Carburants: la prise de parole en intégralité des ministres à l'issue d'une réunion de crise
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Jour le jour, à l'heure l'heure, les cours évoluent sur les marchés mondiaux et on a échangé avec une profession qui est consciente de sa responsabilité face à des consommateurs à la pompe, mais aussi des consommateurs professionnels, agriculteurs, pêcheurs et autres, qui ont connu une forte hausse du prix de leur plein, qui affectent directement leur pouvoir d'achat et leur activité. On a échangé aussi sur les enjeux d'approvisionnement, la ministre y reviendra, qui sont importants aussi pour les semaines et les mois qui viennent. On a une profession responsable qui souhaite s'engager, j'imagine qu'ils auront l'occasion eux aussi de communiquer là-dessus.
Ça a monté vite, quand c'est monté, on l'a vu, ça doit baisser vite, si ça baisse et quand ça baisse. Je le répète, la situation est encore très incertaine, très volatile, mais il y a une volonté réelle de faire en sorte que nos concitoyens, qui soient professionnels ou privés, puissent bénéficier des baisses de prix qui, je l'espère, viendront rapidement du fait de la détente de la situation internationale.
D'abord, il convient de parler avec beaucoup de prudence, puisqu'on voit que la situation est extrêmement volatile, évolue de jour en jour. Notre objectif, c'est de travailler main dans la main avec l'ensemble des acteurs. Et les distributeurs, depuis le début de cette crise, ont, dans leur très grande majorité, joué le jeu. Et donc, on compte sur eux pour continuer à jouer le jeu et à impacter, là encore, les baisses aussi vite que les hausses l'ont été. Au fond, c'est du bon sens et c'est ce que les Français sont en droit d'attendre. On a aussi évoqué la question, évidemment, des volumes.
Donc, je le redis, pas de risque d'approvisionnement, des difficultés et des tensions logistiques sur des réseaux de transport, or, essentiellement sur le réseau de transport total, du fait du plafonnement des prix qui a massivement attiré les clients et donc créé cet espèce de goulot d'étranglement. Nous étions à environ 20% des stations sur lesquelles il y avait une difficulté sur au moins un carburant en sortie du week-end de Pâques. On est aujourd'hui à un peu plus de 10%, autour de 12% ou 13%. Et donc, voilà, la situation se détend petit à petit grâce, là encore, à tous les acteurs qui se sont mobilisés pour bien permettre à ces stations d'être réapprovisionnées.
Et puis, nous avons, à la demande du Premier ministre, levé les restrictions de circulation des camions. Je pense notamment aux restrictions du week-end pour leur permettre, 7 jours sur 7, de réapprovisionner les stations-service. Mais je ne le redis, pas de problème d'approvisionnement, un problème, voilà, encore une fois, de tension au niveau des réseaux de transport.
Bonjour. Oui, alors, je vais reprendre le mot de la ministre, prudence, parce qu'on est dans un contexte où il y a beaucoup de volatilité. Le conflit est fragile dans l'espèce de paix, là, qui s'est engagée. Et donc, voilà, il faut être prudent avec les perspectives et surtout réactivité. Et réactivité, ça veut dire qu'au niveau des services de la DGCC-RF, nous pouvons contrôler les baisses du prix que l'on vit, là, ces jours-ci. Ces baisses-là devraient être traduites à la pompe à partir de demain pour les stations qui ont un débit important, un tout petit peu plus tard pour les plus petites stations, vers dimanche ou lundi.
Et nous nous assurons de la loyauté, aussi, des prix qui sont affichés à la pompe sur le site du gouvernement et sur les totems, de manière à ce qu'il y ait une transparence et que la concurrence puisse jouer. Et puis, là aussi, comme vient de le dire la ministre, on voit que les distributeurs, je pense, ont un cœur, aussi, de jouer la baisse dès que les prix vont baisser et de les répercuter. Ils se sont exprimés de ce côté-là. Ils se sont engagés, aussi, avec le gouvernement. Donc, nous, maintenant, nous allons contrôler ça. On a les moyens de le faire avec les bases de données que nous avons.
Et nous regarderons avec une cartographie, aussi, qui est mise en place, à la fois sur les prix et aussi sur les ruptures de stations, quand il y en a. Merci beaucoup.
Attends, on vous sent moins assuré sur les baisses qu'hier. C'est parce que les cours remontent ? Vous avez des engagements chiffrés. On parlait de 5 à 10 centimes hier. Ce n'est plus le cas.
Non, mais d'abord, vous l'avez dit, les marchés sont extrêmement volatiles. Le prix du pétrole sur les marchés, le prix du gasoil à Rotterdam a fortement baissé hier. Ils remontent aujourd'hui. C'est normal. On attend de voir la manière dont le CCFE va se mettre en place de manière très concrète. et les espoirs d'ouverture du détroit d'Hormuz à ce stade, évidemment, ne sont pas matérialisés. Donc on a de la volatilité. On est quand même sur des niveaux de prix aujourd'hui qui sont inférieurs à ceux qui prévalaient il y a deux jours. Donc nous, on espère, et on a eu des engagements en ce sens, que ça puisse se retrouver sur la pompe au fur et à mesure des réapprovisionnements.
Vous le savez, les cuves sont réapprovisionnées au fur et à mesure qu'elles se vident. Et donc ça peut prendre quelques heures, quelques jours. Le ministre Papin l'a bien dit. Moi, ce que je souhaite, ce que nous souhaitons, et les engagements que nous avons eus, c'est que quand ça baisse sur les marchés, ça baisse à la pompe. La manière et le chiffrage effectifs, ça s'est vu à la hausse également. Va dépendre des réseaux de distribution, va dépendre parfois aussi des capacités des petites stations, évidemment, on le sait, à réapprovisionner sur des prix parfois plus élevés. Donc tout ça va se faire, j'allais dire, au jour le jour, et station par station.
Mais nous, ce qu'on fait, tous les jours, et c'est transparent sur le site carburant.gouv.fr, c'est les prix, ils sont connus. On va, à partir de demain, mettre en ligne également les approvisionnements pour s'assurer que les stations qui sont en rupture, nos concitoyens puissent le savoir, que s'il y a une station qui n'est pas très loin, qui, elle, a du gasoil ou du diesel, qu'on puisse aller les chercher. Transparence absolue, la concurrence doit jouer en plein, et la responsabilité des filières.
Le gouvernement a fait sa part du travail en libérant des camions, en s'assurant que l'essence circule, en contribuant aussi diplomatiquement à tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, en libérant des stocks stratégiques, à chacun de faire son boulot. Il n'y a rien de dérisoire dans ces moments-là, soyons prudents.
Jean-Claude Mélenier a demandé cet après-midi à qu'on déroge aux règles de déficit pour pouvoir faire des aides en plus, des mesures d'aide en plus. Est-ce que vous êtes favorable ?
Écoutez, moi, je suis très prudent sur ces règles-là. Chaque pays fait face à ses défis. Vous le savez, on a déjà eu l'occasion de le dire, le gaz est beaucoup plus présent dans le mix énergétique italien, ce qui explique d'ailleurs que l'Italie a mis en place des mesures plus importantes également. Voilà, chaque pays a ses défis, nous, il répond avec les nôtres. Je pense qu'à ce stade, on a montré qu'on a su être ciblés, qu'on a su utiliser l'euro au public avec parcimonie. Voilà, chacun ses défis, chacun ses solutions.
Roland Lescure