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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 17 mai 2023 29 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesJusticeImmigration & asile

Fonds Marianne : vers un scandale d'Etat ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette affaire du Fonds Marianne entretient le fait qu'il y a eu un problème avec ce fonds ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette affaire prend dans l'opinion ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui a conduit au choix des projets pour le Fonds Marianne ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats veulent-ils tourner la page de la réforme des retraites ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats vont-ils être forcés de reconnaître des concessions ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    La proposition de loi abrogation retraites est-elle inacceptable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00SteveChiffre
    « Marlène Schiappa qui connaît la chute la plus forte elle perd 6 points de popularité »
  • 14:00Sophie BinetFait
    « il faut que le gouvernement et le président de la République reviennent à la raison il faut renoncer à cette réforme qui ne répond à aucune nécessité économique »
  • 21:00Charles de CoursonFait
    « les seuls représentants du peuple dans ce pays ce sont les députés »
  • 28:00Fait
    « le tribunal administratif a dit non il estime qu'aucune tradition bien établie dans cette ville ne permettait d'autoriser les spectacles avec mise à mort de taureau »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et avec nous le politologue Bruno cotress bonjour Bruno merci beaucoup d'être avec nous et Frédéric David nous a rejoint bonjour Frédéric directeur général opinion de l'Ifop Steve est avec nous re bonjour Steve on va parler des consultations à Matignon très Isabelle Bornel et syndicats qui ne veulent pas tourner la page de la réforme des retraites empêcher l'examen de la proposition de loi pour abroger la réforme des retraites seraient inacceptable prévient Laurent Berger alors que la majorité présidentielle veut brandir un article de la Constitution pour rendre ce texte il recevable et puis on parlera du Sénat qui a lancé ses travaux sur le fond Marianne se font lancer après la mort de Samuel Patier dont l'attribution est controversée alors y a-t-il scandale d'État on verra les temps forts des premières auditions si vous avez suivi ça hier avec attention d'abord en regardant ensemble l'actualité dans nos régions et dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Poitiers retrouver Baptiste bise directeur adjoint de la Nouvelle République et Centre Presse dans la Vienne bonjour Baptiste merci beaucoup d'être avec nous on va parler avec vous de Joël robucheux près de 5 ans après la mort de Joël Robuchon vous allez nous parler ce matin du projet d'institut gastronomique qu'il souhaitait créer dans le Poitou ouais nous ont effectivement le point dans les éditions de la Vienne de la Nouvelle République et de centre presse ce matin sur le projet d'institut gastronomique Joël Robuchon dans les derniers mois de sa vie le chef le plus étoilé du monde avait jeté toutes ses forces dans ce projet qui lui tenait très à coeur pour comprendre ce projet il faut savoir que Joël Robuchon était né et avait grandi à Poitiers dans le quartier de la cathédrale il en parlait toujours avec beaucoup d'émotions et il restait très attaché à son Quatu il avait racheté la maison construite par son père de ses propres mains et tenait absolument à laisser ce centre de formation d'excellence en héritage au poids de vin alors près de 5 ans après son décès cette institut n'a toujours pas vu le jour mais le projet avance au départ l'idée était de créer un institut gastronomique dans le cadre magnifique de la Maison Dieu de Montmorillon au sud de Poitiers depuis le chef est donc décédé la crise du covid est passée par là et une partie du projet a été réorientée à Chasseneuil-du-Poitou comme une connue pour avoir été le fief de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin mais aussi pour son Futuroscope le 15 décembre dernier le Conseil Régional de nouvelle Aquitaine a approuvé la création d'une école régionale de la restauration collective pour un investissement de 30 millions d'euros sur le site d'un ancien lycée de cette commune de l'agglomération de Poitiers et le site qui s'intègre au projet Robuchon accueillera des apprenants qui viendront suivre des formations vers l'excellence en restauration collective plus récemment il y a un mois un permis était délivré pour un autre bâtiment pour la construction d'une école de formation culinaire de type lycée hôtelier destiné à accueillir 200 étudiants dans une vingtaine de formations sur la technopôle du Futuroscope sur les plantes que nous avons pu consulter les visages de Joël Robuchon et de sa fille Sophie apparaissent en grand format sur la longue façade vitrée du bâtiment sur ce site de trois hectares un restaurant serait créé sous le nom de Sophie Robuchon Baptiste le chef étoilé de Haute-Loire Régis Marcon fait aussi partie de l'aventure à ce jour le tour de table financier n'est pas bouclé pour l'école de formation culinaire sur le site du Futuroscope et les investisseurs ne se sont pas encore formellement engagés pour le projet de Montmorillon de son côté le président délégué du département en charge des grands projets espèrent toujours une ouverture de l'établissement de Régis Marcon des septembre 2026 merci beaucoup merci c'est d'avoir été la Nouvelle République où en est le projet d'institut Robuchon c'est à la haine de votre journal ce matin merci Baptiste bise d'avoir été avec nous pour nous parler de cette actualité on va parler de l'actualité du Sénat maintenant estime c'était hier le top départ de la commission d'enquête du Sénat sur le fond Marianne oui une commission d'enquête mise en place à l'initiative du groupe socialiste et qui vise à répondre à une question comment des fonds publics ont été distribués par le gouvernement dans sa lutte contre le séparatisme on parle en l'occurrence de l'argent du fond Marianne une structure lancée en avril 2021 par mail Marlène Schiappa alors ministre chargé de la citoyenneté on est dans la foulée de l'assassinat de Samuel Paty et le gouvernement souhaite financer des projets pour diffuser les valeurs de la République 2 millions et demi d'euros sont débloqués pour l'occasion et des millions qui ont été gaspillés c'est la question oui qui se pose en filigrane 71 associations déposé des projets 17 ont été retenus parmi ces 17-2 ont capté la majorité des financements les sénateurs veulent donc savoir sur quels critères ces associations ont été sélectionnées ils ont donc auditionné hier le préfet Christian gravelle il est secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation c'est ipdr c'est ce comité qui était chargé de la gestion administrative des fonds alors sur quels critères l'argent est-il a-t-il été débloqué hier on n'a pas vraiment une réponse écoutez-le dans le cas particulier de ce comité de sélection étant donné l'enjeu je concède pleinement que nous aurions dû collectivement envisager un compte-rendu avec également un certain nombre de Verbatim en tout cas au moins saisir saisir la logique qui permettait d'expliquer pourquoi tel ou telle association a été choisie ou telle autre ne l'a pas été les choix ont été faits ont été mesurés et pesés et il était plus précisément question Steve hier de deux associations oui ces deux associations qui ont capté la majorité des fonds il faut entrer dans le détail de cette affaire qui a été révélée à l'origine par nos confrères de Marianne et de France 2 On parle de l'association reconstruire le commun qui a touché 330 000 euros à la publier plusieurs vidéos critiques sur des candidats de gauche notamment pendant la campagne électorale la deuxième association c'est l'US ppm l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire elle a obtenu 355000 euros pour des publications en ligne très peu suivies sur internet et les réseaux sociaux mediapart révèle ce lundi que les candidatures de ces deux associations reposées sur des dossiers très fragiles le dossier du US ppm ne comportait par exemple qu'un simple document A4 réponse de Christian Gravel hier j'ai compris avant de venir vous voir il y a quelques jours que vous n'avez pas reçu quelques pièces et notamment les fiches d'instruction exhaustives de certains projets donc cette recette que vous nous avez envoyé voilà c'est bien pour ça que je vous dis c'est une erreur de notre part nous aurions dû vous envoyer cette pièce je pense notamment à l'uspm qu'on va sans doute évoquer dans quelques instants et il n'y avait pas je vous rassure d'emblée qu'une fiche d'une petite page nous avons reçu une fiche d'instruction en bonnet due forme de plusieurs pages qui étaient très détaillées et qui permettait évidemment d'étayer et de ce qui a été notre cas de nous convaincre d'envisager du lieu accorder la première subvention pour les sénateurs n'ont pas vraiment été convaincus par cette audition les documents dont parle le préfet vont maintenant être transmis au sénateur à faire à suivre la prochaine audition de la commission d'enquête c'est la semaine prochaine et on suivra évidemment tout ça c'était un peu fou c'est le moins qu'on puisse dire si vous avez suivi ça avec attention hier Bruno kotresse est-ce que ça entretient le fait qu'il y a eu un problème avec ce fond Marianne toujours effectivement qu'on ne puisse pas dire très rapidement très clairement qu'est-ce qui a conduit au choix d'un projet normalement l'état d'esprit du code des marchés publics en tout cas voilà et de l'utilisation de l'argent public c'est qu'on recherche toujours l'équilibre entre le mieux disant sur le fond du dossier il me disant budgétaire le me disant budgétaire ne peut jamais servir de d'arguments ultime puisque c'est pas parce que une proposition est pas chère entre guillemets ou elle a un budget faible qu'elle est forcément choisie il faut encore qu'elle réponde bien sur le fond donc normalement on doit assez pouvoir rapidement présenter un argumentaire qui motive le choix d'un d'un dossier lorsque quelqu'un candidate à un fond public et sur ces deux aspects donc normalement ça devrait être relativement simple il y a un cahier des charges normalement ce cahier des charges fait l'objet l'examen dans une commission et cette commission doit être normalement extrêmement attentive au compte-rendu qu'elle doit faire parce que il peut y avoir aussi des personnes qui n'ont pas été sélectionnées qui demandent des comptes donc voilà il faut assez rapidement que ceux qui ont participé au dispositif de sélection puisse répondre sur ces deux questions le fond et le budget qu'est-ce qui les a amenés à conduire et puis un question aussi qui est l'utilisation c'est à dire qu'est-ce qui a été fait là ça fait deux ans que ce fond a été créés donc du point de vue on va dire du fonctionnement des institutions il est bon que les assemblées ou que un moment donné celui qui veille à la bonne utilisation des fonds publics puissent au bout de deux ans demander des comptes qu'est-ce qui a été fait quelle est la valeur ajoutée et ce sont des questions qui sont essentielles parce que vous savez le l'opinion est très sensible à ces questions il y a un climat de l'opinion qui considère que le politique s'exonère très souvent des des demandes qu'il adresse à la société il a une demande d'exemplarité par rapport à la société et beaucoup de Françaises et Français considèrent que le politique rapidement s'exonère un peu de de cette de cette perspective et on va demander à Frédéric est-ce que cette affaire du fond Marianne prend dans l'opinion est-ce que c'est un impact absolument pas pour l'instant chaque semaine nous posons des questions d'actualité ouverte on sous gère pas de réponse sur qu'est-ce qui vous a frappé qu'est-ce qui vous a marqué au cours des dernières semaines dans l'actualité ce n'est absolument pas sorti même si comme Bruno cotresse l'a très bien dit ça pourrait prendre ça pourrait feuilletonner puisque la question de l'utilisation de l'agent public ou va l'argent dans un contexte général de défiance à l'égard du fonctionnement des services publics l'État que fait-il de notre argent ou va l'argent et d'ailleurs c'est une communication parallèle du gouvernement avec le lancement du site et de la consultation initiée par Gabriel Attal c'est une question qui se pose voilà où vont mes impôts maintenant pour l'instant ça ne prend absolument pas alors dans la notre dernière livraison diffusée hier soir du baromètre il faut Fiducial pour Paris Match et SUD RADIO symboliquement c'est Marlène Schiappa qui connaît la chute la plus forte elle perd 6 points de popularité est-ce qu'il y a un lien avec le fond Marianne je ne le pense pas je mon avis c'est plus les controverses autour de son interview controversé dans le magazine Playboy c'est une idée que peut-être elle fait jouer davantage la communication que l'action on l'entend plus sur des éléments de communication côté sur des éléments du changer la vie un ministre un responsable politique est là pour transformer le quotidien maintenant voilà ce n'est pas encore une affaire d'état Christian Gravel est un grand serviteur de l'État qui a été à la pointe notamment sur des questions de d'éradicalisation la présomption d'innocence est complètement doit être absolument respectée mais c'est vrai que les montants peuvent si je puis dire interloquer et comme l'a dit Bruno cotress et un institut de sondage qui est en lien avec la demande publique sur des appels d'offres les choses sont extrêmement cadrées surveillés et je le dis les spectateurs contrôler donc voilà pour l'instant il n'y a pas d'affaires d'État c'est le moment qu'on puisse dire ça ne prend pas pour le moment parce que d'abord c'est assez récent ensuite aussi parce que il y a déjà tout un tout un ensemble de représentations liés à l'activité politique et perçue quand même de manière très négative par les Françaises et les Français par contre c'est vrai que si l'affaire devient un véritable feuilleton qu'il y avait des affaires dans les affaires c'est-à-dire qu'on dit finalement non seulement les principes qui ont conduit à sélectionner des projets n'étaient pas très clair mais en plus l'argent public n'a pas été ensuite très bien utilisé alors ça par contre du point de vue de l'image de la ministre et de sa position dans le gouvernement ça pourrait terriblement la fragiliser on va parler des rencontres entre les syndicats et Elisabeth borne qui ont débuté hier elle a reçu hier Laurent Berger et Frédéric Souillot de force ouvrières elle va recevoir aujourd'hui entre autres Sophie Binet la secrétaire général de la CGT elle était ce matin l'invité de France Inter on va écouter ce qu'elle attend de cette rencontre une colère très forte dans le pays et que c'est pas possible de passer en force et de ne pas écouter son peuple il faut que le gouvernement et le président de la République reviennent à la raison il faut renoncer à cette réforme qui ne répond à aucune nécessité économique et réouvrir des négociations sur la base d'une feuille blanche ensuite je pense que les manœuvres anti-démocratique ça ne peut plus durer ça n'est plus possible et qu'il serait gravissime je dis bien gravissime que les députés encore une fois soit empêchés de voter sur la question de la réforme des retraites on va revenir sur cette histoire de PPL liotte et d'abrogation de la réforme des retraites mais sur ce qu'elle dit au début comment les Français perçoivent ça se dialogue finalement qui renouait même si on l'entend et on entend son fibinet évidemment ils ne sont pas d'accord les syndicats ne veulent pas tourner la page et les Abed bains de veut tourner la page et il y a eu un impact de cette réforme de retraite sur les relations syndicales exécutives très clairement et c'est vrai que vous l'avez bien rappelé Oriane on est sur deux logiques antagonistes on a un gouvernement un couple exécutif avec aussi la très forte occupation du terrain médiatique par email Macron qui à tourner la page à désaxer si je puis dire l'agenda des Français qui était jusqu'à encore quelques jours monothématiques à savoir réforme des retraites j'avais été frappé par une enquête il faut fiduciale pour SUD RADIO après le premier mai après le vote malgré tout de la loi par le 49-3 après la validation du Conseil constitutionnel on avait encore 55 % des Français qui considéraient qu'il devait encore avoir des mouvements sociaux des manifestations contre cette réforme des retraits donc la logique du gouvernement de tourner la page celle des syndicats de continuer même si ces rencontres constituent un élément modeste de victoire pour le gouvernement sur le mode business à the Joel si je puis dire on revient au dialogue social classique maintenant voilà faut voir ce qui va en sortir mais c'est vrai que malgré l'éloignement temporel des mouvements sociaux il y a encore le rendez-vous on va en parler du 8 juin je suis frappé de voir que dans leur discours les Français continuent à évoquer la réforme des retraites continu évoqué à soutenir le mouvement social et ce qui est très notable et j'ai envie de dire intéressant c'est que ils se sont ils s'exprime moins maintenant sur le fond ce passage tant décrié de 62 à 64 ans que sur la méthode et le 49-3 le passage en force l'impression de bruitalité et d'auto et d'autorité reste toujours en pointe dans les critiques adressées au couple exécutif et justement sur la méthode on va parler de ce qui va se passer le 8 juin mais sur ce dialogue finalement qui renoué entre les syndicats et Elisabeth borne est-ce que ça peut déboucher sur quelque chose Bruno cotressière Laurent Berger qui était reçu hier soir il dit faut pas que ça soit des mesures est non c'est un peu vraiment ce qui est vraiment intéressant c'est à dire qu'au fond l'objectif du gouvernement c'est pas seulement de ramener les syndicats autour de la table et d'envoyer une image une communication qui est la restauration du dialogue social mais c'est peut-être encore plus fondamentalement d'amener les syndicats presque un peu de l'or forcer le bras pour les amener à dire qu'ils obtiennent des choses que peut-être il n'aurait pas obtenu s'il n'y avait pas cette situation de tension et c'est toute l'enjeu au fond de cette de cette mise en place d'un renouveau de retisser le dialogue social est-ce que les syndicats à un moment donné vont être obligés de dire finalement oui on a obtenu des choses et c'est parce que la barre a été mise très haut d'une point de vue de nos exigences qu'on a pu obtenir des choses et la première ministre a été obligée de tenir compte d'un rapport de force aussi donc voilà on voit que c'est c'est assez subtil parce que du côté du du gouvernement on a impérativement besoin de gommer cette image d'un dialogue social qui était bafoué d'un parlement qui n'a pas été dans ses droits d'une image de effectivement comme Frédéric Davy vient de le rappeler d'une image d'un pouvoir qui décide de tout toujours tout seul donc ça c'est très important pour Emmanuel Macron et sans doute que du point de vue de l'exécutif on est prêt à certain nombre de concessions aussi pour obtenir cette image que les syndicats a finalement sont obligés de dire voilà on a obtenu des choses ça a marché et si Elisabeth borne obtient ça je pense qu'elle peut sauver sa tête oui tout à fait d'accord c'est vraiment l'idée de revenir à une certaine normalité le président l'a dit dans cette invention beaucoup de choses sur les relations au sein de l'entreprise sur le travail enfin l'objectif il est extrêmement clair la finalité de tous les messages de l'exécutif c'est désaxer l'agenda des Français revenir à des négociations apaisées avec les syndicats avec un vrai direct social sachant que clairement on l'entend quand on entend Sophie Binet sur France Inter tout à l'heure c'est l'idée que ça ne passe pas du côté des syndicats il y a une journée d'action le 6 juin encore une fois est-ce que c'est une logique de baroud d'honneur on l'avait dit à plusieurs reprises ça ne s'est pas produit est-ce qu'il y aura encore beaucoup de monde dans la rue notamment des salariés du secteur privé pour espérer avec ce lapl du 8 juin que cette réforme soit abrogée même si je suis frappé de voir quand même que les Français commencent commencent à tourner la page la question sur est-ce que les manifestations doivent se poursuivre date il y a une quinzaine de jours il sera intéressant de la reposer pour voir si vraiment ça y est on va basculer sur autre chose mais il restera toujours j'ai envie de dire de la rancœur sur le chagrin et c'est vrai que ça reste je trouve l'acte lourd de cette première année du quinquennat ce que vous ferez vous reposerez la question mais évidemment on va parler de cette proposition de loi du 8 juin la proposition de lote nouveau point de crispation entre les syndicats et l'exécutif hier Laurent Berger a prévenu empêcher l'examen de ce texte serait inacceptable on a entendu Sophie Binet ce matin dire que ce serait gravissime un avis que partage Charles de Courson qui est membre du groupe piote on écoute tout a été fait pour empêcher l'Assemblée nationale de se prononcer sur ce texte quel que soit l'issue du vote du du 8 juin le but c'est de rappeler que les seuls représentants du peuple dans ce pays ce sont les députés voilà qui sont les représentants du peuple et que c'est à eux d'en trancher quelques soit l'appréciation qu'on porte sur l'Assemblée nationale mais voir empêcher les représentants du peuple de se prononcer c'est quelque chose d'extravagant qui était ce matin sur Europe 1 ça serait perçu comment par les Français une stratégie de la majorité présidentielle qui vise à empêcher l'examen de cette proposition quoi n'est pas très visible et compréhensible PPL etc mais si le message passé c'est que de nouveau le gouvernement bloque les choses ça sera absolument dévastateur parce que ça pourrait réactiver tout cet imaginaire négatif qui a fait extrêmement de mal à la popularité du couple exécutif madame borne est touché par le soupçon de passage en force d'autoritarisme de brutalité depuis avant la réforme des retraites depuis les premiers 49.3 de l'automne sur le budget 2022-2023 donc ça serait je trouve de ce point de vue là absolument dévastateur parce que ça va encore enfermer ou réactiver cette critique à l'égard du pouvoir exutif en terme de brutalité passage en force mépris des droits du Parlement et ce serait un carburant absolument formidable et pour la rue et pour la scène parlementaire les des principales oppositions notamment la nupesse finalement la majorité présidentielle et face à deux choix aussi compliqués l'un que l'autre soit empêcher l'examen de cette proposition loi via l'article 40 qui empêche d'aller dire la charge financière soit laisser le texte aller jusqu'au bout avec le risque qu'il soit voté oui c'est un conflit effectivement très très difficile à régler pour l'exécutif on voit d'ailleurs que le député de Courson si tu le débat sur la question de la légitimité démocratique lui il dit les seules représentants du peuple ce sont les députés je serai plus nuancé sur cette question les sénateurs aussi sont des représentants du peuple de manière indirecte mais le président de la République élu directement par le suffrage universel lui aussi est en représentant du peuple on voit que sur cette question de la légitimité démocratique et qui porte la légitimité démocratique c'est au fond devenu le cœur du sujet effectivement si le gouvernement finalement parvenait à utiliser l'article 40 en disant on ne peut pas débattre de cette proposition parce qu'elle a alourdi la charge publique les acteurs je ne sais pas mais les électeurs au fond n'en rentreraient pas dans ce détail ce qui capterait surtout ça serait à nouveau un gouvernement qui un c'est un aveu de faiblesse ça serait perçu comme un aveu de faiblesse c'est à dire de pas avoir le courage politique ou les ressources politiques d'aller jusqu'au bout de ce de ce vote et puis ça serait perçu comme un coup de force à nouveau avec une image sans doute très difficile à reconstruire de ce point de vue là pour Elisabeth borne qui serait définitivement clairement pleinement on va dire identifier et même en calaminer dans 49,3 et passage en force et puis la réactivation des différentes critiques on met d'évoquer avec nos côtés se nourrit du scénario rappelez-vous quelques jours avant le recours au 49-3 plusieurs membres éminents mental il y a pas de 49-3 il y aura un vote et finalement les Français ont été surpris du 49-3 là on est encore sur article 40 ou pas il y a un double risque aucun est une double un double scénario aucun est favorable au gouvernement mais je pense que réactiver chez les Français le sentiment d'un passage en force serait absolument catastrophique et pourrait le mot détruire des définitivement l'image et la confiance à l'égard notamment d'un Premier ministre c'est un texte qui pourrait passer si jamais le vote va jusqu'au bout Bruno est-ce que c'est un texte qui pourrait passer là encore avec la punaise d'une partie il semblerait au fond à nouveau reposer sur le comportement des députés du groupe LR lesquels vont aller jusqu'au bout de leur démarche c'est-à-dire ceux qui ont pris position contre le projet du gouvernement est-ce qu'à ce moment-là ils ajouteraient leurs votes à ceux qui veulent en cette proposition l'abstention aussi ceux qui vont se faire porter par on va dire le jour du jour du vote donc à nouveau on va retrouver toute une dramaturgie autour du comportement des députés les républicains pour les républicains et Antoine de fond quand même quelque chose qui devient un peu difficile pour eux qui est calé le message que veut faire passer souvent politique sur une politique publique fondamentale quelque chose de très important qui est la question des retraites est-ce que ça va leur lier les mains vis-à-vis de leur agenda en particulier de 2027 parce qu'il faudra bien un moment donné que les républicains nous disent s'il revenait au pouvoir quel serait leur politique et quel serait leur option sur la question des retraites parce que c'est une séquence compliquée pour la majorité présidentielle mais aussi pour les républicains qui n'ont jamais depuis le début réussi à afficher une ligne claire sur cette réforme des retraites il y a cette tripartition du champ politique on a vu très fortement mis en exacte pendant cette réforme des retraite et cette contestation le bloc nupestre le bloc RN et le bloc central où se trouvait l'air dans ce cadre-là et c'est vrai que LR sort plutôt affaibli hein toute une série d'enquêtes faites par l'Ifop sur qui sort en français qui sort affaibli avec une fracturation des sympathisants de chez LR puisque dans toutes les enquêtes on en a qui aura sur deux qui soutient la réforme des retraites telle qu'elle est telle qu'elle a été votée alors même que les réformes de structures des réformes précédentes avaient été soutenu massivement par LR et lrem je parlais de Sainte Alliance LR lrem ou LR Renaissance sur ce type de réformes fracturation en termes de d'image dans l'opinion entre le groupe LR du Sénat plus classique que ce groupe LR de l'Assemblée plus générationnelle avec les différentes oppositions les 19 députés qui ont voté la motion de censure oui elle est relativement affaiblie et une fois de plus c'est peut-être LR qui aura la clé de la clé de la sortie de crise alors même que la question d'une participation au gouvernement se pose et d'ailleurs est un parti désormais d'appoint même s'il est très fort localement il a encore énormément de soutien mais une fois de plus il est dans une logique de pied du mur sur cette question oui de pied du mur vraiment c'est on est vraiment un vrai on va dire une vraie Carrefour un vrai croisement extrêmement important pour les républicains il va falloir qu'à un moment donné il puisse afficher un objectif qui est un objectif ou de participer de rejoindre la majorité présidentielle ou de rentrer de envoyer un message qui est d'être dans les oppositions donc ça devient effectivement une situation qui est très compliquée il y a évidemment en toile de fond à cette question de la stratégie vis-à-vis de 2027 progressivement et en particulier sur des dimensions économiques c'est bien sûr des dimensions économiques on s'attendrait normalement à ce que les républicains se différencient de la macronie que vont-ils dire sur la question des déficits publics que vont-ils dire sur l'avenir des régimes de retraite et de ce point de vue là c'est vrai qu'ils ont fait passer un message qui est extrêmement extrêmement confus sur la question des retraites merci monsieur vous restez avec nous on regarde ce qu'elle a une de mes quotidien régionale [Musique] et si Valène de la presse régionale en mer devant les sénateurs oui Presse Océan qui titres sur Yannick Morez le maire de Saint-Brévin auditionné aujourd'hui au Sénat la commission des lois souhaite comprendre ce qui a motivé la décision de démissionner de ses fonctions dans un communiqué publié la semaine dernière il a dénoncé le manque de soutien de l'État alors qu'il faisait face à des pressions de riverains et de groupuscules d'extrême droite suite à sa décision de déménager un centre d'accueil de réfugiés près d'une école il sera reçu à Matignon par Elisabeth borne ce sera en fin de journée c'est la journée internationale de lutte contre l'homophobie oui et la Charente Libre fait à cette occasion un focus sur un tabou homosexuel et croyant de choses qui ne vont toujours pas de soi dans l'église on retrouve le témoignage de Gianni dans les pages du journal et à l'occasion de cette journée de lutte contre l'homophobie une soirée est organisée dans une église d'Angoulême soirée placée sous le signe de la tolérance puisque d'autres religions sont conviées pour l'occasion le Coran va côtoyer la bible des prières ont organisés et Gianni pourra témoigner devant un parterre de fidèle la corrida Pérol c'est non c'est non regardez Midi Libre la justice est hier un coup d'arrêt au retour de la corrida dans cette ville qui est située près de Montpellier le conseil municipal prévoyez l'organisation mi-juillet du novillada c'est une corrida je crois qui oppose je garde Frédéric oppose de jeunes taureaux à deux jeunes toreros mais le tribunal administratif a dit non il estime qu'aucune tradition bien établie dans cette ville ne permettait d'autoriser les spectacles avec mise à mort de taureau on rappelle qu'il existe dans la loi une interdiction de commettre un acte de cruauté envers un animal mais il y a une exception lorsqu'une tradition locale peut être invoquée en l'occurrence c'était pas le cas cette émission c'est notre nouvelle plateforme public sénat.fr prochain rendez-vous à 15h la séance de questions d'actualité au gouvernement il y a 18h Thomas Hulk sens public nous on se retrouve lundi prochain on vous souhaite une très bonne journée [Musique]