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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 4 janvier 2017 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & électionsImmigration & asile

Stéphane Le Foll "ne fera pas de choix jusqu'au premier tour" de la primaire de la gauche

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette décision a-t-elle été prise ?

  • 1:14RelanceRéponse partielle

    Le mode d'administration est contesté depuis 2006, donc il était temps ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a marqué dans les propositions de Valls et Manuel ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Hier matin, la présentation de deux programmes vous a-t-elle créé une émotion particulière ?

  • 4:42FerméeÉludée

    Pourquoi vous n'avez pas fait de choix ? Et quel est votre choix ?

  • 5:30FerméeRéponse directe

    Vous votez au premier tour ou vous ne votez pas au premier tour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45InvitéFait
    « Elle a été prise parce que vous l'avez dit, il y a eu la mort d'un nourrisson. »
  • 0:53InvitéFait
    « C'est que ce n'est pas la vitamine D en soi qui est là pour lutter contre le rachétisme, permettre de lutter aussi contre les problèmes de croissance qui étaient nécessaires. »
  • 9:43InvitéFait
    « À un moment où on avait plus de 10% de chômage, le fait de subventionner les heures supplémentaires, alors qu'on a des chômeurs, c'était de ne pas se donner les moyens de favoriser l'emploi. »
  • 10:00InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, subventionné à hauteur de 3 milliards et demi, les heures supplémentaires, c'était favoriser les heures supplémentaires plutôt que l'embauche. »
  • 13:01InvitéChiffre
    « 500 000 suppressions de fonctionnaires plus 100 milliards de réduction de la dépense publique. »
  • 13:25InvitéFait
    « 500 000 suppressions de postes en 5 ans dans la fonction publique, plus 100 milliards de réduction de la dépense publique, c'est égal récession. »
  • 20:03InvitéFait
    « On a un chantier qui est un des plus performants au niveau mondial avec un savoir-faire qui nous met en position de compétitivité sur l'ensemble de la planète. »
  • 22:36Locuteur 4Fait
    « Moi j'ai envie de demander au procureur qui m'explique concrètement ce que j'ai fait de mal vraiment. »
  • 23:29InvitéFait
    « La capacité qu'on a à les intégrer, à les insérer et à faire en sorte qu'ils aient cette capacité à trouver en France un vrai projet de vie. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Invité 211 %
  • Stéphane Le Foll10 %
  • Invité 36 %
  • Présentateur3 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Et bienvenue dans l'émission politique de France Info, bienvenue sur le canal 27 de la TNT. Et si vous nous rejoignez, bonjour Jean-Michel Apathy. Bonjour Fabienne. Gilles Brandstein est là aussi avec Guy Birenbaum et notre invité ce matin, porte-parole du gouvernement, ministre de l'Agriculture.

0:18
Stéphane Le Foll

Bonjour Stéphane Lefeul. Bonjour. Nous allons parler de l'élection présidentielle et donc de la primaire des socialistes qui va se dérouler dans trois semaines maintenant. Mais avant, c'est le porte-parole du gouvernement que nous allons interroger puisque la ministre de la Santé vient de décider de suspendre la commercialisation de l'UVS Tirol dès, après la mort suspecte d'un nourrisson. Pourquoi cette décision a-t-elle été prise Stéphane Lefeul ?

0:39
Invité

Elle a été prise parce que vous l'avez dit, il y a eu la mort d'un nourrisson. Et d'après ce que je comprends de la décision qui est prise suite à un avis de l'ancès, c'est que ce n'est pas la vitamine D en soi qui est là pour lutter contre le rachétisme, permettre de lutter aussi contre les problèmes de croissance qui étaient nécessaires. C'est le mode d'administration ? C'est semble-t-il, mais je reste extrêmement prudent, le mode d'administration qui est remis en cause et qui nécessite qu'il y ait une précaution immédiate qui soit prise.

1:14
Stéphane Le Foll

Le mode d'administration est contesté depuis 2006, donc il était temps ?

1:18
Invité

Écoutez, vous vous rendez compte, quand vous posez cette question, vous sous-entendez que sur un sujet comme celui-là, tous ceux qui ont pu administrer de la vitamine D depuis 2006 aient pris un risque à chaque fois qu'ils l'ont fait ? Peut-être. Et c'est pour ça qu'il y a eu cette mort, mais de ce nourrisson malheureusement, et qu'il faut prendre des décisions pour corriger les choses. Mais s'il vous plaît, sur ce genre de sujet, je comprends. On ne peut pas poser de questions ?

Si, mais la précaution qu'on prend aujourd'hui, par rapport à ce qui s'est passé, on savait qu'il y avait potentiellement un risque, et ça a été dit par un médecin tout à l'heure, et en même temps, la vitamine D, elle est absolument nécessaire. Donc il faut prendre une décision de précaution, ça a été rappelé tout de suite, la ministre de la Santé l'a prise, je pense que c'était absolument indispensable,

2:07
Stéphane Le Foll

au vu de ce qui s'est passé. Et nous verrons, ce n'est pas forcément une mise en cause du gouvernement actuel, mais beaucoup de gens disent, tiens, pourquoi on a autant tardé à prendre cette décision ? Mais pourquoi ? Parce que dans les jours prochains qui se débattent... Oui, attendez, monsieur, c'est très important,

2:18
Invité

dans chaque médicament qui est administré, il y a à la fois ce qu'il apporte comme avantage, et souvent il y a un risque. Et en fonction de ce qu'est l'avantage, le risque doit être minimisé au maximum. Il existe, le médecin l'a dit tout à l'heure, tous ceux qui utilisent la pipette savaient, et même, il l'a rappelé, si vous prenez Adoliprane, vous pouvez l'avaler de travers. Donc, on a un risque. Et là, il y a un principe de précaution qui s'applique, mais ne nous mettons pas tout de suite dans cette situation qui consiste à dire, et alors, pourquoi on en a attendu si longtemps ? Pourquoi ? Parce que ces médicaments sont aussi très utiles.

2:50
Stéphane Le Foll

Et donc, en tout cas, la ministre de la Santé vient de décider la suspension de la commercialisation de ce médicament. Nous parlons maintenant de politique, Gilles Manchetein.

2:59
Invité

Vincent Péillon et Manuel Valls ont présenté hier leur proposition, comme vous n'avez pas encore fait votre choix, je suppose que vous y avez été très attentif. Qu'est-ce qui vous a marqué ? Qu'est-ce que vous en avez retenu ? Oh, j'étais attentif, comme tous ceux qui s'intéressent, bien sûr, à cette primaire, et qui regardent les propositions, et le débat qui va commencer et s'engager. Attentif à la fois aux lignes directrices, qui sont celles qui sont proposées, et puis au fait qu'il va y avoir quand même un débat sur un certain nombre de positions qui peuvent être différentes. Et alors, qu'est-ce que vous en avez retenu, là ? En tout cas, j'ai retenu, moi, une chose.

Je vous l'avais déjà dit, d'ailleurs. Je ne suis très clairement pas sur la ligne qui peut être incarnée par Arnaud Mondebourg ou Benoît Hamon, parce que là, je trouve que ça serait des lignes qui sont certes revendiquées depuis longtemps, et qui ont été d'ailleurs beaucoup à l'origine de ce qu'on a appelé la fronde ou des frondeurs dans le débat pendant ce quinquennat. Il en reste donc deux. Il en reste deux. Sur ce sujet, moi, je vais... Il y en reste un peu plus, mais deux ? Oui, il reste deux. Alors, Vincent Payon et Emmanuel Vaz. Nous, il y a quatre récérés ouverts, et il y a sept candidats. Il y a Pinel, Jean-Luc Benavnias et François de Rougy. Il y en reste donc cinq.

Donc, je regarde tout ça.

4:15
Stéphane Le Foll

Hier matin, la présentation de deux programmes, je ne sais pas, ça vous a créé une émotion particulière ? Il s'est passé quelque chose hier matin ?

4:23
Invité

Non, ça ne m'a pas créé une émotion particulière. J'ai vu que le débat était, pour le coup, engagé, et que ça allait aller vite, puisque d'abord, cette primaire, elle est sur une durée qui est extrêmement courte. Donc, je vois bien que, pour ceux qui n'avaient pas encore présenté leur projet, il fallait le faire rapidement. Et d'ailleurs, ça va se succéder toute la semaine. Donc, moi, je vais répondre à la question qui m'a été posée. Pourquoi vous n'avez pas fait de choix ? Et quel est votre choix ? Je ne ferai pas de choix jusqu'au bout. Vous posez la question de tout ça. Oui, parce que je vais l'anticiper. Et je vais éviter comme ça d'avoir quatre fois la même question.

Donc, je ne ferai pas de choix jusqu'au premier tour. Je regarde, je ne ferai pas de choix jusqu'au premier tour. Voilà. Et je regarde, je vous ai dit, est-ce que je peux ? J'anticipe justement, parce que je sentais que ce matin, j'étais invité, et qu'il fallait que j'y réponde. Donc, je ne ferai pas de choix. Je vais être en capacité aussi de pouvoir être utile. au rassemblement. Et je pense que, que je choisisse ou pas, n'apportera pas quelque chose de plus à celui ou à celle qui se présente aujourd'hui. La primaire doit être un enjeu de clarification et doit être capable de créer une dynamique politique. Et il faut, on sera en capacité aussi de se rassembler.

5:30
Locuteur 7

Je n'ai pas bien compris. Vous votez au premier tour ou vous ne votez pas au premier tour ?

5:33
Invité

Je vote au premier tour.

5:35
Stéphane Le Foll

Vous allez choisir au premier tour. Vous ne savez pas pour qui, mais vous choisirez au premier tour. Ça veut dire que vous ne direz pas publiquement pour qui vous allez voter au premier tour ? Eh bien, dites donc, vous avez répondu à la question que je me pose. Et si je peux me permettre, Stéphane Le Folle, quel courage ? Quel courage ? Ah bon ? Quel courage de ne pas dire à votre vote ? Vous êtes quand même un homme public, un ministre.

5:53
Invité

Jean-Michel Appetit, le courage qui consisterait à laisser penser que c'est en donnant son avis qu'on est courageux, franchement. Moi, le courage, si on veut regarder l'histoire qui est la mienne, pour ce qui est du courage, je crois que j'en ai eu beaucoup plus que d'autres. Non, je ne veux pas vous piquer, mais ce n'est pas courageux de ne pas dire pour qui on vote quand on est en donnant public. Pourquoi ? C'est parce que je pense qu'aujourd'hui, l'enjeu après le début de cette campagne, que je vois bien commencer, ça va être de se rassembler. Et il devra y avoir des personnalités politiques qui seront là pour rappeler à tout le monde que l'essentiel, c'est le rassemblement.

Eh bien, je compte bien être là au moment où ça sera nécessaire. Moi, je serai de toute façon, et je l'ai dit, courageux, mais au bon moment.

6:34
Locuteur 7

Donc ça veut dire que vous savez pour qui vous allez voter, mais vous ne le dites pas. Vous n'ignorez pas pour qui vous allez voter, là, au moment où on se parle.

6:38
Invité

Mais vous savez que ça arrive. Il y a des gens qui, aujourd'hui, sont sûrement en train d'écouter et qui doivent d'abord peut-être douter sur leur vote et peut-être savoir ce qu'ils vont voter, mais qu'ils ne le disent pas. Et je préfère ne pas le dire. Je préfère ne pas le dire, et que de toute façon, ce débat ait lieu, et de me mettre dans une position où, quand il va falloir se rassembler, il y aura besoin de personnalités qui seront là pour le rappeler. Et je serai là pour le rappeler. Le rassemblement est l'enjeu essentiel. D'ailleurs, après la première, comme au premier tour de la présidentielle.

7:15
Présentateur

Et on se retrouve dans 90 secondes, c'est ça qu'elle voulait dire, Fabienne. Il est 8h40, voici Victor Mathé. Non, parce que je pensais que j'avais encore une question, Fabienne.

7:20
Invité

Pas de doute, l'auteur de l'attentat de la discothèque d'Istanbul est identifié, annonce le ministre des Affaires étrangères. Sans donner toutefois son identité. Hier, les médiatures qu'avaient diffusées des photos et des vidéos du principal suspect recherché par la police. En France, la commercialisation de l'UV-Sterol-D est suspendue par précaution après la mort fin décembre d'un nourrisson. Mais la ministre de la Santé, Marisol Touraine, se veut rassurante. Aucun danger pour ceux qui ont reçu ce produit à base de vitamine D. C'est seulement son mode d'administration qui pose problème.

L'autoroute A9, coupée en ce moment en direction de l'Espagne, à hauteur de Saint-Jean de Vedas, au sud de Montpellier, c'est la conséquence d'un accident, au moins deux voitures et un poids lourd, onze blessés légers. La circulation à des TER devrait rester très perturbée. Entre Metz et Luxembourg, aujourd'hui, une partie des contrôleurs exerce son droit de retrait. Après l'agression verbale d'une collègue, suivie de menaces de mort, des bus de substitution sont mis en place. Le maire de Saint-Nazaire veut éviter que Fingantieri devienne l'actionnaire majoritaire des chantiers navals STX. Il appelle donc l'État à bloquer la proposition du géant italien.

Le secrétaire d'État à l'industrie, lui, est attendu sur place dans la journée. Les regrets du Mexique après la décision de Ford, le groupe automobile américain, sous la pression de Donald Trump, annule la construction d'une usine dans le pays. Un milliard et demi de dollars d'investissement qui reste donc aux États-Unis.

8:41
Présentateur

C'est Stéphane Le Foll, qui est l'invité politique de France Info. Ce matin, question Gilles Bornstein.

8:48
Invité

Oui, dans sa conférence de presse hier, Manuel Valls a fait une proposition qui est de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires. On l'écoute.

8:56
Locuteur 3

Je veux une société du travail qui reconnaît les efforts de chacun à leur juste valeur. Nous rétablirons la défiscalisation des heures supplémentaires.

9:08
Invité

Alors, deux questions. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette proposition ? Et si oui, c'est quand même un aveu de... C'est une critique de ce qu'a fait votre gouvernement. Enfin, celui de Jean-Marc Ayrault, en l'occurrence. En tout cas, je me souviens très bien des débats qui ont précédé la prise de cette décision. Elle n'a pas été prise par hasard. Cette décision a été prise avec l'analyse suivante. À un moment où on avait plus de 10% de chômage, le fait de subventionner les heures supplémentaires, alors qu'on a des chômeurs, c'était de ne pas se donner les moyens de favoriser l'emploi. C'était ça la décision. C'était cette décision qui a été prise. Et c'est pourquoi elle a été prise.

Ce n'était pas pour ennuyer Nicolas Sarkozy. Ce n'était pas pour ennuyer Nicolas Sarkozy. C'était d'ailleurs, je crois que sur ce sujet, ensuite, il y a eu pas mal de discussions. C'était le fait de se dire dans un moment où le chômage est en train d'augmenter et il avait augmenté, il a continué d'augmenter. Aujourd'hui, subventionné à hauteur de 3 milliards et demi, les heures supplémentaires, c'était favoriser les heures supplémentaires plutôt que l'embauche. C'est ça qui a conduit à cette décision. Alors maintenant, de dire qu'on revient dessus, il faut bien réfléchir. Il a dit que derrière, on est en train de reverser une courbe du chômage, mais ça vient juste de commencer.

A partir du moment où vous subventionnez les heures supplémentaires, vous favorisez plus l'heure supplémentaire que l'embauche. C'est la seule question qui doit être posée. Donc, vous n'êtes pas d'accord ? Moi, je trouve que sur ce sujet, je vous donne toute la réflexion qui avait été conduite.

10:32
Stéphane Le Foll

Mais vous n'êtes pas d'accord avec Manuel Valls ? Vous ne le remettriez pas si vous étiez... Je ne souhaiterais pas. Non, mais ça ne vous paraît pas être une bonne idée. Je vous ai dit pourquoi. Moi, j'ai quand même l'accord.

10:41
Invité

Ne pas soutenir, j'en reviens à votre choix, ne pas soutenir celui qui a été votre premier ministre depuis maintenant, je crois, deux ans et demi. Je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est quand même un signe de défiance, enfin de manque de confiance. Non, ce n'est pas un signe de défiance. Manuel Valls est candidat. Il y a une primaire qui s'engage. Il y a un débat qui va s'organiser. Chacun a vu les propositions hier. C'est un moment important. Parce que de cette primaire, on doit sortir avec une dynamique. Et la dynamique, elle est d'abord contre l'extrême droite et contre la droite. C'est un manque d'enthousiasme quand même. Et je l'ai dit, je ne suis pas...

Si les ministres ne soutiennent pas l'ancien premier ministre, ce n'est pas terrible. Moi, j'ai suffisamment soutenu tout le monde en tant que porte-parole du gouvernement quelles que soient les situations, quelles qu'étaient les positions... Même quand c'était difficile. Même quand c'était difficile, monsieur Apathy. Donc là-dessus, s'il vous plaît, je ne veux pas avoir de leçons à recevoir de quiconque. Et je ne crois pas que j'en mérite. Donc aujourd'hui, je me positionne dans cette idée qu'il y aura besoin nécessairement d'un rassemblement après ce débat. Et je serai là pour le rappeler. Et sur la question que vous m'avez posée, je vous ai dit ce qui s'était passé à l'époque.

Comme on a décidé.

11:54
Stéphane Le Foll

Et à l'époque, c'était à l'époque. François Fillon, de son côté, a fait sa rentrée hier soir. Oui, j'ai venu. Au 20h de TF1, vous connaissez bien François Fillon, c'est un voisin, vous êtes sartois tous les deux. Nous écoutons François Fillon hier soir sur TF1.

12:05
Locuteur 6

Je vais mettre en œuvre le programme sur lequel je me suis engagé.

12:08
Locuteur 3

Vous n'êtes pas frappé. De nombreux hommes politiques parlent de brutalité.

12:11
Locuteur 6

Et personne ne m'en détournera. Pourquoi ? Pas par obstination. Il n'y a rien de brutal dans ce programme. Simplement parce que c'est le seul qui peut permettre le redressement national. Est-ce qu'on peut dire de François Fillon qu'il est le favori de l'élection présidentielle aujourd'hui ?

12:24
Invité

Moi, ce qui me frappe, c'est qu'après une primaire qui a été réussie et qu'il a emportée de manière large, il y a un véritable doute. Alors que normalement, quand je me souviens de celle de 2011, après la désignation de François Hollande, on voyait bien que le match allait se jouer entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Et là, il y a un doute. Parce que le doute, il est sur le programme. François Fillon dit qu'il va le mettre en place, son programme, et il souhaite qu'il y ait un débat sur le fond. Donc je vais prendre deux propositions qui sont faites dans son programme pour bien montrer l'enjeu. Rapidement ? Rapidement.

500 000 suppressions de fonctionnaires plus 100 milliards de réduction de la dépense publique, pour moi, de manière très simple, ça fera de la récession et donc plus de chômage. Quoi qu'il en dise. Alors après, il peut imaginer qu'après une dépression, une telle purge ou de telle mesure, on pourra redresser le pays. Mais moi, je le dis, 500 000 suppressions de postes, parce que c'est quand même ça, 500 000 suppressions de postes en 5 ans dans la fonction publique, plus 100 milliards de réduction de la dépense publique, c'est égal récession. Ça, c'est sûr. Qui peut battre François Fillon, selon vous ? Alors, la question qui est posée, c'est, eh bien, qui peut le battre ?

C'est d'abord un programme qui va répondre aux enjeux des Français et qui sera un programme qui protège contre ce que propose François Fillon et ce que propose aussi, bien sûr, je n'oublie jamais, Marine Le Pen. Donc, on est sur un modèle républicain, on est sur un enjeu européen et on est sur la défense d'un modèle social français. Voilà ce qui doit être la ligne directrice pour le candidat de la gauche. Et, condition de la victoire, c'est le rassemblement. Ce n'est pas 500 000 postes plus 100 milliards, c'est 100 milliards de dépenses... Ah ben, oui, bien sûr, c'est les deux ! Qui occasionnent...

En termes économiques, on discutera avec tous les économistes, 500 000 comme objectif, plus 100 milliards... 100 milliards sur 5 ans, ça veut dire que dès la première année,

14:29
Stéphane Le Foll

c'est 20 milliards d'économies de dépenses publiques. Dans la scène politique telle qu'elle est devant nous, on a l'impression que, face à François Fillon, au fond, le candidat socialiste pèsera peu, des difficultés à se qualifier pour le second tour. Est-ce qu'Emmanuel Macron peut être un candidat susceptible d'accéder au second tour, d'après vous ?

14:43
Invité

Mais l'accession au second tour, elle va être, avec une équation assez simple, s'il y a trois blocs... À gauche ? À gauche. La capacité à dépasser les 23, 24, 25%... ... est nulle. Voilà. Mais il y aura trois blocs à gauche en France. Mais, je le dis, soyons réalistes, soyons réalistes, donc il faut qu'on soit réalistes, en capacité de réussir une primaire pour qu'elle crée une dynamique, avec un rassemblement fort... Vous y croyez vraiment ? Pour pouvoir... Mais si à la fin, la dynamique allait chez Macron... ... ne soit pas dans cette situation. Et si à la fin, enfin, quelques jours avant le premier tour, la dynamique allait chez Macron, vous faites quoi ?

Écoutez, chaque étape d'un processus politique nécessite qu'on franchisse les étapes les unes après les autres. Vous êtes en train d'anticiper. Ça, c'est ça, je suis d'accord. Mais oui, mais vous êtes en train d'anticiper. Mais c'est toujours pareil. Est-ce que vous savez que vous avez besoin d'anticiper ce qui pourrait se passer pour avoir des réponses qui permettent de faire des commentaires sur ce qui pourrait se passer ? Ce qui va se passer, on ne sait pas. On essaye de s'organiser pour faire en sorte que ce que vous évoquez comme question ne se passe pas. Voilà. C'est tout. Nous, on est là pour mettre des décisions. Il se passerait. Mais si, mais si, vous allez voir, ça va se passer.

Comment va François Hollande ? Comment ? On me pose à chaque fois la question. Je suis rendu. Désolé. Parce que je suis... Vous le connaissez bien. Je suis d'humanité. Mais ça me touche. Moi, ça me touche. Moi, je ne peux pas dire autre chose que moi je l'ai vue et qui va bien, mais ce n'est pas le sujet de Jolm.

16:19
Stéphane Le Foll

Il ne regrette pas la décision qu'il a prise. Il n'a pas pris de place.

16:21
Invité

Il faudra lui poser la question. C'est à vous qu'on la pose, là. Oui, mais écoutez, vous me posez des questions qui consistent à ce que je sois un interprète de ce que pense François Hollande, président de la République. Je comprends qu'à chaque fois on me dise, comme vous êtes très proche et que vous le connaissez très bien, ben voilà. Quand vous ne répondez pas aux questions

16:38
Stéphane Le Foll

quand vous ne répondez pas aux questions qu'on vous posez aux questions Je peux répondre.

16:43
Invité

Ou auxquelles j'ai envie de répondre d'ailleurs aussi. Oui, c'est ça. C'est plutôt ça, à mon avis. C'est un peu plutôt ça, oui. Oui, c'est plutôt ça. Mais ça peut arriver. Oui, c'est ça. Vous avez remarqué. Oui, on l'a compris.

16:53
Présentateur

Mais il en reste encore des questions à poser. C'est vrai. On va bien ce qui se passera dans les 7 minutes qui viennent, 8h50. Victor Mettet sur France Info.

16:59
Invité

Les autorités turques adoncent avoir établi l'identité de l'auteur de l'attentat de la discothèque d'Istanbul sans plus de détails. L'homme est toujours en fuite. Hier, plusieurs médias avaient diffusé des photos et des vidéos du principal suspect recherché par la police. En France, le début aujourd'hui d'une campagne exceptionnelle de vaccination contre la méningite sur le campus de Dijon, 30 000 personnes vont se faire vacciner par précaution après la mort récente de deux étudiantes. Marisol Touraine se veut rassurante. Pas de danger pour les bébés ayant reçu de l'UVesterole D.

La commercialisation de ce médicament à base de vitamine D est suspendue par précaution, annonce la ministre de la Santé après le décès d'un nourrisson fin décembre en lien avec cette UVesterole D. Le procès aujourd'hui à Nice d'un agriculteur de 37 ans jugé pour avoir aidé des migrants des étrangers en situation irrégulière dans la Roya à la frontière avec l'Italie. Il ne regrette rien. Je préfère être enfermé et avoir la tête libre en prison. Contrôlé pour excès de vitesse la semaine dernière alors qu'il transportait une patiente en détresse respiratoire à l'hôpital, un ambulancier de Poitiers porte plainte. Il avait continué sa route malgré la demande des policiers.

L'un d'eux avait même sorti son arme. Et puis à 105 ans le nouveau défi de Robert Marchand le plus vieux cycliste au monde va tenter de battre cet après-midi un nouveau record du monde de vitesse dans sa catégorie en parcourant au moins 22 km en une heure.

18:23
Présentateur

France Info Stéphane Le Foll avec nous ce matin dans l'émission politique de France Info question Jean-Michel Apatine.

18:28
Stéphane Le Foll

Le chantier naval de Saint-Nazaire STX est en base d'être repris par l'armateur italien Finkanthieri. L'Etat est actionnaire à 33% de ce chantier et le maire socialiste de Saint-Nazaire au micro de France Bleu Loire Océan un appel au gouvernement ne permettez pas cette transaction on écoute David Samson.

18:46
Locuteur 1

L'Etat français peut bloquer cette proposition peut construire une proposition complémentaire il est encore temps possible de la travailler et y compris l'Etat français peut peut-être intervenir un peu plus qu'il ne le fait aujourd'hui sur l'actionnariat et donc sur des aspects financiers. Il y a des outils pour ceci des CNS la Caisse des dépôts et consignations bref aujourd'hui il ne faut rien exclure moi je considère que la partie n'est pas perdue.

19:07
Stéphane Le Foll

L'Etat français peut bloquer la reprise du chantier par l'armateur italien Finkanthieri le fera-t-il ? Ou nationaliser ce qu'il demande c'est-à-dire prendre le part ?

19:15
Invité

Oui j'ai bien entendu quel est l'enjeu ?

C'est que ce chantier qui a des commandes qui sont largement remplies pour les 5 ou 10 ans qui viennent qui est un enjeu aussi de défense qui est un enjeu aussi pour la construction de padebots de grande taille avec un problème l'actionnaire coréen qui était celui qui existait aujourd'hui tombe dans la situation une défaillance STX catastrophique qui fait que mais le chantier lui-même est rentable le chantier lui-même est rentable mais on est toujours sur le même sujet c'est qu'un chantier rentable et une activité industrielle rentable nécessitent des financements pour pouvoir assurer son développement bon donc l'Etat va agir qu'est-ce qu'on veut qu'est-ce qu'il veut faire ?

mais l'Etat c'est très simple c'est qu'on a un chantier qui est un des plus performants au niveau mondial avec un savoir-faire qui nous met en position de compétitivité sur l'ensemble de la planète et sur des segments extrêmement précis je l'ai dit sur les grands paillebots de luxe et de croisière et aussi mais il va agir comment l'Etat

20:19
Présentateur

mais vous avez surtout 33% donc qu'est-ce que vous bloquez avec vos 33% ?

20:23
Invité

on est actionnaire donc l'Etat posera des conditions les conditions c'est la pérennité de l'activité la sécurisation des savoir-faire et la capacité de se projeter dans l'avenir ne faut-il pas être plus violent Donald Trump qui n'est même pas encore président vient de dissuader Ford d'investir au Mexique laquelle Ford rapatrie une partie de l'investissement prévu dans le Michigan aux Etats-Unis finalement les menaces et le protectionnisme et bien on a l'impression que ça marche oui mais ça c'est sur un sujet il faut regarder une économie aujourd'hui de manière plus large j'attends de voir oui vous prenez un exemple vous me dites regardez ça marche formidablement bien j'attends de savoir ensuite ce que seront aussi les conséquences de telle et telle décision sur les exportations américaines vers le Mexique moi j'ai connu des sujets sur des moments de débat entre l'Europe et la Chine et les conséquences que ça pouvait avoir sur des exportations ça fait 700 emplois dans le Michigan oui mais on peut tout à fait avoir des stratégies faut-il qu'elles soient globales vous pouvez avoir les 400 emplois sur Ford dans le Michigan et en perdre d'autres ailleurs c'est le solde c'est la capacité qu'on a à avoir une économie de manière globale qui crée de l'emploi et qui se développe qui est intéressante et qui est importante c'est pas simplement un sujet pris au hasard ou comme peuvent le penser par exemple Arnaud Montebourg qui dit il suffit de dire 80% des marchés publics doivent être réservés aux industriels français et on aura révélé le problème de la mondialisation et de l'industrie française ben non ben non je suis désolé de le dire c'est un peu plus compliqué que ça donc attention à ces sujets qui consistent à simplifier et sur un exemple il y a eu aussi des rapatriements de Chine vers la France d'entreprises j'en ai vu et c'est tant mieux et il faut qu'on les encourage et il faut qu'on soit capable aussi d'avoir une politique commerciale au niveau européen qui arrête aussi de laisser penser que c'est uniquement en ouvrant les marchés qu'on va développer l'économie c'est pas vrai autre sujet Cédric Quéroux sera jugé cet après-midi à Nice pour avoir aidé des migrants en situation irrégulière alors selon vous c'est un délinquant ou quelqu'un qui a juste fait preuve on va l'écouter au micro de Gael Jolie de France Info

22:32
Locuteur 4

moi j'ai envie de demander au procureur qui m'explique concrètement ce que j'ai fait de mal vraiment moi je veux bien être jugé mais j'ai envie aussi que les pouvoirs publics soient jugés aussi donc moi je préfère être enfermé avoir la tête libre en prison qu'à vivre comme monsieur tout le monde en fermant les yeux mettant les oeillères moi les oeillères je ne le mettrais pas en tout cas

22:52
Invité

Alors quelqu'un qui a fait un geste humain ou un délinquant il est jugé aujourd'hui Non on ne va pas résumer ça entre toujours pareil entre un délinquant donc monsieur le ministre ou c'est un geste humain il a fait un geste humain et un geste militant qu'il assume puisqu'il le dit lui-même je préfère vivre libre en assumant mais un état a aussi une responsabilité la responsabilité c'est de faire respecter ce qu'est le droit d'asile et la capacité qu'on a à accueillir des migrants je rappellerai tiens dans notre département de la Sarthe les migrants qu'on a accueillis aujourd'hui et que j'ai été voir à plusieurs reprises pour voir comment ça se passe la capacité qu'on a à les intégrer à les insérer et à faire en sorte qu'ils aient cette capacité à trouver en France un vrai projet de vie et donc un état qui prend ses responsabilités et qui ne peut pas laisser faire des choses qui ne sont pas conformes aux lois et aux règles qui s'appliquent ici en France donc le droit d'asile est un droit qui doit être absolument respecté l'immigration irrégulière si on considérait qu'à chaque fois que quelqu'un arrive et que de toute façon on a un devoir c'est ce qu'il dit de l'accueillir à ce moment-là on aurait de gros problèmes pour pouvoir le faire dans des conditions qui permettent justement que cet accueil débouche sur un projet de vie c'est ça la différence le procès de Cédric Heroud démarre cette affaire le procès est assis sur l'application des règles de la loi alors je n'ai pas en tête exactement ce qui se passe il a une position militante que je respecte j'en fais pas un délinquant pour autant mais il ne peut pas dire je voudrais que l'état soit en procès parce que le procès de l'état c'est ce que je vous l'ai dit l'état a une responsabilité pour tout le monde pas que pour lui pour tout le monde

24:31
Présentateur

dernière question Guy

24:31
Invité

serez-vous candidat au législatif ? il y a de fortes probabilités

24:36
Stéphane Le Foll

que je sois candidat au législatif d'accord donc ça c'est ton mot de jeûne donc vous serez candidat dans la Sarte j'ai une dernière question

24:41
Invité

je ne bouge pas moi je vous signale que là aussi je vais avoir quelques années j'ai jamais bougé de la circonscription dans laquelle j'habite alors que François vous le dirait alors que François vous le dirait jamais bougé depuis 56 ans je ne devrais pas le dire de la 4ème circonscription de la Sarte

24:56
Stéphane Le Foll

vous n'êtes pas élu depuis 56 ans mais vous avez 56 ans

24:58
Invité

j'ai une dernière question j'ai une dernière question

25:00
Stéphane Le Foll

j'ai une dernière question pour qui vous allez voter à la primaire les socialistes très bonne question merci merci

25:07
Présentateur

au revoir on dirait que la bouclée bouclée merci beaucoup merci

25:12
Locuteur

merci merci