Nouveau plan d'aides : un vrai changement d'échelle ? | Chaque voix compte - 21/05/26
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue [musique] dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Mariette Darigrand. Bonsoir Mariette.
Bonsoir Adeline. Et David Revudalon. Bonsoir David.
C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir un cass-tête. Soutenir l'activité sans plomber le budget. C'est la mission qui était assignée à Sébastien Lecornu qui vient de tenir une longue conférence de presse pour annoncer [musique] de nouvelles aides face à la flambée des prix de l'essence. 710 millions d'euros d'aide supplémentaires.
En fait, il va surtout s'agir de prolonger les dispositifs existants tout en élargissant à de nouveaux secteurs. Mais est-ce vraiment un changement d'échelle comme le prétend le gouvernement ? On en parle ce soir avec vous Philippe Cy.
Bonsoir. Bonsoir. Porte-parole de la CPME, la [musique] confédération des petites et moyennes entreprises.
Merci d'être là au côté de Stéphanie Viller. Bonsoir. Économiste et conseillère économique au cabinet PWC France.
Merci de votre présence. Et je salue également Francis Pousse. Bonsoir.
Bonsoir. Président national des distributeurs de carburants du syndicat Mobilience. Mariette, vous avez évidemment suivi la conférence de presse du Premier ministre, enfin du gouvernement en fait et vous allez décortiquer pour nous le choix des mots de Sébastien Lecnu.
Oui, quelques mots he on verra on verra lequel et puis aussi le dispositif de parole. C'est assez original. Oui, assez original, c'est le mot. [rires] David, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
L'histoire des excuses de François Rufin, député de la Somme, qui a créé la polémique avec sa bande dessinée. Et je vais en profiter pour vous raconter comment c'est rare de s'excuser en politique. C'est pas faux. dans la deuxième partie de chaque voix [musique] compte, place à la question qui fâche.
Question ce soir sur Stellantis qui va ouvrir ses usines aux voitures chinoises. Le site de Renn va ainsi produire bientôt des voitures dongfeng. Pragmatisme ou capitulation ?
On en débattra tout à l'heure avec Ivcara, le porte-parole de Mobilité Club, Alma Dufour, député insoumise de scène maritime et Mathias [musique] Renault député rassemblement national de la Somme. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques. Vous flashz le QR code qui est là et c'est David qui se charge de nous transmettre toutes vos questions.
Et puis on n'oublie pas Bourbon Express bien sûr le journal de [musique] l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco Pomier. Nous voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. [musique] Chaque voix compte.
C'est parti. 83e jour de guerre au Moyen-Orient et une crise énergétique qui s'installe dans la durée. Le temps devient une arme des béérants a dit Sébastien Lecornu qui était attendu au tournant ce jeudi.
Il a tenu une longue conférence de presse à Matignon, flanqué de plusieurs de ses ministres pour annoncer donc un nouveau paquet d'aide afin d'amortir le choc de la flambée des prix du carburant. Les voici détaillés avec Maité Frémont. [musique] Il est un peu plus de 17h quand le Premier ministre prend la parole pour une conférence de presse exercice inédit pour lui, destiné à faire passer un message.
Le gouvernement est mobilisé car la guerre va durer. On va pas changer de stratégie. Si on ne change pas de philosophie, on va changer d'échelle.
Il y a pas de baguette magique. Enfin, il est clair que ça reste de la gestion de crise. Toujours la même philosophie pour Sébastien Lecnu, un soutien à l'activité et au travail. pas de baisse générale de taxes mais des aides ciblées et temporaires.
Nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'un milliard 200 millions d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin. Il y a d'abord la reconduction des mesures d'aide pour 3 mois aux pêcheurs, aux agriculteurs, aux transporteurs mais aussi dans le secteur du BTP. J'ai demandé au milieu de transport et puis les nouvelles mesures comme celles pour les chauffeurs de taxi.
À partir du 1er octobre prochain et pour une durée d'au moins 3 mois, ils pourront bénéficier d'une aide à l'achat allant jusqu'à 5500 € pour un véhicule électrique. Stéphanie de la santé. C'est ensuite autour [musique] de la santé.
C'est une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques pour ces aides à domicile qui représentent environ 20 centimes par litre d'essence. Enfin, la prime carburant sera renforcée et simplifiée doublée de 300 à 600 €. Nous faisons confiance aux entreprises volontaires pour savoir qui parmi leurs salariés a besoin de ce coup de pouce.
Tout le dilemme du premier ministre. On cherche à donner des perspectives en marchant toujours sur nos deux jambes. Soutenir l'activité et aider les métiers touchés par la guerre.
Un équilibre fragile que le Premier ministre espère voir tenir jusqu'au prochain budget à l'automne. Stéphanie Viller, comment qualifier l'exercice auquel on a assisté tout à l'heure ? Déjà, il y a pas de surprise parce qu'on connaît la situation de à nos finances publiques largement fragilisées.
Donc on reste dans le même état d'esprit, c'est-à-dire on essaie de de mieux cibler, faire un peu plus parce que de plus en plus la la guerre se poursuit, plus et bien sûr il y a des conséquences économiques sur les différents secteurs en France. Donc voilà, il y a des il y a des euh des annonces qui ont été faites qui se veulent cibler euh et on voit que cette fois-ci le gouvernement privilégie la classe des actifs, hein, contrairement puisque ce sont clairement ceux les salariés qui vont pouvoir euh ou non hein, c'est au bon vouloir aussi des des entreprises bénéficier de cette prime, de ce chèque carburant euh qui a l'avantage qui ressemble un peu à la prime Macron mais orientée sur le le le carburant qui a l'avantage d'être non imposable et défiscalisé donc et moins de de charge patronale. Donc je pense que c'est un premier coup de pouce qui est qui correspond bien à la nécessité de réagir dans l'urgence mais bien sûr il peut y avoir des déceptions si on s'attendait à revoir un bouclier tarifaire tel qu'on l'avait connu en 2022.
Mais non, quoi qu'il en coûte ça n'arriver pasité, on a plus les moyens. Philippe Cille, d'où votre présence ce soir. On va revenir sur les dispositifs pour les salariés et le fait que clairement le gouvernement demande aux entreprises de mettre la main à la poche.
Mais votre premier commentaire après cette longue conférence de presse, hein, 1h30 de de discours et de déclaration. 1h3, [raclement de gorge] vous le dites, beaucoup de ministres qui ont exposé la situation. D'abord pour nous à la CPME, un soulagement de voir les mesures reconduites pour un trimestre.
Le premier ministre a souvent rappelé, "Nous sommes en gestion de crise, mais je lui dirai nous aussi chef d'entreprise, depuis des mois, nous sommes en gestion de crise depuis le conflit en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient, nos entreprises souffrent. Nos entreprises ont du mal à se développer, à avoir de la visibilité. Je rappelle quand même qu'il y a eu au 2e trimestre pas moins de 13000 suppressions d'emploi dans l'univers du commerce.
Nous connaissons un taux de défaillance des entreprises colossales. Euh nous attendons attendons techniquement 70000 défaillances. Cela veut dire que le secteur 2026 70000 ce qui veut dire que nous sommes aujourd'hui euh nous-mêmes chef d'entreprise petite moyenne grande dans la gestion de crise et que nous avons besoin de visibilité.
Les annonces d'aujourd'hui du Premier ministre, de ses ministres nous apportent un un soulagement, une pause, une réflexion pour construire la suite de nos entreprises. Mais quelle annonce vous soulage en particulier ? Alors, quelques-unes quand même qui ont été entendu euh par euh la voix que nous portons euh notamment d'aider le monde de l'agriculture, d'aider le BTP.
Euh, on peut toujours les apprécier ces mesures. En tous les cas, le relèvement du seuil de verre à 50 salariés pour des aides ciblées. Et là aussi, rappeler que les aides seront ciblées là où il y en a besoin dans le secteur économique.
Et un point majeur que le Premier ministre a rappelé et nous allons rester vigilants, c'est qu'il n'y aura pas de hausse dans le prochain budget des impôts. Il a dit à plusieurs reprises, le ministre des comptes [raclement de gorge] publics l'a rappelé, monsieur Amiel, nous finançons ce que nous disons. Alors, nous prenons acte que le prochain budget qui va se construire ne devra pas impacter la hausse d'impôt de fiscalité.
Mais attention, nous mettons en garde le gouvernement. Il ne faut pas non plus que ça pèse sur le coût du travail. Il a parlé d'impôts, mais ça veut dire quoi en matière de coût du travail ?
Alors, il a dit exactement les cadeaux bizarres en mai qui se transforment en impôt à l'automne, ce n'est pas la stratégie du gouvernement. Donc, pas de cadeau vis par n'engage que celui qui les reçoit. En tous les cas, nous resterons nous à la CPME très vigilant l'ensemble des chefs d'entreprise parce que nous avons besoin de visibilité et de sécurité.
Question sur cette prime carburant qui est donc renforcée et assouplie. elle passe de 300 à 600 € par an contraignant, c'est-à-dire ce sera au bon vouloir du patron euh de décerner cette prime au salariés qu'il estime gros rouleur sans justificatif à fournir, sans cotisation à payer, défiscaliser. Écoutez, on peut pas raller toutes les 5 minutes sur la lourdeur administrative et là une mesure qui est assez souple et qui renvoie au bon sens.
Vous connaissez-vous un chef d'entreprise qui va donner comme ça euh déjà il faut pouvoir le faire et il faut accompagner les salariés qui ont besoin. Les petits salaires, tout le monde doit être vigilant sur la mesure. C'est une mesure d'accompagnement et flexible.
Tant mieux pour une fois que d'ailleurs le Premier ministre l'a rappelé en faisant souvent allusion à Pompidou hein sur on arrête d'emmerder les Français. Par contre, j'attire votre attention, c'est que toutes ces mesures, que ça soit les premières à hauteur des 470 millions ou celles aujourd'hui à 710 million, ça fait un package à 1,2 milliards, elles ne sont toujours pas opérationnelles. Oui.
C'est-à-dire que les aides qui avaient été annoncées au mois d'avril n'ont toujours pas été versé à qui que ce soit. le guichet hyper sécurisé qu'on nous annonce parce qu'il y a eu tellement de vols de données que d'ailleurs le 27 mai ça veut dire que ce qui a déjà été annoncé n'est pas opérable pour nous chefs d'entreprise et n'est pas reçu en un rattrapage non oui mais la trésorerie vous croyez que mon banquier il entend il va y avoir un rattrapage il veut du concret il faut que j'assume mes charges il faut que j'assume mes salair il faut que j'assume ma vie d'entrepris [grognement] Francis Pousse vous vous en avez dit quoi de cette conférence de presse, écoutez, c'était un peu sans surprise puisqu'on savait très bien que euh il y a plus de il y a plus de sous dans la caisse et donc on s'attendait pas à une aide généralisée qui effectivement de toute façon est pas forcément justifiée dans ces temps difficiles. Ce que l'on peut remarquer, c'est que visiblement pour les particuliers, l'aide a été augmentée pour les grands rouleurs jusqu'à au 5e décile d'impôt, c'est-à-dire les faibles les faibles revenus. c'est favorable pour aider les catégories les plus en [raclement de gorge] mais moi qui représente un syndicat qui a d'autres activités telles que remorqueur et école de conduite, c'est deux métiers que l'on attendait avoir tombé dans le bénéfice d'aide diverse puisque c'est un de leur une de leurs charges très importantes et aujourd'hui malgré la vous avez remarqué la manifestation des remorqueurs Euh ils sont pas concernés par les aides annoncés aujourd'hui.
Merci. Donc ils ne sont pas aujourd'hui concernés par les aide et c'est un gros poste de dépense. David Revudalon politiquement comment est-ce que vous vous jugez l'exercice ?
D'abord, je constate euh que c'est la première fois que le Premier ministre euh qui est d'ordinaire extrêmement discret dans ces interventions médiatiques, hein, c'est c'est assez rare sous la 5e République et notamment dans les dernières années qu'un chef du gouvernement intervienne aussi peu. Donc c'est sa première conférence de presse entourée de toute son équipe. Euh ça veut bien dire que l'heure est grave.
Et en même temps, ce qu'il a essayé de nous dire, c'est que la situation est grave mais pas désespérée. Il a évoqué plusieurs scénarios. un scénario noir avec une reprise des combats qui nous mène là droit dans le mur, un scénario optimiste mais sur lequel il a pas parié.
Il a évoqué un scénario médiant et puis il a essayé de donner un cap. Vous l'avez un petit peu tous dit, l'économie c'est de la psychologie, c'est de la confiance. On est dans l'instabilité depuis la guerre en Ukraine, depuis la dissolution ratée bien sûr puisque vous parliez du prochain projet de loi de finance, vous êtes un peu optimiste parce qu'on a vu de la façon dont ça s'était passé la dernière fois.
C'est quand même pas très clair tout ça. Donc il a essayé de donner un peu de cap, de sortir du flou. Il a dit "Le gouvernement ne change pas de philosophie uniquement d'échelle et il veut pas baisser installer, je le cite encore, une baisse générale de la fiscalité qui coûterait très cher." Donc voilà, il a essayé de faire avec ce qu'il avait, avec les moyens du bord qui, on le sait, sont extrêmement faibles. "Les aides passent de 470 millions d'euros à 1,2 milliards, a dit le ministre des comptes publics, David Amiel." Et là encore, ça veut dire sans doute qu'il va falloir réviser des économies, des gels.
Vous savez qu'il a dit qu'il avait euh besoin de faire euh il y a quelques semaines 6 milliards d'euros de gel et de suspension de crédit. Bah là, ça va encore monter. Donc moi je je suis quand même moins optimiste que vous sur la suite des opérations sur le le projet de loi de finance qui nous attend en quelques En tous les cas nous avons pris acte de l'annonce du premier ministre aujourd'hui qui a dit ce que nous faisons, ce que nous engageons aujourd'hui au titre des aides ciblées ne doit pas peser sur l'économie c'estàdire sur les impôts de demain mais attention pas sur le travail non plus.
Je suis d'accord avec vous. Nous avons déjà un état qui est largement appauvri. Le quoi qu' en coûte, ce n'est plus d'actualité, vous l'avez rappelé.
Mais en tous les cas, il faudra être vigilant parce que nous sommes vraiment dans le dur. Nous aussi, chef d'entreprise. Euh les pertes d'emploi, les fermetures en masse, je le rappelle, c'est une inquiétude.
C'est des territoires aussi qui s'approuverent quand il n'y a plus d'économie viable. On va y revenir dans un instant notamment avec l'étude qu'a publié ce matin la CPME auprès de 2300 chefs d'entreprise et leur ressenti depuis le début de la crise. On va voir que on n plus dans le ressenti, on est dans dans l'impact direct.
Je voudrais rester un moment sur la forme avec vous Mariette. Mariette, elle est sémiologue, donc elle elle interroge le sens des mots et le choix des mots de Sébastien Lecnu est très important. Quels sont ceux que vous avez noté dans cette longue conférence de presse ?
Bah écoutez, le premier qu'il a prononcé, il l'a prononcé beaucoup et ensuite les ministres l'ont prononcé aussi, c'est le mot guerre. Alors, c'est pas du tout comme l'avait fait notre président quand il nous avait dit de manière métaphorique, c'est la guerre au moment du Covid. Là, c'est la guerre réelle, hein.
On peut plus faire de métaphore avec ça. Alors, la réalité n'est pas allée jusqu'au bout de l'idée. C'est-à-dire qu'on n pas eu droit à l'expression économie de guerre.
C'était quand même plutôt ça qui était qui était là. Mais on a eu droit à Impact. Exactement.
Qui a été très employé. Ça c'est un mot de la guerre. Non, exactement.
C'est un mot de la guerre hein. Ça ça vient vraiment de cette métaphore de le de du moment où le ça fait mal hein, ça ça frappe. C'est un coup violent, une pégrer en latin.
Donc on est vraiment dans les armes, ça c'est vrai. Mais nous dans le moment actuel depuis quelques années en fait la conscience écologique a changé la valeur du moule. Il est devenu positif.
L'impact c'est les l'entreprise a impact positif, durable et cetera. Donc là, nous avions une sorte de régression à l'état premier du mot qui, en effet est très euh guerrier. Adeline, et il y a un autre mot, je crois, qui a retenu aussi votre attention.
Ah oui, alors un mot plus surprenant en politique euh qui était le mot scénario. Scénario, euh c'est plutôt justement le mot de l'entreprise, hein, quand on fait des projections, quand un hein va raconter au salariés ben le l'avenir, le futur et cetera. Euh et bien c'est ce mot qui vient, scénario sombre, scénario positif et cetera.
Alors euh c'était amusant parce que là nous avions en effet des collaborateurs, des collègues euh sous le sous la houlette de leur leur patron qui travaillait. C'était extrêmement technique. C'était pas c'était pas comme d'habitude hein des des gouvernants.
On est sorti un petit peu de la politique, c'était plutôt l'entreprise qui parlait aux entrepreneurs. Alors bon, scénario, il faut aussi voir que c'est un mot qui vient du théâtre et on en a eu un petit peu dans le dispositif de paroles qui était origina. Oui, d'ailleurs les rôles étaient distribués un peu de façon aléatoire.
Alors chacun ne savait pas à quel moment il devait intervenir. C'était et ben oui parce que le mot scénario en fait il contient une part d'ombre. Ça vient du mot ombre en en grec skena qui donne la scène, le scénario.
Mais il y a quelque chose qui flotte. Tout s'explique. Est-ce que c'est pas aussi une façon de d'entre soi d'exclure le grand public comme d'ailleurs un journaliste l'a demandé au premier ministre à la fin de de des déclarations du gouvernement ?
Oui, ça a été la première question immédiate parce que effectivement disons nous n'avions pas comme on dit les Français ou madame Michu ou le pouvoir d'achat. C'était pas du tout ça. [rires] On était dans la technicité.
Alors en effet Sébastien Lecornu a dû rétablir au moment des questions un peu cela et il a rappelé plusieurs fois la la phrase de George Pompiedou arrêter d'emmerder les français. Je pense que c'est c'était pour ça pour rétablir le Non, il a parlé en fait et c'est intéressante comme formulation aux Français qui travaillent c'estàd pas tout le monde hein et c'était on voyait bien qu'on éétait pas dans le vocabulaire de l'assistana les Français qui travaillent avec une métaphore intéressante architecturale ou même menuisière c'était le soutien voyait bien que il y avait des Français en effet dans les PME dans les dans les les forces vives comme on disait avant et bien qui en effet prennent par en dessous l'économie française et on est allé assez loin dans le concret à ce moment-là. Donc c'était un peu comme si le premier ministre nous parlait du soutien à apporter aux Français qui soutiennent l'économie.
Donc on était très très loin du quoi qu'il en coûte. Stéphanie Viller, il y a pas d'argent magique, vous le disiez tout à l'heure, il y a pas de déjeuner gratuit, ce que disent les Américains, North Fre Lunch. Mais quelles conséquences budgétaires vont avoir les annonces du jour ? puisqu'on est sur un paquet d'aide de 710 millions d'euros supplémentaires, ce qui porte à 1,2 milliards l'effort depuis le début de la guerre, puisqu'il n'y aura pas de hausse d'impôt, cet argent, il existe déjà ?
Non, non, non, il va falloir faire des économies. Alors, généralement, on va geler les crédits qui avaient été votés. Alors, ce qui est dommage parce que c'est généralement des crédits pour des investissements d'avenir, mais c'est les c'est les plus simples à à bloquer pour essayer de faire émerger certaines liquidités pour financer ces ces nouvelles mesures.
Mais faut faut se rappeler l'idée de départ, c'est de maintenir un déficit public à 5 %. Euh or euh moi ma crainte et de et la crainte de beaucoup de d'économistes c'est que c'est fait sur un scénario. Les scénarios sont très importants, autour de 0,9 % de croissance.
Et là, on voit bien hein que à la fois les les ménages et les entreprises qui ont très peu de perspective et qui sont dans l'incertitude hein, il y a pas que l'État qui est le gouvernement qui est dans l'incertitude et qui crée des scénarios. Il y a aussi effectivement les ménages et les entreprises qui se disent bah compte aujourd'hui l'État ne peut plus jouer de par feu comme ça a été le cas à partir de de au moment de du Covid et de la guerre en Ukraine et c'est à nous ménage et euh entreprise d'absorber le choc. On va être seul.
C'est bien une c'est une première en fait en réalité dans dans l'histoire économique de de la France hein depuis des décennies généralement l'État intervenait essayait de euh limiter euh la classe comme il pouvait et résultat on a effectivement un niveau de dette très euh très élevé à plus de là d'autant qu'il y a le FMI le fond monétaire international qui avait mis un petit coup de pression quand même au gouvernement juste avant le les annonces. La réponse en France au choc énergétique a jusqu'ici appropriée, mais elle doit rester limitée, temporaire et ciblée parce que ce conflit devrait peser sur la croissance française en 2026. Euh c'est ce que dit le FMI qui a décidé d'abaisser la prévision de croissance de 0,9 à 0,7.
Oui, 07 c'est presque maintenant ambitieux parce qu'il y a pas que les prix du carburant qui sont en train de d'augmenter. En fait, l'inflation est en train de se diffuser, hein. Je vous rappelle, on a connu ça avec la guerre en Ukraine.
Il y avait ça après c'était les prix de de l'alimentation, après c'était l'ensemble des prix qui avaient qui avaient poursuivi une hausse dans un contexte aussi où on voit les taux d'intérêt sont beaucoup plus élevés que ce qu'on avait connu en 2022, hein. Donc des taux d'intérêt plus élevés, ça veut dire bah des entreprises qui n'ont plus la capacité d'investir. C'est dommage parce qu'on est dans une phase bien particulière où de révolution technologique où on attend des entreprises françaises de se mettre en ordre de marche.
Voilà, si vous voulez le la perspectives face à cette ce conflit iranien ont des conséquences beaucoup plus inquiétantes que celle de au de la crise ukrainienne en 2022. Francis Pousse, revenons un instant sur les les prix de l'essence, c'est votre sujet. Aujourd'hui, les cours de du pétrole sont entre 105 et 106 dollars le baril.
Euh, on est redescendu un peu à la pompe, on est à 2,06 € sur le sans plomb et à 2,16 € sur le litre de gasoil. Et la consommation de carburant en France. Alors, il y a des chiffres un peu divergents pour la première des quad du mois de mai.
Le gouvernement avait annoncé 30 %, on serait plutôt sur 21 - 21 - 24 %. Il faudra il faudra attendre la deuxème des quad du mois de mai pour voir si les chiffres se confirment. Mais quoi qu'il arrive, il y a forcément une baisse de consommation tout simplement parce que les gens ont pris d'autres dispositions pour se déplacer et on peut le comprendre quand le carburant.
Mais ça vous commencez vraiment à le sentir, vous l'anticipiez euh je me souviens très bien, vous étiez venus ici au mois de mars et puis début avril, vous l'anticipiez. Là, on est mi-maai, on y est. Ah oui, on on y est.
De Alors, chez nous, c'est un peu particulier puisque je représente les stations services hors grande surface et j'ai euh une partie des stations services qui sont sous pavillon Total énergie qui elle nous déclare bien évidemment des hausses de volume. Ça ne vous étonnera pas puisque les prix sont plafonnés. Je remque le prix sont plafonnés.
À l'inverse, celles qui n'ont pas le pavillon national nous déclare la même chose, mais en moins de - 20 à - 40 %. Vous avez des remontées de de petites station service qui commencent vraiment à souffrir. Ah oui, il y en a il y en a qui sont j'étais encore hier avec un de mes adhérents qui est à - 50 %.
Heureusement, c'est pas son activité principale, c'est d'abord le garage. Mais pour la distribution de carburant, en particulier en zone rurale, l'avenir va être triste si on continue plusieurs mois comme ça et et sans du sans sans app enfin sans aide pardon du gouvernement. Al vous avez vu qu'il y a eu un exercice de transparence du gouvernement et de la part de de la ministre de l'énergie Maon sur les marges, sur la cagnotte.
Bah en fait, il y en a pas. Mais ce matin euh c'est Alexandre Bonpard le patron de Carrefour comme d'autres patrons de la grande distribution qui qui demande à Total énergie de de faire un geste. Je sais pas si on peut entendre Alexandre Bonpard qui était ce matin euh sur France Interre.
Qu'est-ce que fait Total ? Total a deux métiers dans c affaire là. Ils sont raffineurs et ils sont distributeurs.
Moi, j'achète le le le mon essence à total et à d'autres mais à total. Je ne l'achète pas au même prix qu'il se le vend à lui-même. Donc quand il se vend à lui-même, il se le vend plus bas.
Ce qui lui permet de plafonner. Je rêverai comme tout le secteur que Total pendant cette crise, mais je peux pas l'y contraindre, que Total pendant cette crise disent "Je vends à l'ensemble des acteurs de la grande distribution et mais et et aussi au petit pampistes au prix que je me vends à moi-même." C'est envisageable ça Francis Pous.
Alors déjà, c'est gentil de penser à nous. Je remercie monsieur Bonpard pour les petits pompistes et et lui ici total fait deux métiers. Lui, il en fait 50, il fait de l'épicerie, il fait euh il vend du du gros électroménaginger.
Autrement dit, il a de quoi faire de la marge ailleurs. Ah ! Euh première chose.
Deuxième chose, [raclement de gorge] Total Energie a déclenché une aide spécifique dans son réseau. Ça peut se comprendre, même si ça peut parfois se discuter. Sur le marché de gros, Total vend au même prix que les autres grossistes qui des fois d'ailleurs sont des produits d'importation qui subissent les cours internationaux.
Et donc il y a pas de raison que Total fournisse en gros du carburant moins cher puisque alors là c'est tout toute la finir qui va être déstabilisé et et le but il est bien de privilégier les clients de Total dans cette affaire là. Philippe C la CPME je le disais a publié aujourd'hui une étude faite auprès de 2300 chefs d'entreprise. 78 % des TPE et PME ont été impactés par la guerre. 46 % des patrons font état d'une dégradation de leur situation globale, la guerre étant le principal facteur aggravant.
Euh l'impact, il est désormais réel dans les entreprises, dans le tissu économique. Il est réel dans la vie du quotidien et nous le disons depuis des mois. Euh je disais au début de l'émission, il y a eu le conflit en Ukraine.
Il y a ce conflit aujourd'hui euh du Moyen-Orient qui pèse sur la consommation, sur la production, sur l'approvisionnement, ce qui n'était pas le cas euh du conflit ukrainien et bien évidemment nos entreprises. Je rappelle, ça fait des mois que nous sommes en tension. Si le taux de défaillance il est aussi haut, ce n'est pas juste ces derniers mois.
C'est une situation récurrente et préoccupante. Les trésoreries s'en flattent. Le monde bancaire est de plus en plus frileux pour nous prêter pour investir.
Donc oui, il y a de la légitimité à être inquiet aujourd'hui. Nous avons besoin d'être rassurés. Si les annonces d'aujourd'hui peuvent aller dans le bon sens, nous n'oublions pas aussi tous les secteurs qui ne sont pas couverts par le champ d'accompagnement.
Vous avez les angles morts pour vous ? Ben aujourd'hui, il y a des professions, euh monsieur faisait référence, il y a des gens qui utilisent le carburant pour amener la matière première à leurs clients, je pense au distributeurs de boissons. Et ne pensez pas que demain ces prix puissent être répercutés. dans les gros rou dans les gros rouleurs aujourd'hui.
Nous travaillons nous accompagnons tous ces angles morts parce que bien évidemment c'est la constitution d'une économie solidaire et équilibrée. Ce qu'on voit Stéphanie Viller, c'est que on arrive avec des voyants économiques qui sont tous au rouge là. Oui.
Oui. Il y a très peu d'indicateurs qui pourraient nous permettre de nous rassurer. Non mais je Roland l'escur critiquer les prophètes de malheur.
Non. Alors après le pire n'est jamais certain et ce qui est sûr c'est que dans cette crise on ne sait pas réellement on peut pas en fait se projeter et on est obligé de faire plusieurs scénarios parce que tout dépend de du déblocage du détroit d'ormos et en fait plus ça on sait bien on le dit on le redit mais c'est la réalité c'est incroyable cet effet papillon c'est il suffit d'un d'un des tr qui était méconnu il y a encore 3 mois pour mettre en fait l'économie mondiale pratiquement à terre donc Mais la réalité c'est ça, c'est-à-dire que tous les pays importateurs de d'énergie fossile sont aujourd'hui pénalisé par cette flambée des cours du du pétrole et mais aussi du gaz. Et euh comme on connaît les répercussions parce qu'on l'a déjà vécu, euh il y a il y a véritablement beaucoup d'inquiétude hein parce qu'on se dit est-ce que on va pouvoir passer cette deuxième crise en réalité hein.
C'est euh c'est la même situation en pire que 2022 hein. Et donc il suffirait quand même de de voir un déblocage du D3 de Vurmous pour lever certaines incertitudes et je pense que dans ce cadre là, il y aurait des effectivement des des secteurs qui resteraient touchés et impactés hein. Mais bonhommant en fait ça permettrait aux entreprises de se projeter en fait.
Mais tout dépend en fait de ce facteur qui est bien loin de chez nous mais qui nous pénalise de manière durable. Non, je voulais juste rajouter sans être trop pessimiste, même si la situation aujourd'hui nous amène à constater ses difficultés, je rappelle que ces annonces sont aujourd'hui au niveau des annonces, que le gouvernement ouvrira sa plateforme que le 27 mai. Nos trésoreries ne peuvent pas attendre plus.
Il faut que là derrière le gouvernement agisse, réagisse et aide vraiment le les secteurs concernés parce que nous n'aurons pas la capacité de durer dans le temps en tous les cas. C'est certain. H il y a une question téléspectateur, je crois David.
Oui, absolument. Question des téléspectateurs, question de Bellaï qui nous demande face à la hausse importante des prix des carburants, il serait peut-être peut-être temps pardon de développer davantage de télétravail pour les personnes dont l'activité le permet. On sait que c'était une une un choix qui avait été fait au moment du Covid mais on en est beaucoup revenu notamment du point de et c'était aussi une recommandation d'Ursula Van Derlenle il y a quelques semaines il me semble.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, écoutez, euh le télétravail existe déjà dans nos entreprises, euh et c'est à la discrétion des chefs d'entreprise, il y a des accords de branche. Cela peut amener une situation euh plus confortable pour certains de nos collaborateurs.
La période Covid était une particularité que nous avons tous vécu, à laquelle nous avons dû nous adapter pour nous protéger. Aujourd'hui, nous parlons bien évidemment d'une autre situation. Si il y a des euh salariés, des collaborateurs qui ont besoin euh de ce temps de télétravail pour participer à une économie, il y a aussi les autres dispositifs que le Premier ministre a rappelé. euh l'élargissement de 300 à 600 € pour les aides non fiscalisées, non chargées.
C'est là aussi un signal d'accompagnement et je préfère personnellement euh que mes collaborateurs soient dans l'entreprise. C'est aussi une vie en communauté qui est importante. Pour être tout à fait honnête avec vous, je m'attendais à ce que vous soyez mécontent de cette mesure deentation prime carburant de 300 à 600 € à la discrétion de l'employeur pour pouvoir la payer déjà.
Bien évidemment, je me dis vu le tableau que vous me décrivez, je me dis quelle entreprise et en particulier quel PME va avoir les moyens de verser cette prime ? On on parle de plafond et on peut avoir je six salariés, je fais des gestes pour les accompagner parce que chacune de mes collaboratrices vient en voiture et c'est normal dans la mesure du possible et je crois que nos salariés comprennent également le geste que l'on peut 600 € annuel hein, on l'a pas précisé donc ça fait 50 € pardon, excusez-moi, [rires] c'est 50 € par mois. Donc oui, mais à la fin de l'année ça fait 600 €.
Vous avez six salariés, s'il y en a quatre qui roulent beaucoup et deux qui roulent pas beaucoup, elles vont pas se dire et enf vous m'avez dit des mz que c'était des femmes. C'est pour ça que je dis elle, pardonnez-moi. Il y en a pas deux qui vont se dire "Bah nous on n pas de prime alors qu'on vient à vélo ou qu'on prend les transports en commun." Ça risque pas de créer des tensions, pardonnez-moi, dans les entreprises écoutez, je crois que dans la vie de nos entreprises, on on a un dialogue social très ouvert.
Et cette situation qui est unique, qui nous provoque avoir de l'accompagnement de je dirais un petit peu de facilité dans la vie des uns et des autres nous amènera pas à une situation de conflit et bien évidemment ça sera la discrétion des chefs d'entreprise dans la capacité de la situation de l'entreprise. Bon, en tout cas, vous allez voir que ce soir, dans la salle des quatre colonnes qui est juste au-dessus de nous, il y a des députés de l'opposition qui sont euh déçus, voire colère après la conférence de presse du Premier ministre. Regardez, ces aides ciblées, elles sont tellement ciblées que elles ne concernent personne.
Moi ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il y a deux solutions. Soit on baisse les taxes, soit on fait comme les Grecs, on donne des cartes essence aux gens qui en ont le plus besoin. Le gouvernement est pas capable d'ouvrir un site internet pour que les gens puissent se connecter pour avoir l'aide.
Donc ça ne concerne absolument personne. Donc ça peut être 700 millions, ça peut être 2 milliards, je n'en sais rien. Aujourd'hui le guichet, il est pas ouvert et les gens ils sont en train de payer.
Ils sont en train de d'avoir de grandes difficultés financières aujourd'hui. C'est du bricolage comme toujours avec ce gouvernement. C'est du bricolage.
C'estàd tous les pays européens autour quasiment ont fait le choix de la baisse des taxes que nous proposons au Rassemblement national. l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne, l'Italie, le la Pologne, mais eux, ils se pensent plus intelligents avec des aides ciblées qui au final sont une usine à gaz pas possible, de la bureaucratie, de la paperase, des plateformes qui ne sont pas aujourd'hui opérationnelles et des Français qui eux à la fin du mois n'y arrivent plus. Stéphanie Viller, que ce soit la gauche ou le Rassemblement national, tous depuis le début demandent baisse de taxe.
Là maintenant, c'est la la carte essence à la à la grecque. On a entendu Sébastien Lecornio au début de sa conférence de presse dire mais enfin faut arrêter avec ces ces mesures et surtout qu'en fait en réalité on a déjà testé, on l'a déjà fait ça avant les autres avant les autres pays européens. Donc on leur souhaite bon courage.
Nous on a on ça on a dépensé des dizaines de milliards d'euros à travers ce bouclier tarifaire. euh sur une sur à peu près 3 ans, on a bien vu que peut-être que ça évitait pour euh les à à à soutenir les personnes les plus fragilisé, mais comme ça a soutenu euh tout le monde, ça a aussi euh largement fragilisé et euh les comptes publics. Donc aujourd'hui, on a pu les marges de manœuvre et on a vu que ça n'avait pas relancé pour autant la croissance.
Oui. Puis alors qu'on veut aider les entreprises, une TVA 55 n'aura aucun effet sur les entreprises puisque les entreprises récupèrent la TVA. Donc le coût du carburant pour les entreprises serait exactement le même.
Mais je pense que ce dont parle la gauche ou le Rassemblement national c'est pour aider l'ensemble des Français. C'est pas forcément en sur les entreprises entreprises ne serait pas aidé avec une TVA qui div. Un dernier mot Francis Pous, il y a eu aussi aujourd'hui les les propos du patron de l'Agence internationale de l'énergie.
Le marché pétrolier pourrait entrer dans une zone rouge avec une pénurie d'offre en juillet et en août. Euh bon alors désolé pour les prophètes de malheur que dénoncer Roland l'escur mais euh j'ai le mot pénurie a été lâché cet après-midi par l'Agence internationale de l'énergie. Oui, ça a déjà d'ailleurs été évoqué, y compris par des responsables de de Major comme Pouyané ou le PDG d'Aramco, la première compagnie d'Arabie Saoudite.
Il se place dans un point de vue mondial et effectivement, on le sait, les pays qui étaient approvisionnés par le D3 d'Ormous sont essentiellement l'Inde, la Chine et les pays satellites. La France en particulier a diversifié ses approvisionnements déjà depuis quelques années depuis la guerre en Ukraine et essentiellement sur l'arc atlantique. Donc on est plutôt protégé en ce qui concerne nos approvisionnements.
Néanmoins, bien évidemment, si la situation ne se rétablit pas d'une façon positive dans le golf, les nos amis Chinois, Indiens et et et tous leurs voisins vont avoir tendance à vouloir acheter le produit qui nous est destiné. Et là, ça peut jouer à la marge ou d'une manière plus importante sur le prix du carburant. On sait que pour l'instant en juin et juillet en France, on doit pas avoir de soucis mais évidemment on peut pas faire de prévision à plus long terme.
Bah oui, parce que fin juin, bah c'est le début des vacances et c'est le début d'une forte demande en en carburéeur en kérosène notamment. Donc il y a quand même une petite inquiétude aussi sur les on va pouvoir apporter du du carburéeur des États-Unis mais qui n'a pas exactement la même définition physique, ce qui imposerait aux avions de voler un tout petit peu plus bas. Bon, merci en tout cas d'être venu tous les trois ce soir sur le plateau de chaque voix compte pour nous pour nous en parler d'ici à ce que les avions veulent plus bas.
On va parler de voiture dans un instant. On va se poser la question qui fâche. Laisser les Chinois produire leur voiture dans des usines Peugeot en France, bonne ou mauvaise idée ?
Stellantis, je vient de conclure un partenariat avec le chinois Dong Feng et on va en parler dans un instant avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, quelle histoire ! David Revau d'Alon.
David, vous vouliez nous parler ce soir de François Ruffin qui a été vivement critiqué pour son dernier livre qui en l'occurrence est une bande dessinée et qui a choisi de de faire d'honorable. Et ce que vous nous dites, c'est que cet épisode nous rappelle que les excuses en politique, c'est pas évident. C'est pas évident.
Euh le député de la Somme, lui, il l'a admis dans un texte mise en ligne sur son site. Il y a des passages ratés. Je cite dans sa bande dessinée Picardi Splendor les aventures de François Ruffin est paru il y a quelques jours.
Il a endossé là encore je cite la pleine et entière responsabilité de cette affaire et s'est dit navrrer pour les personnes blessées. Il fait notamment référence à une scène de sa BD scène vécue dans laquelle il raconte le contrôle très tendeux très tendu pardon d'une voyageuse noire dans un train. Il intervient pour apaiser la situation et le député, bah il a été vivement attaqué par ses ex- petits camarades des insoumis accusés de paternalisme et même de racisme et de poser dans la posture du sauveur blanc entre guillemets.
Ce n'est pas la première fois, il y a quelques jours, il avait déjà été ciblé par la France insoumise après ses propos sur l'immigration de travail à laquelle il s'était dit, je cite hostile. Et on peut penser David que ces attaques ne sont pas tout à fait innocentes à ce moment de la période caché adeline vraiment François Ruffin comme Jean-Luc Mélenchon, il s'est déjà déclaré candidat à la présidentielle et l'ex insoumis bah il chasse évidemment sur les mêmes terres électorales que son ancien chef de fil. D'où cette chasse aux rues fin lancée par elle et filles un peu gonflé quand on sait que Mélenchon bah il a dit bien pire quand même he en 2020 après l'intat contre Samuel Patti avait pointé je cite un problème avec la communauté tetchen en référence à la nationalité de l'assassin du professeur d'histoire et plus récemment avec ses plaisanteries entre guillemets douteuses sur les nom de famillees juifs à chaque fois il avait dit regretter ses propos et demander pardon c'est quelque chose d'assez rare en politique même rarissim Imagine-on le général de Gaulle présenter des excuses aux français.
Je n'en ai trouvé nulle trace dans les archives. Même chose pour ses succèdeurs successeur pardon George Pompidou à Nicolas Sarkozi. Et quand un politique demande pardon, c'est qu'il y est vraiment contraint et forcé par exemple par les nécessités d'une campagne présidentielle.
Ainsi Lionel Jospin en 2002 qui s'excuse d'avoir dit que son adversaire Jacques Chirac était vieilli, usé, fatigué. On l'écoute puisque ça a été c'est devenu un fait politique et que cela a été compris comme ça, je veux dire très simplement que je suis désolé que c'est été entendu de cette façon parce que ça n'est pas moi, ça ne me ressemble pas. De même François Fillon, candidat lui aussi, mais 15 ans plus tard, c'est en 2017, qu'il est condamné au Méakoulpa devant le scandale provoqué par l'affaire qui plombe sa campagne.
En travaillant avec ma femme et mes enfants, j'ai privilégié cette collaboration de confiance qui aujourd'hui suscite la défiance. C'était une erreur. Je le regrette profondément et je présente mes excuses aux Français.
Entre les deux, il y aura eu le célèbre repentir de Jérôme Kausac, ministre du budget convaincu de fraude fiscale, qui regrette d'avoir menti et ça il le dit les yeux dans les yeux. J'ai demandé pardon, c'est à ceux à qui j'ai demandé pardon de décider s'il me l'accorde, ça veut dire qu'il faut vraiment être dans la panade totale pour se résoudre à demander l'absolution. Vraiment vraiment difficile de trouver trace d'un repentir de Nicolas SarkoZi même quand il avait lâché le fameux "Casse-toi pauvre con" au saladon de l'agriculture.
C'est son équipe qui dans une interview au Parisiens avait rajouté inextrémiste cette phrase. "J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre. Son successeur François Holland." lui, il a plus souvent demandé pardon auprès des membres de la Cour des comptes, auprès des juges, encore de l'Algérie, mais en général, c'était après des petites blagues déplacé.
Quant à Emmanuel Macron, il s'était platement excusé auprès des salariés de l'abattoir Breton Gade qui avait qualifié d'illetter, mais c'était en 2014 quand il était encore ministre de l'économie. Les excuses les plus plates, elles vont à l'égard des salariés que j'ai pu blesser, que j'ai blessé à travers ces propos et je ne m'en excuserai jamais assez. Depuis son élection en 2017 à l'Élysée, rares ont été ces moments de contrition.
En 2020, après les gilets jaunes, j'ai ma part de maladresse. En 2024, après la dissolution ratée, j'en prends toute ma part. Et plus récemment en février, visite en Inde, à chaque fois que j'ai eu trop confiance en moi, j'ai fait des erreurs, de grosses erreurs en presque 10 de pouvoir, c'est assez peu.
Conclusion en règle générale, c'est plutôt rien de rien. Nos politiques ne regrettent rien. C'est toujours un délice.
Vous boîtes à archive. Merci David. Et on passe à la question qui fâche.
Le bruit courait depuis plusieurs semaines en Bretagne et l'annonce a été faite hier au syndicat et confirmée aujourd'hui par le nouveau PDG. Stellantis va partager une de ses usines françaises avec le constructeur automobile chinois Dong Feng. Cette usine, c'est celle de Ren la jeunet qui tourne au ralenti en fait depuis des années et ne produit plus qu'une seule voiture.
Il est temps ce soir de réduire cette histoire à celle du loup dans la bergerie. On va essayer quand même d'aller plus loin avec vous ce soir Yv Cara. Bonsoir.
Vous êtes le porte-parole du Mobilité Club. Merci d'être là au côté d'Alma Du. Bonsoir.
Bonsoir. Député la France insoumise de scène Maritime. Merci d'être là.
Et bonsoir Mathias Renault. Bonsoir. Député Rassemblement national de la Somme.
Merci également de votre présence. C'est Nicolas Fleuri qui vous pose précisément la question qui fâche. [musique] Cette usine de Stellantis près de Rennes assemblera bientôt des voitures chinoises.
Le groupe vient de l'annoncer au salariés divisé sur la question. On va revenir à peut-être apporter du volume, rembaucher du monde, peut-être tourner en trois équipes comme ça a été le cas. Voilà, il faut nuancer les choses.
Et ce qui me fait peur moi, c'est que dans l'avenir, il prendrait des leur jour là-bas pour les mettre ici. Faut voir ce que c'est comme voiture et au préra. Il s'agira d'un modèle électrique du groupe chinois Dongfeng.
Encore introuvable en France, ces voitures s'affichent entre 32000 et 80000 €. Aujourd'hui, l'usine de Ren ne produit qu'un seul modèle de Citroën. une activité insuffisante pour garantir l'avenir du site.
Alors, ce nouveau partenariat rassure les syndicats. Annon pour nous, c'est une bouée de sauvetage. On n pas le choix.
On est pris à la gorge. On a des problèmes en Europe pour remplir nos usines. On tourne à mi-régime.
Donc cette annonce, oui, elle est positive. Maintenant, le contour, il reste bien sûr à déterminer. Donc Feng ne sera pas la seule marque chinoise à produire en Europe.
Stellantis a déjà signé un autre accord avec Lip Motor en Espagne où Cherry s'apprête aussi à ouvrir une usine comme BWD en Hongrie ou Xpeng en Autriche. Si les constructeurs chinois s'installent en Europe malgré une main d'œuvre plus chère, c'est pour éviter les taxes européennes jusqu'à 35 % aujourd'hui sur les voitures électriques produites en Chine. Une fabrication locale certes, mais quid des fournisseurs ou des ingénieurs.
Il reste beaucoup d'inconnus autour de ces projets. C'est notre question qui fâche ce soir. Faut-il ouvrir nos usines à la Chine ?
Alma Du et Mathias Renault. J'ai la même question à tous les deux. Entre une usine qui ferme et une usine qui laisse entrer des Chinois, vous choisissez quoi ?
À très court terme, c'était la moins mauvaise solution. Ouais. Voilà.
Du point de vue de l'emploi. Maintenant, c'est extrêmement inquiétant et c'est un symptôme de la faiblesse de notre politique industrielle en matière d'automobile européenne et française. Parce qu'on voit bien que le risque, c'est que l'Europe devienne l'usine d'assemblage de la Chine sans transfert de technologie.
Et c'est ça les deux points chauds en fait dans cette histoire, c'estàd est-ce que euh les enfin qui vont être les sous-traitants ? Est-ce que il va y avoir transfert de technologie ou est-ce qu'on va être simplement finalement dans la position qui était dans laquelle était l'Europe vis-à-vis de enfin la Chine vis-à-vis de l'Europe ? C'estd que la Chine était l'usine de l'Europe, maintenant ça s'inverse.
C'est que c'est l'Europe qui devient l'usine de c'est Rena qui allait en Chine, maintenant c'est les Chinois qui avindre pour la filière automobile européenne le même destin que pour la filière électronique, c'est-à-dire une fermeture progressive des usines. Ensuite la deuxième étape, c'est qu'on devient simplement des des ateliers d'assemblage en Europe et finalement la filière qui disparaît complètement. Donc il faut absolument que que l'Europe se réveille sur la politique industrielle.
Alma du Four. Alors enfin moi du coup je suis directement concernée puisqueon a beaucoup parlé de ces lentis dans la dans le reportage. En réalité effectivement Renault a pris la même décision finalement que c'était lentis.
Demain, je me rends en Chine pour rencontrer le PDG de l'entreprise Shanghai Drive qui est une des plus grandes entreprises de fabrication de moteur chinoise qui va s'installer dans ma circonscription à Renault Cléon qui est la dernière usine qui fabrique des moteurs Renault donc en France et on a dû intervenir parce que c'est pas il y a 10 ans que Renault partait en Chine, c'estàdire que Renault continuait à partir en Chine. L'année dernière, on a mis la main sur un document stratégique confidentiel où en fait le la voiture électrique entrée de gamme populaire, la R5 électrique qu'il s'était engagé à produire en France, en fait, ils allaient faire les mêmes moteurs en Chine. On a découvert ça, on était pas très très content.
Je dis c'est la les syndicats, la CGT notamment. Et donc, on a décidé d'aller voir directement l'ambassade de Chine en France qui est assez des pratiques peu courantes d'ailleurs. Enfin, c'est je crois que j'étais une des premières à faire ça directement.
Et j'ai trouvé le dialogue intéressant et en fait il a permis de déboucher sur une solution qui certes est la solution d'équilibre. Je vais pas dire que c'est une victoire totale mais effectivement comme pour Stellantis les volumes vont doubler. En gros, ils vont venir assembler 1200 moteurs.
L'usine Renault Cléon, on semble 160000 avec de plus en plus de suppression d'emploi et cetera. C'était moins à ton évidemment que c'était lentisme mais quand même. Vous vous allez en Chine demain mais pour faire quoi ?
Pour vérifier quoi ? Bah pour échanger avec les gens qui vont venir produire chez nous. Alors certes, ce sera pour la marque Renault, mais c'est quand même eux qui vont gérer la production au titre de Shanghai Drive. euh pour aussi échanger sur l'avenir effectivement les questions de transfert de technologie mais aussi si les si la Chine et les constructeurs chinois prennent ces décision là, c'est parce qu'il y a un environnement euh économique qui les y pousse.
On vous avait parlé des taxes euh sur les voitures, nous c'est des choses qu'on a toujours défendu. Mais aussi en France, quelque chose dont on parle moins, c'est le bonus écologique qui est conditionné à un score CO2 et qui aujourd'hui en Europe attire beaucoup de constructeur en France pour avoir les aides françaises car l'électricité française est très décarbonée. Et donc en fait ça prouve que conditionner les aides, créer un environnement pénalité avantage sert quand même à attirer ce qu'on avait plus depuis longtemps, c'est-à-dire des volumes dans nos usines en France.
La question maintenant, c'est celle de l'emploi puisque c'est quand même des usines très automatisées. Et là, par exemple, chez Renault, on va gagner 50 emplois pour 1200 moteurs assemblés. Vous imaginez ?
C'est c'est rien. Donc là, on se bat maintenant pour que l'intégralité des composants soit fabriquée chez nous aussi. Et c'est une deuxième étape et ça prendra plus longtemps.
Ce que vous dites, c'est qu'on préfère produire des voitures chinoises en France plutôt que d'importer des voitures chinoises américain Chine. Prod exactement. Produit par des constructeurs français mais ça n'a plus de français que le nom. par exemple la Renault Dacia pour dire voilà qui s'est beaucoup vendu au moment notamment des ZFE, c'est la Spring, voilà la Dacia Spring, c'est-à-dire la voiture électrique de Renault la moins chère.
Elle est intégralement produite en Chine. C'est une feng qui a été robadé. Exactement.
Et ça c'est pas parce que ça s'appelle Renault que ça veut dire que ça fait travailler des françaises et des Français he pour être très clair. Et donc on est content de voir une tendance qui s'inverse. Et si elle s'inverse, c'est pas par la magie du Saint-Esprit ou du marché. ont été pris il s'agit par contre de doser parce que c'est mon dernier point la Chine est très très monopolistique sur les composants électroniques sur les terres rares donc on peut pas non plus brusquer la relation commerciale jusqu'à un point où on aurait plus de composants électronique et donc il y aurait plus de voiture électrique du tout quoi. car les voitures qui vont être produites dans cette usine de Ren la Genet, cette usine Stellantis qui fabrique pour l'instant des Citroën C5 Aircross va donc fabriquer cette usine des Voyas de Dongfeng.
Donc c'est on le disait d'ailleurs dans le reportage, c'est une marque qu'on ne connaît pas bien en France, voire pas du tout. Mais ça va être fait par des salariés français ou par une main d'œuvre chinoise qui va venir à la reine ? Il peut y avoir parler de transfert technologique effectivement des ingénieurs qui viendraient de Chine pour voilà découvrir un petit peu tout ça et s'approprier peut-être certaines technologies.
Enfin en électrique, on a rien à leur apprendre hein. Ça, on a rien à leur apprendre hein. [rires] Donc du coup, on peut parler d'un peut-être d'un transfert de technologie mais dans l'autre sens.
C'est-à-dire que c'est eux qui vont nous apporter et c'est nous qui allons leur prendre. Finalement, oui, on n pas les terres rares. Ça va être compliqué quand même hein.
Voyez donc effectivement le transfert technologique on peut mais sans les terres rares, c'est compliqué. En fait, les taxes nous protège effectivement de de de l'importation de voiture chinoise qui serait moitié prix encore que ce qu'elles sont. parce que la même voiture vendue en Chine ou en France, c'est presque du simple au double, hein.
Donc, les taxes nous protègent mais en même temps, elle est payer. Alors, au sujet de des Chinois qui arrivent dans dans nos usines, je crois que c'est Carlos Tavares qui a dit il y a quelques années, dans 10 ans, ils rachètent nos usines et ils rachètent les marques. Ça commence.
Donc, le court terme, c'est bien, on l'a entendu, il y a des emplois qui vont être conservés. Moyen terme, voilà. Mais je crois qu'il faut pas trop se leurer suite à cette décision des députés européens ahurissante d'arrêter le moteur thermique en 2035.
Ahissante sans aucune évaluation. Voilà, ça a été un cheval de 3 et alors il y a pas eu que ça mais ils ont pu arriver tranquillement en France et faut enfin j'essaie beaucoup de voitures chinoises et elles sont très bonnes, il faut le dire. D'accord ?
Dans 10 ans, on a plus d'industrie européenne française automobile ou alors on a des usines françaises avec des technologies chinoises et des voitures chinoises. Vous savez comme les les grands hôtels ont été achetés par des les pays du Moyen-Orient, tout ça, les usines doivent être enfin faut si on continue sur cette trajectoire et je sais pas comment on peut l'arrêter euh on a on aura plus mais comme en technologie comme en électronique où on est dépendant de l'Amérique, on sera totalement dépendant d'autres pays essentiellement chinois pour la technologie. Si on continue sur cette voie uniquement d'électrification, c'est mort.
Mais alors là où je là où moi je partage pas du tout, enfin j'entends ce que vous dites mais en fait c'est ce qui m'énerve, ce qui m'aga dans ce discours, c'est en gros le grand ennemi c'est la Chine comme si le grand ennemi ça était la décision de 2035 mais comme si en fait les constructeurs encore une fois n'avaient pas créé eux-mêmes ce sujet. C'est-à-dire que comme je vous disais, Renault, Stellantis et tous les constructeurs français européens n'ont pas attendu que la Chine devienne si hégémonique sur la production de voiture pour délocaliser en Chine pour supprimer plus de 100000 emplois dans la construction automobile thermique en France depuis les années 2000. Donc en fait toute la filière a déjà été délocalisée du thermique.
Il y a plus une fabrication de voiture thermique en France complète, ça n'existe plus. Sauf des très hautes gammes Toyota avec Mais mais je veux dire voilà Renault, ils ont tout fini, tout fermé. Il y a plus que l'électrique qui reste produit en France pour les entrées de gamme, les moyennes gamme.
Ce que je veux dire de façon très brève, c'est que ça m'agace quand on dit "Oui, ils sont ils sont maintenant hégémonique sur la technologie de l'électrique." Mais c'est qui qui a inventé la batterie électrique ? C'est un français dans les années 80.
C'est qui qui a inventé la nouvelle génération de batterie lithium ion ? C'est encore un français. Donc en fait, c'est des mauvaises décisions qui ont été dictées par des intérêts à court terme de constructeurs automobiles qui sont partis et qui maintenant se font dépasser par plus gros que ma question c'est qu'il soit chinois ou qu'il soit français, s'ils emploient des gens en France, [grognement] ça me va.
La question c'est quel est l'environnement réglementaire dont se dote l'État pour se protéger effectivement de fermeture brutal de délocalisation mais ça on doit réfléchir aussi quand les constructeurs sont français parce que ça les empêche pas de partir. Les multinationales n'ont pas de patrie. L'histoire en matière de protection justement des des délocalisations et tout ça elle est pas très bonne quand même.
On n'est pas sur une bonne trajectoire sur ce qui a été fait. C'est justement on a trop écouté les grands groupes. C'est bien je suis obligé de réagir à cette déclaration. qu'il soient chinois ou qu'il soi français, tant qu'ils emploient en France, il y a pas de problème.
Mais moi, ça me pose un problème. Ah bon ? Ah bah oui.
Écoutez, on peut pas être passif, naïf, voir défétiste face à la pénétration des Chinois sur le sol européen. Mais ça veut dire quoi ? Des chinois, enfin je veux dire européens de manière générale, c'est c'est américain, c'est bien par exemple.
Non, il faut que ce soit européen euh ou français dans le meilleur des cas. Et donc làdessus là-dessus je crois que l'Europe a pris des très mauvaises décisions et des décisions idéologiques et politiques. Donc effectivement l'interdiction des voitures thermiques à 2035 c'est une décision technique, bureaucratique et idéologique.
Il y a la question des CO2 et du coût des mesures CO2 de compensation CO2 pour les constructeurs automobiles. Et [grognement] puis il y a une il y a un marché à protéger. C'est-à-dire que quand on voit la réaction des États-Unis qui ont quadruplé leur droits de douane, bon nous on est entre alors c'est je crois c'est entre 7 et 35 % selon voilà le type d'importation et selon le fait que si l'industrie [grognement] est subventionnée par les Chinois mais il faut aller beaucoup plus loin, il faut mener un bras de fer.
Et puis il y a la question aussi maintenant que les Chinois commencent à investir nos usines, vous savez désormais comment ça fonctionne si on va plus loin dans les droits de douane ils nous en imposeront aussi bah par exemple sur le vin français sur les fromages. On a vu les effets de de ces droits de doul on est ça c'est le défétisme. C'est le défétisme.
C'estàd que l'Europe serait fondamentalement en infériorité par rapport aux États-Unis qui eux ont réussi à quadrupler leur droits de douane pour protéger leur propre de marché. Et quand on voit célantis parce que là vous avez donné comment l'exemple de Renn, ils ont aussi annoncé leur plan stratégique aujourd'hui 70 milliards d'euros d'investissement c'est leur nouvelle stratégie essentiellement vers les États-Unis. C'estàd que alors l'Europe n'est pas complètement abandonnée mais enfin c'est un abandon progressif.
Donc il faut faire très attention et il faut que les pouvoirs publics et l'Europe en particulier choisissent maintenant entre l'idéologie, les interdictions, le CO2, l'interdiction des voitures thermiques et puis la réimplantation industrielle en Europe. Mais vous avez vu les salariés les 2000 salariés, enfin il y a 1500 salariés et 500 intérim qui travaillent sur ce site de Stellantis et les syndicats se disent soulagés. Bah évidemment parce qu'il regarde l'emploi mais enfin ça je comprends bien.
C'est c'est pour ça la première réponse que ce que je veux dire c'est que j'ai du mal à comprendre sur quelle ligne vous êtes. Écoutez à court terme c'est la moins mauvaise décision. Maintenant l'état a son mot à dire parce que il verse par exemple le crédit impôt recherche les la question des bonus malus.
Donc il est partie prenante là-dedans. Il doit poser ses conditions. Les conditions ça doit être transfert technologique donc de la Chine vers l'Europe parce que il se trouve que ils sont en avance sur nous.
Et puis euh et puis enf et puis qu'on ne devienne pas une usine d'assemblage simplement une usine d'assemblage de la Chine un sous-traitant de la [rires] parce que pour moi il y a deux erreurs factuelles importantes. La question effectivement de la répliqu de répliquer sur les droits droites. C'est vrai mais je vous l'ai dit en fait on a un gros problème même sur la filière c'estàdire qu'on est absolument dépendant des composants électroniques.
Vous êtes pas au courant. Visiblement, la Chine a dit clairement que à l'automne 2026, si les relations ne se réchauffaient pas, on va dire, commercialement avec l'Europe et politiquement, surtout dans un cadre de conflit entre les États-Unis et la Chine, euh elle allait couper l'exportation de terreur. Donc en fait, ce que je suis en train de vous dire, c'est pour ça, si vous me permettez, qu'il faut surtout pas aller à 100 % dans l'électrique surtout pas.
Mais mais du coup, ce que je vous dis, c'est qu'en fait on est dépendant et c'est et c'est qu'on se pose la question "Ah, est-ce qu'on est content qu'il viennent chez nous Alors qu'en fait pendant 15 ans, on a fermé les yeux sur le fait qu'on importait quasiment tout de chez eux et notamment sur l'électronique. Première chose. Deuxième chose, j'ai entendu le plateau qui précédait.
Ils étaient quand même en train de dire pénurie possible sur le pétrole. Les gens sont à plus de 2 € lit, ils sont comme ça. Un un plein c'est un c'est un diè de SMIC, c'est 100 €.
Vous savez combien c'est un plein de voiture électrique ? 8 € monsieur chez soi. Alors ça Ah oui, c'est un peu plus cher sur l'autoroute.
Bien sûr. Et ça c'est un vrai problème d'ailleurs faut pas que les gens soquer. Mais est-ce que je vais vous offrez quoi ?
Non, mais quand vous dites c'est pas bien de sortir de la voiture thermique, je vous dis on fabrique plus de voiture thermique quasiment en France, donc il y a plus d'emploi associés et en plus on produit pas de pétrole et en plus on est super dépendant et on est super exportateur d'électricité d'Europe. Donc moi, je comprends pas votre position en terme de pouvoir d'achat. Euh et là on a des gens qui viennent produire en France certes avec toutes les conditions qu'il faut émettre mais comme moi je dis on aura une réglementation protectionniste quel que soit la nationalité des constructeurs.
Ça me paraît logique et je comprends pas votre position parce que vous vous revenez à chaque fois sur la voiture thermique et je vois pas ce que ça offre au français en fait monsieur. Donc on abandonne la production de la voiture thermique en Europe et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs on a des usines qui sont en surcapacité et qui sont sousilées en Europe. parce que précisément on a fixé on a fixé un objectif ou mais une fois qu'on a fait ce constat comme vous dites on a des usines qui sont toutes en surcapacité Stellantis fait le choix d'utiliser une usine en surcapacité à Renn pour permettre aux Chinois de venir assembler enfin d'ailleurs c'est la question suivante pourcara mais pour venir donc faire tourner des lignes de production qui ne tournent plus et qui mettent des employés au chômage au chômage partiel régulièrement c'est c'est en fait on marche sur un fil Mais Sébastien lecorn a encore dit cet après-midi, l'électrification c'est c'est c'est la marche forcée qu'il faut y aller effectivement.
Et le meilleur moyen d'ailleurs d'avoir une électricité pas cher, on le rappellera jamais assez, c'est le nucléaire. Ah bah d'accord, [rires] c'est le nucléaire et d'ailleurs c'est un sujet pour les constructeurs automobile parce que on a parlé donc l'interdiction 2035 voiture thermique, on a parlé du CO2, on a parlé aussi des composants locaux pour la construction de de véhicules automobiles en Europe, mais enfin il faut parler aussi du prix de l'énergie. Voilà.
Donc c'est un ensemble euh de paramètres qu'il faut mettre en œuvre pour être combatif et ne pas subir cette invasion euh du marché chinois et des produits chinois euh sur notre sol en restant passif en se disant bah finalement du point de vue euh du consommateur ça va peut-être rien changer euh à court et moyen terme pass concrètement les les Chinois quand ils vont arriver dans cette usine de Ren ils vont y faire quoi exactement ? Ils vont utiliser les machines existantes ? Alors ça je sais pas, faudrait voir.
Je suis pas sûr que les machines puissent fabriquer euh les voitures qui veulent produire. Mais ce que je veux dire, c'est que euh on s'est trompé de cible. On a voulu éradiquer le moteur thermique qui ne le sera jamais euh alors que c'est le pétrole qu'il faut arrêter.
Mais aujourd'hui, quand vous arrivez dans une pompe sur deux, une station service sur deux, en France, vous avez le diesel, des fois deux types de diesel, le SP95, le E5, le E10 et vous avez un pistolet bleu, c'est le E85 et vous payez votre litre moins d'un € qui est produit en France et qui apporte un revenu supplémentaire aux agriculteurs et qui n'est pas en concurrence avec l'alimentation. Non non, c'est pas en concurrence avec l'alimentation. Vous appelez bio France, vous discutez avec eux, vous don.
Donc ce que je veux dire c'est que on n pas de pétrole mais entre le hv baissant bio le bioéthanol le le biodiesel en en venant encore ce matin j'ai vu un camion moi je roule à l'huile de colza donc il y a des tas de moyens et c'est pas en concurrence avec l'alimentation donc il y a des tas de moyens de produire ça sera si toute la filière passe là-dessus c'est la question on a autre chose à produire en France que du pétrole que nous n'avons pas pour mettre dans un moteur thermique. Donc la totale électrification c'est être dépendant d'un seul pays. Vous saz quand vous avez une entreprise, vous êtes dépendant à 95 % d'un seul fournisseur.
Attendez, je termine. Bah vous êtes mort s'il arrête. Quand vous avez je termine 5 fournisseurs à 20 % vous dites s'il y en a un qui part, c'est ce qu'on a fait avec le pétrole.
On a été du côté atlantique plutôt du côté de Dormous. Je des rares, il y en a pas qu'en Chine monsieur. C'est aussi une en faut et c'est très bien.
Mais si on a pas de prise à la maison, pas de voiture électrique parce que ça coûte cher mais on a autre chose à mettre dans un moteur thermique que du pétrole et c'est là où il faut aller. Merci. Merci à tous les trois [rires] du tout.
Vous restez là parce que tout de suite c'est c'est Bourbon Express. [rires] Le journal de l'Assemblée nationale, c'est tout de suite. C'était vraiment une question qui fâche.
Marco pomier tout de suite. Désolé. Bonsoir Marco.
Je suis désolé, je ne tiens pas bien sûr. Bon Marco, ce soir dans Bourbon Express, d'abord le projet de loi d'urgence agricole he c'est en ce moment dans l'hémicycle avec un vote sur les pesticides qui a provoqué de vives tensions comme il fallait s'y attendre. Un vote contre nature, a dénoncé la ministre de l'agriculture hier soir au nom de la lutte contre la concurrence desloyales.
Un amendement porté par LFI a été adopté avec les voix des écologistes et du RN modifiant largement l'article 2 du texte. Ce que nous proposons c'est sont interdits à l'importation les denrées agricoles toutes denrées traitées avec des substances interdites en France. Oui.
Et bien ça paraît du bon sens total. Un bon sens que ne partage pas vraiment le gouvernement dans sa version du texte. Il voulait aussi interdire l'importation de denré traité avec certains pesticides mais à l'échelle européenne, pas au niveau français comme le proposaitfi.
Cette disposition serait inapplicable contraire au droits européens selon la ministre. Vous allez créer une forme de faux espoir auprès des consommateurs puisque c'est rigoureusement interdit dans un marché unique et ça ne tiendra pas 3 jours devant un juge. Annie Jeunev n'a pas réussi à convaincre.
En attendant, l'examen du projet de loi se poursuit. Le vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu le 2 juin prochain. On poursuit avec la décision qui était très attendue du Conseil constitutionnel sur la loi de simplification de la vie économique.
On attendait surtout la décision des sages sur les EDFE. Les zones à faible émission dispositif qui limitent la circulation des véhicules les plus polluants dans certaines agglomérations. En avril, les députés avaient voté pour la suppression des ADFE à l'initiative du RN et de la droite contre la vie du gouvernement.
Mais cet après-midi, le Conseil constitutionnel a annulé cette suppression censure. Pour les sages, il s'agit d'un cavalier législatif, autrement dit une disposition sans lien direct avec le texte qui a été voté. Il n'y a pas de son.
Ah, [rires] il y a pas de son. Mathias Renault, euh le Rassemblement national, avait présenté la suppression des aidu comme une grande victoire politique. Bon, finalement, patatera cet après-midi avec la décision de du Conseil constitutionnel.
C'était un cavalier législatif qui n'avait rien à faire dans la loi de simplification économique. Un cavalier législatif, il faut un lien même indirect. Ça c'est le texte de la Constitution avec le texte.
Donc nous, on considère que les la suppression des LFE, c'est un lien même direct avec la simplification, la vie économique. Mais avec cette décision, le Conseil constitutionnel outrepasse sa fonction. C'est des gens qui sont nonus qui s'opposent à la volonté de gens qui sont élus.
Maintenant, on demande à la présidente de l'Assemblée nationale, Yanim Bron Pivet de faire respecter le pouvoir des parlementaires et d'inscrire au plus vite une proposition de loi ou un projet de loi supprimant définitivement les aid. Bah écoutez, si c'est pas le cas, on règlera ça l'année prochaine. Voilà, si on est au pouvoir, évidemment l'année prochaine, ça veut dire quoi ?
Si élection présidentielle, voilà. Hm hm. Euh ce jeudi marquait aussi la fin Marco des travaux de la commission d'enquête sur les violences sexuelles incestueuses.
Oui. Contre les enfants. Clap de fin après plus de 3 mois d'audition particulièrement éprouvante pour les députés de cette commission d'enquête lancée en février.
Au total 133 personnes ont été entendu victimes, professionnels du monde judiciaire, responsable associatif, mais aussi les ministres de l'intérieur et de la justice. Cet après-midi, au moment de clôturer l'une des dernières auditions, la présidente de la commission Maotit a pris la parole avec beaucoup d'émotions. Aujourd'hui, j'ai la parfaite conscience que la France n'aime pas ses enfants et c'est terrible pour moi de le dire.
J'ai honte. Des mots très forts. Et maintenant, le rapporteur de la commission, le socialiste Christian Baptiste, doit rédiger les conclusions de ces travaux, de ces auditions.
Des conclusions attendues début juillet avec un objectif que certaines recommandations puissent intégrer le prochain budget du gouvernement. On suivra évidemment cela tout comme on suivra les grands textes qui attendent encore les députés avant la pause estivale parce que on commence à y voir un peu plus clair dans l'agenda. Mais un programme particulièrement chargé, hein.
Regardez le projet de loi constitutionnel sur la Corse, par exemple, pour renforcer l'autonomie de Lille, euh un autre texte intitulé repost pour sanctionner plus durement euh les rêves parties illégales, les rodéos urbains et enfin euh la loi sur la fin de vie qui crée un droit à l'aide à mourir. Ça c'est le cheval de bataille de la présidente de l'Assemblée. Le texte a été adopté deux fois à l'Assemblée, deux fois rejeté au Sénat.
L'objectif maintenant, bah c'est de voter définitivement ce texte avant la travestivale. Nous aurons un examen à l'Assemblée nationale avant la fin du mois de juin et un vote qui devrait intervenir début juillet. Après, le gouvernement a 6 mois pour prendre les décrets d'application.
Donc, à la fin de l'année, le texte devrait être pleinement applicable. Reste à savoir maintenant, jusqu'à quand les parlementaires siégeront cet été. En tout cas, pour le Sénat, c'est tranché, hein.
Selon Gérard Larcheter, les sénateurs ne siégeront plus après le 14 juillet bah pour la campagne des élections sénatoriales, hein, prévu en septembre. Mais est-ce que l'Assemblée nationale peut siéger si le Sénat est en vacances ? C'est possible.
Vérifier, figurez-vous, constitutionnellement parlant, c'est possible. Mais disons que ça ne se fait pas vraiment dans l'usage républicain. Ça ne fait pas partie des usages.
Donc peut-être que les députés seront aussi en vacances avant le 14 juillet. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. [rires] Et merci à Mariette et à David.
Et merci à vous chez vous de nous avoir suivi. Chaque voix compte est rediffusé [musique] tout à l'heure à 23h30. Vous le retrouvez aussi sur lcp.fr et sur les les plateformes de podcast notamment.
Nous, on sera là demain à 19h30. C'est vendredi, ce sera l'émission en public. Je vous souhaite une excellente soirée sur la 8.
À demain. [musique]
Alma Dufour