Face à Canteloup - Éric Ciotti - Tout roule à Nice - 19/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
R.M.C. Apolline Matin.
8h50. Face à Canteloup.
Tous les jours, l'info revisité par Nicolas Canteloup. Laurent Nunez était mon invité dans le Face à Face. Éric Ciotti, vous souhaitiez réagir. Bonjour. Oui.
Bonjour, madame de Malherme. Écoutez, j'ai entendu Laurent Nunez parler de délinquance des jeunes. Alors, c'est vrai qu'à Nice, il y a eu une petite fusillade à balles réelles, légèrement mortelles. Je vous l'accorde avec des petits galachnikovs. D'accord. Oui, mais pour le reste, en deux mois, j'en parlais à mon ami niçois, M. Marshall. En deux mois, il peut en témoigner. J'ai tout éradiqué. Le protoxyde d'azote, il n'y en a plus à Nice. M. Marshall a cherché. Il n'y a pas. Bon, il y a peut-être encore quelques mamies qui inhalent, c'est vrai, de la ventoline.
Mais au niveau des rodéos urbains,
je crois qu'on a eu quoi ? En deux mois, on a, je crois, eu un rodéo urbain. C'est Mme Castagnetti et Mme Marshall qui ont fait un concours de roues arrière avec leur fauteuil roulant. Et c'est Mme Marshall qui a gagné en tenant sur 22 centimètres. Ça ne va pas non plus chercher bien moins.
Mais c'est sûr, Laurent Nunez souhaite aussi limiter les rêves parties.
Mais ça, c'est pareil. Au début, nous avons agi. Nous avons instauré un couvre-feu à 18h30. Mais c'était inefficace. 18h30 ? Mais oui, parce qu'à Nice, un couvre-feu à 18h30, ça ne sert à rien. Ils sont déjà tous couchés. Du coup, on a fait un couvre-feu à 16h30. Mais là, à part, c'est pareil. Il n'y a personne dans les rues. Ils regardent tous à faire conclue. Du coup, on l'a mis à 14h30. Mais à 14h30, ils font la sieste. Alors, du coup, on l'a mis à midi moins le quart. Mais ils mangent déjà à midi moins le quart, à Nice. Alors, du coup, on s'est dit, on va être radical, on va le mettre à 7h du matin. Mais ça ne sert à rien. Ils regardent tous à Pauline Matin. Je suis corporel.
Du coup, je ne vous cache pas qu'on a un peu abandonné l'idée.
Vous avez abandonné l'idée. Comme à Marseille, vous avez la DZ de Mafia à Nice.
Oui, enfin, c'est une... Comment on va vous dire ? C'est une filiale de la DZ de Mafia. Mais qui trafique beaucoup dans nos quartiers. Les bancs publics, on le voit, sont pris d'assaut par des hordes d'octogénaires qui s'échangent sous le manteau, vous savez quoi ? Des programmes télé. Ah oui ! C'est la télé-Z de Mafia. Voilà ! Il vient beaucoup raconter
que Laurent Nunez est resté avec nous d'ailleurs. Tiens, re-bonjour, monsieur le ministre.
Ouaf, ouaf. Ouaf, ouaf. Monsieur Nunez. Bonjour, madame. Écoutez, pour être rassuré, vous savez, la population aime qu'on mette des moyens et des effectifs en place. Et du coup, moi, je fais simple. Je dis ce que les gens ont envie d'entendre. Je ne parle que d'effectifs et de moyens. Ça ne mange pas de pain. Personne ne me reprochera de parler d'effectifs et de moyens. Comme ça, je ne m'en oublie pas. C'est ceinture, bretelles et parachute avec moi. Donc, je ne sais pas quelle était votre question et ma réponse, de toute façon, est toujours la même depuis que je suis ministre de l'Intérieur.
C'est que nous allons rajouter des effectifs, madame de Malherbe, des effectifs pour nos dispositifs et mettre tous les moyens. Alors, ça ne veut pas dire qu'on va rajouter des effectifs moyens.
Ah non !
Ça veut dire qu'on se donne les moyens que les renforts soient effectifs dans notre beau dispositif avec beaucoup de moyens effectifs. Merci beaucoup, Laurent Nunez.
Tout de suite, on retrouve Marc-Olivier. Il faut gérer pour les titres. Eh oui, salut à toi.
Il est parti, Laurent Nunez ? Oui. Oh, quel dommage. Je voulais proposer mes services parce que moi, les interrogatoires, j'adore ça. Ben oui, avec moi, ce n'est pas des interviews, c'est beaucoup mieux. C'est des interrogatoires. Ah oui. Ah ben moi, je ne les lâche pas. Tant qu'ils n'ont pas craché le morceau, ben oui, il n'y a que comme ça que tu peux avoir un scoop. Sinon, comment tu veux faire pour faire de l'audience ? Ben non ! Allez, c'est parti pour les titres. Pardon, le titre, c'est juste pour faire plaisir aux mises intérieures. Avec l'affaire, avec l'affaire, l'affaire Émile-Louis. Et oui, on démarre avec un sujet léger, un sujet feel good.
50 ans après les premières disparitions de Lyon, les fouilles ont repris. Pour tenter de retrouver quoi ? Des dépouilles. Non, mais franchement, Apolline, 50 ans après, même la chouette d'or, elle a été retrouvée plus rapidement. Non, non, si on veut vraiment trouver, il faut arrêter avec les gendarmes, ça ne marche pas. Il faut prendre des gens motivés, des candidats de la carte au trésor, voilà. Bonne idée.
A toi, Apolline. Merci, Marco. Le Vatican a annoncé pour septembre la venue du pape Léon XIV en France. Emmanuel Macron, bonjour. Vous avez prévu un programme, j'imagine, M. le Président ?
Oui, écoutez, c'est assez délicat. Oui, alors l'orgue, c'était pour le pape après, je crois. Son courrier au niveau de la région. Ce n'est pas le pape. C'est les stagiaires que voulez-vous. Oui, alors c'est assez délicat parce que le pape est américain. Oui, on peut arrêter la musique, merci. Le pape est américain. En général, les Américains, quand ils viennent à Paris, vous savez, c'est Moulin Rouge et Shopping sur les Champs-Elysées. Mais là, je me... Non, on peut arrêter les orgues. Je ne vois pas le rapport. Oui, enfin, pour tout vous dire, je ne vais pas amener le pape s'acheter une soutane chez Hermès et faire le tour des clubs de strip-de-capital. Non, je ne le sens pas.
C'est plutôt Donald Trump. Bref, on va faire simple. Le pape, je vais lui montrer notre dame toute jolie, toute rénovée. Grâce à qui ? Grâce à Bibi. Et surtout, je lui demanderai de mettre en cierge pour éviter qu'elle crame une deuxième fois. Ah oui, tout de suite.
Merci, monsieur le président. Le pape, Léon, je pense que c'est le moment de mettre l'orgue.
C'est une grande nouvelle. Tu es en France ? Oui, test, test, micro. Ça marche ? Oui, c'est bon. Non, mais ma venue en France, vous n'emballez pas non plus. On fait juste les orgues dans l'intro. Après, ça diminue. Tu ne vas pas me casser les oreilles avec le DJ, tu arrêtes tout ça. Oui, ma tournée en France n'est pas encore signée. Parce que j'ai vu le prix de l'essence chez vous. Rome, Paris, en Papamobile, avec 15 voitures de bagnole devant, 15 bagnole derrière. Vous savez ce que ça coûte ? Surtout que moi, je voulais remplir le formulel pour bénéficier d'un chèque carburant. Ah oui. Mais parce que je pensais que c'était simple, juste mettre une croix.
Tu vois, ça, je fais ça toute la journée, c'est mon job. Mais là, non, j'ai le formulel, c'est une usine à gaz. Ah bah vive la France. Les conditions à remplir sont tellement longues, mais tu as plus vite fait de lire la Bible. Vive. Puis de toute façon, j'ai compris que mon secteur d'activité n'était pas éligible. Pourtant, je suis quand même un gros rouleur. Oui. Non, si je viens à Paris, c'est juste par pitié pour Macron.
Ah bon, vous avez pitié d'Emmanuel Macron ?
Oui, il m'a supplié de faire remonter sa côte de popularité. Sauf que moi, dans ma boîte, on n'a jamais fait ça. Guérir un lépreux, oui. Faire remarcher un tétarpégique, oui. Ouvrir la mer en deux, oui. Ça, ce genre de miracle, oui, on sait faire. Mais faire remonter la côte à Macron, même faire en sorte que les employés de chez nous, ils arrêtent de tripoter les gamins au catéchisme, c'est plus facile de faire remonter la côte à Macron. Pourquoi il vous a demandé autre chose ? Oui, il m'a aussi demandé de convaincre son épouse Brigitte de lui accorder son pardon après qu'elle l'ait grillée en train d'envoyer un SMS à une crise iranienne. Mais là aussi, c'est compliqué.
Moi, je vois, j'ai eu le même problème avec mon épouse parce que j'avais vaguement échangé quelques textos et Madonna qui était un peu olé olé. Mais là, cinq ans après, elle continue à faire la gueule. J'aime parler avec le cardinal Marchal. Tous les soirs, je suis comme lui et je dors à l'auberge du Q-Tourney. Nicolas !
Éric Ciotti