ANASSE KAZIB et HOURIA BOUTELDJA PAS D’ACCORD ! (stratégie, LFI, présidentielles)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la LFI permettra des conquêtes face à l'extrême droite ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
La révolution permanente est-elle une voie possible avec la LFI ?
- 2:52RelanceÉludée
La stratégie de la LFI est-elle adaptée aux quartiers populaires ?
- 6:51RelanceRéponse directe
Les critiques envers la LFI sont-elles justifiées ?
- 17:41OuverteRéponse directe
La LFI est-elle antisioniste et anti-impérialiste ?
- 19:01RelanceRéponse directe
L'état du mouvement ouvrier est-il sous-estimé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:52Fait
« les gens ils ne veulent pas participer à la déstabilisation d'un gouvernement de gauche »
- 7:36Fait
« la marge de 2019 a été le moment de l'explosion et de la fin de l'antiracisme politique »
- 10:30Fait
« la conscience politique de ce pays qui est largement en dessous de la nôtre, blanc, majoritairement blanc »
- 11:56Fait
« en 2027, quelle est l'attitude qu'on doit avoir ? Soutenir LAAI FI ou soutenir un Naskaib ? »
- 14:51Fait
« elle a besoin de nous contre comme contrepouvoir à la fois contre elle contre elle »
- 15:31Fait
« ils ont peur de LAAFI ou bien ils ont peur de RP ? »
- 17:41Fait
« Mélenchon a dit il faut envoyer le porte-avion dans la mer des Caraïbes »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà. Moi, j'ai une question. Du coup, tu disais tout à l'heure comme tout le monde, on a peur du de l'extrême droite au pouvoir. Donc je comprends et je suis dans la même perspective que toi, sauf que pour moi, il y a des étapes. et se dire qu'aujourd'hui on est assez conscient que la LFI réglera pas les problèmes tous les problèmes. Mais est-ce qu'il sera pas plus facile de d'arriver ou de faire des conquêtes avec la LFI parce que on aura déjà moins l'inquiétude de se faire mat comme on pourra se faire mat l'extrême droite qui va couper les crédits, qui va qui va nous qui va nous asscher nous euh association et cetera.
Donc est-ce est-ce que dans cette perspective là révolution parmanente c'est pas dit à un moment donné moi je vais aller voir Jean-Luc Mélenchon et je vais lui dire bah moi je veux bien aller avec toi mais il faut que tu me donnes des gages des vrais gages. Est-ce que c'est est-ce que c'était une voix possible ? 1 2 Ah pardon. Euh non mais Isam la question que tu poses c'est la une des questions centrales que les gens posent. RP, vous allez pas être dissous quand même. C'est plus facile de lutter sous un gouvernement de gauche et cetera. C'est un truc qui est classique.
Euh euh et la la réalité c'est que c'est pas euh que nous on pense déjà enfin faut dire une chose, on est d'accord que il y aura certaines facilités qui vont exister. Va y avoir aussi il peut y avoir un changement de de mentalité et cetera et cetera.
Mais comme je dis face aux grandes coordonnées, si ça ça ne change pas, si en fait on continue à maintenir l'illusion que le système capitaliste, il peut être réformé, que avec quelques leviers, que avec quelques stratégies et cetera, on peut changer les choses, on continue à maintenir les illusions d'un système qui est taillé pour la bourgeoisie, créé par la bourgeoisie et que moi je considère que ceux qui ont créé les règles du jeu, le paquet de cartes, tu ne peux pas les déposséder de ce système là parce que c'est eux qui l'ont fait, ils l'ont taillé pour eux. Et donc la question, elle est pas tant est-ce qu'on va pouvoir euh euh euh comment dire se mobiliser mieux et cetera.
J'ai même tendance à dire parfois c'est pas spécialement vrai. Euh camarade Pierre, il expliquait l'étoile nord-africaine, c'était le Front populaire. Il y avait 100 millions de grévistes à cette époque-là. Tu vois là tout on n'est pas dans Oui, un petit peu ça redescend et cetera. Mais je veux dire, on sort de d'une période et même quand on prend le début de la Seconde Guerre mondiale, c'est 3 ans après un mouvement de grève générale immense. Donc comme quoi, les choses, elles peuvent changer vite si la stratégie, elle n'est pas une une stratégie euh euh d'affrontement et que Mitteran, on l'a vu les amis, il y a quasiment pas de grève des syndicats pendant presque 6 ans de Mitérandis.
Pourquoi ? Parce que les gens ils ne veulent pas participer à la déstabilisation d'un gouvernement de gauche. Il y en a même qu'on a traité de de comment dire ? On disait lui c'est la CIA lui regardait, il appelle à machin, c'est les jaunes qui sont là, ils essayent de François Mitteran déstabilisant et cetera et cetera. Et moi je pense que on sous-estime cette cette question là. Mais au-delà de ce moment-là, moi je veux dire ce n'est pas la stratégie de la France insoumise. Je dis et je le répète, j'ai donné tout à l'heure l'exemple à Saint-Nis, mais moi j'aimerais par exemple Mélenchon, il a revendiqué 500000 personnes qui ont rejoint la campagne. Je sais pas ce que ça veut dire.
Est-ce que c'est des gens qui ont juste cliqué dans un site ou est-ce que c'est des gens en cher et en os qui font du porte-porte et autres ? Mais partons du principe que c'est des gens en cher et en os qui font du de qui sont dans des groupes d'action et autres. Mais ça serait énorme de mettre ces 500000 personnes dans la rue Levin. Ça serait énorme de faire en sorte que ces gens-là il ils structurent le travail dans les entreprise, les usines et cetera. De dire "Laissez les portes à porte, laissez les marchés, les élections, venez devant les devant les entreprises, il y a une bataille à mort à mener contre le budget, le corps nu et c'est pas ça ce qui est en train de se passer.
Tu vois ce que je veux dire ? C'est pas la stratégie. Et donc il faut le le comprendre profondément. Et moi je pense qu'il faut faire attention et j'envoie ce message-là, c'est pas à vous, mais à l'ensemble de l'antiracisme politique les amis. Réellement quand on creuse, il y a pas grand monde dans l'antiracisme politique qui est pas un soutien clair ou au moins passif de de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il y a beaucoup de gens dans les quartiers populaires qui ont été cooptés.
soutien critique soutien critique mais c'est des soutiens c'est des gens qui ont mis un point d'honneur à la question de l'indépendance et au fait de maintenir leur cahier revendicatif et moi quand je vois dans les gens dans les quartiers populaires qui se disent "Ah, on m'a donné l'étiquette, on m'a donné ceci cela" et du coup commence à à pas critiquer. Moi, je pense qu'au contraire là où on est les plus forts et là où on est fort collectivement, c'est lorsqu'on frappe tous ensemble sur nos points de revendication. Youssef est là, je crois. Il y a Aria, je l'avais salué tout à l'heure mais je Ah, je lui dis fraternellement et je l'avais dit je crois sur Twitter ou Insta.
Moi par exemple quand elle elle je veux dire, elle a les légitimités de considérer que la loi de 2004, il faut pas euh euh que d'une part, je suis d'accord sur le fait que comme elle le dit, c'est pas la préoccupation. Il y a des règles Anas hein. Il y a des règles. Le les intervenants sont là. Après, il va y avoir des il faut laisser la place aux questions. Mais je Ah, il y a des questions après. Ben, je je termine là-dessus. Mais c'est pas mais c'est même pas je veux dire, les camarades, c'est même pas pour polariser. C'est c'est juste sur l'exemple de du fait de est-ce que on doit pousser parce que je pense que au plus profond de sa chair Oria elle est contre la loi de 2004.
Elle est pour son abrogation. Le débat il est pas là. Le débat, il est autour de est-ce que nous on devrait pousser cette revendication là ou est-ce que comme elle l'a formulé il faudrait en faire l'économie euh dans le moment électoral pour pas mettre la pression et cetera. Mais en vrai, c'est même pas une question de modération uniquement sur les questions d'islamophobie et de violence policière. C'est aussi sur les Il y a des gens ils disent faut pas revendiquer la retraite à 60 ans parce que c'est trop maximaliste. Il y a des gens il disent le SMIC faut pas que tu ailles trop loin sur le SMIC parce que c'est maximaliste. On narrivera pas à rassembler le le bloc du centre et cetera.
C'est des questions stratégiques et moi je pense qu'au contraire si nous on mettait une pression à revendiquer ce qui est nécessaire pour nous, ça obligerait même ces secteurs de la gauche institutionnelle à devoir faire les efforts. C'est parce qu'on a été intransigent sur la Palestine que les gens ont pris aussi position sur la Palestine et et de manière moi je le salue. Je veux dire elle les filles leur position sur la Palestine, elle a été courageuse. Elle a été courageuse. Leur position sur les violences policières est courageuse.
même si c'est pas suffisant, même si je partage pas la la logique des deux États et je pense que ici aussi dans cette salle, on partage pas la logique des deux États et cetera. On est pour une Palestine libre et autres et je veux dire par là, mais néanmoins c'est courageux. Mais est-ce que ça veut dire que nous on considère que ça ça nécessite de pas pousser et pas continuer à être autonome et indépendant politiquement ? Bah c'est le cœur du débat. Pardon.
Est-ce que tu veux répondre à Anas puisque franchement je voulais pas spécialement intervenir dans ce débat mais comme je suis interpellé et combien vite euh le problème c'est qu'il s'est dit un milliard de choses depuis tout à l'heure qui sont beaucoup de contre vérité et d'approximation beaucoup à Casib tu dis beaucoup d'approximation beaucoup et tu franchement j'ai l'impression que tu sais parfois tu sais pas de de de quoi tu parles. Alors, d'abord la première chose, une des choses que j'ai entendu dans ton dans ton dans ta bouche, tu dis par exemple la marge de 2019, ça a été un grand moment d'expression de l'autonomie de l'antiracisme politique. C'est exactement le contraire.
La marge de 2019 a été le moment de l'explosion et de la fin de l'antiracisme politique. Ça a été la condition la condition pour que les grandes organisation blanche respectable la FI et la CGT pour qu'elle pour qu'elle pour qu'elle pour qu'elle vienne et qu'elle s'associe à cette marche. Il a fallu exclure les éléments qui qui assuraient la continuité de l'antiracisme politique à savoir une partie des barbu et le pire. Le pire a été exclu de cette manifestation et ça a été le moment de l'explosion du grand front de l'antiracisme politique qui n'a jamais été reconstitué depuis. Donc c'est exactement le contraire.
Pour avoir les organisations blanches, les grandes organisations blanches qui daignent venir lutter et prendre part à la lutte contre l'islamophobie, il a fallu d'une certaine manière étrangler l'autonomie. Donc ça a été l'acte l'acte de fin de l'autonomie réelle. Alors, depuis tout à l'heure, on parle d'antiracisme politique. L'antiracisme politique veut c. Quel antiracisme politique ?
Il y a les effets de l'antiracisme politique aujourd'hui dans le débat, mais il n'y a plus d'organisation effective de l'antiracisme politique et celle qui se revendique encore, c'estàdire nous en tant que média par exemple PDH machin, on est juste une expression de ce qu'on espère pouvoir faire perdurer après une victoire éventuelle de la gauche de de rupture, c'est-à-dire Mélonchon. C'est-à-dire que nous, on est quand même bien les premiers à savoir qu'on ne peut pas compter sur une gauche réformiste. Et tu dis tout à l'heure euh euh euh vous en fait en fait on fait que soutenir un peu béatement euh la FI mais qu'on n'est pas assez critique. Ah ben faut écouter un petit peu.
On est critique, on dit la la FI elle est pas antisioniste. La FI elle est pas anti-impérialiste. Lafi est plus critique de l'impérialisme américain qu'elle des critiques de l'impérialisme français. LAAFI ne cherche pas encore la fin du pacte racial, ce que nous nous revendiquons. La FI ne demande pas l'abrogation de la loi de 2004. La FI n'est pas effectivement une organisation révolutionnaire.
Et par ailleurs, on l'a critiqué sur l'Iran, on l'a critiqué sur le fait effectivement qu'ils sont encore sur une histoire de de de États, on la critique sur le fait qu' qu'on que on n'est pas dans un dans un dans un programme révolutionnaire parce que nous on sait très bien évidemment que il faut que qu'il s'agit pas simplement de se dire abstraitement anticapitaliste et qu'il faut en arriver à un moment donné à la récupération des moyens de de de production. Mais tout ça, on le sait.
simplement, nous sommes ici dans un pays qui s'appelle la France, qui est un pays impérialiste et dont la conscience moyenne du français, du français de l'électeur, il est pas anti-impérialiste, il est pas anti-guerre, il est rien, il est il est ce sont on est dans un pays à 90 % de blancs produits par des affects impérialistes qui d'une certaine manière la le monde, l'Afrique pourrait être écrabouillée que les Français, ils en ont rien à C'est pas la question. On n'est pas ici, c'est pas un peuple révolutionnaire. On n'a pas à faire à ce type de de peuple là.
Si on avait un un [rires] à avoir si on avait à faire à un type de peuple comme ça, ah ben effectivement on serait beaucoup plus on serait on aurait plus beaucoup plus de foi dans la révolution. Mais là qu'est-ce qui fait pour qu'est-ce qui fait bouger le peuple français ? ses retraite euh le fait que la police il y a il y a il y a 6 ou 7 ans la la si la retraite entre le fait que on est dans un pays où finalement il y a une espèce de de de de prolétariat ou en tout cas de effectivement de de de prolétariat aristocratique puisque puisque produit de l'histoire impérialiste de ce pays.
Donc on a on a un un prolétariat finalement qui profite encore de la rente impérialiste de son ville et qui finalement n'est pas révolutionnaire pour ces questions là. Donc donc au bout de ce processus, donc nous on est tout à fait critique de LAAI, simplement on a un rapport stratégique à la FI. Aujourd'hui, la question que tu éudes, c'est pas simple, c'est pas est-ce qu'on est critique vis-à-vis de LAA FI, c'est est-ce que en 2027, quelle est l'attitude qu'on doit avoir ? Soutenir LAAI FI ou soutenir un Naskaib ? Et bien nous nous disons, on va sûrement pas soutenir un Askaib. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'on on est amoureux de de la LFI.
Non non, c'est parce que en l'état actuel des rapports de force, en l'état actuel des rapports de force, en l'état actuel de la de la de l'affecte majoritaire de ce pays, de la de la conscience politique de ce pays qui est largement en dessous de la nôtre, blanc, majoritairement blanc, et bien on est heureux, on est heureux d'avoir une gauche de rupture.
On est heureux parce qu'elle elle a été travaillée par nos luttes parce que nos luttes on les on nos luttes le capital de nos lutes se retrouve actuellement à l'intérieur de de la France insoumise que les gilets jaunes le capital de lutte des gilets jaunes se retrouve là également que les luttes dont tu parlais tout à l'heure moi j'étais tout à fait d'accord avec tout le descriptif que tu as fait et du rapport avec la gauche réformiste tout ce que tu as dit 100 % d'accord parle de par exemple du rapport complètement euh débile de Mélenchon avec avec avec Mitteran. Bah c'est un un angle un angle mort plus qu'incroyable. Bah tout ça mais on le sait mais tout ça on le sait.
Il n'y a aucune aucune naïveté de la part de ceux qui soutiennent aujourd'hui et les filles. On a fait une université d'été cet été. Pour dire quoi ?
pour dire pour organiser le pessimisme parce que nous on sait ils imaginons ils arrivent au pouvoir imaginon ils arrivent au pouvoir par la grâce des choses imaginons mais c'est le pire qui va commencer c'est là où précisément nous on a envie de dire à Naskaib et à RP plutôt que de vous faire chier évidemment je suis d'accord avec toi plutôt que de faire ce que vous faites vous présenter à la présidentielle qui est précisément ce que vous détestez le le le ce que vous vous prétendez détester à savoir être des révolutionnaires et ne pas vous vous inger dans le la lutte institutionnelle. Faites ce que vous ce que vous ce que vous savez faire de mieux. Organiser les gens.
C'est ça qu'il faut faire. C'est ça il faut organiser les gens. Il faut être dès maintenant un contrepouvoir. Dès maintenant il faut être un contrepouvoir. C'est ça qu'il faut faire. C'est pas aller concurrencer la seule organisation qui est capable de nous faire de de virer la droite et et et l'extrême droite. C'est pas ça qu'il faut faire. Ce qu'il faut faire, c'est organiser dès maintenant les contrepouvoirs parce que queles que soient les les configurations, soit on a une LFI qui va se ramolir, qui va devoir qui va baisser la tête, qui va qui va subir les assauts de de l'Europe, de la banque centrale, des Américains, de l'État profond français, des fascistes français.
Donc à cause de toute cette pression et moi je ne crois pas à l'avance que la FI euh soit malhonnête ou qu'elle a envie de de trahir. Moi je pense qu'elle va subir les assauts qui la feront reculer. Par conséquent, elle a besoin de nous contre comme contrepouvoir à la fois contre elle contre elle. Et comme tu l'as dit tout à l'heure très justement, parfois on va devoir on va être obligé contre nous-même peut-être de la soutenir parce qu'en fait la configuration réelle, on la saura à ce moment-là, pas avant, pas après.
Donc nous ce qu'on a envie de vous dire plutôt que de perdre votre moi je dis que vous perdez votre temps parce que par ailleurs vous êtes bien mieux que la FI idéologiquement parlant. Donc, on a besoin que ces questions soient radicalisées dans la population française, dans dans dans les quartiers, dans les usines, dans les syndicat. On a besoin d'une ligne qui est la vôtre et qui est la nôtre, anti-impérialiste, antiraciste euh et cetera et cetera. On a besoin de ça. Mais il faut préparer les contrepouvoirs maintenant.
Et là, euh si on prend la mesure du défi historique qui est le nôtre aujourd'hui, on a tout intérêt à tout faire pour qu'elle passe à tout pour ne serait-ce que changer de paradigme. Et dernière chose qui qui doit nous parler à tous aujourd'hui les grands patrons, l'État, les élites, les médias, ils ont peur de qui ? Ils ont peur de LAAFI ou bien ils ont peur de RP ? Ils ont peur de qui ? C'estàdire qu'en fait, ils sont mobilisés contre qui ? Alors, on a beau dire qu'ils sont réformistes, il n'empêche que le capitalisme français, il est tellement radicalisé, tellement radicalisé que même la gauche réformiste, elle lui fait peur.
Ils sont flippés et ils sont prêts à aller très loin contre cette gauche là. Donc, à nous d'être simplement euh raisonnable. Nous, on est juste raisonnable et on n'est pas moins euh on n'est pas moins radicaux que vous. Attention, attention, la radicalité c'est pas simplement de crier fort et de et de et de dire anti-impérialisme, antisionistme et c'est pas ça la radicalité, elle doit aussi s'exprimer dans une stratégie claire et nette. Merci,
[applaudissements] [applaudissements]
tu veux tu veux conclure ? Bah, on est à 15h en fait. On a on a d'autres Tu veux pas que je réponde à Non mais sinon on pourrait y passer à Nas. On pourra y passer 1000 balles dans la machine. Il y a des questions avec le public. Moi je peux faire je peux faire très rapidement déjà. Euh moi c'est que je propose à Auia qu'on débatte dans les prochaines semaines, les prochains mois peu importe et qu'on fasse un débat chez vous bien fait qu'on organise. Moi je ne partage pas du tout. J'ai lu euh Beauf barbare, je suis PDH.
Enfin, soit il y a d'autres émissions que j'ai pas vu dans lesquelles vous critiquez, mais je veux bien les extraits où euh vous critiquez tout ce que tu as dit que vous critiquez des positions de l'anti-impérialisme et cetera. Enfin, juste rés Mélenchon, il a fait un tweet, euh Trump a fait un tweet dégénéré comme on sait comment il est dégénéré avec ses vidéos IA de Trump Gaza et cetera. il a fait un tweet où il met la carte des États-Unis et et Mélenchon a dit il faut envoyer le porte-avion dans la mer des Caraïbes. Moi, je pense que c'est une faute grave. C'est-à-dire la question elle est pas juste comment on répond à l'autonomie et l' le les questions de violence policière.
C'est-à-dire qu'on a quelqu'un qui est lui sur un tweet de Trump, il est prêt à aller vers un déclenchement de guerre en envoyant un porte-avion pour défendre le l'héritage colonial de la France. Et donc, il y a un antagonisme profond. Et ça, les camarades, me dites pas que vous l'avez critiqué parce que j'ai regardé l'intégralité de tous les secteurs euh de de stream et cetera et malheureusement beaucoup disent pas grand-chose. Donc je veux pas ouvrir, je veux pas, ça sert à rien parce qu'on va pas sortir nos téléphones.
Non mais je veux dire les camarades, c'est pas pour euh moi je suis un je joue à l'extérieur malheureusement alors que normalement il y avait une moi j'ai grandi avec la tradition de les arabes on est interdit de la politique, on a on n'existe pas en politique, on fait pas. Et quand un arabe en politique, on préfère les politiciens professionnels qui sont là depuis 50 ans et qui soutiennent Mitéran et cetera. Mais c'est pas un problème.
Je veux dire, moi je ce que je propose pour pas faire un débat euh téléphone qui a tweeté, quoi qui a pas tweeté, moi pour moi, je suis pour qu'on on on discute de la question autour de he de autour de cette question-là que moi je ne partage pas et avec RP, on ne partage pas sur la question d'organiser le pessimisme. Je partage pas la vision pessimiste qu'il y a de l'état de conscience et de subjectivité qui existe, des luttes et cetera. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de choses. Tu as dit que moi je connais pas grand-chose ou je ne sais quoi, mais j'ai pas compris ce que je ne connaissais pas.
Mais la réalité, c'est que je pense c'est que tu n'as tu as une méconnaissance de l'état réel du mouvement ouvrier de le 17 octobre quand on voit toutes les vidéos de tous les jeunes des quartiers populaires avec un gilet jaune et cetera, on voit comment le spectre des gilets jaunes il existe.
Oui mais les camarades enfin moi je sais pas vous m'invitez pas si je sais pas je réponds àia çaa c'est c'est tu vois soyons mais on n'est pas en train de s'interpeller mais il est ça moi je trouve il est ça il est ça il y a ça enfin moi je je les camarades excusez-moi moi je m' je m'arrête là parce que je comprends pas le niveau de tension je suis désolé je suis je vous faites une truc où tu commences à me poser est-ce que défaite elle est f j'essaie de répondre cordialement et fraternellement je propose un débat j'ai pas dit Aria euh comment non mais c'est juste qu'on qu'on laisse finir mais parce que il y a moi je sais pas si elle anime ou oui pas de problème les camarades juste je conclus ça tu veux pas que je conclue si si si mais je mais oui mais la camarade il y a mais moi j'ai pas de problème je peux rester jusqu'à 18h c'est vous je vais pas vous déranger dans votre programmation permet voilà moi je je partage pas cette question de de de de du pessimisme.
C'est une question profonde si on considère qu'il y a du fatalisme et que en fait on peut pas changer les choses par le rapport de force par en bas, mais moi je te propose qu'on débat chez vous à PDH dans votre rue de dans vos locaux que c'est vous qui organisez la discussion qu'on la prépare quel quels sont les sujets mais on le fait et et on aura le temps de de débattre tranquillement et juste sur la la marche contre l'islamophobie la question je ne la partage pas sur est-ce que les gens ont ont ça a été le retour moi j'ai fait partie de l'organisation et ceux qui ont organisé, c'était des militants indépendants.
C'est des gens qui c'était pas la LFI qui a écrit "J'ai amendé le texte qu'on a envoyé aux organisations." On a dû batailler et c'est pas il y a des tensions vis-à-vis euh euh de d'autres organisations de l'antiraciste. Ça, je suis d'accord avec toi. Il y a des gens qui ne voulaient pas ne voulaient pas mais pas mais pas pour que LFI accepte ou pas parce que c'est c'est les signataires, il n personne ne les a demandé. On a fait signer tout le monde sans savoir qui participe ou qui participe pas. Tu vois ce que je veux dire ? Et je reconnais sur le fait que moi j'ai découvert et je découvre l'antiracisme politique. C'est pas ma je viens pas de l'antiracisme politique.
Moi je suis un mec de quartier, tu vois. Et je me suis politisé autour des questions de communisme et autres. Mais je suis d'accord avec toi que moi, je vomis les les les comment dire les les guéguerres intempestives qui peuvent exister entre des organisations de l'antiracisme politique, des trucs historiques et cetera. Mais sache pour moi, mais bon, on pourra euh en discuter même après. Il y a c'est pas parce que euh au des organisations n'ont pas participé à la rédaction et à l'organisation que c'est pour ça que LFI et cetera parce qu'il ne voulait pas la CGT. À la base, c'était que Philippe Martinez qui voulait signer. La CGT ne signait même pas au départ.
avec Philippe Martinez pour tu vois enfin je vais pas raconter la jeunesse parce que c'était il y a comment c'est un débat après désolé les amis mais mais c'est un débat d'une marche il y a 7 ans. Moi je pense qu'elle éiste. Il y a une proposition de débat ultérieur camaradeussef c'est que vous m'invitez pas assez. Plus vous m'invitez et plus on liquidra tous les aurait aimé s'organiser là parler de contrepouvoir je suis désolé. C'est juste voilà, c'est irrespectueux de la part du stand qui qui accueille en fait. Non non. Bon alors moi moi ce que je veux ce que j'ai non non ce que j'ai entendu ce que j'ai entendu. Non s'il vous plaît s'il vous plaît.
Moi ce que j'ai entendu et ce que je retiens la seule chose que je retiens là seule chose que je retiens c'est qu'elle a dit qu'elle était plus proche de vos idées que de la LFI. Et ça pour moi, non mais oui mais d'accord mais du coup il y a un espace il y a un espace aujourd'hui. Il y a un espace où là on est en train nous toutes les organisations de contrepouvoir de se prendre la tête sur la LFI et ça me pose problème.
Je je voudrais je voudrais qu'on qu'on ça sera pas le moment là parce qu'on a plus le temps, mais ça sera le moment qu'on qu'on reparle de tout ça tous ensemble vraiment qu'on qu'on clarifie des des sujets qui sont où on a des interprétations différentes et qu'il faut clarifier. Je pense que c'est extrêmement important parce que en fait aujourd'hui en entendant tout le monde, on est quasiment tous sur euh des idées très très proches et il y a des et des stratégies euh d'application ou des horizons temporels qui sont différents et donc c'est plutôt de ça que je voudrais qu'on parle. Voilà et donc merci à tous d'être venus aujourd'hui. Nombreux. Merci.
[applaudissements]
Merci. Merci à toutes et tous. Il y a Sabrina qui passe avec un chapeau donc pour que vous puissiez participer à la construction d'une mobilisation sur laquelle on travaille depuis plusieurs mois au côté de Samia et d'Isam au sein de l'association SV et au côté d'autres organisations et où il est réellement question de contrepouvoir. Voilà. Merci