Procès en appel de Marine Le Pen: "Les femmes et les hommes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus", déclare Bruno Retailleau
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ah bah écoutez, non. Moi je suis de ceux qui considèrent que, je l'avais fait d'ailleurs en première instance, que lorsque Marine Le Pen avait été condamnée à une exécution provisoire, qui contredisait d'ailleurs la présomption d'innocence. Je trouvais ridicule que cette décision de première instance... Donc je ne me suis pas privé de dire ce que je pensais. Mais simplement, là, la Cour d'appel va devoir dire si oui ou non elle estime que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics.
Est-ce que vous entendez aussi ce que disent, j'avais ce matin, une auditrice, hôtesse de caisse à Cannes, qui disait « Moi j'ai l'impression que c'est de l'acharnement parce que je considère que quand Marine Le Pen représente, disait-elle, plus de 30% dans les sondages et qu'une partie des Français veulent qu'elle soit candidate, c'est pas au juge de prendre cette décision. »
Non mais le juge prend une décision sur la culpabilité, sur des faits. Si jamais on sentait dans la décision qu'il y avait autre chose que des faits qui devaient rentrer en ligne de compte, alors il faudrait la dénoncer. Mais je veux dire que la justice, enfin les hommes et les femmes politiques, pardon, ils ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus des lois.
Bruno Retailleau