Lycéens en colère : "Ce rendez-vous avec Laurent Nuñez était un dialogue de sourd" (Manon Moret)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:54Fait
« Elle n'a pas le droit de venir sur l'université et aujourd'hui l'ordre qui est donné c'est des policiers qui viennent dans les universités pour casser la gueule des étudiants et des étudiantes. »
- 4:04Fait
« un gouvernement qui organise le chaos, qui organise la violence et qui organise cette case et qui la légitime au-delà même de l'organiser. »
- 5:12Fait
« Pendant 1 heure, on s'est pris une leçon de maintien de l'ordre comme si on avait pas l'habitude effectivement d'organiser des manifestations et de pouvoir les sécuriser. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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On va écouter à présent les lycéens qui viennent de sortir de donc de cette réunion avec Laurent Nunz à place Bovou.
Et nous nous refusons constamment de parler à l'extrême droite et à leur relais. Donc s'il vous plaît veuillez partir à montrer des fausses images qui parlera pas tant qu'il aura c'est pas nos manières de discuter avec tout à l'heure oui mais on ne discute pas avec des médias qui sont responsables de la montée de l'extrême droite qui propagent des fake news racistes à longueur de journée je rappelle que quand même la dernière fois sur la manifestation du de la dernière manifestation il y a des images de la manifestation d'Albanie qui ont été données en disant que c'était une manifestation en France donc on va demander à ce que ces news partent et la conférence de presse commencera à là sinon on peut se dégaler se mettre et faire une conférence de presse avec les les
on ne parlera pas tant qu'il y a c news que vous partez euh on le sent bien la difficulté aussi pour les lycéens et dans j'allais dire la radicalisation parfois du discours où là aussi certains journalistes en l'occurrence ce média c'est news qui est pointé du doigt par les lycéens oui il y a oui il y a une polarisation disons-le de la vie politique. on le voit depuis une dizaine d'années qui qui à un moment donné se retrouve dans toutes les strates de la de la société. Alors là, il y a effectivement une partie des lycéens qui ne veulent pas forcément que un média c'est news qui a assez régulièrement pointé du toit qui a
été condamné parfois et je pense que c'est sur ce point-là qu'il s'appuie. Après, on on peut néanmoins on va les écouter, ils s'expriment. Voilà. Merci le ministre de l'intérieur Nèz qui nit euh les attaques et le fait qu'il y a eu des milliers de jeunes qui ont été arrach qui ont eu des mains arrachées, qui ont eu des mâchoires arrachées. Il a nié euh toutes ces violences là. Nous ça fait un mois qu'on se mobilise, qu'on est dans la rue pour nos revendications qui sont légitimes avec les lycéens les lycéenses et les étudiants, les étudiantes. Et face à la violence de l'État, ce qu'on a eu, c'est la violence encore une fois de la police qui n'a su répondre que par la répression. Il a quand même osé nous dire droit dans les yeux que ceux qui étaient les premiers
meurtrient les policiers qui tiraient sur la gâchette. Voilà ce qu'a répondre monsieur Nunz quand on vient lui dire les cas de vérité. Alors nous ce qu'on est venu nous dire c'est que on n'arrêtera pas de se mobiliser tant que nos revendications elles ne seront pas écoutées tant qu'on a'ura pas nos 10 mesures et nos 10 milliards sur la table et tant qu'il n'y aura pas l'amnistie pour la totalité des manifestants, des manifestants des lycéens et des lycéennes qui se sont mobilisés tant qu'il y aura pas la fin de la loi Cassur Payeur qui littéralement incrimine les manifestants qui sont dans la rue. On continuera à se mobiliser tant qu'il y aura la police qui viendra dans les universités. On pour rappel la franchise, pour rappel les les la police ne peut pas venir sur les universités.
Elle n'a pas le droit de venir sur l'université et aujourd'hui l'ordre qui est donné c'est des policiers qui viennent dans les universités pour casser la gueule des étudiants et des étudiantes. C'est inacceptable. Donc nous, on continuera à être dans la rue ce samedi et encore le 5 novembre à l'appel des travailleurs des travailleuses parce qu'on refuse leur qui nous casse la gueule, on refuse leur guerre social et raciste. Du côté de la FA, on est extrêmement inquiet de ce rendez-vous et des suites euh qui peuvent se passer. Euh globalement la FACHE, c'est une organisation qui est progressiste, qui cherche à organiser des manifestations dans un cadre qui est non violent, qui permet justement euh la liberté de manifester, qui a un droit euh et qui doit être garanti. Mais là aujourd'hui,
ce qui se passe, c'est qu'on a un ministère de l'intérieur qui décide d'une décision politique de nous empêcher de manifester dans Paris. Sauf que là don on est dans une situation, s'il faut être totalement transparent, où en tant qu'organisation de la société civile, on nous a refusé le dialogue social tant qu'il y a pas eu de casse, tant qu'il y a pas eu de violence. Donc quelle légitimation politique de la violence il y a pu avoir ? On est dans une situation où on a un gouvernement qui nous empêche de manifester dans Paris. Sauf que nous, on ne peut pas contrôler les gens. On ne peut pas leur empêcher d'aller manifester dans Paris. Et ce qui est en train de se passer, c'est gravissime parce qu'en fait c'est tout tout simplement un gouvernement qui organise le chaos, qui organise la
violence et qui organise cette case et qui la légitime au-delà même de l'organiser. Et nous, c'est des situations qui pour nous sont intolérables et donc on continuera nos recours en justice aussi quant à la mobilisation de la semaine dernière et de celle de samedi qui arrive parce que c'est tout simplement inadmissible de se retrouver dans des situations euh de la sorte. D'autant plus sur un rendez-vous avec Laurent Nugnaise qui a pendant 1 heure infantilisé l'ensemble de nos organisations. Il nous parle de "Je parle avec les grandes personnes, je parle avec les adultes. Est-ce qu'on n'est pas des adultes ?" Enfin, je je suis désolée, on est on est majeur également dans ces organisations étudiantes. Et donc, c'est assez grave et on a pu le dénoncer directement et il
ne l'a pas du tout pris en compte. Il y a des choses qui ont été dites de type "J'ai 62 ans, j'ai pas de de leçons à recevoir sur ce que c'est que l'intérêt général". Bah si justement là la question était d'un débat sur l'intérêt général et on peut pas avoir un débat euh quand il n'est pas ouvert, quand il il n'y a pas une ouverture en face euh sur la remise en question et sur justement une évolution des choses. Et là en tout cas c'est pas du tout ce qu'on a obtenu et donc on continuera de se mobiliser, on continuera d'appeler à des manifestations pacifiques mais le gouvernement est en train tout simplement nous empêcher de le faire. Oui, bonjour. Attendez, il y a il y a encore des personnes qui doivent parler. Donc Manon Moré, secrétaire général de l'UNEF. Euh donc effectivement, nous on
s'est rendu euh euh à ce rendez-vous pour pouvoir euh évoquer nos revendications, mais surtout euh pouvoir euh évoquer euh les quatre dernières semaines de mobilisation qui ont été marquées par des violences policières inouies. Euh ce rendez-vous, en fait, c'était un dialogue de sour, hein, complètement. Pendant 1 heure, on s'est pris une leçon de maintien de l'ordre comme si on avait pas l'habitude effectivement d'organiser des manifestations et de pouvoir les sécuriser. Aucune reconnaissance des violences policières de la part du ministère du du ministre de l'intérieur. Il refuse de reconnaître ces violences là. Il il nous explique même que les policiers qui tirent des LBD, ce seraient eux les premiers meurtriis. Donc ça fait quand même bondir un certain nombre de représentants
syndicaux dans la salle à ce moment-là. On a pu évoquer effectivement les manœuvres de la préfecture de police notamment sur les sorties d'arrêté très tard le soir pour empêcher la justice de faire son travail. Aucune reconnaissance également he de ces manœuvres là pour le l'argument qui était donné c'était l'attentat de trappe comme si un arrêté la publication d'un arrêté sur un site internet prenait énormément de temps. Donc en fait c'est on est bien sur des manœuvres hein pour empêcher les organisations syndicales de faire recours à la justice. On est bien sur un ministre de l'intérieur qui refuse de reconnaître les violences policières. euh un ministre de l'intérieur également qui refuse de reconnaître que le statut de franchise universitaire des universités n'a pas été respecté euh
depuis 3 semaines. Hein, il y a des forces de l'ordre qui sont rentrées sur des campus sans aucun accord des présidences des universités. C'est le cas à Dijon, c'est le cas à Beson, c'est le cas à Orléans. Donc voilà, on ressort vraiment euh complètement abassourdi par ce ce dialogue de sour qui n'avait ni queue ni tête. Euh et donc on maintient évidemment euh euh le fait de pouvoir continuer à manifester où l'on souhaite que ce soit en centre-ville, hors des centre-villes. Euh c'est pas au gouvernement, c'est pas au ministère de l'intérieur de décider qui a la légitimité de déposer des manifestations et où est-ce qu'elles doivent se passer euh euh dans les rues en France. Donc on maintient que on se mobilisera euh évidemment ce samedi à Paris et partout
en France, là où on le souhaite. Et si on nous empêche de le faire et ben on saisira la justice. Et c'est déjà ce qu'on a commencé à faire dès cet après-midi sur la publication des arrêtés dans les heures qu'il faut. Noa NH pour étudiants musulmans de France EMF. Voilà donc pour la réaction des lycéens donc à la suite de cette réunion si vous nous rejoignez sur France info. Réignion donc avec Laurent Nunz ministre de l'intérieur Florentif que je retiendrai et de ce que l'on vient d'entendre c'est quand même ce dialogue de souri. Ce sont les mots prononcés par l'une des lcienes. Oui. Ce ce dialogue de sour et et cette mesure de de certains interlocuteurs face à face à Laurent Nouet. Je note tout de même que euh il y a eu cette cette demande qui a été
vraisemblablement respectée par nos confrères de C News et quelques instants plus tard puisque cette lycéenne, il me semble parler de de fake news, parler ensuite de milliers de gens avec des mains arrachées, c'est faux aussi. Donc je pense qu'il faut prendre compte tenu du contexte particulièrement tendu dans lequel on se trouve. Faut faut raison garder. Je je déplore effectivement qu'il n'y ait pas eu un un dialogue plus approfondi mais compte tenu de ce qu'on vient d'entendre. On peut comprendre pourquoi le dialogue de sour se poursuit avec le gouvernement. Certes et je suis tout à fait d'accord d'ailleurs. C'est ce que disait tout à l'heure notre notre confrère Serge Simiot. Il y a eu vraisemblablement et c'est certain un
retard à l'image et une incompréhension d'une partie du gouvernement face à cette mobilisation lycéenne. Il n'a pas su comment répondre. Euh, il y a d'ailleurs une erreur de communication en envoyant dans un premier temps euh le ministre de l'intérieur avant même d'envoyer euh euh le le ministre de l'éducation euh nationale pour tenter de répondre à cette crise lycène. Ensuite, on voit bien tout à l'heure, je parlais de de polarisation euh dans la dans la vie politique qui ensuite se retrouve dans chaque strade de de la société. Je pense qu'on en a un exemple précis. On peut bien évidemment comprendre qu'il y a des revendications lycéennes, mais je note qu'on en a entendu aucune. C'est-à-dire il y a eu plusieurs interlocuteurs qui ont effectivement rendu compte de l'échange
qu'ils ont pu avoir avec le le ministre de l'intérieur mais qui n'ont parlé d'aucune de leur de leur euh demande qu'il justifie depuis depuis plusieurs semaines qu'il qu'il manifeste je le déplore c'est un petit peu c'est un petit peu dommage. Floriant, on va poser la question justement à un lycéen qui est sur ce plateau, Antoine euh Dang Galbert. Quelle est finalement la demande principale que vous pouvez faire au ministre de l'intérieur et les demandes qui ont pu être faites précédemment ? Alors, je vais revenir ce qu'a dit monsieur juste avant. Alors, le but n'était pas du tout de parler des rentations lycéen avec monsieur Nugèz. On voulait parler de la répression policière depuis un mois depuis du mouvement. Peut ça peut Oui, mais donc non, c'était pas le sujet
de cette réunion. C'est pour ça que les étudiants on étaient invités parce que les étudiants subissentablement un changement de doctrine du maintien de l'ordre. Tout à l'heure je expliqué justement que malheureusement la doctrine du maintien de l'ordre il y a pas deux doctrines différentes entre les mineurs et les majeurs. Ça aurait pu être une revendication par exemple vraisemblablement. La base de la revend lycéenne on pourquoi d'où est parti le mouvement lycéen ? C'est la question du basis scolaire du manque de prof et cetera. Donc on va pas poser ces questions à monsieur Niaz. Dans mes souvenirs monsieur Niaz ne s'occupe pas de ces sujets-là. Non mais à ce moment-là la la réunion ne sert à rien. Si la réunion sert à demander pourquoi la répression aussi est aussi violente
envers des jeunes dont certains ne sont m pas majeurs. Don certains sont encore au collège. C'est des al cette réunion. Donc c'est normal que la question de parcours supé puisque c'est pas tout à fait d'accord mais vous avez quand même des revendications concernant la doctrine du maintien de l'ordre en France depuis un moment depuis un mois depuis un mois on les dit c'est revoication Sure.
Laurent Nuñez