Tourisme dans la Loire : une cinquième année consécutive de hausse de la fréquentation estivale
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
Bonjour à vous, vous êtes président de Loire Tourisme et député Les Républicains du Rouenais.
- 1:23OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vient récompenser les choix faits dans les années précédentes ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Les sites en altitude ont battu des records, comment éviter la saturation ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Comment accompagner les professionnels pour le rafraîchissement ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Est-ce la vocation de Loire Tourisme d'accompagner économiquement ces projets ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Quelle est la solution miracle face au prix du carburant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09InvitéChiffre
« Le tourisme dans la Loire, c'est 5% des emplois. »
- 1:12InvitéChiffre
« Chaque touriste qui vient chez nous dépense en moyenne 60 euros par jour. »
- 5:23InvitéPromesse
« Une baisse de près de 20 centimes du prix du carburant grâce à la suppression d'une contribution des C2E. »
Temps de parole
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Il est 8h moins le quart et pour la cinquième année de suite, le tourisme a progressé dans le département de la Loire avec avant tout des visiteurs de nos départements voisins. Des chiffres dévoilés par Loire Tourisme et David, nous recevons ce matin le président. Antoine Vermorel-Marquès, bonjour à vous.
Bonjour monsieur Vermorel-Marquès. Vermorel-Marquès, est-ce que vous nous entendez ? Je n'entends plus le retour du tout. Ah oui, nous on vous entend monsieur Vermorel-Marquès. Ah parfait, bonjour. Voilà, je me suis entendu effectivement, petit retour. On vous présente, vous êtes président de Loire Tourisme. On vous connaît aussi bien sûr comme député Les Républicains du Rouenais. Vous êtes en voiture et on va parler justement du carburant dans une minute. Mais effectivement, d'abord l'actu c'est le tourisme avec ses 2,8 millions de nuités dans le département de la Loire sur l'été qu'on vient de terminer, 2% de plus par rapport à l'an dernier. Cinquième année de suite d'augmentation.
Monsieur Vermorel-Marquès, ça n'est plus un sursaut, c'est une vraie tendance.
C
'est une vraie tendance et c'est une vraie victoire pour les acteurs du tourisme. Le tourisme dans la Loire, c'est 5% des emplois. Chaque touriste qui vient chez nous dépense en moyenne 60 euros par jour. Et donc c'est autant de richesse pour notre territoire et pour les habitants qui y vivent. Et c'est effectivement une vraie victoire pour le département que de voir le tourisme progresser pour la cinquième année consécutive malgré le contexte qui est difficile.
Qu
'est-ce que ça vient récompenser sur les choix qui ont été faits dans les années précédentes ? C'est très bon chiffre.
C'est des choix très forts de la part du président du département, Georges Giegler, de miser sur la communication nationale, d'aller chercher des touristes à Lyon et à Paris, de faire en sorte de faire connaître davantage notre territoire et notre département, mais aussi de monter en gamme et d'aider les hébergeurs, les restaurateurs, les activités de loisirs a touché un nouveau public, plus jeune, plus urbain, un public avec des familles. Et c'est ça aujourd'hui que l'on constate dans les données qui nous sont données. Et également le retour de la clientèle étrangère qui après le Covid, évidemment, était restée chez elle.
Et on voit les nuitées étrangères qui augmentent de 1% cette année par rapport à l'an passé.
On a la chance dans le département de la Loire d'avoir des sites en altitude. Ils ont pour certains battu des records de fréquentation. Il faut les encourager, mais peut-être éviter la saturation, trouver le bon équilibre sur ces lieux-là.
On est loin encore de la saturation et c'est tant mieux parce que je pense que les touristes qui viennent chez nous cherchent justement la déconnexion, le retour à la nature, des îlots de fraîcheur, voire des refuges climatiques aussi en pleine période de canicule. Et on le voit dans le top 3 des touristes qui viennent chez nous.
Il
y a tous les touristes qui viennent de Provence, Alpes, Côte d'Azur, qui cherchent la fraîcheur et qui se retrouvent dans les monts du Forêt, dans les monts de la Madeleine, les monts du Lionel, le Pila, en hauteur pour faire en sorte d'avoir moins chaud, notamment dans les périodes caniculaires.
Alors le recours, naturellement, on en parle beaucoup depuis des semaines pour trouver de la fraîcheur,
c
'est la climatisation. C'est un enjeu peut-être, on l'imagine naturellement, pour les restaurants, les hôtels, les hébergements dans les années qui viennent. Comment on accompagne les professionnels
?
Tout ce qui est rafraîchissement est devenu indispensable, que ce soit la climatisation, mais aussi les parties plus naturelles, la question de la primatisation aussi. Et on le voit d'ailleurs, entre les acteurs qui ont des espaces de fraîcheur où on peut se rafraîchir et ceux qui n'en ont pas, il y a une vraie différence aujourd'hui. Et donc tout l'enjeu de Loire Tourisme aujourd'hui, ça va être d'accompagner les professionnels du tourisme à avoir davantage de fraîcheur. En clair, il y a dix ans, vous alliez sur le site internet de Loire Tourisme pour trouver les endroits, que faire quand il pleut dans la Loire ? Maintenant, il faut qu
'on
vous fasse la page que faire quand il fait trop chaud dans la Loire ? Et c'est ces refuges climatiques qu'il faut qu'on identifie très clairement pour que le tourisme puisse continuer à passer de bonnes vacances chez nous.
Est-ce que c'est la vocation de Loire Tourisme d'accompagner économiquement, ou en tout cas de flécher économiquement, pour mener à bien ces projets de rafraîchissement
?
C'est notre mission première. Notre mission première, c'est d'accompagner les professionnels du tourisme et la deuxième, c'est de faire venir les touristes. L'un ne va pas sans l'autre. Aujourd'hui, le touriste, il dit parfois, on est venu par hasard, donc ça, il faut qu'on arrive à encore faire connaître notre département, mais on reviendra. Et le on reviendra, c'est parce qu'il a été bien accueilli, bien reçu. C'est cet esprit bossène, stéphanois et ligérien de faire en sorte que quand quelqu'un vient, on est généreux avec lui, on l'accueille dignement.
Et c'est des choses toutes simples, c'est lui dire bonjour, lui tendre la main, lui prêter une bouteille d'eau, ce qu'on ne trouve plus sur la côte d'Azur ou dans les endroits où il y a trop de touristes. Et c'est plein de témoignages qui nous reviennent sur les réseaux sociaux de Françaises, de Français, de personnes étrangères qui ont passé des très bonnes vacances, qui se sont ressourcées dans notre département. Et c'est une très bonne nouvelle pour nous, mais aussi pour eux-mêmes.
L'actu de ce mardi, Antoine Vermorel-Marquest, aussi les annonces attendues cet après-midi à 17h concernant les aides au carburant. On était ce matin dans les journaux d'ici Saint-Etienne-Loire, chez vous dans le Rouenais, notamment au Coteau, 2,50
euros
le litre de diesel. Là, ça dépasse l'entendement. Quelle est la solution miracle s'il y en a une
?
C'est les plus tenables. Aujourd'hui, quelqu'un qui prend sa voiture pour aller travailler dépense autant d'argent dans son plein qu'on compte. Donc, il faut qu'on arrive à trouver des baisses de taxes. Il n
'y a
pas d'autre choix que ce niveau-là. Ou ce que nous proposons, nous, avec Bruno Retailleau, c'est-à-dire une baisse de près de 20 centimes du prix du carburant grâce à la suppression d'une contribution des C2E. Et c'est devenu indispensable. Ce qui est triste,
c
'est que les finances publiques françaises sont tellement dégradées, et ce n
'est
pas faute d'avoir tiré la sonnette d'alarme, que cette baisse de taxes va être financée par nos enfants et nos petits-enfants. Et c'est ça qui est inacceptable aujourd'hui. C
'est
de voir notre pays tellement en faillite sur le plan financier qu'il n'est plus en mesure d'accompagner celles et ceux qui bossent. Et ça va nécessiter des efforts très importants dans les années à venir, et notamment pour ceux qui ne bossent pas.
Les baisses de taxes qui, a priori, ne sont pas à l'ordre du jour sur les annonces de cet après-midi, plutôt des aides ponctuelles. On a bien compris votre position. Merci Antoine Vermoël-le-Marquès. On vous laisse poursuivre votre trajet en voiture. Jusqu'à Paris. Merci à
vous.
En ce mardi matin. Merci beaucoup Antoine Vermoël-le-Marquès, député des Républicains du Rouenais et président de Loire Tourisme.
Antoine Vermorel-Marques