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Audition parlementaireJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 13 décembre 2017 10 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Sélection, baccalauréat, stages, francophonie : l'université en débat à l'Assemblée - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15MélenchonFait
    « nous sommes contre parce que nous sommes contre les voeux et contre leur hiérarchisation »
  • 2:15MélenchonFait
    « le baccalauréat instaure des droits c'est le premier grade universitaire »
  • 5:00MélenchonPromesse
    « nous souhaitons faire entrer le principe de priorité nationale par tous nous pouvons le faire entrer dans la loi »
  • 6:30MélenchonFait
    « il faut que le nombre de places correspondant au nombre de candidats de manière à ce qu'il n'y ait pas de marché de créer de la rareté »
  • 7:30MélenchonFait
    « nous n'avons pas une revue par exemple de publications scientifiques de recherche en langue française »
  • 9:00MélenchonFait
    « il faudrait qu'on vous entende parce que les compacts d'attendre beaucoup de comprendre ce qui se passe »
  • 10:30MélenchonPromesse
    « nous sommes tout à fait favorables à l'instauration de ce pourcentage de minimal de boursiers dans les filières »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Naturellement c'est contre cet amendement mais qu'on se comprenne bien peut-être le rapporteur pourrait-il y attacher de l'intérêt pour comprendre ce que nous disons nous sommes contre parce que nous sommes contre les voeux et contre leur hiérarchisation vous avez vous même décrit des effets pervers monsieur le rapporteur et madame la ministre vous abondé dans ce sens qu'ils sont le résultat du système les mêmes à partir du mont il ya de la rareté il y à toutes sortes de commerces qui se construisent autour de l'accès à cette rareté je me souviens par exemple de la validation des acquis de l'expérience qui était devenu en soi une qualification avec des entreprises qui prospérait et avait transformé cette validation en un véritable examen là au cas précis nous sommes partisans du fait qu'on soit libre de choisir dans quelle direction ova dans quelle université car la liberté d'étudier c'est dans le choix qu'on a fait c'est la liberté de choisir sa vie il faut quand même le comprendre c'est ça dont on parle un jeune choisi sa vie en choisissant une voie d'étude et il la complète en cours de route parfois il modifie la trajectoire c'est au point que notre collègue nous donne tout à l'heure en un chiffre d'échec dans les trois premières années qui ne correspond pas à la fin aux chiffres qu'il donne de gens qui sortent sans qualification vous voyez bien que nos jeunes parviennent dans ce parcours à construire la direction dans laquelle ils vont est essentiellement revenons à une chose devait finir là-dessus le baccalauréat n'est pas une évaluation en cours de route sympathique entre gens qui se comprennent et je le dis sans agressivité contre personne j'essaye de faire comprendre une vision de l'éducation nationale et de l'idée qu'on s'en faisait le baccalauréat instaure des droits c'est le premier grade universitaire pas le deuxième le premier grade universitaire il ouvre droit accès à un mode de rémunération dans les conventions collectives parce que c'est comme ça que ça fonctionne en france et deuxièmement ça ouvre un droit une liberté celui de choisir son enseignement supérieur c'est tout ça qu'on est en train de remettre en cause comprenez pourquoi on y met de la passion ça n'a rien contre vous on est absolument persuadé que vous cherchez à faire le mieux mais c'est comme ça que nous voyons les choses baccalauréat égale droit droit d'entrée droite classement dans les conventions collectives ne peut pas rajouter des critères d'entrée à l'université qui n'ai strictement rien à voir avec la discipline qui correspond à l'entrée à l'université que ce soit les stages dont on a parlé tout à l'heure c'est une idée je la comprends elle a l'air d'être pleines de bon sens mais elle n'en a pas le sage est un lieu de discrimination sociale incroyable qui compte parmi vous a affaire aux gens qui l'entourent sable que c'est déjà un problème d'avoir un stage qui a une discrimination je vais l'appeler prudemment par quartier ou par mauvaise adresse à plus forte raison à la sortie de du lycée sur telle ou telle forme d'engagement où vous irez ton jeu j'entends l'intention elle me paraît tout à fait louable mais le résultat serait désastreux je rappelle que la qualification c'est la transmission d'un savoir qui lui produit un savoir être quand vous êtes dans la restauration dans l'hôtellerie pour parler des diplômes professionnels vous avez en même temps qu'un diplôme et à savoir faire vous avez un savoir être mais on ne peut pas aller au delà sinon on va commencer à hiérarchiser évaluer le niveau d'engagement sa qualité sa couleur quoi donnerez-vous une prime à quelqu'un qui aurait par exemple pour nos opinions au lycée je pense que certains ici dirait que ça n'était pas une bonne idée et je serais le premier à vous dire que c'est pas une bonne idée parce que c'est des pas sur de tels critères que l'on doit évaluer le savoir pour entrer à l'université le soutient évidemment à l'accès à l'enseignement supérieur pour les classes les plus populaires va dans le bon sens et nous le soutiendrons à chaque fois que cela est possible pour autant nous nous souhaitons faire entrer le principe de priorité nationale par tous nous pouvons le faire entrer dans la loi il serait donc souhaitable que cet accès soit réservée prioritairement aux bacheliers nationalité française bien entendu il ne s'agit en aucun cas de refuser les étudiants étrangers ils seront toujours les bienvenus et pourront pas repartir faire bénéficier leurs compatriotes du savoir acquis en france mais nous souhaitons évidemment que la priorité nationale puisse entrer partout dans la loi c'est l'objet de cet amendement je suis consterné qu'on en arrive là C'est vraiment ne rien comprendre ni au monde dans lequel on vit niall place de la francophonie rien quoi on reste sur du mesquin du misérable et de et de l'exclu ans mais il faut comprendre comment on en arrive là je vous demande mes chers collègues d'y réfléchir parce que cette provocation grossière est évidemment destinée à mettre tout ce mal à l'aise et à nous pousser au lyrisme davantage que au réalisme à partir du moment où on met des critères et c'est pas l'ouverture j'ajoute que ça vaudrait aussi pour les étudiants étrangers ma thèse qui est de dire il faut que le nombre de places correspondant au nombre de candidats de manière à ce qu'il n'y ait pas de marché de créer de la rareté de craie j'ajoute que ça vaudrait aussi pour ceux qui réclameraient depuis l'étranger devenir étranger de venir étudier chez nous c'est une question absolument fondamental vous on ne peut pas avoir je ne sais pas vous particulièrement je m'adresser je m'adresse à nous tous 1 nous avons besoin absolument que l'excellence française puisse passer dans le monde générale de l'enseignement nous n'avons pas une revue par exemple de publications scientifiques de recherche en langue française nous transit ont tous par des pas par dd revue anglophone oui nous avons besoin d'une grande revue scientifique qui soit encouragée par nous et que les francophones puissent venir apprendre mais je vais finir sur ce mot si vous créez appartement ou créer de la rareté ou encre et de la sélection parce que c'est quand même ce qu'on est en train de faire c'est ça qui vous la porte à n'importe quoi n'importe quelle demande particulière de critères aussi absurde que celui qu'on vient d'entendre de la part de notre collègue qui a l'habileté de déguiser sa en priorité mais tout le monde ici a très bien compris que ce n'est pas une priorité pour lui c'est une exclusive on verra dans un instant en matière d'enseignement et de filières laval commandes l'amont et madame tout à l'heure vous proposiez la clarté sur le nombre des inscriptions etc et j'entends parfaitement pourquoi vous le proposez c'est pure justice s'il ya des critères autant que les gens sachent avant de demander un enseignement quelque part combien de places ya votre votre amendement procédé dans une totale logique de l'esprit de ce système est bien là c'est pareil vous verrez le croyons mans laval commandes lamont ce sera à la sortie combien il ya de place dans telle ou telle branche professionnelle combien de gens sont embauchés qui va déterminer la filière et la filière elles mêmes en fonction de son accessibilité qui viendra du lycée dans cette filière mais tout ça peut paraître plein de bon sens mais sur la durée d'une étude qui dure cinq ou six ans ou sept ans est absurde parce que les qualifications professionnelles évoluent donc plus on charge les gens en savoir généraux et transversaux plus on est sûr qu'ils s'adapteront à des offres professionnelles différentes c'est le contresens que l'on faisait que l'on fait quand on veut se spécialiser j'essaye j'espère même m'être fait bien comprendre sur l'intérêt qu'il y avait à la plus extrême ouverture à l'entrée si l'on veut qu'à la sortie est la plus grande dispersion professionnel possible et on fait l'inversé on procède autrement merci monsieur vous remercie souligné la limite que vous avez souligné les difficultés que soulève pour nos compatriotes ultramarins l'accès au nouveau système je vais prendre le poème aussi par l'autre bout c'est la limite que pose la question l'autonomie des universités lorsqu'elle décide d'avoir entre guillemets une politique extérieure qui ne correspond pas à ce que nous nous attendons de l'université française et pour revenir sur le cas particulier de la zone de l'océan indien il me paraît tout à fait aberrant que l'université je crois que c'est de panthéon sorbonne 1 je te prends à témoin qui se veut qu' elle investit sur maurice en langue anglaise pendant que nous avons notre excellente université de la réunion alors je sais pas si vous vous en êtes préoccupé je crois que oui il faudrait qu'on vous entende parce que les compacts d'attendre beaucoup de comprendre ce qui se passe comment on fait un effort pour une université qu'université super brillante celle de la réunion super brillante à avec un taux de deux doctorants qui réussit ce qui est extraordinaire et tout d'un coup à la que surgit une autre université qui décide tout seul la laisse investir en anglais dans un autre établissement nous sommes tout à fait favorables à l'instauration de ce pourcentage de minimal de boursiers dans les filières dans toutes les filières et dans les filières sélectives et nouveaux seront donc cet amendement Je vous remercie monsieur mélenchon vous avez la parole dans la continuité des propositions qui ont été présentées auparavant par mon groupe sur le sujet évidemment nous allons voter cet amendement je pense que dans cet hémicycle il y a une conscience assez claire de la nécessité de trouver les moyens nous pensons que ce projet de loi ni correspond pas mais au-delà de ce projet de loi d'en finir avec le mécanisme d'une reproduction sociale aussi grossières que celle que nous avons pu observer dans un passé récent et il le faut non seulement il faut le prendre non seulement sous l'angle de la justice qui est propre à l'état républicain mais également sous l'angle du gâchis parce que se priver des compétences et des capacités d'une partie de la jeunesse en raison de son origine sociale est un gâchis terrible pour le pays et j'ajoute pour terminer qu'il faut que les élites sociales on va mettre des guillemets à élite parce que ces élites sociales n'est pas toujours une élite humaine ni même une élite tout court mais il faut que les élites sociales d'un pays ressemble au pays lui même or hélas ce n'est pas le cas aujourd'hui et à la fin ça finit par créer une césure dans la société qui produit un mécanisme d'auto blocage des gens se disant ce n'est pas pour moi permettez moi de vous dire qu étant issu d'un milieu très modeste 1 eh ben c'est un peu comme ça qu on raisonnait chez nous c'est pas pour nous c'est pas pour le bas si c'est pour nous voilà c'est pour nous tous parce que on est en république j'ajoute que dans les classes préparatoires encore une fois je reconnais que je sors un peu du cadre le problème des classes préparatoires nous devrions nous soucier de savoir quelles classes préparatoires mettons en place entre le niveau bac professionnel et le niveau bts parce qu'il ya là une série d'apprentissage qui sont purement techniques de techniques de l'enseignement supérieur qui n'ont rien à voir avec l'intelligence de l'élève nous avons là un problème d'adéquation et aujourd'hui et je me souviens des réponses comme avait fait à l'époque on m'expliquer ou bien c'est toutes les classes préparatoires qui sont donne lieu à bours bien senti aucune banon c'est un régime barbare