Quand Lionel Jospin avait un pied au PS et l’autre chez les trotskistes | 28 minutes | ARTE
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 1983, le tournant de la rigueur, le socialisme rentrait dans le rang. »
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[musique] Notre ami Claude Ascolvic pour son histoire de la semaine. Bonsoir Claude. Bonsoir.
Soyez le bienvenu Claude avec votre histoire de la semaine d'acc. Tout n'est pas tout n'est pas vrai en tout cas. Vous à l'inverse tout est vrai dans l'histoire que vous allez nous raconter ce soir.
Il s'agit d'itinéraire parfois un petit peu simueux d'un austère comme il le disait mais qui ne se marre plus. D'un homme qui était de gauche mais qui était droit. Bon, cela dit, ce que je veux vous raconter d'abord, c'est un regard.
Le regard que lance un homme à un ami qu'il croise dans le métro. Et dans ce regard, il lui dit qu'il ne faut surtout pas lui parler, qu'on ne doit même pas les voir ensemble. Alors l'autre comprend qu'il se passe quelque chose de plus grand que il obtend.
Alors, c'est une scène qui pourrait avoir lieu sous la résistance. Non, pas du tout. Elle s'est produit donc dans le métro à Paris en 1971 sous le gentil président Pompidou quand des jeunes gens brillants préparaient un avenir meilleur ou la révolution.
Et elle m'est revenue cette scène au lendemain de la mort de Lionel Jospin. Car l'ancien premier ministre est un des deux protagonistes de la scène. C'est lui Jospin qui avait lancé ce regard insistant à son ami qui s'en est souvenu et a raconté dans un texte qui a publié cette semaine le site Média Part.
L'ami c'est Michel Brouet grand mathématicien français. mathématicien français militant des droits de l'homme. Autrefois, il défendait les scientifiques persécutés en Union soviétique.
Alors à l'oub des années 70, Broué et Jospin militaient tous les deux à l'OCI, organisation communiste internationaliste, donc un groupe Trotsky, ce réclamant de Léon Trotski, bolchevique assassiné par Staline. Le C était dirigé par un syndicaliste charismatique appelé Pierre Lambert, influent chez les artistes, chez les sportifs, chez les scientifiques. C'était un groupe de marxistes léninistes mais qui détestaient la dictature soviétique.
Ils étaient doctrinaires et pragmatiques. Ils étaient cultivés, lettré et brutaux. Et puis ils étaient logiques les gens de l'OCI.
Jusqu'au paradoxe. En 1971, l'OCI avait décidé d'envoyer clandestinement des militants à l'intérieur du Parti socialiste dont François Mitteran avait pris la tête. Ceci afin de vérifier que le PS reste idéologiquement structuré dans l'intérêt de la classe ouvrière.
Lionel Jospin fut de ses clandestins. Il commençait son travail quand il avait croisé son ami Brouet dans le métro et ces deux-là qui s'aimaient ne se retrouvèrent que 17 ans plus tard. 1988.
Lionel Jospin est devenu ministre de l'éducation. Il voit Michel Brouet, il le sert dans ses bras. Il faut qu'on se parle, on peut se parler.
Ils ont eu ces deuxlà de longues années à parler ensemble et à s'aimer à rire et à chanter et aussi rire sans se moquer de ce en quoi ils avaient cru. Entre-temps, Brou avait quitté l'OCI, Jospin également. Il était devenu simplement socialiste après avoir gardé pendant des années une double identité.
Tiens, il était encore trotskiste en 1981 quand François Mitteran lui avait confié la direction du Parti socialiste. Alors, ça a pas du tout été une vie simple, mais ce ne fut pas non plus la duplicité qu'on pourrait imaginer. C'était au contraire une manière d'être aussi sincère que possible et puis aussi comment par cohérence on se met dans des étranges situations.
Pendant des années quand il défendait le PS, Jospin de son point de vue accomplissait son devoir de révolutionnaire. Et puis 1983, le tournant de la rigueur, le socialisme rentrait dans le rang. Il fallait choisir entre les fidélités.
Jospin choisit Mitéran et les compromis. Alors ce que tu viens de faire ici, je viens de vous résumer une histoire humaine très longue qui a été révélée en 2001 quand Lionel Jospin était premier ministre. Et ce qu'il nous en reste aujourd'hui, Jospin Mor et bien c'est quelque chose de très précieux et d'infime.
Une poussière d'idéaux et puis les rires et puis les silences de grands gaillards qui prenaient la politique au sérieux parce que voyez-vous la politique croyait-il était là pour changer la vie et peut-être apporter le bonheur aux hommes. Est-ce que nous pouvons encore en dire autant ? Merci Claude, un dessin de Thbo Soulsier.
C'est le moment de faire l'inventaire de Jospin avec ses reliques. Donc on a ses genenscives, c'est 35 he son trot skisme et son fameux bal dans le cul. Et tu as oublié le ballon de basket.