est-ce que dans son travail on a l'impression de vivre aussi en fait il y a deux choix soit on considère que le travail c'est du temps perdu c'est une torture ça sert à rien et c'est juste bon un gagne P et à ce moment-là évidemment ce qu'on doit chercher c'est des compensations c'estàdire un meilleur salaire et des horaires avec le plus de vie à l'extérieur où est-ce que c'est et c'est l'enjeu que je pose que on doit réinvestir le travail et finalement pas le considérer comme étant en dehors de la vie mais il trouvait du sens il a de bien il éprouver de la joie or les Français que je rencontre ils aiment leur travail je le répète ils aiment leur travail ce qui est peut-être pas le cas de Lorine mais il faudrait qu'on que je puisse discuter avec elle de qu'est-ce que c'est son boulot elle parle de la planète à la fin est-ce que son travail a un sens vis-à-vis des défis climatiques qui sont les nôtres est-ce que tous les travails pe avoir un sens avec les déf climatiques mais je pense que aujourd'hui enfin reposer la question du travail c'est se demander de qu'est-ce qu'on a besoin qu'est-ce qu'on a plus besoin comment on veut le produire où on veut le produire c'est se reposer ces questions là mais donc en revanche on naffrontera pas les défis climatiques sans travail transformer les logements 5 millions de passoirs thermiques ça réclame du travail si on veut remettre les marchandises et les voyageurs davantage sur le rail changer nos déplacements c'est du travail si on veut et moi je le souhaite un atelier de réparation par quartier par canton c'est du travail si on veut une agriculture avec moins d'un Tran chimique c'est du travail enfin vous voyez donc il y a transformer la société c'est du travail et bon après moi j'ai un point de vue un peu moral là-dessus aussi sur la question du travail c'est-à-dire que au fond je considère que la société c'est du travail mis en commun que quand je quand je bois un verre il y a une quantité de travail phénoménale il y a le verre lui-même il y a l'eau qui a été filtrée donc il y a une masse de travail derrière et je considère que chacun doit prendre sa part à ce travail commun donc voilà après c'est qu'est-ce qui fait sens ou qu'est-ce qui fait pas sens qu'est-ce qui voilà après je sais pas quel est le boulot de laoren j'aimerais bien le savoir vous le savez vous ou pas je crois B dans le marketing je sais pas si on ça ben marketing en soi disons que non seulement pour bien souvent ce n'est pas un travail qui est bon pour la planète qui peut même lui être nuisible s'il s'agit de vendre davantage de trucs qui servent à rien et qui polluent c'est maintenant peut-être qu'il y a pour moi il y a inventé des publicités qui peut-être feraient sens pour Lorine ce qui est pas l'orientation de la société aujourd'hui mais par exemple mais je j'ai parlé du bâtiment je pense que de la même manière qu'on a des publicités qui disent on a besoin de vous pour sauver entrer dans notre armée de terre et ainsi de suite je pense qu'on devrait avoir des publicités deveneer couvreur devenez zingueur entrez dans le bâtiment parce que vous pouvez participer à à changer votre pays et la planète vous voyez et donc peut-être que si elle participait à ce genre de publicité là ou pour recruter des gens dans l'agriculture peut-être que son travail aurait un sens bon donc donc le le problème c'est que les entreprises n'arrivent plus à faire rêver ceux qui vont travailler dans ces entreprise là parce qu'aujourd'hui il y a beaucoup de jeunes justement qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat monter leur propre projet et donner du sens à ce qu'il veulent faire via ces projets là voilà alors tu vois hier j'étais avec donc je faisis un débat et il y a une personne qui me vient me voir Michell qui est diplômé du supérieur dans il me semble ingénieur bon et il me dit sur les 27 personnes de ma promotion il y en a 23 qui quitent l'ingénieur lui il va devenir marécher bon la conférence des étudiants ingénieurs de agroparch ces jobs sont destructeurs et les choisir c'est nuire en servant les intérêts de quelquesuns c'est pourtant c'est débouch qui nous ont été présentés tout au long de notre cursus agrartech c'est un gros souci c'est un gros souci parce que évidemment on a formé des gens qu's ont des compétences qu's ont beaucoup apporté pour le pays qu'on a besoin de recherche on a besoin de recherche sur les matériaux dans le bâtiment on a besoin de recherche dans l'agriculture on a mais aujourd'hui si le but c'est juste de faire du profit pour des grandes multinationales bah les gens qui cherch un sens sur leur travail il quittent ça pour devenir marécher et donc la question c'est comment on fait pour que ces multinationales que pour que ces grandes entreprises elles soi pas seulement au service du profit mais qu'ell soit au service de affronter les défli climatique de main tu vois et donc et là je pense que Michell il aurait retrouvé du sens dans son travail si jamais ça avait été pour chercher des des des plantes qui vont pouvoir résister au réchauffement climatique ou qui vont nécessiter moins d'irrigation que regarde tu vois un défi on a le maïs on sait que l'agriculture c'est à peu près la moitié des des litres d'eau consommé dans le pays et le maïs c'est la moitié des litres de l'agriculture ça veut dire que le quart des litres du pays va pour le maïs bon est-ce que on a la possibilité de de mettre du sorgou à la place qui est moins consommateur de d'eau bon bah si michaell et ses collègues il participaient à cette recherche là si jamais il contribu à diffuser du savoir auprès des agriculteurs des paysans de notre pays je pense qu'il trouverit un sens et il resteraiit dans ces métiers là donc et c'est tout l'enjeu qu'on a c'est de pouvoir alors comment on arrive à ça comment on arrive à ça mais c'est surtout est-ce que il y a une il y a vraiment une époque où c'était le cas où avant on travaillait on se préoccupait pas du sens et on faisait grandir ses industrie et aujourd'hui l'individualisme de not société fait que on se pose des questions sur le sens qu'on veut donner et les entreprises n'arrivent plus à proposer ça je pense qu'il y a un changement d'époque pour moi qui se produit mais qui date qui se produit en fait au milieu des années 70 qui est quoi qui est que jusqu'à maintenant jusqu'alors c'est pas que tout était parfait loin de là travail des enfants enfin la mine bon mais il y avait le sentiment que le plus amené à du mieux on produisait plus et on vivait mieux pourquoi parce que quand on s'est mis à produire plus ça se voit sur l'espérance de vie ça se voit sur le taux de mortalité infantile le la productivité l'augmentation du PIB était corrélé à des indic de bien-être et en fait on a une décorrélation qui se passe à partir du milieu des années 70 qui fait que la la production le PIB continue augmenter mais que les indices de bien-être n'augmentent plus pourquoi parce que à partir du moment où tu as bien mangé bien mangé deux fois ça sert à rien à partir du moment où tu as un frigo avoir un deuxième frigo c'est un progrès limité maintenant qu'est-ce qu'on nous propose comme progrès c'est le passage à la 4G 5G 6G bon qui nous permettra juste de pouvoir regarder des des vidéos de Loren dans le métro enfin tu vois c'est c'est c'est un progrès qui est quand même limité par rapport à pouvoir se chauffer par exemple donc euh il y a il y a donc je pense qu'à partir du du milieu des années 70 se mettent en place des interrogations qui n'avaient plus cours auparavant bon et après des interrogations qui sont tues qui sont écrasées par quoi par le chômage parce que il y a des gens qui vont avoir le choix on parle des diplômés du supérieur de quel métier ils vont faire comment ils vont s'organiser est-ce qu'ils vont avoir le télétravail la semain de 4 jours et je tant mieux pour eux mais moi je vise l'unité de la nation je veux que ce qui se passe euh le progrès qui peut être apporté à Michel à Lorine bon il il vaille pour le chariste euh il va aille pour l'auxiliaire de vie tu tu vois et que il y ait quelque part un progrès humain pour tous dans notre pays donc à partir de ce moment-là c'est des règles qu'on se fixe et qu'on respecte et donc le le l' le le chômage il y avait ce ce ce S soulèvement quelque part ce désir d'autre chose qui émergeit après 68 et ainsi de suite qui avait des interrogations sur le travail les gens qui se sont établis qui sont allés travailler à l'usine bien qu'il c'était des intellectuels enfin il y avait une espèce de de fourmillement comme ça que je reviens sur le libre échange je reviens sur Restaurer de l'apathie politique je reviens sur voilà qui fait que les délocalisation que la peur s'est installée dans les cœurs sais on vit plus les jours pe les jours heureux aujourd'hui on vit des jours peureux et voilà si on comprend pas le peur la peur qui est habite les classes populaires en particulier la peur pour soi de perdre son travail mais la peur pour ses enfants qui trouvent pas leur place dans la société si on on on ne place pas ce mot peur au cœur on comprend rien et donc voilà il a il s'agit de chasser la peur et les les interrogations sur le travail reviennent peut-être parce qu'il y a un peu plus plus d'emplois mais ell reviennent aussi peut-être parmi des gens qui ont davantage de choix vous avez parlé d'unité nationale mais est-ce que la gauche aujourd'hui elle est capable de cette unité nationale je dis ça parce que moi récemment j'ai lu ce livre de Michel vinoc la gauche en France et dedans il explique assez bien que le socialisme c'est fondé sur les les préoccupations ouvrières et qu'au fur et à mesure des années les ouvriers ne votant plus forcément pour Dion en fait la classe rourière Dion euh le socialiste s intéressé au salariés et aujourd'hui à qui euh parle la gauche fondamentalement parce que on voit les salariés plus précaires vont voter plus pour le rassemblement national les salariés moins précaires vont voter peut-être pour le parti présidentiel Renaissance à la présidentielle chez les jeunes la France insoumise fait le même score que le rassemblement national quasiment à qui aujourd'hui la gauche parle et comment s'inscrit justement dans dans ce projet pour être juste les salariés les plus précaires ils ont voté à gauche les c'est les salariés qui sont dans un espèce d'entre deux qui peuvent davantage se tourner vers le rassemblement national voilà bon mais c'est euh c'est pas de l'ordre du détail mais c'est c'est la réalité des choses aujourd'hui dire le problème de la gauche c'est que pendant 40 ans elle a pas été de gauche à partir du milieu des années 80 il y a eu un choix d'abandon des ouvriers en particulier quand on on met en place des politiques de libre échange quand on élargit l'Union européenne à l'est que dans un coin comme le mien qui était un coin industriel qui de meurt quand même en partie mais que on a des délocalisations en série alors je te fais la liste un peu mais magnettimarelli whirpool hwell goodouur whpool le il y avait eu le lavelinge il eu le sècheelinge Parisio sèche de France abélia et que dans la cette masse là ça part vers la Slovaquie la Pologne et la Roumanie je veux dire ça veut dire que la gauche quand elle fait ça elle détruit la branche sur laquelle elle est assise elle détruit la classe ouvrière qui fatalement va aller chercher d'autres options d'autres solutions qui vont lui parler de protection donc on a un souci aujourd'hui c'est que on porte un héritage de 40 ans d'une gauche qui n'a pas été de gauche qui 40 ans d'une gauche qui a renoncé pour les gens qui votaient pour elle tu vois qui a détruit sa propre base donc c'est c'est un souci de de de de d'incarner ça auprès de gens qui ont pu en être dégoûté donc il y a un enjeu euh à ce niveau-là de retrouver un lien avec les classes populaires qui a une conf qui se renoue et ça se fait pas comme ça en claquant des doigts et je dis pas que tout ça soit simple donc je pense que la gauche elle doit se réancré dans les classes populaires elle doit se réancrer dans le monde du travail sans que ça soit exclusif les quartiers populaires elle doit leur parler je dis la France des Bours et la France des tours elle doit parler au mouvement féministe enfin il y a une conjonction de cause aujourd'hui qui s'agit de porter et mais ne pas oublier moi c'est vrai que j'ai fondé mon journal en 99 parce qu'on est dans un temps où comme le reproché pierre Moroi à Lionel Jospin dans sa campagne de 2002 on n'ose plus prononcer le mot ouvrier c'est pas un gros mot pourquoi pourquoi parce que à l'époque c'était hasbine c'était du passé c'était des passés les usines ça puait et ça polluait pas dépassé aujourd'hui non aujourd'hui je pense que il y a il y a des des des grands changements il y a un grand retour il y a un retour de la question du travail il a un retour de la question ouvrière il y a un retour des classes populaires on on vit plus le même temps l'industrie dire le premier le plus grand des retourneurs de veste c'est Emmanuel Macron qui en 201 oui qui en 2017 é sur le mode startup
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nation
[Applaudissements]
truc chien de la destruction créatrice s'il y a des vieilles usines qui ferment tant mieux parce qu'au fond ça va se recréer en mieux ailleurs et c'est ça qui sera la création de valeur bon voilà ce baratin que on a entendu pendant 40 ans et c'est l'homme qui vient te dire maintenant il faut réindustrialiser le pays il faut retrouver la souveraineté des mots qui lui étaient auparavant interdit ce sont pour l'instant que des mots mais enfin dans le discours ça change dans l'idéologie ça change sur les défis technologiques aussi sur inence artificielle c'est des sujets sur lesquel on vous entend peu aussi est-ce que j'aiécis un bouquin entier qui s'appelle leur progrès et le notre bon alors parce que comme je suis un graphoman en série mais justement là-dessus comment la gauche doit se positionner et doit accompagner les ouvriers je vais reposer la question pour moi la clé c'est la démocratie je le dis aujourd'hui le travail va mal dans notre pays mais on sait quelle est la clé pour que ça aille mieux les salariés qui qui subissent des changements sans être informé ou en étant informé mais sans être consulté ou en étant consulté mais sans avoir d'influence sur leur travail on voit le taux de Burnout le découragement au travail de plus avoir le cœur à l'ouvrage qui gagne d'accord en revanche dès que on les informe qu'on les consulte et qu' peuvent avoir une influence sur leur travail c'est pas seulement qu'ils acceptent les changements mais c'est que comme ils y participent ils se sentent mieux dans leur travail donc c'est et ça c'est documenté par tous les économistes les sociologues du travail mais c'est documenté par les syndicalistes les les Assises Nationales du travail voulu par Emmanuel Macron l'an dernier elle demandait ça que les salariés soient écoutés et qu'ils aient de l'influence sur leur travail donc on sait le chemin pour que les gens se sent mieux c'est cette question là et donc ce qui vaut l'entrée de la démocratie de l'entreprise je dis par le haut par un/ers de salariés au conseil d'administration pour pouvoir peser sur les grandes orientations mais à la base avec des conseils d'atelier les gens qui peuvent se réunir j une fois par mois une demi-journée par mois sans leur direction pour se demander qu'est-ce qu' va qu'est-ce qui va pas dans notre boulot et faire remonter ça bon cette démocratie ça vaut sur la technologie aussi quand on fait entrer le casque commande vocale dans les ateliers de logistique le souci c'est que ça se fait seulement à l'initiative du patron qui balance ça au salariés sur leur demander qu'est-ce qu'ils veulent cont comme contrepartie dans quelles conditions ça doit se mettre en œuvre ainsi de suite et que si ça se trouve ce qui est vécu comme une violence et une dégradation du travail pourrait être vécu positivement si jamais il y avait davantage de temps de pause enfin voilà tu prends les caisses automatiques chez les caissières mais on le on le on leur impose on leur donne pas le choix c'est le capital qui décide avec une seule fin qui est le profit et ça il y a eu des textes qui ont été rédigés dès les années 78 chez docker de France San Francisco enfin des des très beaux textes qui disent voilà le progrès technologique il peut être un progrès humain mais il peut être le contraire aussi et c'est à nous travailleurs de décider que de comment on l'accepte ou pas dans notre entreprise il y a pas l'innovation technologique elle est pas bien ou mal en soi elle dépend de ce qu'on en fait mais ça ça doit pas être seulement au patrons aux actionnaires d'en décider avec une seule fin qui est les chiffres le profit mais ça doit être traduit par les salariés qui se demandent qu'est-ce qu'ils en font eux aussi donc restaurer une démocratie dans les organes de travail c'est ça qui permettrait de résoudre cette crise la crise technologique tu veux dire la crise même de manère d'abord rappeler que le ce mal travail a un coup et un coup gigantesque dans notre pays c'est un coup humain c'est 100000 personnes qui tous les ans sortent du travail broyer psychiquement ou physiquement donc c'est le plus grand des plans socials c'est l'équivalent de ma ville Damien qui serait licencié tous les ans et qui retrouveraiit pas de boulot derrière parce qu'ils iraient tellement mal c'est toute la l'industrie automobile qui disparaîtrait chaque année donc c'est c'est gigantesque ça un coût pour la sécurité sociale ce sont des dizaines de milliards d'euros ça un coût pour les entreprises parce qu'il y a du turnover de l'absentéisme et c'est un coup pour la société puisque en fait il y a des secteurs qui sont quasiment paralysés l'aide à domicile aujourd'hui va très mal à cause de ces conditions de travail les crèches on a du mal à recruter à cause des conditions de travail donc bon euh donc ça ça un coup gigantesque et évidemment ce qui apparaît comme une clé c'est que les salariés soient associés qu'il puissent discuter que en fait il y ait quasiment une reprise de parole et que la reprise de parole contribue à une reprise de pouvoir et ça ça risque pas justement de diminuer la productivité des entreprises le fait que certains salariés puissent prendre des décisions à cette échelle là je je me fais l'avocat justement des dirigeants d'entreprise qui peuvent justement se dire bah si moi j'ai pris des décision pour être plus productif par rapport à l'autre entreprise que je connais bien et donc je sais que ça va améliorer ça peut-être le salarié n' a pas tout à fait alors je je le dis comme ça par incisme mais c'était déjà le le raisonnement quand on a voulu mettre fin au travail des enfants en 1841 il y a un rapport qui est publié et qui montre comment le rapport vilhermet remarquable qui montre comment les enfants vont mal et on a déjà deux réactions à la fois de la droite et des chefs d'entreprise qui est on va pas pouvoir tenir la concurrence avec l'Angleterre d'une part et d'autre part si l'État met un pas un pied dans l'entreprise où est-ce que ça ça va s'arrêter donc on veut pas qu'il vienneent réglementer nos histoires bon dire que de la même manière que ce qui se passe sur l'environnement où on a des coûts qui sont externalisé donc ça veut dire quoi ça veut dire que quand il y a des des usines ou une agriculture qui pollue les les rivières ça un coût derrière en terme de dépollution et c'est un coût qui est pour toute la société qui est pas payé par l'entreprise bon ben là de la même manière on a un coup gigantesque pour la société que je que je dis alors tu vois je cite Xavier Bertrand Ministre du TR travail de droite qui dit rien que le stress c'est 3 à 4 % du PIB plus d'une centaine de milliards d'euros donc c'est un coup gigantesque pour la société mais qui n'est pas payé par l'entreprise mais qui est payé par le contribuable qui est payé par la Sécurité Sociale enfin voilà qui est payé par tout ça donc déjà ça il y a il y a ce coup là dont il s'agit de de tenir compte ensuite ce qui est montré par des analystes c'est que par exemple les sociétés coopératives qui sont le modèle je dis pas qu'on va réussir à transformer toutes les multinationales en société coopérativ mais enfin c'est le modèle de la démocratie en entreprise elles sont plus productive elles encaissent mieux les chocs voilà il y a pas de lien aujourd'hui il y aurait plutôt un lien positif entre l'entrée de la démocratie l'entreprise le courage de cœur à l'ouvrage que retrouvent les salariés l'envie de mieux faire et la les gains de productivité ça dépend si on se place sur le court terme ou si on se place sur le très long terme à court terme il peut y avoir des gains mais à très long terme on use la main d'œuvre on doit avoir deux chocs à affronter qui doivent nous guider le premier choc je l'ai énoncé c'est le choc climatique qui réclame un travail respecté parce que on n'arrivera pas à transformer notre pays si les Français ils ont pas de une fierté de leur travail s'ils ont pas le cœur à l'ouvrage on leur fer pas faire tous ces changements là malgré eux en traînant des pieds bon mais il y a un deuxième choc qui est le choc démographique on va avoir de moins en moins de personnes en âge de travailler et on va avoir de plus en plus de personnes âgé dont il faudra s'occuper ça réclame du coup que on considère plus que la main d'œuvre est une matière première qu'on peut jeter parce qu'il y en a 1000 qui attendent à la porte mais que au contraire on se demande comment on la garde comment on la on la soigne pour qu'elle puisse soigner quoi faut pas réarmer démocraphiquement la France je je bien prendre la question sérieux mais je veux bien prendre la question au sérieux on fait les enfants de plus en plus tard l'infertilité masculine comme féminine a beaucoup progressé ces dernières années et fait souffrir beaucoup de couples un grand plan de lutte contre ce fléo sera engagé pour permettre justement ce réarmement démographique vous abordez la solution sur il faut s'occuper des personnes âgées il y aura moins de de toute façon dans les prochaines décennies c'est déjà même si on se met à procréer euh comme des lapins euh et ben euh de toute façon c'est rappé pour les prochaines décennies d'accord donc euh après si euh on prend au sérieux tu vois euh la crise de la jeunesse est aussi une crise démographique il faut je dis ça comme ça mais il y a un écrasement aujourd'hui la jeunesse a plein de points de vue et la première des causes pour moi c'est l'écrasement démographique c'està-dire que à l'inverse de ce qui se passe sur un marché normal ou dans la loi de l'offre et de la demande ce qui est rare est cher en matière démographique ce qui est rare est écrasé et aujourd'hui tu as de plus en plus de personnes âgées tu as de moins en moins de jeunes et en fait tu as une jeunesse qui est écrasée sur le plan démographique sachant que ça se double d'un écrasement politique parce que comme les jeunes vont beaucoup moins voter que les personnes âgées en gros il faut quatre jeunes pour une une personne âgée à une élection cont tenue de des taux de participation bien souvent et ben tu as une attention politique qui est beaucoup moins portée vers la jeunesse qu'elle n'est portée vers les personnes âgées et donc du coup après tu peux avoir un écrasement social tu peux avoir un écrasement immobilier tu peux avoir un écrasement écologique puisque ceux qui vont avoir payer le prix des dégâts écologiques d'aujourd'hui ça c'est la jeunesse bon sur le r moment démographique je veux dire ça part cette formule participe d'un côté sinistre du moment hein pour moi la France la jeunesse en particulier mais VI un temps de dépression et quand on te dit qu'il faut faire des enfants pour réarmer qui a envie de faire des enfants pour réarmer le pays personne tu fais des enfants parce que tu as du désir pour l'autre tu as du désir d'avoir un enfant de de d'accompagner un être à la maternelle de le voir grandir enfin tu vois peut-être qu'il soit là aussi quand toi tu seras sur ton lit de mort j'en sais rien mais tout ça c'est c'est c'est comme sil y avait une extinction du désir dans la parole du président de la République et et tout ça a été remplacé en devoir tu personne fera d'enfant par devoir quoi merci à tous d'avoir regardé cette vidéo j'espère qu'elle vous a plu si c'est le cas pensez bien laisser un j'aime à mettre un commentaire et à vous abonner pour être notifié lorsqu'une prochaine vidéo sortira d'ici là vous pouvez toujours nous suivre en vous abonnant à notre newsletter on vous partage le débat qui a fait l'actualité dans la semaine ou sur nos plateformes de podcast où on vous propose tous nos contenus en format audio il y a même du contenu exclusif d'ici là portez-vous bien
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