Marine Le Pen propose un référendum sur le voile
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Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. Accrochez, approchez amis auditeurs, c'est les débats qui commencent. Vous avez la ligne directe pour venir participer à la conversation en studio, c'est le 0826 300 300. Vous avez également le site sudradio.fr, les réseaux sociaux, ainsi que l'application. De quoi on va causer ? Tiens, pour beaucoup d'entre nous qui vous écoutez, ça va peut-être vous parler. On va causer mariage d'ici une petite heure. Est-ce que le mariage est dépassé, démoné, démonétisé en France ? C'est une grande étude sur les évolutions familiales et on découvre que le mariage n'a plus la cote.
On fait des enfants en union libre, on se paxe par contre de beaucoup plus. On met en avant le travail. Tiens, vous êtes marié, vous êtes divorcé. Marié, c'est une vraie sourde d'épanouissement, vous allez peut-être nous le dire. Ou au contraire, marié a été une grande erreur parce que ça nous met dans un monde à part. Et puis, comme vous le savez, 100% des divorces, c'est parce qu'avant, il y a quand même eu un mariage. Donc est-ce qu'aujourd'hui, en France, le mariage est totalement démonétisé ? Annie Auditeur, vous avez la parole au 0826 300 300. On va également causer politique avec une liste des candidats qui est déjà très nombreuse pour 2027.
Et un nom qui est aujourd'hui dans le parisien, un nom qu'on sait sérieux, qu'on sait certainement en capacité d'eux. Il s'appelle Bernard Cazeneuve. Alors, sans dire qu'il est candidat, en tout cas, il fait une grande lettre pour parler projet aux Français. Pour dire que de toute façon, les primaires, c'est un peu ringard, c'est un peu dépassé. Qu'il faut causer et qu'on ne se présente pas devant les Français uniquement avec sa bonne bouille, sa cravate et ses costumes. Mais avec un projet sur lequel on a travaillé. Après tout, Bernard Cazeneuve, pourquoi pas lui ? Tiens, 0826 300 300. On en débattra autour de la table. Mais pour le moment, 10h33, le premier sujet de Discord.
Et le premier sujet de Discord avec autour de la table ce matin, Arnaud Stéphan, bonjour.
Bonjour.
Fondateur de l'agence La Note de Com, Brice Socol, politologue, essayiste. Et co-auteur avec Frédéric Dhabi de L'écharpe et les tempêtes, c'est de l'édition de l'aube. Avec Ergun Torpaslan, délégué général de Démocrate et Progressiste, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec moi dans ce studio. Et Magali Lichanté, communicante politique. Je suis ravi de vous avoir tous les quatre, mes mousquetaires, pour pouvoir débattre de ce sujet. Parce que le premier est à la ligne d'un grand journal, pour ne pas citer Le Monde. Et ils ont enquêté sur une des décisions que s'apprêterait à prendre Marine Le Pen.
Si jamais elle arrive à la candidature suprême et à l'Elysée, ce serait de se pencher sur quelque chose qui a toujours été un marqueur pour le Rassemblement National, à savoir l'interdiction du voile dans l'espace public. Et pour éviter, c'est en tout cas ce que nous dit le journal, notamment les juges constitutionnels, il faudrait passer par référendum. Alors est-ce que Marine Le Pen, non seulement a raison de s'intéresser à cette question du voile, mais est-ce qu'elle a raison de penser un référendum sur cette question ? 0826 300 300. Arnaud Stéphan, est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ?
Ça me paraît très tendu.
C'est du brutal pour vous ?
Non, c'est pas ça. C'est qu'on sait bien que le domaine du référendum a été extrêmement limité, en vérité, par le Conseil constitutionnel. que le Conseil constitutionnel, tout d'un coup, peut prendre de la décision énorme. On a déjà eu une discussion sur l'utilisation du référendum. Et que le Conseil constitutionnel peut estimer que c'est pas un sujet qui rentre dans le cadre des sujets qui peuvent être mis en avant par voie référendaire. Après, il y a la possibilité de modifier la constitution. Il y a un article 34 qui n'est pas très clair, où on dit qu'on peut faire une loi organique pour modifier un certain nombre de choses.
Et ce qui permettrait, en effet, d'élargir le changement référendum.
Ça, c'est pour les deux champs techniques qui sont bien sûr importants. Mais si, simplement, on doit se pencher sur l'idée, dans la période...
Non, non, c'est super important. Parce que si votre première décision politique, vous vous faites retoquer immédiatement par le Conseil constitutionnel, ça n'ouvre pas votre arrivée au pouvoir sous de bons auspices. Donc, il faut manier ça comme de la nitroglycérine. Il faut faire très attention.
Et simplement, dans la pensée de Marine Le Pen, visiblement, le but est de proposer par référendum, justement pour empêcher le Conseil constitutionnel, qui, dans ce cadre-là, pourrait simplement, en effet, se demander si la question posée rentre parfaitement dans les articles de la Constitution qui permettent d'interroger le peuple français.
Maxime, vous avez dit tout à l'heure, c'est un sujet fondamental pour l'ERN depuis très longtemps. Alors, pas tout à fait. En tout cas, c'est ce que Marine Le Pen dit dans l'article. C'est un marqueur chez nous. Oui, c'est un marqueur. Mais ça a été un marqueur pendant très longtemps, aussi, de la droite LR, qui fut la droite UMP, qui fut la droite RPR. Parce qu'on se souvient que la première grande affaire, c'est l'affaire de Creil. Et l'affaire de Creil avait très largement divisé la droite à l'époque. Et ça avait été un sujet où il n'avait pas osé s'en emparer. Et on l'avait reproché pendant très longtemps à la droite RPR.
Et là où vous avez raison, Arnaud Stéphan, il faut se pencher sur ce sujet. Parce que ce qui est intéressant, c'est qu'alors qu'on s'intéresse beaucoup à ce tandem que forment Jordan Bardella et Marine Le Pen, on sent qu'il y a des dissensions, visiblement, entre les deux. Et quand vous dites que c'est un sujet tendu, c'est visiblement aussi ce qui inquiète Jordan Bardella. Et ça nourrira le reste de nos échanges. Magali Vicente, sur ce sujet, est-ce que, oui, Marine Le Pen, outre, bien sûr, ces détails qui sont importants, comme le soulignait Arnaud Stéphan, cette idée de parler du voile et d'évoquer les problématiques du voile par référendum,
dans ce que ça pourrait plus tard avoir comme conséquence, effectivement, et dans la crédibilité. C'est-à-dire qu'on voit bien que l'utilisation du référendum, déjà, ça a été un marqueur pendant ses différents mandats. Emmanuel Macron l'a souvent soumis. Il ne l'a pas fait. Donc, aujourd'hui, annoncer, en fait, vouloir faire un référendum, créer un référendum, mais savoir finalement, au fond, que potentiellement, il y a un risque parce que cela ne puisse pas rentrer dans le cadre. Et l'éternelle question, c'est toujours, quel type de question ? Parce que faire un référendum sur le voile, ok, mais comment on pose la question ? Un, pour qu'elle puisse rentrer dans le cadre.
Deux, pour qu'elle puisse vraiment avoir, derrière, des réponses qui soient concordantes et qui apportent quelque chose au débat. Ça, c'est un sujet. Et donc, forcément, c'est un sujet de communication. Parce que derrière, il y a la crédibilité, en fait, du parti. Et ce que les gens les attendent, là, on le voit bien, les Français attendent vraiment, c'est cette crédibilité en termes d'action. Donc, annoncer quelque chose, notamment encore sur le sujet du référendum, sans positionner déjà la question précisément. Et derrière, avoir potentiellement un retoquage, c'est effectivement mettre en danger la crédibilité des propositions dans le cadre du programme.
Après, est-ce qu'on ne peut pas utiliser ces arguments pour dire qu'une fois à la tête de l'État, faire une telle proposition, la voir se faire retoquer par les conseils constitutionnels, par les juges, et en faire ensuite un argument en disant, ben, regardez, on n'a pas les mains libres en France, il faut donc opérer certains changements, peut-être que ça aussi, ça fait partie d'une méthode. Ergunto Parcelan, sur ce sujet, de faire un référendum sur le voile en France.
Dans le référendum, il y a deux points importants. C'est un, qui pose la question ? Et de deux, quelle est la question ? Qui pose la question ? On sent qu'elle a envie de poser une question. Ensuite, quelle est la question ? En réalité, la tournure nous donne un sens. Si elle aurait tourné la question, seriez-vous prêt à remettre en cause les libertés fondamentales dans l'espace public ? Je ne suis pas certain que l'impact serait le même que de dire, sommes-nous pour ou contre le voile dans l'espace public ?
En réalité, moi j'ai l'impression que c'est aussi un élément où elle essaie de marquer un point de clivage important avec son concurrent populiste, Jean-Luc Mélenchon, où elle essaie de se distinguer là-dessus et il y a une primaire qui ne dit pas son nom dans cet espace-là. Maintenant, est-ce que c'est un sujet qui n'existe pas du tout ?
Non, le sujet existe dans la société, des questions se posent, les partis traditionnels, on va dire droite et gauche, n'ont pas réussi à faire émerger, on sent que c'était l'une des causes aussi originelles de division au sein de la gauche, à savoir ce rapport à l'émancipation, aux droits des femmes, dans le contexte qu'on avait aussi il y a quelques années dans notre pays. C'est un sujet dans lequel les partis politiques n'ont pas assez travaillé, idéologiquement, philosophiquement, et donc là-dessus, son coup médiatique, c'est un contre-pied, personne ne s'attendait à ce sujet-là, elle a réussi à le mettre.
Mais maintenant, le sérieux du sujet nous pousse, un, à de la précaution, deux, à élargir un peu le débat, et deux, trois, ne pas tomber aussi dans l'immédiateté des émotions.
0,826, 300, 300, est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ? Vos réactions, vos opinions au 0,826, 300, 300. Brice Socol, sur ce sujet, vous qui sondez les cœurs et les reins, comme dirait l'autre.
Je suis allé voir les derniers sondages sur cette thématique-là. Évidemment, vous avez 94% des gens qui votent Rassemblement National qui y sont favorables.
Elle parle à son camp, ça c'est une évidence.
Elle parle à son camp, je pense que ce premier message, c'est d'abord parler à son camp. Deuxièmement, elle veut rassembler plus de 50% des Français. Quand je regarde les derniers sondages, vous avez à peu près entre 61 et 65% des Français qui ne souhaitent pas voir dans l'espace public de signes religieux, dans leur globalité.
Pas forcément le voile, des signes religieux.
Dans leur globalité. Et vous avez 71% des Français qui là sont fermes, qui ne veulent pas que des fillettes de moins de 15 ans puissent porter le voile. Donc ça, c'est... Ça pourrait être une question dans la question.
Ça, c'est un peu... Peut-être la grande question, si jamais... Rappelez-vous de cette échange entre Marine Le Pen et une femme voilée, je crois que c'était lors de la dernière question présidentielle, où elle a dit mais moi, je ne le porte pas par soumission, mais c'est presque pour mon histoire familiale avec ma grand-mère et Marine Le Pen avait essayé de se défausser exactement en 2022. C'est en 2022. C'est exactement ça.
Absolument. Et en fait, la vraie question, c'est que l'espace... La différence entre Jandane Bardella et Marine Le Pen, c'est que Marine Le Pen dit moi, je veux légiférer pour interdire dans l'espace public. Alors déjà, l'espace public, la laïcité, c'est la neutralité de l'État dans les services publics. La laïcité ne s'applique pas dans l'espace public. Donc, c'est déjà un sujet. Alors que Jandane Bardella, lui, dit moi, je veux rester dans la tradition plutôt de cette laïcité française en interdisant le voile dans les services publics. Donc, vous voyez la nuance entre les deux.
Donc, bien évidemment, vous le disiez justement en commençant la rubrique, c'est un marqueur pour le rassemblement national. C'est un marqueur différenciant. Ça lui permet de rassembler son camp. Ça demande aux autres partis politiques de devoir se positionner. et comme vous le disiez justement. Et puis enfin, à travers cette punchline, c'est une manière de dire aux Français, vous voyez, moi, dans la continuité du rassemblement national, ce sujet reste pertinent. Même si aujourd'hui, est-ce que c'est un sujet en haut de la strate, de la hiérarchie des Français ?
Est-ce que la situation 2022 avec tout ce par quoi elle est passée à présent, est-ce que c'est aujourd'hui encore quelque chose qui peut peser dans le programme ? Est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ? Est-ce que ce n'est pas cela finalement qui va provoquer presque une scission entre Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Faut-il être un peu plus précis ? C'est-à-dire le voile pour les fillettes, comme on vient de l'évoquer à l'instant. Est-ce que vraiment aujourd'hui, le voile est un sujet de crispation suffisant pour en faire un marqueur de campagne ? 0,826, 300, 300.
Et bien sûr, la question aussi que l'on se pose, Marine Le Pen l'affirme elle-même, est-ce que si elle renonce à ça, ça ne fera pas, on va dire, par rapport à Éric Zemmour ou d'autres ? 0,826, 300, 300. Est-ce que Marine Le Pen a raison ? Comme visiblement, elle se prépare à le faire, de proposer officiellement un référendum sur le voile. Si jamais, elle l'indiquera dans son programme, si jamais elle est élue président de la République, participez à la conversation, amis auditeurs. 0,826, 300, 300. On revient dans une poignée de secondes. A tout de suite. Sud Radio. Sud Radio. Les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
Suite de la discussion, suite des débats, ici en tout cas en studio, croyez-moi qu'il n'y a pas vraiment de pause. On continue à se poser les bonnes questions, à essayer d'étudier les coulisses. Notre premier sujet s'intéresse à Marine Le Pen. Est-ce qu'elle a raison de proposer un référendum sur le voile ? C'est en tout cas ce qu'on apprend quand on lit le monde. Et je le disais autour de la table, je ne sais pas comment vous regardez ça.
Est-ce qu'elle pourrait, si jamais en écoutant, elle écoute Sud Radio, admettons Marine Le Pen, elle vous entend tous ce matin, est-ce qu'elle ne pourrait pas se dire bon, c'est vrai que c'est peut-être pas, comme le disait aussi Arnaud Stéphan, comme vous le disiez Brice Socol, c'est peut-être pas le sujet sur lequel j'ai besoin d'en faire des caisses parce que ce n'est pas après tout un sujet qui est aujourd'hui en tête de la préoccupation des Français. Est-ce qu'il n'y a pas en réalité presque un risque si jamais elle décide de reculer sur cette mesure, de perdre à nouveau un marqueur du Rassemblement National ? Arnaud Stéphan ?
Non, je ne pense pas. Cette idée de référendum sur le voile, il faut voir, il y a deux choses. La politique, c'est beaucoup de symboles. Donc vous avez deux symboles très importants. Vous avez à la fois le voile, c'est structurant pour la droite nationale, c'est important pour les Français puisque, comme on l'a dit, les Français ont beaucoup de mal avec cette histoire de voile, y compris dans l'espace public. Pas parce qu'il y a une personne qui porte un voile, c'est des quartiers où il n'y a plus que des voiles, c'est ça le problème. Et puis, la deuxième chose, c'est que vous avez le terme référendum. Et que c'est aussi le moyen de dire, je ne cèderai pas au Conseil constitutionnel.
On ne me l'hypnitera pas dans l'application de ma volonté de faire des référendums, y compris sur des questions à la fois politico-sociétales, parce qu'on est dans du sociétal, quasiment, et que donc ça permet aussi de faire passer un message comme quoi je suis prête au rapport de force. Maintenant, est-ce que politiquement, ça va se traduire en vérité ? C'est inquiétant pour un début de campagne. Non, mais justement, c'est que ça ne vienne pas du RN, mais que ça vienne du monde. Et que ça soit repris, y compris dans le Figaro. On nous explique que... Les gens ont été très très gentils avec Jordan Bardella depuis des mois.
Et ils sont comme s'ils étaient un peu déçus que finalement, tout le narratif qu'ils avaient préparé depuis des semaines soit tombé à la flotte. Et donc, on essaye de remonter un petit peu des histoires. Ce qui est intéressant sur le référendum, c'est qu'on voit bien qu'il y a d'autres candidats aussi, Édouard Philippe, qui veut proposer des référendums. Macron en avait proposé, il ne les a pas mis en œuvre. Ça a bien marché. On sent qu'ils veulent redonner, entre guillemets, la parole aux Français. Et ils veulent légitimer leur politique par un référendum. C'est-à-dire, les Français, nous, on ne décide pas, on va proposer, poser une question, et les Français vont décider.
Sauf que, moi, je pense que les Français sont arrivés aujourd'hui à un moment, on le voit un peu dans les différentes études, où ils souhaitent que l'homme politique présente un projet et mette en œuvre son projet. Ils ne sont plus forcément dans cette demande d'attente absolument de donner-moi votre avis. Non. Vous avez un projet, vous avez un programme, et maintenant, on va y aller. C'est fini, le temps des consultations. On va dans le pragmatisme et on va dans la réalisation. C'est-à-dire qu'on est dans le temps de la réalisation.
0 826 300 300, on va en parler avec ceux qui nous écoutent, notamment au Standard, avec vous, Luc, pour commencer. Bonjour. Bonjour, Maxime. Vous allez bien, Luc ? Ça va très bien, merci. En forme pour commenter l'actualité. Donc, comment vous observez, vous, cette question de Marine Le Pen, du référendum, du voile au milieu de tout ça ? Ça vous interpelle ? Ça vous dérange ? Ça vous inquiète ? Vous y êtes favorable ? Dites-nous tout, Luc. Alors, dans l'ordre, oui, ça m'interpelle énormément. Je suis inquiet passablement.
Moi, j'ai un désaccord majeur avec Marine Le Pen, c'est que je ne pense pas que l'islam soit compatible avec la République.
Donc vous, on va dire quoi ? Vous êtes plus sur la ligne Éric Zemmour ?
Parfaitement. Mais ça ne m'empêchera pas d'en faire ma conviviale le moment venu. Je pense, si vous voulez, que le référendum, pour reprendre ce que disait un de nos intervenants, bien évidemment, ça permet de s'affranchir d'un conseil constitutionnel
qui est clairement, je dirais, anti, pour toutes ses mesures sociétales, est clairement anti-Le Pen. Mais en contrepartie, je ne pense pas, comme le disait l'un de vos autres intervenants, que ça soit quelque chose qui coupe Marine Le Pen de ses électeurs si jamais elle ne le faisait pas. Moi, je serais pour étendre
largement la mesure pour interdire le Burkini, interdire les minerais de 50 mètres sur les mosquées. Dans ma région, dans mon coin, il y a quelque temps, en...
Ah Luc, alors attendez, on est en train de vous perdre en plein milieu de votre développement, on va essayer de juste rétablir la ligne 2 minutes, Luc, et on va essayer juste de voir si tout vérifie bien, et si vous m'entendez, répondez aussi à cette question, vous, sur tout ce que vous dites, on l'entend, mais cette question, notamment... invasive, et qu'il faut tout faire pour, je dirais, la canaliser le plus possible. Mais cette question, notamment là, parce que c'est le sujet du voile, Luc, mais sur cette question, vous, du référendum, est-ce que c'est un bon moyen de répondre à toutes ces inquiétudes ?
Oui, ça peut être un moyen, c'est surtout un moyen, un moyen de s'approcher des...
Luc, on a des problèmes de communication, je suis absolument navré, on va vous laisser rétablir... Il faut des antennes sur les minarets. C'est ça, il faut monter en haut du minaret pour mieux capter 0826 300 300. Bon, on a entendu les inquiétudes de Luc avec la fameuse phrase qui a toujours fait débat entre Marine Le Pen et son extrême droite, c'est-à-dire Éric Zemmour, à savoir, l'islam est-il compatible ou pas avec la République ? Luc nous le dit non. On va poursuivre la conversation avec vous, Baptiste, bonjour. Bonjour, Maxime. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous nous avez appelé au 0826 300 300, oui ou non ?
Est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile, selon vous ?
Je dirais que si l'objectif c'est de faire un appel au peuple et de laisser le peuple trancher, le référendum, c'est évidemment la meilleure solution.
Je sens un mais qui arrive, Baptiste.
Évidemment, parce que, je vais être honnête, je ne suis plutôt pas du tout de la sensibilité politique de Marine Le Pen, donc je suis évidemment contre ce genre de référendum, en tout cas sur ce sujet-là. Mais du coup, plutôt que de maintenir à juste, en fait, je pense très sincèrement que le principal argument de Marine Le Pen qu'elle ne peut pas admettre, mais c'est qu'elle n'aime pas les gens qui portent le voile. Voilà. Elle ne les aime pas. Donc, elle fait ce référendum parce qu'elle sait qu'en plus, on en a tellement fait des caisses sur la question du voile qu'elle a une chance que ça passe.
Mais moi, du coup, j'aimerais bien le prendre sous l'angle un peu taquin et dire, si on interdit le voile, il va falloir qu'on interdise aussi tous les signes religieux visibles dans l'espace public parce que la République ne peut pas faire de distinction entre les différentes religions et la façon d'exercer ces différentes religions. Donc, je prends un exemple très con, mais je dis, si on interdit le voile aux musulmans, il faut qu'on interdise la soutane aux catholiques. Non, non, non, justement. Discussion Baptiste avec Arnaud Stéphane. C'est le clergé, ça n'a rien à voir. Et donc, il y a une séparation qui est très claire dans toutes les lois sur la laïcité.
Ça ne touche pas les gens du clergé. Or, les aubes, les sœurs, que celles soient catholiques ou diaconeses protestantes ou même l'imam, il a le droit de porter la barbe, le chapeau, etc. Il n'y a pas de problème. C'est du... Ça n'a rien à voir. Allez-y, Baptiste,
poursuivir les gens.
Ok, très bien. Mais alors, dans ce cas-là, on interdit la kippa pour les personnes de confession juive et on interdit la croix ostensiblement portée pour les personnes catholiques. C'était dans le premier projet de Marine Le Pen. Ça a été longtemps, jusqu'en 2021, je crois. Elle était favorable aussi à l'interdiction d'autres signes religieux,
y compris la kippa. Merci beaucoup, Baptiste, d'avoir participé à la conversation 0826 300 300. Je vous souhaite une bête journée. C'est vrai, ce que dit Baptiste, c'est un peu le premier élément de la conversation tout à l'heure, c'est-à-dire qu'une majorité de Français serait pour que la religion soit vraiment absente, on va dire, de l'espace public en général. Mais si on commence tout d'un coup à viser peut-être une religion plus qu'une autre, derrière, on va faire du cas par cas et on risque de se retrouver dans une situation extrêmement complexe. Et ça serait inconstitutionnel. Et ça serait inconstitutionnel. Magali,
c'est bien pour cette raison qu'il y a un vrai sujet sur la définition des termes à employer quand on pose la question. Parce qu'on voit bien où est-ce que ça renvoie le débat. Moi, je trouve que ce qui est très intéressant dans la séquence qu'on est en train de vivre avec Marine Le Pen, post-décision de justice, c'est, je voudrais revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure, c'est cette notion de réappropriation du récit. Pour moi, justement, ce débat-là, la façon dont il vient s'ancrer aujourd'hui et cette proposition-là, elle vient en plus de la réappropriation par Marine Le Pen de son récit à elle post-épisode judiciaire. Et on l'a vu tout de suite.
C'est-à-dire qu'elle est rentrée tout de suite sur le terrain. Elle est allée au marché derrière cette annonce. Et en fait, il y a vraiment ce côté qui va en résonance avec son affiche « La France, la renaissance », c'est comment elle renaît elle-même de tout cet épisode et comment elle se réapproprie en fait tout son récit politique. Et pour moi, cette question-là, elle participe en fait à cette définition de ce récit pour exister, pour montrer que elle va tout se réapproprier, elle va aller dans sa ligne, elle va continuer à exister parce que jusqu'à présent, elle n'avait plus les mains ces derniers mois, elle n'avait plus vraiment les mains sur ce récit.
C'est sûr, totalement libre. Moi, ça me rassurait si elle repart dans la même façon dont elle a fait les deux dernières campagnes vu le résultat. Je ne suis pas certain que ce soit une très bonne chose d'un point de vue stratégie politique. Par rapport à moi, à ma famille politique, ça va dans le bon sens, mais sans faire de psychologie, est-ce que ça veut dire si elle revient dans ses retranchements, est-ce que c'est le bruit qui court aussi du « Elle est candidate, dans tous les cas, elle propose des trucs infaisables, elle sait qu'elle ne gagnera pas ».
Si une présidence, elle sait instaurer de l'autorité, donc pas trop de référendum, puisse concilier les Français élargir, avoir une majorité de Français. Très honnêtement, c'est un peu étrange de commencer par cette proposition.
Non, elle ne commence pas. Je suis désolé de t'interrompre. Mais ce qui est intéressant, c'est...
C'est le tempo médiatique, va nous dire Arnaud Stéphan.
C'est la manière dont le récit nous arrive. Il ne nous arrive pas par le RN. Le RN ne vient pas sortir un doc en disant « Ah, au fait, les amis, ce sont des fuites... Mef ! » Ce sont des fuites,
dit Arnaud Stéphan avec de gros guillemets.
des fuites de ce qui se serait passé au séminaire du Rassemblement National. Il y a quelques jours où les équipes se sont dit « Bon, on va aller là-dessus, là-dessus, là-dessus. » Je le rappelle qu'on vient de sortir d'une école. Sachant que là, actuellement, il y a un autre séminaire. Il y avait des équipes, ils étaient déjà en train de prendre des appartements, de regarder, de changer éventuellement le modèle de voiture. Et résultat des courses, patatras, ce n'est pas le bon candidat qui arrive. Je pense aussi qu'il y a quelques... Ce contexte doit jouer. Sachant que depuis le 15 juillet, sachant que deux compagnies
de séminaire Arnaud Stéphan depuis le 15 juillet, il y a un autre séminaire en cours justement avec ce qu'on appelle les gardes rapprochées des deux tandems, là Marine Le Pen, là aussi...
C'est deux tandems, c'est bizarre. Oui, deux tandems, c'est bizarre. Surtout, ça fait quatre places à la fin sur un vélo et ça fait beaucoup de tandems.
On continue d'avancer en tandem, en vélo ou pas. Je ne sais pas, vous faites comme vous voulez. Jusqu'à midi sur Sud Radio 0826 300 300. Ça, c'était le premier sujet. Le deuxième va continuer à causer politique alors qu'une fois de plus, la liste des candidats semble s'allonger. Tout à l'heure, Brice Socol parlait de l'importance d'un projet. Visiblement, il n'y a quelqu'un qui l'a compris. En somme, voilà ce que je pense, voilà ce qu'on pourrait faire ensemble. Après tout, Bernard Cazeneuve, notamment quand on voit le paysage à gauche, pourquoi pas lui, amis auditeurs ?
Pourquoi pas de la belle cravate, de la belle chemise, de la belle chaussette rouge, du beau chapeau et du beau parapluie ? Je vous pose la question. 0826 300 300. Bernard Cazeneuve, le sauveur de la gauche. Et allons-y, pourquoi pas de la France ? Là aussi, j'attends vos réactions. 0826 300 300. A tout de suite. Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot. On sent que c'est l'émission du vendredi quand même. 0826 300. 300 300, on poursuit les échanges, les débats. On a parlé de Marine Le Pen, on va parler d'un autre candidat avant qu'on évoque d'ici une petite demi-heure la situation des mariages en France.
Figurez-vous qu'ils sont de moins en moins nombreux, contrairement à ce qu'on pourrait penser parfois en les voyant se multiplier, notamment avec des émissions, dans les médias, avec des tendances sur les réseaux sociaux. Eh bien, figurez-vous qu'on préfère le pack, c'est beaucoup plus facile. Non, le mariage, ça ne nous intéresse pas. Ou alors, beaucoup plus tard, même quand on fait des enfants, le mariage n'est plus tellement obligatoire. La question qu'on vous pose ce matin, est-ce que le mariage est démodé et dépassé en France après tout 100% de divorce ? C'est parce qu'il y a eu un moment, un mariage. Est-ce qu'aujourd'hui, on ne le sacralise plus comme avant ?
Est-ce que c'est ringard le mariage ? Tiens, est-ce que vous êtes marié ? Vous l'avez regretté ? Au contraire, vous êtes marié. Et alors aujourd'hui, c'est quand même une source de bonheur absolue. Vous êtes en droit de nous passer un coup de fil au 0826-300-300. Mais en parlant de mariage, tiens, avec la France, notamment. C'est toute un métier. Mariage avec la France, on parle d'un candidat qui a déjà la tenue du marié, c'est la cravate, c'est le costume impeccable.
C'est Bernard Cazeneuve qui, dans le Parisien aujourd'hui en France, décide de soumettre un projet aux Français, une lettre où il dévoile sa vision de la France avec de l'écologie, de la justice sociale, une définition de sa propre vision, de son projet qui s'embête clair, contrairement à beaucoup d'autres. Et la question qu'on vous pose, elle est simple, c'est après tout, pourquoi pas Bernard Cazeneuve à la tête de l'État ? Il pourrait peut-être être le sauveur de la gauche et pourquoi pas de la France ? 0826-300-300. J'attends vos avis, amis auditeurs, en commençant, notamment, à intervenir après l'intervention de Brice Socol. Merci. Je vous en prie. Pourquoi pas Bernard Cazeneuve ?
Si je peux être utile, je le serai. Ce n'est pas moi. C'est Bernard Cazeneuve qui l'a écrit dans ce courrier. Il fait partie, côté de Raphaël Glucksmann, de François Hollande, de ce qu'on appelle cette gauche social-démocrate.
Vous oubliez Karim Boamrade aussi, Jérôme Gage. Absolument.
Ils sont nombreux dans cet espace social-démocrate. La question que je me pose, c'est que représente aujourd'hui cet espace social-démocrate ? Quel est son électorat ? Quels sont ses thèmes et quelles sont ses valeurs ? Le vrai sujet, il est là aujourd'hui. Parce que que ce soit Glucksmann, François Hollande, M. Cazeneuve, ils sont un peu interchangeables. Je mets au-dessus, évidemment, du lot François Hollande, parce qu'il a été président de la République, parce que c'est un redoutable combattant en campagne électorale, parce qu'il est en train de préparer une campagne. Il travaille sérieusement un certain nombre de thèmes. Il a une notoriété. Il est connu des Français.
Il aime les Français. Il aime la France. Je pense que c'est important parce que lorsqu'on parle des candidats, moi, je relisais un texte de Pompidou qui disait, en fait, il faut aimer les Français. Il faut aimer les Français. Et c'est important. Et il faut que les Français le ressentent. Je pense que François Hollande fait partie de ces candidats qui aiment la France et qui aiment la France. Magali Vicente.
Moi, je rebondis totalement. Et on voit bien... Déjà, le fait de dire pourquoi pas lui, ça en dit beaucoup sur, finalement, le manque de leaders incarnés sur les présidentielles de 2027.
Actuellement.
Après, un autre point, élément clé, que je trouve, c'est que vous avez parlé et vous avez dit, effectivement, il faut aimer les Français. Ce que je remarque dans tous les candidats, parce que j'étais tous suivis en meeting et j'ai analysé chacun à leur meeting et de quoi ils parlent et comment, c'est qu'en fait, ils sont tous sur la séquence de la France. Aimer la France, parler de la France. Mais qui parle des Français ? Qui parle réellement de ce que vivent les Français ? Et au-delà de ça, effectivement, l'enjeu, c'est de transformer la crédibilité en espérance ressentie parce qu'il est là. La déconnexion, elle vient de ce manque de connexion sur la dimension de confiance et d'émotion.
Comment on fait pour aujourd'hui ? Quel candidat va être...
Créer, tisser le lien, fabriquer le lien avec les Français ? Il faut l'émotion. Faire en sorte
qu'ils puissent ressentir cette confiance parce qu'aujourd'hui, ok, on a un programme, on a des idées, mais plus personne n'y croit en fait. Et c'est comment ils vont susciter cette espérance en termes d'émotion et pour l'instant, la notion de leader, elle n'existe pas. Certains candidats ont commencé, moi je l'ai décrit, Gabriel Attal a commencé sur la dimension de connexion avec les yeux, il se passe des choses. à la rencontre des chefs d'entreprise, chacun se dit ah, je vais faire mes petites rencontres avec le monde économique mais ça ne crée pas
de l'émotion. Le lien avec les Français en effet sur le terrain. Ergune-toi par exemple.
Dans le lien avec les Français, je pense que Bernard Cazeneuve a des traits de caractère politique qui conviennent bien à la séquence. Il fait sérieux, il a la compétence, il est plutôt sobre. Il a eu des responsabilités dans les moments difficiles. Ministre de l'Intérieur pendant les attentats, puis Premier ministre.
Et on parlait d'émotion, ça fait partie de fait des moments dans l'histoire récente du pays qui créent un lien quand même plus que singulier avec le politique.
Exactement. Maintenant, est-ce que c'est suffisant pour une campagne présidentielle ? La réponse pour moi est non, tout simplement parce que les qualités personnelles ne font pas une réussite de campagne et surtout, ça n'atteint pas le deuxième objectif d'aller chercher une majorité et d'aller chercher un rassemblement. Et je pense que c'est ça la maladie de ce centre-gauche, de cette social-démocratie, c'est-à-dire avoir une multitude de profils très intéressants, très compétents, avec, probité, compétences ou autres. Mais par contre, politiquement, il n'y a absolument aucune structure qui arrive à chapeauter organisationnellement.
C'est pour ça qu'on a beaucoup, beaucoup de petites chapelles et je pense que le plus gros défaut de ces multitudes de candidatures qui ont plein de qualités, c'est qu'ils n'arrivent pas à dépasser les bornes de leur périmètre traditionnel. Et c'était un peu le big man de l'électorat de cette électorat pendant les deux dernières élections présidentielles. Il l'a voté pour Emmanuel Macron. Donc la bataille est un peu là-dessus. Qui va réussir à aller chercher ça ?
Et il y a une autre partie aussi qui se retrouve par contre elle derrière la candidature de Gabriel Attal qui n'est pas 100% social-démocrate mais qui a cette notion un peu de dépassement qui touche la famille de centre-gauche et qui va aussi chercher des soutiens du côté du centre-droite. Donc aujourd'hui, Bernard Cazeneuve est-il légitime ? Oui. Est-ce serait-ce suffisant pour mettre en place un programme social-démocrate de gagner une élection présidentielle ? Malheureusement, non. Et il faut, je pense, à un moment donné, prendre conscience aussi des risques qu'il y a derrière.
Amis auditeurs, on parle de quelqu'un qui, s'il n'est pas encore totalement sur la ligne de départ, en tout cas, s'est mis en position d'être prêt à courir au moment où le pistolet retentira sur la piste d'athlétisme en visant 2027. C'est Bernard Cazeneuve. Après tout, pourquoi pas lui ? C'est la question qu'on se pose au 0826 300 300. Je prenais un malin plaisir depuis le début de cette conversation à ne pas poser la question à Arnaud Stéphane. Donc je voulais qu'il clôture ce premier tour de table. Allez-y Arnaud. Pourquoi pas lui ? Parce que je sens que vous êtes attiré par l'homme.
Le président Pompidou aimait les Français, il aimait la poésie. L'anthologie magnifique, faut-il encore le rappeler. Il aimait un peu moins l'architecture. Oui, oui. Oui, oui. Je vois. D'accord, on s'en souvient quand même. Comme quoi, on peut laisser aussi... Et ça blesse. Et ça blesse. Ça fait mal.
Ça fait mal. En tout cas, moi, j'ai encore mal à la France quand vous passez de ce côté d'Élysée avec ce plafond encore un peu. Il y en a eu d'autres.
Il y en a eu d'autres. Ça, c'était pour la petite blagounette. Le problème de Cazeneuve, oui, grand serviteur de l'État, il incarne le sérieux, etc. Pour être candidat avec son présidentiel, c'est pas ça. Il faut... Et là, je rejoins ma voisine. Il faut non seulement incarner le rassembleur, il faut non seulement incarner le père ou la mère de la nation, il faut créer un lien et il faut créer de l'adhésion et que les gens aient envie... On ne va pas mourir pour un point de PIB. Très sérieusement. Mais c'était aussi le défaut d'Éric Zemmour pendant sa campagne. On ne peut pas prendre non plus le pont d'Arcole tous les jours.
Donc, il faut trouver cette espèce de chemin extrêmement fin où à la fois on montre de la compétence, on crée de l'adhésion en créant un lien particulier avec les électeurs. Enfin, il faut être hors norme pour être candidat à l'élection présidentielle. Il y a des trous de souris quelquefois, il y a des personnes. Emmanuel Macron a vendu une histoire à un moment où on sortait de François Hollande qui lui-même avait succédé à Nicolas Sarkozy avec une pratique de la politique qui était fatiguée. Les affaires, les bêtises, un manque d'incarnation justement et il a voulu créer ce dépassement. Donc, les gens sont partis sur cette idée.
Tout d'un coup, la jeunesse, il y avait un projet, il y avait quelque chose où on se sentait emporté. Et puis, patatras, au bout de cinq ans, les résultats ne sont pas... La promesse, comme on dit en communication, n'y est pas et les gens sont désespérés et je ne pense pas que des candidats avec des allures comme M. Kluxmann ou comme d'autres d'ailleurs à gauche ou au centre droit arrivent à incarner ce qui est le ferment de la Vème République. C'est ce rendez-vous tout à fait particulier d'un homme ou d'une femme avec le peuple.
Ce n'est pas le rendez-vous d'un haut fonctionnaire ou d'un monsieur tout gris avec ses tableaux Excel et qui va dire c'est normal, je suis plus compétent donc élisez-moi. Ce n'est pas ça qu'on attend. Les gens, ils ont envie d'être emportés, emmenés.
Il faut qu'ils arrivent à comprendre qu'expliquer pourquoi il y a de l'espoir c'est bien mais aujourd'hui on n'en est plus là. C'est faire ressentir cet espoir. Je le vois chaque semaine parce que je demande aux citoyens de m'envoyer des vocaux sur ce qu'ils ressentent, sur les émotions, sur ce qu'ils ont besoin, les attentes par rapport aux politiques et je le confronte au décalage de la parole politique chaque semaine. C'est impressionnant. Quand je le fais écouter directement aux politiques en question, là il se passe quelque chose émotionnellement. Pour moi, la vraie barrière elle vient de l'individu.
On voit bien que dans les meetings ils ont tous essayé à un moment donné de casser cette barrière un petit peu institutionnelle pour donner de leur personnage. Mais ils l'ont loupé. Édouard Philippe il a parlé quelque part de lui mais en fait il a parlé de lui en mode Wikipédia c'est-à-dire qu'il nous a fait un listing de son CV et parler de légitimité ce n'est pas parler de qui je suis. La légitimité au contraire quand on parle trop de sa légitimité c'est que quelque part on ne se sent pas légitime. Bruno Retailleau lors de son meeting a parlé 15 minutes 15 minutes il a donné la parole pour sa légitimité mais ce n'est pas ça en fait que les gens ils attendent.
il faut casser cette barrière il faut qu'ils donnent accès un peu plus à eux à leurs émotions à ce qu'ils ressentent et surtout qu'ils disent aux français qu'ils comprennent ce que les français ressentent.
Justement vous parlez des français les français nous écoutent aussi 0826 300 300 est-ce que Bernard Cazeneuve après tout en tant que potentiel futur candidat en 2027 la question qu'on peut se poser c'est vrai pourquoi pas lui il a exercé le pouvoir il a été identifié on parle tout à l'heure d'émotions de sentiments de liens qui ont pu être créés avec les français les périodes difficiles par lesquelles on est passé notamment durant l'année 2015 il était en première ligne est-ce que Bernard Cazeneuve ne ferait pas un candidat satisfaisant après tout pourquoi pas lui c'est la question qu'on vous pose 0826 300 300 à tout de suite sur Sud Radio
Sud Radio
Parlons vrai Sud Radio Les débats de l'été 10h-13h Maxime Liedot 0826 300 300 on parle de choses très sérieuses ici figurez-vous parce qu'on parle de la France de l'état français c'est rien que ça et de la future personne qui pourrait éventuellement le ou la diriger on parle de Bernard Cazeneuve qui en tout cas se positionne sur la ligne de départ avec une lettre adressée aux français parce que lui il estime qu'on commence par le projet avant les personnes donc il a des idées il en parle dans une lettre il donne une grande interview dans le Parisien aujourd'hui en France et la question qu'on se pose c'est que quand on voit l'état de la gauche quand on voit l'état de la politique en général quand on voit les candidats qui se déclarent en se disant pourquoi finalement est-ce que quand on entend quand on regarde quand on écoute Bernard Cazeneuve on n'a pas le droit de se demander pourquoi pas lui 0826 300 300 bonjour Xavier bonjour Maxime bonjour Sud Radio merci beaucoup d'être avec nous Xavier alors vous après tout est-ce que Bernard Cazeneuve ça vous tente pas ?
ça me tente autant que Casimir ou Zavata c'est un peu la même
c'est la candidature Casimir portait quand même beaucoup moins bien le costume 3 à 3 boutons si je peux me permettre
c'est vrai c'est vrai c'est vrai non mais c'est une candidature un peu fantaisiste mais ça fait plaisir pourquoi fantaisiste ?
Xavier le mot est pas anodin pourquoi fantaisiste ?
parce que je pense que c'est très bien parce que c'est un ancêtre de la Hollandie que tous les Hollandistes sont quand même carrément grillés auprès de la gauche enfin des électeurs de gauche alors après ils peuvent faire plaisir au centre droit sur un deuxième tour mais il n'ira jamais au deuxième tour moi je pense que sa candidature c'est juste pour maintenir continuer sa carrière politique c'est un calcul pour s'assurer le coup d'après le coup d'après peut-être prendre un leadership au parti socialiste peut-être s'assurer une circonscription mais en aucun cas vous pensez vraiment que c'est la mentalité
de Bernard Cazeneuve ? Est-ce qu'après tout on ne peut pas dire qu'il soit si fan que ça des médias et de la petite popole il s'est toujours tenu plus ou moins en retrait est-ce que vous vous ne décelez pas chez lui quand même une part de sincérité Xavier ?
Alors si c'est une part de sincérité grand bien lui fasse le problème c'est que du coup c'est une sincérité qui est tout à fait délirante c'est-à-dire que la personne n'est pas du tout consciente de l'état politique de la France et de ce qu'attend le peuple de gauche si on s'adresse aux électeurs de gauche évidemment à une présidentielle on s'adresse à tous les français mais au premier tour on s'adresse d'abord et avant tout au peuple de gauche pour qu'on ait de gauche donc là il n'a aucune chance il ne fera même pas 5% enfin ça va être même pas 5%
bon bah écoutez je le note sur un petit post-it mon cher Xavier et quand on avancera dans les mois je me rappellerai de Xavier qui avait prédit 5% éventuellement pour Bernard Cazeneuve merci beaucoup Xavier
et 9% pour comment s'appelle-t-il pour le patron de LR
ah oui Bruno Routre le Max du Max le Max du Max deux paris que je noterai sur un post-it belle journée à vous Xavier merci de nous avoir passé un coup de silvery-socol ce qui est intéressant
dans la lettre de Bernard Cazeneuve c'est qu'en fait Bernard Cazeneuve comme François Hollande comme Raphaël Gluchman se définissent d'abord par rapport à Jean-Luc Mélenchon on dit souvent c'est la gauche anti-mélenchoniste on ne dit pas c'est la gauche sociale on ne dit pas c'est la gauche libérale on ne dit pas c'est la gauche européenne bien que lui
Bernard Cazeneuve se définisse dans l'article du Parisien de façon assez étonnante parce qu'on pensait que c'était quelque chose de foutu en France comme un véritable social-démocrate oui et c'est là où
ils veulent tous créer la rupture avec Jean-Luc Mélenchon parce que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui c'est lui qui a préhenté toutes les grandes thématiques qu'avait la gauche ces 20 dernières années et donc ils sont obligés contraints de se positionner parce qu'ils ne partagent pas son rapport à la violence verbale son rapport aux institutions son rapport parfois certains autour de Jean-Luc Mélenchon à l'antisémitisme etc etc et donc cette gauche là elle veut exister légitimement parce qu'elle a une histoire dans ce pays elle ne représente pas les valeurs qui sont celles aujourd'hui prônées ou portées par Jean-Luc Mélenchon et donc toutes leurs difficultés c'est d'abord de s'unir de trouver un leader de trouver un espace programmatique et puis de trouver des électeurs parce qu'aujourd'hui quand on questionne des électeurs de gauche notamment des jeunes pour eux la gauche c'est Jean-Luc Mélenchon c'est incarné par Jean-Luc Mélenchon Magali Vicente
c'est incarné par Jean-Luc Mélenchon parce que il a réussi en fait lui à incarner cette dimension d'appartenance en fait dans ce que j'ai ressenti quand je suis allée au meeting de Jean-Luc Mélenchon et d'ailleurs c'était assez impressionnant c'est que finalement tous ces jeunes qui étaient présents majoritairement ils n'étaient pas venus et ils ne viennent plus pour voir Jean-Luc Mélenchon et l'écouter ils sont passés au-delà ils viennent en fait dans ce sentiment d'appartenir à une communauté à un collectif qui partage le même combat et donc toute la difficulté finalement de la gauche c'est que un, ils ont mis du temps à se dissocier de Jean-Luc Mélenchon depuis 2024 et donc aujourd'hui arriver à recréer en fait un récit qui parle à quelqu'un en dehors de lui ça va être extrêmement difficile
0826 300 300 Bernard Cazeneuve après tout pourquoi pas lui bonjour Sabine
bonjour
merci beaucoup d'être avec nous sur Sud Radio ce matin comment vous regardez vous Bernard Cazeneuve est-ce qu'il vous effraie est-ce qu'il vous émeut est-ce qu'il est capable selon vous d'aller jusqu'à l'Elysée en 2027 Sabine
ça fait trois questions je dirais non non non
c'est comme une poupée qui fait non non non c'est pas grave Sabine allez-y
mémouvoir face à ce monsieur qui a été ancien ministre et qui connaît parfaitement les rouages de l'Etat et ses états son état de finance et nous sommes à genoux je veux pas d'un monsieur comme ça j'en ai marre de revoir les gens qui reviennent qui dépoussièrent un petit peu leur costume et puis qui reviennent à part de diviser les voix de la gauche je vois pas quoi ça sert d'être 50 sur le poste il faut trouver un leader alors je leur souhaite bon courage parce que moi à 51 ans je suis désespérée au fond du désespoir je n'en vois pas donc bon monsieur Mélenchon on a beau dire on a beau le critiquer malheureusement pour lui c'est qu'il a quand même un charisme et une figure il exprime comme il veut mais en tout cas il existe monsieur Cazeneuve en est pas encore là et je pense que Xavier 5% qui lui donne moi j'y donnerai 1,92
allez parfait ça fait 9 pour Bruno Rotailleau là si je reprends les pronostics Max Dumac 9 pour Bruno Rotailleau 5 pour Cazeneuve et vous vous dites 1,92 c'est très précis en plus Sabine
quel est l'intérêt pour la gauche de sortir du bois autant de candidats si ce n'est pour diviser et être sûr de pas être un pré-élu
ou alors ceux qui connaissent un peu la politique en coulisses disent chacun va sortir pour mieux jouer la carte du rassemblement autour de celui qui saura vraiment à un moment ou à un autre incarner un leader Sabine
mais pas les anciens ils connaissent ils nous ont mis à genoux depuis 50 ans
donc par exemple
quand on évoque
assez régulièrement le nom le prénom de François Hollande Sabine vous n'êtes pas convaincue ?
alors à ce compte là on n'a qu'à des térémiterran je ne sais pas mais à un moment donné il faut quand même réagir il n'y a pas des nouvelles têtes il n'y a pas des jeunes qui montent un petit peu qui auraient un leadership
qui seraient capables
de nous amener ailleurs
ce qui est sûr c'est que notamment du côté de la gauche Sabine on entend votre colère mais c'est vrai que du côté de la gauche alors déjà les bonnes têtes sont rares mais alors les jeunes bonnes têtes je crois qu'elles sont littéralement en voie de disparition merci beaucoup Sabine de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300 et croyez-moi j'ai écrit votre petit pronostic mais c'est intéressant c'est très intéressant sur les nouvelles têtes
ouais c'est surtout que c'est un peu l'origine un peu d'En Marche et d'ailleurs il y avait une discussion qui m'avait beaucoup marqué avec l'un des fondateurs en gros ils expliquaient que c'est valable pour moi aussi d'ailleurs il était impossible au sein du parti socialiste de devenir ne serait-ce que secrétaire de section et tous ces mecs qui se faisaient recaler de ça ils en sont devenus députés ministres etc c'est vrai que le renouvellement est absolument inexistant au sein de la gauche historique traditionnelle celle de gouvernement et effectivement si on constate quelques années après Hollande est-ce qu'ils ont tiré les conséquences force est de constater que non ils sont retombés dans des brougli-brouglas de primaires internes etc en vrai les primaires c'est surtout un instrument de réduction d'autorité et ça va aussi dans le sens de voir Bernard Cazeneuve refuser cette pseudo-primaire donc tout ça montre effectivement que les partis politiques n'ont pas tiré les conséquences de tout ce qui est en train de se passer depuis 10 heures
ce qui est intéressant dans ce que disait votre auditrice moi je le sens monter de plus en plus c'est qu'en fait cette élection pourrait être des élections un peu de la radicalité c'est-à-dire qu'une majorité de français 51, 52% des français 53, 54 je ne sais pas aujourd'hui s'engagent vraiment derrière des candidats et des programmes de rupture et de radicalité et donc je me pose la question c'est est-ce qu'il y aura encore un espace soit pour les sociodémocrates à gauche soit pour une droite modérée et c'est un des enjeux de cette élection présidentielle
ça renvoie à la question de la crédibilité en fait et d'ailleurs on le voit bien juste après le passage de Marine Le Pen sur les différents plateaux télé on a les candidats en face qui n'arrêtaient pas effectivement de marteler la question en fait de l'exemplarité pour en fait dire comment c'est possible qu'on ait encore que Marine Le Pen soit aussi forte encore dans les sondages alors qu'elle vient d'être condamnée et de marteler cette notion d'exemplarité mais en fait la question à se poser c'est pourquoi on a des français qui sont encore aussi nombreux à vouloir voter et qui passent la notion d'exemplarité c'est plus le sujet c'est plus le critère le critère c'est la crédibilité de l'action
crédibilité et peut-être comme le disait Brice Ocol de plus en plus cette notion de radicalité Arnaud Stéphan parce qu'on a oublié
pendant très longtemps ce qu'est en vérité la politique on a oublié ce qu'était la pratique politique on l'a complètement fait disparaître les partis politiques mais tous tous je dis bien tous ont eu cette tentation de c'est un peu un monde sans usine là c'était de la politique sans militant on ne va pas s'emmerder à les coller des affiches on va les faire coller par des boîtes les sections il y a toujours des emmerdeurs on ne va pas aller se colter avec des gens locaux comme ça on nommera le mec directement depuis Paris et un crâne d'oeuf et on le fera élire et on ne va pas s'embêter on a oublié ce qu'était les solidarités sociales les rapports humains
l'énergie l'investissement que la politique
c'est aussi de la sociabilité que les gens ça représente une grande partie de leur vie ils s'investissent dedans ils passent du temps ils ont quelquefois des gros problèmes derrière parce qu'on leur reproche d'avoir été des candidats sous telle ou telle étiquette etc etc et surtout la politique c'est du rapport de force et on a oublié que le rapport de force ça applique aussi ce qu'on appelle de la radicalité c'est qu'à un moment donné vous êtes obligé en effet de défendre vos idées et que encore une fois si vous n'amenez pas du conflit vous n'arrivez pas à vous déterminer et en plus à vous...
et même à sortir du lot surtout quand on voit la liste des longues candidats 0 826 300 300 je souhaite dialoguer avec vous Lionel merci d'être avec nous ce matin oui bonjour
bonjour à tous
Bernard Cazeneuve ça vous a fait réagir alors pourquoi ?
oui parce qu'en fait comme le précédent auditeur effectivement je pense qu'on a assez vu un peu les mêmes visages et effectivement les français je pense qu'ils veulent maintenant des visages nouveaux avec des programmes nouveaux alors le souci c'est qu'ils ont tous des belles promesses avant de se faire écrire et une fois qu'ils sont au pouvoir ils oublient les trois quarts de leurs promesses et ils continuent à faire la même politique que les autres donc en fait ils ne changent jamais pour M.
Cazeneuve effectivement il a un certain charisme on voit que c'est quelqu'un qui réfléchit beaucoup qui est très introverti mais il y a eu quand même des petits couacs au moment des attentats il y a eu des petits couacs au niveau de l'intervention des forces spéciales qui avaient été on leur avait demandé de revenir à leur siège et de ne pas intervenir directement donc il y a eu des petits moments un peu flous à ce niveau-là et donc je ne suis pas sûr qu'ils puissent changer vraiment les choses tout comme M. Hollande qui souhaite se représenter et je pense que maintenant une expérience éventuellement
vantée par ces candidats et puis même qui est constatée le fait d'avoir été à un moment à un très haut niveau de l'État d'avoir mis les mains dans le cambouis sur certains sujets est-ce que ça Lionel ça n'est pas un peu important pour justement les temps un peu pénibles qui vont arriver ?
Parce qu'effectivement il y a une certaine chance maintenant ils ont tous fait des grandes écoles donc ils sont normalement tous en mesure de pouvoir prendre des décisions et qu'ils soient le plus justes possible le problème c'est qu'on n'interroge pas assez les Français sur les décisions qu'ils souhaitent prendre on devrait faire des référendums beaucoup plus souvent comme sur la peine de mort ou comme là la mort assistée sur effectivement l'engagement de la France à l'Ukraine on ne demande jamais la vie des Français au final on dit qu'on a une dette faramineuse mais on continue à s'engager dans ces endroits-là alors qu'on ne sait pas si c'est effectivement pour l'avenir de la France si c'est une bonne chose
donc un point de vigilance et on entend vos prudences sur ces profils déjà passer un moment ou un autre par le pouvoir on verra de ce que deviendra la candidature ou pas de Bernard Cazeneuve dans les prochaines semaines dans les prochains mois ou en tout cas d'ici l'hiver merci beaucoup Lionel de nous avoir passé un coup de fil au 0826 303 chances vous souhaitez une belle journée avec dans un instant autre sujet de conversation on va sortir de la politique on va sortir de l'économie des calculs on va revenir à quelque chose de beaucoup plus classique qui je crois vous concerne en tout cas pour la plupart autour de la table ça s'appelle le mariage le mariage qui devient visiblement de moins en moins à la mode en France de grandes études sur les évolutions familiales on se paxe plus on travaille plus on fait des enfants en union libre on divorce plus mais le mariage le mariage devient un peu le petit oublié le vilain petit canard de cette histoire est-ce que en effet aujourd'hui le mariage est démonétisé décrédibilisé est-ce que le mariage est devenu ringard dans ce pays venez en parler avec nous au 0826 300 300 à tout de suite 0826 300 300 on clôture cet espace de débat d'échanges de discussion avec vous amis auditeurs et avec ceux bien sûr autour de la table Arnaud Stéphan Brice Socol Ergunto Parcelan Magali Vicente pour parler cette fois-ci tiens tiens tiens tiens d'une petite bague au doigt ça s'appelle le mariage et dans il faut s'apercevoir aujourd'hui parce que quand on s'intéresse au rapport sur les familles françaises qui est sortie là il y a quelque temps on s'aperçoit bien sûr que les familles françaises ont profondément changé sur les 20 dernières années avec à chaque fois au centre quand même de ce changement le rapport au mariage le fait qu'on se marie beaucoup plus tard qu'on ne souhaite pas tellement se marier que le Pax est en train de prendre le pas sur le mariage que le travail est beaucoup plus important que quand on fait des enfants mais finalement ce n'est peut-être plus aussi chaud qu'avant et je le mets entre guillemets que de faire des enfants est-ce qu'aujourd'hui que de faire des enfants certes mais de se marier avant d'en faire est-ce qu'aujourd'hui le mariage est démonétisé est-ce qu'il est ringard le mariage est-ce qu'aujourd'hui le mariage est dépassé en France amis auditeurs venez témoigner au 0826 300 300 est-ce que vous comprenez cette tendance vous êtes marié ou divorcé peu importe vous venez nous en parler ou au contraire vous dites que c'est bien que les jeunes s'émancipent de cette certaine forme de couple et bien venez nous en parler 0826 300 300 autour de la table tiens je vais commencer par Brice Socol
mais parce que je le sentais ça griffonnait sur le caramètre je vais lui dire
est-ce que vous êtes par exemple je ne m'interrogerai pas sur ça
je lis comme vous évidemment toutes les études et évidemment en Europe sauf en Pologne et en Italie parce que la religion est encore plus importante que chez nous enfin la pratique de la religion des religions et c'est vrai qu'on se marie moins mais moi je voudrais dire qu'il y a moins de mariage mais on choisit c'est-à-dire qu'on le choisit plus c'est-à-dire que la valeur du mariage
moins de mariage mais mieux de mariage
mais mieux de mariage il y a plus de valeur dans le choix de vouloir se marier de vouloir prendre des engagements devant la république ou devant son église ses églises son église et donc pour moi ça se raréfie mais ça a plus de valeur si je peux dire les choses
vous pouvez la parole est libre c'était magnifique 0826 300 300 est-ce que le mariage est aujourd'hui dépassé en France je suis sûr que vous avez un avis venez le donner c'est le camarade Manu qui vous attend Magali Vicente
Maxime vous parlez du mariage dépassé
Maxime j'ai beaucoup réfléchi
on est sur la notion de mariage mais on va dire très verbal très matériel moi la question que j'ai envie de poser derrière c'est est-ce qu'on a encore des gens qui croient vraiment à l'amour parce que le mariage finalement c'est la notion d'engagement
c'est l'engagement
voilà c'est l'engagement et le vrai sujet aujourd'hui dans la société on voit bien c'est l'engagement c'est le risque émotionnel
il regarde surtout son alliance avec un mélange de nostalgie
d'inquiétude
dans la notion d'engagement
bien sûr qu'il a des notions juridiques et on voit le mariage comme une procédure juridique moi derrière j'y place surtout aujourd'hui ce qu'on voit sociétalement parlant c'est ce risque émotionnel cette acceptation de l'émotion de l'engagement émotionnel et de la souffrance ou de la joie que ça peut avoir derrière et de l'engagement avec son ou sa partenaire
donc le sujet est-ce qu'on croit encore à l'amour ? à côté de vous Arnaud Stéphan ça me rappelle
est-ce que vous croyez encore à l'amour ?
bien sûr il n'a pas le choix de dire autre chose
j'y crois j'y crois tellement que même à mon âge qui commence à être avancé j'ai eu la joie d'acquérir c'est sa femme qui lui rééquilibre non c'est pas cette musique j'ai eu la joie d'accueillir un petit garçon il y a 4 mois dans notre famille voilà ça me rappelle cette chanson qui est parlez-moi de moi il n'y a que ça qui m'intéresse et j'ai peur que cette société qui est devenue une société libérale pas seulement libérale financièrement mais qui est devenue aussi libérale sociétalement c'est la thèse de Michéa sur la gauche qui s'est convertie au capitalisme économique en échange de la droite qui s'est convertie au libéralisme sociétal et on a on a cette cette en effet cette disparition des engagements sur le long on n'arrive pas à se dire que bah oui quand on se marie c'est que on a envie de faire une famille on a envie d'avoir des enfants et que quand on a des enfants on fait la filiation et qu'on s'inscrit aussi dans la construction d'un patrimoine dans la construction d'une histoire parce que moi je me souviens encore de mes arrières grands-parents voilà donc c'est super important le problème c'est que nous sommes dans une société du zappage justement de la liberté à tout prix cette liberté parce que les gens se sentent bloqués tout d'un coup si jamais ils sont mariés et ce qui est très drôle enfin ce qui est très drôle non c'est pas très drôle mais enfin ce qui est amusant en tout cas on jugera du rire on donnera cette blague c'est que c'est qu'aujourd'hui ceux qui se marient qui mettent le plus d'intentions dans le mariage qui sont très à cheval dessus parce qu'ils l'ont absolument demandé ce sont les couples homosexuels aujourd'hui parce que c'est
beaucoup plus récent en plus donc il y a l'idée
c'est qu'ils y mettent une valeur extrêmement importante alors que les autres c'est devenu je vais faire mon enterrement de vie de garçon c'est trop marrant on va aller à Las Vegas on va sauter en un parachute présentez-moi les gens
qui parlent comme ça parce que je pense que
je les envierai à consulter il y a deux sujets
qui m'interpellent le premier central je pense c'est le sujet d'engagement on en a parlé tout à l'heure aussi l'engagement fait peur et quand on a des jeunes générations qui font des études de plus en plus longtemps qui rentrent un peu plus tard dans le monde du travail et quand on connait la pression que peuvent avoir les entreprises ou les entreprises privées par rapport à l'organisation de la vie privée des personnes même si tout le monde parle d'équilibre vie privée et vie professionnelle c'est une attente des jeunes générations c'est parce qu'ils savent qu'il y a un décalage dans le monde privé on ne peut pas se le cacher donc la notion d'engagement elle n'est pas simple et donc c'est pour ça que c'est moins attirant et je pense que le nombre de mariages diminue et surtout que les alternatives qui garderaient les avantages du mariage notamment en fiscaux existent à travers le PAX et fort heureusement aujourd'hui on arrive à très bien fonder une famille être une famille sans avoir ce process-là après il y a une réalité sociale aussi où ça fait peur aussi d'organiser un mariage le coût que ça a de s'investir d'acheter un patrimoine déménager ensemble etc.
on peut concevoir que les personnes on va dire financièrement parlant souhaitent faire cet investissement un petit peu plus tard c'était mon cas c'est pour ça je ne me suis pas marié très tôt mais je me suis marié après ma trentaine après avoir stabilisé ma situation c'est très con mais c'est études supérieures très étudiants t'attends de le terminer avant d'être sûr que de ne pas mettre en difficulté telle ou telle personne et quand on voit l'augmentation exponentielle des crédits étudiants
je crois que Maxime veut s'exprimer aussi non non du coup je voyais Brice Ocol tellement captivé
que je me suis dit il faut que je donne la parole parce qu'un dialogue va se créer
c'est-à-dire que le mariage aujourd'hui est moins une norme sociale comme il l'était il y a 10 ans il y a 15 ans il y a 20 ans il y a 30 ans qu'un choix individuel est-ce que vous est-ce que je me suis parlé à 45 ans donc j'ai eu le temps c'était parce qu'à un moment donné en effet il faut attendre le moment où on soit prêt mais ce qu'il y a là aussi autre chose qu'il faut noter le mariage en revanche est très présent dans les français issus de l'immigration et aller dans les mairies aller le samedi dans les mairies vous allez voir qui se marie c'est toujours super intéressant vous avez énormément d'asiatiques vous avez énormément de gens qui viennent du Maghreb vous avez beaucoup d'ailleurs et asiatiques et Maghreb et un peu sous-continent mais parce que
là vous avez beaucoup aussi c'est parce qu'il y a l'histoire de financier cadeau pour construire sa vie ils ont besoin des cadeaux qui sont faits par la communauté mais bien sûr
par rapport à ce que je disais Arnaud c'est la construction de l'héritage ça reste très important ça reste très important
mais là aussi vous avez raison c'est que ça s'inscrit de plus en plus dans cette idée de transmission d'héritage de construction qui est visiblement peut-être beaucoup plus présent dans ce cadre-là que chez nous mais ce que disait Brice Sokol est-ce qu'on est sûr de ça à savoir est-ce qu'aujourd'hui le mariage n'est plus tellement une norme sociale est-ce qu'on est sûr de ça un peu comme certaines femmes peuvent sentir une pression rapprochant de la trentaine par rapport aux enfants est-ce que le mariage aujourd'hui c'est vraiment éloigné de la norme sociale
c'est pas que la norme sociale les enfants à 30 ans vous allez voir les tests médicaux quand vous avez plus de 30 ans à partir de 35 40 ans ça commence à tenir à voir quand même
c'est pas social c'est médical c'est pas ça
on a moins de pression me semble-t-il qu'il y a 30 ans ou 40 ans de la part de nos parents de nos grands-parents de notre milieu familial c'est-à-dire qu'il fallait se marier se marier c'était c'était un statut social aujourd'hui c'est un peu différent parce qu'on a d'autres choix parce qu'il y a d'autres véhicules juridiques si je puis dire et parce que la notion de famille a considérablement évolué il y a un problème
qui n'est pas du tout dans l'esprit de nos concitoyens c'est l'enjeu démographique il n'est pas du tout partagé c'est-à-dire le président a parlé de réarmement démographique mais en réalité on décroche totalement ne serait-ce que d'un point de vue continent entre l'Europe et l'Afrique tous les ans c'est un peu moins d'un pays d'un petit pays européen de décalage en termes de démographie et ça force est de constater que les jeunes générations la mienne ne la partagent pas du tout et d'ailleurs je vais refaire encore un peu de social mais ils se disent plutôt que de ne pas assumer un enfant l'élever correctement d'un point de vue économique et financier ils préfèrent soit en faire très peu soit ne pas en faire du tout et se concentrer sur leur carrière ou autre
sur leur nombril aussi les campagnes qui ont été lancées amusez-vous vous prenez Le Monde le journal Le Monde indispensable de lire indispensable de ne pas croire vous allez sur vous tapez sur la barre de recherche et vous tapez No Kids No Kids la fameuse tendance No Kids alors là je vais vous dire un truc le nombre d'articles dans Le Monde disant mais non c'est pas grave de ne pas avoir d'enfant on peut faire d'autres trucs on peut aller voyager on peut s'amuser on peut s'éclater on peut faire ci pour faire ça c'est pas incompatible etc super ça rentre aussi oui oui bien sûr Magali Vissant
qui conclut la conversation
mais c'est pas pour moi c'est pas que ça rentre c'est qu'on a une évolution en fait majeure de la société à prendre en compte et là encore je trouve qu'on parle du mariage de manière institutionnelle avec une programmation avec cette dimension parce que ça existe aussi on peut l'écarter mais ça existe aussi bien sûr ça existe
quand bien même on s'aime que par rapport si on n'est pas capable de penser aux conséquences derrière
non mais aujourd'hui on a une génération qui est plus dans la notion de effectivement moi je me reconcentre sur moi qu'est-ce que je veux et de profiter profiter de l'instant de moins être dans la programmation et de se dire ben ouais moi je crois en l'amour et je vais me marier de manière spontanée si j'ai envie et puis je ne vais pas penser au reste et pareil pour les enfants et ça c'est une dimension sociétale à prendre en compte homo-justif
oui ça c'est ça c'est le fameux livre de quelqu'un de Meuré voilà Philippe Meuré merci beaucoup de cette éloge à l'amour et de cette petite référence parfaitement glissée mon cher Arnaud Stéphan on marque une très courte page de publicité on reste ensemble pendant encore un gros quart d'heure c'est les coups de coeur et les coups de gueule de chacun dans un instant à tout de suite Sud Radio les débats de l'été 10h13h Maxime Liedot 0826-300-300 pour participer à la conversation participer aux interrogations aux débats bien sûr qu'on a ici dans ce studio jusqu'à midi les coups de coeur et les coups de gueule de chacun autour de la table Brissocole Magali Vicente Ergunto Parcelan Arnaud Stéphan on va commencer tiens tiens tiens par Ergunto Parcelan qui nous fait un coup de coeur pour un marché de solidarité
oui j'ai vu que dans la ville de Fontainebleau qui est malheureusement au centre des incendies historiques qui sont en train de subir les habitants se sont organisés pour mettre en place un marché solidaire pour récolter des fruits des légumes et des fraîcheurs afin d'approvisionner les 850 sapeurs-pompiers qui sont dans le secteur depuis plusieurs jours et je trouvais ça très beau parce que ça montait un beau visage de notre pays qu'on retrouve qu'on retrouve partout ce côté résilient dans les moments difficiles ce côté de solidarité et je trouvais ça vraiment très intéressant donc gros coup de coeur et un ami à moi Anthony qui est aussi très actif là-dedans ça montre que face aux crises historiques notamment cette crise climatique un peu à côté des débats qu'on voit sur les plateaux de qui a acheté des canadaires qui a passé la commande quand elle est approvisionnée nos concitoyens eux s'organisent localement pour répondre à la crise et d'ailleurs je pense que c'est un c'est une démonstration de comment peuvent être les réponses aux crises qui peuvent arriver elles seront très souvent très localisées très souvent à la main des habitants et de nos concitoyens en tout cas gros coup de coeur à eux gros bravo à eux je les embrasse super belle ville en plus très belle ville et une pensée très très chaleureuse à tous les sapeurs pompiers à la protection civile qui vraiment est irréprochable et en tout cas qui a donné beaucoup d'énergie pour combattre cet incendie historique
réaction autour de la table par rapport à cette on oublie à quel point on a fait la solidarité surtout quand il se passe quelque chose de local a un rôle absolument fondamental
oui ça fait on le voit bien ça fait du bien cette notion de solidarité elle existe et donc c'est bien qu'elle soit mise en avant et ça nous ramène en fait à la réalité finalement qu'on est tous capables de faire on est tous capables d'agir on est tous acteurs et de regarder autour ce qui se passe et de voir comment ensemble on agit et on peut faire changer les choses ça doit être aussi un moteur notamment dans le cadre de ces présidentielles on est tous des citoyens on est tous des citoyens acteurs voilà et ça il ne faut pas l'oublier
notamment quand on voit la solidarité bien sûr
c'est une superbe initiative moi je pense qu'il faut garder espoir en la politique parce que la politique c'est aussi l'associatif c'est aussi le local ce sont aussi les solidarités moi je voudrais juste rappeler quand même pendant la canicule il y a 15 jours il y a eu beaucoup de personnes âgées seules qui sont mortes dans leur appartement et je trouve qu'il faut absolument chacun dans ses appartements dans son quartier on les connait quand on habite en ville quand on habite à la campagne c'est aller les voir s'occuper d'elles ça prend 5 minutes dans la journée mais ça fait partie de la solidarité du quotidien de la proximité ça rejoint ton coup de cœur le cœur
on va aller après un coup de cœur sur un coup de gueule et d'ailleurs ce sera le seul ce matin ce qui est très rare d'habitude il n'y a qu'un seul coup de gueule il n'y a qu'un seul oui c'est ça il n'y a qu'un seul coup de cœur
et puis d'ailleurs il ne faut pas tromper d'une fois une personne
je l'ai vu arriver avec des sabots qui étaient retentissants je ne vais pas la rêve je me tourne vers vous Magali Lissante coup de gueule sur une manipulation verbale qu'on a vue à l'occasion d'une loi à l'Assemblée
oui moi je reviens là-dessus parce que pour moi les mots ont un sens et en ce moment j'en ai un peu marre de voir systématiquement les manipulations verbales qui sont effectuées et je vais prendre effectivement l'exemple de la loi qui parlait de la présomption d'usage légitime de l'arme parce que on a enfin ont été employés les termes de permis de tuer et pour moi c'est très grave ça appauvrit vraiment le débat et je voudrais vraiment exprimer un coup de gueule là-dessus parce que bon les partis politiques d'extrême-gauche ne sont pas les seuls mais je trouve qu'en ce moment on utilise beaucoup de terminologies qui viennent impacter l'inconscient de chacun et c'est là-dessus que je veux vraiment éveiller les esprits permis de tuer c'est grave c'est-à-dire qu'on transforme totalement un récit aujourd'hui avant même qu'il ait lieu au sein de l'Assemblée Nationale et ça on le voit de plus en plus sur chacun des textes et donc moi je voudrais vraiment que les gens fassent attention notamment sur les réseaux sociaux parce qu'il y a de plus en plus de termes comme ça qui sont employés pour dévier totalement les débats on ne parle plus du fond on parle de la réaction émotionnelle et finalement on se sert de la peur des gens pour appauvrir le débat démocratique et donc les gens et les citoyens on mérite mieux que ça donc si chacun vraiment fait attention à ce qui se passe sur les réseaux et à son esprit et garde son esprit critique et ne se fait pas embarquer dans ce genre de manipulation peut-être qu'on y gagnera tous derrière à l'évolution en fait et à la grandeur des débats démocratiques
je partage complètement ton coup de gueule et moi ce qui m'a frappé c'est la sémantique tu sais sur le débat sur la fin de vie on a parlé de fin de vie mais on n'a pas parlé d'euthanasie ou on n'a pas parlé de suicide assisté qui sont vraiment les sous-parties et le contenu de ce projet et donc la sémantique là encore il faut être clair a fortiori au parlement a fortiori quand on fait de la politique il faut avoir une sémantique juste et qui reflète vraiment le texte que vous allez proposer
c'est ça et là c'est pas du tout c'est plus le cas c'est moins le cas
c'est vieux comme Gustave Lebon et Psychologie des foules où il explique c'est que de cette manière là c'est à dire en passionnant tous les débats en leur faisant sortir du cadre raisonnable y compris en le faisant sortir même du sens on arrive à amasser les foules et à diriger les foules et en faisant ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale en expliquant le permis de tuer on s'adresse aussi à une clientèle politique qui est très sensible à ce genre de choses mais c'est comme quand tu parles excuse-moi je reviens au début de l'émission quand tu parles du voile tu pourrais parler de signes ostentatoires tu pourrais parler des voiles le voile c'est là aussi c'est un marqueur j'essaie de me faire confirmer depuis tout à l'heure que c'est un sujet qui a peut-être été abordé mais encore une fois c'est sorti dans la presse avant d'être sorti mais j'ai un petit doute sur
l'importance de la sémantique et c'est surtout que les responsables politiques prennent conscience de ce qu'ils alimentent et c'est vrai qu'il y a des sujets dans la façon dont les scènes qu'on a vues à l'Assemblée nationale au moment de ce vote-là c'est absolument inacceptable et ça et dans notre historique très proche il y a eu des réactions sociales à ça il y a eu des émeutes il y a eu des manifestations par rapport à ça et certains hommes ou femmes politiques n'ont pas conscience des conséquences qu'elles peuvent créer ce genre d'utilisation je pense qu'il y a un peu ils sont un peu trop relax sur des termes qu'ils utilisent les choses qu'ils lancent dans les débats et là-dessus sauf si c'est encore plus dangereux et c'est voulu
sur ce que vient de dire Magali faut-il encore préciser que dans la plupart du temps vous évoquiez le rôle des réseaux sociaux mais ce qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux dans les plateaux de télévision sur les ondes dans les journaux etc.
c'est en grande partie aussi comme beaucoup de lois et je ferai la transition après aussi avec un petit coup de coeur qui n'est pas loin à cette table on le voit beaucoup dans l'écologie c'est les associations qui arrivent à imposer certains termes là c'était notamment le permis de tuer je crois que c'est Amnistie internationale on en avait parlé ici qui avait réussi à mettre cette sémantique avec leur force de frappe sur leur réseau et donc tout d'un coup les médias relayant un peu la contradiction vont chercher le plus choquant donc c'est aussi ce rôle des associations qui sur le débat public parfois on le voit dans l'écologie également et sur certains enjeux majeurs dérivent totalement et déforment totalement les propos
et c'est enfin je parle en deux spécialistes et c'est pour moi le mal de la politique c'est la communication c'est à dire qu'on est dans l'ère de la communication politique on n'est plus dans l'ère de la politique et donc ce décalage là je trouve est préjudiciable pour le reste Julien Froline aurait dit même on est en fait de la politique au lieu de faire du politique
moi j'irais au-delà je pense qu'on a perdu le sens du mot communication parce que pour moi en fait on est dans le marketing politique parce que la communication elle a un vrai sens c'est la relation et là il n'y a plus de relation en fait on ne fait plus de communication
oui ça c'est certain on parlait justement d'association écolo il y a une loi qui a beaucoup souffert de ce qu'on a pu dire à droite et à gauche sur ce qu'il y avait dans son texte c'est justement la fameuse loi d'urgence agricole et c'est votre coup de coeur vous Brice Socol
moi c'est mon coup de coeur on peut l'interpréter comme ça il y a eu une loi d'urgence agricole qui a fait un va-et-bien entre l'Assemblée et le Sénat il y a eu une commission mixte paritaire qui rassemble sénateurs et députés ils se sont mis enfin d'accord hier parce que le Sénat était allé très très loin très favorable excessivement favorable aux agriculteurs sauf que l'eau se partage l'eau se partage avec des industriels avec des particuliers et donc le projet de loi qui était revenu en commission mixte paritaire faisait la part enfin créé des fractures entre les utilisateurs de l'eau et bien pour une fois les parlementaires se sont mis d'accord à la majorité la gauche a voté contre et il y a eu deux les deux sont tristes se sont abstenus mais voilà on a trouvé un texte équilibré qui ne défavorise pas ni les agriculteurs ni les particuliers ni les industriels voilà et donc je trouve ça plutôt intéressant donc ça va repartir évidemment au Sénat mais pour une fois on est arrivé à un compromis plutôt juste et équitable c'est à dire qu'on va on va faire des zones humides on va c'est pas les préfets qui vont gérer localement l'eau mais ça reste les élus locaux par exemple on va pouvoir faire des bassines pour les agriculteurs il y a des conditions évidemment mais en tout cas c'est plutôt intéressant parce qu'on a vu pendant la canicule il y a 15 jours je l'ai vu en Bretagne où pour protéger un hôpital l'eau qui arrivait dans cet hôpital on a dû arrêter la distribution de l'eau à des industriels donc voilà il ne faut pas opposer à travers la thématique de l'eau les uns contre les autres je pense que l'eau est à partager à l'échelle d'un territoire on va réutiliser l'eau c'est un vrai sujet en France on n'a pas le droit c'est très compliqué en tout cas c'est intéressant ce qui s'est passé hier à l'Assemblée Nationale
ça c'était donc une forme de coup de coeur signé Brice Socol et on se retourne vers Arnaud Stéphan pour conclure cette émission en vendredi qui va le faire un coup de coeur par rapport à une restauration non
le coup de coeur était sur en ce temps de forte chaleur c'était l'occasion d'aller revisiter notre patrimoine dans les grandes villes de France ça va finir oui dans les grandes villes de France notamment les églises et en plus dans ces églises il ne faut pas oublier qu'il y a aussi un patrimoine musical et ce sont ces orgues qui sont souvent en mauvais état en France et j'ai eu l'occasion d'écouter quelques petits concerts qui ont été donnés cet été dans ces endroits un peu plus frais que sont les églises qui sont ouvertes à tous je rappelle et évidemment j'ai un coup de coeur pour une église qui est assez monumentale pour ceux qui connaissent Paris c'est une église qui s'appelle Saint-Odile qui se trouve à la porte Champéret avec une tour un peu Batman c'est pour ceux qui voient et à l'intérieur elle a un orgue monumental qui a une histoire fantastique c'est en partie un orgue qui vient d'un cinéma qui a été remonté là il est utilisé par un très grand organiste et malheureusement cet orgue est en mauvais état aujourd'hui et ça m'a permis aussi de découvrir ce que fait la mission du patrimoine la fondation du patrimoine qui essaye véritablement de travailler sur ce patrimoine musical pas seulement le bâti parce qu'on a besoin les églises sont en mauvais état en France mais aussi tout ce patrimoine musical c'est très difficile de trouver aujourd'hui encore des gens qui savent travailler ces orgues si vous avez l'occasion d'aller voir il est vraiment monumental et puis si vous avez l'occasion de faire un petit geste c'est pas grand chose mais un ou deux euros pour aider l'orgue monumentale de Saint-Odile c'était mon coup de coeur c'est très joli en plus
et en plus un peu de beauté dans ce monde de brut monsieur Arnaud Stéphan merci beaucoup à tous d'avoir été autour de la table ce matin Arnaud Stéphan fondateur de l'agence La Note de Com Brice Socol politologue essayiste et co-auteur avec Frédéric Daby de L'Echarpe et les Tempêtes c'est à lire aux éditions de l'Aube Ergune Torpaslan pardonnez-moi déléguée générale de démocrate et progressiste et Magali Vissante communicante politique à très bientôt comme dirait l'autre pour de nouvelles aventures dans une annonce
Marine Le Pen