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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 27 octobre 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécuritéSolidarités & famille

La grande interview : Dominique Schelcher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel est le bilan pour vous, pour les commerces qui, dans votre enseigne, ont été impactés par les manifestations ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Vous vous en inquiétez, Dominique ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Quelle mesure il faudrait prendre selon vous ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est en train de s'habituer à la violence ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Vous redoutez le pire encore sur ces manifestations ?

  • 4:08OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour protéger les centres-villes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:44Fait
    « On est très préoccupé et très inquiet. »
  • 4:08Fait
    « Les centres-villes de France, beaucoup sont en grande souffrance, en grande difficulté. La vacance commerciale en centre-ville n'a jamais été aussi importante en France. »
  • 4:50Fait
    « Il y a un impact direct avec une baisse de chiffre d'affaires le 1er samedi, le 2e samedi. »
  • 12:30Chiffre
    « Le coût du remboursement seulement des intérêts sera équivalent aux impôts prélevés en France l'année prochaine. »
  • 14:38Fait
    « Il faut absolument réagir maintenant. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Dominique Schelcher. Bonjour à vous, bienvenue. Bonjour Laurence Ferrari. PDG de Coopérative U. Comme tous les commerçants, vous avez été impactés par les manifestations qui se sont déroulées samedi après samedi. On va évoquer dans un instant euh le président de la République qui dit qu'il y a pas besoin d'état d'urgence et que l'ordre va revenir. Mais d'abord, quel est le bilan pour vous, pour les commerces qui, dans votre enseigne, ont été ? Le bilan est très dur. Euh la journée du 17 octobre a été euh absolument dramatique. Euh ce à quoi on a assisté, c'est du jamais vu. Euh c'était d'une violence inimaginable. Donc on a nous aussi eu des magasins euh pillés, saccagés. Hmm hmm.

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Mais euh des magasins simplement parfois attaqués euh avec les équipes desquelles on a dû déclencher euh notre cellule de soutien psychologique. Tant elles étaient ? Tant elles étaient affectées, tant elles étaient bouleversées, tant elles avaient du mal à à à revenir même au travail. C'était pour nous absolument du jamais vu. Parce qu'ils ont eu peur pour leur vie, moi personnellement. Absolument. Ils étaient enfermés dans le magasin, y compris en province, y compris en province, enfermés dans le magasin. Les vitrines ont été euh euh comment dire, vandalisées. Ils étaient à l'intérieur, ils ont eu très peur. On on voilà, on a déclenché notre cellule interne de soutien euh et qui a beaucoup travaillé ces derniers jours. Il y a eu des vitrines barricadées, vous

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dites, parfois des murs de parpaings euh érigés pour se protéger. C'est ça la France de ? Vous vous en ? Vous vous en inquiétez, Dominique ? mais j'en ai fait un post euh ce weekend en disant "Mais est-ce que c'est ça la façon de faire du ?" Moi, j'ai des collègues à Lyon ce weekend, c'était plus des planches en bois, c'était des plaques de tôle pour éviter euh le maximum de dégâts. Heureusement, ce weekend euh samedi là, il y a eu moins de moins d'impact. Et et quel dispositif il faudrait prendre selon ? Euh il faut plus de forces de ? Il faut que tous les magasins soient désormais équipés de euh pare-brise en tôle, enfin de caches en ? Je pense que une des mesures les plus importantes, c'est ce qu'on a vécu ce weekend, c'est que les cortèges ne

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passent plus dans les centres-villes au cœur euh de la concentration des commerces. Et et sauf erreur, je crois que le président de la République, c'est ce qu'il a dit hier, il a dit "Il faut plus qu'on passe en centre-ville." Ça, ça me paraît déjà une première mesure. Deuxième mesure, c'est euh des forces de l'ordre en en en en nombre suffisant euh pour faire face et pouvoir réagir parce que euh je je me souviens très bien que le le 17 euh bah justement, vous appeliez le numéro 17 des secours, euh ils étaient débordés. ne se passait. Euh est-ce qu'on est en train de s'habituer à la ? Est-ce qu'on est dans un confinement sécuritaire de Michel ? Puis on va parler de l'impact sur la consommation. Euh il ne faut pas qu'on s'habitue à la violence, ça ce serait un drame de

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s'habituer à la violence et c'est le risque, hein, derrière votre question, il y a le risque de s'y habituer. Ben nous, on refuse de s'y habituer. Euh et il faut prendre toutes les mesures, si vous voulez, euh manifester est un droit incontestable et il faut Mais mais travailler est un droit aussi. Et euh les commerçants euh et et les travailleurs, nos collaborateurs, ils veulent pouvoir travailler librement et en sécurité. D'accord. Mais donc, qu'est-ce qu'il faut ? Encore une fois, vous dites qu'il faut sortir de cette impasse, c'est une urgence absolue. L'état d'urgence, non, dit le président de la République. On annonce des journées difficiles encore ce samedi et le 5 novembre, où là, ça sera une grosse manifestation avec les syndicats. Vous redoutez le pire encore sur ces ?

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On est très préoccupé et très inquiet. Donc, il faut euh moi, je reprends les paroles du président de la République hier aussi. Il a dit ? Il a dit que euh le le premier samedi, euh les les effectifs étaient insuffisants, c'était le premier point, et on n'a pas assez anticipé. Donc, cette fois, il faut anticiper les effectifs suffisants, euh changer les parcours pour éviter les centres-villes où il y a plein de commerces et et nous être très précautionneux et puis au moindre mouvement euh réagir, évidemment. Il en va de la survie de certaines entreprises de Michel évidemment, mais bien évidemment. Vous savez, il y a un an, j'ai rendu à deux ministres de ce gouvernement un rapport sur l'avenir des centres-villes. Et donc je connais bien ce sujet. Les centres-villes de France, beaucoup sont

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en grande souffrance, en grande difficulté. La vacance commerciale en centre-ville n'a jamais été aussi importante en France. Et on rajoute une nouvelle crise euh à euh tous ces commerçants, qui est cette crise de la fréquentation. Parce que même s'il n'y a pas eu de casse ce samedi, il y a eu ? Des rideaux fermés, euh beaucoup moins de clients en ville parce que euh les gens avaient peur de se déplacer. Et donc c'est du chiffre d'affaires en moins au moment où démarre euh la période commerciale la plus importante de l'année. Donc, face à tout ça, et notamment dans le non-alimentaire, les confrères du non-alimentaire, beaucoup ne tiendront pas si les samedis se répètent. Ça, c'est évident. C'est évident. Donc c'est une crise de la consommation, il y a un impact que vous voyez d'ores

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et déjà dans vos ? Dans les cœurs de ville, euh euh il y a un impact direct avec une baisse de chiffre d'affaires le 1er samedi, le 2e samedi. Donc même s'il y a pas de casse, il y a un impact maintenant qui est économique. Et donc il faut résoudre la situation pour éviter que qu'on s'enfonce économiquement. Quand vous parlez Dominique Richard d'une période stratégique, c'est c'est Noël, c'est le Black Friday, c'est toutes ces ces périodes où les enchaînement. les Français commencent déjà leurs achats, c'est bien ? Normalement. Normalement, ils le commencent maintenant. Je veux dire, le le coup d'envoi, c'est un peu euh la Toussaint, en fait. Les achats de Noël vont commencer. Voilà, les magasins sont prêts maintenant, sont décorés. Euh ça va commencer maintenant. Donc si la

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période est perturbée, 31 octobre, 5 novembre, ça risque d'être compliqué et de mettre vraiment certaines entreprises en grande difficulté. Vous savez qu'il y a plein de chaînes d'habillement qui ont mis la clé sous la porte depuis 2-3 ans. Euh je crains que ça puisse encore être le cas si le le la situation perdure. Et sur les achats de Noël, euh est-ce que vous avez déjà des ? Vous savez ce que privilégient les ? Est-ce qu'ils ont déjà fait leurs préférences ou ? c'est trop tôt, c'est trop tôt. Par contre, ce qu'on peut dire, euh les Français sont terriblement inquiets, ils sont dans un attentisme et dans un arbitrage que j'ai rarement vu. À l'euro ? Mais complètement à l'euro près. De toute façon, 46 % des Français ont des fins de mois difficiles, 46 % j'ai pas

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le souvenir d'un chiffre aussi important. Un Français sur 10 c'est même en réalité 13 % aujourd'hui sont en précarité alimentaire. C'est un niveau de difficulté qu'on a jamais vu. Et j'observe, alors là c'est pour moi la chose la plus frappante actuellement, un véritable effondrement de la consommation de carburant. Je je dis ce mot sciemment, [raclement de gorge] effondrement au mois d'octobre chez Coopérativus c'est -10 de volume depuis le début de l'année, c'était déjà très fort en baisse au mois de septembre et là on a des stations au mois d'octobre c'est jusqu'à -40 % de volume de consommation. Les gens ne bougent plus, les gens restent à la maison, sacrifient beaucoup de choses, le sport,

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l'activité sportive des des jeunes. Ils ne bougent plus parce que le prix du carburant c'est trop lourd, pèse trop sur leur budget à date. Le geste du gouvernement qui a libéré les stocks stratégiques a donné une toute petite bouffée d'air sur le gasoil, mais jusqu'à ? Et puis Va le donner à partir de la de la semaine prochaine dans des modalités qui doivent encore être travaillées cette semaine, il y a plusieurs réunions avec le gouvernement pour caler le sujet. Ça donnera une petite bouffée d'oxygène à partir de la semaine prochaine, mais ce sera pas tous les jours et pas tout le temps. Parce que c'est qu'une part de la consommation qui est qui est concernée à partir du 2 novembre exactement. D'autant que vous l'avez noté, le prix du baril de pétrole continue

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d'augmenter, a refranchi des des niveaux records. au plus haut la semaine dernière depuis le début de la guerre à 115 dollars le baril la semaine dernière. Donc pour l'instant on a aucun signal d'amélioration sur le plan du carburant qui en encore une fois et tous ces éléments-là conduisent à un véritable effondrement de de la consommation de carburant. L'inflation, où est-ce que vous en êtes ? On avait Michel Edouard Leclerc qui la prévoyait à près de 4 % pour la fin de l'année, vous confirmez ce qu'il ? Alors, euh à date, euh l'inflation est à 3,1 % euh essentiellement à cause des prix de l'énergie. Sur l'alimentaire, il c'est plutôt euh flat actuellement, ça ne bouge pas. Par contre, le sujet, c'est que va-t-il se passer après les négociations commerciales qui se

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termineront le 28 février prochain. Et là, effectivement, après l'année qu'on a connue, après tous les impacts pour les entreprises euh qu'on a connus, euh il y aura effecti- il faut s'attendre effectivement à de l'inflation à l'issue euh euh des négociations, donc au printemps prochain, au printemps prochain. dire qu'il y aura forcément un impact euh sur les prix au printemps prochain, Dominique Chalot. Absolument, ça euh tous les signes vont dans ce sens. La question, c'est dans quelle ampleur euh il y aura plusieurs points d'inflation alimentaire après les négociations pour tenir compte d'une réalité, payer justement les agriculteurs, ça c'est une une cause à laquelle on tient chez Coopérative U, donc ça c'est par exemple nécessaire, hein. Les fruits et légumes

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ont augmenté cette année, c'est pour juste euh m- m- bien rémunérer les producteurs. Euh vous êtes aussi étonné de certains comportements, vous dites certains préfèrent ne pas manger et se payer ou faire un crédit à la consommation pour se dé- payer le dernier téléphone portable. Euh c'est les arbitrages que aujourd'hui font les Français, Dominique ? Mais de de plus en plus, si vous voulez, c'est vrai que ça c'est un petit coup de gueule que j'ai euh partagé sur les réseaux sociaux et qui a été euh assez largement repris parce que parfois il y a une inversion de valeurs. Les mêmes clients qui ont un téléphone viennent nous voir un téléphone dernier cri dans la poche, viennent nous voir en se plaignant de l'augmentation des tomates dont l'augmentation est justifiée pour

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rémunérer justement le producteur. Donc, quelle est la Derrière ça, la question est quelle est la juste valeur qu'on veut donner à ? Et je crois que parfois, les valeurs sont inversées et c'est un débat qui mérite d'être posé. Donc il y a un problème de hiérarchie des valeurs. de hiérarchie des valeurs. qui est devenue folle, c'est ce que vous nous ? Qui est parfois allée un peu trop loin euh et et je rappelle ces chiffres, il y a 50 ans, euh l'alimentation représentait un peu moins de 30 % dans le budget d'un ménage, c'est encore 13 % aujourd'hui. C'est devenu une variable d'ajustement par rapport à beaucoup d'autres dépenses dont le logement qui pèse énormément, dont les dépenses pré-contraintes mais aussi la technologie et les abonnements. Et à un moment, qu'est-ce qui est plus ? Est-ce

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qu'il vaut mieux d'abord payer son abonnement à Netflix ou payer ? une alimentation de ? C'est ça la question que je pose. Euh ça veut dire qu'il y a euh un problème sur la valeur de l'alimentation. Or, vous dites derrière l'alimentation, ce sont les territoires, ce sont nos paysans et c'est notre santé au fond. Mais bien évidemment. Et c'est tout cet enchaînement-là jusqu'à la santé mais à court terme par exemple, c'est euh la survie de nos agriculteurs. Euh donc payer le juste prix euh de l'alimentation, c'est assurer une alimentation de qualité en France pour les années qui viennent et rien n'est moins sûr aujourd'hui. Dominique Schelcher, on est sur CNews et sur Europe 1. Votre grand combat, c'est les salaires. Vous dites la prochaine présidentielle, le combat central, c'est

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améliorer les salaires pour les Français. Donc rapprocher le brut du net. Qu'est-ce qu'il faut faire à votre ? Vous avez regardé toutes les propositions des différents candidats, elles sont nombreuses, variées. Très nombreuses. Est-ce qu'il y en a qui vous ? Mais écoutez, rappelons déjà ce chiffre. Il y a 50 ans, les Français touchaient 70 % de leur super super brut, c'est-à-dire toutes charges comprises, patronales et salariales. Aujourd'hui, c'est encore 52 %. ? Parce qu'on fait trop porter au travail le coût de la protection sociale, c'est devenu trop lourd. Donc quelle ? Moi, je propose première chose de de de réduire de revoir le le coût de cette globale de cette protection sociale. À un moment, faut revisiter le volume de dépenses et le baisser. les prestations sociales, Dominique ?

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En faisant des choix. Mais oui, absolument. Il faut revisiter les choses. Peut-être que on va dans certains domaines trop loin. Donc revisitons ça. Mais la deuxième mesure que je vois et certains effectivement candidats le proposent, je propose de déplacer une partie de cette charge sur euh la TVA la plus élevée. La TVA la plus élevée, pas la TVA de première nécessité, celle-là on la touche pas, c'est pas possible dans le contexte actuel. Mais la TVA à la plus élevée, on déplace. Donc, il y aurait un gain de de salaire significatif d'un côté, une petite augmentation de prix sur certains produits à la TVA la plus élevée, mais l'augmentation de salaire doit compenser euh comment dire euh la charge de de l'autre côté. Et si on ne

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fait pas ça, je je vois pas comment on peut résoudre le problème euh des salaires qui sont aujourd'hui trop serrés en France. Et le gouvernement justement, une des pistes envisagées par le gouvernement, c'est revaloriser le SMIC d'ici la fin de l'année. Bonne ou mauvaise piste selon ? Alors, il y a pas de souci pour évidemment continuer à euh augmenter le SMIC. On l'a fait déjà au mois de juin. Mais ce qui se passe actuellement, c'est qu'on veut euh faire porter exclusivement aux entreprises la charge de toutes ces augmentations, parce qu'on parle du SMIC, mais dans le projet de budget qui est en discussion actuellement, on veut en même temps euh revenir sur l'allègement des charges euh sur le travail. Et euh l'ensemble des dispositions dont on parle, c'est un un

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un coût de 11 milliards pour les entreprises en plus. Écoutez, depuis le début de ce 2e quinquennat, il y avait une mesure qui était bonne à euh comment dire saluée par le monde de l'entreprise, c'était l'allègement des charges. Pour faire ? C'est pas des cadeaux aux entreprises comme le disent un certain nombre d'interlocuteurs, c'était simplement pour ramener le coût du travail au niveau le plus élevé en Europe, au niveau le plus élevé en Europe. Et là, dans la dernière ligne droite du 2e quinquennat, on fait ? On revient sur cet allègement. Franchement, les entreprises ne le comprennent pas, ne le comprennent pas. Donc, nous demander d'augmenter le SMIC alors qu'en même temps on veut augmenter le coût du travail de de de l'autre, là, ça va coincer. Ça veut dire que il y aura des emplois

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qui seront menacés. Euh euh le patron du MEDEF dit voilà, ça va ça va avoir un coût pour les entreprises en terme d'emploi. Les entreprises ne pourront pas tout prendre en charge, à la fois avoir euh moins d'allègement et donc euh comment dire un coût du travail qui sera enchéri et qui est, je le rappelle, au plus élevé en Europe, et de l'autre augmenter tout de suite encore les salaires, on pourra pas tout faire en même temps. Beaucoup d'entreprises n'en ont pas les moyens et dans cette faible croissance actuellement, beaucoup d'acteurs ne pourront pas le faire. Avec une crise financière qui plane sur nous, une inquiétude sur la dette, ce qui est très intéressant dans les enquêtes que nous ont c'est que les Français comprennent maintenant le poids de la dette et ce qu'elle veut dire pour

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eux et pour leurs enfants. Ça ça vous surprend jusqu'à présent c'était très abstrait les milliards les 3600 milliards de dettes, là ils ont compris ce que ça veut dire. Je je pense que les gens l'ont compris et moi je je le résume par un chiffre qui est très intéressant. Euh avec les niveaux de taux d'emprunt de la France actuellement euh le le le coût du remboursement seulement des intérêts sera équivalent aux impôts prélevés en France l'année prochaine. Voilà où on en est. Donc ça ce sont des chiffres je pense que tout le monde que peut comprendre pardon qui exprime la gravité des choses et et et qui disent qu'il faut absolument réagir maintenant. Alors quelle mesure quelle la une mesure que vous demandez ? mesure c'est revoir nos dépenses et et là je suis très inquiet quand je vois

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les débats au Parlement puisque toutes les mesures proposées pour baisser euh justement les dépenses publiques revoir sont à chaque fois revues et on rajoute plutôt des dépenses et ça c'est pas possible. Et pareil dans les programmes des candidats pour la ? Ben on ne on ne voit pas assez notamment sur le sujet du travail et donc trouver d'autres façons de financer trouver des économies, on les voit pas assez dans euh les projets dont on nous parle actuellement. Dominique Schelcher, il y a aussi euh ce malaise de la jeunesse, des lycéens qui vont poursuivre euh leur mobilisation malgré les annonces faites par le gouvernement. Quel message vous pouvez leur transmettre ce ? Ils sont inquiets de leur entrée sur le marché du travail, de l'impact de l'IA qui est en train de

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ravager et renverser complètement euh euh le le monde de l'emploi. Les entre Alors, les Tout d'abord les hommes politiques ont une grande responsabilité dans cette campagne de s'adresser aux jeunes. Je le disais, je ne savais pas que les jeunes sortiraient dans la rue mais je le disais dans les interviews depuis un certain temps, parce que beaucoup de parents nous disaient "On a peur pour l'avenir de nos enfants." Euh et et les jeunes le disaient "On est préoccupé par tout ça." Donc, déjà, il y a une parole politique nécessaire avec un projet politique. Après, les entreprises ont leur rôle à jouer, de leur dire que il y a encore des belles carrières à faire. C'est le cas dans la grande distribution où l'escalier existe encore. On peut rentrer sans grande formation et quand on est motivé,

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quand on travaille, on peut progresser et avoir, à la fin de grandes responsabilités, même être propriétaire d'un magasin. Donc, euh c'est une période de bouleversement, il y a l'intelligence artificielle qui arrive, mais il y a encore de quoi faire des belles carrières pour les gens très motivés et et qui ont envie de s'engager, ça vraiment, c'est aussi notre responsabilité de le dire aux jeunes. Et de dire peut-être aux jeunes euh ils ne peuvent pas forcément tous aller en faculté, en université, il y a des métiers professionnalisants qu'on peut faire beaucoup plus tôt. vive l'apprentissage, vive l'apprentissage. Il y a dans dans toujours dans notre profession des postes de boulanger que nous recrutons, des postes de boucher. Et ça, euh les parents parfois euh oublient que la voie

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de l'apprentissage est une tellement belle voie euh pour pour pour tous les jeunes. Donc, voilà. Donc, une parole gouvernementale ou une parole de nos hommes politiques, des candidats, pour redonner de l'espoir avec une vision pour les jeunes et puis un engagement des entreprises à continuer, bien sûr, à les recruter, à les former et à leur proposer de belles carrières et et des belles progressions dans le temps. Il y a de l'espoir, il y a de l'espoir. Dominique Schelcher, j'ai une dernière question concernant la cybersécurité. Oui. Euh certains de vos magasins ont été impactés par des attaques informatiques qui ont impacté la température des frigos. Est-ce que un, vous pouvez nous dire que c'est derrière ? Et deux, comment se prémunir à l'avenir pour d'autres types de ?

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Très bonne question. Tout d'abord, cette l'attaque des frigos, elle est euh aujourd'hui sous contrôle. On a pris toutes les mesures qu'il fallait pour que ça ne se reproduise pas et on va encore en prendre dans les prochaines semaines. hein pour euh C'était évidemment gravissime, c'est du jamais vu. Je rappelle que une chaîne de magasins hollandais a subi une attaque encore plus forte puisque là les magasins étaient vides puisque les entrepôts ne pouvaient plus livrer, on n'est pas arrivés jusque-là en France. Donc il faut prendre des mesures drastiques pour se protéger à un moment où on nous dit que l'intelligence artificielle développe le nombre d'attaques, la gravité de ces attaques et cetera. Donc nos équipes de cybersécurité sont sur le pont 24h/24,

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on on continue les investissements très lourds pour se protéger, protéger nos entreprises et faire en sorte que la chaîne alimentaire soit protégée, préservée évidemment. Mais c'est une menace pour l'avenir, pas seulement pour le secteur de la consommation, pour tous les secteurs d'activité de notre ? une menace globale et vous et vous savez ce qu'on a appris hier, on a appris hier que donc il y a des enquêtes ouvertes au niveau de la France pour connaître les origines de cette cyberattaque des frigos. Et ben les États-Unis s'associent à l'enquête parce qu'ils ont eux-mêmes été touchés, euh les frigos de l'armée aux États-Unis ont été touchés l'été dernier par le même phénomène. Et donc maintenant tout le monde veut savoir d'où ça vient et qui cherche à

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déstabiliser ? La chaîne alimentaire, l'approvisionnement des militaires d'un côté, des Français de l'autre. Qui est derrière ? Qui veut déstabiliser ? Il faut avoir la réponse. Vous avez raison. Merci beaucoup Dominique Chale d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée à vous.