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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 21 juillet 2026 10 min

Laurent Panifous est l'invité politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Laurent Panifous, bonjour. Cette nuit, l'Assemblée a adopté la loi d'urgence agricole. Monique Barbu, la ministre de la transition écologique, n'était pas sur les bancs.

Est-ce que c'est un signe de son prochain départ du gouvernement ? Écoutez, j'ai pas la réponse à l'instant où on se parle. Monique Barbu pour qui j'ai beaucoup de respect avait fixé clairement des limites pour elle en ce qui concerne la question de l'eau, la question des phyos sanitaire.

C'est un sujet important pour elle. Peut-être ce que ce texte franchira en lune rouge, je ne sais pas. Mais en tout cas, elle a tout mon respect et tout mon soutien.

Est-ce que vous êtes satisfait de ce texte ? Euh écoutez, c'est le le gouvernement a fait le choix de de soutenir, d'accepter d'accompagner euh euh le choix des parlementaires, le compromis trouvé en CNP. Nous avions dit clairement, le premier ministre l'avait dit que le texte sorti du Sénat n'était pas acceptable, notamment sur la question très sensible des phyositaires.

Euh le compromis de la CP sanitaire est quand même resté dans le texte alors que Sébastien Lecornu avait dit qu'il ne fallait pas qu'il soit dans le texte et qu'il fallait qu'il soit à part. Il y a toujours la question des phytosanitaires dans le texte qui a été adopté largement par les députés hier qui est donc le compromis de la commission mix paritaire avec les sénateurs. Mais une version très différente de celle du Sénat qui elle n'était pas acceptable et sur laquelle le gouvernement aurait déposé un amendement de suppression.

C'est pas le cas. C'est un texte qui renvoie la décision non plus aux politiques à titre exceptionnel euh d'autoriser ou pas les deux fameux né nécotyoïd c'est difficile euh les deux phyos sanitaires. Euh c'est renvoyé à l'INCES à l'agence de sécurité sanitaire et non plus la décision politique à titre dérogatoire exceptionnel.

La règle reste l'interdiction. C'était pas ce qui était dans le texte initial mais en effet le gouvernement a fait le choix de laisser les parlementaires trouver un compromis. Ils l'ont trouvé.

On a vu hier que le l'Assemblée nationale a voté très largement ce texte. Alors, est-ce que ça veut pas dire non plus que Sébastien Lecnu pour ne plus risquer la colère des agriculteur et bien il a pris cette décision au détriment de la santé des Français ? Est-ce que c'est le deal qui l'a passé finalement ?

Non, c'est pas ça parce que l'idée est que cette agence de sécurité sanitaire va pouvoir, elle en tant qu'expert, dire si oui ou non. Et on n' pas la réponse encore. Elle pourra, à titre exceptionnel euh euh déroger à la règle de base qui est ne pas autoriser euh ses phytosanitaires.

Et si elle le fait, c'est en conscience en connaissant les les éventuels risques sanitaires, les risques pour l'environnement, mais aussi la réalité de l'absence d'alternative pour les agriculteurs. Ça ne sera pas le politique qui va décider, ça sera cette agence et rien ne dit que cette agence donnera l'accord. Vous ne craignez pas que ça laisse des traces cette toutes ces bisbilles qu'il y a eu autour de cette loi que ça laisse des traces dans la campagne électorale, dans la campagne présidentielle pour les candidats ?

Pour la campagne présidentielle, je sais pas mais je reconnais une chose, c'est que c'est un sujet extrêmement sensible qui crispe énormément et je peux le comprendre. On touche à la santé des gens et en même temps on touche à la question d'une réalité, c'est que cette ce c phyosanitaires sont autorisés dans tous les pays autour de nous est autorisé en Europe et nous sommes le seul pays d'Europe à ne pas l'utiliser. Alors le choix de la France qui a été de les interdire aujourd'hui est maintenu, sauf que les parlementaires, ce sont les députés, les sénateurs qui ont fait ce choix, on verra tout à l'heure pour le Sénat, de faire en sorte que cette agence des autorités sanitaires pourra elle, elle seule à titre dérogatoire l'autoriser dans des cas très précis.

Nous verrons bien si elle le fait. En tout cas, l'opposition a d'ors et déjà déclaré qu'elle porterait la réforme devant le Conseil constitutionnel, le taxe devant le Conseil constitutionnel. C'est bien leur droit.

Ouais, c'est leur droit. Passons au budget. Autre actualité, les débats sur le budget auront lieu à l'automne, mais déjà certains députés comme François Hollande ou encore la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Bron Pivet réclame déjà un 493.

Est-ce que c'est la solution pour tenter de faire passer ce budget 2027 ? Il faudra trouver un moyen pour que ce budget passe. C'est l'objectif du gouvernement.

Mais nous ce que nous proposons c'est une démarche et d'essayer de faire les choses dans l'ordre. D'abord un état des lieux. Ce que nous sommes en train de faire avec des experts qui analysent notre budget en plus du gouvernement lui-même, l'état des lieux du budget de la France aujourd'hui.

Ensuite proposer un budget, ensuite débattre de ce budget et enfin trouver le chemin pour faire en sorte qu'il soit adopté. Ce que nous propose déjà des responsables politiques de de de premier plan, je le reconnais. aujourd'hui 493 mais sur quel texte c'est est-ce que ça veut dire que ces personnalités politiques sont prêts à accepter n'importe quel texte bien sûr que non donc nous devons d'abord présenter un budget qui aura une nature une forme une sensibilité les lignes rouges des uns et des autres elles n'ont pas bougé depuis l'année dernière oui mais nous n'avons pas encore présenté de budget ils ne savent pas ce qu'il y a dans ce budget donc avant de dire le comment ce qui est quelque chose d'important 493 une autre modalité bien sûr que le moment venu et bientôt nous devrons débattre de cette question comment faire en sorte qu'il soit adopté qui est prêt à voter ou pas on sait très bien que le vote sera compliqué, qu'il y aura peut-être d'autres chemins.

Mais aujourd'hui, nous ce que nous demandons gouvernant c'est de que nous qu'on nous laisse montrer quel est ce budget, quelle est cette trajectoire de réduction des déficits acceptable, supportable par les uns et les autres, quels sont les arbitrages que nous proposons que nous mettons au débat des parlementaires toujours parce qu'à la fin, c'est quand même eux qui décident, sauf si bien sûr le gouvernement doit prendre ses responsabilités et s'il faut le faire, il le fera. Mais quel chemin ? Attendons d'abord que nous ayons proposé un budget.

Est-ce que ce sera un, comme certains le disent, un budget d'attente en attendant le nouveau président de la République, une nouvelle assemblée et une et un projet de loi rectificatif ? C'est pas l'état d'esprit dans lequel nous allons présenter ce budget. C'est un budget sérieux, mais c'est un budget, soyons réaliste, qui aura qui pourra être amendé par le nouvel nouveau président, la nouvelle présidente élu, par la nouvelle majorité qui arrivera si le président élu dissous l'Assemblée nationale.

Donc d'ici le mois de juillet, l'année prochaine, il n'y aura pas de nouveaux budgets. Donc c'est un budget qui va quand même courir sur l'essentiel de l'année 2027. Ça doit être un budget solide, réaliste et c'est pour ça que nous prenons très au sérieux ce budget et que nous demandons à celles et ceux qui sont un petit peu pressés de savoir comment on va sortir de la phase budgétaire parce que c'est vrai qu'elle est difficile de nous laisser d'abord travailler, proposer, présenter un budget avec ces arbitrages et qu'ensuite eux puissent nous dire quelle est leur réaction pour qu'enfin on puisse choisir quel est le chemin pour qu'il soit adopté.

Mais euh je comprends leur précipitation, leur volonté d'aller d'aller vite. Mais il va falloir respecter ces étapes. Nous présentons en conseil de ministre le 30 septembre le budget.

Donc euh les choses arrivent et les discussions auront lieu. Voil François Noël Buffet, nouveau défenseur des droits, très probablement un républicain très conservateur. Sa probable nomination fait déjà polémique avec son parcours et ses prises de position.

Des associations dénoncent ses prises de position sur le mariage pour tous, sur la PMA. Est-ce qu'il est la bonne personne ? Écoutez, manifestement, ça n'est pas ma sensibilité politique.

Les exemples que vous venez de prendre, j'ai les positions opposées. Mais si le président de la République l'a choisi, c'est que ce cette personne que je connais pas que je connais pas à titre personnel doit pouvoir faire preuve de toute l'objectivité nécessaire pour exercer cette fonction. Mais il faut dire aussi que là là aussi comme pour le budget, comme pour la Camy Pride, comme pour la loi agricole, ce sont les parlementaires, c'estàdire députés et sénateurs qui à la fin vont devoir donner leur avis sur cette nomination.

Défenseur des droits, c'est une institution euh indépendante. Euh comment est-ce que euh il peut donner son avis sur des sujets potentiellement pour lesquels il a pris des positions qui vont à l'encontre du défenseur des droits ? Je pense qu'à qu'à ce type de fonction, il faut faire preuve d'une grande capacité d'indépendance et d'objectivité.

Quand on a eu des positions marquées sur certains sujets, c'est peut-être plus difficile, mais des gens qui arrivent à ce type de responsabilité ont forcément pris dans leur vie des positions. À eux d'avoir la capacité de prendre du recul, de prendre de la hauteur et comme je disais faire preuve d'objectivité. Si le président de la République nous le propose, c'est que je pense qu'il en est capable.

Je n'en doute pas une seconde, mais encore une fois, il va avoir les sénateurs et les députés à convaincre de cela. Alors, dans 10 mois, c'est le premier tour de la présidentielle. Vous êtes membre de la convention, le mouvement de l'ancien premier ministre Bernard Cazu.

Tout à fait. Est-il candidat à la présidentielle Bernard Casneuve ? Pas à ce stade, mais il a écrit récemment aux françaises et aux français.

Oui, c'est une personnalité pour qui j'ai beaucoup de respect et même d'admiration. sa capacité sa capacité à dire les choses simplement mais aussi avec profondeur. Euh écoutez, c'est à lui de décider quand ce que j'apprécie c'est la démarche.

La lettre français est précise, elle touche à ce qui compte pour moi, c'est-à-dire la sociale des démocraties, la protection des plus fragiles d'entre nous et en même temps tenir compte de la réalité de notre monde. Est-ce qu'il est le meilleur candidat pour représenter et défendre cette social démocratie ? On a il y a aussi François Hollande, il y a Raphaël Gluxman.

Euh est-ce pourquoi est-ce que lui serait meilleur candidat que les deux que je viens de citer ? Écoutez, je je suis membre de la convention, vous l'avez dit, nous nous travaillons ensemble depuis 2022. Je pense qu'il a parfaitement les capacités.

C'est un homme d'état. Personne n'en doute à apporter au pays ces solutions dont dont nous avons besoin. Porter les idées de la social-démocratie qui manque cruellement.

Euh j'espère qu'il sera candidat. S'il est, je le soutiendrai. Euh s'il ne l'est pas, je de toute façon je soutiendrai un candidat de cet espace politique-là.

J'espère qu'il y en aura un. Alors la campagne présidentielle s'annonce très dure. Marine Le Pen est en tête dans tous les sondages.

Euh est-ce que c'est une élection de plus en plus risquée pour les Français ? Bah écoutez euh encore une fois le social démocrate que je suis le pense, c'est une élection difficile et c'est pourquoi j'espère qu'il y aura un espace politique, une ligne politique qui peut apporter un petit peu d'espoir conscient de la difficulté du monde dans lequel on vit mais on peut faire un projet de société proposer aux français aux français français un projet de société un petit peu désirable. Moi, je crois que c'est possible, réaliste et désirable, protéger les jeunes, la question de l'école, la question de la santé et la question de l'instabilité internationale.

On peut répondre à tout cela en même temps sans forcément proposer uniquement de la difficulté et de la crainte aux français et aux français. Je crois qu'il y a un vrai chemin pour ça. Merci Laurent Panifous d'être venu ce matin.

Laurent Panifous est l'invité politique de la matinale — Laurent Panifous · Pourquijevote