Manuel Bompard RECADRE un journaliste de BFMTV en direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la richesse produite chaque année est tirée par la consommation populaire, bah évidemment qu'une politique de baisse du pouvoir d'achat, ça se traduit par des difficultés économiques.
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous souhaitez que ce soit aussi les anciens présidents, qu'on arrête tous les privilèges ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est ça la bonne solution aujourd'hui ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut se permettre de travailler beaucoup moins que les autres et avoir la même protection sociale ?
- 4:43OuverteRéponse directe
Comment on paye notre protection sociale ?
- 5:54RelanceRéponse directe
Est-ce que vous avez déjà manifesté au côté des patrons ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la richesse produite chaque année est tirée par la consommation populaire, bah évidemment qu'une politique de baisse du pouvoir d'achat, ça se traduit par des difficultés économiques. »
- 1:00Fait
« Je suis favorable au fait qu'on remette en cause un certain nombre de privilèges qui sont franchement totalement incompréhensibles. »
- 2:29Fait
« La seule limite, la seule réserve qu'on peut comprendre, c'est des questions liées à la sécurité des personnes. »
- 3:36Fait
« Depuis l'année dernière, vous avez une majorité de députés qui sont favorables à l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 4:43Fait
« Moi je crois qu'il faut rester fidèle à ce système parce que les autres modèles qui existent ailleurs en France, souvent on compare la France avec d'autres pays. »
- 5:19Promesse
« Moi, je suis favorable au retour à la retraite à 60 ans. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la richesse produite chaque année est tirée par la consommation populaire, bah évidemment qu'une politique de baisse du pouvoir d'achat, ça se traduit par des difficultés économiques. POI d'achat en France ne baisse pas, c'est une erreur. Non non, regardez les chiffres de l'INC. Le pouvoir d'achat continue d'augmenter en France faiblement. Madame, depuis que Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 et vous pourrez vérifier ces chiffres, le salaire net Oui, mais le pouvoir d'achat, il a baissé de il a baissé de 3 %. Manuel Bompard pulvérise le plateau de BFMTV en direct. Pouvoir d'achat, retraite, privilège des anciens responsables politiques, financement de la protection sociale. Bonpar défend ses
positions et refuse de laisser passer ce qu'il considère comme des raccourcis. Mais l'échange va rapidement prendre une autre dimension. Interroger sur les mobilisations sociales, les grèves et les difficultés des petits commerçants, il retournent les arguments du plateau en mettant directement en cause les choix économiques du gouvernement. Puis lorsque la discussion bascule sur la montée de l'extrême droite en Europe et en France, Manuel Bonpard hausse encore le ton et livre une réponse particulièrement offensive. Le débat devient électrique, les échanges s'enchaînent et Bonpard ne recule devant aucune question. Une confrontation explosive que vous allez découvrir maintenant. les dépenses de l'État, il dit vouloir faire un un effort avec
notamment retirer les privilèges accordés à vie à certains anciens membres du gouvernement ou faire le ménage dans tous ces organismes parfois inutiles de l'État sur ce plan-là. Vous applaudissez ou de toute façon, ce sont des sommes mineures et ridicules et c'est pas là où il faut se concentrer ? Bon, les deux. C'est-à-dire que évidemment que moi je suis favorable au fait qu'on remette en cause un certain nombre de privilèges qui sont franchement totalement incompréhensibles. Quand vous avez été président de la République il y a 20 ans ou 30 ans ou premier ministre il y a 20 ans ou 30 ans, rien ne justifie que vous continuez à pouvoir jouir ou bénéficier d'un certain nombre de privilèges. Donc évidemment que je suis favorable à cette mesure. D'ailleurs, nous-même depuis des
années et des années dans les débats budgétaires à l'Assemblée nationale, vous pourrez le retrouver au sein de la commission des finances, nous déposions des amendements sur ce sujet. Donc je vais pas vous dire que je suis en désaccord avec cette mesure, mais faire croire que c'est ce type de mesure qui va permettre en quelque sorte de changer radicalement la politique économique du pays ne correspond pas évidemment à la réalité. Mais quand elle dit, excusez-moi, quand elle dit les il dit les membres, les anciens membres du gouvernement, vous souhaiteriez que ce soit aussi les anciens présidents, qu'on arrête tous les privilèges, tous les avantag, il y a déjà de ma part sur les anciens présidents de la République, il y a déjà eu des réformes ces années précédentes.
Je pense qu'on peut aller plus loin. La seule limite, la seule réserve qu'on peut comprendre, c'est des questions liées à la sécurité des personnes qui se sont retrouvées très largement exposées, qui sont devenues des personnalités publiques. Donc, c'est légitime qu'on fasse en sorte que ces personnes puissent vivre en sécurité. Mais tout le reste me paraît excessivement abusé. Luc. Alors, parlons d'un sujet qui pèse nettement plus dans le budget de la France, ce sont les retraites. Euh Sébastien Lecornu ne veut pas rouvrir le conclave. On sait pourtant que le le dossier n'est pas clos hein, ni pour les syndicats ni pour les partis de gauche. La CFDT propose de suspendre la réforme jusqu'aux élections présidentielles de 2027. Est-ce que c'est ça la bonne solution aujourd'hui ?
Non, la bonne solution c'est de laisser les parlementaires s'exprimer sur ce sujet. Enfin, c'est quand même extraordinaire. Depuis l'année dernière, vous avez une majorité de députés qui sont favorables à l'abrogation de la réforme des retraites. Donc le retour de la retraite à 62 ans évidemment. Mais enfin quand même, excusez-moi, mais j'ai l'impression que il faudrait venir arracher à monsieur le Cornu s'il veut bien nous laisser nous les parlementaires pouvoir voter. Alors là, monsieur le Cornu, je l'interroge sur sa cohérence parce que bah écoutez, monsieur le Cornu dans son même interview, il dit "Je vais changer de pratique, c'est les parlementaires qui vont avoir le pouvoir." Et ben si monsieur le cornu a l'intention de donner au parlementaires le pouvoir, la
première chose à faire c'est de laisser les députés voter sur la drogation. voisins européens travaillent nettement plus que les Français en Allemagne, en Espagne, en Italie, travaillent jusqu'à 65 ans. Est-ce qu'on peut se permettre de travailler beaucoup moins que les autres et avoir la même protection sociale ? Bien sûr, c'est un choix de société. Et comment on paye ? Comment on paye notre protection sociale ? Mais mais madame, le notre modèle social aujourd'hui, je vais vous choquer peut-être, mais notre modèle social aujourd'hui de manière globale, de manière totale, il est à l'équilibre. Ah, pas du tout. Si, bien sûr, c'est parce que vous la dette, c'est la moitié du déficit français chaque année, parce que vous ne prenez pas en compte le fait que le vous
ne prenez pas en compte le fait que ces dernières années, il y a eu des politiques publiques, des décisions politiques sont des décisions de d'exonération de cotisation sociale, c'est-à-dire des cotisations qui devaient normalement venir abonder le financement de notre modèle social, des retraites, du système de santé. Il y a eu des exonérations qui ont été accordées en particulier aux grandes entreprises que l'État n'a pas compensé et qui sont aujourd'hui entièrement responsables des problèmes de financement de notre modèle social. Donc après, vous avez raison, c'est un choix de société. Moi personnellement, je suis fier de l'histoire de la France, de du fait que la France après la Seconde Guerre mondiale a décidé d'avoir un système, une sécurité sociale, un
système de retraite par répartition qui considère que quand on touche notre salaire et ben il y a une partie de ce salaire qui vient financer un système de protection sociale et un système de retraite. Moi je crois qu'il faut rester fidèle à ce système parce que les autres modèles qui existent ailleurs en France, souvent on compare la France avec d'autres pays en disant "Oui, mais en France, on prend plus d'argent de de prélèvement public et cetera, mais on ne dit jamais que dans les autres pays, quand il y a pas de système par exemple public de protection de santé, et ben alors on doit aller vers des assurances privées. Ou quand il y a pas de système de retraite par répartition, alors on doit aller vers des systèmes de retraite par capitalisation et à la fin on est
moins protégé et la retraite, elle est moins bonne. Donc pardon mais moi je suis fidèle et je suis attaché au système de protection sociale à la française. Je crois qu'au contraire, il faut le défendre et le développer encore. Donc oui, il faut ramener la retraite à 62 ans et même je pense qu'il faut aller plus loin ensuite et ça ça sera un débat de campagne présidentielle. Moi, je suis favorable au retour à la retraite à 60 ans. Donc je me rête une seconde sur ce que vous venez de dire quand le premier ministre dit il n'y a pas de nouveaux conclave, vous l'appelez solennellement ce matin à ce que l'Assemblée nationale soit à nouveau saisie du dossier des retraites. Bah oui, mais enfin comment comment vous dire ? Je sais pas, je trouve que ça devrait quand même être une évidence de
de dire que en démocratie ça devrait être les CFDT ne réclame pas ça. C'est quand même le principal syndicat de France. Madame, la CFDT peut avoir sa propre position, mais il vous a pas échappé que euh il y a maintenant 2 ans, au moment de la mobilisation contre la réforme des retraites, il y avait l'unanimité de l'ensemble des organisations syndicales pour s'opposer à la réforme visant à mettre l'âge de départ à la retraite à 64 ans. Il y avait d'ailleurs l'unanimité des organisations syndicales, il y avait quasiment l'unanimité du pays. Il y avait plus de 90 % des actifs qui étaient opposés à la retraite à 64 ans et il y avait même une majorité de députés qui étaient opposés et cette réforme n'a pu passer que par l'intermédiaire d'un 493. Et depuis à
plusieurs reprises, nous les insoumis à l'Assemblée nationale, nous avons cherché à déposer des propositions de loi pour que les parlementaires puissent enfin voter sur ce sujet et à chaque fois les députés macronistes nous ont empêché de le faire. Alors donc c'est pour ça je réagis comme ça parce que je trouve ça quand même extraordinaire qu'il faudrait quasiment demander au premier ministre ou supplier le premier ministre pour que les parlementaires puisse voter. Çait quand même être la base de notre démocratie. Non, je ne le supplie de rien et je je réagis euh euh évidemment avec plaisir à vos questions, mais le fond de ma pensée, c'est que ce Premier ministre est-il légitime, qu'il ne devrait pas être euh en place évidemment euh la la politique macroniste,
il a été nommé constitutionnellement selon une décision du président de la République tout à fait conforme à la Constitution si vous le souhaitez mais non, je le souhaite pas, c'est la Constitution. vous aura mais il ne vous aura pas échopé que depuis un an, il y a un an, le président de la République a dissou l'Assemblée nationale qu'il y a eu des nouvelles élections, que les macronistes ont largement été battus dans ces élections, qu'ils ont perdu et que depuis monsieur Macron sans tête a continué à nommer comme premier ministre des personnes qui ont l'intention de mettre en place estime qu'il ne veut pas de taxation supplémentaire effectivement des grands patrons. Si les impôts dit-il augmentent, il y aura une grande mobilisation patronale avertit-il.
Est-ce que vous avez déjà manifesté au côté des patrons ? Ils vont peut-être vous rejoindre. Non, parce que là, je passe je pense qu'on partage pas avec euh monsieur Martin les mêmes objectifs si de y avoir, je trouve ça fort de café pour vous dire les choses. Franchement, on parle d'un secteur très étroit du patronat, celui qui est représenté par le MEDEF qui représente essentiellement les très grands groupes, les très grandes entreprises qui quand même depuis des années et des années, notamment depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, ont été gorgés d'argent public, des désaides aux entreprises de plus de 200 milliards d'euros chaque année. L'État verse chaque année aux entreprises et essentiellement aux très grandes entreprises plus de 200 millions
milliards pardon d'euros d'argent public qui ne s'est pas traduit dans l'investissement, qui ne s'est pas traduit dans les salaires depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Les salaires ont baissé de 3 % salair réels ramenés à à l'inflation et qui se sont traduits par une augmentation historique des dividendes. Et quand on vous dit aujourd'hui il faut mettre davantage la contribution ces grandes entreprises, attention moi je dis pas tous les patrons, on parle des grands groupes, des grandes entreprises qui ont très largement profité de cette politique. On nous dit pas touche, sinon on va manifester. Et souvent on me dit oui mais c'est eux qui ont créé de l'emploi. Mais ce n'est pas vrai. Les grands groupes dont on parle depuis 10 ans dans ce pays, ils ont détruit 250000
emplois. Ceux qui ont créé des emplois dans ce pays ces dernières années, c'est les petites entreprises, c'est les artisans, c'est les PME. Donc à un moment, il faut avoir une politique qui soit une politique qui concentre les efforts sur les très grands groupes, sur les très grandes entreprises, sur les multinationales et qui permettent au contraire de faciliter la vie des petits groupes et des petites entreprises n'ont pas de visibilité en ce moment, qu'il y a pas de croissance, qu'ils vont finalement devoir à la fin détruire des emplois si on continue de les assommer. Madame Atala, on transmet ce qu'ils disent. J'entends bien mais vous vous admettrez que le budget de monsieur Baayou qui était la reprise à peu près du budget de monsieur Barnier a diminué la croissance du pays
par deux que si le plan Baoui si les prévient à côté la croissance elle est plutôt meilleure qu'on attendait ça passe plutôt bien pour la France mais par rapport aux prévisions sauf que pardon enfin excusez-moi mais les prévisions de croissance l'année dernière elles étaient à peu près 2 14 on est passé à 07 à peu près pour les pas que il y a Donald Trump il y a beaucoup de choses qui se passent dans le monde qui pissent sur les entreprises même le fond monétaire international qui est pas une agence insoumise vous dit une chose simple que tout le monde doit pouvoir comprendre, c'est que si vous avez une politique de compression de la dépense publique, donc compression de l'investissement public, de réduction du pouvoir d'achat, quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la
richesse produite chaque année est tirée par la consommation populaire, bah évidemment qu'une politique de baisse du pouvoir d'achat, ça se traduit par des difficultés économiques. Le pouvoir d'achat en France ne baisse pas, hein, c'est une erreur. Non, non, regardez les chiffres de l'INC, le pouvoir d'achat continue d'augmenter en France faiblement. Madame, depuis que Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 et vous pourrez vérifier ces chiffres, le salaire net Oui, mais le pouvoir d'achat, il a baissé de il a baissé de 3 %. Donc pardon. Donc excusez-moi, tout ça pour dire évidemment que les grands groupes et les grandes entreprises, ils doivent être mis davantage à contribution évidemment. Et là venir en quelque sorte nous dire que sont maltraités alors
queils ont très largement profité de la politique d'Emmanuel Macron, je trouve vraiment ça avec une forme d'indécens. Au final, cet échange entre Manuel Bompard et le plateau de BFMV aura été particulièrement tendu. Sur les retraite, le pouvoir d'achat, la politique économique et les mobilisations sociales. Le député a défendu ses positions sans détour, tout en contestant plusieurs arguments avancés par ses interlocuteurs. Il a notamment insisté sur la nécessité de laisser les parlementaires se prononcer sur les retraites et à appeler à poursuivre la mobilisation sociale.
Manuel Bompard