Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (6 juillet 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut en passer par la vaccination obligatoire pour les soignants dans un premier temps ?
- 0:24OuverteRéponse partielle
Vous êtes très surpris de la manière dont le ministre gère la situation ?
- 2:39RelanceÉludée
On parle des soignants, vous êtes contre la vaccination ?
- 4:00FerméeÉludée
Vous êtes contre la vaccination ?
- 5:22FerméeRéponse directe
Est-ce que vous voterez contre le fait que les professeurs, les fonctionnaires soient vaccinés obligatoirement ?
- 9:33OuverteRéponse directe
On ne parle pas des retraites, de la sécurité, du système éducatif...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Invité politiqueFait
« Le variant Delta gagne de l'ampleur, quatrième vague prévue pour la fin juillet, d'après le ministre de la Santé. »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Nous avons 12 fois moins de risques de contaminer quelqu'un lorsque nous sommes vaccinés. »
- 3:51Invité politiqueChiffre
« Un milliard de doses ont été injectées à ce jour dans notre pays. »
- 5:07Invité politiqueFait
« La vaccination obligatoire pour les soignants, mais pas seulement pour les soignants, mais pour les professeurs, pour les fonctionnaires, est à l'étude. »
- 6:18Invité politiqueFait
« Le pass sanitaire sera renforcé, évidemment. Il deviendra peu au prou un pass vaccinal. »
- 6:25Invité politiqueChiffre
« On sait combien de milliards ça a coûté. »
- 7:13PrésentateurChiffre
« La crise a coûté 260 milliards. »
- 9:17Invité politiqueChiffre
« Il y a 1 million de plus de 75 ans qui ne sont toujours pas vaccinés. »
- 10:37PrésentateurChiffre
« Ils veulent faire cette réforme de retraite pour 5 milliards d'euros. »
- 10:40PrésentateurChiffre
« Il y a 15 milliards d'euros de fraude à la carte vitale. »
- 11:08PrésentateurChiffre
« J'estime absolument scandaleux d'avoir un pouvoir qui donne 10 milliards d'euros par an à l'Union Européenne. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Nicolas Dupont-Aignan19 %
- ?11 %
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C'est nous, il est 8h15. Bienvenue à tous. Laurence Ferrari, vous recevez ce matin Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Laurence
Ferrari. Bienvenue
dans la matinale de C-News. Le variant Delta gagne de l'ampleur, quatrième vague prévue pour la fin juillet, d'après le ministre de la Santé. Il
y
a une hausse du nombre des cas, mais pour l'instant pas de hausse des hospitalisations. Est-ce qu'il faut en passer par la vaccination obligatoire pour les soignants dans un premier temps ?
D
'abord, je suis très surpris
de
la manière dont le ministre gère à nouveau ce qui se passe, parce qu'il y a une très très faible hausse. On est à 2300 cas, c'est-à-dire quasiment rien. Je ne dis pas qu'il peut y avoir demain des choses, mais il y a une sorte, franchement je réfléchissais ce matin, de manipulation permanente de la peur. En fait, ce gouvernement ne peut fonctionner, ne peut exister que par la peur.
Et
je ne crois pas qu'on règle les problèmes par la peur. On
les
règle comment ? On les règle par l'anticipation.
C
'est-à-dire que le ministre
ferait bien
de s'occuper des lits qu'il est en train de supprimer dans les hôpitaux. Il ferait bien de s'occuper du séquençage, puisqu'il n'augmente que très peu, et on est très en retard face à la Grande-Bretagne. Il ferait bien de s'occuper de la recherche, il ferait bien de s'occuper des soins, bref, de tout ce qu'il n'a pas fait depuis qu'il est en fonction.
Après, il s'est pris la crise du Covid dès
qu'il est arrivé. Ça fait quand
même un certain temps qu'on
sait
qu'il faudrait éviter de fermer des lits, qu'il faudrait éviter... Je voyais un chef de service tout récemment d'un grand hôpital parisien. Il a 30% de ses infirmières et de ses aides-soignantes qui quittent l'hôpital à la rentrée.
Pourquoi ?
Parce qu'elles n'en peuvent plus, des conditions de travail,
elles
n'en peuvent plus de la stigmatisation,
elles
n'en peuvent plus de ne
pas
avoir les équipements. Alors avant de s'attaquer maintenant aux soignants qui ont tant donné, il ferait mieux d'arrêter de leur dire des mensonges, parce que ce n
'est
pas la vaccination obligatoire des soignants qui va empêcher les gestes barrières à
l
'hôpital. Et il est écrit sur Santé publique France,
donc
c'est le ministre, Santé publique France, il est écrit exactement l'inverse de ce qu'il dit.
Il
est écrit que vous pouvez être vacciné
et
que vous pouvez transmettre, surtout si vous êtes soignant.
Vous savez que l'Institut Pasteur a fait une étude,
mais je ne
peux
pas vous laisser dire ça. Nous avons 12 fois moins de risques de contaminer quelqu'un lorsque nous sommes vaccinés. 12 fois
moins. Alors pourquoi ? Donc
les chiffres ont un sens, les études de l'Institut
Pasteur aussi. Mais alors pourquoi
Santé publique France écrit, vous pouvez aller voir, pourquoi l'OMS dit, si vous êtes vacciné,
vous
pouvez transmettre le virus. Donc ça veut dire
que les soignants... Personne n'est le contraire.
12 fois moins.
En
tout cas vous
pouvez transmettre. Donc un soignant. Non, je reviens à l'affaire des soignants. Donc les soignants, on ne les vaccine pas.
Non, deux secondes. Je reviens à l'affaire des soignants. Arrêtons de faire des soignants, des boucs émissaires. Vous pouvez les vacciner de manière obligatoire. Il faudra quand
même des gestes barrières. Ce qui est cas pour l'hépathie B
pour un certain nombre de maladies.
Ce sera quand même... Vous serez quand même obligé d'avoir des
gestes barrières.
Or, il est normal que des soignants
qui
ont un vaccin, qui savent que le vaccin est toujours, contrairement à ce qu'a dit le ministre hier ou avant-hier, est toujours en phase de test, puisque la fin de la phase d'étude des vaccins sera 2023.
Et je lisais ce
matin...
à
des personnes,
à des êtres humains. C'est déjà le cas. C'est déjà le cas.
Excusez-moi. Il
y a déjà des
vaccinations obligatoires pour les soignants.
Oui, mais pas de vaccins qui sont toujours en phase d'autorisation conditionnelle de marché. Pas de vaccins qui sont toujours en phase d'études. En EHPAD, on
attend
2023
pour
demander aux aides-soignants de se faire vacciner. On n'impose pas à quelqu'un
de
prendre un produit
qui
est toujours en phase d'études. On n'impose pas à quelqu'un de prendre un produit, dont un vaccin, dont le fabricant se désengage de toute responsabilité.
Un
milliard
de doses
ont été injectées
à ce
jour dans notre pays. Avec des effets secondaires qui sont désormais connus.
Avec des effets secondaires. Donc
vous
êtes
contre la
vaccination ? Non. Alors vous êtes quoi ? Je dis que la vaccination d'un vaccin dont on n'a pas le recul entier, qui est toujours sous autorisation conditionnelle, dont les fabricants se dégagent de toute responsabilité, ce vaccin obéit à la liberté individuelle, qui est un bénéfice-risque, qui doit être fait, si je peux me permettre, avec le médecin traitant, pour une personne qui a un risque de morbidité, pour une personne âgée, pour une personne pour laquelle le Covid peut entraîner la mort, j'ai toujours recommandé le vaccin.
En revanche, pour des jeunes, où il n'y a eu aucun mort du vaccin, moins que les attentats islamistes, du virus, moins que les attentats islamistes, je maintiens que le vaccin ne doit pas être obligatoire.
On
parle des soignants.
Mais il y
a
des soignants qui sont jeunes, chère
madame.
On est d'accord, c'est même la règle.
Et
si vous voulez qu'on continue comme ça, avec un hôpital complètement désorganisé, on le fait. Je pense, et je maintiens, que la recommandation, la conviction, est bien plus efficace qu'une contrainte, qui de surcroît serait illégale.
Nous n'oublions jamais
que ces vaccins n'ont pas d'autorisation définitive.
La
vaccination obligatoire pour les soignants, mais pas seulement pour les soignants, mais pour les professeurs, pour les fonctionnaires, est à l'étude, et plus qu'à l'étude,
puisqu'un projet de loi
est en ce moment mis en place à l'Assemblée nationale. Il va être voté avant la fin de la session extraordinaire à laquelle vous participerez, puisque, évidemment, vous êtes à l'Assemblée. Est-ce que vous voterez contre le fait que les professeurs, les fonctionnaires
soient
vaccinés obligatoirement
? Je voterai contre l
'obligation vaccinale. Je voterai contre cette société qui vise à diviser les Français. En vérité, ce gouvernement gouverne par la peur, par la division des Français, dresse les vaccinés contre les non-vaccinés, alors qu'on sait très bien que les non-vaccinés peuvent transmettre, et qu'alors qu'on sait très bien, et que c'est complètement incohérent
avec la décision de dire que
quand on est vacciné, on est protégé. Si on est protégé quand on est vacciné, on n
'a
pas à avoir peur. Donc, c'est complètement aberrant ce qui se dit. Et ce n'est que mensonge sur mensonge. Je dis,
et
je maintiens, que c'est un exercice individuel, bénéfice-risque, avec son médecin traitant. Et il n
'y a
qu'en Arabie Saoudite que c'est obligatoire. Si vous voulez imposer le vaccin, je pense qu'il y
a
beaucoup de Français qui résisteront.
Alors, en tout cas, il y aura un projet de loi à
l
'Assemblée. Vous pourrez vous y opposer puisque vous êtes député.
Et ce sera aux Français
de juger aux
élections
présidentielles. Le
pass
sanitaire sera renforcé, évidemment. Il deviendra peu au prou un pass vaccinal. Les tests PCR de confort seront désormais à la charge du citoyen.
On
sait combien de milliards
ça a coûté.
Laissez-moi juste terminer. Et les malades du Covid, pour ceux qui sont malades, il y aura un renforcement des sanctions pour ceux qui refusent de faire le confinement chez eux de 8 jours, même s'ils n'ont pas de symptômes.
Ce
qui est quand même
extraordinaire. C'est un package qui aura dans ce projet de loi. C'est un package d
'une société totalitaire. Oui, je le pense.
Et je vais vous dire, oui,
parce que c'est complètement aberrant. Vous exagérez.
Rendre
payant les tests. Rendre payant les tests. Allons-y. Ça veut dire quoi ?
De
confort. De confort. Et comment on décide qu'un test est de confort ou pas ?
On
n
'a pas d'obligation d
'avoir un test. On a
un policier qui vient vous expliquer comment un test
est de confort ou pas. Non, vous vous
présentez ou pas un
certificat de vaccin. Non, mais comment vous faites ?
Vous
savez,
je ne
suis
pas médecin. Alors, quelle est cette société ? On nous explique que le danger,
c
'est de passer le virus. Le test gratuit, c'est le moyen d'éviter la propagation du virus.
Ça a coûté 2 milliards d'euros. Oui. On continue ? La crise a coûté
260 milliards. Et les
vaccins, ils coûtent combien ?
On continue ? Ils coûtent combien les vaccins ? On n'a même pas le prix. 260 milliards la crise. Si on avait fait les tests comme je l'avais recommandé, si on avait mis le port du masque comme je l'avais recommandé au début, on n'aurait pas eu cette crise comme cela. Et il
y
a des pays comme le Maroc et d'autres qui ont bien mieux géré l'affaire. Donc, moi, qu
'on
m'explique, alors on va faire payer le test. Ça veut
dire
que les gens ne vont plus se tester. Ça veut
dire que les gens vont garder le virus. Mais avec
le virus, ils peuvent passer. En Israël, vous avez 40% des
contaminés qui sont vaccinés.
Avec le vaccin.
Vous avez 40% des contaminés
qui sont vaccinés. Absolument, avec des formes
très légères. Puisqu'évidemment, cela protège des formes grasses.
Et que ça réduit
de 12 fois le
risque de contaminés des autres. Vous pouvez répéter en
boucle les chiffres.
Vous pouvez répéter les
boucles en chiffres. Mais une société qui imposerait la prise en compte d'un vaccin qui n'est pas
testé
complètement. Et dont les fabricants, et ça vous ne pouvez pas le nier, dégagent toute responsabilité
juridique. Les autorités de la santé
nous disent le contraire. Mais bon,
voilà,
je n'ai pas
le papier sous les yeux pour vous dire que... Vous n'avez même pas accès aux
contrats qui sont secrets. Exactement, c'est ce que j'allais vous dire.
Qui
sont secrets.
Je n'ai pas
d'avis là-dessus.
Et
je pense
qu'il y a des millions français... Donc encore moins de vaccination obligatoire
pour l'ensemble de la population française.
Vaccination est un choix individuel. Bénéfice,
risque. Mais non,
il y a 11 vaccins obligatoires aujourd'hui. Ça
n'a rien à voir. Parce que le vaccin
sur le Covid n'a pas été testé. Il y a des variants qui ne viennent pas d'ailleurs de France. Vous pouvez vacciner toute la population française. Vous allez vacciner 7 milliards d'individus tous les 6 mois. Le variant, il vient d'où, là
?
Il ne
vient
pas de la banlieue française, il vient d'Inde. Il y
a
un nouveau variant qui vient du Pérou. Vous croyez que... Et on va nous expliquer bientôt qu'il faut un troisième vaccin, un quatrième vaccin ?
Il
y aura peut-être des rappels, effectivement.
Ah oui, des rappels.
Sans savoir du tout ce qu'on veut. Comme la
grippe, on se vaccine tous les ans.
On n'en fait pas
un drame. Ben oui, c'est efficace. Mais évidemment, c'est efficace.
Eh bien,
il y a beaucoup de Français qui ne le pensent pas comme ça.
Mais peut-être qu'ils ne pensent
pas, mais dans les hôpitaux, on le sait.
En tout cas, moi, je fais confiance aux Français à la liberté individuelle. Quand vous avez des risques, vous vous vaccinez. Si vous n'en avez pas, je ne vois pas au nom de quoi on vaccinerait nos enfants qui n'ont aucun risque de mourir
du Covid. Alors, à l'heure, on ne parle pas des enfants. Mais ça viendra après, si on va dans votre logique. Les
EHPAD, il
y
a 59% du personnel qui est vacciné. Et il y a 1 million de plus de 75 ans qui ne sont toujours pas vaccinés. Et on sait qu'évidemment, c
'est eux les populations vulnérables. Alors là, je suis d'accord avec vous. Là, on les oblige.
Mais pourquoi voulez-vous contraindre toujours
?
Vous
croyez que par l'obligation, vous l'avez arrivé ?
Écoutez, je n
'ai
pas changé d'avis. Il y a d'autres sujets. Parce que pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas des retraites. On ne parle pas de la sécurité. On ne parle pas
du pays qui sombre. On ne parle pas du système éducatif.
Ça arrive. Ça
arrive.
Les frontières. On referme les frontières ou pas ? L'Allemagne a déjà fermé ses portes.
Les voyageurs
venant du Portugal et de la Russie, on doit
faire pareil. J'ai
toujours pensé qu'il fallait des contrôles aux frontières, que c'était beaucoup plus utile. Car vous pouvez avoir tout le monde vacciné,
vous
pouvez avoir des variants et vous pouvez avoir des transmissions.
Donc on ferme la porte aux touristes qui ne viennent pas
d'Europe
?
On
ne ferme
pas la porte. Il y
a
des tests. Il y a des tests. Comme ça fonctionne. Entre tout l'un et tout l'autre, il y
a
une marge. Il faut simplement qu'il y
ait
des tests.
D'accord.
Mais il faut les faire et il faut les faire respecter.
Mais
c
'est le cas,
a priori. Pas toujours. Emmanuel Macron reçoit les partenaires sociaux aujourd'hui pour faire un point sur la relance, le contexte sanitaire. On a évoqué la vaccination et bien sûr le sujet explosif de la réforme des retraites dont vous vouliez me parler.
Le rapport Blanchard-Tirole
estime inévitable de réformer, notamment de retarder l'âge de départ en retraite. Les syndicats sont unanimes pour dire non. Ils estiment que vous serez remettre de l'huile sur le feu. Quelle
est
votre position à vous
? Je suis totalement hostile à cette réforme des retraites. Ils veulent faire cette réforme de retraite pour 5 milliards d'euros.
Au
même moment, il y a 15 milliards d'euros de fraude à la carte vitale, entre 10 et 15 milliards d'euros de fraude avec les fausses cartes vitales. Donc si on mettait fin au gaspillage sur tous ceux qui trichent avec les cartes vitales, les faux numéros d'immatriculation, eh bien on pourrait récupérer l'argent qui paye nos retraites. Les retraités sous Emmanuel Macron ont été saignés. Augmentation de CSG. Les retraités n'ont pas des retraites en or. Nos retraités vivent difficilement. Ils ont travaillé, ils ont construit la France. J'estime absolument scandaleux d'avoir un pouvoir qui donne 10 milliards d'euros par an à l'Union Européenne, qui augmente, qui donne des milliards
d'euros à l
'immigration...
Eh
bien, je vous le dis, c'est un pouvoir injuste. Et ce n
'est
pas seulement maintenant. Deuxièmement, qu'il faut la bloquer, c'est demain. Deuxièmement, dans mon programme présidentiel, je m'engage sur deux choses pour les retraites. S'occuper de la démographie et des politiques familiales, parce que s'il n
'y a
pas d'enfants, il n
'y
aura pas de retraite payée. Et le deuxième point, relocaliser des emplois. Parce que c'est en relocalisant des emplois qu'on paiera nos retraites. Vous savez, si on continue à faire fuir les emplois, en ce moment, par exemple, le télétravail, qu'est-ce qui se passe ? C'est que le travail part à l'étranger, en télétravail. Ce sont des cotisations en moins. Alors, là aussi, plutôt que de s'occuper de faire des faux débats sur la vaccination, on ferait mieux de s'occuper des retraites, de la sécurité, des
problèmes des Français.
La présidentielle, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Bruno Rotailleux, M. Morin, se disent favorables à une primaire ouverte de la droite et du centre. Est-ce que vous y participez ?
Non, je suis candidat devant les Français. Je ne participe pas à ces jeux des partis. J'avais proposé une grande primaire ouverte des patriotes et des souverainistes, c'est-à-dire des gens qui partagent l'idée que si on veut sortir de notre pays des problèmes, si on veut résoudre les difficultés des Français, il faut rompre avec l'Union européenne telle qu'elle fonctionne. Ça ne
veut
pas dire la fin de l'Europe, ça veut dire la reconstruction de l'Europe. Ça a été refusé par Marine Le Pen et d'autres. Maintenant, c'est le premier tour qui sera le juge de paix. Ce sont les Français qui doivent trancher. Est-ce qu'ils veulent une alternative ? Quelle alternative ils veulent ? Quelle personnalité ? Quel projet ? Et j'aimerais qu'on puisse parler de ces projets sans jouer toujours sur la peur des Français pour éviter les vrais débats de fond.
Vous
serez candidat quoi qu'il arrive ?
Je serai candidat.
Vous avez déjà vos parrainages, je crois. Mes
parrainages sont quasiment prêts.
J
'appelle encore quelques maires à me parrainer. Et j'ai un projet, j'aimerais qu
'on
parle du fond des choses. Et je serai aussi le candidat, Laurence Ferrari, de la liberté.
La
liberté des Français. On veut transformer les Français en robots, en hommes numériques. On veut les tracer, les contrôler. C'est une société abominable qu'on est en train de nous préparer. Et je crois au contraire que la France s'en sortira par l'esprit de responsabilité individuelle. Vraiment, la France est en train de prendre un très mauvais tournant. Et je pense, si vous voulez, que l'élection de 2022 permettra, je l'espère, d'avoir de vrais débats sur ces questions fondamentales.
L'année dernière fois, en 2017, vous aviez finalement rallié Marine Le Pen au second tour. Vous vous préparez déjà à rallier sa
panière
?
Non,
je suis candidat pour être au second tour. Les élections régionales ont montré
que
les Français ne voulaient ni de Macron, ils n'en peuvent plus. Mais pas plus de Le Pen, puisqu'elle a eu un échec cinglant. Et s'il y a 32 millions de Français qui n'ont pas été votés, alors que toute la campagne, ce ne fut que Macron, Le Pen, Le Pen, Macron, c'est bien parce que ce choix,
ils
n'en veulent pas. Et j'aimerais qu
'il y ait un choix ouvert. Et ils n'ont pas été
républicains ou socialistes, donc
? Pas obligatoirement, ils attendent peut-être autre chose. Et il n'y a que 10 millions qui
ont
voté, républicains ou socialistes. N'oubliez
pas qu'il y a 32
millions de Français qui n'ont pas été votés. Et je pense qu'ils attendent peut-être une autre parole, un autre comportement que la meute des moutons qui nous gouvernent aujourd'hui.
Aujourd'hui, vous êtes crédité de 4 à 6%
des opinions de vote. Oui, mais c'est déjà pas mal.
Sur quoi est-ce que vous misez dans l'année qui vient
pour augmenter votre chiffre
? D'abord,
de
pouvoir parler. J'ai eu 0,5% de temps d'antenne pour 5% de votants. Donc je pense que j'ai une marge. Et puis, parce que les Français vont réfléchir quand ils vont être obligés de se vacciner, comme là, on prépare les choses, quand ils vont être obligés d'obéir en permanence à des mots d'ordre, quand on leur interdit de penser par eux-mêmes. Je crois qu'il y a besoin dans notre pays d'un grand moment de débat avant 2022. Et puis après, les Français tranchent. S'ils volent cette société-là, ils revotent Macron. S'ils volent une autre société, peut-être résoudre leurs problèmes, eh bien, je leur propose ma candidature.
Dernière question d'actualité. Si Éric Dupond-Moretti est mis en examen le 16 juillet par la Cour de justice de la République, il doit démissionner
?
Bien évidemment.
Monsieur Dupond-Moretti doit démissionner s'il est mis en examen, ne serait-ce que pour assurer sa défense. Et puis après, on verra. Mais quand même, un ministre de la Justice mis en examen, ça fait quand même des ordres. Enfin,
quand
même, il y a peut-être autre chose à faire pour la République.
Merci beaucoup Nicolas Dupond.
Il
y en est revenu ce matin dans la matinale de CNews.
Nicolas Dupont-Aignan