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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 11 septembre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"La menace nucléaire de l’Iran n’est pas réduite à néant ! Loin de là..." (Bertrand Gallicher)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00non_speechFait
    « la IEA a annoncé avoir détecté récemment des mouvements dans la fameuse montagne de la pioche et donc de l'activité nucléaire. »
  • 4:10non_speechFait
    « on voit à quel point ça dégringole jusque chez nous. Non, quand il parlait quand vous parliez des des des Américains qui expliquaient, ils avaient écrasé sous les bombes et les installations nucléaires et qu'elles était à 10 pieds sous terre, c'était en fait trois centres, celui de Fordeau, celui de Nathan et celui d'Ispa qui c'était les centres connus de développement et d'enrichissement d'uranium. »
  • 5:30non_speechFait
    « les Iraniens ne peuvent plus exporter leur pétrole mais ne peuvent plus non plus importer des pièces des pièces détachées des des [raclement de gorge] de la nourriture ce qu'elles veulent par le biais de leur port est en train d'être de porter un coup sévère mais très sévère à l'économie iranienne. »
  • 6:08non_speechFait
    « la seule politique qui fonctionne et qui soit stratégiquement intéressante prend du temps. Elle est américaine et elle consiste à à en ce blocus des ports iraniens. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Alors, on a bien compris que Donald Trump avait peut-être d'autres chats à fouetter que de s'occuper de tout ce dont vous parlez et notamment de l'Ukraine. D'autres chats à fouetter et bien c'est au Moyen-Orient. Regardez ce qui se passe en Iran. Alors vous, on en parle plus tellement d'ailleurs de cet Iran et de cette guerre en Iran, mais néanmoins, elle se poursuit toujours. C'est un une pression absolument maximum sur le monde puisque vous l'avez bien compris en terme de carburant, c'est la cata. Et Donald Trump veut essayer de rassurer son électorat puisque les myth, vous l'avez compris, arrivent. Donald Trump a prédit mercredi, la fin de la guerre au Moyen-Orient par chaos. Écoutez-le.

Cette guerre s'arrêtera immédiatement après nos élections. Merci beaucoup. Alors, vous l'avez entendu, cette guerre s'arrêtera en novembre. C'est là tout de suite, bientôt. Et en plus, Donald Trump ne s'arrête pas là. Il reparle du nucléaire en Iran. et il se félicite finalement de toute son action. Écoutez-le. S'il disposait d'une arme nucléaire, j'appellerai le guide suprême et je lui dirai "Monsieur le guide suprême, comment allez-vous ? Pouvons-nous faire quelque chose pour vous au lieu de le bombarder jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien ?" [acclamation]

1:13
Non speech

[applaudissements]

1:15
Locuteur

C'est très simple, nous ne pouvons pas les laisser disposer d'une arme nucléaire. J'aime pas. Alors Bertrand Galichet, on voit bien que finalement on parle beaucoup des carburants, on parle beaucoup de l'énergie mais le nucléaire reste au cœur quand même de l'esprit de Donald Trump. il en parle là à son congrès pour justifier et bien que cette guerre se poursuive même s'il annonce sa fin hein. Oui. Alors c'est une nouvelle scène de théâtre hein, c'est du grand Trump en version originale.

Après sur la réalité des choses, quand il parle du nucléaire iranien, juste rappeler que la IEA a annoncé avoir détecté récemment des mouvements dans la fameuse montagne de la pioche et donc de l'activité nucléaire.

Ça veut dire que les Iraniens ont toujours accès à ce site sensible et hyper secret à probablement selon la IUA 100 m de profondeur au minimum et donc la menace nucléaire iranienne on ne sait pas où elle en est mais elle n'est pas réduite à néan loin de là parce que si je me souviens bien juste pour aller dans votre sens que je me souviens que Pete le patron le ministre de la guerre de Donald Trump avait dit c'est un champ d' bouli il y a des cailloux partout on peut pas y accéder et il se passera plus rien et c'est tout écrasé sous terre à des centaines de kilomètres sous terre.

Ça c'est la communication de la Maison Blanche depuis depuis les la guerre des 12 jours, depuis tout ce qui a été annoncé par le Pentagone. En réalité, d'abord, je pense que les Américains ne savent pas tout. Les Israéliens n'ont plus sans doute. Euh et la réalité c'est que les Iraniens évidemment continuent d'avoir accès à un certain nombre de sites sensibles et essayent de sauver tout ce qui peut l'être et de conserver cet avantage stratégique.

Après, sur la fin de la guerre, il y a une chose peut-être qu'on peut retenir quand même dans le discours de Trump, c'est que les Iraniens ont probablement intérêt parce qu'ils sont assez malin, à faire en sorte que le conflit s'aggrave et perdure jusqu'aux élections de du des mythmees parce que ça évidemment ça n'arrange pas tout à fait les affaires de Donald Trump. Ça c'est vrai, mais est-ce que la guerre va s'arrêter pour autant au lendemain du scrutin ? Personne ne peut y croire naturellement.

Et euh pour l'instant, c'est vrai que les les Américains euh ont fait quelques actions déclar, on l'a vu hein dans le le golf Doman euh dans le D3 d'Ormous, mais euh ça ne suffit pas à rétablir la circulation des navires et des pétroliers. On le voit bien d'ailleurs et le juge de paix dans cette histoire, c'est le cours du Brent et c'est le prix que paient les consommateurs, y compris à la station service la plus proche d'ici. Mais bien sûr, une catastrophe. On voit à quel point ça dégringole jusque chez nous.

Non, quand il parlait quand vous parliez des des des Américains qui expliquaient, ils avaient écrasé sous les bombes et les installations nucléaires et qu'elles était à 10 pieds sous terre, c'était en fait trois centres, celui de Fordeau, celui de Nathan et celui d'Ispa qui c'était les centres connus de développement et d'enrichissement d'uranium.

Mais là, on parle d'autre d'un autre centre qui s'appelle qui n'était pas connu qui n'était pas connu enfin ah enfin qui était peu connu qui n'était qui a été dont dont l'importance est devenu primordial ces dernières semaines parce que c'est probablement le seul qui soit véritablement intact qui est celui de la montagne de la pioche, c'est comme ça qu'on appelle qui et qui abriterait effectivement des un centre de recherche de développement et d'enrichissement d'uranium probablement très profond auquel personne n'a jamais eu accès et qui est particulièrement secret. C'est à celui-là dont il veut que que c'est auquel fait allusion euh la IEA.

Par ailleurs euh il y a un jeu de chat de la souris là qui est en train de se jouer. Il est probable que les Iraniens, sachant parfaitement qu'il y a des élections le 3 novembre aux États-Unis, vont faire monter l'attention jusqu'au 3 novembre de faire manière à faire grimper le prix du pétrole et d'une manière punitive pour les Américains. Ça c'est c'est c'est de bonne guerre, j'allais presque dire.

Par contre, ils auront du mal à cacher le fait que la seule tactique américaine qui fonctionne véritablement qui est l'embarque, le blocus des ports iraniens en importation et exportation, les Iraniens ne peuvent plus exporter leur pétrole mais ne peuvent plus non plus importer des pièces des pièces détachées des des [raclement de gorge] de la nourriture ce qu'elles veulent par le biais de leur port est en train d'être de porter un coup sévère mais très sévère à l'économie iranienne et une partie de la des élites iraniennes notamment celles qui en a à cœur de négocier avec les Américain s'en inquiète beaucoup.

Il y a un raidissement en ce moment à la fois de la répression et en même temps de l'inquiétude en Iran à l'intérieur qui je le rappelle une boîte noire, personne ne sait ce qui s'y passe.

Ce qui en sort un peu montre que les le régime iranien est très inquiet d'un début de commencement de mobilisation en tout cas d'inquiétude ou en tout cas d'énervement de la population iranienne face à l'inflation qui a jamais été aussi élevée face à à la dévaluation duan qui n'a jamais été aussi forte face aux pénuries qui s'accumulent face au fait que il n'y a plus assez ni de pétrole ni de gaz ni même d'eau en Iran en ce moment et que et que le régime est en et que les les iraniens sont en train de commence à détourner le regard des Américains pour regarder droit dans les yeux leur propre régime. dont on sait qu'il le déteste.

Donc il faut faire attention parce que on a tous il faut avoir en tête que la seule politique qui fonctionne et qui soit stratégiquement intéressante prend du temps. Elle est américaine et elle consiste à à en ce blocus des ports iraniens. Alors moi j'ai envie de vous poser la question. Qui est le patron aujourd'hui ? Qui est le boss aujourd'hui en Iran ? Parce que c'est vrai qu'on les entend pratiquement plus. Avant, on avait le porte-parole, le ministre de la guerre, le ministre bref, on avait quand même un aéropage de personnalités qui ressortaient pour répondre à Donald Trump. Là, ça a l'air d'être un peu le silence radio. Ils sont plus silencieux.

Je partage l'ison sur effectivement son analyse sur un plan économique est tout à fait juste. Donc, il y a bien finalement des tiraillements forcément à l'intérieur. Mais aujourd'hui, c'est encore les gardiens de la révolution qui sont en place. Et on voit bien que la structure qui s'est mise en place autour de ces gardiens de révolution avec la nomination du chef des basji qui est la milice interne chargée de la population est un homme très dur, totalement dévoué à celui qui est officiellement le le patron, c'est-à-dire le fils de Layat Romini qui était assassiné en début de guerre. Donc euh moi je tabac.

Donc euh on est une équipe qui est très soudée autour de lui ou en tout cas une équipe très soudée. Et cette équipe autour des gardiens de la révolution joue avec des extrémistes parce qu' il y a plus extrêmes que les gardiens de la révolution. Il y a un petit parti. Ah oui, s'appelle les Pailles d'Arari qui alors lui c'est pour la guerre totale, la mort, le le sacrifice de tout iranien pour la cause. Donc ils sont encore plus extrémistes et puis on a c'est eux qui menacent par exemple le fils de Donald Trump. C'est cette tendance très très dure qui qui demande à tous les Iraniens d'être prêts à mourir pour la pour la cause.

Et puis il y a c'est un mélange de religiosité et de nationalisme et d'anticapitalisme. Enfin c'est voilà. Et puis il y a les pragmatiques qui sont pour euh pour les négociations. Ceux-ci en ce moment sont un peu euh Il y a un durcissement, c'est tout à fait vrai.

Et ce durcissement est à deux niveaux est au niveau de la répression qui est plus forte de nombreuses pendaisons, de nombreuses femmes non qui sont dans le couloir de la mort qui n'ont pas encore été exécuté des cafés qui s'étaient ouverts à Teran qui se referment la police des murs qui va il y aurait en préparation au Parlement une loi qui pour remettre la police des murs avec la demande il y a des tas d'affiches d'antéans qui apparaissent en disant aux jeunes femmes de se recouvrir.

on en est pas là mais il y a ce mouvement de de reprise en main de la population et puis il y a ce qui se passe et ça c'est intéressant effectivement autour de cette fameuse montagne de la pioche puisque très enterré qui était juste avant un centre de recherche qui avait pas été complètement opérationnel il y aurait des centrifugeuses qui serait c'est-à-dire ce qui permettent de fabriquer le fameux gaz qui permet de faire à terme la bombe atomique. et bien il y aurait des des centrifugeuses qui seraient rentrés et qui travailleraient peut-être dans cette montagne de la pioche.

Et on ne sait pas si aujourd'hui les gardiens de la révolution, la tendance militaire a décidé d'aller de l'avant dans la fabrication de la bombe nucléaire. Et ça, cette décision si elle est prise parce qu'il y avait vraiment avant la guerre un conflit entre les ces deux tendances. Le guide suprême refusait mais là on ne sait pas s'il y a pas eu un choix qui a été fait en disant allez on essaye, on y va. D'où l'inquiétude effectivement je pense des Israéliens et des Américains sur ces choses-là. Mais on n'en sait rien.

Alors cette inquiétude, ce flou artistique autour de ce conflit en Iran, il a évidemment, vous l'avez compris, des répercussions partout dans le monde et il sera évidemment discuté au bricks. Les bricks, vous savez, c'est ce groupe composé des principales économies émergentes. Vladimir Poutine est en route justement pour les bricks. On le voit là, il arrive, il sort de son avion, il est il est en Inde et c'est là que tout va se discuter. Bertrand Galich. On voit bien à quel point les répercussions du conflit en Iran vont loin et on imagine bien que Vladimir Poutine est un peu en position de force là parmi les bricks parce que il a du gaz, il a des énergies, il peut les vendre.

On sait que l'Inde achète le pétrole russe. Oui, c'est euh un peu le bal des hypocrites hein en ce qui concerne la question euh iranienne puisque vous l'avez dit, il y a euh des pays qui officiellement demandent la fin des hostilités, disent que ils ne sont pas impliqués et que leur souhait, c'est que l'économie puisse retrouver ses droits et la libre circulation dans le D3 d'Ormos. Mais parmi ces ces pays, ces bricks, ben vous avez aussi les Chinois, vous avez les Russes bien sûr et vous avez l'Inde qui, comme vous venez de le dire continue à commercer avec les Russes. Donc il y a quand même de ce point de vue- là, je dirais une version officielle et puis ce qui se passe dans la vraie vie.

Et dans la vraie vie, c'est que euh les bricks font euh leur business de leur côté après avoir fait de grandes déclarations d'intention. Et c'est si vous voulez l'émergence de ces pays émergents. C'est une façon d'exprimer que ces pays-là maintenant, ils pèsent aussi à la fois sur l'économie et dans la diplomatie et de plus en plus et au détriment sans doute des puissances traditionnelles. Yeah.