Inauguration du local et discours de lancement de la campagne des élections municipales 2026.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:07Fait
« Nous devons commencer par regarder la réalité en face. D'abord, nos équipes municipales et communautaires. Nos agents sont fatigués, ils tiennent la ville au quotidien, souvent dans des conditions difficile. »
- 4:51Promesse
« Nous commencerons par un audit financier indépendant pour avoir une connaissance parfaite de la situation. »
- 5:35Fait
« La tempête Goretti a inondé caillot sur mer avec un coefficient de marée de 72. Imaginez ce que ça aurait pu donner avec un coefficient de marée de 100. »
- 5:35Chiffre
« Notre ville perd des habitants, 250 par an. »
- 5:35Chiffre
« 35 % desvillois ont plus de 65 ans. C'est 10 points de plus que la moyenne nationale. »
- 6:18Chiffre
« Un villois sur 4 vit sous le seuil de la pauvreté. Là aussi, c'est 10 points de plus que la moyenne nationale. C'est près de 50 % dans certains quartiers. »
- 8:31Chiffre
« La centrale de PLI va générer la création de 10000 emplois. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On aurait dû ouvrir l'étage visiblement.
C'est impressionnant de voir cette dynamique qui s'amplifie chaque jour. Alors, bienvenue dans ce local de campagne qui sera notre QG jusqu'aux prochaines élections. Alors, vous avez remarqué, il est magnifique. C'est un local pour gagner. Il est grand, il est pratique, il a une vitrine immense et jusqu'à la mairie, il y a que la place à traverser. Un local pareil, ça donne presque envie d'être prétentieux. de se moquer des autres candidats qui ont un tout petit local, de dire "Make Upville Great gain" et de proposer dans notre programme l'annexion des communes limitrophes comme Grand Lavieux Vauchennois. Mais rassurez-vous, je ne vais pas faire
ça parce que notre ville, elle n'a pas besoin de slogan, elle a besoin de responsabilité. On dit souvent de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. Et bien devant vous ce matin, je mesure pleinement cette responsabilité. Je ne vous cacherai pas une chose. Oui, je ressens de la pression, la pression de la campagne qui démarre, la pression de la situation actuelle de la ville et surtout de la communauté d'agglomération. la pression des attentes, la pression de ce que représente Abville, son histoire, son rôle, son avenir. Mais c'est une pression saine, celle de vouloir bien faire, celle de ne pas se
résigner, celle de se dire que nous pouvons faire mieux. J'ai l'habitude de parler franchement et je vais commencer mon propos par un constat lucide et sans détour. Nous devons commencer par regarder la réalité en face. D'abord, nos équipes municipales et communautaires. Nos agents sont fatigués, ils tiennent la ville au quotidien, souvent dans des conditions difficile. Ils sont inquiets, souvent découragés. Ils ont besoin de reconnaissance, de clarté, de perspective. Le défi des ressources humaines sera central. Il demandera du temps, de l'écoute, du respect, mais surtout il demandera une vision et une méthode.
Ensuite, la situation financière, elle est contrainte, nous le savons. Nous ne pouvons plus nous permettre d'improviser. Les financements se font de plus en plus rares. La fiscalité est déjà très élevée. Chaque eur public devra être utile, justifié au service d'un projet clair. Enfin, la crédibilité de notre territoire, la confiance de nos partenaires, que ça soit l'État, les banques, les investisseurs, s'est fragilisé. La confiance, quand elle se fissure, elle ne se répare pas en un jour, mais elle se reconstruit à condition d'être fiable, constant, responsable,
digne de confiance. La première mission d'un maire, ce n'est pas seulement de construire des équipements, c'est de redonner confiance. C'est quand on a confiance que l'on investit, c'est quand on a confiance que l'on fonde une famille, c'est quand on a confiance que l'on a envie de rester. C'est quand on a confiance que quand qu'on a envie de revenir. Or aujourd'hui, cette confiance est fragile. Cela se voit dans notre démographie. Cela se lit dans les discours. Beaucoup d'Abvillois doutent. Ils s'inquiètent de l'avenir. Ils ont parfois le sentiment que la ville décline. Certains voudraient même partir. Moi, je vois autre chose. Je vois une ville inquiète, oui, mais je vois aussi une ville prête. Prête à changer, prête
à se transformer, prête à se projeter. Et je me sens investi d'une mission claire, la mission de la confiance. Pour retrouver cette confiance, nous devrons affronter les défis qui sont devant nous sans détour. D'abord, l'argent, l'honneur de la guerre. Parce que retrouver des marges de manœuvre budgétaire est la première étape de toute ambition. Nous commencerons par un audit financier indépendant pour avoir une connaissance parfaite de la situation. Nous repartirons d'une feuille blanche à la communauté d'agglomération de la baie de Somme pour pouvoir reconstruire l'intercommunalité sur des bases saines. Ça sera difficile mais nous relèverons le défi. Pour ne pas laisser la ville s'écrouler comme la CAPS s'est écroulé, nous
n'aurons pas peur de faire des choix. Celui de recalibrer le musée, celui de renoncer à la folie des grandeurs pour le stade Paul de Lic. Retrouver des marges de manœuvre budgétaires nous permettra d'investir pour transformer durablement la ville. Ensuite, les conséquences du changement climatique. Ça n'est plus une idée abstraite. Il impacte nos écoles, nos déplacements, nos logements, notre santé. Les événements récents nous l'ont rappelé. La tempête Goretti a inondé caillot sur mer avec un coefficient de marée de 72. Imaginez ce que ça aurait pu donner avec un coefficient de marée de 100. Nous devons anticiper, nous adapter, protéger. Gouverner, c'est prévoir. Et
ne rien prévoir, c'est courir à sa perte. Disait Émile de Gérardin. Si nous voulons continuer à vivre et à bien vivre sur notre territoire, c'est maintenant qu'il faut prévoir et s'organiser pour nous adapter. Le troisème défi, la population. Notre ville perd des habitants, 250 par an. Notre ville vieillit. 35 % desvillois ont plus de 65 ans. C'est 10 points de plus que la moyenne nationale. La déprise démographique et le vieillissement ne sont pas une fatalité. Notre responsabilité est de garder notre population et d'en attirer une nouvelle. Nous fixons l'objectif d'atteindre 25000 habitants d'ici 10 ans. Grâce à une politique volontariste sur le logement,
grâce à une politique volontariste sur la jeunesse, nous créerons les conditions nécessaires pour donner envie d'habiter àville. Enfin, l'économie, une ville sans emploi est une ville qui s'éteint. Un villois sur 4 vit sous le seuil de la pauvreté. Là aussi, c'est 10 points de plus que la moyenne nationale. C'est près de 50 % dans certains quartiers. La seule réponse durable, c'est la création d'emplois. Nous devons créer les conditions de l'attractivité économique, faciliter l'implantation des entreprises, soutenir nos acteurs locaux. L'attractivité n'est pas un slogan, c'est une méthode, un travail de long terme. Pour répondre à
ces défis, je porte une ambition claire, structurée autour de cinq priorités. D'abord, la jeunesse. Nous ferons d'Abville une ville pour les enfants et pour les jeunes. Cela passe par la rénovation des écoles en les adaptant aux enjeux climatiques des cours végétalisés, l'isolation par exemple. Cela signifie aussi une ville ludique avec des aires de jeu plus nombreuses dans les parcs, dans le centre-ville et aux abordes. Ça passe aussi par une mobilisation de l'ensemble des acteurs, établissement scolaire, association, maisons de quartier en faveur de la jeunesse et de l'éducation populaire. Nous répondrons aux attentes des jeunes en leur proposant des lieux et des activités
adaptées, en développant par exemple esport, les culture urbaine et une programmation culturelle spécifique comme le rap ou les musiques électroniques. Nous voulons aussi leur offrir la possibilité d'étudier localement en développant un pôle d'enseignement supérieur adapté aux besoins des entreprises locales et aux aspirations des jeunes. Formé ici pour travailler ici. Ensuite, les solidarités. Rendre la ville accessible à tous, c'est l'adapter aux personnes à mobilité réduite, que ça soit les personnes âgées ou celles en situation de handicap. Il est temps de regarder cette réalité en face et d'agir. Être exemplaire sur cette question, c'est un devoir. Nous travaillerons à lutter contre l'isolement, notamment des personnes
âgées, en développant une politique pour aller vers celles et ceux qui restent chez eux, faute de pouvoir sortir. Nous ferons d'Abville une ville plus solidaire en créant de nouveaux chantiers d'insertion destinés à lutter contre l'isolement. Nous accompagnerons les publics des plus précaires dans la mobilité en faisant vivre le garage solidaire qui est situé au pôle collaboratif. Troisème priorité, le développement économique. Nous connecterons davantage à Bville au bassin industriel du Vimeux et de la vallée de la Brêel. Nos histoires sont liées, nos destins sont communs. La centrale de PLI va générer la création de 10000 emplois. Elle doit devenir une opportunité pour accueillir à Abeville
de nouvelles populations et de nouveaux projets. Nous remettrons les acteurs économique au cœur des décisions en créant un conseil local pour le développement économique pour qu'il puisse être force d'initiative et qu'il participe aux décisions qui les concernent. Nous avons la chance énorme d'être relié à Paris par le train en 1h30. Défendre cette ligne et la renforcer, c'est renforcer notre activité économique. 4è priorité, la sécurité. La lutte contre les incivilités est une attente forte. Nuisance en tout genre, d'éjection canine, poubelle, stationnement anarchique, excès de vitesse. Nous sommes tous excédés par le manque de civisme. Notre réponse sera à la fois préventive et dissuasive. Elle
passera par une présence renforcée de la police municipale sur le terrain mais aussi par la remise en place du service de médiation supprimé par Pascal de Marte. J'ajouterai également la sécurité civile avec l'amplification du travail de de protection contre les inondations. 5e priorité le cadre de vie, la transformation des espaces publics. Parce que la ville c'est avant tout un espace de rencontre. transformer nos espaces publics, c'est donner toute sa place à la convivialité. C'est la convivialité qui permettra le dynamisme du centreville et qui rendra les quartiers plus agréables à vivre. Et cela implique une reconquête des espaces publics pour donner davantage de place aux piétons, aux terrasses, aux
animations, à la culture, à la détente. Nous ferons du centre-ville un véritable lieu de vie où ne où on ne vient pas seulement pour faire ses courses, mais pour passer du temps où les enfants peuvent jouer pendant que les parents boivent un verre. Le réaménagement du champ de foire sera bien entendu aussi un élément fort de notre programme. Nous redonnerons toute sa place à la nature en ville en valorisant la somme et en ouvrant les rivières enterrées. Abille mérite d'être mise en valeur, d'être exploité à la hauteur de son potentiel. Notre ville est belle, notre vie est vivante, elle est prête à se réveiller. Alors, à partir d'aujourd'hui, il nous
reste 50 jours. 50 jours pour convaincre, 50 jours pour écouter, 50 jours pour construire. Rien ne se fera sans vous. Cette campagne est collective. Cette ville est la nôtre. Ce local que nous inaugurons aujourd'hui n'est pas un symbole de pouvoir. C'est un lieu de travail. C'est un lieu d'échange, c'est un lieu ouvert. Je vous invite à y entrer, à discuter, à questionner, à proposer parce que l'avenir d'Abville ne se décide pas seul, il se construit ensemble. Je vous remercie sincèrement pour votre présence et votre écoute. Je vais maintenant laisser la parole quelques instants à Julie et à Rodrig qui vont vous expliquer concrètement ce que nous
pouvons vous proposer, ce que nous pouvons vous demander et surtout comment chacun d'entre vous peut s'investir à nos côtés à la mesure de ses envies et de ses disponibilités.