Amélie Nothomb, Stéphane Guillon, Aurélie Dupont : confidences pour confidences - Best of C à Vous
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous l'écrivez dans ce livre: "Le conflit pourrait évoluer de 3 manières..." Le scénario le plus probable à vos yeux?
- 2:01OuverteRéponse directe
Vous constatez que la situation au Moyen-Orient hystérise les débats partout dans le monde. En France, dans le monde politique, dans les universités, dans nos conversations... "Je refuse de choisir un camp qui serait plus victime que l'autre." C'est possible de garder cette neutralité?
- 4:01OuverteRéponse directe
L'antisémitisme, vous l'évoquez, vous qui avez été élevé en Syrie avec votre frère, dans un système éducatif où les enfants étaient amenés à détester Israël. C'était même un jeu à l'école.
- 6:01OuverteRéponse partielle
En 2004, lorsque les JO étaient organisés en Grèce, vous avez transmis la flamme à une Israélienne, qui l'avait donnée à une Palestinienne. Vous étiez en larmes. 20 ans plus tard, on en rêve, de ce symbole, quand on voit les tensions qu'il y a eu à l'Eurovision pendant le passage de cette chanteuse israélienne très contestée...
- 8:01OuverteRéponse directe
Le président Trump va trouver un Proche-Orient différent de ce qu'il a connu. Cette période 2016-2020, l'aboutissement, ce sont les accords d'Abraham, qui ont été plutôt positifs.
- 10:01OuverteRéponse directe
En France, le conflit israélo-palestinien crée des conflits et des incompréhensions. Sciences Po Strasbourg a suspendu son partenariat avec une université près de Tel-Aviv... Comment vous réagissez à cette décision?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00P.LescureFait
« Le conflit pourrait évoluer de 3 manières... Le scénario le plus probable à vos yeux? -C'est hélas le retour au statu quo, avec des bouffées de violence. »
- 0:12P.LescureFait
« Cette bouffée de violence est atroce, mais il y a eu des bouffées de violence tous les 2 ou 3 ans. »
- 0:24P.LescureFait
« Celle-là est particulièrement atroce à cause du succès, si j'ose dire, du Hamas qui a entraîné cette réaction israélienne. »
- 0:36P.LescureFait
« Pour sortir de ce statu quo, qui arrange beaucoup de monde en Israël... Ca permet aux Israéliens d'annexer petit à petit la Cisjordanie. »
- 0:48P.LescureFait
« Il faudrait mettre autour de la table des négociateurs. Or, il n'y a personne. Les Israéliens ne vont pas négocier avec le Hamas. »
- 1:00P.LescureFait
« Côté israélien, le gouvernement Nétanyahou ne veut pas de 2 Etats. »
- 1:12P.LescureFait
« Sauf si la communauté internationale intervient, il n'y aura pas de négociation. »
- 2:13P.LescureFait
« J'ai essayé... Nous avons essayé, dans la rédaction pour laquelle je travaille, de raconter ce qu'ont été les massacres du 7-Octobre, qui ont été une abomination, mais aussi la riposte, la riposte surdimensionnée... »
- 6:13P.LescureFait
« On a besoin des artistes. Il ne faut pas nécessairement les prendre par le spectre du buzz et du conflit permanents. »
- 8:13P.LescureFait
« Les accords d'Abraham, qui ont été plutôt positifs. A partir du moment où certains pays décident de normaliser leurs relations avec Israël, c'est un facteur de pacification dans la région. »
- 8:25P.LescureFait
« Cette logique avait peut-être un sens, sauf qu'on a oublié les Palestiniens dans l'histoire. »
- 8:37P.LescureFait
« Le Proche-Orient d'aujourd'hui est différent, parce qu'il y a eu les massacres horribles du 7-Octobre, parce qu'il y a toujours la riposte israélienne, qui est quand même inquiétante sur l'avenir. »
- 8:50P.LescureFait
« Il y a une rupture du droit international et humanitaire qui est spectaculaire, une permanence de l'horreur. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-P.Lescure: Vous l'écrivez dans ce livre: "Le conflit pourrait évoluer de 3 manières..." Le scénario le plus probable à vos yeux? -C'est hélas le retour au statu quo, avec des bouffées de violence.
Cette bouffée de violence est atroce, mais il y a eu des bouffées de violence tous les 2 ou 3 ans. Celle-là est particulièrement atroce à cause du succès, si j'ose dire, du Hamas qui a entraîné cette réaction israélienne. Pour sortir de ce statu quo, qui arrange beaucoup de monde en Israël...
Ca permet aux Israéliens d'annexer petit à petit la Cisjordanie. Il faudrait mettre autour de la table des négociateurs. Or, il n'y a personne.
Les Israéliens ne vont pas négocier avec le Hamas. Côté israélien, le gouvernement Nétanyahou ne veut pas de 2 Etats. Sauf si la communauté internationale intervient, il n'y aura pas de négociation.
Or, vous avez les Américains en pleine campagne électorale. J'essaie d'espérer...
Même s'il y a 1 chance sur 100, il faut y aller, mais on est à 1 chance sur 100 de sortir par le haut. On dit toujours ça quand on ne sait pas où aller. -A.-E.Lemoine: Vous constatez que la situation au Moyen-Orient hystérise les débats partout dans le monde.
En France, dans le monde politique, dans les universités, dans nos conversations... "Je refuse de choisir un camp qui serait plus victime que l'autre." C'est possible de garder cette neutralité? -En tout cas, vraiment, je m'y emploie.
Je viens de passer 5 semaines en Israël. J'ai essayé...
Nous avons essayé, dans la rédaction pour laquelle je travaille, de raconter ce qu'ont été les massacres du 7-Octobre, qui ont été une abomination, mais aussi la riposte, la riposte surdimensionnée...
On a fait des reportages à Gaza. Pas moi, puisqu'on ne peut toujours pas aller à Gaza. On a envoyé un excellent caméraman.
On a mis des visages sur les victimes. Je crois qu'on a réussi...
Je crois être neutre. J'ai cette prétention. -A.-E.Lemoine: L'antisémitisme, vous l'évoquez, vous qui avez été élevé en Syrie avec votre frère, dans un système éducatif où les enfants étaient amenés à détester Israël.
C'était même un jeu à l'école. -Tous les jeunes...
Je ne suis plus jeune! Tous les gars de ma génération au Moyen-Orient, on a appris à lire avec un livre de lecture très bien illustré qui était assez efficace pour apprendre à lire. J'en parle dans "L'Arabe du futur".
Dans ce livre, il y a des poèmes. Les enfants apprennent à lire avec des poèmes qui invitent à haïr Israël et à faire la guerre. C'était institué.
Ca a existé dans tout le Moyen-Orient. -A.-E.Lemoine: En 2004, lorsque les JO étaient organisés en Grèce, vous avez transmis la flamme à une Israélienne, qui l'avait donnée à une Palestinienne.
Vous étiez en larmes. 20 ans plus tard, on en rêve, de ce symbole, quand on voit les tensions qu'il y a eu à l'Eurovision pendant le passage de cette chanteuse israélienne très contestée, huée pendant sa prestation mais soutenue par le public...
Ces messages de paix, on en a un besoin urgent. -On a besoin des artistes. Il ne faut pas nécessairement les prendre par le spectre du buzz et du conflit permanents.
Un artiste l'a dit...
On a essayé de sortir la petite phrase hors contexte. Slimane a calmé le jeu. Il a chanté l'amour et la paix.
Une artiste, une jeune femme qui vient, qui représente un pays, quel qu'il soit, doit être respectée pour ce qu'elle est, une jeune femme qui fait pas de politique. Il y aura toujours des belliqueux et des Cassandre. Ca fait partie de notre époque.
On ne peut pas ignorer ce qui se passe à l'extérieur d'une salle de spectacle, mais le spectacle a été inventé par les Grecs pour se protéger de tout cela. Comme les JO, arrêter, faire une trêve, être dans la création, l'élévation pour trouver une catharsis et être ensemble. Je ne réponds pas directement à votre question.
La moindre phrase va être déformée, mais voir des images de violence et de bouc-émissairisation de n'importe quel candidat, ce n'est pas ma conception du spectacle de l'humanité. -Ceux qui se sont laissé abuser en France par des propos...
Quand je disais que l'antisémitisme est revenu comme 1er sujet depuis l'affaire Dreyfus en France...
C'était un combat de la gauche. Ca a toujours été son ADN. C'est très ancien que les mouvements ouvriers du XIXe étaient antijuifs.
Ils vivaient sur des préjugés anticapitalistes. C'est Jaurès qui a ramené le combat de la gauche et la lutte contre l'antisémitisme comme quelque chose d'indépassable. Ce qu'a fait Mélenchon, c'est ramener la gauche au XIXe siècle.
C'est impardonnable. -Le président Trump va trouver un Proche-Orient différent de ce qu'il a connu. Cette période 2016-2020, l'aboutissement, ce sont les accords d'Abraham, qui ont été plutôt positifs.
A partir du moment où certains pays décident de normaliser leurs relations avec Israël, c'est un facteur de pacification dans la région, que ce soit les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc...
Cette logique avait peut-être un sens, sauf qu'on a oublié les Palestiniens dans l'histoire. Le Proche-Orient d'aujourd'hui est différent, parce qu'il y a eu les massacres horribles du 7-Octobre, parce qu'il y a toujours la riposte israélienne, qui est quand même inquiétante sur l'avenir. Les massacres se poursuivent quand même à Gaza.
Il y a une rupture du droit international et humanitaire qui est spectaculaire, une permanence de l'horreur. Ca existe. Il y a un autre événement qu'il me paraît souhaitable de remarquer, qui est récent, qui date du 11 novembre.
C'est le fait qu'à Riyad se sont réunis tous les chefs d'Etat du monde arabe et le Premier ministre iranien. Il y a eu une déclaration en une quarantaine de points de l'ensemble des chefs d'Etat arabes et des Iraniens sur la situation au Proche-Orient. On n'en parle pas assez.
C'est un événement. -A.-E.Lemoine: En France, le conflit israélo-palestinien crée des conflits et des incompréhensions.
Sciences Po Strasbourg a suspendu son partenariat avec une université près de Tel-Aviv, regrettant ses positions profondément bellicistes et dénuées de toute perspective humaniste au regard de la guerre à Gaza. Comment vous réagissez à cette décision? Quand on sait que le dialogue en France devient difficile, comment espérer qu'il se renoue sur place? -Vous savez, on me sollicite parfois pour venir parler de la paix au Proche-Orient.
Je le fais rarement. Je ne veux pas être rémunéré et je n'ai pas tout le temps les moyens de le faire. Par contre, quand je suis invité dans les banlieues, j'y vais.
A chaque fois que je vais dans une banlieue, à la fin de mon intervention, et je vais dans les lycées...
A la fin, il y a toujours un jeune qui vient me voir et qui me dit: "C'est la 1re fois qu'on voit un juif." Je suis sûr qu'ils ont vu des juifs mais qu'ils ne le savent pas. Le fait qu'il a le sentiment qu'il n'a jamais rencontré un juif alors qu'il est à 4 km de Paris, c'est terrible.
Je crois qu'il faut encourager les juifs et les musulmans en France à se rapprocher, à se parler, à dialoguer, à combattre...
Je n'accepte pas que d'un côté, on est propalestinien et, de l'autre, on est pro-israélien. On peut être les 2 à la fois. On peut oeuvrer pour une vie harmonieuse en France, mais en étant ensemble, on pourra mieux faire pour la paix au Proche-Orient.
Il ne faut pas que les 2 communautés se mettent dos à dos. Elles sont instrumentalisées. Je comprends les jeunes qui cherchent toujours l'underdog pour mener leur combat.
Là, c'est les Palestiniens qui souffrent donc ils les ont choisis. Il faut être constructif. Au lieu d'éliminer les Israéliens ou de les marginaliser, il faut rapprocher les Palestiniens.
Au lieu de ne pas travailler avec une université israélienne, il faut travailler avec les universités palestiniennes. Il faut amener des universités palestiniennes et israéliennes dans les universités françaises. Il y a Gaza à reconstruire.
Les jeunes Français peuvent jouer un rôle de volontariat à Gaza. Ils feront un meilleur travail que l'UNRWA ou les organisations
Jean-Luc Mélenchon