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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 5 janvier 2025 34 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

SÉNÉGAL, CÔTE D’IVOIRE : VRAI OU FAUX DÉPART DE L'ARMÉE FRANÇAISE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Peut-on parler d'un vrai départ des forces françaises ou d'une simple réorganisation ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Alassan Ouattara et Bassirou Diomaye Faye n'ont-ils pas la même tonalité sur ce sujet ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Les accords de défense sont-ils vraiment remis en cause par ces annonces ?

  • 15:00FerméeRéponse directe

    Le Sénégal a-t-il les moyens juridiques de révoquer les accords de défense ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Ces annonces sont-elles sincères ou stratégiques pour l'opinion publique africaine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « nous pouvons être fiers de notre armée dans la modernisation est désormais effective c'est dans ce cadre que nous avons décidé du retrait concerté et organisé des forces françaises en Côte d'Ivoire »
  • 5:20Fait
    « tous les amis du Sénégal seront traités comme des partenaires stratégiques dans le cadre d'une coopération ouverte diversifiée et décomplexée »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans décrypt l'Afrique le panel votre rendez-vous hebdomadaire pour analyser et débattre de l'actualité africaine une émission coproduite par le média Evox Africa diffusé chaque dimanche à 16h GMT soit 17h à Paris en heure d'hiver décrypt l'Afrique c'est également une chaîne YouTube à part à laquelle vous pouvez vous abonner en tapant décrypter l'Afrique dans votre barre de recherche 2025 année de la fin de la présence militaire française dans la quasi-totalité des excolonies africaines en tout cas le sujet a été à l'ordre du jour lors des discours de fin d'année de l'Ivoirien àassan Ouattara et du Sénégalais Bassirou diomifi chacun à sa manière ces deux présidents très différents ont annoncé qu'il y aurait du mouvement arrivé au pouvoir grâce à l'intervention militaire de la France Alassan Ouatara a évoqué une initiative concertée et organisée on l'écoute nous pouvons être fiers de notre armée dans la modernisation est désormais effective c'est dans ce cadre que nous avons décidé du retrait concerté et organisé des forces françaises en Côte d'Ivoire ainsi le camp du 43e Bima le bataillon d' d'infanterie de marine de portboué sera rétrocédé aux forces armées de Côte d'Ivoire dès ce mois de janvier 2025 pour marquer cette nouvelle étape de la vie de notre armée j'ai décidé de baptiser ce camp du nom du général Ouatara Thomas dquin militaire au parcours exceptionnel et tout premier chef d'état-major de l'armée ivoirienne Bassirou MAIF avait déjà plus ou moins annoncé la couleur à l'occasion des 80 ans du massacre des tirailleurs sénégalais par leur supérieur militaire fr à tieroy mais là il a clarifié assez sèchement ses intentions tous les amis du Sénégal seront traités comme des partenaires stratégiques dans le cadre d'une coopération ouverte diversifiée et décomplexée d'ors et déjà j'ai instruit le ministre des Forces armées de proposer une nouvelle doctrine de coopération en matière de défense et de sécurité impliquant entre autres conséquences la fin de toutes les présences militaires des pays étrangers au Sénégal dès 2025 alors attardons-nous d'abord sur la forme de ces annonces le temps n'est absolument pas le même Fabrice euh oui on on voit quand même qu'il y a un changement clair dans la façon d'appréhender cette ce partenariat avec la France qui était déjà un peu rejeté par de nombreux pays euh la pratique même d'avoir encore des bases françaises sur les territoires sur des territoire de pays souverain et indépendant était quand même assez anachronique euh c'est un héritage de de de de du lendemain des indépendances de l'après 1960 où la France a voulu conserver une main mise sur ses anciennes colonies euh et aussi protéger évidemment ses intérêts aujourd'hui il n'y avait plus tout à fait de justification d'avoir encore ses bases euh c'est c'est la suite logique euh de d'un rejet qui s'était déjà fait sentir dans d'autres pays maintenant euh sur la forme et sur le fond c'était quand même un peu surprenant venant de la Côte d'Ivoire venant d'alassan Ouatara parce que si on se souvient bien quand Jean-Marie Boquel au début de l'année dernière est arrivéyé spécial d'emuel ma envoyé spécial d'Emmanuel Macron qui est arrivé en Côte d'Ivoire pour parler du remodélage de euh euh de la présence militaire française en en Afrique il y avait certes une stratégie de réduction mais la la partie ivoirienne ne montrait pas non plus une contestation absolument virulente de la présence militaire française donc je pense mais là même dans le dans le fond du propos enfin dans la forme du propos Alassan Ouattara ne parle pas comme bass MAIF Fabrice ben c'est-à-dire que on voit bien qu' il n a il y a pas la même hostilité entre guillemets on sent bien que du côté sénégalais c'est il y a des convictions de d'anti-impérialisme qui sont euh mises en avant et que du côté ivoirien c'est juste la le désir de changer les relations en fait c'est dans la suite de ce qui a été fait depuis quelques mois de ce qui était euh communiqué par les autorités française souvenez-vous cette cet épisode très important de la création du du commandement pour pour l'Afrique placé sous le commandement de euh du général Yan Pascal Yan pour moi c'était déjà un véritable tour an du désir français déjà parce qu'il faut pas il faut pas sous-estimer cela du désir français de vouloir euh transformer un peu sur le modèle de de ce que fait les États-Unis ce que font les États-Unis avec Africom de transformer le partenariat avec l'Afrique et d'avoir de mettre l'accent sur le renseignement sur le la guerre informationnelle qui peut y avoir sur dans certains pays et les rivalités avec des pays comme la Russie et la Chine je pense qu' il y avait déjà un tournant et que Alassan Ouatara s'incrit presque dans la la le tournant officiel français de de ce remodélage Jean-Paul c'est pas du tout la même tonalité non ce n'est pas la même tonalité parce que T fa c'est c'est c'est c'est un principe je dirais idéologique de conviction ça qui les amené au pouvoir voilà c'est c'est c'est ça a été ça le terreau sur lequel ils ont été élus et puis percevait il fa perçoit la la présence française comme une sorte de de de de de de présence de ancien colon de l'ancien colon donc il fallait s'en débarrasser au point de vue du point de vue symbolique pour ma parté en 1980 je croison dit que Alassan Watara est né en 1942 40 sous la colonisation et comme Fabrice vient de le dire euh la Côte d'Ivoire et Alassan Ouattara s'inscrivent dans dans dans un courant auquel la France a pensé parce que aujourd'hui ça devenait je dirais nosux la présence de l'armée française dans dans ses anciennes colonies il fallait une certaine façon de partir et puis le vrai point n'est pas là parce que aujourd'hui certaines personnes' apppplaudissent le départ des troupes françaises des de certains territoires africains mais le vrai point c'est les accords de défense militaire c'est ce qui véritablement après les années après les les les indépendances au début des années 60 les accords de défense que les paysaricains ont signé avec la France c'est là le vrai point on peut faire partir les militaires français de des territoires africains mais tant que ces accords signés au début des des indépendances existent encore tant que cela n'est pas réisité exactement comme aujourd'hui ça a été au Tchad ils y ont mis un thème carrément on peut faire parti des des des des militaires français du Sénégal ou de la Côte d'Ivoire mais vous savez aujourd'hui avec les nouvelles technologies on peut être à Bangkok et puis intervenir à l'autre bout de l'Afrique c'est rien du tout ça pour moi je ne je ne néglige pas ce départ de l'armée française mais franchement je pas envie de de m'extasier devant cela parce que en réalité le vrai point c'est les accords de défense militaires signés entre la France et ces anciennes colonies qu'il faudra revisiter Wilfrid attachons-nous d'abord à la forme des deux annonces de fin d'année euh une fête à Dakar et l'autre à Abidjan euh oui après euh je ne vois pas du tout sincèrement je ne vois pas de discordance au niveau de la forme je pense plutôt qu'on est dans la même mécanique de la roublardise que ce soit du côté du Sénégal ou de la Côte d'Ivoire en fait oui s'approprier une décision qui en fait a été prise en amont par la France c'est comme si votre épouse décidait le 1er janvier de divorcer de vous et le lendemain vous faites une annonce comme quoi j'ai décidé de me séparer de mon épouse non l'annonce vient la mécanique vient de la France depuis avant même Jean-Marie Boquel on a le général Didier castre qui avait déjà fait entendre que on va remodéler en fait le paysage militaire français en Afrique on va rendre les contingents moins visibles on va faire disparaître un peu les trillis mais à aucun moment il n'est question de démanteler la présence militaire ou la présence stratégique de la France en Afrique je me souviens des propos de Ousman Sonko il y a quelques mois le 18 mai je pense lors de la visite de Jean-Luc melenchan à l'université cher anadiob de Dakar où Ousman sko avait évoqué cette problématique des bases militaire en disant la souveraineté à laquelle aspire le Sénégal n'est pas compat compble avec une présence durable des bases militaires étrangères bon il avait davantage é mis un souhait comme s'il oubliait qu'il était en fait le chef du gouvernement le le le le vice-prce du Sénégal et que c'était entre ses mains voilà le pouvoir de dire on ne veut plus que vous soyez là lesv en a parlé il y a quelques mois et il a clarifiéou oui une question enfin c'est la problématique on a avec le Sénégal une forte duplicité où rien n'est jamais clair ce jour-là Ousman Sonko avait précisé que il parle en tant que leader du pastef et non qu'en tant que chef du gouvernement on ne comprend pas trop le l'opportunité de refouler sa position de premier ministre quand on évoque une problématique aussi sérieuse que les bases militaires et à la fin il avait dit cela ne remet pas en cause cela ne remet pas en cause du tout les accords de défense et là je vous rejoins totalement c'est-à-dire on dit je souhaite que les bases militaires s'en aille au lieu de dire en tant que chef allez-vous-en et à la fin on dit non ça ne remet pas en cause les accords de défense don on n' jamais été dans une logique de rupture en fait on s'approprie quelque chose parce que c'est un arrangement qui enfin c'est c'est une convention qui arrange les deux partis la France se mais quand le pastf commençait à parler de ça c'est-à-dire à plusieurs années on éétait pas dans cette configation ou oui il a ce qu'il dit il y a ce qu'ils ont dit en tant que opposant en tant que personne qui convoitait la magistrature suprême il y a maintenant les agissements une fois aux fonction et c'est pour ça que l'analogie avec le chchad elle est très bonne parce que le Tchad lui il dit Mamad debi il dit je mets fin au aux accords militaires et évidemment cette partie là surpris la France parce qu'elle ne s'y attendait pas elle s'attendait à ce que le Tchad s'arime à la logistique dictée par Paris c'est-à-dire REM modélage restructuration de l'appareil militaire et non à ce qu'elle soit expulsée avec révocation définitive des accords militaires en inscrivant d'ailleurs une date butoire qui est le 31 janvier de cette année on voit que du côté du Sénégal c'est pas du tout la même chose bassion du ma fa dit dès 2025 c'est vague Atara dit de son côté c'est une décision concertée et d'ailleurs il ne dit pas les bases militaires français s'en vont il dit il dit le le voilà le commandement de de port bé le commandement du 43e bimin revient désormais aux Ivoiriens ce qui signifie que les troues françaises peut bien continuer enfin peut bien rester présente peut-être moins visible mais en tout cas présent tout toujours et c'est simplement les Ivoiriens qui voilà reprennent le bâton du commandement alors oui mais justement j'aimerais bien qu'on entre dans les détails parce que à titre personnel je pense pas qu'il s'agit de la même chose à Dakar et Abidjan dans le fond on assiste peut-être pas au même phénomène alors il y a deux dynamiques parallèles effectivement d'un côté Emmanuel Macron a lancé une sorte de réforme d'ajustement de politique néocoloniale en fait depuis 1945 la France a été très rapide et très prompte à ajuster sa politique ce qui a permis à à sa colonialité de de perdurer par rapport à celle de l'Angleterre de la Belgique ou du Portugal donc cette ajustement de politique néocoloniale a été incarné par l'ancien ministre Jean-Marie Boquel dans ce cadre il avait déjà engagé des discussions oui avec le pouvoir ivoirien mais pas avec le pouvoir sénégalais qui avait dit attendre législativ avant de parler puisque de toute façon il ne pouvit pas légiféré jusqu'à au législativ où ils sont devenus majoritaires à l'Assemblée nationale donc de l'autre côté il y a une volonté de rupture qui est clos Abidjan effectivement tu l'as dit la l'annonce de la rétrocession du 43e Bima et son nouveau nom de baptême avait déjà été annoncé en réalité par la presse locale qui avait eu connaissance d'un document programme du ministère de la Défense ivoirien une source française annoncé au quotidien Le Monde qu'il restera en permanence une centaine d'éléments en français en Côte d'Ivoire et que du renfort pour arriver en fonction des besoins du partenaire africain on a évoqué également ils ont cet article évoqué également des soldats américains qui pourraient séjourner au camp Thomas dquin qui n'est plus Thomas dquin Ouatara qui ne s'appelle plus 43e Bima et euh donc d'un côté enfin on peut parler du Tchad où en fait il y a eu révocation sèche du Sénégal où il y a pas eu les discussions euh la Côte d'Ivoire où les discussions étaient amorcées et où finalement la décision est une décision conjointe au Sénégal c'était un peu plus heurté quand même c'est pas pareil je ne dirais pas pour moi c'est exactement pareil c'est ça la mécanique de la duplicité ou de la roublardise il faut savoir que le le premier voyage de di ma faille c'était à Paris je crois d'ailleurs qu'il effectué un autre le premier voyage international c'était à Paris rien ne dit que c discussion là n'ont pas eu lieu à ce moment-là vu que la France avait déjà de toute façon prévu de réaménager son dispositif je pense et j'en suis convaincu à 100 % que quand bien même mackyall serait resté au pouvoir aujourd'hui il aurait fait la même annonce ce 31 décembre en donnant cette image là de souverainiste de panafricain qui voi les choses autrement le Sénégal qui nous a vendu une logique de rupture à attendu que le rapport le 25 novembre de ce mois soit remis à Emmanuel Macron par Jean-Marie Boquel pour nous annoncer que oui je mets fin aux bases militaires il aurait été intéressant que ce soit l'une des premières réformes qu'il met sur pied l'excuse de la Assemblée nationale n'est pas pertinente parce qu'en tant que chef de l'exécutif il y a des prérogatives qui relèvent de la souveraineté du président de la République c'est-à-dire enfin débarrasser son pays d'une présence étrangère qui va à l'encontre de sa souveraineté parce que imaginons que l'Assemblée nationale dit que les bases militaires doivent demeurer sur place ça veut dire j'ai vendu un projet de souveraineté mais finalement mais mais les accords bilatéraux sont sont ratifiés par l'Assemblée nationale d' d'où la nécessité de rompre enfin le Sénégal enfin le quand on veut la souveraineté on peut décider on se réveille un matin n'avait pas la n'avait pas la majorité à l'Assemblée nationale oui il n'avait pas la majorité il n'avait pas la majorité à l'Assemblée nationale mais je maintiens que quand on veut se débarrasser des bases militaires étrangères on peut en toute souveraineté dire au pays parce que il y a pas eu légitimation de l'Assemblée nationale on n'a pas fait un référendum auprès du peuple sénégalais lorsque les bases militaires à l'époque coloniale se sont installées sur notre territoire bases militaires sont installé avant l'indépendance donc pas d'institution local et à partir de MO on devient indépendant justement il faut consolider cette indépendance là en disant à partir de maintenant on est souverain sinon c'est ça le oui mais on ne peut le faire que dans le casadre de l'État de droit c'est-à-dire des institutions ce n'est pas un état de non droit que de réclamer sa souveraineté sinon enfin je veux dire les pays qui ont dit aux présences étrangères la France s'est débarrassé des enfin n'a pas voulu de la présence américaine l'Allemagne la gauche bon on va pas dire l'Allemagne le SPD la CDO mais la gauche réclame accord y écrit euh à chaque occasion le départ des Américains notamment de la base de Ramstein quand on revendu qu'un politique de rupture avec le régime précédent on ne peut pas défendre euh que on applique la même mécanique que le régime précédent c'est-à-dire le compromis la docilité on a parlé de rupture systémique c'est-à-dire engager un nouveau système engager une nouvelle approche ne pas prier les bases militaires de s'en aller leur ordonner de s'en aller sinon ça ne paraît pas très crédible du moment où cela intervient après l'annonce de la France de partir il faut savoir que la France a annoncé qu'elle partait enfin elle a annoncé oui en oui partait entre guillemets c'estàdire elle a dit qu'elle va se redéployer cela est justement vendu aujourd'hui comme un retrait et si on dit qu'il cé français il ne parle pas oui oui mais auprès de l'opinion africaine pour finir C il y a beaucoup de une partie de la population africaine qui se réjou en disant dis que oui c'est une bonne chose parce que on en avait marre il fallait que les Français s'en aillent parce que leur présent n'était pas justifié or justement il ne s'agit pas du tout d'un départ et c'est ce prisme là que je défends c'est là qu'il faut souligner que à aucun moment ni de la part de la Côte d'Ivoire ou du Sénégal il ne faut espérer un départ des forces françaises elles sont juste configurées d'une autre manière avec moins de visibilité il a un peu comme F5 sur la touche de votre clavier pour diminuer la luminosité mais si on veut une véritable rupture systémique c'est pas comme ça qu'il faut procéder il faut rompre les accords de défense et ne pas se faire prier pour alors tout de même je vais donner la parole Fabrice mais Jean-Marie Boel s'était avancé un peu trop manifestement en disant que ni à jamena ni à Abidjan ni à Libreville ses interlocuteurs n'avaient souhaité un retrait français c'était sur France 24 on l'écoute dans aucun des trois pays en attendant le Sénégal les chefs d'État nous vous ont demandé de fermer de base française il n'y aura pas de fermeture de base française on est bien d'accord en tout cas c'est l'état d'esprit de nos partenaires et plusieurs d'entre eux nous ont dit on a bien compris le message ce qui compte ce n'est pas demain le nombre de soldats que constitueront qui seront dans ce dispositif socle il y aura les personnel nécessaire pour que ça fonctionne ce qui compte pour nous disIl c'est la qualité du partenariat que nous allons bâtir ensemble pour le monde qui vient donc Fabrice justement on a l'impression en tout cas moi j'ai l'impression que euh la France s'adapte mais que la volonté en fait de faire partir les bases militaires ne vient pas de Paris mais je pense aussi en fait je suis totalement euh enfin pas totalement mais je suis d'accord sur le fond de ce que euh euh nous dit Wilfried c'est que il faut tordre le bras en fait à à la à à la France pour réclamer enfin réclamer exiger le retrait des forces des forces françaises mais ça doit se faire effectivement dans le respect d'un certain état de droit euh la réalité c'est que bass JF n'ayant pas la majorité je le redis n'ayant pas la majorité à l'Assemblée nationale jusqu'à un certain jusqu'à peu il y a peu il y a quelques semaines il fallait attendre quand même d'avoir des élections législatives pour qu'il puisse justement s'il veut aujourd'hui contester les accords de défense faire passer la chose devant le Parlement sénégalais je je pense que il faut pas non plus qu'on tombe dans euh cette espèce d' tente euh de de vouloir absolument que les dirigeants dès qu'ils sont arrivés frappent direct du point sur la table et dis ou faire des procès d'intention par pour faire des procès d'intention ils n'ont pas approuvé euh euh de manière totalement radicale qu'ils vont le faire mais on voit on voit quand même que il y a une pensée il y a une idéologie qui est quand même plutôt anti-impérialiste plutôt anti colonialiste donc dans le discours dans le discours on verra les fait on verra bon en plus c'est une c'est une démarche qui a été validée électoralement et c'est ça qui est la particularité du Sénégal par rapport au Tchad ou par rapport au ou à la Côte d'Ivoire oui voilà Alassan Ouattara n'a pas été élu par les Ivoiriens pour mettre fin au président à la présence militaire française Laurent babo a été renversé par la France pour les raisons inverses donc bon c'est pas paril mais juste pour pour terminer je je suis d'accord qu'il faut être méfiant euh et qu'il faut être exigeant dans ce qu'on veut parce que si on se reporte à ce qui a été fait par le passé euh dans les années 90 au lendemain de de l'époque un peu des des parbous la France avait déjà promis une nouvelle doctrine qui devait être basée sur VO recampe exactement le dispositif RECAMP qui devait être basé sur le respect du droit international euh des disposit de de l'ONU notamment mais ça ne l'a pas empêché justement en fait de de d'utiliser des résolutions de l'ONU comme dans le cas de la Côte d'Ivoire en l'occurrence avec la Force Licorne pour justement imposer des des décisions impérialiste et colonialiste donc je pense qu'il faut être extrêmement méfiant mais qu'il ne faut pas juste parce que on est encore qu'à l'étape de d'intention de retrait dire que il y a une hypocrisie et que peut-être le Sénégal ne serait pas capable de frapper vraiment du point sur la table en tout cas le pasteur désormais il ça fait quelques semaine en réalité que le pestf est élu il a désormais tout le pouvoir et on pourra juger le maçon pied du mur euh Jean-Paul oui justement sur sur la question de de de de njamena moi je pense que la France a été surprise hein par par par par la décision de de Mahamat parce que la question est claire la France décide de réduire ses personnels militaires sur dans ses anciennes colonies ça c'est clair ils le disent là où ils sont présents et ils sont en train ils engagent le le processus de retrait mais ce qui se passe à au Tchad c'est que Mahamad subit une attaque de kam de de booko Arab et Mahamad active un un un un élément de active l'accord de défense militaire la France ne réagit pas et ça ça m Mahamad qui était en fait mis au pouvoir par la FR voà et vu sa nouvelle proximité avec Moscou du coup voilà il prend il prend une décision et il iront unilatéralement c'est une rupture unilatérale que la France d'un certaine manière est obligé de de de d'accepter d'endosser et c'est ce qui c'est ce qui se passe au Chad en Côte d'Ivoire et et au Sénégal ils sont dans une autre dans une autre démarche qu'il faudra moi je suis pas dans Je raborderai pas la chose de la même façon que voit la duplicité ou la roubladise mais vois plutôt c'est vrai il y a le discours qu'ils ont qu'ils ont utilisé pour pour arriver au pouvoir mais il y a aussi la gestion du pouvoir où il faut avoir une certaine méthode donc il y a le discours il y a la méthode et a le discours de la méthode moi je pense que dans la méthode il faut voir les choses dans dans une dans une logique de step by step allons étape par étap pour l'instant on évacue les militaires français de notre territoire et certainement après avec la majorité ils introduiront peut-être un une loi pour dénoncer les accords les accords de défense militaire re la France et le il faut aussi une loi de politique de programmation militaire voà programmation militaire moi je pense que il ne faudra pas voir les choses de façon avec dans des ruptures brutales dans des ruptures brutales et violentes mais voir les choses de façon progressive certainement pour éviter un ce nombre de choses et puis euh et puis euh plus plus je dirais plus calmement euh diom FA et et et Sonko ils arrivent au pouvoir il y a combien de temps pour que du coup un pays qui qui existe depuis plus de 60 ans qui a des relations avec un partenaire essentiel comme la France on peut on peut partir du coup comme ça une rupture militaire sur un certain nombre de choses donnons le temps à à jomif et Ousman so de de dérouler ce qu'ils ont promis au sénégalais ce pourquoi ils ont été élus et puis les choses viendront sa pas dès maintenant où ils sont poser les choses de façon excusez-moi moi ça m'a surpris d'entendre cela de la bouche du président Hassan Ouattara en Côte d'Ivoire justement parlant de Ouatara est-ce que et si au fond d'une certaine manière même pour lui en période électorale il fallait mieux montrer qu'onprendre des distances avec l'ancienne puissance coloniale quand on est en 2025 donc il a tapé sur sur son pupitre pour dire voilà ils vont partir il a vraiment donné l'impression d'être ferme c'était un peu surjoué non bon moi je pense que dans le cas de arra c'est c'est c'est il a plutôt ses communicants sont lui ont demander certainement de de faire parler son son corps en montrant que c'était fini pourtant tout le monde sait que ce n'est pas ce n'est pas dans sa dans ses convictions pour lui c'est un partenaire farouche de la France ça ne le gêne pas de tout point de vue que soit militaire économique financier c'est un partenaire farouche de la France et on peut même dire que le fait de d'enlever le drapeau français de portboué c'est une manière de d'internationaliser portboué puisque manifestement les Américains sont également les français resteront à portboué les français resteront amé les américainsi installeront tous les militaires français certainement peut-être qu'il aura des techniciens qui seront là ils seront encore présents c'est comme à époque de je dirais des ce qu'on appelait des des des des techniciens qu'on avait qui venaient nous les coopérants technique qui venaient je dirais étent des supplétifs dans n dans notre administration certainement ils seront là dans ce cadre làà pour la formation et certainement l'information surtout parce que faudrait qu'on dise aussi la base militaire du 43e Bima véritablement ne servait plus pour je dirais pour les fantassins et aut c'était plutôt une base d'information et de renseignement pour toute la zone Ouest africaine euh par rapport à la lutte contre je dirais euh la lutte contre le terrorisme donc vitablement ce n'était pas intéressant même pour la France ce n'était pas ule c'était peut-être budgettivo d'avoir des militaires peut-être 4 à 5000 militaires sur la place pourutant cette base là avait mainant une autre vocation c'était de de de l'information et du renseignement don du coup pour la France mais ça devenit plus utile de retirer ses militaires et il garder des des des agents de formation et d'information mais ce n'est pas une décision de d'alassan Ouattara parce que c'est c'est de c'est de la communication à peu de frais c'est il voit bien que c'est dans l'air du temps de de de de montrer qu'on veut le retrait le départ de la France et et que politiquement que que du point de vue de l'opinion publique les gens veulent entendre ce discours la triangulation c'est une manère une manière d'embêter Laurent Bagbo et Dison la gauche iirien leur enlever le monopole de cette et puis vous vous imaginez ceux qui les supportes de Laurent Gbagbo ils sont emmerdés merd parce luran Bago pendant 10 ans il a crié la France la France fait ceci fait cela il na pasa pas fait partir Ouattara que la France par la force la France qui a poussé le ver pour qu'il rentre dans l'effectivité du pouvoir il puiss s'embrouill il fait parti de l'armée française en tout cas du point de vue du point de vue symbolique c'est il enti il enti les dividendes c'est malin wifri le mot de la fin sur ce sujet ah il est important si c'est le mot de la fin de restiuer les choses c'est-à-dire la France était chassée du Mali du Niger du Burkina Faso évidemment elle n'a jamais voulu partir souvenez-vous de l'époque où jean-v dran était encore ministre aux Affaires étrangère quand ils ont martelé comment c'était douloureux pour la France de perdre la cinquantaine de militaires qu'elle a prétendument perdu dans les combats et que en guise de remerciement les pays africains veulent s'en débarrasser la France n'a jamais voulu s'en aller même Jean-Marie boet a perdu son rejeton dans l'opération Barkan en 2019 évidemment la France n'a pas prévu de partir elle n'avait même pas prévu à l'origine de devenir moins visible ou que sais-je encore on se souvient du bras de fer notamment au Niger entre Abdrahman Chani Emmanuel Macron s'est même allé jusqu'à la séquestration littéralement de l'ambassadeur pendant 4 semaines donc devant l'humiliation parce que c'est une humiliation en règle que la France a subit ces deux trois dernières années dans ces pays elle s'est dit pour ne plus euh comment pour ne plus répéter la même chose déjà dans le cas du Tchad on ne va pas euh faire baisser le thermomètre pas beaucoup discuté le Tchad a dit qu'on doit s'en aller on va pas essayer de résister en sachant que de toute façon ils finiront par nous chasser et on en sortira totalement humilié d'ailleurs raison tu étais plus ou moins humilié avec Jean Noël Barot qui était convaincu que non le Chad n'a pas envisagé qu'on s'en aille et là le Chad dit B on s'en va donc la France a commencé à réfléchir après les trois épisodes notamment dans la elle s'est dit ok on va pour diminuer le sentiment antipolitique française en Afrique on va être moins encombrant on va être moins visible on va être moins présent évidemment on va quand même être présent et comme on a encore des bases au Gabon au Sénégal en Côte d'Ivoire notamment à Djibouti vous voyez d'ailleurs qu' Djibouti n'ont pas du tout envisagé de réduire parce que là-bas c'est impossible si un enjeu commercial très important au niveau du détroit de Babel mandb là où c'est possible de réduire parce que les dibousiens ils sont payés hein pour pas la France pay par la France RIC c'est moyen 150 millions de dollars c'est ridicule vu ce que ça les autr pay les autres n'ont jamais été payés oui parce que déjà le comment dire déjà les les retombées immédiates du commerce économique à Djibouti le détroit de Babel mandep est vital il est plus que stratégique il est vital par rapport à une présence militaire qui sert plus à voilà à la présence en elle-même pour que au cas où on intervient et donc la France en fait c'est un peu comme l'arme nucléaire si tout le monde est là donc tout le monde se laisse tranquille oui alors la dissuasion alors la France a donc décidé de de réduire et évidemment comme je l'ai dit ça arrange Alassan Ouattara et B sur du MAF à des degrés divers Alassan Ouatara essaie de s'en servir pour se présenter comme ce souverainiste là qui a donc fait partir la France or évidemment c'est entendu là-dessus elle ne part pas pour bassur du myfi ça présente une image de conformité avec ce qu'ils ont promis ils ont dit oui on va adopter une politique de rupture et là il annonce le enfin le départ plus ou moins de la France mais il y a beaucoup de formes et très peu de fond c'est pour ça que je suis revenu sur l'affirmation de Osman Sonko qui dit on met pas en question les accords de défense or les accords de défense préconisent une intervention une présence continue de les accords de coopération les accord de défense vérif les accords de défense je dis les accords de défense à l'Université cherantadiob de Dakar et aujourd'hui il est majoritaire à l'assemblée donc il aurait pu justement depuis le 17 novembre qui est majorité il aurait pu profiter depuis le 17 novembre pour dire bah maintenant on a le pouvoir de révoquer les accords de défense et de dire à nos partenaires français que ça fait pas 2 mois he mais il faut pas 2 mois pour on va observer fait en 2025 et ce n'est pas une question de détestation non on peut dire à la puissance coloniale d'hier on continue de de coopérer économiquement mais votre présence militaire n'est pas justifiée déjà le Sénégal n'est pas un pays en guerre n'est pas un pays en crise mais voilà dans le cas du Tchad plus récemment la France n'a pas vraiment montré que on peut compter sur elle quand il y a des incursions djihadistes des incursions de bokoaram par exemple donc on peut dire en toute amitié ok nous ne voulons plus nous voulons être souverain comme vous la France vous êtes souverain on ne peut pas dire comme bassur di Mafa il a dit que la France ne peut pas admettre des soldats sénégalais sur son territoire mais en même temps dire je ne remets pas en cause les accords de défense c'est comme vouloir que la France s'en aille militairement mais qu'elle reste quand même militairement d'où le concept de duplicité et ce qui crée le doute pour finir sur le cas du Sénégal ce qui renforce mes doutes c'est que outre les grandes annonces depuis que le Dios sanofille est au pouvoir outre les grandes annonces on a pu de grands actes il y a eu les des promesses de grands actes nous allons soutenir c'était le 22 août 2022 une fois au pouvoir nous allons soutenir les États de l'AS dans le combat contre le terrorisme on ne voit rien de tout cela il y a pas eu une décision qui marque vraiment une rupture une décision qui va surprendre l'Afrique tout entière de dire par exemple nous le Sénégal on va rejoindre une structure créée par les Africains l'alliance des états du sel au contraire on a une diabolisation de l'alliance des états du sel et le Sénégal précise que la sortie de la CDAO n'est pas du tout à l'ordre du jour on a même vu le Sénégal en première ligne assurer la médiation pour ramener ces états dans la CDAO une mais en fait en réalité tu veux que le Sénégal soit fasse je veux à l'agenda de laes non je veux que le Sénégal applique la rupture systémique ils n'ont pas écrit dans le programme qu'ils allaient quitter la CDAO ou bien entr dans lees non mais la la la la rupture systémique implique des réformes qu'on n jamais vu et non l'explication du conformisme par le fait que ben c'est toujours comme ça que le Sénégal a procédé autant promettre en amont nous allons faire exactement comme Mayal parce que pas ils ont annoncé la fin du vieux monde politique mais ils nont pas annoncé de systémque faire la rupture procéder à une rupture systémique sans forcément adhérer à laes c'est pour ça que je demande les grands actes quels sont les les grands Act du DI faille son depuis depuis avril 2024 les grands discours sont présents les grandes actions se font attendre par exemple sur les accords de pêche il y a eu une rupture il y a eu le Sénégal a durci le temps et il y a eu une rupture avec avec l'Union européne on va voir ce que ça va donner mais bon et puis par ailleurs il n'y a pas que la politique étrangère il y a également la politique locale et B a fait un certain nombre d'annonces sur la transparence économique sur la démocratisation des institutions donc on va observer tout cela en 2025 [Musique]