Soutien à l'Observatoire International des Prisons ! Ugo Bernalicis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Ugo BernalicisFait
« la France a été condamnée aussi par la CEDH en avril dernier des suites de la mobilisation précédente de 2019 pour torture acte de torture envers les personnes détenues »
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déjà effectivement je pense qu'il faut s'associer à à l'hommage des deux surveillants pénitentiaires qui ont été tués dans le cadre de leur de leur de leur fonction et ceux qui ont été aussi évidemment blessés et à tous leurs collègues et je veux ne pas m'arrêter là parce que il y a un mouvement en ce moment dans dans les prisons de mobilisation des personnels pénitentièes des suite de C cet événement dramatique avec lesquels on peut partager un certain nombre de revendications sur les moyens supplémentaires nécessaires pour faire les extractions et pas que les extractions d'un point de vue judiciaire mais les extractions aussi médicales il y a un enjeu pour faire respecter les droits le droit à la santé notamment de faire en sorte qu'on ait les moyens suffisants pour pour faire cela mais je veux aussi dire que la forme de la mobilisation des surveillants pénitentièires pose aussi question euh on l'avait pointé lors d'un communiqué de presse à la suite de cette mobilisation pour ce qui est de mon groupe parlementaire puisque la France a été condamnée aussi par la CEDH en avril dernier des suites de la mobilisation précédente de 2019 pour torture acte de torture envers les personnes détenues qui étaient laissé livré à elle-même puisque il n'y avait plus personne dans les établissements pénitentiaires à part parfois les CRS ou les gendarmes mobiles qui étaient chargés de faire le travail de de de surveillant et je veux dire par là non pas opposer les deux mais justement bien réunir les choses c'està dire que les morts de la prison c'est à la fois les surveillants pénitentiaires qui qui meurent dans ces circonstances mais aussi les personnes détenues parce que deux personnes persones sont mortes là très récemment à la prison de CS justement pendant la période de mobilisation dans dans des circonstances dans des circonstan dramatiqu j'ai on essaie de participer d'ailleurs chaque année à à une commémoration qui est rendue sur Paris par diverses associations des morts en prison puisque souvent on n'en parle pas ce n'est pas un sujet et que l'accès au droit effectivement c'est été dit par la Ligue des droits de l'homme c'est pas l'accès au droit quand tout va bien en période partant calme l'accès au droit ça c'est facile on est content non c'est justement dans les situations les plus dramatiques les plus difficiles les plus compliquées y compris intellectuellement que il faut être vigilant sur le respect des droits fondamentaux qui ne sont pas discutables pas négociables parce qu'ils sont fondamentaux et il se trouve d'ailleurs que dans l'intuition qu'avait eu les lumières et nos prédécesseurs de la grande révolution 1789 avec cette déclaration des droits de l'homme et et du citoyen c'est que par ailleurs respecter les droits les faire valoir ça nous permet de mieux vivre ensemble et d'améliorer à toutes et à tous nos conditions de vie c'est extrêmement important de le dire il y a une efficacité à défendre les droits humains parce que souvent dans le discours politique on nous renvoie on nous balide à revers de la main ouais les droits de l'homiste là qui nous emmerde là AC l' droit de l'homme nous ce qu'on veut c'est l'efficacité puis les gens faut qu'ils aillent en prison faut qu'ils souff faut qu'il voient faut qu'il Mang faut qu'il payent sauf que ça ça a été rappelé précédemment la science a prouvé que c'était inefficace et les mêmes sciences humaines et sociales ont prouvé la vertu de pouvoir faire valoir l'accès au droit de pouvoir faire valoir un certain nombre de de d'éléments qui participent de la prévention de la récidive et il un gros mot pourand dans le jargon on parle de désistance parce que ça fait bien dans les dîners en ville mais c'est le concept qui qui parle de parcours de sortie de la délinquence et on sait que l'accès au droit est fondamental là-dedans et alors l'Observatoire international des prisons moi j'ai plaisir à travailler avec eux depuis que je suis parlementaire depuis 7 ans et mon groupe avec moi parce que euh dans bien des cas je le dis ils sont trop modestes euh mais s'il y a pas eux il y a plus rien il y a plus grand monde toutes les autres associations n'arrivent pas non plus à remplir complètement leur office sont en difficulté le contrôle général des lieux de privation de liberté qui peut aussi recevoir des appels et des signalements de personnes détenues bah c'est pareil ils ont pas des moyens exponentiels et donc on parle là d'associations de structures qui sont immédiatement utiles à faire respecter des droits individuels et puis c'est aussi dans la la dynamique collective moi je je dis je défends le mécanisme de régulation carcérale pour dire bon la surpopulation personne ne peut rien faire de bien quand c'est la surpopulation ni la personne détenue ni le surveillant c'est c'est l'enfer pour tout le monde donc je pense que ça on peut comprendre mais il faut quand même regarder les choses si on met autant de gens en prison c'est qu'il y a un sujet sur le niveau de répression dans notre pays alors même qu'on sait que le niveau de délinquence si tentz qu'on puisse avoir des chiffre fiable n'est pas en explosion n'augmente pas c'est bien qu'il a un sujet de fond et donc je pense qu'il faut continuer de se battre pour un objectif et c'est l'objectif de l'Observatoire international des prisons et qu'on partage à 100 % pour une déflation pénale ça veut dire quoi déflation pénale ça veut dire qu'il faut diminuer le filet pénal de ce qui de ce qui est pénalisé dans la société et la manière dont on le pénalise faire en sorte que on bannisse la peine de prison d'un certain nombre de délits dans le code pénal que le juge ne puisse pas prononcer de peine de prison toutes les peines les autres peines qu'il veut pas de problème les peines de probation le travail d'intérêt général on est en est un exemple et pas de peine de prison voilà parce que dans bien des cas dans bien trop souvent la prison n'apporte rien ne sert à rien et même quand on va en prison et à l'observatoire ils le savent quand on interroge les chefs d'établissement pénitentiaires les surveillants pénitentiaes quand on leur dit est-ce que vous pensez qu'il y a des gens qui ont rien à faire là à chaque fois que j'ai posé cette question puisque j'ai visité des tas d'établissements pénitentiè en en 7 ans j'ai des réponses les professionnels qui travaillent dans l'établissement pénitentiè vous disent ah ouais non mais là ceuxl ça sert à rien font là en plus il a a'est les conduites en état d'ivra sont récidives par exemple souvent des personnes et pu qui sont plus âgé d'ailleurs on se demande bien ce qu'ils font là parce qu'en plus ils vont récidiver la probabilité qu' récidive est extrêmement forte parce que la prison ne va pas les aider à travailler sur les les causes de leur passage à l'ct alors qu'on sait qu' en milieu ouvert on peut faire des choses bien plus intéressantes bien plus utile la santé mentale on l'a pas évoqué mais alors c'est un sujet mais colossal le fait qu'on criminalise la santé mentale c'est un sujet de société fondamentale qui montre que nous sommes en recul sur le respect des droits fondamentaux dans notre pays et il faut le dire oui il y a des gens que les juges condamnent alors qu'ils ne le devraient pas parce qu'ils sont passé à l'acte du fait de problématiqu de santé mentale et ils vont quand même les condamner parce qu'ils le savent ils vous en font la confidence dans les couloirs que l'hôpital public ne prend pas en charge suffisamment correctement les gens et dans des délais respectables et que ces gens vont sans doute recommencer à commettre une infraction dans la rue du fait de leur pathologie alors il préfèrent quand même les mettre en prison c'est ça qui se discute dans les couloirs d'un palais de justice et je vous le dis parce que j'en ai eu le témoignage direct et immédiat d'un vice-président du tribunal judiciaire de Lille qui confessait ça après m'avoir expliquer que les gens il cassaient un peu les joles mais bon quand ils vont pas bien dans leur tête c'est des choses qui arrivent euh donc on a besoin de l'Observatoire international des prisons parce que nous toutes et nous tous qui venons là à leur soutien dans cette soirée on fait plein d'autres choses à côté mais eux ils assurent la continuitité de vérifier le respect des droits fondamentaux des droits humains en détention et en dehors de la détention donc vraiment c'est important qu'il puisse continuer ce travail et qu'on puisse toutes et tous se réunir venir là-dessus parce que effectivement quand on discute avec les gens qu'on prend un peu le temps de se poser c'est pas vrai que l'opinion publique veut absolument mettre tout le monde en prison et cetera oui si au Bistro quand on boit une bière comme ça effectivement c'est vite la discussion qui arrive mais quand on regarde sérieusement qu'on se pose qu'on réfléchit tout le monde arrive à la même conclusion tout ça est une folie et c'est même plus 76000 on est déjà à 77450 faut suivre les chiffres au cordau parce que ça monte tellement vite que on finit par se planter d'un mois sur l'autre c'est 3000 200 matelas au sol et on avait dit que c'était une avancée de pouvoir compter les matelas au sol parce que comme ça en les comptant on allait montrer que c'était indigne ah bah on les compte he ça il y a pas de problème le chiffre augmente et ça continue donc je pense qu'il faut assumer une forme de radicalité sur la déflation pénale en tant que tel de se dire que des des choses qui doivent être qui sont aujourd'hui des délit ne doivent plus l'être des gens qui sont criminalisés pour leur problème de santé mentale ne doit plus l'être do pris en CH en charge par l'hôpital psychiatrique par la santé publique et cetera et cetera un des exemples qui pourrait être d'actualité parce qu'on bassine là-dessus et je terminerai là-dessus c'est c'est celui évidemment des trafics de stupéfiants et de la consommation de stupéfiants où on augmente le niveau de répression encore les discours sont quand même assez clairs de la part de Gérald Darmanin et de de de d'Éric Dupont Moretti et qui conduisent à davantage d'incarcération faut pas se lurer hein ça a une cause politique une volonté politique je pense qu'il faut légaliser le cannabis voilà les voisins allemands le font les Canadiens l'ont fait au Pays-Bas ils l'ont déjà fait est-ce que il y a une explosion de la délinquence et de la consommation non on sait très bien que non je veux dire la rationalité elle est du côté de toutes celles et tous ceux qui se battent au côté et autour de l'OIP et à l'Observatoire international des prisons et quant au contencieux franchement heureusement qu'ils sont là quoi combien d'affaires contentieuses ne seraiit jamais arrivé s'il y avait pas eu l'Observatoire international des prisons mais jamais donc c'est trop précieux pour que il disparaisse voilà c'était un peu mon mon cri du cœur pour pour l'observateur international des prisons pour leur mission et pour les chantiers politiques qui sont devant nous sur lesquels j'espère qu'on sera nombreuse et nombreux à converger merci
Ugo Bernalicis